Le statut des luminaires en astrologie.

Posté par nofim le 20 août 2014

 

Les luminaires et les étoiles fixes au regard de l’astrologie

Par  Jacques Halbronn

L’association de la Lune et du Soleil  est  couramment perçue par les astrologues comme un des fondements de leur discipline. En réalité, il est permis d’en douter et de considérer qu’il est  préférable de ne pas les combiner outre mesure.

Nous soulignerons d’abord le fait que ces deux astres sont « mobiles », dotés d’un mouvement au regard, en tout cas, de l’astrologie. Si le Soleil était fixe, la Lune le rejoindrait tous les mois au même endroit du ciel et il n’y aurait pas dès lors de division en 12 « signes ». A contrario,  les étoiles fixes, elles, ne posent pas un tel problème. (Même si le  soleil est en soi une étoile fixe !).

Selon nous, il n’est pas viable de combiner les planètes  ou luminaires au niveau structurel. / Mais il est vrai que les luminaires auront marqué les esprits avec la division du mois en 4 (nouvelle lune, pleine lune, quartiers) comme de l’année en 12. Mais l’astrologie, en son principe, n’est pas concernée par un tel dispositif « naturel ». En revanche, les 4 étoiles fixes royales sont déterminantes pour elle.

Camille Flammarion dans  Terres du Ciel  (1881) note (p. 143)

« Il  y  a  5000 ans les étoiles étant moins avancées de 60°, Aldébaran était

Précisément dans l’équinoxe du printemps, Antarès ou le Cœur du Scorpion

se trouvait aussi  précisément dans l’équinoxe d’automne (…= Regulus n’était qu’à  10° du solstice

d’Eté et Fomalhaut à 6° du solstice d’hiver. Ces quatre étoiles de première grandeur, toutes très brillantes et très  remarquables forment une division du Ciel en quatre parties presque égales, qui a trop de rapport  avec celle des  Perses pour ne pas y reconnaitre une identité  parfaite et pour ne pas

déterminer à 5000 ans la date de cette division du Zodiaque e, 12 et 28 parties »

Flammarion  signale aussi très pertinemment  à propos des luminaires :

« Comme on ne suit pas l’astre lumineux  (le soleil) parmi les étoiles puisque sa lumière efface la leur,  j’incline à croire  qu’on n’a pas  tracé d’abord le zodiaque par son cours mais bien plutôt  par celui de l’astre des nuits qui suit visiblement la même route »  (p.138)

On voit que la Lune est ici privilégiée par rapport au soleil dès lors que l’on considère les  étoiles fixes

Invisibles en plein jour.  C’est  d’ailleurs pour cette raison que  l’on doit préférer commencer le cycle en phase nocturne plutôt qu’en phase diurne, c’est-à-dire au moment où les étoiles deviennent visibles pour l’observateur humain et par analogie, il  en sera de même pour l’automne  préféré au

Printemps/

Certes, les astrologues « modernes » disent n’avoir que faire des étoiles fixes, ce qui  fait que l’argument de la visibilité les touche assez peu mais cela montre aussi à quel point ils sont

déconnectés par rapport à l’astronomie des Anciens.

Tirons quelques conséquences de nos propos. Nous pensons que la division en 12 n’est pas viable en

Astrologie et qu’il faut lui préférer une division en 4  et en 8 (90°/45°).  Cela dit, on ne saurait comprendre le profil de l’astrologie actuelle sans se référer au 12 car  il a bel et bien existé tout un processus visant à passer du 8 au 12 (signes, maisons, planètes voire aspects). Mais est-ce que cette astrologie « étirée » (cf. le lit de Procuste) est viable, that is the question !

Nous pensons que l’astrologie qui « marche » est la plus ancienne, la plus ancrée dans notre ADN alors que la nouvelle astrologie n’existe que culturellement, par le biais de la littérature astrologique et des astrologues et n’a pas de valeur universelle subconsciente.

Cette « ancienne » astrologie  s’articule sur une combinatoire  mobile/fixe et non sur une

combinatoire mobile/mobile  comme c’est le cas quand on relie les luminaires entre eux ou quand on relie deux planètes entre elles qui se rejoindront d’une conjonction à l’autre, en des lieux toujours

décalés d’une fois sur l’autre/

En fait, l’on  notera que l’astrologie a  été confrontée à plusieurs types de « faits » astronomiques.

D’abord,   le rapport de la Lune avec les 4 étoiles fixes royales qui découpe son cycle en 4 mais d’une autre façon que le fait le rapport Lune-soleil. Les semaines seraient dues aux étoiles fixes et non à la lunaison.

Pour accéder à une temporalité plus ample,   on est passé du cycle lunaire au cycle de Saturne, ce qui

correspond grosso modo au passage  d’un jour à un an. (cf. dans la Bible, 40 ans pour 40 jours), ce qui donne un découpage de 7 ans en 7 ans (dont on aurait des traces dans le Songe de Pharaon et des 7 vaches grasses suivies des 7 vaches maigres)

L’astrologie moderne a évacué ce référentiel  stellaire et même l’ascendant n’est plus  lié à l’étoile qui monte mais n’est plus que l’effet d’un calcul. Elle  combine, on l’a dit, des astres mobiles et  ne prend plus en compte des astres fixes. Or,  rappelons que la découverte des planètes  (absentes  du Récit de la Création) est tardive et résulte de la prise de conscience qu’il y avait deux sortes d’étoiles, celles qui se déplaçaient et celles qui ne se déplaçaient pas, et c’est dans cette relation entre ces deux types d’étoiles que l’astrologie se sera constituée.

Nous ajouterons que le côté pervers de ce glissement  tient à ce que l’on se soit mis à panacher les

significations planétaires du fait des conjonctions alors que les étoiles fixes sont en fait « neutres » et  ne sont pas dotées d’une terminologie mythologique comme dans le  cas de Mars-Saturne ou de Vénus-Jupiter. Selon nous,  c’est au cours du cycle, que des tonalités successives se manifestent sans avoir d’ailleurs à se combiner. C’est la dynamique du cycle qui « combine » les significations non point dans l’espace mais dans la durée, dans le temps. D’ailleurs, quand on dit que l’on est né sous tel signe, c’est le soleil ou la Lune qui  pointent  celui-ci et dans ce cas ils ne sont pas porteur  de

signification par eux-mêmes mais désignent  tel secteur, l’activent à un moment donné. Nous avons

expliqué dans de précédents textes, que ce n’est pas les planètes qui signifient mais les divisions.

Le Soleil et la Lune peuvent sembler  associés dans les dispositifs des domiciles et des exaltations mais en fait, ils restent chacun de part et d’autre de l’axe tant des solstices (domiciles) que des

Equinoxes (exaltation) si ce n’est qu’avec la précession des équinoxes, un décalage est intervenu qui fait que les luminaires sont situés tous deux dans une même saison en domicile et dans une même saison en  exaltation, ce qui a notamment abouti à  ce que la Lune glisse du bélier vers le taureau, comme cela se produit du fait de la précession. C’est ainsi qu’Aldébaran aura glissé du taureau vers les Gémeaux et ainsi de suite.   Dès lors que la Lune passait au taureau, le signe suivant, le soleil  a au contraire  été permuté en bélier, ce qui va à contre-courant de la précession. Cela montre bien que

la Lune joue un rôle plus important dans l’astrologie ancienne que le Soleil, d’où l’importance accordée à  Saturne.

Quant au point vernal,  qui est la base de l’astrologie tropicaliste et qui joue un rôle clef dans le système des ères précessionnelles , il progresse en sens inverse de l’Ayanamsa  (décalage entre telle étoile de la constellation du bélier et le 0° Bélier tropique). D’où  le terme « précession des équinoxes » où l’on passe du Taureau au Bélier au lieu de passer du Bélier au Taureau. En réalité,  la position tropique doit être plus avancée dans l’ordre zodiacal que la position sidérale.  Mais le décalage actuel entre la constellation et le signe  ne doit pas induire en erreur. On a dit plus haut que l’on était passé d’un découpage en 8   à un découpage en 12. Le Zodiaque n’était donc pas initialement divisé en 12 signes mais en 8 et  pour passer de 8 à 12, il a fallu ajouter 4 signes qui

correspondent aux 4 constellations liées aux 4 étoiles fixes royales, et ces 4 signes correspondaient aux 4 saisons sur le plan symbolique. Or, le Taureau,  d’après nos estimations, correspondait non pas

au printemps mais à l’automne. Donc  la constellation aura parcouru la moitié environ d’un cycle

précessionnel complet  de 25920 ans, ce qui donne en gros 12.000 ans.

 

 

 

 

 

JHB

20/ 08 14

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