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Création, procréation, parthénogénése. La main

Posté par nofim le 14 août 2014

L’homme et sa dualité organique

Par  Jacques Halbronn

 

Nous avons récemment envisagé  la thèse d’une humanité se reproduisant par parthénogénése et qui aurait abandonné cette pratique lors de la symbiose avec d’autres humanités, puisque l’on tend actuellement à parler de plusieurs humanités ce qui, soit dit en passant,  va dans le sens d’un certain racisme.

Nous avons également abordé, il y a peu, le rapport que nous entretenons avec nos mains  et rappelons  la formule d’Anaxagore « l’homme pense parce qu’il a une main ».

Il est vrai que l’homme   n’est jamais seul  pourvu qu’il  puisse disposer  de  ses mains. On dit

d’ailleurs  « pieds et poings liés » pour  décrire une certaine forme d’impuissance.  On signalera aussi

cette formule triviale pour parler de la masturbation, « la veuve poignet ».

Le plasticien mais aussi le musicien  se servent beaucoup de leurs mains et peuvent basculer ainsi

vers une certaine forme de schizophrénie, cette maladie mentale étant selon nous liée à cette dualité dont il s’agit ici/  La main serait une sorte d’alter ego , une compagne dès notre plus tendre

enfance, à la fois notre et autre. Le peintre, le sculpteur, le compositeur  sont  dans un rapport

dialectique avec leurs mains. On dira même que celui qui ne laisse pas ses mains agir n’accédera pas  à une certaine forme de création. Nous-mêmes, nous improvisons au piano (cf. le blog musimprovision) et la relation que nous avons avec  nos mains  se révèle  tout à fait déterminante. Elles ont assurément voix au chapitre. Même dans l’acte d’écrire ou d’utiliser une machine pour ce faire, nous passons par nos  mains et donc produisons quelque chose que nous pouvons voir parce qu’extérieur à nous.

En ce sens, notre créativité  relèverait d’une forme de parthénogénèse qui celle-ci  n’aurait point

disparu et qui  serait restée le fait d’une seule personne et non d’un « couple » de personnes différentes,  si l’on admet que nous-même nous formons déjà un couple avec nos mains.

Accepter donc de vivre avec autrui remet en question peu ou prou, notre propre dualité au point que l’on est en droit de se demander si notre « double »  intérieur ne risquerait pas d’être jaloux, susceptible de vouloir saboter, saborder la relation avec l’autre « extérieur ».

Etre en couple, c’est accepter que l’autre nous « fasse » ce que nous nous faisons nous-mêmes à nous-mêmes depuis toujours. Apparemment, cela ne peut que compliquer les choses puisqu’il faut

passer par l’autre pour faire ce qu’auparavant on faisait très bien tout seul.  N’est-ce point là un besoin d’aide artificiellement provoqué et qui fait que l’on attend de l’autre ce que l’on pourrait obtenir de soi—même donc gracieusement. Certes, depuis que la parthénogénése – c’est-à-dire la ^

procréation solitaire- a disparu,  force nous est de faire appel à l’autre mais non sans un certain regret. Autrement dit,  la création est restée parthénogénétique mais  non la procréation.

Nous avons montré dans d’autres travaux relatifs à la cyclicité que nous oscillons au sein d’un cycle de 7 ans entre une phase de couple et une autre que l’on pourrait  qualifier de parthénogénétique, ce qui n’est évidemment pas sans affecter les relations au sein du couple à deux.

Jusqu’où peut aller une telle dynamique dualiste interne ? On  peut  penser  que la ‘conscience »  suppose  étymologiquement une telle dualité,  con venant du latin cum (avec). Toutes les formes

grammaticales dites réfléchies,  pronominales renverraient à une telle dualité. Rappelons des formules  comme « je me soigne », « je n’ai pas pu m’en empêcher »,  «  c’était plus fort que moi », « je me suis dit » etc. Freud a abordé la question des relations entre diverses instances et Jung  traité de la dialectique animus/anima.

Nous dirons que nos « membres »  qui sortent de notre « tronc »  – comme des branches- sont une seconde entité  qui vient compléter  notre organisme  interne  et qui nous permette de nous connecter au monde extérieur. En ce sens, parler, siffler, ne fera pas appel à un tel dispositif externe ; du fait que cela passe par la bouche mais il est clair aussi que notre rapport avec autrui passe par la bouche tout comme par les bras (s’embrasser/baiser)

 

 

JHB

14 08 14

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