L’astrologie selon Morin de Villefranche

Posté par nofim le 17 août 2014

La fortune de l’astrologie de Morin de Villefranche au XXe siècle

par  Jacques  Halbronn

En 1941, Jean Hiéroz publie aux Cahiers Astologiques L’Astrologie selon J-B. Morin de Villefranche( réédition 1999 aux Ed

Traditionnelles).  Dès 1902 (chez Bodin),  Henri Selva avait publié  une Théorie des Déterminations Astrologiques de Morin de Villefranche

conduisant  à une méthode rationnelle pour l’interprétation du thème astrologique. (rééd 1976  et 1984)  Le paradoxe concernant

cet astrologue français, c’est qu’on l’ait d’abord connnu au siècle dernier par le biais de traductions du latin vers le français. Etrangement l’ouvrage de Selva sera ainsi réédité (avec une préface d’André Barbault – l’ouvrage n’étant pas reparu depuis 1902-

au moment même où sort  chez Retz  notre édition des Remarques Astrologiques du même Morin (1975), ouvrage que nous avions

signalé d’ailleurs au dit Barbault mais qu’il ne mentionne

pas dans sa présentation.Toutefois dans Connaissance

de l’Astrologie paru quelques mois avant notre édition

des Remarques, Barbault  en 1975,  mentionnera  cet

 

 

ouvrage de Morin que nous lui avions signalé, mais

sans  nous mentionner.  On notera que Lynn Thorndike

lui-même ignorait l’existence de ces Remarques

Astrologiques dont il ne dit mot alors même qu’il

consacre un chapitre entier à Morin ( p   479 et seq  Volume

 

VII de son  History of Magic and Experimental Science )

 

 

 

 

Lisons Hiéroz dans sa préface datée de décembre 1940:  « J’avais révé, avant  d’écrire cet ouvrage, de publier une traduction

compléte de Morin de Villefranche.(sic, comme si l’Astrologia Gallica était tout Morin!)  Et certes, une version intégrale aurait

peut-être été plus utile à l’astrologie moderne que le bref résumé qu’on trouvera ici  Malheureusemet, un tel projet s ‘est heurté

à des împossibilités matérielles/ L’Astrologia Gallica  remplirait près de 20 volumes du présen format et nul éditeur  ne voudrait

se charger d’un tel fardeau »

En 1946, Hiéroz,.complétera avec.. L’Astrologie mondiale et météorologiquede Morin de Villefranche. Traduction intégrale du 25e livre de « l’Astrologia gallica : » des Constitutions universelles du ciel  (Ed Leymarie) et en 1962 il produira une édition amplifiée de son

travail de 1941:.. L’Astrologie selon Morin de Villefranche, quelques autres et moi-même. 2e édition. Omnium littéraire

Qu’est ce qui transparait de l’astrologie de Morin dans ces divers extraits?  On ne retiendra ici  que l’apport  de Selva car c’est alors que

Morin joue  son rôle dans la « renaissance » de l’astrologie française.

Pour notre part, nous retiendrons que les étoiles fixes ont une place importante dans les passages que nous en donne  1902 Selva

et il serait intéresssant d’étudier ce qui les aura marginalisées par la suite.

« L’action d’une planéte se trouve accidentellement déterminée par les autres planétes ou étoiles qui viennent se  joindre à elle. » On cite

l’Oeil du Taureau (Aldébaran) et le Coeur du Scorpion (Antarés) deux étoiles fixes royales/

La technique des Maîtrises est exposée dans le travail  de Selva avec la notion « de Maitre de la Maison ». qui est déterminé par la

planéte qui régit le signe  où se trouve la cuspiode de telle ou telle maison;Autrement dit, tout le systéme des Dignités des planétes en

signes ne servirait qu’à relier les maisons astrologiques entre elles. La lecture de Selva  met incontestablement l’accent, quasiment  à chaque page, sur la signification des Maisons qui sont la partie la moins reliée à l’astronomie en comparaison du Zodiaque et des planétes dont cette dernière se sert dans  une terminlogie commune avec l’astrologie.

Etrangement, Morin -et- cela n’est pas corrigé par ses traducteurs et adaptateurs, emploie le mot « maison » à la fois

pour désigner la division quotidiene mais aussi pour traiter de la relation des planétes avec les signes. Ainsi Hiéroz  en 1940:

« On  a donné le nom de « Maison Nocturne » d’une planéte aux signes dont les influences concordent avec cells de la planète en

question (…) Le Verseau  (…)  est la maison nocturne de Saturne » (p. 82  Ed 1999).  On dirait de nos jours « domicile » dans le second

cas mais le  fait que l’on se serve du même terme n’est  pas indifférent si l’on admet que les domiciles font partie intégrante du

systéme des maisons astrologiques et servent avant tout à les relier entre elles. Bien plus,  la signification propre au signe ou à la

planéte  n’importe que dans le cadre d’une structure globale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

18. 07. 14

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Le clivage des aspects du thème et des aspects du cycle

Posté par nofim le 16 août 2014

 

 

L’astrologie des aspects  ou la mixture indigeste

Par Jacques Halbronn

 

Notre bête noire en matière d’astrologie, ce sont les aspects astrologiques du moins

tels qu’on les pratique usuellement. Paradoxalement, les aspects constituent aussi

un facteur incontournable au regard de toute forme de cyclicité. Rappelons que pour Kepler

les aspects étaient la partie la plus aine de l’Astrologie. C’est dire que ce domaine est celui

du pire comme du meilleur. Séparons donc le bon grain de l’ivraie !

Selon nous la véritable raison d’être des aspects est de baliser un processus cyclique. A partir de la

conjonction qui est en quelque sorte le « point zéro » de l’aspect (0°), une série d’aspects se succède jusqu’à l’opposition et qui indique le temps qui passe, les stades successifs par lequel  tout cycle se déploie. Jusque-là tout va bien.

Mais il y a une autre face aux aspects –c’est le côté Janus, Dr Jekyll  & Mister Hyde- et qui sévit notamment mais pas seulement dans le thème natal ou autre (horaire, révolution solaire, transits) et qui consiste à mêler et entremêler les « significateurs » , c’est-à-dire les significations propres à chaque planète, pour dire les choses simplement. On ajoute en quelque sorte un peu de telle planète avec un peu de telle autre, c’est la cuisine astrologique traditionnelle.

Nous ne trouvons ce procédé que dans un seul chapitre de la Tétrabible et l’on peut se demander

raisonnablement si ce n’est pas là une interpolation. En tout cas

cette pratique est attestée dans la Mathesis de Firmicus

Maternus, deux  siècles plus tard , au Livre VII.

On lit donc au

Livre III. 14 du Tetrabiblos

 

 

Des qualités de l’âme.

Saturne avec  Jupiter,  Saturne avec Mars, Saturne avec Vénus, Saturne avec Mercure,

Jupiter avec Mars, Jupiter avec Vénus et ainsi de suite jusqu’à Vénus car  quand on arrive à  Mercure, tous les aspects ont déjà été abordés/

Prenons au hasard la configuration Jupiter avec Mercure dans la Tétrabible (trad. N. Bourdin, 1640)

 

« La  familiarité de Jupiter avec Mercure (..) fait ceux qui sont amateurs des sciences, biendisants, adonnés à la géométrie, aux arts, à la poésie , à l’éloquence, ingénieux  etc »

Depuis, on ne compte plus les textes qui  pratiquent un tel exercice combinatoire avec plus ou moins

de virtuosité,  jusqu’à Astroflash. Quels astrologues ne se sont pas prêtés à un tel  manège ? Prenons le Manuel  Complet d’Astrologie Scientifique & Traditionnelle –Ed Niclaus, N  Bussière Succr  1967, pp/ 95 et seq) :  « Les aspects mettent en relation différents facteurs de l’horoscope. Ils sont donc

essentiels  car ils conduisent à une synthèse »

Mais  quelques pages plus tôt, on nous expliquait :

« Les aspects sont l’écart angulaire séparant les planètes entre elles/ Ces aspects expriment  facilités ou conflits. » (p. 91)

On est là face à deux registres : celui du contenant et celui du contenu.  Les aspects  structurent le cycle, certes, le découpent en un certain nombre de divisions. Mais il y a un glissement, une dérive quand on  passe à un autre stade qui est celui du mélange des significations. On pourrait parler alors d’abus,  qui fait passer de l’astrologie naturelle  à une astrologie divinatoire (astromancie). C’est en cela qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau  (sale) du bain.

Voyons comment cette dualité est  ou non consciente chez certains astrologues. Ainsi  Bernard Blanchet a-t-il consacré un ouvrage entier à ce sujet (Les aspects astrologiques  Ed  Trédaniel  1994) D’entrée de jeu Blanchet aborde la question des « bons » et des « mauvais » aspects qui  est à mi-chemin entre les deux registres que nous avons distingués. Cela ne fait que « pimenter » le dit mélange puisque l’interprété devra (comme le propose Georges Antarès dans son Manuel) devra

doser son interprétation  sur un registre plutôt « harmonique » ou plutôt ‘dissonant ». Mais

étrangement,  Blanchet ne s’arrête pas sur le rôle des aspects dans la formation même de toute

cyclicité. Il faut lire des ouvrages sur les cycles comme celui d’Yves Lenoble pour que les aspects sont appréhendés sous cet angle comme si toute l’astrologie ne dépendait pas de la détermination d’un binôme et des écarts entre les  deux membres du dit binôme y compris en ce qui concerne l’alternance entre temps harmoniques et temps dissonants.  On note un cloisonnement entre

l’approche du cycle et du thème alors que tous deux recourent aux aspects.

Quant à l’Anglais Carter (Interprétation des aspects en astrologie Ed Dervy 1979, trad de l’anglais

Par Véronique Lepage) ; il y est question de « 36 combinaisons possibles entre le Soleil,  la Lune et les planètes » A aucun moment cet astrologue ne se demande s’il n’y aurait pas intérêt  à ce que l’astrologie  déterminât quel est l’aspect dominant pour l’Astrologie par-delà les spécificités propres à tel ou tel thème./Que dit André Barbault à ce sujet (Traité Pratique d’Astrologie 1961, pp. 187 et seq)  Cet auteur ne fait quasiment aucune référence à une cyclicité si ce n’est à propos des marées pour les aspects soleil-lune) et s’intéresse surtout aux aspects « dans le thème ».

Passons à Jean-¨Pierre Nicola  (Le Grand Livre de l’Astrologue ; Ed Tchou 1983, R »ed  2005)  qui consacré un long chapitre à  l’Interprétation des Aspects (pp 167 et seq).  Pas davantage de mise en

perspective cyclique mais  une approche située dans le temps et non dans l’espace, ce qui est un grave contresens.

Que dit en 1943  un D. Néroman des aspects (Traité d’Astrologie Rationnelle des

Premiers rudiments à la cosmogonie platonicienne Ed Sous le Ciel,, Reed Table d’Emeraude et Arma  Artis). ? Au chapitre « Les aspects interplanétaires » (pp. 24  et seq).  Il faut se contenter de cette définition : « On dit , en astrologie que deux planètes  (ou plus généralement deux points du cercle) forment un aspect lorsque leur distance angulaire est un multiple de 30 degrés etc. ». Mais là encore la dimension cyclique, temporelle de l’aspect est  esquivée. Il manque une dimension.

Il nous semble que le fait que l’astrologie ne se réfère plus  à une étoile fixe comme point de départ des 12 signes  aura  noyé la notion d’aspect, du moins dans son principe. On ne considère pas l’intervalle entre un astre et le point  vernal (O° bélier, tropique). Pourtant dans la théorie des Grandes Conjonctions, la conjonction récurrente Jupiter-Saturne  se reproduit de trigone en trigone, tous les 20 ans. Le Zodiaque n’est donc pas considéré comme constitué  à partir d’une conjonction et ses subdivisions pas davantage.

»

 

 

Abordons enfin  ce que disent les deux derniers Que Sais Je sur l’Astrologie (PUF  1989  et 2005)

1989  Suzel Fuzeau Braesch. Dès l’abord du Zodiaque, il eut été heureux de poser le problème en termes d’aspects car l’aspect est fonction d’un point de départ, d’une conjonction entre deux facteurs qui vont ensuite s’éloigner l’un de l’autre. L’auteur ne traite des aspects que dans le cadre du thème et non dans celui des structures mêmes de l’astrologie en général (p. 16). L’aspect serait conjoncturel et non structurel.

2005  Daniel Kunth et Philippe Zarka : on n’aborde les aspects  qu’à mi-parcours (p. 58 sur 125 p) « Les astrologues postulent que les influences planétaires ne se combinent de manière intéressante que sous certains angles (…) Il est probable que l’importance attribuée aux  aspects planétaires  découle de ceux de la Lune et du Soleil, connus depuis fort longtemps et  responsables des phases de la Lune » Etrangement, on a l’impression que les auteurs n’ont pas compris que les astrologues se servaient des aspects dans le cadre du thème natal. Ils abordent la question des transits (pp/  63 et seq) mais sans les présenter comme des « aspects » :  ce « sont des passages apparents des planètes

-sur certains points remarquables du thème de naissance (…) sur des points jugés sensibles de ce même thème (…)ou encore en aspects des points ci-dessus »

Yves Lenoble (Initiatin à la pratique des cycles planétaires Ed ARRC  1994) i rappelle (p. 24)ce que Barbault écrivait  en 1967 (Les astres et l’Histoire). On a bien là l’exposé des différents aspects  mais sans aucun lien avec les aspects du thème natal comme si  un clivage séparait  les deux dimensions du cycle et du thème en dépit du fait que l’on y recourt dans un cas comme dans l’autre aux mêmes aspects désignés de la même façon.

Lenoble aborde aussi le cas de Dane Rudhyar (p. 23) : en d épit du fait que l’on se serve du semi-carré (45° soit 360/8), le mot « écart » est préféré  au mot « aspect » dans la présentation de Lenoble. ‘L’écart Lune-soleil est aussi important que la position des luminaires en signes »

Une meilleure  formulation semble devoir revenir dans notre corpus à l’astrologue italienne Lisa Morpurgo (Introduction à la nouvelle Astrologie   Hachette 1974) écrivait  sur les aspects (pp. 217 et seq)  il y a 40 ans :

« L’expérience astrologique semble démontrer que lorsque deux planètes se trouvent à une certaine distance , il se crée entre elles un rapport qui en modifie ou intensifie l’influence. On appelle « aspect » ce rapport (..) L’astrologie considère deux  catégories d’aspects : les aspects nataux c’est-à-dire la position de planètes au moment exacte de la naissance et les aspects célestes, c’est-à-dire les diverses positions que les planètes occupent progressivement dans la succession des jours et des  années. Les aspects  nataux ne sont qu’un fragment des divers aspects célestes (…) Les  transits tracent une série ininterrompue d’aspects célestes »( cf aussi  de Roger- Benoit  Jourlin, Le cercle astrologique. Défense et illustration de l’astrologie, ed Dervy 1997,  pp. 143  et seq)

Mais par-delà la question des définitions souvent insuffisantes et qui ne parviennent pas  à placer la question des aspects au centre du système astrologique et n’en font qu’une composante,  il y a cette

gymnastique à laquelle se contraignent tant d’astrologues qui consiste à  marier plusieurs significations entre elles, ce qui est en soi fâcheux. Nous pensons qu’en un instant T, il n’y a qu’une formule simple qui s’impose et que la complexité est non pas dans la juxtaposition mais dans la  succession des facteurs. Ce qui change tout ! Il  y a là comme un télescopage qui écrase le temps astrologique. Tout se passe comme si en astrologie,  on ne pouvait accéder au temps qu’en évacuant l’espace ou à l’espace qu’en évacuant le temps.  Et de fait, il y a là bien là un enjeu épistémologique. Selon nous, l’astrologie n’est pas spatiale mais temporelle, non point  liée au thème mais au cycle et l’on a vu tout au long de la présente étude que même les aspects sont décrits le plus souvent comme étant liés à l’espace et non au temps.

D’ailleurs, même dans le domaine linguistique, nous pensons que le temps a été  largement sacrifié. Les divers préfixes  ne déterminent-ils point des stades successifs et l’on ne peut au même moment

Partir (préfixe « de »  et revenir  (préfixe « re »). On ne peut pas  à la fois être dans le passé et dans le futur, dans le masculin et le féminin.

 

 

JHB

16 08. 14

 

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Le soleil et la Lune comme relais de Jupiter et de Saturne

Posté par nofim le 15 août 2014

Sur les correspondances des luminaires avec Jupiter et Saturne

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons souvent insisté sur le rapport de la Lune à

Saturne, en soulignant  l’analogie qui les unissait sur la

base d’un jour pour un an. Mais on peut probablement

aller plus loin et soutenir que la Lune  se substitue à

Saturne et que l’on se servait de la Lune pour connaitre

Saturne. C ‘est d’ailleurs le principe des directions que

de procéder ainsi par analogie et par réduction. Il suffisait

ainsi de regarder où se trouvait la Lune pour connaitre

Saturne, de déterminer où elle serait quelques jours plus

tard pour savoir où Saturne le serait quelques annés

plus tard.  La Lune dite « progressée » équivaut à peu près

à Saturne.

 

Ce n’est pas non plus par hasard, peut-on supposer, que

l’on a 28 demeures « lunaires » et nous pensons que là

encore, cela renvoie à Saturne.

Car, le temps lunaire est, par  lui-même, beaucoup  trop

restreint  pour nous intéresser  s’il n’est pas transcendé

par le passage de la journée à l’année.

Il en est  de même d’ailleurs pour le temps solaire qui

ne dure qu’un  an, ce qui est peu, somme toute.  Les douze

mois ne peuvent-ils devenir  douze ans? Mais  dans ce cas,

le soleil devient Jupiter! L’astrologie chinoise  nous enseigne

qu’il  faut  douze ans pour  faire le tour de son zodiaque, soit

le temps de Jupiter.

On aura compris que les luminaires « roulent » pour

Jupiter et Saturne  dont nous savons par ailleurs que

les conjonctions  suivent un cycle de 20 ans -(ce sont les

grandes conjonctions de l’astrologie arabe),  lié aux triplicités

(les 4 Eléments)

L’idée de ce qui est en bas comme ce  qui est en  haut

vaudrait pour ce rapport entre les deux couples

Lune-soleil et  Jupiter-Saturne. Les rencontres  hebdomadaires

des luminaires- tous les 7 jours-

(nouvelle lune- pleine lune) équivaudraient à celles  de

Saturne avec les 4 étoiles fixes royales se produisant tous

les 7 ans. Les 7 jours de la semaine  correspondraient

aux 7 années d’un cycle  de  7 ans  produit par la division en

4 de la révolution saturnienne, chaque année étant ainsi

liée à une planéte comme le sont les jours de la semaine.

 

 

 

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JHB

15 08  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’ajout des 4 signes fixes aux 8 signes de départ

Posté par nofim le 15 août 2014

Le passage de 8 à 12  signes  en astrologie ancienne

par  Jacques  Halbronn

 

Dans un précédent article nous avons montré que le zodiaque

était constitué de trois couches correspondant aux trois modes

‘(cardinaux, fixes, mutables)/ Mais cela ne s’est pas fait

en une seule fois. Les signes fixes sont venus s’ajouter dans

un deuxiéme temps à un dispositif à  8  signes.(cardinaux,

mutables). Ils portent d’ailleurs ce nom de « fixes » tout

simplement parce qu’ils se référent aux étoiles fixes

royales qui constituent au niveau du tétramorphe un système

à part que l’on retrouve  avec les 4 Evangélistes, dans le Livre

d’Ezéchiel entre autres. Nous dirons que ces signes fixes se

sont intercalés et non ajoutés  entre les cardinaux et les

mutables.

Nous en apporterons la preuve en étudiant le dispositif

des exaltations, que reprend la Tétrabible au Livre I à la suite

de son exposé des (doubles)  Domiciles.. En effet, Ptolémée

a complétement chamboulé les domiciles pour mettre en place

ses « doubles domiciles » dont l’agencement et le fondement

auront  séduit tant  de générations d’éleves en astrologie.

jusqu’à nos jours.

Si l’on admet que les exaltations ont pu échapper à de telles

manipulations, elles doivent pouvoir servir à restituer les

« vrais » domiciles.. Il suffirait alors de reporter la disposition

des exaltations sur celle des domiciles .(cf Clefs pour

l’Astrologie Ed. Seghers  1976) On notera d’entrée de jeu

que les luminaires en exaltation sont axés tout comme

Saturne qui leur fait face sur l’axe des équinoxes et que les

luminaires en domiciles tout comme Saturne suivent l’axe

des solstices. Ils sont donc en quadrature.

A une certaine époque, nous avions pensé que le dispositif

des exaltations devait être lui-même, dans un deuxiéme temps,

corrigé  parce que nous n’en comprenions pas le mode

d’agencement. Pourquoi Jupîter en cancer, Vénus en Poissons,

Mercure en Vierge, Mars en capricorne? A quoi cela rimait-il?

Il nous aura bien  fallu des décennies (depuis 1968) pour

comprendre ce dont il s’agissait, à savoir qu’il y manquait les

signes fixes et que ceux-ci avaint été interpolés dans le dit

dispositif des exaltations, en l’occcurence,  le lion et le  verseau.

Le couple Mars- Vénus devait à l’origine se faire suite tout

comme le couple  Mercure- Jupiter du moins jusqu’à ce

qu’on y a ajoute les deux signes susmentionnés.

LEs choses  prirent une autre tournure avec l’axe luminaires-

Saturne.  Le taureau, signe fixe,  est bien attribué à la Lune

mais l’on peut penser qu’initialement le soleil devait être en

gémeaux et la Lune en bélier et que l’on y glissa le taureau

qui fut d’abord attribué au soleil puis à la lune, en suivant

la précession des équinoxes. En face, on a Saturne exalté en

balance et nous pensons qu’une huitiéme planéte, pour

faire bonne mesure devait être reliée au Sagittaire. face aux

Gémeaux. Cette 8e planéte était nécessaire dans un

systéme à 8 facteurs et en tout cas on voit mal sept planétes

au milieu de  douze signes. Rappelons qu’Uranus est

visible à l’oeil nu à la différence de Neptune. Autrement dit,

le dispositif des exaltations nous serait presque parvenu

intact.

A partir de là, il n’y a plus qu’à appliquer la régle des « carrés »

(90°) puisque c’est de cet intervalle que sont séparés

équinoxes et solstices. Bien à  tort, Lisa Morpurgo

(Introduction à la Nouvelle Astrologie, Ed Hachette 1974)

a placé les exaltations à 60° et à  120°  des domiciles, ce

qui fait deux signes de même sexe.Cette fois, les luminaires

seront en domiciles sur l’axe des solstices et  Mars-Vénus

ainsi que Jupiter-Mercure  le   serongt sur celui des

équinoxes.(bélier-balance) mais chaque fois pour un seul

signe. Si Mars est exalté en capricorne, son domicile

ne pourra se trouver qu’au carré soit  en balance ou en

bélier. Le bélier lui est déjà  attribué. Inversement, on placera

Vénus au carré de son exaltation en poissons , soit en

en gémeaux en sextile à Mars en bélier. On a là une position

de Vénus bien différente de celle qui figure dans la

Tétrabible et qui est selon nous celle qui existait à l’origine

avant que Ptolémée ne  place Vénus en balance et en taureau

en domicile pour qu’elle respecte l’ordre des distances et des

vitesses.

Quant au couple Mercure-Jupiter, on procédera ^de même:

à partit de Jupiter exallté en cancer, on cherchera le carré

en bélier ou en balance. Le bélier est déjà attribué à Mars,

il ne reste donc que le bélier. Quant à Mercure exalté en

vierge,  il sera en domicile au carré de ce signe, soit en sagittaire,

soit en gémeaux.  Mais comme les gémeaux sont déjà

attribués à Vénus, il ne  reste plus que le sagittaire au sextile

de la balance, domicile de départ de Jupiter. Pour

Saturne, si l’on part de la balance, on a au carré le capricorne

et le cancer. Or le capricorne est déjà ce que propose

le texte. Le 8e facteur « Uranus », pour son

domicile, sera en poissons opposé , aux côtés

 

de Saturne dont il est séparé par un signe fixe, aux

luminaires en  cancer et en vierge.

On aura compris que selon nous l’attributiion des

domiciles et des exaltations s’effectua sur la base

d’un zodiaque à  8 signes sans les signes fixes

(cf   notre article « Astrologie » in Encyclopaedia  Universalis)

 

Pour ce qui est des « maisons » de l’horoscope (ou maisons

« astrologiques »), on a aussi un passage de 8 à   12 que nous

avons décrit par ailleurs. (cf  « The Octotopos  in

 

Cyril  Fagan,  Astrological Origins,  Llewellyn  1971 pp.  161  et seq))

 

L’idée de fonder une astrologie

sur le 12 – une sorte de révolution « dodécaphoniste »- est

également présente chez Manilius, un siècle avant

Ptolémée où l’on voit les 12  signes associés à 12

divinités de l’Olympe  – autant de dieux que de

déesses – rappelons que les signes masculins et

fémins alternent sur une base impair-pair.

C’est dire que la tradition originelle du zodiaque

est bien antérieure à Manilius et à Ptolémée.

 

JHB

14 08 14

 

 

 

 

 

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Réflexions sur l’Astrologie de l’Inde

Posté par nofim le 14 août 2014

 

L’Astrologie Indienne  et les influences réciproques avec l’Occident.

Par Jacques Halbronn

 

Lors de notre voyage en Inde en 1976, nous avons donné des conférences à Bombay et à Bengalore (avec le Pr BV Raman) sur l’apport de l’astrologie occidentale actuelle à l’Inde (cf Clefs pour l’Astrologie Ed Seghers 1976) et nous y affirmions que la série des « dashas » devait être corrigéede façon à ce que les deux nœuds lunaires aient le même nombre d’années./ Si  Kétu en effet avait  7 ans, Rahu en avait  18 ans alors que le  nom  bre 7  était aussi associé à Mars.  Nous proposions donc de donner 18 ans à Mars et 7 ans à Rahu.(cf Jean Dethier  L’astrologie de l’Inde. Ed Dangles  1985, p.  285)  Si l’on mettait d’un côté les planétes  « rapides »  Lune, Soleil, Mercure et Vénus on obtenait,  une fois le changement effectué  53  soit la même somme que pour Mars-Jupiter et Saturne. Si l’on ajoutait dans les deux cas  les 7 ans de chaque nœud lunaire, on obtenait deux fois 60 ans.

L’ordre des planétes est celui-ci en Inde :  Ketu, Vénus, Soleil, Lune, Mars, Rahu Jupiter Saturne Mercure, ce qui ne nous semble pas spécialement  cohérent On  devrait plutôt avoir :

Kétu Mercure-Vénus-Soleil-Lune

Rahu  Mars- Jupiter-Saturne

Les deux volets totalisent  60 ans et débutent  chacune par un des nœuds/

Cette astrologie indienne a un point de départ problématique (cf notre plateforme pour le Colloque de fin 2014) Dethier (cf op. cit p. 79) nous explique que l’on prend pour  « point fixe du ciel une  étoile correspondant au  début de la constellation du Bélier. » Il semble qu’il s’agisse ici d’Aswini (cf

Tableau de Dethier op. cit p. 200) mais il nous semble que cela devrait plutôt être une étoile de la

constellation du Taureau et notamment une des 4 étoiles fixes royales Aldébaran, bien plus brillante qu’une étoile du Bélier. L’ayanamsa qui estime à 24° environ le décalage entre le signe et la constellation du Bélier  ne fait pas sens car nous ne pensons pas que le bélier soit  un point de départ valable. On notera que le soleil exalté en bélier le fut très probablement en taureau au départ.

(cf  Cyril Fagan   Astrological  Origins,   1971  Llewellyn

Publications   1973  pp. 95   et seq)

 

D’ailleurs, si l’on regarde le tableau des « nakshatras »,  l’on voit qu’Ashwini correspond à Kétu, un des nœuds de la Lune alors que les luminaires sont associés  à des étoiles de la constellation du taureau, Krittika et  Rohini, cette dernière étoile étant  proposée par certains auteurs comme la vraie étoile de référence pour fixer le point gamma. Si l’on rétablit l’ordre comme nous l’avons proposé plus haut, on a  Mercure- puis Vénus puis le Soleil puis la Lune , ce qui place la Lune devant le 4 e astérsime Rohini qui est selon nous le point de départ de tout le dispositif zodiacal. (cf Dethiier op. cit p.  199)

Il est possible que l’astrologie indienne ait influencé les astrologues anglais qui attribuèrent  des signes aux deux nouvelles planétes,  Uranus et Neptune ; le verseau était associé à l’un des nœuds et les poissons à l’autre. On peut donc raisonnablement supposer que l’on ait pu  penser que ces nœuds

anticipaient sur la découverte de ces deux transsaturniennes et d’ailleurs leurs domiciles se suivaient et suivaient ceux de saturne. Ainsi Uranus reçut-il en Occident le verseau  et Neptune les poissons. La découverte de Pluton devait perturber ce  bel agencement mais l’on sait que  cette planète n’aurait pas dû être prise en compte. Rahu est puissant dans   Kumbha, le verseau (cf. Dethier p. 132) Il est d’ailleurs   étonnant  que ces deux points qui sont toujours  opposés s e retrouvent  domiciliés dans des signes qui e suivent. (cf Dethier, op.cit. p. 195) alors que leur exaltations sont bel et bien opposées e(axe taureau-scorpion)

En rentrant d’Inde, nous avions le projet de traduite le Brihat Jataka de Varahamihira en français dans la collection Bibliotheca Hermetica de René Alleau mais la Collection ne se poursuivit pas au-delà des années 70. L’influence grecque est flagrante au niveau de la terminologie astrologique indienne et  les (doubles) domiciles sont les mêmes que dans la Tétrabible. Nous avons un faible pour les dashas qui accordent à chacun des 27 astérismes (9×3 (9  avec les nœud)) un certain nombre d’années , sans aucun rapport avec la réalité astronomique  à tel point qu’il ne semble s’agir ici que d’une corrélation symbolique tout comme chez Manilius.

 

 

JHB

 

14 08 14

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Le symbolisme zodiacal décomposé

Posté par nofim le 14 août 2014

 

La  Roue du Zodiaque et les triplicités et quadruplicités

Par Jacques  Halbronn

Nous  présentons ici  une représentation tout à fait nouvelle concernant le symbolisme zodiacal.  Nous en sommes arrivés à la conclusion que le Zodiaque constituait  une « roue » comme il en a existé au cours des siècles, visant à rassembler diverses données et en cela il aurait une dimension

compilatoire (sur ces roues, cf notre postface à l’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla, Ed trédaniel 1993). On distinguera trois séries, qui nous sont connues encore de nos jours sous le nom de « modes » (cf  Bernard Crozier. Cours d’astrologie. Les bases fondamentales, Ed Du Rocher 1992, rééd 2005,, p. 22) à savoir les signes cardinaux, fixes et mutables.

Nous montrerons dans la présente étude que ces 3 « modes » (quadruplicités) sont constitutifs du symbolisme zodiacal et non point plaqués sur celui-ci.

Au lieu de considérer les 12 signes comme un continumm sur le modèle du cycle saisonnier, nous proposons d’y voir 3 séries paralalles de données ce quii fait que le passage des planétes au travers des 12 signes ne fait plus guère sens. On peut en revanche plaquer sur ces 12 signes d’autres informations comme c’est le cas dans la Tétrabible (Livre I  sur les domiciles (maisons) des planétes) où chaque signe se voit associé à un astre ou encore au Moyen Age associé chacun des 12 signes à l’un des 4 Eléments. Les astrologues se sont d’ailleurs souvent méfié d’un quelconque recours  direct  à la symbolique zodiacale prise comme cycle d’un seul tenant.. C’est malheureusement dans ce piége que semblent tomber actuellement certains enseignements de l’astrologie –(cf notre  article sur un

Manuel publié par l’école AGAPE) Rappelons que pour les astrologues allemand s (R. Ebertin), les planétes qui se trouvent dans un même « mode » sont  considérées comme conjointes.-(Neunzig Grad)

Notre analyse est  désormais la suivante :  les signes cardinaux sont liés aux équinoxes et aux solstices (printemps Automne, Eté , Hiver), les signes  mutables le sont  aux 4 Eléments (Feu, terre, air, eau), les signes fixes le sont  aux 4 Etoiles fixes royales .(Aldébaran, Régulus ; Antarés, Fomalhaut) Reprenons :

I  Les signes cardinaux

Ce sont les seuls signes qui font explicitement référence aux saisons. La Balance évoque l’équinoxe, le Cancer –Crabe le solstice avec le jour qui commence à décroitre après être monté très haut. Le capricorne face au cancer  représente l’animal qui escalade les montagnes, ce qui évoque le solstice et enfin le mouton auquel on prend sa laine, sa toison, nous fait penser  à une fin de cycle et un,

nécessaire recommencement tout comme la balance. Nous y
voyons là  une symbolique de l’ouroboros.

 

 

II  Les signes fixes

Comme leur nom l’indique, les signes fixes sont liés aux étoiles fixes dont les plus connues dans l’Antiquité  correspondaient au taureau, au lion, au scorpion et au verseau (en fait Fomalhaut es t situé dans la constellation du Poisson Austral, quii  jouxte celle du Verseau)

III Les signes mutables

Enfin, ce troisième groupe de 4 signes, nous relie aux 4 Eléments.   Le sagittaire est lié à l’Elément Air de par sa flèche qui se déplace dans l’air. La Vierge est liée à l’Elément  Terre. Les poissons sont l’expression de l’Elément Eau et enfin les Gémeaux, c’est   à dire un couple d’amoureux (cf. nos travaux à ce sujet) et nous l’associerons au Feu. Ne parle-t-on pas de « brûler d’amour », de se « consumer », « tout  feu tout flamme » ?

Nous serions donc en face d’une compilation  et non de quelque continuum cyclique. Si cycle il y a, c’est au sein de chacun de ces  groupes mais non d’un signe au suivant. En ce sens, l’idée d’un zodiaque « tropique » deviendrait bien improbable.

Nous-mêmes, nous avons longtemps maintenu la  possibilité d’un rapport entre le Zodiaque et  la symbolique des 12 mois de l’année/ Mais  ce point de vue ne s’appuyait que sur de rares recoupements. Selon nous, il y a eu certainement des interactions entre ces trois « roue s » astrologiques et  la symbolique des 12 mois. (Kalendrier des Bergers,  Très Riches Heures du Duc de Berry) C’est  le cas pour le taureau et les gémeaux (le couple du temps des amours au « joli mois  de Mai »)  mais dans les autres cas,  cela ne coïncide pas. En ce qui concerne la théorie des ères précessionnelles qui tend à sanctuariser la succession des  12 signes, il s’agit  là d’une pierre dans  un

tel jardin comme dans celui des astrologues tropicalistes. Il  y a certes, quelques  références zodiacales aux saisons avec les 4 signes cardinaux, mais  le reste ne correspond pas.

Comme on l’a dit plus haut, il ne faut pas surestimer la place du symbolisme zodiacal dans l’astrologie dite savante mais bien des astrologues ont été sollicités par les éditeurs pour écrire sur le dit symbolisme sous la forme notamment de séries de 12 livrets.

A contrario,  un mouvement de distanciation par rapport à un tel symbolisme si  prisé par la presse, est  tangible tant ce symbolisme est  inconsistant surtout si on l’appréhende en tant que cycle, piège dans lequel semble être tombé  un   Luc Bigé, entre autres. Ainsi, tendance à plaquer sur le Zodiaque toutes sortes de représentations qui n’ont rien à voir avec le dit symbolisme.  Que dire d’un dispositif qui classe le verseau (Aquarius ) comme signe d’air  et non d’eau ou  de cet autre qui relie les Gémeaux à Mercure alors qu’il s’agit d’une allégorie vénusienne (cf. la Tétrabible) ? Tant qu’il ne s’agit que d’une simple instrumentalisation des 12 signes, cela ne porte pas à conséquence mais cela  prend une autre tournure quand on  veut intégrer la symbolique zodiacale au sein du savoir

Astrologique (cf. supra)/

Dans le cas des Eléments, nous avons d’ailleurs montré que cela correspondait aux 4 signes mutables, ce qui rend assez improbable la tendance (absente dans la Tétrabible) à associer  les Eleménts aux 12 signes.

On notera qu’en 1974 Lisa Morpurgo publia Introduction à la nouvelle Astrologie et déchiffrement du

Zodiaque (Ed Hachette). Dans  cet ouvrage (paru d’abord en italien), l’auteur entend réformer le système de corrélations entre signes et planètes. A aucun moment, il ne s’agit pour elle de justifier une telle association par le symbolisme zodiacal mais bien par des raisons structurelles et globales. (cf. pp. 339  et  seq) mais  elle n’en suit pas moins l’ idée d’une corrélation entre les  12 signes et les 4 saisons.

Concluons :  l’astrologie, contrairement à ce qu’on a pu laisser entendre, ne s’est pas constituée  en se calquant sur les saisons  ou sur les planètes. Elle a établi  toute une série de dispositifs qui ont été regroupés sous forme de « roues » réunissant toutes sortes de données  sur un seul et même plan. Même le thème astral  nous  apparait comme une accumulation d’informations (planètes, signes etc.) qui ne forment pas pour autant un ensemble à  envisager comme d’un seul tenant. Or, ce qui semble bel et bien caractériser la « méthode » des astrologues c’est une approche » globale » (Claire

Santagostini) qui nous semble des plus fâcheuses de par son syncrétisme, où tout est relié à tout.  C’est ainsi que les maisons astrologiques sont désormais d’office associées aux signes, que l’on veut

Absolument que le nombre de planètes correspondent aux 12 signes, quitte à conférer aux cinq  planètes (hors donc les luminaires) deux signes.   En conférant deux signes à une seule et même planète, l’on relativisait d’autant l’importance des dits signes. Destin étonnant que celui du symbolisme zodiacal, à  la fois choyé par le grand public  et  peu en odeur de sainteté, mal aimé tout en étant courtisé   chez les astrologues  « sérieux ».

 

 

 

La  Roue du Zodiaque et les triplicités et quadruplicités

Par Jacques  Halbronn

Nous  présentons ici  une représentation tout à fait nouvelle concernant le symbolisme zodiacal.  Nous en sommes arrivés à la conclusion que le Zodiaque constituait  une « roue » comme il en a existé au cours des siècles, visant à rassembler diverses données et en cela il aurait une dimension

compilatoire (sur ces roues, cf notre postface à l’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla, Ed trédaniel 1993). On distinguera trois séries, qui nous sont connues encore de nos jours sous le nom de « modes » (cf  Bernard Crozier. Cours d’astrologie. Les bases fondamentales, Ed Du Rocher 1992, rééd 2005,, p. 22) à savoir les signes cardinaux, fixes et mutables.

Nous montrerons dans la présente étude que ces 3 « modes » (quadruplicités) sont constitutifs du symbolisme zodiacal et non point plaqués sur celui-ci.

Au lieu de considérer les 12 signes comme un continumm sur le modèle du cycle saisonnier, nous proposons d’y voir 3 séries paralalles de données ce quii fait que le passage des planétes au travers des 12 signes ne fait plus guère sens. On peut en revanche plaquer sur ces 12 signes d’autres informations comme c’est le cas dans la Tétrabible (Livre I  sur les domiciles (maisons) des planétes) où chaque signe se voit associé à un astre ou encore au Moyen Age associé chacun des 12 signes à l’un des 4 Eléments. Les astrologues se sont d’ailleurs souvent méfié d’un quelconque recours  direct  à la symbolique zodiacale prise comme cycle d’un seul tenant.. C’est malheureusement dans ce piége que semblent tomber actuellement certains enseignements de l’astrologie –(cf notre  article sur un

Manuel publié par l’école AGAPE) Rappelons que pour les astrologues allemand s (R. Ebertin), les planétes qui se trouvent dans un même « mode » sont  considérées comme conjointes.-(Neunzig Grad)

Notre analyse est  désormais la suivante :  les signes cardinaux sont liés aux équinoxes et aux solstices (printemps Automne, Eté , Hiver), les signes  mutables le sont  aux 4 Eléments (Feu, terre, air, eau), les signes fixes le sont  aux 4 Etoiles fixes royales .(Aldébaran, Régulus ; Antarés, Fomalhaut) Reprenons :

I  Les signes cardinaux

Ce sont les seuls signes qui font explicitement référence aux saisons. La Balance évoque l’équinoxe, le Cancer –Crabe le solstice avec le jour qui commence à décroitre après être monté très haut. Le capricorne face au cancer  représente l’animal qui escalade les montagnes, ce qui évoque le solstice et enfin le mouton auquel on prend sa laine, sa toison, nous fait penser  à une fin de cycle et un,

nécessaire recommencement tout comme la balance. Nous y
voyons là  une symbolique de l’ouroboros.

 

 

II  Les signes fixes

Comme leur nom l’indique, les signes fixes sont liés aux étoiles fixes dont les plus connues dans l’Antiquité  correspondaient au taureau, au lion, au scorpion et au verseau (en fait Fomalhaut es t situé dans la constellation du Poisson Austral, quii  jouxte celle du Verseau)

III Les signes mutables

Enfin, ce troisième groupe de 4 signes, nous relie aux 4 Eléments.   Le sagittaire est lié à l’Elément Air de par sa flèche qui se déplace dans l’air. La Vierge est liée à l’Elément  Terre. Les poissons sont l’expression de l’Elément Eau et enfin les Gémeaux, c’est   à dire un couple d’amoureux (cf. nos travaux à ce sujet) et nous l’associerons au Feu. Ne parle-t-on pas de « brûler d’amour », de se « consumer », « tout  feu tout flamme » ?

Nous serions donc en face d’une compilation  et non de quelque continuum cyclique. Si cycle il y a, c’est au sein de chacun de ces  groupes mais non d’un signe au suivant. En ce sens, l’idée d’un zodiaque « tropique » deviendrait bien improbable.

Nous-mêmes, nous avons longtemps maintenu la  possibilité d’un rapport entre le Zodiaque et  la symbolique des 12 mois de l’année/ Mais  ce point de vue ne s’appuyait que sur de rares recoupements. Selon nous, il y a eu certainement des interactions entre ces trois « roue s » astrologiques et  la symbolique des 12 mois. (Kalendrier des Bergers,  Très Riches Heures du Duc de Berry) C’est  le cas pour le taureau et les gémeaux (le couple du temps des amours au « joli mois  de Mai »)  mais dans les autres cas,  cela ne coïncide pas. En ce qui concerne la théorie des ères précessionnelles qui tend à sanctuariser la succession des  12 signes, il s’agit  là d’une pierre dans  un

tel jardin comme dans celui des astrologues tropicalistes. Il  y a certes, quelques  références zodiacales aux saisons avec les 4 signes cardinaux, mais  le reste ne correspond pas.

Comme on l’a dit plus haut, il ne faut pas surestimer la place du symbolisme zodiacal dans l’astrologie dite savante mais bien des astrologues ont été sollicités par les éditeurs pour écrire sur le dit symbolisme sous la forme notamment de séries de 12 livrets.

A contrario,  un mouvement de distanciation par rapport à un tel symbolisme si  prisé par la presse, est  tangible tant ce symbolisme est  inconsistant surtout si on l’appréhende en tant que cycle, piège dans lequel semble être tombé  un   Luc Bigé, entre autres. Ainsi, tendance à plaquer sur le Zodiaque toutes sortes de représentations qui n’ont rien à voir avec le dit symbolisme.  Que dire d’un dispositif qui classe le verseau (Aquarius ) comme signe d’air  et non d’eau ou  de cet autre qui relie les Gémeaux à Mercure alors qu’il s’agit d’une allégorie vénusienne (cf. la Tétrabible) ? Tant qu’il ne s’agit que d’une simple instrumentalisation des 12 signes, cela ne porte pas à conséquence mais cela  prend une autre tournure quand on  veut intégrer la symbolique zodiacale au sein du savoir

Astrologique (cf. supra)/

Dans le cas des Eléments, nous avons d’ailleurs montré que cela correspondait aux 4 signes mutables, ce qui rend assez improbable la tendance (absente dans la Tétrabible) à associer  les Eleménts aux 12 signes.

On notera qu’en 1974 Lisa Morpurgo publia Introduction à la nouvelle Astrologie et déchiffrement du

Zodiaque (Ed Hachette). Dans  cet ouvrage (paru d’abord en italien), l’auteur entend réformer le système de corrélations entre signes et planètes. A aucun moment, il ne s’agit pour elle de justifier une telle association par le symbolisme zodiacal mais bien par des raisons structurelles et globales. (cf. pp. 339  et  seq) mais  elle n’en suit pas moins l’ idée d’une corrélation entre les  12 signes et les 4 saisons.

Concluons :  l’astrologie, contrairement à ce qu’on a pu laisser entendre, ne s’est pas constituée  en se calquant sur les saisons  ou sur les planètes. Elle a établi  toute une série de dispositifs qui ont été regroupés sous forme de « roues » réunissant toutes sortes de données  sur un seul et même plan. Même le thème astral  nous  apparait comme une accumulation d’informations (planètes, signes etc.) qui ne forment pas pour autant un ensemble à  envisager comme d’un seul tenant. Or, ce qui semble bel et bien caractériser la « méthode » des astrologues c’est une approche » globale » (Claire

Santagostini) qui nous semble des plus fâcheuses de par son syncrétisme, où tout est relié à tout.  C’est ainsi que les maisons astrologiques sont désormais d’office associées aux signes, que l’on veut

Absolument que le nombre de planètes correspondent aux 12 signes, quitte à conférer aux cinq  planètes (hors donc les luminaires) deux signes.   En conférant deux signes à une seule et même planète, l’on relativisait d’autant l’importance des dits signes. Destin étonnant que celui du symbolisme zodiacal, à  la fois choyé par le grand public  et  peu en odeur de sainteté, mal aimé tout en étant courtisé   chez les astrologues  « sérieux ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

14. 08 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

14. 08 14

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Création, procréation, parthénogénése. La main

Posté par nofim le 14 août 2014

L’homme et sa dualité organique

Par  Jacques Halbronn

 

Nous avons récemment envisagé  la thèse d’une humanité se reproduisant par parthénogénése et qui aurait abandonné cette pratique lors de la symbiose avec d’autres humanités, puisque l’on tend actuellement à parler de plusieurs humanités ce qui, soit dit en passant,  va dans le sens d’un certain racisme.

Nous avons également abordé, il y a peu, le rapport que nous entretenons avec nos mains  et rappelons  la formule d’Anaxagore « l’homme pense parce qu’il a une main ».

Il est vrai que l’homme   n’est jamais seul  pourvu qu’il  puisse disposer  de  ses mains. On dit

d’ailleurs  « pieds et poings liés » pour  décrire une certaine forme d’impuissance.  On signalera aussi

cette formule triviale pour parler de la masturbation, « la veuve poignet ».

Le plasticien mais aussi le musicien  se servent beaucoup de leurs mains et peuvent basculer ainsi

vers une certaine forme de schizophrénie, cette maladie mentale étant selon nous liée à cette dualité dont il s’agit ici/  La main serait une sorte d’alter ego , une compagne dès notre plus tendre

enfance, à la fois notre et autre. Le peintre, le sculpteur, le compositeur  sont  dans un rapport

dialectique avec leurs mains. On dira même que celui qui ne laisse pas ses mains agir n’accédera pas  à une certaine forme de création. Nous-mêmes, nous improvisons au piano (cf. le blog musimprovision) et la relation que nous avons avec  nos mains  se révèle  tout à fait déterminante. Elles ont assurément voix au chapitre. Même dans l’acte d’écrire ou d’utiliser une machine pour ce faire, nous passons par nos  mains et donc produisons quelque chose que nous pouvons voir parce qu’extérieur à nous.

En ce sens, notre créativité  relèverait d’une forme de parthénogénèse qui celle-ci  n’aurait point

disparu et qui  serait restée le fait d’une seule personne et non d’un « couple » de personnes différentes,  si l’on admet que nous-même nous formons déjà un couple avec nos mains.

Accepter donc de vivre avec autrui remet en question peu ou prou, notre propre dualité au point que l’on est en droit de se demander si notre « double »  intérieur ne risquerait pas d’être jaloux, susceptible de vouloir saboter, saborder la relation avec l’autre « extérieur ».

Etre en couple, c’est accepter que l’autre nous « fasse » ce que nous nous faisons nous-mêmes à nous-mêmes depuis toujours. Apparemment, cela ne peut que compliquer les choses puisqu’il faut

passer par l’autre pour faire ce qu’auparavant on faisait très bien tout seul.  N’est-ce point là un besoin d’aide artificiellement provoqué et qui fait que l’on attend de l’autre ce que l’on pourrait obtenir de soi—même donc gracieusement. Certes, depuis que la parthénogénése – c’est-à-dire la ^

procréation solitaire- a disparu,  force nous est de faire appel à l’autre mais non sans un certain regret. Autrement dit,  la création est restée parthénogénétique mais  non la procréation.

Nous avons montré dans d’autres travaux relatifs à la cyclicité que nous oscillons au sein d’un cycle de 7 ans entre une phase de couple et une autre que l’on pourrait  qualifier de parthénogénétique, ce qui n’est évidemment pas sans affecter les relations au sein du couple à deux.

Jusqu’où peut aller une telle dynamique dualiste interne ? On  peut  penser  que la ‘conscience »  suppose  étymologiquement une telle dualité,  con venant du latin cum (avec). Toutes les formes

grammaticales dites réfléchies,  pronominales renverraient à une telle dualité. Rappelons des formules  comme « je me soigne », « je n’ai pas pu m’en empêcher »,  «  c’était plus fort que moi », « je me suis dit » etc. Freud a abordé la question des relations entre diverses instances et Jung  traité de la dialectique animus/anima.

Nous dirons que nos « membres »  qui sortent de notre « tronc »  – comme des branches- sont une seconde entité  qui vient compléter  notre organisme  interne  et qui nous permette de nous connecter au monde extérieur. En ce sens, parler, siffler, ne fera pas appel à un tel dispositif externe ; du fait que cela passe par la bouche mais il est clair aussi que notre rapport avec autrui passe par la bouche tout comme par les bras (s’embrasser/baiser)

 

 

JHB

14 08 14

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La conjonction comme joug entre les sexes

Posté par nofim le 14 août 2014

La conjonction Saturne-étoile comme lien entre hommes et femmes

par Jacques  Halbronn

 

 

Nous avons déjà par le passé  traité de cette analogie entre

le lien conjonctionnel planéte-étoile

et le lien relationnel hommes-femmes avec  pour matrice

le rapport Soleil-Lune qui est à la base du découpage du mois

en 4 et de l’année en 12. Le lien Saturne -étoiles découpe

le cycle de Saturne en 4 périodes de 7 ans.

Désormais, nous voyons les choses ainsi : la conjonction

place la femme sous le joug de l’homme à l’instar du boeuf

qui subit le joug  quand il doit tirer la charrue. D’ailleurs

on peut  voit  une similitude étymologique  entre jonction

et joug

A contrario, la disjonction  permet à la femme d’échapper

au joug masculin, de s’envoler à l’instar de l’oiseau. Rappelons

que pour nous le boeuf symbolise la phase  première du cycle

de 7 ans et l’aigle la phase 2.  La femme veut alors voler de

ses  propres  ailes.

Il faut donc s’attendre à ce que la conjonction qui se profile

actuellement avec Saturne allant passer dans l’alignement

avec Antarés favorisera la formation  des couples et de tout ce

qui s’en suit selon les premières maisons astrologiques

telles que nous les avons reconstituées (parent, frères

et soeurs, mariage et enfants) et que la disjonction

(assimilable à une opposition  45° x4) correspond aux

phases d’autonomie (symboliquement au dessus

de l’horizon) pour les femmes, lesquelles  secouent ce

joug  conjonctionnel en s’appropriant ce que l’homme a

produit, en s’en emparant…

Tout se passe  donc comme si le cycle  astrologique

réinstituait périodiquement  la soumission de la femme à

l’homme pour 3 ans et demi  puis  lui permettait de s’en

émanciper; de s’en passer (on pense au divorce et à ce

que les femmes peuvent espérer en obtenir

matériellement). C’est pourquoi nous plaçons la maison

II  comme la maison VI au dessus de l’horizon et non

en dessous. La II du fait des richesses et la  VI du fait

de la maladie qui précéde la mort. Le cycle reproduit les âges

de la vie tout comme la succession des maisons astrologiques.

quand elle est restaurée.. Nous avons déjà signalé que ce

cycle de 3 ans  correspondait au temps nécessaire à l’enfant

pour  atteindre à une certaine maturité.

Sur d’autres plans, les répercussions seront les suivantes:

tentation de cloisonnement  en phase conjonctionnelle

puisque  la famille restreint le champ de conscience et

au contraire,  ouverture, dépassement des clivages en phase

disjonctionnelle. dès lors que les gens n’ont plus le couple

comme priorité  et voient les choses à une autre échelle.

On en revient donc à l’idée que ce sont les femmes qui

sont porteuses de cyclicité  et que ce sont elles qui sont

directement marquées par  le cosmos, ce qui

expliquerait que les femmes sont plus fascinées par

l’ »astrologie que les hommes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES | Pas de Commentaire »

L’image de l’astrologie dans les années 70 en France

Posté par nofim le 13 août 2014

Les deux  stratégies de communication : le catéchisme  ou le chantier ?

Par  Jacques Halbronn

A l’examen des ouvrages qui parurent  ou  reparurent dans les années 70, on distinguera deux styles.

D’une part,  des exposés  d’un savoir  traditionnel et que l’on transmet sans très bien en comprendre

les fondements, quitte à y ajouter quelques  gadgets supplémentaires, de l’autre , une remise à plat du dit savoir en s’interrogeant sur les atteintes du temps sur l’intégrité des dispositifs  ainsi  véhiculés. En fait, d’un côté, des astrologues qui se projettent vers le futur et d’autres qui tentent de renouer avec les origines.  Les premiers partent du principe que l’astrologie est ce qu’elle devient et donc qu’il n’est pas nécessaire de s’interroger sur sa provenance  tandis que les autres considèrent que l’astrologie constitue une clef pour comprendre la genèse de l’Humanité et donc qu’il importe de

la rétablir dans son intégrité première.  On dira aussi que dans un cas, on a des praticiens qui sont de toute façon persuadés que l’astrologie marche ici et maintenant  et qu’il n’y  a donc pas lieu de

s’inquiéter sur ses tenants et aboutissants alors que d’autres soutiennent qu’elle ne sera acceptée que si  elle parvient à se ressourcer, à se recentrer sur son schéma premier.

Prenons le cas de L’Astrologie de Joëlle de Gravelaine  et de Jacqueline Aimé, deux femmes

astrologues, disciples de Jean Carteret, qui ressortent en 74  chez Lattés un ouvrage déjà paru en 69.

Sans aucun complexe, nos auteures  exposent le catéchisme astrologique en long et en large et ce dès les pages 10 et 11 sous le nom de Glossaire. On y décrit d’entrée de jeu les significations des 12 maisons astrologiques avec notamment la maison II  ses « fluctuations financières » dont on se demande ce qu’elle vient faire entre la « personnalité » (I) et les rapports avec autrui, (III) suivis

des Parents  (IV).  Inventaire à la Prévert qui  dégage certes une poésie étrange !  En fait, on est en présence d’un manuel d’apprentissage d’un langage et il n’y a plus qu’à apprendre tout par cœur comme on le ferait si on se mettait à  l’anglais ou au chinois. Et on nous fournit des applications avec des études de personnalités au prisme de leur thème natal. On a même droit aux « degrés du Zodiaque et leur symbolisme «  (pp/ 128 et seq)  On nous assène : « Le Zodiaque  est divisé en 360

degrés. (..) A chacun de ces degrés correspondent (noter le présent !)  une image  symbolique souvent  sibyllin, parfois tout  à fait étonnante de précision »

Ces deux astrologues déversent sur le lecteur  tout un arsenal de dispositifs, de techniques et   au vu

Des thèmes, elles s’en  serviront avec virtuosité pour traduire, interpréter,  les thèmes pour leur faire dire ce que l’on sait de leurs titulaires. CQFD.

Passons à un autre ouvrage paru en 1981 chez Fernand Nathan, l’éditeur scolaire bien connu.  Une autre auteure Solange  de Mailly Nesle y signe  L’Astrologie. L’histoire, les symboles, les signes.*

D’emblée,  dès la première page, on nous explique sous le titre « Le langage de l’astrologie » (p.7) que l’astrologie est une « réalité socio-historique ». La partie historique est sans véritable enjeu puisque de toute façon on  part d’une « réalité » ici et maintenant.  Cela devait de toute façon se terminer comme cela s’est terminé. En aucune façon, l’histoire ne pourrait remettre en question les « acquis » actuels de la fin du XXe siècle.   Et au bout du compte, l’ouvrage se termine par l’exposé systématique et cristallisé de ce « langage » astrologique. On est là dans le non –dit : l’astrologie est un langage et  on n’a pas à se poser de questions : un langage cela s’apprend même si l’on peut jouer  avec  l’étymologie. L’Histoire de l’Astrologie se réduit à un amusement innocent et sans conséquence qui ne saurait ébranler le devenir de l’astrologie.

Une approche donc que l’on qualifiera de « féminine » et qui part du principe que ce qui a été décidé en  haut lieu et auparavant  ne peut qu’être prolongé et appliqué. C’est dans l’ADN des femmes !

Abordons à présent le discours de trois hommes –astrologues, à la même époque, André Barbault en 75 (Seuil), Jacques Halbronn en 76 (Seghers)  et Jean-Pierre Nicola en 77  (Seuil)

On remarquera par ailleurs que l’adjonction d’un facteur nouveau  suffit, selon ces

dames, à donner le change comme  pour une femme d’un certain âge de changer de

lunettes.

On commencera par les deux aînés, l’un né en 1921 (Barbault) et l’autre en 1928. (Nicola), l’un et l’autre revendiquant des décennies d’expérience, 40 pour l’un et 30 pour l’autre, nous  précisent les 4e de couverture.

André Barbault. Connaissance de l’Astrologie (initialement prévu pour paraitre  chez Seghers) : à aucun moment, Barbault  ne remet en question la « tradition » astrologique. Il a une posture plus apologétique que critique. Il  signale néanmoins toutes sortes d’objections voire de persécutions  à  l’encontre de l’astrologie. Barbault parvient à traiter de son sujet sans avoir à exposer par le menu  les divers dispositifs et claviers dont l’astrologie dispose et dont  le premier groupe d’astrologues se repaissait et qui lui aparaissait comme apporter du « poids » à l’Astrologie. Le seul domaine que Barbault  s’est résolu à développer est celui des 4 Eléments dans les 30 dernières pages comme si c’était l’angle le plus présentable. Au moins cet auteur est-il conscient qu’il y a des  pans de l’astrologie qui ne passent pas et il a choisi un  volet accessible. Qui ne connait le Feu, l’Eau, la Terre et l’Air ?

Jean-Pierre  Nicola. Pour une astrologie moderne.   On nous dit en  4E de couverture  que ce livre

« inaugure un nouvel âge de l’astrologie » Tout le savoir astrologique est ainsi passé à la moulinette, au filtre, d’explications  dont l’auteur a la maitrise et qu’il ne transmet pas  machinalement comme ses consœurs  sus mentionnées.  Le seul hic, c’est qu’en  ravalant la façade de l’astrologie,  Nicola en conserve l’armature de bout en bout : le sacro sain thème natal,  les  planètes anciennes et  nouvelles avec leurs aspects mutuels, les 12 secteurs des signes et des maisons  en évitant les sujets qui fâchent comme la question des étoiles fixes qui feraient sourire les astronomes. Une astrologie propre sur elle.

Mais avant d’aborder les Clefs de J. Halbronn qui remporta le trophée puisque la Collection Clefs était l’enjeu le plus flatteur qui se puisse rêver. étudiions le Que Sais-je sur l’Astrologie de Paul Couderc paru en  1951 mais réédité jusqu’en 1978 et mis à jour (PUF), autre collection de référence avec laquelle rivalisa à l’époque la Collection de Luc Decaunes « Clefs pour ». On comprendra peut être comment  le  travail  du jeune Halbronn fut  finalement préféré à celui de son ainé de 26 ans, lui qui n »était même pas né quand les deux autres pratiquaient déjà ! Pour Couderc, astronome de son état, il y a quelque légitimité à écrire sur l’Astrologie  du fait que depuis des siècles,  les astronomes ont côtoyé  l’astrologie. L’erreur stratégique de l’auteur est de s’en être pris à la doxa astrologique sans  se demander si elle avait été transmise correctement et si elle ne souffrait pas de quelque excédent de bagage dont elle pourrait se délester.  Couderc  semble appréhender l’Astrologie comme  une et indivisible reprenant d’ailleurs l’usage du singulier des divers auteurs,  à l’exception de Nicola qui place une épithète « moderne »  qui fait penser à la querelle des Anciens et des Moderne. Un Nicola d’ailleurs persuadé que les trois planètes découvertes depuis s la fin du XVIIIe siècle sont un apport  crucial pour l’Astrologie –et tout son système s’appuie sur un ternaire dont le dernier volet est justement constitué par les dites planètes inconnues des Anciens. Voilà donc

Nicola embarqué dans une représentation de l’Astrologie qui  dévalue ipso facto

son passé.

La démarche de Jacques Halbronn, 28 ans au moment de la parution, (mais plus jeune encore lors de

la signature du contrat) à l’époque déjà engagé dans la préparation d’une thèse de doctorat à l’EPHE VE section des  Sciences Religieuses sur l’Astrologie dans le monde juif, est toute autre. (cf.  aussi sa réédition remaniée de  1993 et son article Astrologie dans l’Encyclopaedia Universalis, 1994  Reéd 2004  Figaro) est déjà polémique dans la 4e de couverture :  l’auteur « entend condamner une certaine astrologie (..) axée sur le seul moment aléatoire de la naissance. Il souhaite par  un véritable retour aux sources, redonner à l’astrologie son  assise traditionnelle en discernant les multiples couches qui se sont  ajoutées au noyau initial » Dès la page 18, on annonce la couleur « Les solutions de continuité » Tout ce savoir déballé par nos trois auteures (cf. supra) et  mis au goût du joue par Nicola, en en évacuant ce qu’il ne comprend pas,  fait l’objet d’une volonté de comprendre la logique interne. Halbronn ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. En tant qu’historien, il  pratique une délicate archéologie et n’entre pas dans l’arène comme un éléphant dans un magasin de porcelaines.     Un peu comme Cuvier, il s’efforce de reconstituer le  passé à partir des fragments qui nous sont parvenus.  Quant  à la pratique de l’astrologie, à l’instar de Barbault,  il fait preuve de prudence et opte, quant à lui, pour les 5 sens et donc  évite de défendre une astrologie  individuelle qui ferait d’ailleurs de l’astrologue un improvisateur qui n’aurait affaire qu’à des cas particuliers, ce qui déjà   rend sa pratique suspecte. En 1993, la quatrième de couverture  persiste et signe : l’auteur « s’efforce de préciser à quelles conditions et dans quel esprit il est possible pour l’honnête homme de notre temps d’accepter une certaine présence de l’astrologie.  (et entend)  restituer la pensée astrologique originelle en la dégageant des contresens, parfois troublants accumulés depuis des siècles. «  Entre temps, le plus si  jeune Halbronn aura organisé une « cinquantaine de colloques ». Mais en 1989,  les PUF auront demandé à Suzel Fuzeau-Braesch, docteur es sciences, de prendre la relève de Paul Couderc, décédé. Celle-ci présentera l’astrologie à la façon des  trois femmes sus mentionnées et les PUF devront dès 2004 remplacer son travail par celui de  Daniel Kunth et Philippe Zarka.  Il  est clair que Michel Gauquellin (né en 1928) aurait aussi pu prétendre rédiger Clefs pour l’Astrologie en 76, avec  ses statistiques auxquelles tout le monde rend alors un vibrant hommage, à commencer par André Barbault dans sa Connaissance de l’Astrologie.  L’éditeur à  la lecture du  tapuscrit de Barbault aurait pu y songer. Mais Gauquelin avait déjà beaucoup publié dont en 1967

Songes et Mensonges de l’astrologie, chez Hachette où il avait ridiculisé l’astrologie avec peut-être un peu trop de hargne tout en défendant  de facto le thème natal  qui était à la base de ses  résultats.

Il faut probablement faire la part d’un certain jeunisme au lendemain de Mai 68 et de fait  c’était là en soi un point favorable pour l’astrologie. On aura remarqué que la plupart des auteurs cités sont nés avant 1930.

Il  y a des catégories d’âge et de sexe qui ne sauraient être négligées. Actuellement,

le profil moyen de l’astrophile  est celui d’une femme de 60 ans et le profil le plus

improbable que l’on ne risque guère de trouver dans une réunion d’astrologues

est celui d’un homme de 30 ans. Les temps changent!

JHB

13. 08 14

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Le congrès de l’identité astrologique–fin 2014

Posté par nofim le 13 août 2014

Plateforme  du  Congrès Astrologique   de la fin 2014

par  Jacques  Halbronn

 

Nous invitons les astrologues à  un Colloque qui aborde les questions de fond et

ne se réduit pas à une sorte de ronronnement consensuel où l’ »on vient anoner un

savoir figé dans ses structures. Il est temps de prendre conscience que l’astrologie

est une pensée qui doit choisir à différents niveaux entre plusieurs options. Nous

vous proposons 4 commissions.

Commisssion  I  Quel point gamma?  Vendredi  matin

LEs différents dispositifs que sont les signes zodiacaux, les maisons astrologiques

sont fonction de tel ou tel point de départ. Le mot « maison » ne signifie pas autre chose

à l’origine qu’un systéme  dérivé d’un point origine. L’Horoscope est au départ

l’ensemble des « maisons de l’Horoscope », c’est à dire d’un point déterminé par

l’instant de la naissance ou de la consultation/ interrogation  ou de l’élection.

La détermination de ce point est généralement considérée comme étant le

degré du signe ascendant. Mais cela pose plusieurs problémes car est-ce une étoile

fixe (horoscope implique quelque chose qui se voit( scope)

qui se  lève qui est prise en compte  ou bien simplement un point virtuel, calculé

en tant qu’intersection.

En ce qui concerne le Zodiaque,  on rencontre aussi diverses options: s’agit-il de

prendre comme point de départ le point vernal (équinoxe de printemps, 0° bélier

tropique) ou telle étoile fixe de la constellation du bélier, comme le voudraient

les sidéralistes (Ayanamsa 24° environ) ou encore telle étoile de la constellation du

taureau comme l’étoile « royale » Aldébaran, comme semble le dire une certaine

tradition? Pour notre part, nous proposons de calculer les maisons non pas à

partir de l’Ascendant mais du Descendant de façon à ce que l’ordre des maisons

corresponde à celui du mouvement apparent des planétes.

 

IIe Commission  Les marqueurs célestes Vendredi après midi

En admettant que l’on ait  décidé des options à prendre en première commission, la

question qui se pose  est celle du choix des marqueurs, c’est à dire des astres qui vont

circuler au travers de ce dispositif ainsi constitué. S’agit-il de la Lune, du Soleil ou

de toutes les planétes comme le voudrait la pratique habituelel du thème? Et dans ce

cas les aspects jouent un rôle de connexion entre ces marqueurs parallélement au passage

des dits marqueurs en tel signe, telle maison. Pour notre part, nous proposons

de privilégier Saturne.

Vendredi soir Dîner.

 

IIIe Commission, quel diviseur? Samedi matin

En combien de secteurs   doit-on subdiviser un cycle? En 2, en 4, en

8, en 12?  Et de quelle façon doit-on les numéroter dans le cas des maisons?

Il semble qu’il y ait eu des tentatives pour passer de 8 à 12 secteurs dans le cas des

maisons astrologiques? Le diviseur 12, lié aux 12 lunaisons (conjonctions des

luminaires) aurait abouti au systéme des doubles domiciles (Tétrabible) visant à

ajuster les 7 « planétes » sur les 12 signes. Quid des planétes transsaturniennes?

De même l’on aura rendu les 4 saisons sous la forme de 12 symboles à l’origine des signes zodiacaux. Pour notre part, nous privilégions les 4 étoiles  fixes royales pour baliser tout cycle planétaire.

 

 

IVe Commission  Contenu des subdivisions  Samedi après-midi

Une fois que l’on a établi un cadre, encore faut-il y mettre un contenu. Le dispositif

des domiciles et des exaltations fait double emploi avec la symbolique zodiacale. Par

ailleurs, les attributions aux signes impliquent-ils des astres ou des dieux (Manilius)?

Est-ce que le symbolisme zodiacal  nous est parvenu correctement, quelle en est

la genése? Quant aux significations des maisons astrologiques, est-ce que leur ordre

de succession est vraisemblable ou doit être réformé? Nous pensons que toute

qualification des secteurs est censée obéir à une logique cyclique, liée à l’alternance

-analogiquement, matriciellement- du jour et de la nuit,  de l’Eté et de l’Hiver, des âges de la vie, du

Yin et du Yang.

 

Commission  de conclusion: Samedi soir

Peut-on tracer à la suite de ces 4 Commissions un portrait robot de l’Astrologie

du XXIe siècle? Existe-t-il des clivages majeurs au sein de la communauté

astrologique?  Convient-il que d’autres colloques se tiennent  prochainement sur ce

même modéle?

 

 

 

Bulletin de participation:

NOM

Mail

Souhaite intervenir dans  la commission  I,  II,  III,   IV

entourer le numéro choisi.

Se propose comme modérateur.

Préciser sur quel point se situera la communication :

 

 

 

Dater et signer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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