L’astrologie et le critère du visuel’

Posté par nofim le 21 août 2014

Le non  respect du critère visuel en astrologie

et  le dépassement de l’heure de naissance

 

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons souvent signalé que l’astrologie ne pouvait

impunément faire fi du critère visuel, ce qui passe par

la prise en compte des conditions d’observation du ciel

par les Anciens qui ont élaboré  le système dont nous

sommes tributaires car nous ne sommes pas nés d’hier.

Nous avions ainsi protesté  contre la  prise en compte

des planétes invisibles à l’oeil nu comme Neptune et

Pluton ou les astéroïdes, suite à la révolution  galiléeenne du

début du XVIIe siècle  qui a fait entrer l’astronomie en

crise et qui a conduit  l’astrologie à prendre ses distances

avec elle  jusqu’à ce que sa cote remonte dans le cours du

XIXe siècle.

Mais ce n’est là que le sommet de l’iceberg car le probléme

du visuel  se présente en astrologie depuis bien plus

longtemps dans son  histoire. On veut parler de l’apparition

d’une astrologie que l’on appelle généthliaque,liée au moment

de la naissance. Mais que faut-il réellement entendre

par là? Après tout,  le signe du mois est déjà en soi

de l’astrologie généthliaque mais de nos jours le terme

a pris une signification  sensiblement plus étroite

qui passe par la prise en compte des données d’état civil.

C’est là un débordement qu’il nous faut absolument

dénoncer au nom d’une approche visuelle du ciel. Comme

chacun sait ou devrait savoir, en plein jour, on ne voit pas

les étoiles, les planétes ni même la lune. Seulement le

Soleil. Les constellations du zodiacale sont invisibles quand

le soleil régne. C’est pourquoi l’on peut dire que l’astrologie

est nocturne. Que signifie donc dresser un thème pour midi?

C’est une abstraction. Or, nous ne pensons pas que les

Anciens se satisfaisaient d’abstractions  virtuelles et nous avons

de bonnes raisons de penser que l’on dressait des thèmes

qui valaient d’une tombée du jour à la suivante. Les gens

naissaient ainsi dans des tranches de temps de 24h, d’un coucher

au suivant et l’astrologue n’avait qu’à faire son relevén

une fois par jour et éventuellement cela pouvait donner

lieu à des archives. Mais nous pensons que l’astrologie

horaire jouait aussi son rôle sur les mêmes bases. Sauf

à disposer de telles archives,  le « thème » de la journée

devait servir à la consultation effectuée alors.

Autrement dit,  le thème de l’instant de naissance nous

semble  anachronique car il n’est pas « visuel »  en, journée

(même probléme que les naissances polaires) et il exige des

archives improbables.

De nombreux astrologues  ont compris qu’une naissance

s’inscrivait dans une subdivision notamment Rudhyar avec

ses huit périodes lunaires ou  d’autres avec le thème de

lunaison (Carol Belato). On lira avec intérêt de Dane Rudhyar Le cycle de la Lunaison  Ed Du Rocher  1978,  d’Anne Vigliengo   L »Agenda Pratique de la Lune. Le cycle de la Lunaison, un outil  pratique d’aide à la décision,  Ed Trajectoire, 2000    et Les Lunaisons, Ed Lulu. 2009 de  Charles Caron Belato.

Si on lit chez Rudhyar les « huit types de lunaison de la personnalité » (pp. 73 et seq), l’on observe qu’il souhaitait ainsi

lancer une nouvelle forme d’astrologie dans le public avec 8 possibilités et non 12. Au départ, il y a  une division en 4 mais il passe

ensuite à une division en 8. (pp. 91  et seq)

« Pourquoi  demande Rudhyar  » devait-on employer une division par huit  du cycle de la lunaison plutôt que la division par douze  généralement  adoptée lorsqu’on s’occupe du Zodiaque et de ses signes? »

En 1946  Rudhyar avait publié  The Moon and Its Cycles -  qui annonçait l’ouvrage de 1967 The Lunation Cycle.
Ce faisant,  Ruhdhyar relativisait l’importance du moment de naissance et échappait au piège des naissances diurnes.

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