Démographie et pédophagie
Posté par nofim le 20 août 2014
Sur le tabou de l’anthrophagie et de la pédophagie, autour
de la question de l’autosuffisance.
par Jacques Halbronn
La façon dont le probléme de la démographie est traité
actuellement est le symptome inquiétant d’une crise de la
pensée anthropologique, victime d’un certain nombre de
tabous et de principes contradictoires. La question de
l’alimentation est notamment mise en avant sans que l’on
ne l’articule sur celle de la démographie et de l’écologie, comme
il conviendrait.
Nous pronons l’autosuffisance de l’Humanité, c’est à dire
la nécessité de faire le moins possible appel à des apports
extérieurs en privilégiant la production en interne et ce, dans
tous les domaines.., y compris dans le domaine alumentaire.
Il se pose ainsi la question de savoir si l’Humanité génére
ou non sa propre nourriture comme elle génére sa propre
musique, sa propre science, sa propre descendance. C’est en
ce sens que nous ne pouvons esquiver le débat autour de
l’anthrophagie et plus spécialement de la pédophagie, lequel
débat est refusé d’entrée de jeu comme s’il sagissait d’un tabou
absolu dont on ignore l’origine et la raison d’être. Mais
l’humanité joue là sa propre survie. On est là en plein
irrationnel et il conviendrait de déterminer quel est le
traumatisme sous jacent à une telle fin de non recevoir.
L »homme est un arbre dont il ne peut consommer les fruits
alors qu’il peut consommer le fruit d’autres animaux, à
commencer par les oeufs,
Peut-on imaginer une humanité qui se laisserait
mourir de faim sous prétexte qu’elle ne saurait manger
le « fruit de ses entrailles ».parce que la vie c’est « sacré »?
On a voté l’IVG, l’interruption
volontaire de grossesse mais on n’est pas prêt à admettre
la consommation de nouveaux nés, même en cas de famine. .
Etrange argument des adversaires de la consommation de
viande qui mette en avant le coût de celle-ci mais
n’est-il pas étrange que l’on dépense autant pour produire
un bien que l’on ne consomme même pas? A une époque où
l’on sait à l’avance ce qu’il adviendra d’un enfant
avant sa naissance, où la
fécondation in vitro se développe, n’est-il pas possible de
mettre en place une politique cohérente de natalité ?
On aura compris que nous privilégions ici la pédophagie, c’est
à dire le droit de consommmer des enfants en bas âge, et ce
exclusivement plutôt que de porter atteingte à la nature, aux
autres espéces, avec toutes les conséquences écologiques que
l’on peut concevoir. Les relations entre les humains et le reste
des régnes animaux et végétaux en seraient inévitablement apaisées.
On aura compris que le thème central ici est celui d’une
humanité auto-suffisante et qui ne cherche pas d’office à
fair appel à des apports extérieurs.
Il sera intéressant d’entendre les arguments hostiles à un
tel projet pour le XXIe siècle. S’il existe d’autres « humanités »
dans l’univers, il serait fort utile de savoir comment elles
ont abordé ce probléme qui consiste à ne pas compter avant
tout sur sa propre production comme richesse, comme
ressource.
JHB
20. 08 14
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