Phénoménologie des clivages

Posté par nofim le 7 août 2014

Les clivages  et la mauvaise foi.

(Contre une science sans conscience )

par  Jacques Halbronn

 

Il nous faut revaloriser le rôle de la conscience face à la

Science car l’on s »aperçoit que Science sans conscience n’est

que ruine de l’âme.  La conscience, dirons-nous, c’est ce

que nous percevons, nous ressentons sensoriellement,

instinctivement, qui nous est immédiatement perceptible ou

en tout cas qui nous vient comme on dit à l’esprit quand nous

pensons à quelque chose sans que cela se réduise et se

traduise par des mots.  Il y a une « vérité » de la conscience

qui si elle est bafouée reléve de la mauvaise foi. Car qu’est ce

que la « bonne foi », si ce n’est le refus d’abuser de certains

« obstacles épistémologiques », d’en profiter pour faire

triompher un certain déni du réel en profitant du doute

qui sous tend toute recherche?

Ainsi, si j’ai « conscience » que les hommes et les femmes

agissent différemment, il m’est indifférent que la Science

ne puisse valider ce sentiment. Celui qui refoule ce sentiment

du fait que la Science n »a pas pu ou voulu apposer son

« label »  est -il  encore « humain »? En ce sens, on ne saurait

refouler un ressenti en se servant de quelque expédient. Il y

aurait donc une sorte de « scientisme » chez ceux qui

instrumentalisent la science pour narguer la conscience.

Cela dit, la science n’en a pas moins mission de suivre les

pistes ouvertes par la « conscience », que l’on songe à la pomme de

Newton ou au bain d’Archiméde. Il y a beaucoup de choses

autour de nous où la conscience précéde la science et sert

d’ancrage.Or, de nos jours, force est de constater qu’un féminisme p

plus ou moins avoué, larvé,  met en question la conscience au

nom de la Science. Il nous faudrait capter le monde non

plus au prisme de la conscience mais de la science et

comme la science est encore balbutiante notamment dans

le domaine des sciences humaines, cela signifie que l’on

devrait en rester au domaine de généralités abstraites sur

le citoyen  lambda, asexué, sans race, sans âge et interchangeable.

Nous pensons au contraire que notre conscience nous

autorise à faire toutes sortes d’hypothèses et la Science

ne saurait prévaloir sur la Conscience à condition

bien entendu que la dite conscience ne soit déjà contaminée

par la Science, ce qui semble être le cas pour les femmes qui

ne capteraient le monde que par le biais du verbe masculin,

à  savoir la Science mais un verbe qu’elles tendent à figer

et à cloturer, ce qui va à l’encontre de la dynamique du dit

verbe, préférant notamment l’écrit fossilisé  à l’oral vivant.

Nous prendrons un exemple: imaginons que je propose

une piste de recherche donnée  pour traiter d’un phénoméne

dont j’ai conscience de l’existence, ce n’est pas parce que cette

piste se révéle, du moins dans l’immédiat, insoutenable, que

le phénoméne que je veux étudier n’existe pas. Or, on assiste

fréquemment à ce type de harcélement intellectuel visant

à discréditer toute recherche liée à la conscience au nom

des exigences de la Science. Nous prétendons, a contrario,

avoir parfaitement le droit d’échaffauder des théories sans

que cela conditionne notre conscience de ce qu’il nous

intéresse d’étudier et d’analyser. Bien plus, en encourageant

la diversité  des théories, l’on ne pourra que replacer la

Conscience au centre, la conscience étant une et la Science

étant multiple. Révolution copernicienne qui replacerait

la Conscience au Centre et la Science  ne faisant que « tourner »

comme dirait Galilée,  autour. .

La technoscience est un instrument qui tend à  minimiser le rôle de la

conscience ou à faire de la conscience une sorte d’épiphénoméne qui ne vise qu’à valider les « grilles »

de la technoscience.  On nous explique doctement que l’on peut reprogrammer et donc que ce que nous

percevons n’a qu’une réalité très relative et fugace, quasiment illusoire. Cette reprogrammation,  ce formatage, cette

rééucation nous dit-on, est liée à l’environnement social tout comme à l’environnement technique. C’est donc sur la conscience et non

plus sur la science que  se poserait le doute.  Un tel discours selon nous ne peut passer que chez des personnes qui ne sont pas

présents au monde et il suffit de voir avec quelle aisance les gens qui s’intéressent  à l’astrologie sont disposés à « changer de peau » ou

à se voir autrement au prisme de leur « signe » ou de leur « thème » étant aveugles à elles-mêmes.

Il doit exister une tension entre science et conscience, une dialectique mais chez d’aucuns cela n’a pas lieu et la conscience se moule

dans la science et renonce à exister et à préexister. Or, sans ce débat, sans ce combat avec la conscience, la Science ne saurait avancer.

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, Culture, FEMMES, PSYCHOLOGIE, SCIENCE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Les femmes et le verbe masculin

Posté par nofim le 7 août 2014

L’ambiguité du comportement féminin à l’égard des hommes

par  Jacques Halbronn

 

Les femmes en ce début de XXIe siècle sont dans une attitude

de revanche et quelque part elles veulent faire payer aux hommes

d »aujourd’hui les humiliations subies par leurs aieules.Elles

sont bien conscientes de ce qu’elles vivent dans un monde crée

par les hommes et elles se sentent des « passagers » de seconde

classe dans tous les domaines de la culture, de la Science, de

l’Histoire, où elles n’ont droit qu’à quelques miettes. à quelques

noms qui ne sont souvent connus que parce que justement ce

sont des femmes et en quelque sorte des curiosités. Les femmes

ont leur propre Histoire qui est centrée sur leurs  avancées

sociales qui ne sont souvent dues qu’à la complaisance des

hommes. N’oublions pas en effet que si telle femme est

ministre, c’est parce que les hommes le veulent bien, par la

grâce du maître.et  parce qu’il  y a un électorat féminin à 50%, ce qui fausse

quelque peu  les perspectives.(les femmes en France depuis

1944). Les femmes qui réussissent le doivent le plus souvent

à un certain « piston » mais les domaines les plus stratégiques

échappent heureusement aux caprices des puissants.

Autre ambiguité,  tout se passe comme si les femmes

étaient pressées de remplacer la réalité « brute » par du

discours masculin, chaque fois que cela est possible. Cela

vaut notamment dans le domaine des sciences humaines et

des sciences de la vie, étant entendu qu’elles ne s’intéressent

à ces domaines que dans la mesure où cela vient  relativiser

le clivage entre hommes et femmes. Dès que les sciences

reconnaissent qu’elles ne peuvent distinguer entre les deux

sexes, avec les outils dont elles disposent, c’est du pain

bénit pour les « féministes ».  Elles en concluent que les

différences ne sont pas « prouvées »!. Autrement dit, elles

essaient de piéger les hommes du fait même de la prudence

de leur approche.  C’est à ce petit jeu qu’elles se délectent.

En réalité, il n’a jamais été question que la Science épuise

la réalité et l’on sait pertinemment que bien des choses ne

s’expliquent pas encore notamment dans le domaine du sexe,

de la race, voire de l’âge, trois sujets tabous pour les femmes.

Mais il convient de se demander s’il s’agit là d’une simple

question de bonne ou de mauvaise foi ou si ce comportement

n’est pas révélateur d’une véritable carence cognigtive. Tel

est en fait le vrai débat.

Entendons par là  que ce serait cette carence même qui

expliquerait que les femmes sont sous le joug des hommes, sous

leur dépendance, non pas tant individuellement que

collectivement car le probléme ne se situe pas au niveau

du couple qui est  par essence un phénoméne régressif

qui dépasse très largement  l’émergence de l’espéce humaine.

Le rapport des femmes au langage trahit l’existence d’une

telle difficulté à affronter le réel   quand celui-ci ne se

traduit pas par des mots et quand ces mots ne sont pas

dans le dictionnaire.

Car on observe que les dictionnaires jouent un rôle majeur

dans la formation de la pensée féminine. Il est rare qu’ »une

femme ne se serve pas  d’un dictionnaire pour savoir ce que

les mots veulent dire et avec les téléphones mobiles, on a les

définitions à portée de main, à tout moment, par le biais

d’Internet. Le paradoxe d’un dictionnaire, c’est qu’il définit

un mot par d’autres mots qui sont eux-mêmes à définir. Il reste

que les dictionnaires établissent des réseaux demots qui sont

ainsi liés entre eux. Contrairement à ce qu’on a pu dire, les mots

ne sont pas isolés et l’on préférera parler de « modules » mais

ces modules ont tendance à se figer et à se pérenniser alors

même que la démarche scientifique  tend à les déconstruire, à

redistribuer les mots autrement. Ce que dit la Science à un

moment donné n’a de toute façon, qui plus est, qu’une

valeur éphémère, jusqu’à nouvel ordre et le mot « ordre » est

ici particulièrement emblématique de la reconnaissance

d’une autorité.

Mais  le comble du vice, ici, est atteint quand les femmes

tentent d’instrumentaliser le verbe masculin en le plaçant

devant un dilemme:  soit vous trahissez la cause de la Science,

en en outrepassant les bornes et les méthodes,

soit vous trahissez la cause de l’Humanité « masculine » par  vos

propres atermoiments et Dieu sait si les femmes n’auraient

pas tant de scrupules si elles étaient  au pouvoir.

En fait, les femmes sentent qu’elles sont dans une sorte de

compte à rebours.  Elles sentent que la Science parviendra

tôt ou tard à expliciter ce qui distingues les deux sexes et

elles veulent entre temps parvenir à une situation

irréversible, d’où on ne pourra plus les déloger.

Pour ce faire,  leur stratégie est la suivante. Elles disent

aux hommes:  vous n’arrivez même pas à justifier la

domination masculine en recourant à la « Science », donc

cette domination n’est qu’un Mythe qui ne repose sur rien

de sérieux.  A aucun moment, elles ne semblent vouloir

tenir compte des « faits » , de l’observation  du moment que

cela n’est pas formalisable « scientifiquement ». Autrement dit

ce qui n’est pas scientifiquement prouvé n’a aucune légitimié

mais ce sont les hommes qui sont mis au défi d’apporter la

preuve de la légitimité de leur domination.  Tel est le chantage

qui s’exerce!

La seule parade à ce « double bind », c’est de dire que ce qui

compte avant toute formalisation, c’est le ressenti, ce que notre

cerveau perçoit du monde, on pourrait parler de phénoménologie.

Il n’est pas question ici que le « nouméne » se substitue au

« phénoméne »!..

Nous sommes donc là confrontés à deux problémes : d’une

part le verdict (le « dire ») du dictionnaire, de l’autre celui de

la Science. Et il est tentant de jouer l’un contre l’autre. L’un

est trop rigide et l’autre trop  flou. Aucun des deux n’est à

la hauteur de la situation, de l’enjeu. L’un est caricatural

par ses associations éculées d’idées, l’autre  est loin d »épuiser la

richesse et la complexité de son objet.  Les femmes

ont donc beau jeu de  vouloir substituer l’un à l’autre, de

faire alliance avec des scientifiques qui se sentent flattés

que l’on prenne leurs conclusions pour définives.

Mais le hic, c’est que dans un cas comme dans l’autre, le verbe

ne fait que se substituer à la réalité si ce n’est que pour les

femmes, le verbe est la réalité, car elles ne captent le monde

que par l’interface du verbe et le monde se limite à ce qu’il en

est dit. D’où un surinvestissement du langage qui pése aussi

lourd que la réalité, qui devient la réalité en soi, une réalité

qu’il est très facile  d’imiter,  de contrefaire; d’où un plus

grand risque d’être manipulé, le glissement vers un certain

formalisme très codifié, une rigidité des apparences, un

esthétisme social. On est alors non plus dans l’être mais

dans l’avoir, dans ce que l’on adopte plus que dans ce

que l’on apporte au monde. La femme a une mentalité de

client qui se sert dans un monde des hommes.

 

 

 

 

 

 

 

 

.JHB

19. 08 14

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, FEMMES, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

Le septénaire, un amalgame entre les facteurs masculins et féminins

Posté par nofim le 6 août 2014

 

 

Le subterfuge du septénaire

Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

 

On oppose souvent les tenants du septénaire à ceux qui intègrent les « transsaturniennes » dans le clavier astrologique mais  le septénaire lui-même fait problème en ce qu’il associe deux types d’astres bien différents aux yeux des Anciens, à savoir d’un côté les luminaires et de l’autres les 5 planètes et c’est par abus de langage que l’on parle des  7 planètes  chez les astrologues, plaçant les luminaires sur le même pied que les planètes proprement dites qui n’ont été décelées que bien plus  tard. C’est ainsi que le récit de la  Création nous parle d’un cosmos comportant les luminaires et les étoiles (fixes) mais sans mentionner les étoiles « errantes » (en  grec planètes).

Il s’agit en fait d’un véritable contresens car on sait par ailleurs que la tradition consistant à dire que l’on est de tel ou tel signe passe par la position du soleil ou de la lune, selon les astrologies. Les luminaires sont des marqueurs et sur leur parcours, ils passent d’un secteur à un autre, chaque secteur pouvant être associé à une divinité, masculine ou féminine qui, au départ, n’est nullement associée à une planète, comme le montre la lecture de Manilius .(Ier siècle de notre ère, un siècle avant la Tétrabible de  Claude Ptolémée, deux ouvrages parus dans  les années 70 dans la Bibliotheca

Hermetica  de René Alleau). Ce n’est que lorsque l’on découvrit l’existence des 5 planètes, que l’idée vint  d’associer certains dieux aux dites planètes.  L’Astrologie Chinoise  (cf. l’ouvrage d’Eulalie Steens,  Rocher) nous parle d’une astrologie des 5 planètes associées à 5 Eléments (le métal en plus des 4

Eléments que l’on connait, cf  R. Gleadow  qui  fournit un

tableau avec le bois pour Jupiter, le feu pour Mars, la terre

pour Saturne, le métal pour Vénus et l’eau pour Mercure

(Les origines du Zodiaque, Ed Stock cf  aussi Jean-Michel Huon de Kermadec,  Les huit

signes de votre destin. Introduction à la pratique astrologique chinoise. Ed Asiathèque

1981, pp 27 et seq)

. On voit que les relations entre astrologie et astronomie sont passées par des stades successifs et qu’il est faux de dire qu’à l’origine l’astrologie et l’astronomie ne faisaient qu’un, c’est là une réécriture fallacieuse du passé comme il y en a  eu une  quant à la genèse des Centuries attribuées à Nostradamus. Quand un historien tient certains propos, il devient un faussaire qui contrefait le passé.

Le dispositif des domiciles et des exaltations nous apparait donc comme déjà tardif puisqu’il entérine une astrologie du Septénaire, ce qui  brouille la dialectique entre deux catégories d’astres, ceux qui  sont des  « pointeurs » qui désignent   successivement tel ou tel signe et ceux qui  sont symboliquement associés  à l’un ou l’autre des 12 signes. Autrement dit,  les luminaires n’ont pas à être  associés à un signe en particulier puisqu’ils ont vocation  à passer d’un signe à l’autre. Ne confondons pas planètes masculines /mâles et planètes féminines/femelles (comme en électricité) Or c’est ce qui se passe quand on parle d’un Septénaire  ou d’un septénaire augmenté de planètes au-delà de Saturne sans parler des astéroïdes  (dont Pluton fait d’ailleurs désormais partie)

Selon nous,  il convient aussi de ne pas placer Saturne au sein  du groupe des 5 « planètes » car  cet astre, le plus lent du groupe,  a été selon nous assimilé au statut des luminaires en raison de ses similitudes numériques avec la Lune, ce qui explique que la Lune progressée  corresponde en gros à un cycle de Saturne. Saturne serait donc un « marqueur » à l’instar des luminaires, ce qui donne un groupe de 3 marqueurs face à un groupe de 4  « signes » ce qui  convient fort bien  à une division en 4 de l’espace qui nous apparait comme une donnée récurrente de toute la structure astrologique.

Nous pensons donc qu’une astrologie à trois marqueurs a du exister qui se réfère directement à une réalité astronomique, et qui  exige la connaissance réelle de ce « trio » au regard de l’astronomie alors que les dieux asso ciés aux « planètes »  ne sont que des « signifiés » et non des signifiants, ce qui fait qu’à l’origine, leur   réalité astronomique était  sans importance pratique. C’est avec  le Septénaire que  cette distinction s’est perdue et que l’astrologie s’est mise à placer ces 4 « planètes »  sur le même pied que les  trois  « marqueurs ». C’est dire que déjà au stade du septénaire, l’astrologie était déjà  sur une mauvaise pente.  Le septénaire n’est aucunement  fondateur. Il est une déviance au même titre que l’intégration de nouvelles planètes à partir de la fin du XVIIIe siècle, dans la foulée de la lunette de Galilée (début XVIIe)

Si l’on a bien suivi notre propos, force est de conclure que les disposiitifs des exaltatiions  et des domiciles correspondent déjà  à un stade tardif de l’astrologie du fait qu’ils placent les luminaires dans le zodiaque ainsi d’ailleurs que Saturne.  L’idée d’une astrologie comportant 4  stades successifs

correspondant à Mars, Jupiter, Mercure et Vénus nous parait de bon aloi avec deux planétes « intérieures » (Mercure et V énus) et deux « extérieures ( Mars et Jupiter), ce qui donne deux couples intéressants : Mars- Vénus et Mercure-Jupiter . (et non Jupiter-Saturne comme le proposait André Barbault dans les années Cinquante).

On ne peut pas être au four et au moulin :  on ne met pas dans le même sac les luminaires ( et  Saturne qui est la véritable octave supérieure de la Lune comme l’a bien compris Rudhyar)  et les 4 « dieux planétaires » dont la position dans le ciel  ne fait sens que lorsqu’ils sont  « transités » par l’un ou l’auitre des trois marqueurs non pas en tant que planétes mais en tant que « maîtres » de secteurs.

 

 

 

 

JHB

06 08  14

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, symbolisme | Pas de Commentaire »

L’importation de manuels astrologiques d’Outre Manche

Posté par nofim le 5 août 2014

 

Apprendre l’astrologie dans les traductions de l’anglais

Par Jacques Halbronn

Ce n’est  pas d’hier que les Français apprennent l’astrologie grâce à des ouvrages traduits de

l’anglais. En 1987, nous avons réédité chez Trédaniel  la série des petits volumes d’Alan Leo et de son

Equipe parus avant la Première Guerre Mondiale.(sur  Alan Leo cf Ellic Howe,   Le

monde étrange des astrologues, Ed R. Laffont,  1968  pp/ 81  et seq)

 

 

Dans l’entre deux guerre, on a traduit Tucker. Dans les années 80 , ce fut le tour de Charles Carter. Plus récemment, on put s’initier grâce à Julia et Derek Parker (Sélection du Reader’s Digest ; 1998) et dès 1987  chez Solar avec  Nicholas Campion.

 

Nous ne retiendrons que des développements qui nous auront semblé assez

remarquables et qui manquent en France du moins dans  une initiation à l’astrologie.

 »

En ce qui concerne  Nicholas Campion , nous avons apprécié son propos sur l’astrologie dite

« horaire » (pp. 130  et seq). Nous avions publié en 1992 une étude  dans le volume

« La vie astrologique il y a cent ans » (Ed  Trédaniel) ainsi qu’un texte de Patrick

Curry.

Le chapitre s’intitulé « L’astrologie horaire : poser des questions »

« Dans le passé, écrit-il dans son manuel, alors que les naissances étaient rarement

enregistrés les astrologues étaient consultés pour des questions précises au cours

de l’existence, ce qui donne lieu à l’établissement d’horoscopes ponctuels qui avaient

le mérite d’être aussi détaillés qu’un thème natal: les horoscopes (sic) horaires. »

Campion ajoute : » Faire tourner la charte (sic). Cette pratique est abandonnée en

astrologie natale. Mais elle est essentielle en astrologie horaire. Le principe est que

chacune des 12 Maisons peut  revêtir  n’importe laquelle des  significations de

n’importe quelle maison (..) Une question souvent posée concerne le ou la

partenaire. Le conjoint d’une manière générale est indiqué par la maison VII. Cette

Maison VII devient  alors la première maison du partenaire. La maison VIII de la

charte est sa maison II et ainsi de suite » (p. 132) C’est ce qu’on appelle les « maisons

dérivées »

Chez le couple Parker que nous avons bien connu, on s’arrêtera sur le chapitre

intitué « Périodes de changement » (pp. 184 et seq)

Ce chapitre comporte un tableau très remarquable intitulé « Les retours »

« Il y a des périodes où l’individu subit des influences astrologiques qui

l’incitent à reconsidérer  sa vie présente, à réfléchir sur son passé et son

avenir. Le résultat de ce processus se traduit souvent par des changements

frappants dans la manière de conduire  sa vie. Certaines de ces influences se

produisnet pour chacun d’entre nous au même âge tandis que d’autres sont tout

à fait personnelles, en relation avec les thèmes progressés, par exemple  lorsque

l’Ascendant ou le Milieu du Ciel change de signe ou quand le Soleil progresse

d’un signe au suivant ».

Les auteurs détaillent :  » Les retours. Ce sont les étapes de prise de conscience dont

tout le monde fait l’expérience et qui incitent à des changements importants:

1 Le premier retour de Saturne, aux environs de 29 ans.

2 Le demi-retour d’Uranus autour de  40 ans

3 Le deuxiéme retour de Saturne à l’approche des 60 ans

4 Le retour completr d’Uranus à environ 84 ans

5 Le troisiéme retour de Saturne vers 90 ans

(…) La Lune progressée:

« Par progression, la Lune fait le tour du cercle zodiacal en 28 ans approximativement (..)

La première progression lunaire intervient un peu avant le premier retour de

Saturne. Les deux influences se complétent   (..) La deuxiéme progression  a lieu

plusieurs années  avant le deuxiéme retour de Saturne et souvent cette

influence incite les individus vers 55 ans à penser à leur vie  quand ils  seront à la

retraite

 

Voici nos commentaires sur ces deux extraits.

Campion ne fait pas l’impasse sur l’astrologie horaire à la différence de nombre

de « traités » d’astrologues de l’école française lesquels n’en recourent pas moins

aux maisons astrologiques qui sont spécialement conçues pour répondre à des

questions. et qui souvent utilisent le thème natal comme s’il s’agissait d’un

thème « horaire », ce qui est une solution somme toute assez paresseuse.

(cf notre étude sur Claude Dariot; Ed Pardés, 1990). Campion n’hésite pas, on l’a vu,

à préconiser les maisons dérivées/ On se demandera simplement s’il ne serait pas

souhaitable de corriger le système  en rétablissant un ordre rationnel des

domaines des maisons et en numérotant celles-ci  à partir du descendant et non

de l’ascendant/

Cela dit,  le fait de se démarquer du thème natal nous semble astrologiquement

une bonne chose car nous sommes d’abord concernés par les configurations du

moment plutôt que par celles de naissance.

En ce qui concerne le manuel de Julia et Derek Parker,  l’idée d’indiquer que nous vivons

les prises de conscience aux mêmes âges va dans le bon sens, à savoir le fait

que nous sommes semblables au regard de l’astrologie en tant qu’êtres humains.

Cela évite même de consulter les éphémérides, à la limite. Nous apprécions

évidememnt cette interrelation bien mise en évidence entre la Lune (progressée) et

Saturne.

 

Cela dit,  au regard de l’astrologie que nous préconisons en cette deuxiéme décennies

du XXIe siècle, nous nous démarquons sensiblement de cette astrologie du siècle dernier.n

On note que l’idée que nous pourrions vivre des situations non pas au même âge

mais au même moment n’est guère évoquée bien qu’en astrologie horaire l’astrologue

aura en gros le même thème à interpréter pour ses clients successifs, si ce n’est

que la disposition des maisons se modifie très rapidement. Là encore, nous

préconisons que l’astrologue assume le fait que ses clients qui viennent le consulter

à la même époque connaissent des problémes et des enjeux comparables.

En conclusion,  ces ouvrages restent étrangers en grande partie – sauf à aborder

l’Astrologie Mondiale qui pourrait mettre l’accent sur un vécu collectif, en commun-

à l’idée d’une véritable synchronie qui cesse de considérer chaque personne comme

un cas à part. Le fait de relativiser l’importance du thème natal va dans le bon sens.

Si l’astrologie du XXe siècle reste marquée par l’image d’une astrologie qui place

chacun sur sa petite planéte,  nous pensons que le XXIe siècle  devrait passer à un

autre discours qui est au contraire celui  d’une prise de conscience d’une condition

humaine partagée  dans un même ici et maintenant.

 

 

JHB

05. 08. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

Epistémologie de la science historique

Posté par nofim le 5 août 2014

La dimension spéculative de la recherche historique et le genre du roman

par  Jacques Halbronn

 

L’historien à l’instar du romancier -ou vice versa- tente d’élaborer un certain passé à partir d’un certain nombre de données. La

recherche des causalités responsables des dites donnée constitue le tissu historique tout comme le point de départ  d’un fait divers peut

inspirer un roman, donc une « histoire » ( avc un petit h) en remontant vers ce qui a pu aboutir au dit point de départ. Dans bien des cas, ce

qui s’est passé aurait pu se passer autrement tout comme le futur peut lui aussi se dérouler autrement et l’on peut imaginer d’autres solutions

et résolutions. (cf  Collectif,  Les historiens de la Garde; De Lorant Deutch à Patric Buisson, la résurgence du romn national, Ed  Inculte 2013)

Il est loisible à chacun de concevoir des scénarios plus ou moins probables si ce n’est que certains peuvent prévaloir sur d’autres et s’y

substituer comme étant plus logiques, comme intégrant davantage de paramétres, de données.  Un modéle est falsifiable. Cela ne

signifie pas que l’un l’emporte sur l’autre parce qu’il est « prouvé » mais ce qu’il est plus probbable ou moins improbable. La recherche

hisrorique exige des démonstrations, des argumentations.

Nos  travaux concernant la génése du  symbolisme zodiacal, par exemple, et notamment celui du  tétramorphe (Taureau, Lion Aigle

Homme) comportent certes une dimension spéculative mais nous pensons qu’ils conduisent à une représentation plus satisfaisante

pour l’esprit que les seules données  « traditionnelles »  brutes qui ne s’inscrivent même pas dans une  approche scientifique car

l’Histoire ne saurait se limiter à un caractère « factuel ».(cf notre vidéo du 2 août sur le même sujet, sur You Tube). Ce que nous avons écrit

récemment sur l’émergence du « peuple »  juif est également spéculatif mais se fonde sur une histoire comparée des invasions, des

« têtes de pont », ce qui confère à notre propos une certaine probabilité plus grande que le simple « constat » historique. On pourrait en

dire de même de nos travaux sur Nostradamus. En fait,  nous dirons que le métier d’historien consiste à établir des chronologies, à

reconstituer un état antérieur à celui qui nous est connu. C’est cela la recherche historique.

L’historien ne réalise pas une opération foncièrement difféente de celle du romancier. On est toujours dans le »comment en est-on

arrivé là? »  La seule différence, c’est peut être qu’il est difficile de dire à un auteur qu’il aurait pu raconter une autre histoire alors que le

débat peut tout à fait se concevoir entre historiens/ Le débat, quant au roman, se limite à une discussion « intérieure », quand l’auteur

lui-même aura hésité entre plusieurs scénarios.  On ajoutera une autre différence concernant le futur. Le romancier aurait le droit de

se projeter dans l’avenir et pas l ‘Historien.  Mais l’historien peut se faire  prophéte dès lors qu’il a découvert certaines « lois »qui valent

autant pour le passé que pour l’avenir, étant entendu que de telles « prévisions » ne sauraient  aller au delà d’un certain seuil de précision.

Non pas que l’on ne puisse pas annoncer certaines choses mais certainement pas le résultat global. L’historien aurait une obligation

à cerner les moyens mais non les fins. En ce sens, le regard de l’historien  sur le passé ne diffère pas vraiment de son regard vers l’avenir,

c’est à dire que son discours restera marqué par une certaine forme d’abstraction.

La question des facteurs de perturbation caractérise plus les sciences humaines que les sciences dures en ce sens que le présent

n’y  correspond pas autant au passé. C’est en cela que l’épistémologie de la science historique diffère. On peut certes admettre que certaines graves perturbations aient pu affecter le relief ou le climat mais dans le domaine des sciences de l’Homme, c’est une

problématique bien plus récurrente et incontournable d’autant que les dites perturbations eussent pu ne pas se produire. Donc

le scénario élaboré par l’historien doit intégrer de possibles  perturbations qui auront crée un décalage non seulement diachronique

mais synchronique avec le présent, qui est le moment où le travail de réflexion et de recherche a été engagé.

Encore faut-il ajouter qu’il existe plusieus plans qui se chevauchent: il ya ce qui est et sa représentation. C’est le plus souvent

la représetation qui est perturbée.  Si l’on prend le cas du symbolisme saisonnier, il y a des textes qui ont pu se corrompre, « évoluer » sans

que la réalité représentée ait changé.  Les saisons sont les mêmes saisons grosso modo qu’il y a des millénaires mais certains discours

les concernant peuvent avoir sensiblement changé.  On pense ainsi aux rapports

entre le français et l’anglais : si le phénoméne est resté

peu ou prou le même, la conscience du dit phénoméne peut être toute autre.

Selon nous, le présent est « gros » du passé et donc il est essentiel pour l’historien

d’apprendre à lire le passé dans le présent, ce qui relativise la question  d’un passé

que l’on ne pourrait retrouver tel quel. Il faut s’habituer à l’idée que le passé est

indissociable du présent et vice versa, qu’il est « portéé par le présent. On ne peut

donc effacer; « tuer »  le passé puisqu’il survit dans le présent. Le succés des séries

policières illustre bien cette  fascination pour celui qui exhume le passé en fouillant

le présent, à la façon d’un archéologue. C’est aussi une problématique  importante

en psychanalyse.  Certes, il y a un temps où l’on fait des hypothèses mais celles-ci

sont vouées à être affinées, précisées.  Mieux vaut, en définitive, un discours

cohérent et logique qu’une accumulation de données qui ne font pas sens.

 

 

JHB

05. 08 14

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, prophétisme, symbolisme | Pas de Commentaire »

Les astrologues sidéralistes face à l’Histoire de l’astrologie

Posté par nofim le 5 août 2014

Remarques sur  quelques travaux  sidéralistes  en Histoire de l’astrologie

Par  Jacques Halbronn

 

En ce début de XXIe siècle, il est assez évident qu’il est temps que l’astrologie se ressource, se régénère.  Or l’histoire de l’astrologie produit des effets contradictoires : elle peut  contribuer à la

Pléthore des dispositifs comme elle permet une décantation en mettant en évidence des

syncrétismes, des doubles emplois. Approche apologétique ou critique du corpus astrologique,

approche synchronique ou diachronique ? C’est selon. Dans les années cinquante-soixante, la

tendance « structurelle » était de  conférer à chaque notion astrologique retenue dans le « canon »

astrologique une fonction spécifique. Un réformateur de  l’astrologie comme Jean Pierre Nicola

conserva les 12 signes, les 10 planètes, les 12 maisons, les aspects  avec leur manichéisme, même s’il

prit ses distances avec le symbolisme et la mythologie.  En fait, sa démarche consista à  projeter sur

l’astrologie des origines  les connaissances scientifiques actuelles sans  prendre en compte le  fait que

l’astrologie ait été plus une loi fondée sur le cosmos que la volonté de connaitre le cosmos dans sa

globalité. L’histoire de l’astrologie nous enseigne-t-elle  combien astrologie et astronomie se recoupent ou au contraire combien elles diffèrent dans leur raison d’être. C’est Vanki qui en 1902 (Ed. Chacornac) dans son Histoire de l’’Astrologie avait décrété (p. 13) « Dans l’origine, l’astrologie ne se distingua pas de l’astronomie et les deux mots dont l’étymologie est à peu près semblable,

s’employaient indifféremment l’un pour l’autre » Or,  s’il est  attesté qu’à certaines époques, l’astrologie passa sous la coupe de l’astronomie,  notamment avec la Tétrabible de Ptolémée, cela

ne signifie aucunement qu’il en ait été ainsi à l’origine, et ce tout simplement parce que l’astrologie n’avait qu’un besoin limité de l’apport de l’astronomie pour exister et notamment en ce qui concerne le nombre de plantés « utiles » pour son dessein.

Nous aborderons dans la présente étude les travaux de deux astrologues sidéralistes qui ont

publié sur l’Histoire de l’Astrologie, Denis Labouré et Marie Delclos, dans les années 90, décennie

particulièrement féconde dans ce domaine en France, notamment en ce qui concerne notre propre

production.

 

I   Denis Labouré  Les origines de l’astrologie  ed du Rocher 1997 Préface Jean-Pierre Bayard

Labouré reprend la malheureuse formule de Knappich  (Histoire de l’astrologie  Paris, 1986, p. 62 ) qui écrivait :

« Comme dans ce schéma les 7 planètes n’occupaient chacune qu’un signe, on créa un autre schéma

Dans lequel  le Soleil et la Lune n’avaient respectivement  qu’un domicile  tandis que les autres

Planètes disposées selon l’ordre astronomique en avaient chacun deux » On retrouve

une telle affirmation chez un autre historien germanophone,  également dans les

années soixante (Peuckert,  L’astrologie; son histoire, ses doctrinesd, Payot 1965; Reed

1980 et 2005,  pp. 115  et seq

Labouré : » A chaque astre, la tradition accorde un ou deux signes du Zodiaque, où il se révèle dans  sa plénitude »

Or, il y a là un grave contresens historique. Il est évident que l’on avait à l’origine deux dispositifs à sept planètes et  un seul signe en domicile  comme en exaltation. C’est par la suite, que d’aucuns ont cru bon de passer aux « doubles domiciles ». D’ailleurs, la notion de ‘trône » soulignait un seul des deux domiciles.  On a montré en effet que domiciles et exaltations sont des dispositifs jumeaux, l’un articulé sur l’axe solsticial et l’autre sur l’axe équinoxial. Nous ajouterons que cet axe est lui-même décalé d’un signe du fait de la précession des équinoxes et que l’exaltation du soleil était initialement en  taureau et non en bélier du fait de l’évolution du point vernal  dans les constellations.

Qu’est-ce donc que cette « tradition » qui n’est en fait qu’un avatar tardif ? En ce qui concerne les 4 Eléments, il eut été heureux de noter que  l’on ne relie pas les signes et les 4 Eléments avant la fin du premier millénaire.

Labouré, en astrologue sidéraliste signale certes les 4 étoiles fixes royales mais il ne  met pas en évidence que les constellations correspondantes constituent un système totalement différent de celui des 12 « signes » zodiacaux. Dans un cas, la symboliques des signes correspond grosso modo au cycle des saisons (les 12 mois pour les 12 lunaisons) mais dans l’autre la symbolique du tétramorphe

(Taureau, Lion, Aigle, Homme)  a évolué avec la précession des équinoxes, ce qui permet de dater d’environ 12000 ans, un demi- cycle précessionnel l’instauration d’un tel dispositif.

Nous regrettons d’avoir à signaler que nos propres travaux ont été piratés par divers auteurs dont

Denis Labouré, Hervé Drévillon  et quelques autres qui n’ont pas jugé bon de nous citer alors même

qu’ils puisaient dans nos publications. Labouré réussit l’exploit de reproduire divers passages

de notre édition (1977)d’Abraham Ibn Ezra, en se contentant de signaler l’éditeur. En 1990,  Labouré avait publié à notre instigation le traité de Claude Dariot ( chez Pardés) avec notre postface et il ne cite même pas notre nom quand il se réfère à cette édition. Quand à Eustache Le Noble, nous avions

traité de cet astrologue également en 93 (Ed Trédaniel, autour de l’astrologie du Livre de Toth

d’Etteila)/  Labouré ne signale pas non plus  notre Etrange Histoire de l’Astrologie (Ed Veyrier 1986) avec Serge Hutin pas plus que notre article (1994) ‘Astrologie » dans l’Encyclopaedia Universalis qui remplaçait celui de René Alleau (Reed fin 2004 sans  la bibliographie ) ou encore notre Monde Juif et l’Astrologie (Ed Arché, Milan) tout en prétendant dans son introduction tout en dressant un bilan de l’Histoire de l’Astrologie à la fin du XXe siècle. Quant à Drévillon, il utilise pour sa thèse parue chez Champvallon la substance de notre ouvrage paru en 1993 chez Trédaniel ( autour du Commentaire du Centilogue de Nicolas Bourdin)  qu’il se contente de citer dans sa bibliographie mais non en bas des pages où  il recourt massivement  à nos travaux.

 

II  Marie Delclos   Astrologie racines secrètes et sacrées Dervy  1994

Nous retiendrons ce propos concernant  la possibilité de remonter  de 12000 ans  (pp. 74  et seq)

« L’astrologie remonterait non pas au cinquième ou au quatrième millénaire avant  notre ère, soit avant le petit déluge de -3000 mais avant le grand Déluge, celui de Platon. Elle remonterait à -12000 »

Mais nous fondons notre analyse sur  le fait que l’axe Aigle-Taureau est inversé par rapport au zodiaque  à 12 signes. Nous pensons que le zodiaque est hybride, ce qui explique la confusion des débats au début du XIXe siècle autour du Zodiaque de Dendérah (décalage Lion-Balance, cf. Dupuis  Abrégé de l’Origine de tous les cultes et sa polémique avec Visconti).

Le rappel d’une relation entre les 12 signes et les 12 dieux de l’Olympe  montre bien qu’il  y a eu

historiquement un passage d’une  référence aux dieux vers une référence aux astres, ce qui montre que la relation de l’astrologie à l’astronomie est loin d’être aussi évidente, au départ, que certains historiens de l’astrologie le prétendent.

Marie Delclos : « Les 12 dieux  conseillers de l’Olympe , six dieux et six déesses étaient attribués aux douze signes » (p. 151)

Quant à affirmer que les Anciens connaissaient la planète Neptune découvert e en 1846, cela se résume par ce jugement de l’auteur :  « On découvre peu à peu que plus nos connaissances augmentent  plus nous découvrons que la Tradition n’avait  pas menti »  Neptune fait partie des 12 dieux, et est même associé par Manilius au signe des poissons mais certainement pas en tant que planète et ce en  dépit de tel ou tel quatrain des Centuries citant Neptune. (cf. P. Guinard sur ce sujet in revue Atlantis). Selon nous, deux astrologies se seront développées  parallèlement pour ensuite s’entremêler, l’une associant les 12 mois aux dieux et l’autre  divisant le ciel en 4 et en 8 (maisons  cf.  P. Guinard sur la division en 8). autour des  phases de la  Lune dans le mois (ce qui donne la semaine) et des 4 étoiles fixes royales balisant le cycle sidéral  de astres (et notamment de Saturne) en 4.  On notera que les 12 lunaisons ne coïncident nullement avec les 4 saisons. Marie Delclos signale l’axe Aldébaran-Antarés mais  n’indique pas son interaction avec le cycle des planètes ni  la question du rapport insolite entre Le Scorpion et l’Aigle, ce qui crée un décalage que l’on ne saurait  négliger de signaler car il permet  de mieux baliser le passé.

Selon nous, la préoccupation  concernant le nombre de planètes   est décalée quand on prend en

Compte qu’il  s’agit non pas d’astres mais de dieux, le passage aux astres étant  à l’évidence le fait des astronomes, mettant en place le dispositif des domiciles et exaltations qui se limite aux deux

Luminaires et aux cinq planètes et  laisse de côté les autres dieux faute d’assez de  planètes. L’idée

selon laquelle les 12 signes implique que l’on ait connu 12 planètes est totalement anachronique, même si ce mythe a pris une autre dimension à partir de la fin du XVIIIe siècle avec la découverte de planètes qui prendra le nom de divinités n’ayant pas encore été intégrées  en astronomie et en  astrologie. (cf. les spéculations d’un Léon Lasson,  d’un Caslant (sur Proserpine), d’un Jean Carteret,  d’une Lisa Morpurgo, d’un Roger-Benoît  Jourlin  et nos propres travaux in Mathématiques

Divinatoires  ed Trédaniel  1983)

Signalons aussi  notre « Lettre à une amie astrologue » (c’est-à-dire Marie Delclos) en tête de  notre Etrange Histoire de l’Astrologie, op. cit, pp. 7 et seq)

Au niveau bibliographique,  nous noterons que Marie Delclos signale deux communications

(Yves Marquet et Françoise Gauquelin) lors de Colloques que nous avons organisés en 1991 et 1993. En revanche,  Marie Delclos cite abondamment Abraham Ibn Ezra  et les traités que nous avons

édités (cf. supra) sans citer notre nom , (pp. 391 et 393)

 

Ces deux historiens  marqués par l’astrologie sidérale  se contentent en fait de diviser le zodiaque à partir d’un point qui est décalé par rapport au point vernal  (Ayanamsa) unique alors que nous pensons que les 4 étoiles royales structurent et balisent  4 périodes, sans qu’il faille tenir compte d’une quelconque division en 12.(signes ou constellations)

L’histoire de l’Astrologie est un labyrinthe  truffé de chausses trappes. La carte n’est pas le

territoire et il revient au chercheur de  gérer les bribes qui nous sont parvenues  bien plus que de nous servir des connaissances astronomiques modernes comme semblent le croire d’aucuns.

Jetons un bref coup d’œil , pour finir, sur notre article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis , avec ce mot qui revient  tout au long de « syncrétisme » (cf Peuckert, L’Astrologie, op. cit. pp. 157

et seq)   Mais il est clair que 20 ans après, notre réflexion sur la question aura sensiblement évolué.      A l’ époque, nous n’avions pas notamment pris conscience de l’inversion générale qui aura affecté tant  le rapport du tétramorphe aux saisons mais aussi le passage d’un repère sur le descendant ayant précédé  la référence  à l’ascendant. Bien plus, pour nous, le début du Zodiaque se situait à la Balance et non au Bélier et nous voyons dans ce symbole l’ouroboros (Janus)  qui marque la fin d’un cycle et le commencement d’un nouveau.

 

 

JHB

05. 08 14

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, prophétisme, SCIENCE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Les femmes et le langage

Posté par nofim le 5 août 2014

Les femmes au piége du Logos  ‘(langage et logique)

par  Jacques  Halbronn

Les femmes  sont très sensibles au raisonnement logique et

tendent à projeter sur le monde des patterns, des grilles

qui tiennent lieu de réalité, de « faits ». C’est ainsi que la

revendication de parité n’est que la conséquence d’une

argumentation simpliste à laquelle nombre d’entre elles

se tiennent et qui  ne tient  que par la grâce d’un certain aveuglement, à

des oeillères. Cet amour de la logique, elle le partage avec

les machines et d’ailleurs leur fascination pour la

mathématique astrologique en dit long sur le fonctionnement

de leur psychisme.(cf nos vidéos sur You Tube et

sur le  groupe facebook  animus/anima)

Le langage du fait qu’il est très réducteur conduit à nier

les différences puisqu’un même mot peut recouvrir des

réalités fort différentes Il suffit que des choses, des données

recourant aux mêmes mots pour qu’elles posent une

identité entre elles. En ce sens, on peut parler de

sophistique.Pour éviter de telles tentations d’indexicalité

(Garfinkel), il faudrait une langue pléthorique comportent

une infinité de termes aux acceptions extrémement

restreintes. La philosophie qui est viscéralement

réductrice  plait aux femmes en ce qu’elle génére de

la confusion. En ce sens, les femmes aiment les

généralités qui autorisent tous les rapprochements que l’on

voudra et là encore le fait de partager avec d’autres hommes et

femmes un même signe zodiacal apporte de l’eau au

moulin égalitariste. Les femmes aiment bien des formes

qui incluent tout le monde à commencer par le mot

Humanité, (l’Homme), sans distinction.  Cela dit les femmes

sont également attirées par la notion d’individu unique

(notamment par le biais du thème natal ) En fait, elles

louvoient entre une rhétorique du tout le monde est

pareil et tout le monde est différent, entre le partage et

la spécificité personnelle..

Comme les machines, elles ne peuvent apprehender le

monde que s’il est mis en équation, en formules, il faut que

cela passe par les mots mais qui fournit ces mots, that is

the question! C’est bien là le hic d’où la fascination pour

tout ce qui se prétend révélé et qui ne remet pas en

question l’égalité des sexes car reconnaitre que les femmes

dépendent des  mots émanant des hommes ferait

probléme.Idéalement, pour les femmes,il faudrait penser

que nous ne maitrisons pas les mots mais quee ce sont

les mots qui nous maîtrisent. On leur reproche souvent

de faire dire aux gens ce qu’ils n’ont pas dit voire de

les déposséder du droit d’expliquer ce qu’ils ont voulu dire…

Les mots parleraient d’eux-mêmes, en quelque sorte.

Mais les femmes n’en ont pas moins un probléme avec le

langage en ce sens que  des mots abstraits sont par elles

considérés comme des mots « concrets ». Un verbe a autant

de réalité qu’un nom, autant de poids. Or, l’objet est

externe , reléve de la science. et le verbe renvoie à une intention, à  un projet

lié à la conscience.. Mais l’on sait que science sans

conscience n’est que ruine de l’âme.

Le malentendu actuel entre hommes et femmes, tient

au fait que toute personne un tant soit peu observatrice

du monde sans passer par les « lunettes » des mots est

parfaitement consciente que les hommes et les femmes

sont radicalement différents. On nous renvoie au verdict

de la Science qui déclare ne pas pouvoir expliter ce

ressent et cet aveu  est consiéré comme un « fait » qui

prouverait que les hommes et les femmes ne sauraient

être distingués  Dès lors que ces différences ne peuvent

se  traduire en chiffres, en statistiques, en formules, elles

ne comptent pas,  concluent les femmes. Cela fait penser à des

aveugles qui ne captent le monde visible que par le biais

des mots et ces mots sont dramatiquement appauvrissants, ne

sont qu’un pis aller.

Les mots sont importants pour les femmes, disions-nous,

alors que pour les hommes, ils sont avant tout un mode de

communication avec les femmes puisqu’il suffit d’ouvrir

les yeux pour se mettre d’accord. Mais les textes sont

aussi un support essentiel pour les femmes car elles

n’aiment guère improviser dans l’ici et maintenant, si l’on

entend par ce mot le fait de communiquer réellement

avec autrui, de rebondir sur ce qu’il dit et vice versa. Improviser

est un acte vivant, naturel, éphémère et les femmes préférent

en ce sens ce qui est artificiel, donc immuable comme les

fleurs artficielles, constant, figé, rigide. C’est en ce sens

qu’elles se considérent comme rigoureuses si ce n’est

qu’elles sont terriblement manipulables en ce qu’elles

dépendent de ce qu’on veut bien leur dire et qui leur donne

du grain à moudre.  ..Elles sont obligées de faire confiance

et c’est d’ailleurs quand elles s’aperçoivent de la fragilité du

langage, qu’elles angoissent et dépriment.  La confiance est

une valeur clef et cela passe par le poids des mots, les

« promesses », il faut tenir « parole »..Ce qui est dit est dit!

Selon nous, le « vrai langage fonctionne en réseau. Un mot

ne fait sens que dans un certain contexte et ce n’est

que la combinatoire des mots qui fait sens. En ce sens, les

femmes détestent l’idée de jouer avec les mots. Elles ne jurent

que par les dictionnaires qui nous disent ce que les mots

veulent dire. Et en ce sens, les femmes réagissent souvent

par rapport à un mot qui  fait écran avec la réalité, qui est

supposé la résumer.

On remarquera enfin que  les femmes sont bien plus à leur

aise dans le langage factuel. Elles parlent le plus souvent

au passé »Il ou elle a dit », c’est à dire ce qui correspond  à la

mort, à ce qui ne bouge plus.

La meilleure façon de décourager une femme d’intervenir,

c’est quand on improvise, que l’on emploie les mots dans

des sens nouveaux, qui ouvrent vers des pensées nouvelles,

quand le sens est entre les lignes et doit être décrypté. L’usage des mots doit être

libre et non cloisonné, c’est là encore ce qui distingue l’homme de la machine. Les mots

ne sont pas des ordres, des programmes . Il y a l’approche de l’esclave au langage qui veut

savoir ce qu’on attend de lui et ne pas se tromper dans la captation du message et

il y a l’approche de l’homme libre qui  réfléchit avec ses pairs. On ne saurait confondre les

deux registres.

Il faut distinguer les « faits » et le discours scientifique qui n’est qu’une tentative

d’explication. Or, on note que les femmes confèrent la priorité au discours sur les

faits et entendent réduire les faits à ce qui en est dit, notamment en ce qui concerne,

comme par  hasard, ce qui distingue les hommes et les femmes. Or, il est évident

que la Science ne parvient aucunement à appréhender le phénoméne  concerné et cela

arrange les femmes que l’on s’en tienne à de telles abstractions qui sous tendent

une idéologie « paritaire ».

Réfléchir sur les femmes, c’est repenser la question du

langage, de sa genése.Les femmes vivent dans un monde

qui est le leur et que les hommes viennent troubler/ Cela

fait penser à un vieux débat théologique sur les miracles.

Est-ce que Dieu a le droit d’intervenir dans « sa » Création ou

bien tout est-il déjà planifié  dès le  commencement (Beréshit)?

Quelque part, les hommes préférent que Dieu reste en

retrait tout comme les femmes préférent que les hommes

restent en retrait et tout particulièrement ceux qui sont

capables de changer le monde. Les seuls hommes que les femmes

ne craignent, ne redoutent  pas sont les impuissants,

dans tous les sens du terme, tant physique que psychique.

Mais les hommes les plus  fréquentables sont encore ceux

qui sont morts, qui ont fait leur testament et qui n’existent

plus que par ce qu’on en dit..

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

L’automutilation par les cheveux

Posté par nofim le 2 août 2014

Les cheveux comme objet d’auto-mutilation

par  Jacques  Halbronn

Il  y a actuellement une mode chez les femmes, à Parisn, à se raser une tempe. On peut se

demander s’il ne s’agit pas d’une forme d’auto-mutilation « soft ». (

Certes, les cheveux, cela repousse mais sur le moment c’est bel et bien vécu comme une forme

d’agression, de maltraitance contre soi-même, comme pourrait aussi l’être  l »excés de ce que nous

ingurgitons par la bouche (boissons, tabac, nourriture) sans parler d’une certaine forme

d’abrutissement sonore (CD, télévision etc). On pourrait aussi citer le piercing,  le tatouage.

Mais l’atteinte aux cheveux offre certaines particularités assez remarquables au niveau du ressenti

immédiat. Cela peut se faire en quelques secondes, ce qui n’est pas le cas des autres pratiques

signalées plus haut qui correspondent à des effets à plus ou moins long terme.

Les cheveux font bel et bien partie de notre « look », bien plus qu’un vêtement et ils nous

appartiennent plus que quelque appareil (téléphone, ordinateur). On parle de « couper » les

cheveux et les ciseaux ressemblent d’assez près à un poignard.  On peut aller chez un coiffeur,

se « faire couper les cheveux » mais le nec plus ultra est, en l’occurence, de se les couper

soi-même, ce qui rattache bel et bien l’acte à une forme d’auto-mutilstation qui a été

étudiée assez largement par divers auteurs (-cf  M Desseilles,  B.  Grosjean,  N. Perroud,  Manuel du border line, Ed Eyrolles 2014). D’ailleurs, l’on y parle de « se couper » pour désigner le fait d’appliquer un

couteau sur une partie de son  propre corps (scarification). Il est clair que ce « passage à l’acte »

soulage. (p. 106,  Manuel  op. cit), ce qui correspond éventuellement à une forme de punition

que l’on s’inflige, en prenant la place d’un autre absent.

A l’origine de cette mutilation par les cheveux, il peut y avoir eu une forme de maltraitance

par la famille.  En effet,  intervenir sur la coupe des cheveux est une façon autorisée de porter

atteinte à l’intégrité d’autrui,  au nom de quelque norme que l’on brandit. Pendant longtemps,

les hommes étaient beaucoup plus sous pression « capillaire » que les femmes. Il fallait que

périodiquement ils « sacrifient » leur chevelure, ce qui ne peut se faire qu’en recourant à des

« instruments » coupants. A force d’insister dans ce sens, on peut concevoir que l’auto-mutilation

corresponde à un besoin d’amour passant par une certaine forme d’obéissance à  une telle

requéte.

La coupe des cheveux – (on pense aux Misérables de Hugo, où Cosette vend ses cheveux) se situe

entre le vol et le viol. Les cheveux nous appartiennent et en même temps il n’en est pas

vraiment ainsi.  Il importe en tout cas de distinguer entre ces deux plans:  ce qui est vraiment à nous

est ce que l’on ne peut nous enlever sans nous blesser (code pénal) et ce qui ne l’est pas vraiment

est ce que l’on peut nous prendre (code civil). Comme nous l’avons dit ailleurs,  l’absence

d’éléments extérieurs garantit une certaine authenticité. Si j’interdis à quelqu’un de lire un texte,

d’interpréter une partition, je m’assure  qu’il n’y aura pas  de substitution, de trucage. Cela vaut

aussi pour les postiches,  les perruques. On s’interrogera

aussi sur cette mode des crânes rasés.

Pour en revenir à la pratique d’automutilation  par la coupe des cheveux, elle peut tout à fait

produire de la souffrance plus psychique que physique. Paradoxalement, il est plus facile de

dissimuler une scarification qu’une atteinte aux cheveux. Ajoutons que toute forme

d’automutilation suppose une certaine tendance à la schizophrénie dans la mesure où celui qui se

coupe les cheveux  à lui-même, joue le rôle de l’autre.

Il serait intéressant de connaitre les motivations et les rituels qui  président à cette

automutilation capillaire que les jeunes femmes s’infligent à moins qu’il ne s’agisse d’une

forme de revendication d’androgynat.

Mais on ouvrira un peu plus encore le débat en ce qui

concerne le port des lunettes. Quelle est la part d’une

certaine maltraitance des yeux (lecture dans des endroits

trop sombres par exemple mais aussi recours prématuré à

des lunettes)?

JHB

03 07 14

 

 

 

Publié dans Culture, FEMMES, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Le sphinx et la précession des équinoxes

Posté par nofim le 2 août 2014

Une révoltion copernicienne  du symbolisme zodiacal

par  Jacques  Halbronn

 

En 1979, quand nous avons publié Aquarius ou la Nouvelle

Ere du Verseau (Ed Albatros) , nous avions choisi pour

illustration de couverture, un Sphinx, mettant ainsi en

avant les signes fixes dont faisait partie le signe du Verseau

lesquels signes constituaient cette créature connue sous le

,nom de Sphinx.

Ce n’est que 20 ans plus tard que notre intérêt pour les

étoiles fixes royales allait conférer une certaine forme de

prémonition à ce choix. Mais il aura fallu attendre encore

près de 15 ans pour  que nous comprenions que le Zodiaque

et le Sphinx constituaient deux  systémes traitant tous les deux

du cycle des saisons mais l’un sur un mode tropicaliste,

l’autre sur un mode sidéraliste, tout en se présentant comme

d’un seul tenant.

Mais par ailleurs, nous avions été fascinés par l’existence

de ces 4 « être vivants », comme on les appelle parfois- formant le

tétramorphe- et qui connurent une carrière séparée

(cf l’arcane majeur « Le Monde », le Livre d’Ezéchiel etc)

de celle qui les relia au symbolisme zodiacal  auquel on les

assimile à tort. Le rapport entre le « tétramorphe » et le Zodiaque fait

d’ailleursprobléme puisque l’on ne trouve pas de signe de

l’Aigle (la constellation de l’aigle est proche de celle du

Scorpion) alors qu’il y a bien parmi les signes « fixes », le lion,

le taureau et l’homme (Verseau), ce dont a tenté de

s’expliquer Volguine (Le symbolisme de l’aigle, 1960)

Il nous aura donc fallu bien des décennies pour percer le

mystère de ce tétramorphe  dans son rapport aux 4 saisons.

C’est  un beau jour que l’image jaillit sous notre plume ou

sur notre langue qui  associait le vol de l’oiseau au printemps

et ne dit-on pas qu’une hirondelle ne fait pas le printemps.?

Nous trouvons des traditions chinoises qui associent

non pas l’aigle mais l’épervier-il faudrait donc

éventuellement- remplacer l’aigle par l’épervier. On notera

aussi que les oiseaux incarnent fréquemment l’amour comme

dans le cas des perruche. Il est aussi question du pigeon

ou de la tourterelle qui se change en épervier.

A partir de cette prise de conscience, se forgea peu à peu

dans notre esprit l’idée d’un revirement à 180° du

symbolisme zodiacal., qu’il faudra par la suite reformuler

en distinguant deux roues zodiacales intriquées l’une dans

l’autre.

Mais si revirement, il y avait qui voulait que l’Aigle incarnât

le printemps, ne fallait-il pas, a contrario, que le Taureau

incarnât l’Automne,   ce qui remettait en question sinon

une tradition du moins une exégése devenue traditionnelle?

Pour s’en expliquer, il nous fallait bien connaitre l’iconographie

non pas tant du Zodiaque que des mois et que peu

d’astrologues connaissent bien qu’on la trouve dans le

Kalendrier des Bergers et dans les Très Riches Heures du

Duc de Berry. C’est ainsi qu’en novembre-décembre l’on

tuait le cochon (qui devenair porc  chez les anglais qui

distinguent l’animal vivant et l’animal abattu pour la

consommation:  ox/beef,  calf/veal, pig/pork, sheep/mutton,

le second terme étant français). Le boeuf, animal sacrificiel -

tradition maintenue dans la corrida et ses banderilles- qui

inaugure la nouvelle année. L’agneau  (pascal)

est aussi sacrificiel mais il aura été déplacé du fait de la précession des

équinoxes de l’automne vers le printemps tout comme le

taureau qui le suit ainsi que les astres qui lui sont

associés (les luminaires, soleil et lune)

Quel contraste entre l’aigle qui peut parcourir des distances

considérables et le taureau, le boeuf condamné à tourner dans

son pré. On voit à quel point le symbolisme zodiacal aura

été perturbé par la perte de la présence animale à l’automne

et par l’absence des oiseaux au printemps! Il ne semble

pas que les historiens du Sphinx ou du tétramorphe aient

réfléchi sur  la dimension zodiacale du probléme au prisme

des saisons, ne serait-ce qu’ au niveau analogique.

Selon nous, cette « roue » des 4 « vivants » aura bougé avec

la précession des équinoxes et au bout d’un demi-cycle, soit

12000 ans environ, tout s’est trouvé inversé.

Cela vaut aussi pour les luminaires qui initialement, selon

nous, étaient associés avec le solstice d’hiver et qui le sont

à présent avec le solstice d’Eté. La naissance  de Jésus, personnage

solaire, se fait au solstice d’Hiver et le taureau incarne bien

la jonction soli-lunaire avec ses cornes représentant un

croissant lunaire.Mithra, lié au taureau, nait le 25 décembre.(cf  Robert

Carré/ Le Sphinx et l’homme (Essai contributif à l’élucidatio d’un mythe, Paris

Maisonneuv et Larose, 1974)

La précession des équinoxes  est une donnée désormias bien ancrée en

astrologie avec un changement d’ère tous les 2160 ans, du fait du point vernal.

Plusieurs facteurs témoignent en faveur d’un tel glissement mais l’on n’avait pas

pris conscience de ce que ce glissement avait pu perturber l’agencement zodiacal, du

fait de l’existence d’une double roue, l’une étant fixe, l’autre mobile jusqu’au moment

où tout a fini par se figer. L’exaltation du soleil  était initialement en taureau et elle

a glissé vers le bélier. Notons aussi le décalage  des domiciles et des exaltations.  Les

deux luminaires devraient être séparés par un axe de symétrie (axe équinoxial,

axe solsticial) or cet  axe est décalé d’un signe. Le Zodiaque de Dendérah met

en avant le signe du Lion, ce qui a donné lieu au début du XIXe siècle à un vaste

débat..(The Zodiac of Paris. How an Improbable Controversy over an Ancient Egyptian Artifact Provoked a Modern Debate between  Religion and Science   Jed. Z. Buchwald et Diane Greco Josefowicz  Princeton & Oxford  2010, Albert Slosman  Le Zodiaque de Dendérah 150 ans avant JC ou 12000 ans? Rocher  Monaco, 1980

Les étoiles fixes royales sont liées à ces 4 « vivants » et  leur rapport avec les planétes

ne dépend pas de la précession des équinoxes. En fait,  en astrologie, seules ces

4 étoiles importent et non pas le zodiaque dans son ensemble. C’est le passage des

luminaires et leur « opposé » Saturne qui a les mêmes nombres que la Lune

(un jour pour un an) qui constitue la cyclicité astrologique.

On demandera donc aux astrologues et aux symbolistes -(comme Luc Bigé) de cesser

de chercher à associer le taureau avec le printemps. Quant au mouton, il est frappant

d’observer que la scène où on lui coupe sa toison se situe  à l’opposé de  celle où

le cochon est depecé. Dans les deux cas, l’on se sert d »objets contondants. Mais encore faudrait-il réintégrer le porc au sein du symbolisme zodiacal.(cf le porc dans le zodiaque chinois).

Quant au lion et à l’aigle, ils constituent un autre zodiaque.  Le taureau et l’Homme

sont communs aux deux zodiaques. On peut d’ailleurs penser qu’il a existé un

zodiaque à 8 secteurs qui s’est combiné avec un zodiaque à 4 secteurs, totalisant

aini  12  signes.

Ce type de renversement est également à observer avec  le passage du Descendant

pour calculer les maisons vers l’Ascendant., ce qui a brouillé la numérotation des

maisons. Il faut noter les maisons du descendant vers  l’ascendant, sous

l’horizon  et de  l’ascendant vers le descendant, au-dessus de l’horizon.

Rappelons que les Juifs ont maintenu la tradition de commencer l’année au début

de l’automne et la journée au coucher du soleil, que notre année civile commence

en janvier et notre journée à minuit.

Car tel est bien l’enjeu symbolique: le commencement d’un cycle n’est pas

diurne mais nocturne et on imagine les graves contresens que l’on peut

commettre quand on croit que la conjonction de deux astres amorce une phase

diurne et non nocturne, ce qui correspond  par rapport aux maisons astrologiques

à celles qui concernent le milieu familial, la vie privée. (sous l’horizon, donc

nocturne)

 

JHB

02 08 14

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Autour d’une présentation de l’astrologie de 1940 par Néroman

Posté par nofim le 1 août 2014

L’astrologie « renaissante » de Néroman  et les Années Trente

par  Jacques Halbronn

 

Quand Néroman, en 1940, publie  Grandeur et Pitié de

l’Astrologie, il est persuadé que l’astrologie, en plein

« renouveau » se trouve à un tournant qui

est lié à l’entrée dans l’ère du Verseau qui

aura été la grande affaire des années trente avec l’ouvrage

de Paul Le Cour en 37 (Ganyméde) avec la découverte

longtemps attendue en 1930 de Pluton- dont on parlait (cf

Percival Lowell) déjà en 1897 dans le manuel

de Fomalhaut qui ressort en 33 chez Vigot.

(cf La vie astrologique en deux volumes 1992  et 1995 chez

Trédaniel)

Le passage fort connu  – il est repris en 1902 par Vanki dans son

Histoire de l’Astrologie (Ed Chacornac) se place dans les toutes dernières pages de

l’ouvrage, visant à répliquer à « La grand objection moderne tirée du nombre des planétes »!

« On soupçonne  vaguement  l’existence d’une planéte au delà de Neptune et d’une autre nommée

Vulcain entre Mercure et le Soleil. » et quelques lignes plus bas: « La planéte au delà de Neptune existe, elle

se nomme Pluton. La réalité de Vulcain est aussi admise ».

Rappelons que l’ouvrage de Brunhübner, dont

la traduction française date du milieu des années trente

signale que le nom de Pluton est sorti à la suite d’un

concours remporté par une petite fille  répondant au nom

de Venitia Burney.

L’ouvrage parait chez (Fernand)  Sorlot -(Nouvelles Editions Latines,   cf notre récent interview avec  l’un des fils de l »éditeur, François (Ed Lanore)  et nous avons publié Aquarius et la Nouvelle Ere du Verseau chez un autre de ses fils, Bertrand (Ed L’Albatros)

l’éditeur qui a publié  entre 35 et 39  le Mein Kampf d’un certain Adolf Hiler , devenu en 33 Chancelier,

ainsi que divers commentaires  (cf catalogue en 4e de couverture) Mais force est de constater que l’éditeur  met en garde les lecteurs

contre le danger représenté par une telle idéologie dans sa collection « Allemagne ».

. L’ouvrage de  F. Brunhübner est en allemand et est traduit en français. Pluton y  est interprété en rapport avec le projet nazi et d’ailleurs la vie

astrologique de l’époque est dominée par les Allemands (le Dr H. Korsch organise des congrès à

Bruxelles et à Paris)/

Néroman accorde une  grande importance aux deux congrès qui

se sont tenus en 1937 à Paris (dans le cadre de l’Exposition  Universelle/ Rappelons qu’un autre congrès astrologique

eut lieu à quelques semaines d’intervalle dans ce même cadre. On a les Actes de ces deux manifestations

concurrentes) et  en 1938 à Nice. (Cosmobiologie, cf La Presse Médicale  17 Août 1938, et Actes in  Revue de Cosmobiologie, Recvue

Internationale des Sciences Anciennes et Modernes concernant les relations de l’Univers et de la Vie, Nice (Cote BNF 4° R  4590, pp. 318  et seq ) Ce Congrès peu signalé par les historiens de la vie astrologique du XXe siècle se tint dans trois villes de la

Côte d’Azur (Nice; Monaco, Menton). Il est vrai qu’il n’y est pas traité stricto sensu d’astrologie mais  de tout le domaine des

corrélations  générales mais cela peut apparaitre comme apportant de l’eau au moulin de l’astrologie.

A en croire le fondateur du Collége Astrologique de France qui

est apparu sur la scéne astrologique au cours de cette

décennie,  il y a un réel engouement pour l’Astrologie en

cette fin des années trente. Notons aussi que c’est au cours

de cette même décennie que l’astrologie envahit la presse..

En 1943, parait son magnum opus, le Traité d’Astrologie

Rationnelle.

Dans Grandeur et Pitié de l’Astrologie,

Néroman met en cause un certain nombre de ses collégues

en se servant d’anagrammes: c’est ainsi que Léon Lasson

devint Sanlos, Louis Gastin Tignas. Il s’en prend aussi à

Volguine alias Levingov à propos de ce qu’il écrit sur Moïse.

Quant à Rastaban dont parle Néroman, qui est-il (p.  139)?

Son ouvrage montre l’intérêt de Maurice Rougié alias

Néroman (d’abord Dom Necroman!) pour une astrologie des

jours de la semaine et des heures planétaires, sans rapport

direct avec la réalité astronomique mais qui a le mérite de

constituer des divisions égales. Il montre que l’ordre des

planétes selon les jours de la semaine  n’est qu’une projection

de l’ordre astronomique prôné dans la Tétrabible de

Ptolémée (cf nos Clefs pour l’Astrologie Seghers 1976  et

Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel 1983).

Sur les Quatre Eléments, Néroman écrit que sont  « des

symboles qui représentent les phases de l’évolution » (p. 64).

Autrement dit, ce sont surtout des symboles qui sont mis

en avant mais qui n’ont pas d’assise scientifique, ce qui ne nuit

en rien à leur valeur.

Néroman présente les domiciles et les exaltions, (il parle de

« pulsations » pour désigner le rapport entre les deux positions

Il propose Mercure exalté en sagittaire à l’opposé de son trône en Gémeau, ce qui est

assez insolite si ce n’est que l’opposition comporte deux signes

de même genre. C’est là une anomalie de son systéme d’autant

qu’il souligne que les positions négatives  (chute, exil)

sont à l’opposé des positives. Notre auteur place le domicile  de Vénus

« céleste » en Gémeaux, donc au trigone de son domicile en

balance. Il place une exaltation de Jupiter en  Verseau au sextile

du trône en Sagittaire, une exaltation de Saturne en scorpion

au sextile de son trône en Capricorne et ainsi de suite -p. 76)

Le principe sous-jacent ce sont les aspects entre signes de même

genre pour le trône et l’exaltation, avec d’un côté en « céleste »

des signes masculins et en « terrestre » des signes féminins.

On notera que Néroman n’introduit pas ici, en 1940,

les planétes au delà de Saturne, ce qui est en accord avec son travail

sur les jours de la semaine.  Soulignons-le Néroman ne se

référe bien souvent à l’astronomie qu’à un niveau

symbolique, analogique.   Au niveau prévisionnel, il préfére

partir du -thème natal (sensitif dans son jargon)

et le faire « évoluer » (en direction) que de regarder les transits

en consultant les éphémérides. Pour ce faire il propose des

directions évolutives tenant compte de la vitesse

décroissante de cicatrisation du corps.

Néroman s’en prend à Ptolémée, mais c’est surtout les sentences

du Centiloque qui sont dans son colimateur, dont

l’attribution au dit Ptolémée fait débat.

Néroman prône par ailleurs une « astro-radiesthésie » (p. 175)

et sa revue portera par la suite référence à la radiesthésie

qui se voit ainsi associée à l’astrologie.

Néroman se veut l’apôtre en ce début de décennie, d’une

‘astrologie renaissante « (p 203)

Pas un mot de Néroman sur les planétes au delà de

Saturne alors que celles-ci sont abordées dans ses autres

ouvrages. Tout se passe comme si Néroman se méfiait des

apports de l’astronomie, ce en quoi nous sommes parfaitement

en phase avec lui. Il n’y touche qu’avec des pincettes.

Comparons l’ouvrage paru en 1940 avec le gros volume de 1943, le

Traité d’Astrologie Rationnelle. (réédité en 1982 (Table d’Emeraude) et   en 2008

chez Arma Artis) Les planétes transsaturniennes y jouent ( cf  pp./ 67  et seq.) un rôle dont il n’avait pas

été question trois ans plus tôt.  Le cas de Mercure est toujours aussi  particulier:  Néroman a  jugé bon d’établir des

doubles exaltations sur le modéle des doubles domiciles et c’est ce qui le conduit à placer ses deux exaltations en vierge et

en gémeaux  avec en trônes vierge et sagittaire, ce qui donne deux anomalies:  la vierge est à la fois trône et exaltation de Mercure et

Mercure exalté en sagittaire  est opposé à Mercure en trône en gémeaux! Mais Néroman n’a pas le choix sur le plan structurel. C’est ce

qu’il appelle  l’Astrologie « rationnelle ». Mais  son intérêt pour les doubles domiciles et les doubles exaltations concernant le

Septénaire est mis en échec par un nouveau projet qui se développe d’intégrer de nouvelles planétes et d’en revenir  à un seul

trône et une seule exaltation par planéte sur le modéle des luminaires.

Dix ans plus  tôt, en 1933,  Néroman (alias  Maurice Rougié)  avait publié (Ed  Maurice d’Hartoy) Planètes et Destins (1934). Les vérités

millénaires retrouvées et Planétes et dieux(1933). il est patent que l’auteur intègre dans son systéme de nouvelles planétes inconnues de

l’Antiquité (Junon (astéroïdes), Uranus, Neptune, Pluton)

Que s’est-il donc passé à la fin des années trente pour que Néroman en revienne au seul septénaire dans Grandeur et  Pitié de

l’Astrologie et encore pour peu de temps? On note qu’en 1940, l’auteur se dénomme « Dom  Néroman » et non plus « Dom Nécroman »(il

gardera désormais ce  pseudonyme corrigé) et il ne revendique pas son titre d’Ingénieur civil des mines qu’il utilise en 33-34 puis en 43.

(cf Didier Racaud. L’astrologie des Initiés selon Dom Neroman,, 1983) En fait, il arrive qu’un auteur emprunte une nouvelle voie puis

revienne à l’ ancienne. En 1940, Néroman avait, apparememnt,  jugé préférable de se démarquer de l’astronomie moderne, renouant

ainsi avec la littérature astrologique française du XIXe siècle. En tout cas, en 1940, l’intérêt des astrologues pour les nouvelles

planétes est particulièrement net et  l’on a du mal à comprendre comment Néroman qui j,usteement parle d’un « renouveau » de

l’astrologie ne dise pas un mot de Pluton en 1940. Dans Planétes et Dieux, Néroman situe l’action à l’automne 1927 donc avant

la découverte de Pluton pour justement qu’un Sage en annonce la prochaine découverte en 1930. On se perd donc en

conjectures sur  cette omission, à moins que l’ouvrage n’ait été censuré ou n’ait été publié que partiellement.

 

 

 

 

 

JHB

01 08  14

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

12345
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs