Les sous doués de la communication et les cafés philo

Posté par nofim le 13 août 2014

Les cafés philo ou promiscuité des surdoués et des

sous-doués de la philosophie.

 

Les cafés philo nous apparaissent comme un étrange

lieu de rencontre entre gens  ayant des profils  très

différents, d’où une promiscuité qui  ne va  pas sans

tension mais  qui est tout à fait révélatrice  des clivages

au sein de notre société et notamment entre hommes et

femmes.

Certaines régles se sont instaurées dont on se demande

quelle en est l’origine  comme de lever le doigt pour s’inscrire

sur une liste d’attente. Cela ferait partie   de l’identité

du Café  philo et il nous semble  que  c’est là un facteur

qui a fini par devenir déterminant, dominant de façon

complétement surréaliste. LE café philo apparait dès lors

comme un de ces lieux où la parole est  rationnée et donc

partagée entre les participants  de façon assez malthusienne.

Dans notre brochure L’astrologue face à son client. Les

ficelles du métier  (1995), nous avons montré que la

consultation astrologique se caractérisait également

comme un espace où  la parole n’est pas libre, puisqu’elle

est artbitrée par le savoir astrologique qui sert de garde

fou. Ce sont là des espaces protégés  quui attirent

forcément des gens qui ont besoin d’être protégés de l’autre, de

celui qui ne laisse pas parler, ce qui peut renvoyer à des

fustrations  de l’enfance, en famille. Il y a comme  une

méfiance envers le prochain, une certaine sociopathie.

On serait donc attiré par ces lieux  du fait que l’on aurait

l’assurance qu’on nous laisse parler, que l’on ne nous

« coupe » pas. L’idée que l’on ne r vous laisse pas terminer

votre phrase,  votre intervention est pour certains vécue

très péniblement alors que pour d’autres c’est un signe

de vitalité, d’intérêt , de réactivité.  Entre personnes qui

communiquent,  les prises de parole doivent être très

brèves puisque l’on parle d’un sujet commun qui a été

choisi. Paradoxalement, dans les cafés philo les

interventions sont trop longues et c’est  justement parce

que certaines personnes n’arrivent pas à s’exprimer

assez vite qu’elles sont « coupées » dans la vie « normale. Ce sont

des sous-doués de  la communication qui peuplent ainsi

les cafés philo. D’ailleurs, dès que l’échange devient plus

libre, plus animé,  il y a des participants qui se taisent parce

qu’ils se retrouvent dans un contexte traumatisant et ce sont

souvent, comme par hasard, les femmes qui se mettent ainsi

en retrait. Rappelons qu’il y a une communication non

verbale qui accompagne et même précéde la prise de parole.

Si l’on parle et que l’on voit des gens autour de soi

manifester des réactions, n’est-il pas « normal » de les laisser

réagir sans tarder. ? N’y a t-il pas une sorte de revanche

prise à poursuivre son discours comme si de rien n’était?

On ne regarde pas l’autre, on ne l’écoute pas. On parle

parce que c’est « son tour » et qu’on a « droit » à la parole et à

un  certain « temps de parole ».

On peut    évidemment jouer sur les mots en disant que si

je laisse l’autre parler je l’écoute ipso facto  mais les faits

montrent qu’il n’en est pas ainsi et que les prises de

parole des intervenants successfs  sont déconnectées les

unes par rapport aux autres, ce qui montre que le seul

enjeu se limite à parler et à ce qu’on nous « laisse »  parler

On est plus dans un contexte thérapeutique qu’autre chose.

Paradoxalement,  ces cafés philo  répondent  à d’autres

attentes qui sont plus pour les surdoués que pour les

sous doués de l’échange. Cette fois, la forme compte moins

que le fond et la légitimité de la prise de parole se mérite

par la qualité des propos qui  nous accordent plus ou moins

de crédit. On en arrive ainsi  à des situations de

rupture, de « c lash » entre des légitimités opposées, de forme

et de fonds. Pour celuu qu ne capte pas bien la dynamique

de la discussion, seul  va compter le respect de l’ordre des

prises de  parole et celui des temps de parole. Il y a même

parmi les participants certains qui n’intervienent que

pour sanctionnner le non-respect des « régles », ce qui leur

donne une certaine importance quand ils rappellent

à l’ordre.

Autrement dit, les cafés philo sont instrumentaliés de leur

véritable raison d’être qui n’est certainement pas d’accueillir

des laissés pour compte de l’échange (femmes, étrangers,

psycho-rigides) qui souffrent de trop de liberté autour d’eux

et trouvennt un malain plaisir à censurer  non sur le fonds

mais sur la  forme. Un travers qui vient se greffer sur ce

phénoméne est   un certain cloisonement des mots qui fait

que les gens ont du mal à  traduite la pensée de l’autre dès

lors qu’elle ne se sert pas des mêmes mots, des mêmes

formules. C’ »est un autre facteur de rigidité qui vient

parasiter la relation. En fait, ces personnnes ont un probléme

de tonicité mentale quui les empêche de s’exprimer en

quuelques mots,  qui exige de leur part trop d’efforts pour

capter pleinement le propos de l’autre, ce qui est dit  par

le truchement  des mots. On connait ces gens qui ne captent

qu’un mot mais pas le contexte et qui donc réagissent à

mauvais escient. Il serait bon que ces cafés philo enseignent

aux participants à communiquer vraiment au lieu de

les enfermer dans leurs blocages au point de leur faire croire

qu’ils sont dans le vrai alors qu’ils sont en marge de la vraie

vie du langage et de la parole. Une autre solution serait

évidemment de distinguer entre cafés philo pour

sous doués  et cafés philo pour surdoués

Parmi les piéges à éviter, ceux liés au langage.  Philosopher

c’est apprendre à   ne pas se braquer sur des mots. Ainsi

un récent café philo  avait pour thème « tomber amoureux

et le renoncement à la liberté ». Les participants  n’ont cessé

d »‘épiloguer sur le verbe « tomber » qui  ici n’a rien à voir

avec la chute mais  signifie devenir,  advenir et qui

a une valeur pronominale et réflexive. En ce sens, il est

bon de traduire un sujet en différentes langues pour ne pas

être plombé par l’idiosyncrasie d’une langue donnée. Dans un aurre

café philo, il y a quelque temps,  la question comportait dans

son intitulé « force majeure »  et  l’on a commencé  à discourir

sur la notion de  force sans comprendre qu’il ne s’agissait que

d’une expression. Le langage  établit une sorte de consensus

qu’il faut savoir dépasser  car l’important est plus l’esprit

que la lettre. Outre Manche,  le lien entre langage et philosophie est plus mis en avant

qu’en France.(cf Keith Green,  Bertrand Russell. Language ans Linguistic Theory, 2007.

 

 

 

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JHB

18  08  14.

Annexe;

Mis à jour 7 mai 2014 par  Marielle Frederique Turpaud
D’autres cafés-philo animent – voire enflamment! – nos bistrots. Voici un bref, très bref panorama, inévitablement incomplet. Sites : par exemple http://www.accordphilo.com/article-10260453.html Dans le livre de Riou PARIS PAS CHER / SPECIAL GRATUIT éd. First, 2013, pages 74-75, certains sont cités. Pour des raisons de santé – et uniquement ! – je restreins pour l’instant ma participation habituelle aux cafés-philo décrits ci-dessous. Le premier : celui du café des PHARES, le dimanche de 10h30 à 12h15 désormais, fondé par Marc SAUTET (1947-1998) en 1992. Les animateurs se relaient, le sujet est voté sur place. http://cafe-philo-des-phares.info et http://www.philo-paris.com/ Le dimanche aussi, à 11h jusqu’à 13h, de l’autre côté de la place : le café-philo animé par Bruno MAGRET, au BASTILLE, à l’angle de la rue de la Roquette. Toujours le dimanche à 18 heures jusqu’à 20h30, l’équipe du Père Tranquille se répartit : – soit autour de Claudine qui serait au BON PECHEUR, 12 rue Pierre Lescot, 75001, aux Halles, en face du Père Tranquille ;-) – soit autour de Jean-François, au FALSTAFF, place de la Bastille côté bd Richard-Lenoir,  jf-paquelier@noos.fr . Programme sur http://cafe-philo-des-phares.info

Le 19 février 2012, j’y ai présenté un sujet : « Tout comprendre est-ce tout approuver? » pour lequel j’avais mobilisé Marc-Aurèle, Epicure et Victor Hugo. Le 25 mars 2012 j’y présentai : « Comment reconnaître un homme exemplaire? » où la grandeur et la fragilité de nos modèles furent analysées. Puis le dimanche 16 février à 18h : « La philosophie est-elle émancipatrice et pourquoi? »Je récidive le dimanche 13 avril 2014 à 18h : « La mémoire historique est-elle sélective? » Ce sujet sera à nouveau présenté par moi en mai ou juin 2014. Chaque lundi à 18h, Liliane accompagnée de Denise anime un café-philo au café LE METRO, place Maubert, métro Maubert-Mutualité. Dans ce même café LE METRO, le dernier lundi du mois à 20h30, a lieu le seul café-théologique de Paris, animé par soeur Marie-Françoise BOUTEMY, xavière, docteur en théologie, ancien aumônier de l’hôpital de Dunkerque. Toutes les sensibilités sont les bienvenues, que l’on soit croyant ou non. Le sujet est décidé le mois précédent. Renseignements à mfboutemy@laposte.net Chaque mardi de 18h30 à 20h30, Michel TURRINI anime un café-philo au café La CONTRESCARPE, place du même nom, métro Monge ou Cardinal-Lemoine. FINIS !!! Les VENDREDIS PHILO de 19h, au café  LE METRO, place Maubert, métro Maubert-Mutualité, n’ont plus lieu ! ils se répartissaient ainsi : 1er vendredi : café-juridique, animé par Sylvie. 2me : café-philo, animé par Georges ou Denise. 3me : café-socio, animé par Alain PARQUET. 4me et 5me : café-philo, animé par Georges ou Denise. La pianiste Sabine MINICONI anime son café-philo le 2me dimanche de 11 heures à 13 heures, à l’ETOILE EUROPEENNE, 178 rue de Bagnolet, métro Porte de Bagnolet.http://sab.pianiste.free.fr/ BIBLIOGRAPHIE Marc Sautet, Un café pour Socrate, Robert Laffont, 1995. Jacques Diament, Les Cafés de Philosophie, L’Harmattan, 2003. Comprendre le phénomène café-philo, ouvrage collectif, direction Yannis Youlountas. Préface d’Edgar Morin, Éditions La Gouttière, 2003. Carlos Gravito, chroniqueur du café-philo, Le côté du Café des Phares, Pratique du débat philosophique. Préface de Christian Godin. L’Harmattan, 2005.
Le génie de la liberté de penser, vu du premier étage du BASTILLE, en hiver.
Le génie de la liberté de penser, vu du premier étage du BASTILLE, en hiver.
Didier GESLAIN reprend ASTROLIBERTE !
L’astrologue et passionné de chanson française Didier GESLAIN, école d’André BARBAULT, reprend ses causeries astrologiques sur l’actualité au premier étage du Falstaff Bastille, les 2me, 3me et 4me dimanche de 15h à 17h30. Consommation à prendre en bas au bar, et à monter soi-même, comme pour un café-philo. Participation pour AstroLiberté : 15 euros. Prévenez Didier de votre venue, pour l’impression des thèmes étudiés ce jour-là. Tout renseignement à geslaindidier@gmail.com ou au 0652048407, ou sur Facebook. Le dimanche 18 mai à 15h j’y présente la technique et les applications de la GEOMANCIE, suivant mon propre livre (éd. Pardès).
Didier Geslain, du temps du Connétable, 55 rue des Archives.
Didier Geslain, du temps du Connétable, 55 rue des Archives.

 

 

 

 

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Du sionisme au scoutisme : une question d’observance

Posté par nofim le 13 août 2014

L’identité juive, entre Sionisme et  Scoutisme

par  Jacques  Halbronn (CERIJ)

 

Peu avant sa mort Freud publia Moïse et le Monothéisme

(selon le titre de la traduction française. En fait « l’homme Moïse

et la religion monothéiste, littéralement de l’allemand). Freud

s’appuie sur le fait qu’un certain pharaon, qui prendra le nom

d’Akhenaton avait développé un culte monothéiste. Selon Freud,

Moses serait ce pharaon qui aurait ainsi instruit un peuple

dans cette croyance en un dieu unique..Dans le présent essai,

nous développons une autre thèse qui tend à déterminer ce qui

a pu conduire à une certaine spécificité des Juifs. Quant à Jung, il

tint également des propos sur les Juifs, en phase avec l’époque

(La situation présente de la psychothérapie, 1934,  ( Richard Nolle.  Jung, « le Christ Aryen ».

Les secrets d’une vie. Ed Plon 1999)  en distinguant l’inconscient aryen

et l »inconscient juif  (cf René Major et Chantal Talagrand,

Freud,  Paris, Folio,   Gallimard  , 2005, p. 185)

En 1978,  nous avions  lancé une association consacrée à

la recherche sur l’Identité Juive, le CERIJ.  Ce questionnement

identitaire vaut pour les domaines les plus divers et il s’agit

de déterminer ce qui est  le plus vital pour une discipline, pour

une culture. On perd souvent  conscience de ce qui est

vraiment  lessentiel.

Nous opposons ici sionisme  et ce que nous appelons le

scopisme, du latin Scopus. qui est la traduction de l’hébreu

Tsofé/im.  qui commence par la lettre Tsadé  comme Tsion.

Il y  a à Jérusalem  un Mont Scopus, où se  trouve l’Université

Hébraïque. (Har Hatsofim) comme il y a un Mont Sion. Depuis

1993, tous les 4 ans, nous avons participé à un Congrès

Mondial  des Etudes  Juives,  sur ce Mont.

L’expression renvoie à la Bible, elle désrigne ces

explorateurs envoyés vers la Terre Promise et qui en firent

un compte rendu.

Pour nous,  l’identité juive est celle du Tsofé, de l’explorateur

plus que celle du prophéte Nabi, Hozé, qui s’en rapproche.

Le Tsofé est à l’avant garde, aux avants postes, c’est un

« colon », en « mission » (celui que l’on envoie en éclaireur)

Il importe donc de dédramatiser l’Histoure Juive quand

on parle d’expulsion  alors qu’il faudrait parler d’exploration.

L’envoi peut aussi être vécu comme un renvoi, dans le cas

du sionisme,  renvoi vers une mission passée sinon dépassée.

Pour nous, les Juifs ont dans leur ADN  quelque chose qui

en fait des explorateurs, et ce dans tous les domaines

et pas seulement sur le plan de la découverte territoriale

mais  dans le domaine de la Science, de l’Art, de la

Technique..

Les Juifs seraient donc des  « envoyés », des pionniers et

quand Herzl  a écrit l’Etat Juif (1896) , il n’était pas

encore voué au Retour des Juifs en Palestine, Ce n’était

pour lui, alors qu’une  option  avec l’Argentine. Même à la

veille de sa mort, il avait agréé  l’idée de l’Ouganda,

proposée par l’Angleterre. La Première Guerre Mondiale

remettra la Palestine au coeur du débat avec la  chute

de l’empire ottoman dans cette région. (Déclaration

Balfour 1917) Nous mêmes nous somme issus par notre

famille maternelle  des Juifs partis en Argentine et notre

mère naquit là  bas. Notre grand mère publia un

livre s’intitulant « Une femme dans la Pampa ».

Nous présentons donc  ce projet du Scopisme ou

du  Tsofisme  en remplacement du Sionisme. En ce sens

les Juifs du XXIe siècle, assumeraient ce rôle

d’explorateur  dans tous les sens du terme: on  peut

explorer l’Histoire, le psychisme,  la Peinture, la Musique,

le Cosmos, Les Juifs seraient la tête de pont de l’Occident

Européen  vers  le reste du monde.

Le fait que les Européens aient voulu les « détacher » en dehors

de l’Europe n’a donc pas à être dramatisé. Ce n’était pas

pour s’en débarasser mais pour les ramener à leur mission

qui est d’aller au delà.

Le terme Eclaireurs  est une bonne  traduction de Tsofim

-mais c’est évidemment à rapprocher de Scoutisme

 

et d’ailleurs  on parle pour les jeunes Juifs des Eclaireurs.

En ce sens la notion de diaspora peut englober cette

notion  d’éclaireur si ce n’est que tout dépend de

quel centre il est question. Pour nous, le centre reste

l’Europe et la terre de mission (Terre Promise)

au delà de ses frontières.

L’eclaiteur est celui qui observe mais l’on sait que ce

 

verbe a aussi une connotation religieuse. On parle de

l’observance des commandements (shomer); celui qui sert de

vigie, qui veille, le veilleur et l’éveilleur. Le Juif est un éveilleur.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

28  08  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les piéges de la délégation. Vers la déshumanisation.

Posté par nofim le 13 août 2014

Les piéges de l’instrumentalisation

par  Jacques Halbronn

Conférer à un sujet ou à un objet des vertus  qui ne lui sont

pas inhérentes peut conduire à des renversements de

situation assez dramatiques. Le cas de l’astrologie est en ce

sens assez exemplaire. En effet, les hommes ont accordé

aux astres des pouvoirs auxquels ils ne pourront plus par la

suite se soustraire et cela pourrait bien être la véritable

raison  d’une certaine « anti-astrologe » et il est probable

qu’il en ait été ainsi pour la xénophobie, pour la judéophonbie,

pour  diverses formes de racisme.

Toute forme de rejet pourrait être liée à un sentiment

insupportable de dépendance mais comment  a-t-on pu

en arriver là? Dans le cas de l’astrologie, les hommes ont

cru bon  découper dans le ciel des configurations auquelles

se conformer pour mieux s’organiser.  Ce procédé n’a pu

faire sens que du fait d’un sentiment que les sociétés

humaines ne pouvaient  instaurer de par elles-mêmes un

certain ordre et qu’il fallait donc en  constituer un par

ailleurs, à l’extérieur. Les Juifs appelelnt d’ailleurs l’astrologie

« Avoda Zara », Zar signifiant étranger.(cf Le monde juif

et l’astrologie; Milan, Ed Arché, 1985)

On sait que dans le cas des Juifs, le prêt, l’usure leur

avaient été dévolus, ce qui ne pouvait manquer de leur

conférer un certain pouvoir, lequel n’a pas manqué d’alimenter

une certaine hostilité à leur égard du  fait du pouvoir qui leur

avait été accordé.

Un exemple assez récent s’offre à nous, il concerne le personnel

de securité dans toutes sortes de magasins, d’entreprises, de

lieux publics (comme à la BNF). Ce personnel est très

majoritairement  composé d’Africains mais aussi de toutes sortes

de populaitions étrangères.  C’est devenu llà une sorte de norme

à savoir que le vigile doit différer de la population « normale »

qu’il est chargé de surveilller et de protéger, ce qui est déjà

une mission fort ambivalente. On en arrive ainsi à ce que

les « Blancs  » soient soumis au contrôle des Noirs, ce qui n’est

pas sans faire songer à la Planète des Singes.  Certes, il s’est

agi  là d’une initiative prise par les Blancs mais qui ne s’en

impose pas moins à ceux-ci. On est en droit de se demander

s’il n’y a pas de la part de ceux qui ont instauré de facto

une telle situation assez  paradoxale quelque forme de

perversion. Il y aurait une étude ethnométhodologiqiue à

entreprendre sur le recrutement  des personnels de

sécurité  tant cela devient caricatural. Ainsi à la BNF, le

personnel d’encadrement n’est quasiment  jamais « blanc » . Or

à plus d’un titre,le dit personnel exerce un certain pouvoir

qui peut offritr un caractère humiliant pour ceux sur lesquels

il s’exerce. Les « blancs  » se plient à cet exercice consistant

dans le ccadre du plan Vigie pirate, à vider ses poiches, à

se  justifier quand le portique sonne, ce qui confère à la

machine également un caractère coercifitif mis à la disposition

du personnel de sécurité.  Est-ce  à dire que les Blancs

préférent être contrôlés par des gens qui ont un autre

« profil » qu’eux et qui sont en quelque sorte assimilés à des

machines.? Ces personnels s’expriment d’ailleurs parfois

dans un français très approximatif comme s’ils n’étaient pas

pleinement dotés de parole ou en tout cas pouvaient

communiqer entre eux dans une autre langue..

On en arrive, évidemment, à la question des postes dévolus

à des femmes. Est-ce que le phénoméne est du même ordre que le

pour les cas déjà décrits?/

Nul doute que le rôle des femmes dans l’éducation des enfants

leur confère un certain pouvoir susceptible de se perpétuer

d’une façon ou d’une autre sur des adultes et là encore, le

choix se porte sur des populations présentant un profil

différent, donc « étranger ». .

Les femmes  recourent fortement à la technologie pour

asseoir leur pouvoir, notamment par l ‘accés à l’informatique

qui leur permet à bon compte de disposer d’un savoir

tentaculaire. Mais même le seul fait de savoir lire permet

aux femmes de se subtituer   aux hommes, de les remplacer.

Mais là encore, contrairement à ce que nombre de femmes

laissent entendre, non sans une certaine naiveté, cette option

ne s’imposait aucunement et aura été initialement le fait

des hommes.  Le taylorisme est allé dans le même

sens et  la gréve est un moyen de coercition pouvant

pénaliser toute une société,voire la paralyser (ex la grève

de Décembre 1995),  Rappelons que le taylorisme aura

notamment été un mode très actif d’intégration de la

population noire du Sud des Etats Unis dans les villes du

Nord comme Detroit. De même la population maghrébine a-t-elle été

intégrée en France  du  fait de travaux que la population

blanche ne voulait pas ou plus réaliser.

Résumons notre thèse:  une société décide que certains

travaux, certaines tâches seront effectuées par une population

repérable par sa différence et donc instrumentalisable du

fait même qu’elle est perçue comme étrangère,  à l’instar des

planétes.  Un être dont on ne sait rien peut être déclaré   »bon » à

faire n’importe quoi.  Mais cette délégation  cohabite

notamment avec  des droits consiérés commme valables poir

tous d’où le vote accordé aux  femmes à la fin de l a

Secvonde Guere Mondiale;, le droit de vote revendiqué

pour les étrangers, aux municipales. Or, cette politique

d’instrumentalisation et d’intégration    ne justifie absolument

pas que l’on aille aussi loin et il y a  certainement un seuil

à ne pas dépasser. Mais  le probléme se pose à un autre niveau

à savoir que tous les « travaux » sont finalement

censés  se valoir, du  moment qu’il y a une feuille de paie

alors même qu’il s’agit d’un type de’ travail « à part ». D’où le

cercle vicieux qui conduit à un nivellement par le bas. A la

longue, c’est carrément le pouvoir politique qui est voué à

tomber  dans les mains de populations « extérieures  » et qui

de toute  façon font pression pour renforcer leurs position.

D’autant que ces populations instrumentalisées s’imaginent

que ce ui nous distinguue les uns des autres ce sont les

« formations », l’accès aux outils, en niant totalement les

potentialités internes de lamêmefaçon que les astrologues

n’ont rien à faire de savoir ce que sont en soi les astres.

Il y a là une spirale de l’instrumentalisation qui nourrit

le mythe de l’acquis primant sur l’inné, de l’avoir primant

sur  l’être. Mais, au départ,  le mal est venu d’un  appel à des

entités étrangères en un temps où il n’était absolument pas

question d’une quelconque égalité .

On se demandera si l’on n’assiste pas  à une certaine forme de déshumanisation du fait de

cette instrumentalisation qui  réduit l’autre, celui dont on ne sait rien et ne veut rien

savoir à un contenant plus qu’à un contenu. Bien évidemment, les rôles peuvent

s’inverser dans le cas des étrangers et les Occidentaux peuvent tout à fait être eux mêmes

instrumentalisés, notamment lorsqu’ils interviennent pour rétablir l’ordre en Afrique ou

ailleurs. Dans ce cas de figure, ils ne sont plus perçus comme des humains à part entière

mais comme des androïdes et en quelque sorte assimilables à des machines, à des robots.

 

 

 

JHB

13  07  14

 

 

 

 

 

 

 

 

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Analyse du polycopié d’une école d’astrologie (2001)

Posté par nofim le 12 août 2014

Réflexions autour du Collectif  « Initiation à l’astrologie globale et symbolique »

Ed/ Agapé.

Par Jacques Halbronn

 

En 2001,  l’école AGAPE publia le volume 1 d’un ensemble d’études visant à

repositionner l’astrologie. Y  contribuèrent Martine Barbault, Yves Lenoble et Solange de

Mailly Nesle.

Nous présentons ici nos commentaires concernant le programme d’enseignement qui est proposé par la dite école.

En ce qui concerne le Zodiaque, nous dirons que nous ne pensons pas que l’astrologie lui ait

accordé l’importance que l’on nous dit.  Certes, l’astrologie a-t-elle pu  voir dans le

cycle des saisons une matrice cyclique mais  uniquement  sur  un mode analogique et non sur

un mode opérationnel.  La question de la précession est donc secondaire. Cela dit, contrairement à ce que disent les auteurs,  le symbolisme du Zodiaque tétramorphe (taureau-lion- aigle-homme) est bel et bien décalé par rapport aux saisons dès lors que  l’on constitue une astrologie  dépendant du

dit symbolisme.

Le cas des 4 Eléments est significatif.   On notera que la Tétrabible ne mentionne aucunement les Eléments par rapport aux signes  même quand on y traite des triplicités, point qui n’aurait pas du

échapper à Yves Lenoble qui venait alors de participer au travail de Pascal Charvet (-Ed  Nil). Il aurait été bon de rappeler que les dieux sont associés aux signes bien avant qu’on y articule le Septénaire. (cf.  Manilius) Tous les développements sur les « symboliques planétaires »  créent une confusion entre astrologie, astronomie et mythologie et  il eut été souhaitable d’étudier la genèse qui a abouti au savoir  décrit et qui est le fruit d’une évolution dont on peut se demander si elle n’est  pas une déviance. Quant  à l’intégration des planètes  transsaturniennes, cela correspond en effet à une « évolution » bien mieux signalisée mais qui n’est qu’un avatar de plus.

Abordons le Chapitre intitulé  « Le Zodiaque : quaternaire, ternaire et binaire »  (pp ; 90 et seq).  On nous compare l’astrologie à une langue qu’il faut acquérir et  l’enseignement de l’astrologie semble dès lors  être du même type que celui d’une langue. La lecture d’une partition musicale – son interprétation » est donnée en exemple/ Dès lors, il ne s’agit pas tant de comprendre que d’apprendre, ce qui met en quelque sorte l’esprit critique en veilleuse. On pourrait parler d’une forme de régression intellectuelle qui se produit d’ailleurs chaque fois que l’on se lance dans  l’apprentissage d’une nouvelle langue, ce qui réveille les réflexes des toutes premières  années. On bascule vers une stratégie d’intégration au sein d’un certain groupe social qui est celui du milieu

Astrologique.

Que nous dit-on  à l’AGAPE sur les « signes astrologiques » ?  On  a droit au couplet sur le « bélier »

, « celui qui est toujours en tête du troupeau ». En  réalité, quand on relie le zodiaque avec l’iconographie des mois de l’année, on  voit bien qu’il s’agit d’un mouton dont on tond la  toison. Le fait  de relier Mars au Bélier explique évidemment un tel contresens tout à fait délibéré. Quant au Lion, il ne figure aucunement dans l’iconographie des mois et il relève (cf. supra) d’un autre zodiaque

quaternaire   qui s’est amalgamé à celui des 12 mois.

En fait, nos enseignants ne se soucient aucunement de l’origine du symbolisme zodiacal. Ils plaquent sur ce symbolisme un certain discours sur les saisons, sur les éléments, qui est totalement décalé. Il faut savoir que le  symbolisme du zodiaque à 12 signes et 12 mois  exprime la vie des sociétés au cours de l’année et non la dynamique de la Nature, même si les deux plans sont liés. Faute de quoi on ne comprend pas un  signe comme celui des Gémeaux. Que disent nos enseignants sur ce signe très problématique. Ils ne manquent pas de rappeler que ce signe est dominé par Mercure, ce qui est vrai  au regard du dispositif des domiciles –encore qu’il est également en Vierge dans ce cas mais la symbolique des Gémeaux est bien évidement vénusienne comme tout spécialiste du symbolisme vous le confirmera. (cf. les enfants de Vénus dans le Kalendrier des Bergers) On ne manque pas non plus de relier les Gémeaux à la maison III  alors qu’il s’agit là d’un rapprochement tardif   (sans parler du passage de 8 à 12 maisons) On se contente de nous dire  que « le signe  est représenté par deux

Adolescents jumeaux  Castor et Pollux  qui se tiennent par la main ». (p/ 128) alors qu’il s’agit bel et bien en réalité d’un « vrai » couple/ Nos auteurs se sont trop fiés à André Barbault qui a complétement occulté l’autre approche bien plus pertinente (dans son petit livre sur les Gémeaux) qu’il n’a même pas pris la peine de signaler. Avec les Gémeaux, on tombe dans les excès  d’une exégèse qui fait dire n’importe quoi au document ainsi commenté et on nous parle d’allégorie alors que le temps de ce signe est bien celui des Amours (cf. les  Très Riches Heures du Duc de Berry)

Que disent nos auteurs sur le Scorpion ? Là encore,  il n’y a rien d’évident et d’allant de soi dans ce

Symbole et il faut vraiment que les élèves soient de bonne composition pour gober de telles explications qui n’ont ni queue ni tête. Quel rapport d’ailleurs entre l’Eau et cet animal ?  Pas un mot sur la symbolique de l’Aigle !

En conclusion, nous dirons que  le projet de nous présenter une genèse de l’Astrologie n’aura guère été mené avec rigueur et que très tôt l’on nous a basculés de la diachronie dans la synchronie, de l’Histoire vers un apprentissage d’une langue, d’un « clavier ». La carence iconographique  est  édifiante et on ne trouve dans ce volume aucune reproduction des vignettes des 12 mois de l’année. On nous restitue une tradition exégétique extrêmement discutable.

En fait, il eut été infiniment plus sage de laisser complétement tomber la symbolique zodiacale  comme l’a fait sagement Jean-Pierre Nicola et de s’en tenir à la distribution des Eléments et des planètes entre les 12 signes mais  en laissant totalement de côté leur symbolisme propre car comment expliquer que le signe du verseau est un signe d’air. Cela aurait évité bien des contorsions ; Il eut suffi de déclarer que ce symbolisme est  un simple codage commode pour situer les astres dans le ciel et d’ailleurs usité par les astronomes/

Se lancer dans une prise en compte du symbolisme zodiacal était  casse-cou. Faut-il rappeler qu’André Barbault – l’oncle de Martien Batbault- a largement pris ses distances par rapport à un tel  symbolisme et que la parution des volumes sur le Zodiaque n’aura  été pour lui qu’un exercice, un jeu

et en fait un tremplin pour d’autres ouvrages qui paraitront aux mêmes éditions du Seuil au début des années 60 comme cela fut notre cas quand nous avons traité du Sagittaire (Ed Tchou) et dans  nos introductions pour la série chez Solar.  Barbault dès les années 50 avait compris que l’astrologie cyclique devait  laisser tomber toute prise en compte de la symbolique zodiacale, ce qui est particulièrement manifeste dans Les Astres et l’Histoire (1967) mais aussi dans son étude du cycle Saturne- Neptune.  On sait que l’astrologue ne saurait résister à toutes les sollicitations tant de la part des éditeurs que de sa clientèle mais il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie.

Ce syncrétisme qui  associe  de façon systémique les 12 signes, les 12 maisons, les planètes (et le système actuel est resté en chantier inachevé depuis 80 ans, et  n’a pas bougé depuis la découverte de Pluton.  On n’a pas de chapitre dans ce volume sur les maisons mais  il est plus que probable qu’à

Aucun moment  on ne s’y demandera si l’ordre des maisons tel qu’il nous est parvenu n’a pas été corrompu/

Que disent nos auteurs sur ces nouveaux astres ? (pp. 69 et seq) On note qu’ils n’évoquent à aucun moment  l’après Pluton et le fait que la « prophétie » d’une découverte de nouvelles planètes a le bec dans l’eau et on le sait d’autant plus depuis la parution en 2001 du dit  volume avec le déclassement du dit Pluton. On serait curieux de savoir comment l’AGAPE  traite de cette déconfiture. Autrement dit,  on reste sur sa faim tant concernant l’appréhension du passé de l’astrologie  qui laisse bien des zones d’ombre que celle de son avenir. Le chapitre introductif sur

« L’édification de l’astrologie » laisse fortement à désirer tout comme celui sur ‘L’évolution de l’Astrologie à travers l’Histoire

Pas un mot bien évidemment sur le rôle des étoiles fixes  royales qui appartiennent comme par hasard aux  constellations correspondant aux signes fixes sauf  dans le cas  de l’Aigle mais aussi de Fomalhaut qui est dans la  Constellation du Poisson Austral et non dans celle du Verseau

Ce qui  fait problème, pat dessus tout,  c’est l’idée que l’astrologie doit « évoluer ». Nous pensons bien plus tôt qu’elle  doit se ressourcer. Mais il est vrai que le passé est encore plus inaccessible pour le commun des mortels que le futur et que nous assistons là à une fuite en avant, et au spectacle d’une astrologie à la dérive. En esquivant   un vrai débat sur l’Astrologie, les auteurs en semblent  pas

avoir conscience  de  faire fuir des recrues d’un certain niveau et d’être en retrait par rapport au niveau des années soixante –soixante-dix/

 

 

JHB

12. 08 14

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

La renaissance de l’astrologie au début des années 70

Posté par nofim le 12 août 2014

Le cycle saturnien de 30 ans appliqué  à la vie astrologique (1970-2000)

par Jacques Halbronn

Il nous apparait qu’il puisse exister un cycle de 30 ans correspondant au passage

de Saturne sur l’étoile fixe Aldébaran et qui aura duré du début des années 70

jusqu’au début des années 2000. Nous voudrions illustrer cette approche au

prisme de la vie astrologique française (francophone).

Le début des années soixante-dix aura correspondu à une certaine renaissance

de l’astrologie mais il ne faut pas oublier que toute renaissance tend à s’essoufler

à mi-parcours  du cycle qui la sous-tend/ Il faut donc considérer qu’un basculement

s’est produit quand Saturne est passé d’Aldébaran à Antarés – ces deux étoiles

fixes royales constituant selon nous l’axe centrale de l’astrologie (cf notre Projet

de Colloque pour la fin 2014.

En 1971, Edgar Morin publie Le Retour des Astrologues aux Cahiers de l’Obs

(rééd. La croyance astrologique moderne, 1982)/ En 1975, près de 200 personnalités

du monde scientifique signent un « Manifeste des 186″ contre l’Astrologie. (cf la réaction

d’E. Teissier Ne brûlez pas la sorcière, Pauvert, 1976, pp. 151  et seq)

Mais il faut saluer en 1976 la parution dans la prestigieuse collection dirigée par

Luc Decaunes des Clefs pour l’Astrologie, dont Jacques Halbronn fut chargée avec

symboliquement  le fait qu’andré Barbault  dut renoncer à s’en occuper, ce qui

le fit publier son travail sous le titre « Connaissance de l’Astrologie » au Seuil, éditeur

qui avait déjà publié plusieurs de ses travaux. Mais le Seuil fera appel dès 1977

à Jean-Pierre Nicola  qui signe « Pour une astrologie moderne ». Il y a là comme

une transmission de relais qui caractérise un nouveau cycle. Dans le même sens,

il faut voir en 74 la parution par la polytechnicien Daniel Verney, chez Fayard,

des Fondements et Avenir de l’Astrologie et chez Hachette d’une Introduction

à la Nouvelle astrologie de l’Italienne Lisa Morpurgo, en cette même année.

ll est indiqué sur la 4e de couverture de ce dernier ouvrage « Jamais comme

aujourd’hui les horoscopes n’ont été (autant) consultés »

Citons aussi chez Jean Claude Lattés de l’Astrologie par Joelle de Gravelaine et Jacqueline

Aimé (première édition 1969) En 1976, Elizabeth Teissier (Astralement vôtre, émission

à la télévision qui fit polémique)  publie, on l’  a vu

« Ne brûlez pas la sorcière. Réponses à 25 questions sur l’Astrologie Préface de

Raymond Abellio.. Sur la 4e de couverture, on peut lire que l’astrologie  « est une de

ces sciences très anciennes que nous avons bien besoin de  redécouvrir pour qu’elles

nous aident à vivre et à mieux nous connaitre » . Il s’agit d’ouvrages qu entendent

renouveler  le positionnement de l’astrologie

alors que l’astronome  Paul Couderc propose encore en 1978, une nouvelle édition aux Pressses Universitaires de France de son Que Sais je sur l’Astrologie (première parution 1951)

En 1981, Solange de  Mailly Nesle est invitée par les éditions Fernand Nathan à publier

« L’astrologie. L’histoire, les symboles, le signes »

/On ne parle ici que d’éditeurs généralistes et non spécialisés dans l’ésotérisme comme Trédaniel,

les Ed traditionnelles, le Rocher, Dangles, Pardés, Dervy, Lanore ou des éditions

liées à des associations astrologiques.

A partir de 1980, l’on voit paraitre plusieurs collections sur les signes du Zodiaque,

chez Tchou, chez Solar  (avec  Ivan Othenin Girard  et à sa suite Jacques Halbronn) qui font pendant au succés de la formule dans les années cinquante, aux dites éditions du Seuil (dir. F. R. Bastide), aux éd. Radio Monte Carlo (avec Nicola), Tchou confiant à Michèle Curcio une collection de petits livrets

zodiacaux en paralléle à ses « Grands Livres ».

Parallélement,  la vie astrologique française  trouve un nouveau souffle à partir de

1974 avec Jacques Halbronn qui inaugure une ère des congrès qui sera relayée

dans les années 90 par Yves Lenoble dans la phase 2 du cycle de 30 ans. En 1979,

parait le Collectif  « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau » sous la direction

de Jacques Halbronn (Ed Albatros) En 1984,  Jacques Halbronn publie le Guide

de la Vie Astrologique (Ed Trédaniel) qui recense les astrologues et les rassemble non plus

seulement dans le cadre de congrès mais de répertoires professionnels. Ces réalisations

(congrès, guides) visent  à normaliser l’image des astrologues en montant que la

« vie astrologique » s’organise comme ailleurs..

Cette phase 2 correspond à un tassement de la dynamique de recherche. On observe que

les colloques de chercheurs cédent devant des colloques d’enseignement. C’est

dire que le déroulement du cycle correspond, à mi parcours,  à une certaine cristallisation du

savoir astrologique – voire à un cloisonnement-  et  à  un renfermement de l’astrologie dans un certain ghetto,

du fait même de la complexité  même du savoir ainsi institutionnalisé et qui demande

des années d’étude. On est loin des tentives d’ouverture vers un large public

tant au niveau de l’élite qu’à celui du grand public.

Au niveau universitaire, Jacques Halbronn soutient en Sorbonne une thèse de

doctorat « La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du

Moyen Age Espagnol  » (EPHE Ve  section Sciences Religieuses,  parue en 1985

Ed Arché, Milan sous le titre « Le monde juif et l’astrologie. Histoire d’un vieux

couple »).

Notre cycle de 30 ans, on peut le voir, assez nettement, passe par des phases

successives que l’on peut caractériser par un processus de déconstruction, de

reformulation s’achevant par une forme de stratification en phase 2 et de repli

sur un savoir qui devient de moins en moins accessible aux non astrologues alors

que la phase 1 visait à instaurer des passerelles entre le monde astrologique et

les autres approches.

A partir des années 2000,  un nouveau cycle de 30 ans s’amorce avec le repli

des activités d’enseignement et le renouveau de la recherche astrologique

incarné par le super-congrès de Jacques Halbronn en novembre 2004, intégralement

filmé et qui sera disponible sur Internet à partir de 2007. (TV Urania). La télévision

astrologique symbolise une nouvelle dynamique d’ouverture du « milieu » astrologique.

(lancement en 2008 de Teleprovidence puis en 2013 de la chaîne « Jacques Halbronn »

sur Youtube).

Sur le plan universitaire,  Jacques Halbronn soutient en 1999 une thèse d’Etat

« Le texte prophétique en Frane. Formation et fortune » (Paris X Nanterre-Ouest) et

en 2001, en Sorbonne,  Elizabeth Teissier une thèse de sociologie  (Ed Plon) sur

l’astrologie. En  2002, Jacques Halbronn est auditionné à l’EPHE pour la chaire des

Etudes Esotériques (précdent titulaire Antoine Faivre). En 2004, son article

Astrologie est réédité par l’Encyclopaedia Universalis et le Figaro.(première parution

1993) En 2007, Halbronn soutient en Sorbonne un post doctorat sur la critique

nostradamique au XVIIe siècle, autour du Dominicain Giffré de Réchac.

Une nouvelle série de Colloques se tient à l’initiative de Jacques Halbronn, à partir

de l’An 2000 (Frontières de l’Astroogie, avec un partenariat du CURA de Patrice

Guinard). A partir du grand congrès de 2004 se tiendra toute une série de rencontres

astrologiques dans un esprit de recherche et de débat, sous l’égide du MAU, qui seront

repris sur Internet.  Le colloque prévu fin 2014 est censé faire le point sur l’état

de la recherche et de la réflexion des 15 dernières années avec une mise à plat

de tout le savoir astrologique.

 

 

JHB

12. 08 14

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

André Barbault, années 50-60

Posté par nofim le 11 août 2014

 

André Barbault (né en 1921), la  trentaine et la quarantaine

par  Jacques  Halbronn

En 1955, André Barbault publie chez Grasset  une Défense

et Illustration de l’Astrologie. Grasset (qui avait publié Proust

et les Protocoles des Sages de Sion) avait publié les trois traités

astrologiques de Maurice Privat dans les années trente.

Jusque là Barbault n’avait publié qu’à compte d’auteur comme

il est indiqué dans la bibliographie placée en tête de l’ouvrage.

La collection dans laquelle parait la « Défense » se nomme

Correspondances et est dirigée par Raymond  Abellio et

un ouvrage de Paul Sérant y était déjà paru « Au seuil de

l’ésotérisme ». On est dans le ghetto des études ésotérique, d’une

certaine contre-culture. .

Barbault  est alors âgé de 33 ans (l’ouvrage parait en juin et

il est né en octobre). Il est indiqué sur la page de garde

qu’il est « vice-président du Centre International d’Astrologie ».

Les années 53-54 ont été assez fécondes. Il y a eu le Congrès

International d’Astrologie, au Palais de la Mutualité pendant

les fêtes de fin d’année 53 dont il sera un des animateurs. Avec

Claire Santagostini, il  publie un cours ronéoté dont il

s’inspirera pour certains chapitres de sa « Défense » (cf infra).

-L’Astrologie en liaison avec les typologies- et il a dirigé

trois collectifs avec des membres du CIA: Soleil-Lune,

Jupiter-Saturne et (avec Jean Carteret) Uranus-Neptune.

Barbault en  54 occupe une place centrale dans le milieu

astrologique français puisqu’il vient d’être élu Président

de la Fédération Française d’Astrologie qui associe

notamment le CIA et le Collége Astrologique de France,

dont le fondateur Néroman vient de mourir;

Barbault y fait référence (Défense, p.  52):

« Actuellement, une tentative de  groupement de tout le

mouvement  astrologique français est poursuivie sous

l’égide  d’une « Fédération  Française d’Astrologie » laquelle

a tenu un congrès à Strasbourg, où fut envisagé  la  création d’une

Fédération Internationale d’Astrologie » Barbault

dirige la revue Astrologie Moderne qui est l’organe du CIA.

Dans la foulée, Barbault publiera en 57 aux  Editions du

Seuil avec les membres du CIA douze volumes sur les signes

du Zodiaque. Notons qu’Armand Barbault, son frère aîné

avait joué un rôle important dans les premières années

du CIA, à la fin des années 40…En 1958, un accord entre le

CIA et les Cahiers Astrologiques se met en place et qui

confère à l’association un organe de qualité pendant dix ans. En

68, le CIA publié la revue L’Astrologue avec un partenariat

avec les Editions Traditionnelles, sous la direction du dit

André Barbault. Mais cette même année 68 est aussi

celle de la crise déclenchée par Astroflash et Barbault

quitte sa « vice-présidence » et la revue L’Astrologue se sépare

du CIA, Barbault restant à sa tête…

Ajoutons que les années soixante voient Barbault publier

au Seuil   De la psychanalyse à l’Astrologie et le Traité

Pratique d’Astrologie, Albin Michel sa « Crise mondiale de 1965″

(dans la collection « Aujourd »hui » et Jean-Jacques Pauvert

« Les Astres et l’Histoire » (1967). Nous sommes donc là

face à une période assez glorieuse qui va de 1953 à 1968, sur

une quinzaine d’années. En  Mai 68, Barbault est âgé de 46

ans. Son point faible, ses activités ne dépassent pas le cadre

d’un certain milieu assez marginal si ce n’est qu’il touche un

large public avec les signes du Zodiaque et  Astroflash, soit

l’interprétation des thèmes par ordinateur.

Examinons le contenu de cette Défense et Illustration

de l’Astrologie qui est l’occasion de présenter et de

représenter l’astrologie. Cet ouvrage est marqué par deux

parutions : le Que Sais-je sur l’astrologie de l’astronome Paul

Couderc (PUF, 1951 , collection dirigée par Paul Angoulvent)

et l’Influence des Astres du statisticien  Michel Gauquelin

(Ed du Dauphin 1955), campé comme un adversaire converti.

1955, c’était il y  a soixante ans…

En tant qu’historien des textes astrologiques, on nous

excusera de nous interroger sur les sources de cette

Défense.   E, 1976, aux Ed. Traditionnelles,

Claire Santagostini  éditera sous le titre « Initiation à

l’Astrologie Globale » un cours donné « pendant l’hiver

1953-1954″ (Préface p.. 7) et qui comporte notamment

(pp. 10  et seq « la morphologie planétaire ») un développement

très proche de celui de la Défense (« la morpho-psychologie,

pp.149  et seq) Dans les deux cas, il est fait référence à

Maurice Munzinger et on y trouve notamment à peu

près les mêmes tableaux, les mêmes schémas » (dont

certains seront repris dans le Traité Pratique de Barbault

en 1962)

On notera en particulier des convergences sur les Ages de

la Vie (que l’on retrouvera aussi, en 1964, chez Jean-Pierre Nicola,

sous le nom de « théorie des Ages »):

Santagostini  (pp 15 et seq):

« La trajectoire de l’existence ou les Ages de la Vie »

« La trajectoire des âges de la vie et l’ordre traditionnel

des planétes.

« L’ordre des planétes  correspondant

à la succession des âges de la  vie n’est pas arbitraire. Cet

ordre est en accord  à la fois avec la tradition astrologique et

avec la  réalité astronomique des différentes vitesses de

révolution des planètes ou de la durée de leur cycle, en

commençant par la plus rapide, la Lune ( 27 à 29 jours

autour de la Terre ) et en terminant par la plus lente : Saturne

(29 ans)  »

André Barbault  (pp. 155  et seq)

« Les âges de la vie ».

« Plaçons-nous maintenant au point de vue du

déroulement des âges de la vie :nou ne ferons que suivre

ici l’ordre  traditionnel et  astronomique (vitesse des

planétes).  Les premiers âges, Terre et Lune, sont sous

l’effet statique du froid (…) et le dernier Saturne

sous l’effet du désséchement et du refroidissement »

du desséchement »

Le passage de Barbault sur les Aspects (pp. 129 et seq)

appelle un commentaire de notre part:

« Réparties autour de la sphère du ciel, les planétes forment

une constellation qui change continuellement  et ne se

renouvelle jamais.  Cette constellation est surtout

caractérisée  par des rapports  précis entre certaines

planétes d’une part, entre planétes  et axes terrestres

d’autre part (…) Le principe de l’aspect  se dégage de la

notion de « conjonction » (-…) Les deux astres  sont alors

« fondus » en un tout  »

Du point de vue de l’astrologie de 2014, nous ferons les

observations suivantes qui expliquent selon nous que

l’astrologie  ainsi présentée n »était pas viable .

1  insister sur le fait que la « constellation » formée par les

astres du ciel ne se retrouve jamais nous apparait comme

une vérité au regard de l’astronomie mais comme une

approche suicidaire pour l’astrologie laquelle a tout

intérêt à montrer au contraire l’importance de la

répétition de la même cyclicité au cours des siècles..

2  Barbault fait totalement l’impasse sur les étoiles fixes et

n’envisage  à aucun moment des aspects entre planétes et

étoiles fixes

3  Barbault parle des « mélanges » entre planétes alors

que les planétes sont des entités autonomes qui ne

se mélangent pas et dont la course en revanche est

balisée par leurs aspects avec les étoiles fixes, qui sont

des points neutres,  tout comme

le soleil indiquant un signe n’intervient pas en tant

qu’entité porteuse d’une signification spécifique mais

comme un vecteur astronomique…

C’est dans la Défense, que l’on trouve mise en avant 1989

et le cycle Saturne-Neptune (p. 189) « A la conjonction

de 1952-1953,  Saturne meurt  et l’URSS est en pleine

métamorphose : elle engage  un nouveau cycle  qui la

conduit à l’échéance capitale de  1989″

Le hic, c’est que Barbault va par la suite s’intéresser de

très près au trigone Saturne-Neptune et en 1963, huit ans

plus tard, il publie « 1964. La crise mondiale de 1965″:

« La pendule de Moscou sonne l’heure du trigone Saturne

-Neptune qui va être exact  entre juin 1965 et novembre 1966

(…) Trente cinq ans plus tôt  (1929) c’était l’heure du plan

quinquennal qui lançait l’URSS  sur le chemin de la grande

expansion économique : un hasard (…) veut que le plan

quinquennal des Soviétiques ait échéance en 1965 (…) En 1965,

l’URSS entre à coup sûr dans la phase d’un grand essor

économique (.) Ce qui est   surtout frappant, c’est le contraste

que produit la simultanéité de l’opposition Saturne-Uranus

et du trigone Saturne-Neptune (.) Que les Russes soient à la

tête   de la course à l’espace est symbolique  du proche

avénement de l’URSs en tant que leader du monde (..) Tout

donne à penser, finalement, qu’arrivée à l’opposition

[Saturne-Neptune, à  18  ans de la conjonction] de 1971-72,

l’URSS vivra un tempsde dépassement en ayant « doublé »

les USA et un temps de déclin en étant doublée par la Chine

à la tête du mouvement révolutionnaire mondial ». Tout cela

relativise beaucoup l’échéance de 1989 car à entendre

Barbault, tout aurait du se jouer  dès 1965, au trigone..

Que s’est-il passé?  Barbault  aura voulu baliser le cycle

Saturne-Neptune et ne pas s’en tenir à une conjonction tous

les 36 ans. Il a eu l’impression que l’Histoire se précipitait et

n’a pas voulu être prise de vitesse. Il s’est donc reporté sur

le tiers du cycle de 36 ans, ce qui donne 12 ans, ce qui

permettait de gagner 24 ans  et donc de « tenir » 65 sans

avoir à attendre 89 et ce d’autant plus que 1965 est aussi

l’année de la conjonction « américaine » Saturne-Uranus.

Quelques commentaires: l’importance accordée au trigone

comme aspect bénéfique fait en soi probléme, même si

elle est traditionnelle. Que nous dit Barbault sur les « bons »

et « mauvais » aspects dans sa Défense de 1955?  Revenons à

son développement sur le sujet : « Il existe des  aspects

harmoniques (sextile 60°, trigone 120°) Ces aspects

permettent un heureux accomplissement  (…) En revanche,

il existe des aspects  dissonants » (90° 180°)(pp. 129-30)

Ce rendez-vous pour 1965 était un peu un « quitte ou double »

et l’astrologie ne pouvait passer à côté d’une telle

opportunité.  Et du coup l’échéance de 1989  apparaissait

comme beacoup trop lointaine. Barbault se souvenait

des mésaventures de certains astrologues à la veille

de la Seconde Guerre Mondiale – comme Léon Lasson- qui

avaient manqué une proche échéance en raison de la

fixation de dates trop tardives. Il ne fallait pas qu’une

telle mésaventure se reproduisît!

Dès ‘l’échec de 1965, Barbault allait revoir sa copie et en 1967,

on l’ a dit il publie « Les astres et l’Histoire » qui fonctionnent

sur une autre base que l’on peut qualifier de « globale ». Il

ne s’agit plus d’assigner une conjonction à un pays donné mais

de considérer  l’équilibre mondial dans son ensemble,  sous

la forme de toutes les conjonctions se formant entre les

cinq planétes les plus lentes: Jupiter- Saturne-Uranus-

Neptune-Pluton. Mais cette fois Barbault se donne du

temps. La conjonction Saturne-Neptune n’est plus

qu’une configuration parmi tant d’autres et l’échéance

cruciale est reportée à la décennie  80.  Barbault a renoncé

à jouer avec une actualité trop chaude et prend le risque

d’être pris de court.  Les années 70  à l’horizon

semblent dès lors être marquées par une certaine « détente »,

du fait que les conjonctions se raréfient.  Etrangement, cette

détente est marquée, selon Barbault, ar des oppositions devenues entre

temps des aspects de relâchement de tension. C’est dire

que Barbault est disposé à remettre en question certains

dogmes traditionnels.

Nous n’épiloguerons pas sur la façon dont Barbault aura

vécu les années 70-80. On dira que ce fut une période

éprouvante à  plus d’un titre qui se conclura par  la réussite

de son pronostic pour 1989 si ce n’est que ce n’est pas

le succés de l’URSS qui est au rendez-vous mais son

ébranlement. Mais les astrologues ne retiendront que deux

mots:  la date et le lieu.

 

JHB

11  08 14

 

 

 

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Les dialectiques zodiacales

Posté par nofim le 10 août 2014

Réflexions sur les polarités zodiacales et la précession

des équinoxes;

par  Jacques  Halbronn

Les astrologues ont coutume de relier le Zodiaque au

cycle des saisons mais en réalité, ils se contentent le plus

souvent  de plaquer une quelconque cyclicité sur les symboles

zodiacaux  plutôt que de s’intéresser directement aux dits

symboles et pour cause. On peut raisonnablement douter de la

cohérence  et des raisons de leur succession.

Nous nous intéresserons ici à la mise en évidence d’un axe

symbolique qui ne nous semble pas avoir été signalé

jusqu’à présent du fait du désordre que nous signalions.

Cet axe nous est apparu lors d’une récente étude concernant

les vignettes des douze mois de l’année, dans le Kalendrier

des Bergers qui est selon nous,  en rapport avec une tradition

bien plus ancienne à la source même des symboles zodiacaux.

Nous mettrons donc en paralléle la scéne de la tonte des

moutons et celle du dépeçage du porc, placées l’une au

printemps,l’autre en  automne.On peut y voir une sorte

d’ouroboros.

L’opposition serait selon nous la suvante: dans le premier

cas, l’animal donne quelque chose sans en mourir et dans

l’autre il perd la vie dans l’opération. Les hommes auraient

ainsi deux types de rapports avec les animaux domestiques et ce

alternativement.

D’un côté, on a des animaux qui nous livrent leur toison

(mouton), leurs oeufs (volaille) et de l’autre des animaux

qui nous livrent leur chair (boeuf, porc), .Les uns donnent plus

d’eux-mêmes que les autres.

Il y aurait donc selon nous une opposition radicale entre

le mouton et le boeuf alors que la tradition zodiacales les

associe dans un même cadre, celui du printemps. Nous avons

expliqué cette anomalie par le fait que nous avons affaire ici

à deux zodiaques qui ne fonctionnenet pas de la même façon.

L’un est construit à partir du point vernal et donc n’est pas

tributaire de la précession des équinnoxes alors que l’autre

est constitué à parir d’une certaine étoile fixe laquelle dépend

de la dite précession. Cela expliquerait pourquoi le boeuf

aurait fini par cotoyer le bélier, en parcourant tout un

diamétre, ce qui correspond à  douze mille ans environ, la

moitié de 25920 ans, grosso modo. A contrario, l’oiseau
(l’aigle du tétramorphe) serait passé du printemps à

l’automne et donc serait lui aussi en décalage par rapport

aux animaux qui sont abattus.. Pour nous, l’oiseau nous donne

ses oeufs mais non son corps, ce qui le rapproche du mouton

avec sa laine dont la perte ne menace pas son intégrité

physique..

Il s’agit là de considérations qui ne relévent pas de

l’astrologie mais du cycle saisonnier tel qu’il est vécu

par les sociétés humaines et qui a servi aux astronomes pour

situer les astres dans le ciel les uns par rapport aux autres.

Quand on étudie le Tetrabiblos, aux Livres III et IV

on observe que les planétes sont associées aux significations des dieux dont ils sont

la demeure (on disait autrefois l’étoile de tel ou tel Dieu). On

a même un développement sur la Lune directement ancré

sur les significations zodiacales (Ch IV De l’action) :

« Mais si la Lune regarde (aspecte) ceux qui dominent

l’action lorsqu’elle sort de sa conjonction avec le Soleil et

qu’elle est avec Mercure au Taureau, au Capricorne et dans le

Cancer, elle fera les poétes, les prétres et ceux qui

prophétisent par le moyen d’un bassin plein d’eau. Mais au

Sagittaire et aux Poissons, elle fait ceux qui prophétisent par

le discours qu’ils ont avec les morts et les démons. Et à la

Vierge et au Scorpion, les magiciens, les astrologues qui

disent les choses cachées et qui prédisent les futures. A la

Balance, au Bélier et au Lion, ceux qui sont divinement

inspirés, les faiseurs de songes et ceux qui conjurent les

esprits » (trad. N. Bourdin, p. 206  Ed  Culture, Arts, Loisirs,   1974)

Il nous semble que nous avons dans les deux derniers livres

de la Tétrabible une présentation de l’astrologie qui

diffère singulièrement de celle du Premier- le plus souvent

cité-  qui semblait vouloir se démarquer  de toute forme

de symbolisme.  Il n’est pas indifférent de noter que c’est

avec la Lune que l’accent est le plus fortement mis sur la

symbolique zodiacale, ce qui tient probablement au fait

d’une astrologie lunaire axée sur le passage de la Lune dans

les différents signes, eux-mêmes associés à des divinités.

(cf Manilius)

Revenons sur le cas du taureau qui est bien représenté comme

un animal de sacrifice comme le rappelle Marguerite

Mertens Stiénon (L’Occultisme du Zodiaque, Ed. Adyar

1939): « Nous pouvons   saisir clairement la signification

du  taureau  égorgé par Mithra »,  le « corps du  taureau immolé »

(p 75), que ‘ l’on retrouve dans la corrida.

Le zodiaque automnal est marqué par le « fer » qui tue : c’est

le Sagittaire avec son arc, et selon Volguine, le scorpion

désignerait aussi l’archer (sagitarius).  A la fin de l’Eté,

c’est le moment de l’abattage des bêtes, de leur

« crucifixion »  quand on se prépare à les dépecer, scéne qui

s’oppose à celle, plus pastorale, du mouton dont le fer ne

menace que la toison laquelle est vouée à repousser (à

l’instar des plantes que l’on consomme). Au printemps, le

mal n’existe pas car  rien n’y est irréparable puisque cela

répousse, puisque les poules pondent quotidiennement. En

revanche, à l’automne, c’est le capital et non les intérêts

qui sont  en jeu et la responsabilité pése plus lourd.

 

JHB

10 08  14

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, DIETETIQUE, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

L’astrologie écartelée entre le 12, le 7 et le 4.

Posté par nofim le 8 août 2014

 

 

L’astrologie des 4 étoiles fixes  royales  écartelée entre les 12 mois de l’année et les  cinq planétes plus les luminaires

Par  Jacques  Halbronn

 

La lecture des deux ouvrages du Britannique William Tucker, traduits en français, nous inspire des réflexions  sur l’influence des 12 mois de l’année comme une des matrices principales de l’astrologie.

Selon  Tucker,  avant Ptolémée, on  ne distinguait que 11 constellations, celle de la  Balance aurait été  prise sur une partie de celle du Scorpion.

Le fait que nous pensions que l’important était la rencontre de Saturne avec  quatre étoiles fixes royales n’est nullement affecté par  la question de la précession des équinoxes ou par celle du découpage du Zodiaque, c’est-à-dire de la « piste » sur laquelle circulent tous les  astres du système  solaire.

Nous pensons qu’il y eut diverses tentatives pour aligner l’ensemble du savoir astrologique sur les 12 mois de l’année, ne serait-ce qu’analogiquement. C’est ainsi que l’on voulut que la piste zodiacale sur laquelle passait le septénaire fut divisée en 12, d’où l’ajout de la constellation de la Balance.

Tucker écrit à ce sujet :

« Le Zodiaque  ne comptait que  onze signes,  chiffre que Ptolémée fit passer à douze en scindant

en deux le septième signe  dont il nomma la première moitié  « Les Pinces » (du Scorpion). Dans

la Paraphrase  en grec de Proclus on trouve le mot  (…) qui veut dire « Pinces » et dans la traduction

latine du Tetrabiblos celui de Chelae, dont la signification est la même. » (cf.  1981 p 51  L’astrologie de Ptolémée Ed  Payot  ( Ptolemaic Astrology 196)).

Ailleurs, Tucker (cf. Tucker Principes d’astrologie scientifique,  Payot  1939, pp. 19 et seq) note que « les Anciens écrivains comme Eudoxe, Eratosthène et Hipparque ne mentionnaient que onze signes du zodiaque. (…)Ptolémée lui-même ne parle du signe que nous appelons  Libra (la Balance) que comme les « Pinces du Scorpion ».  La première mention de Libra se trouve dans les écrits de Geminus et de Varron et désigne l’équinoxe d’automne ; son nom s’explique de lui-même par  l’égalité des  jours et des nuits à cette époque de l’année. La consécration officielle  lui fut donnée par Sosigéne  d’Alexandrie qui l’introduisit  dans le calendrier Julien

Selon nous, ce que Tucker ne signale pas assez, ce sont les étoiles fixes –et notamment les Royales- qui intéressent les astrologues et non les constellations ou les signes, si ce n’est à des fins de localisation tout comme d’ailleurs les aspects qui permettaient d’indiquer l’écart entre une planète  mobile et une étoile fixe dont la dite planète se rapprochait ou s’éloignait. (cf. aussi Tucker, Principes d’astrologie, op. cit p. 40)

Tucker  aborde certes la question des « fixes » (L’Astrologie de Ptolémée op  cité pp 51 et seq) mais dans le cadre des constellations alors que les dites étoiles  n’en dépendent qu’accessoirement. Il ne signale pas  que dans la Tétrabible, il n’y a aucun lien entre les signes et les 4 Eléments, même si l’on parle des « triplicités ». (pp/ 70  et seq)

On ne s’étonnera pas que l’ajout se soit produit à cet endroit du ciel si l’on accepte l’idée selon laquelle c’était là le commencement du Zodiaque, le mot même de balance évoquant pour nous l’Ouroboros. Les  Juifs célèbrent le début de l’année en septembre. Mais on notera que le lien balance-équinoxe vaut aussi  en principe pour le bélier.

Tout le travail de Ptolémée aura consisté à  articuler le savoir astrologique sur le 12 car la division en  12 constellations n’est intéressante qu’au regard de l’astrologie et non de l’astronomie. C’est ainsi que dans la Tétrabible il  dédoubla les domiciles pour qu’il y ait pour chaque signe une planète assignée. On sait que par ailleurs, on passera de 8 à 12 maisons de l’horoscope.(calculées à partir de l’Ascendant) Selon nous,  le septénaire a fort bien d’abord fonctionné sur une division en 8 et non pas en 12.

Mais comme le note Tucker, le fait de s’intéresser au Zodiaque, inspiré d’ailleurs de la symbolique des mois de l’année, donc des saisons directement ou indirectement, ne signifie pas pour autant que l’astrologie devait  accorder quelque importance  à la dite symbolique  au niveau de l’interprétation.

En tout état de cause,  ces diverses  divisions d’un cercle en un certain nombre de secteurs (ou maisons)- tant au niveau de la journée (ascendant/descendant)  que du mois (lune) ou de l’année-(soleil) ne faisaient qu’indiquer une progression du cycle mais nullement une influence de ces secteurs par eux-mêmes.

Que nous dit Rupert Gleadow un autre  historien anglais également  traduit en français (Stock) dans ses Origines du Zodiaque ? (The Origin of  the Zodiac  1969)  L’auteur traite largement des 12 dieux, dont le lien avec les 12 mois nous semble tout à fait évident. (cf. aussi les 12 tribus d’Israël  voir le Monde Juif et l’Astrologie  Ed Arché 1985)  Ces auteurs n’insistent pas assez sur  le passage des dieux aux planètes, phénomène d’autant plus délicat que le nombre de dieux dépasse très largement celui des planètes. On note que des 6 déesses, seule Vénus (et la Lune)  donnent leurs noms à des planètes, du moins jusqu’au début du XIXe siècle de notre ère, par le zèle des astronomes  modernes.

On a donc deux processus qui pèsent  chacun de leurs côté sur la formulation de l’astrologie : deux « faits » : d’une part les 12 rencontres  de la lune avec le soleil   sur un an  et de l’autre cinq planètes s’ajoutant aux luminaires, ce qui donne le Septénaire.  L’astrologie se trouve ainsi écartelée entre ces deux  séries, ce qu’illustre bien la Tétrabible avec ses doubles domiciles (Livre premier). En réalité, l’astrologie n’a que faire de ces deux séries, du moins en son origine. Elle s’articule sur le passage des luminaires sur les 4 étoiles fixes royales, qui divisent le cycle solaire en 4 avant même que l’on s’intéresse aux 4 saisons. On peut dire que c’est ce « fait » là qui compte principalement et non le nombre de mois ou de planètes. Mais à l’évidence, cette  première astrologie va  se disloquer. Ce fait là n’est au départ aucunement lié aux saisons. Il apparaissait comme une structure en soi qui permettait de baliser tout cycle de planètes ou de luminaires, de par sa fixité même. Mais par la suite, le fait d’avoir donné à ces 4 étoiles  les noms  que l’on connait sous le terme de « tétramorphe »  (taureau, lion, homme, aigle) correspondit à la réalité saisonnière de l’hémisphère nord. A ce moment-là   l’étoile qui correspondait au printemps fut appelée Aigle et celle en face qui correspondait à l’automne fut appelée Taureau.  Selon nous l’Aigle symbolise en effet le printemps, l’envol de la Nature et le Taureau l’animal de sacrifice que l’on tue à l’automne (tout comme le porc ) Le fait qu’actuellement  l’Aigle qui est rapproché d’une autre constellation, celle du Scorpion, corresponde à l’automne, nous indiquerait que  12000 ans se sont écoulés, soit la moitié du cycle de précession des équinoxes. (25920 ans).  On note par ailleurs que le Scorpion et la Balance (cf. supra) ont remplacé  l’Aigle. Volguine explique (Le symbolisme de l’aigle) ce phénomène  en rappelant que l’Archer était comparé à un « scorpion » du fait du dard de ses flèches, notion que l’on retrouve dans le signe suivant du Sagittaire. Cette  région du zodiaque est  la seul e qui soit marquée par des armes vouée à tuer. Cela fait penser à Héraclès qui fit grand usage  de l’arc, y compris dans le « travail » lié aux Oiseaux du Lac de Stymphale où il se serait servi de cymbales pour  faire s’envoler les dits oiseaux. C’est dire que le Zodiaque sur le plan de son symbolisme est depuis longtemps corrompu. ayant perdu l’Aigle entre autres. Il existe en  fait deux zodiaques, l’un qui  reste lié au cycle saisonnier à 12 secteurs et l’autre qui s’est figé et est décalé de 12000 ans à 4 étoiles. Mais ce décalage n’est d’aucune incidence sur la pratique astrologique telle que nous la concevons puisque chacun des cycles de 7 ans est identique dans son processus, qu’il soit lié à l’une ou l’autre des 4 étoiles fixes royales. (de par la conjonction de Saturne, octave supérieure de la Lune).

Selon nous,  le zodiaque tel que nous le connaissons a dû être

mis en place  à une période relativement tardive, d’où un

Ayanamsa d’environ 24° par rappor au point vernal.  Mais

il existait déjà une structure bien plus ancienne  correspondant

aux 4 étoiles fixes qui  correspondait  à un  cycle saisonnier

qui avait eu le temps de s’inverser. Le Zodiaque tel que

nous le connaissons est un mélange de ces deux séries.

On lit chez Gleadow  (reprenant probablement Cyril Fagan)

un passage étonnant sur les  quatre

étoiles fixes royales: l’auteur cite Aldébaran, Antarés,

Régulus mais propose Spica au lieu de Fomalhaut! Ce qui ne

permet aucunement de former un quadrilatère comportant

des côtés à peu près égaux, la constellation de la Vierge faisant

suite à celles du Lion.  Rappelons ce que dit Marguerite  Mertens Stienon dans

l’Occultisme du Zodiaque( ed Adyar 1939, pp/ 43 et seq; Rééed) et qui n’est pas assez

signalé dans les traités astrologiques actuels : Le « quaternaire primitif est représenté aux

cieux par les quatre étoiles dites royales  (…) placées dans les quatre signes fixes du

Zodiaque » . Mais étrangement,  l’auteur ne relie pes ces 4 signes fixes avec les « êtres

vivants » du Livre d’Ezéchiel qui comporte l’aigle et non le Scorpion. On a bien là

la preuve de l’existence de deux dispositifs qui sont en interférence.

 

 

 

JHB

08. 08 14

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Nos perceptions subconscientes de l’autre

Posté par nofim le 8 août 2014

 

Réflexions sur les critères du racisme

Par  Jacques  Halbronn

 

La façon dont nous percevons le monde, les autres reste largement un mystère, notamment en ce qui concerne le subconscient et l’inconscient collectif. Ce que nous en percevons pourrait n’être que le sommet de l’iceberg et c’est pour cette raison qu’une partie de ce que nous percevons est nié par la Science car nos discours restent excessivement pauvres par rapport à ce qui se joue en profondeur

(cf. le film « Lucy » sur le développement du cerveau).

Si l’astrologie nous interpelle quant  à notre réelle aptitude à capter certains signaux cosmiques  qui agissent sans que nous en soyons conscients  au niveau de quelque observation astronomique du Ciel,  cela vaut aussi pour notre perception des  êtres humains en général  qu’il s’agisse de sexe, de race,  d’intelligence etc. Il est aisé d’ironiser sur  ce que nous en disons et qui est  en général  très décalé par rapport à nos perceptions subconscientes.  Nous disons et nous faisons des choses sans que nous puissions pleinement nous en justifier ou si l’on préfère, comme des personnes sous hypnose, nous ne donnons pas les vraies explications qui sous-tendent  nos attitudes,  nos

comportements parce que nous n’avons pas prise sur elles.

Dans le cas de la prise en compte des différences raciales, on est généralement porté à mettre en avant la couleur de la peau mais est-ce vraiment cela qui  nous affecte ?  Selon nous, la forme du visage, la configuration des traits est plus déterminante. Il  y a des faciès qui ne disparaissent pas quand bien même la couleur  ne correspond pas à la norme. On pense notamment aux métissages.

Le visage « négroïde » n’exige pas le noir et le fait que diverses personnes soient « blanches «  ne

signifie pas que nous les percevions comme semblables.

On pense notamment aux Juifs et aux Arabes qui sont « blancs », si on les compare à des asiatiques, à des « blacks » mais est-ce pour autant que certaines différences, qui ne se réduisent pa s à des

particularismes religieux, n’interviennent pas dans notre perception de nos « congénères ». ?

Il y aurait  notamment à chercher  au niveau de la forme du nez,  au dessin des narines en rappelant

que le nez est un organe respiratoire majeur et qu’il peut avoir été marqué, au niveau de la phylogénèse (et non de l’ontogénèse !) par  le climat, la météorologie, l’environnement.

Selon nous il y a des signes visuels qui ne sont pas captés consciemment mais qui nous permettent

de savoir que nous avons affaire à une « famille » humaine différente.  Toute la question consiste à  prendre conscience des facteurs susceptibles de jouer dans notre « intelligence » de ceux que nous

côtoyons. Cela vaut aussi pour  discerner un certain type de comportement chez les gens que nous côtoyons et donc de prévoir, la prévision étant ce qui permet  d’éviter une perte de  temps quand on peut conclure vite et non au bout  d’une période plus ou moins longue de tâtonnements et d’expériences que l’on aurait pu éviter, si l’on avait été mieux inspirés.

On pourrait donc parler d’une physiognomonie plus ou moins subconsciente qui nous fait éliminer certains « physiques » et notamment  en ce qui  concerne le critère nasal. (cf la morphopsychologie de Corman)

Avant l’Eté  1967, nous n’avions pas vu de nombreux juifs réunis  mais lors de notre premier voyage en  Israël, au lendemain de la Guerre des Six Jours , nous avions commencé à percevoir certaines

particularités physiques concernant la forme du lobe de l’oreille. Nous avions ainsi esquissé une théorie selon laquelle les Juifs, en régle général, n’avaient pas de  lobes qui séparaient l’oreille du reste du visage. Par la suite,  quand nous nous sommes lancés- à la même époque en fait- dans l’Astrologie, nous tentions de déterminer le signe (ascendant) par le physique des personnes.

Actuellement,  nous réfléchissons ce qui nous  permet de distinguer physiquement  un Juif d’un Arabe et cela ne saurait être la couleur de la peau et pourtant  le plus souvent  on ne se trompe pas à ce sujet. La piste « nasale » nous parait intéressante. Non pas tant le nez vu d’en haut mais le nez vu d’en bas, par en dessous en quelque sorte, la forme, le « tissu » interne  des narines  nous semble être une source fiable d’appréciation et nous pensons que cette perception reste le plus souvent

subconsciente/

 

 

 

 

JHB

08/ 08 14

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L’Allemagne et la réforme de l’astrologie de Kepler à Brunhübner

Posté par nofim le 7 août 2014

Les  astronomes  et la  réforme de l’astrologie en Allemagne  de Kepler à  Brunhübner  (1618-1937)

par  Jacques  Halbronn

 

Quelles sont les causes des réformes de l’astrologie? Sont-elles

internes ou externes? Nous prendrons deux exemples

distants de 300 ans environ l’un de l’autre, celui

Johannes Kepler et celui  de  F. Brunhübner.

Kepler (cf Gérard Simon,  Kepler astrologue astronome, Ed Gallimard 1979) est crédité à juste titre d’avoir  utilisé des aspects comme le semi-sextile, le quintile et le biquintile comme il apparait dans

son « Neu und Alter Schreib Calender » pour 1618; paru à Linz. (cf fac simile  in   Gesasmmelte Werke  Band XI, 2,    Muncich 1993). On note un absent de marque à  savoir le’ quinconce alors que le dodectile (ou semi-sextile) qui en est le complément (30° + 150°= 180°)  On les désigne sous le terme

d’aspects mineurs. En revanche, il n’y est question ni de semi-carré, ni de sesqui-carré. (45° + 135°)

alors que le semi-carré est la division en 8 de 360° tout comme le quintile est la division en 5 (72° et 144° pour le bi-quintile).

Nous pensons avoir trouvé la clef du système des aspects selon

Kepler et de fait nous nous sommes faits une spécialité de

déterminer  la rationalité des divers dispositifs (cf nos

Mathématiques Divinatoires). En fait,  quand bien même nous

n’avons pu trouver de confirmation, cela nous semble aller

sous le sens. Kepler aura voulu qu’il y ait autant d’aspects que

de planétes et que chaque planéte ait « son » aspect. Il a

pris une série – au niveau de la division du cercle-

2-2,5-3  et en divisant par 2 cela donne   4-5-6 plus un septiéme

aspect qui est la division en 2  du 6 ce qui donne  12 . On

retrouve ainsi les aspects suivants   180-144- 120 puis

90-72- 60   et enfin 30. On ignore selon quel argument tel

aspect pourrait être associé à telle planéte mais de même

qu’il y a des planétes « bénéfiques »  (Vénus -Jupiter) ou fortunes

et d’autres « maléfiques » ou infortunes (Mars-Saturne), ce qui

a joué aussi sur les « bonnes » et « mauvaises  » maisons selon

le dispositif des « joies » (V et XI, positives (associées à Vénus

et Jupiter respectivement), VI et XII, négatives

associées respectivement  à Mars et Saturne). Or, on considére

traditionnellement  que le carré et l’opposition sont « dissonants)

et le trigone et le sextile sont « harmoniques », on peut donc

penser que le quintile et le biquintile sont  » neutres » un peu

à la façon de Mercure.

Se limitant à 7, Kepler n’avait pas besoin de plus d’aspects

quand bien même pouvait-on en concevoir d’autres .

Cette recherche autour des aspects témoigne en tout état de cause d’une certaine insatisfaction par rapport à l’outil astrologique comme s’il lui manquait quelque chose mais quoi? That is the question! L’Histoire de l’astrologie ne se comprend pas si l’on n’a pas conscience

de certains manques à pallier.  Cela peut sembler étrange au premier abord tant on sait  qu’il existe toutes sortes de moyens à la disposition de l’astrologue pour expliquer les choses/ D’ailleurs on notera que de nos jours, les astrologues ne se plaignent guère des

lacune de l’astrologie/ Il est vrai qu’entre temps ils ont été gâtés par les astronomes qui leur ont donné du grain à moudre avec leurs

nouvelles planétes mais même au début du XXe siècle, les astrologues allemands n’ont pas hésité à supposer l’existence de

planétes « hypothétiques » (Ecole « Uranus » de Hambourg) ou encore de mi-points à égale distance entre deux astres.

Mais Kepler entendait une astrologie délestée de ses diverses subdivisions (signes, maisons) et en cela il nous semble qu’il était dans la

ligne d’un Ptolémée qui provilégiait les combinaisons entre planétes. Mais dans la Tétrabible, les « aspects » se limitaient à des ententes entre signes et non à des degrés comme chez Kepler

Dans ce même document pour 1618 (il  y a donc environ 400 ans), Kepler considére 4 lunes différentes avec 4 icones différents : la nouvelle lune, le premier quartier, la pleine lune et  le dernier quartier. C’est dire toute l’importance qu’il accorde à la Lune, ce qui était dejà le cas dans les almanachs de Nostradamus dans les années 1550-1560. Kepler s’intéresse aussi à la tête et à la queue du Dragon (noeuds de  la Lune) et il emploie le terme « Planeten » indifféremment pour les luminaires, les noeuds de la Lune et les planétes proprement dites. Mais à d’autres endroits  Kepler distingue la  Lune et les planétes. La Lune joue donc bel et bien un rôle omniprésent, ce qui  correspond à  un très ancien statut qui  lui confère un rôle de lien  entre les planétes. En revanche, pas  un mot sur les étoiles fixes, même royales. En revanche, les éclipses l’intéressent.

Sautons 3 siècles et arrivons -en à 1937 date à laquelle parait en France la traduction du traité d’un autre astrologue allemand, Brunhubner. (La nouvelle planéte Pluton). A. Kotulla, le traducteur écrit :  » Cette première théorie sur Pluton comblera (sur  l’astrologie sous Hitler,  cf  E. Howe, Le

monde étarnge des astrologues   Paris, R. Laffont, 1968, pp. 141  et seq)

parfaitement certaines lacunes dans l’interprétation des horoscopes de nativités etc (…) ce  que les théories des meilleurs auteurs anciens  et modernes ne pouvaient mathématiquement m’expliquer, je le découvris dans l’oeuvre de M. Brunhübner »  (p.7). On nous déclare « un nouveau chapitre a été ouvert dans l’histoire de l’astrologie » / Brunhübner écrivait en  1934 mais était déjà intervenu sur

ce sujet l’année précédente lors d’un Congrès (cf La vie astrologique années  trente-cinquante, Ed  Trédaniel, 1995).  Il est assez clair que le nom de Pluton avait été mis en avant dès la fin du XIXe siècle (cf Vanki. Histoire de l’Astrologie, 1902) La découverte de

Pluton va  contraindre à une révision des domiciles des planétes, car il fallait lui attribuer un des deux signes de Mars, comme on

l’avait fait pour Uranus avec Saturne et pour Neptune avec Jupite (pp. 22 et seq)

Brunhubner n’hésite d’ailleurs pas à extrapoler: ‘ Mercure (..) cédera le signe d’air les Gémeaux à la douziéme planéte au cas où celle-ci serait découverte, ce dont je ne doute pas d’ailleurs » Il poursuit  » Les  anciennes planétes ne doivent pas  être éliminées des signe

qu’elles cédent. mais on doit les garder comme co-gouverneurs. Lorsque plus tard les 12 planéte seront connues on attribuera

définitivement  un seul signe à chacune d’elle car à ce moment, il y aura pour un Zodiauqe de 12 parties un cercle de 12 planétes. » (p. 24)  Brunhübner pense d’ailleurs qu’il eut mieux valu baptisre cet astre « Janus » plutôt que Pluton/On note que le texte de

Brunhübner parait dans une Allemagne  dirigée par Hitler.

Mais  quel est le « message de Pluton »? Cela annonce une « ère nouvelle ». (p. 136)

Alors même que Brunhübner annnonce deux nouvelles planétes à venir, il ne peut s’empêcher d’accorder à Pluton un rôle clef « Pluton

est le prophéte et le messager d’un  temps nouveau ». Il est « la fin d’un ancien monde et le début d’un nouveau » Et l’on passe au

changement de 1933  qui « représente  un des centres des événéments révolutionnaires du monde » En fait, Pluton est lié au Troisiéme

Reich.  « Que l’Allemagne actuelle soit influencée par Pluton est incontestable ».

On sait que 80 ans plus tard,  l’on n’est toujours pas fixé au sujet des 12 planétes et que le cas de Pluton, entre temps, a  été revu à la baisse.

Nous avons  depuis longtemps  explicité le raisonnement qui

aura conduit à  l’intégration des trois transsaturniennes au sein

d’un dispositif qui aura connnu des  transformations

successives, passant d’un diptyque domiciles/exaltations

autour du septénaire à un autre diptyque, celui dit des

« doubles domiciles » permettant d’ajuster le septénaire sur le

12 Et par la suite, au XIXe siècle, on remet en question

les doubles domiciles – et on a vu comment Brunhübner

traitait de ce nouvel ajustement.  Uranus qui se situe

au delà de la sphère de Saturne va prendre un des signes

de Saturne, Neptune fera de même à la suite, en

remontant  pour Jupiter. En revanche, au lieu de continuer

avec   pluton en bélier succédant à Neptune en poissons et

Uranus en verseau,  on va préférer, comme l’affirme

l’astrologue allemand nazi, associer Pluton à l’autre domicile

de Mars, le Scorpion. Mais il existe une autre tradition

qui tend à associer Uranus avec  Mercure et Neptune avec

Vénus en partant d’en haut du dispositif et non d’en bas.

En fait, de nos jours, il serait raisonnable de finaliser un

dispositif qui reste en rade depuis 1930 au vu des manuels

d’astrologie. On proposera de généraliser les doubles

domiciles au lieu de les supprimer. Uranus serait domicilié

à la fois dans un des signes de Saturne et dans un des signes

de Mercure,  Neptune dans un des signes de Jupiter et un des

signes de Vénus, Saturne et Jupiter gardant par ailleurs leurs

doubles domiciles. La combinatoire de chaque planéte au

vu de leurs domiciles reste ainsi différente de l’une à l’autre.

Quant à Pluton, il pourrait tout simplement ne plus être retenu

du fait de son changement de statut astronomique et Mars

garderait ses deux domiciles en bélier et scorpion.  Seuls les

luminaires n’auraient chacun qu’un domicile mais si on

les considére comme une entité globale, ils ont aussi un

double domicile. en cancer et en lion. Il semble en effet

qu’il faille se faire une raison, Neptune est bien la dernière

planéte à part entière du systéme solaire, les autres astres

étant des nano-planétes comme Pluton et les astéroïdes sur

lequel certains astrologues avaient émis des doutes dès sa

découverte. Inutile de dire que l’argument selon lequel Pluton

agirait à coup sûr est spécieux car il est parfaitement impossible

-et tout le monde le sait- d’isoler un facteur de l’ensemble d’un

thème. On a vu que les propositions d’aspects de Kepler

n’avaient en fait rien à voir avec une quelconque pratique

mais relevait d’une recherche purement structurelle.

Quant au moine italien Didacus  Placide deTitis, il pensait à la fin du XVI e siècle, que le salut de l’astrologie viendrait d’une nouvelle forme de

domification qui est encore de nos jours la plus répandue (Placidus). car comme il pratiquait les directions, il lui fallait revoir la position des cuspides des maisons (intermédiaires). Là encore, manifestation d’une certaine insatisfaction, d’un sentiment de manque, sous diverses formes. (cf l’éd française  de 1998  du Primum Mobile de Placidus)

On ne peut s’empêcher de penser à un paralléle entre la Réforme qui s’initie en Allemagne concernant le christianisme et l’idée de réforme de l’astrologie en Allemagne, ce qui n’est pas sans faire songer à une sorte de traitement médical  à un corps malade.

Cela dit, dans le cas des aspects,, il s’agit d’abord, on l’a vu,

d’une exigence structurelle: sept aspects pour sept astres et

dans le cas des domiciles d’une nécessité d’intégrer les

nouvelles découvertes astronomiques.  L’argument consistant

à pallier certaines insuffisances semble purement être de

l’ordre d’une justification après coup et il apparait que ce sont

des exigences plus théoriques que pratiques, plus

structurelles que conjoncturelles qui aient joué dans la

réforme de l’Astrologie. Si notre hypothèse concernant

la théorie générale des aspects de Kepler est  juste, il ressort

que l’astrologie contrairement à ce qui est souvent affirmé

ne prend du cosmos que si les données qui lui sont utiles.

Il est clair aussi que si Kepler avait eu connaissance de

l’existence de nouvelles planétes, il eut augmenté le nombre

des aspects avec un diviseur en 3, 5 et 7, soit un demi-septile

et un septile pour poursuivre la série de raison

0,5 puis  4 et 8, ce qui aurait donné  45° et 22,5°, soit

un semi-carré et un octile. Ce qui donne onze aspects..

En  fait, le bi-quintile et le quinconce correspondent au

même cas de figure. Le quinconce à 150° est intermédiaire

entre les 120° du trigone et les 180° de l’opposition (diamétre),

donc correspond à 2,5 comme le biquintile, mais en

procédant différemment. De même le quintile à 72° est-il

proche du demi-quinconce à 75°/il semble que le choix du

quinconce par Kepler eut été plus heureux car c’est un

multiple de 30° et le semi-quinconce à 75° équivaut à 45° + 30.

On notera que l’on retrouve la même racine « quin » dans

quinconce et quintile, ce qui correspond au 5 de 2,5, c’est à

dire la demie.

Rappelons que la découverte de nouvelles planétes n’est

pas sans lien avec la « loi » de (Titius) Bode – laquelle prévoyait

un corps céleste entre Mars et Jupiter (que d’aucuns

appelèrent Junon et qui aura donné des milliers

d’astéroïdes) et que Neptune fut découverte par le calcul

du fait des perturbations d’Uranus par rapport aux lois

de la gravitation ( Urbain Le  Verrier, Couch Adams en

1846),  processus déjà engagé par  la lunette de Galilée, du

temps de  Kepler. On dit même que Galilée aurait noté

de son temps la présence de ce qui serait connu par la suite

sous le nom de Neptune.

Notre grand-mère maternelle était institutrice et poéte

(sous le pseudo de Claude Jonquière) et elle

forgeait des formules mnémotechniques du type

« la circonférence est fière d’être égale à 2 Pi R

Et le cercle est tout heureux d’être égal à Pi R2

Quant à la sphère, quoi qu’elle puisse faire elle sera

toujours égale à. 3 Pi R » Le présent article nous aura plongé

dans les arcanes de Pi . »

 

 

JHB

08. 08. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, MUSIQUE, POLITIQUE, SCIENCE | Pas de Commentaire »

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