La validation de l’astrologie. Théorie/pratique

Posté par nofim le 4 septembre 2014

Quel mode de validation de l’astrologie? Approche structurelle versus approche praticienne.

par Jacques  Halbronn

 

La pratique de l’astrologie est-elle la voie royale pour

la  validation de cette discipline (cf  nnotre  entretien avec César  Garay

et Christian Camus   sur You Tube)?

il y a de nombreux  pratticiens qui mettent leur  talent au

service d’un    tel   enjeu mais le probléme c’est qu’ils en

tirent quelque gloriole, à peu de frais. Quelques clients

contents et le tour  est  joué! Point n’est besoin d’une

reconnaissance par  les instances  scientifiques

quelles  qu’elles soient. On passe par dessus leur tête pour

prendre le peuple à  témoin!  Et ces clients sont, qui plus est,

en demande et donc dans une certaine fragilité. Et voilà qu’on

les  charge d’arbitrer   sur un sujet qui reléve somme

toute d’une certaine élite universitaire. Peut être est-ce leur

faire beaucoup  d’honneur? Mais cela leur fait du  bien que de

les flatter ainsi.

Le praticien  qui tente ainsi de se doter  de plumes de paon

(cf La Fontaine) se permettra dès lors de déclarer qu’il

a  « sauvé » l’astrologie en en démontrant le bien fondé

en amont  puisque « ça marche » en aval. Quelle astrologie

se voit ainsi « validée »? Cela importe peu  puisque toute

astrologie, en fin de compte, fera l’affaire. Cette indifférence

trahit un certain   cynisme, à savoir que lepraticien sait

pertinemment que si ça marche, cela tient à toutes sortes

de facteurs plus ou  moins avouables, à cpmmencer par la

« traduction » en langage courant de ce qui  se présente

astrologiquement. Une traduction qui autorise tous les tour

de passe passe  comme c’est le cas quand on traduit depuis

le français les  quatrains de Nostradamus, par exemple.

Approche praticienne ou approche structurelle, tel est bien le

débat méthodologique et donc épistémologique qui divise les astrologues encore

de nos jours étant entendu que certaines décennies semblent pencher plutôt dans un sens que

dans l’autre. Par exemple, dans les années soixante-soixante -dix  du siècle dernier, la priorité se situait du côté structurel,

ce qui pouvait impliquer une reformulation, une réforme des dispositifs astrologie (cf L. Morpurgo, Introduction à la Nouvelle Astrologie,

Ed Hachette, 1974,  trad. de l’italien qui partagera le prix « Morin de Villefranche », en 1974 avec le livre de Daniel Verney, Fondements et

avenir de l’astrologie, qui se tint à l’occasion du congrès de septembre 1974 à l’Hôtel Méridien de la Porte Maillot). De nos jours,

il semblerait que la tendance soit plutôt  à une « validation » par la pratique (cf Didier Geslain, Dimanche Libertes, sur You Tube).

Cette dualité est des plus intéresantes sur le plan socioculturel ne serait-ce qu »au niveau du recrutement. A la fin des années soixante,

quand nous sommes entrés « en astrologie », cela n’aurait pu se faire dans le climat intellectuel actuel. Mais un César Garay, âgé de 24 ans,

se situe à l’évidence dans une optique praticienne pour valider la « Tradition ». Il parle des Sesfiroth mais n’en apporte d’autre

justification que le fait que ‘ça marche », que ‘ça aide » les gens, que cela leur apporte du « bien être », du « bonheur » (ce qui est synonyme).

D’ailleurs, la tendance actuelle  est bien aux techniques de « bien être » (avec les Salons qui leur servent de vitrine) et dont en quelque

sorte, à entendre certains, l’astrologie ferait partie.

Il est quand même dommage que des savoirs traditionnels soient jugés à l’aune de ce critère du « bonheur ». Mais pour pas mal de gens,

l’approche structurelle n’est pas une solution car ils partent du principe que cette Tradition n’est pas à réformer, à restaurer mais simplement à faire connaitre, à diffuser; autrement dit, ils considérent que le temps n’est plus à la restructuration mais à la communication et dans la mise en pratique. D’où le plus souvent, des enseignements qui figent le savoir y compris dans le cas d’approches

interdisciplinaires qui tendent justement à figer les savoirs en présence pour passer au stade du dialogue mais d’un dialogue qui n’empiéterait pas sur la substance des dits savoirs, ce qui conduit à une juxtposition plutôt qu’à une véritable évolution.

En fait, pour beaucoup,  l’idée de ce que nous appellerons un structuralisme diachronique leur est étrangère. Nous entendons par là, la capacité de restaurer des chainons manquants, une genése, d’établir de nouvelles chronologies. A  contrario, le structuralisme

synchronique semble plus accessible qui consite, selon nous, à expliciter la fonction de chaque notion au sein d’un ensemble comme le fera

un D. Néroman, dans les années 30-40  et après lui un Jean-Pierre Nicola, dans les années 60-70  qui introduiront une terminologie qui leur est  propre. Mais le structuralisme  spatial (synchronique)  n’est pas viable s’il ne s’articule pas sur un structuralisme historique

(diachronique) et c’est d’autant plus vrai en astrologie qui souffre d’une sorte de télescopage (soit l’abolition de l’espace-temps) et

qui voit ce qui  est censé se succéder, alterner être présenté comme  valant dans la simultanéité. Cela donne le « thème » par opposition au

« cycle » même si d’aucuns auront tenté de concilier le thème et le cycle par le biais notamment des transits  (cf Yves Lenoble. Initiation à

la pratique des cycles planétaires, Ed ARRC  1996)

Mais on nous demandera  évidemment :  mais quand vous avez révisé le modéle, quid de la suite? Nous répondrons d’abord

que le travail sur le modéle est très long en ce sens que si on a l’esprit critique suffisamment aiguisé par rapport à ce que l’on propose’ ou nous propose, de nouveaux questionnements ne cesseront d’intervenir et encore une fois cela ne sera point nécessairement le fait d’une quelconque pratique avec une personne étrangère- comme dans le cas de ce que propose César Garay, mais d’un dialogue avec soi-même

(cf notre opposition entre altérité intérieure et altérité extérieure). On admettra que le dialogue avec soi-même, aussi subjectif puisse-t-il

paraitre est plus fécond que le dialogue avec  autrui appréhendé comme objet. Nous avons montré plus haut   toute l’ambiguité propre à une telle relation avec un « client », un « patient ». En fait, on ne passe à la pratique que lorsque la réflexion théorique est en panne, quand

les tests préalables n’ont pas été assez étendus, ce qui se produit notamment lorsque l’on ne respecte pas le principe de dualité qui est

la condition de toute véritable transdisciplinarité. Or, l’on voit bien à quel point l’astrologie se voit engoncée dans des dispositifs

alambiqués qui ne permettent pas de démarche comparative. D’ailleurs, force est de constater que bien des personnes qui évoluent

dans le milieu astrologique redoutent toute forme de comparaison tant pour l’astrologie que pour eux-mêmes ou pour tout objet

d’étude (individu, personne). L’astrologie aura été instrumentalisée au service d’une quéte du « sans pareil », ce que vient  entériner

au demeurant un certain usage de l’astonomie, l’astrologue arguant du fait que le ciel n’est jamais exactement le même, au vu de

tous les paramétres et facteurs qui sy entremêlent, sans compter les constructions proprement astrologiques. Cela va bien entendu

jusqu’au cas des jumeaux dont on nous montre que le thème, à quelques minutes près, n’est pas le même.

En conclusion, nous dirons que  la reconnaissance de l’astrologie implique sa transparence. Ces astrologues qui affirment qu’il faut des

années pour devenir astrologue  visent à enfermer l’astrologie dans son ghetto. En réalité, il convient de distinguer les véritables

chercheurs qui constituent l’élite de la ‘profession » et qui doivent avoir longuement réfléchi sur les tenants et les aboutissants de

l’astrologie- le singulier ici  ne faisant qu’englober un certain champ, un « terrain »-  et les praticiens qui partent du principe que le

travail en amont est abouti et se contentent d’une application sans se demander si les conditions dans lesquelles ils opérent permettent

de valider quoi que ce soit. Leur probléme, c’est que ces gens là ne savent pas prévoir.  Ils préferent dire « on verra bien » et ils se

lancent dans l’aventure avec un équipement tout à fait inadéquat et guère viable. Quand à leurs clients, ils sont à mettre dans le

même sac et ne se rendent pas compte de l’inanité des outils que l’astrologue prétend utiliser. Etrange paradoxe que de voir des

gens qui prévoient aussi mal et qui « verront » au final – ce qui est le contraire de toute entreprise prévisionnelle- attendre

justement de l’astrologie qu’elle les aide à prévoir! Il est vrai que ceux qui vont chez un opticien sont a priori ceux qui voient mal!

Il convient de s’en tenir à  la dualité et nous sommes en

faveur d’une  épistémologie de la dualité.Au delà du deux,

notre intelligence cesse d’être peformante et tout devient

infalsifiable. Ce qui aura permis à une certaine astrologie de

survivre, c’est  de ne pas s’en tenir au deux car les gens au delà

 

du deux ne sont plus performants. Un tel nous dit qu’il

est du signe du lion mais il ne prend pas la peine de connaitre

ce que l’on dit sur les autres signes. L’astrologie profite de notre

paresse intellectuelle. En se situant sur le registre du 2, les points

de comparaison se multiplient avec divers domaines alors

qu’avec son dispositif actuel,  l’astrologie s’enferme dans

son idiosyncrasie ou plutôt en ce qu’on en a  fait.

 

,

 

 

 

 

 

 

 

JHB

05  09   14

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