La renaissance de l’astrologie au début des années 70

Posté par nofim le 12 août 2014

Le cycle saturnien de 30 ans appliqué  à la vie astrologique (1970-2000)

par Jacques Halbronn

Il nous apparait qu’il puisse exister un cycle de 30 ans correspondant au passage

de Saturne sur l’étoile fixe Aldébaran et qui aura duré du début des années 70

jusqu’au début des années 2000. Nous voudrions illustrer cette approche au

prisme de la vie astrologique française (francophone).

Le début des années soixante-dix aura correspondu à une certaine renaissance

de l’astrologie mais il ne faut pas oublier que toute renaissance tend à s’essoufler

à mi-parcours  du cycle qui la sous-tend/ Il faut donc considérer qu’un basculement

s’est produit quand Saturne est passé d’Aldébaran à Antarés – ces deux étoiles

fixes royales constituant selon nous l’axe centrale de l’astrologie (cf notre Projet

de Colloque pour la fin 2014.

En 1971, Edgar Morin publie Le Retour des Astrologues aux Cahiers de l’Obs

(rééd. La croyance astrologique moderne, 1982)/ En 1975, près de 200 personnalités

du monde scientifique signent un « Manifeste des 186″ contre l’Astrologie. (cf la réaction

d’E. Teissier Ne brûlez pas la sorcière, Pauvert, 1976, pp. 151  et seq)

Mais il faut saluer en 1976 la parution dans la prestigieuse collection dirigée par

Luc Decaunes des Clefs pour l’Astrologie, dont Jacques Halbronn fut chargée avec

symboliquement  le fait qu’andré Barbault  dut renoncer à s’en occuper, ce qui

le fit publier son travail sous le titre « Connaissance de l’Astrologie » au Seuil, éditeur

qui avait déjà publié plusieurs de ses travaux. Mais le Seuil fera appel dès 1977

à Jean-Pierre Nicola  qui signe « Pour une astrologie moderne ». Il y a là comme

une transmission de relais qui caractérise un nouveau cycle. Dans le même sens,

il faut voir en 74 la parution par la polytechnicien Daniel Verney, chez Fayard,

des Fondements et Avenir de l’Astrologie et chez Hachette d’une Introduction

à la Nouvelle astrologie de l’Italienne Lisa Morpurgo, en cette même année.

ll est indiqué sur la 4e de couverture de ce dernier ouvrage « Jamais comme

aujourd’hui les horoscopes n’ont été (autant) consultés »

Citons aussi chez Jean Claude Lattés de l’Astrologie par Joelle de Gravelaine et Jacqueline

Aimé (première édition 1969) En 1976, Elizabeth Teissier (Astralement vôtre, émission

à la télévision qui fit polémique)  publie, on l’  a vu

« Ne brûlez pas la sorcière. Réponses à 25 questions sur l’Astrologie Préface de

Raymond Abellio.. Sur la 4e de couverture, on peut lire que l’astrologie  « est une de

ces sciences très anciennes que nous avons bien besoin de  redécouvrir pour qu’elles

nous aident à vivre et à mieux nous connaitre » . Il s’agit d’ouvrages qu entendent

renouveler  le positionnement de l’astrologie

alors que l’astronome  Paul Couderc propose encore en 1978, une nouvelle édition aux Pressses Universitaires de France de son Que Sais je sur l’Astrologie (première parution 1951)

En 1981, Solange de  Mailly Nesle est invitée par les éditions Fernand Nathan à publier

« L’astrologie. L’histoire, les symboles, le signes »

/On ne parle ici que d’éditeurs généralistes et non spécialisés dans l’ésotérisme comme Trédaniel,

les Ed traditionnelles, le Rocher, Dangles, Pardés, Dervy, Lanore ou des éditions

liées à des associations astrologiques.

A partir de 1980, l’on voit paraitre plusieurs collections sur les signes du Zodiaque,

chez Tchou, chez Solar  (avec  Ivan Othenin Girard  et à sa suite Jacques Halbronn) qui font pendant au succés de la formule dans les années cinquante, aux dites éditions du Seuil (dir. F. R. Bastide), aux éd. Radio Monte Carlo (avec Nicola), Tchou confiant à Michèle Curcio une collection de petits livrets

zodiacaux en paralléle à ses « Grands Livres ».

Parallélement,  la vie astrologique française  trouve un nouveau souffle à partir de

1974 avec Jacques Halbronn qui inaugure une ère des congrès qui sera relayée

dans les années 90 par Yves Lenoble dans la phase 2 du cycle de 30 ans. En 1979,

parait le Collectif  « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau » sous la direction

de Jacques Halbronn (Ed Albatros) En 1984,  Jacques Halbronn publie le Guide

de la Vie Astrologique (Ed Trédaniel) qui recense les astrologues et les rassemble non plus

seulement dans le cadre de congrès mais de répertoires professionnels. Ces réalisations

(congrès, guides) visent  à normaliser l’image des astrologues en montant que la

« vie astrologique » s’organise comme ailleurs..

Cette phase 2 correspond à un tassement de la dynamique de recherche. On observe que

les colloques de chercheurs cédent devant des colloques d’enseignement. C’est

dire que le déroulement du cycle correspond, à mi parcours,  à une certaine cristallisation du

savoir astrologique – voire à un cloisonnement-  et  à  un renfermement de l’astrologie dans un certain ghetto,

du fait même de la complexité  même du savoir ainsi institutionnalisé et qui demande

des années d’étude. On est loin des tentives d’ouverture vers un large public

tant au niveau de l’élite qu’à celui du grand public.

Au niveau universitaire, Jacques Halbronn soutient en Sorbonne une thèse de

doctorat « La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du

Moyen Age Espagnol  » (EPHE Ve  section Sciences Religieuses,  parue en 1985

Ed Arché, Milan sous le titre « Le monde juif et l’astrologie. Histoire d’un vieux

couple »).

Notre cycle de 30 ans, on peut le voir, assez nettement, passe par des phases

successives que l’on peut caractériser par un processus de déconstruction, de

reformulation s’achevant par une forme de stratification en phase 2 et de repli

sur un savoir qui devient de moins en moins accessible aux non astrologues alors

que la phase 1 visait à instaurer des passerelles entre le monde astrologique et

les autres approches.

A partir des années 2000,  un nouveau cycle de 30 ans s’amorce avec le repli

des activités d’enseignement et le renouveau de la recherche astrologique

incarné par le super-congrès de Jacques Halbronn en novembre 2004, intégralement

filmé et qui sera disponible sur Internet à partir de 2007. (TV Urania). La télévision

astrologique symbolise une nouvelle dynamique d’ouverture du « milieu » astrologique.

(lancement en 2008 de Teleprovidence puis en 2013 de la chaîne « Jacques Halbronn »

sur Youtube).

Sur le plan universitaire,  Jacques Halbronn soutient en 1999 une thèse d’Etat

« Le texte prophétique en Frane. Formation et fortune » (Paris X Nanterre-Ouest) et

en 2001, en Sorbonne,  Elizabeth Teissier une thèse de sociologie  (Ed Plon) sur

l’astrologie. En  2002, Jacques Halbronn est auditionné à l’EPHE pour la chaire des

Etudes Esotériques (précdent titulaire Antoine Faivre). En 2004, son article

Astrologie est réédité par l’Encyclopaedia Universalis et le Figaro.(première parution

1993) En 2007, Halbronn soutient en Sorbonne un post doctorat sur la critique

nostradamique au XVIIe siècle, autour du Dominicain Giffré de Réchac.

Une nouvelle série de Colloques se tient à l’initiative de Jacques Halbronn, à partir

de l’An 2000 (Frontières de l’Astroogie, avec un partenariat du CURA de Patrice

Guinard). A partir du grand congrès de 2004 se tiendra toute une série de rencontres

astrologiques dans un esprit de recherche et de débat, sous l’égide du MAU, qui seront

repris sur Internet.  Le colloque prévu fin 2014 est censé faire le point sur l’état

de la recherche et de la réflexion des 15 dernières années avec une mise à plat

de tout le savoir astrologique.

 

 

JHB

12. 08 14

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs