La cartonomancie d’Etteilla (32 et 78)

Posté par nofim le 26 septembre 2014

 

La cartonomancie d’Etteilla: des cartes françaises aux

égyptiennes

par  Jacques Halbronn

 

En 1770, Etteilla se fit connaitre  pour son traitement des

jeux de cartes ordinaires, dites françaises. Son travail

connut deux rééditions en 1773 (Bib. Arsenal)

et 1783 (conservée au département des estampes de la BNF)

avec chaque fois de nouvelles introductions et préfaces.

Mais à partir des années 1780, Etteilla se fera le

propagateur du « jeu de tarots » qui est chargé d’une autre

dimension, et qu’il présentera comme le Livre de  Thot, avec

un lignage égyptien. Et c’est par ce biais qu’Etteilla

s’inscrit dans l’histoire du Tarot de Marseille, rôle et mérite que

l’on ne saurait lui contester. Papus parle à son sujet d’une

« mutilation du tarot véritable  »

Comment expliquer que son magnum opus ait reçu le titre

de Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommées

tarots, en 4 cahiers. Titre en effet qui nous apparait comme

emprunté aux méthodes d’apprentissage du tarot en tant

que divertissement, amusement, jeu de société.?  Force en

effet est de constater qu’une telle présentation risque fort

d’induire- délibérément- en erreur le lecteur non averti.

D’ailleurs, Etteilla se référe à   La Maison des jeux academiques , contenant un recueil general de tous les jeux divertissans pour se
réjoüir, & passer le temps agreablement   À Paris,  chez Estienne Loyson. M.DC.LXV

(BNF 8° S 16525) ouvrage de La Marinière,  paru dans les années  1660  et dont un chapitre traite du jeu de tarots

et de son introduction en France; après avoir connu une vogue à l’étranger et notamment dans les pays d’expression

allemande/ .

 

I  Les cartes françaises

Les titres changent d’une édition à l’autre :

1770 Etteilla ou manière de se récréer avec un jeu de

cartes, Amsterdam, Paris, Lesclapart (Arsenal  8°S 14395)

On note que ce titre sera repris dans sa Manière de se

récréer avec le jeu de cartes nommées Tarots. On aura

simplement ajouté qu’il s’agissait de Tarots (cf  J. M. Lhôte;  Court de

Gébelin, Ed Berg  1983 p. 177)

1773  Etteilla ou la seule manière  de tirer les cartes

revue, corrigée et augmentée.  Amsterdam et Paris, chez

Lesclapart.(Arsenal  NF 49167)

1783  Etteilla ou Instruction sur l’art de tirer les cartes

3e et dernière édition par l’auteur de la Cartonomancie

Amsterdam  et Paris

(Estampes Microfilm , BNF Richelieu, Arsenal NF 6894))

La dernière édition signale d’ailleurs la parution de la

Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommées

Tarots pour servir de troisiéme cahier à cet ouvrage

par Etteilla

Au début des années 1780, La lecture du Monde Primitif de Court de Gébelin révéle

à Etteilla tout l’intérêt du jeu de Tarot, dont celui-ci avait probablement eu connaissance

sans en saisir la véritable portée. (cf  aussi  en annexe du Monde Primitif analysé et comparé avec le monde moderne (.) ou Dissertations mélées (pp. 395 et seq)  Recherches sur les Tarots et sur la divination par les cartes des Tarots par M. Le C. de M*** (in Jean-Marie Lhôte, op. cit. pp. 145 et seq)  Il  cite  La Maison des Jeux Académiques  1665   p. 34  (p 149) qui comporte un chapitre

sur les Tarots, sans la moindre connotation ésotérique.  On peut d’ailleurs parler d’une

ésotérisation d’un jeu de cartes et on notera que les éditions du Tarot que réalisera Etteilla dans le cours des années 1780

porte un titre insignifiant sans aucune allusion divinatoire, peut être pour tromper la censure..

.  En lisant le volume 8,  Etteilla découvre que la série (il appelle cela une

« galerie ») a probablement subi des permutations, ce qui ne laisse d’éveiller son intérêt. Très vite, il va faire paraitre

des travaux sur ce sujet en y exposant un certain nombre de réformes.

Le passage du jeu de 32 cartes à un « jeu » de 78 cartes  s’accompagnera d’un certains transfert . Le nom d’Etteilla y est repris pour

signifier le questionnant et la questionnante. Mais alors que dans le jeu de 32 cartes, Etteilla conseillait de créer une 33e carte

en effacçant par exemple l’as d’un autre jeu- ce qui donnait une carte blanche, dans  le jeu  de 78 cartes, il remplace deux lames

par des cartes correspondant aux dits questionnant et questionnante. Par ailleurs,  le traitement qu’il avait fait des cartes « mineures » du jeu de 32 cartes (c’est à dire les cartes qui ne sont pas des « honneurs », selon la terminologie que nous emploierons désormais (cf infra), réparties en 4 « couleurs »  ont des rois réprésentant l’homme de campagne, l’homme de robe, l’homme blond et l’homme brun tant

dans le jeu à 32 cartes que dans le jeu à 78 cartes que présente Etteilla. Dans les éditions plus tardives, au XIXe siècle, on les associera au pape, à l’empereur d’allemagne, au Soudan d’Egype et au roi de France.Le  terme cartonomancie  englobera les deux pratiques.

 

II  Les tarots et le Livre de Thot.

Entre 1783  et  1785  quatre « cahiers » paraissent

(le dernier étant consacré à l’astrologie, toujours sous

ce même intitulé, ce qui explique qu’il n’ait longtemps point

été identifié en cette qualité. (c reproduit in f Jean-Marie L’hôte,  Court de Gébelin, Le Tarot,

Berg, 1983 p.  162) : Jeu des Tarots ou le Livre de Toth, Memphis, Lesclapart)

Etteilla y développe une critique du Tarot quant à l’ordre

des Arcanes supérieurs, en reprenant en partie les arguments de

Court de Gébelin lequel met en cause l’ordre traditionnel des Arcanes majeurs : Etteilla s’en prend aux

Cartiers  qui « ont renversé l’ordre du livre de Toth (…) Effectivement, une galerie (une série) qui contiendrait une histoire de cette sorte

serait  bien sottement composée. Nous verrons l’ordre des premiers Egyptiens mais

avant il faut reprendre ce faux ordre dans l’esprit le plus vrai ainsi que nous venons de faire

pour la Cartonomancie.  ‘(Second Cahier de  la Manière de se récréer, 1785,   reprint Jobert 1977, p. 36).

L’ordre qu’il adopte – comme on l’a montré dans une précédente étude- se

voit considérablement « chamboulé » et rappelons qu’un autre ordre sera encore

proposé en 1807 qui place carrément en tête l’arcane du Monde dont  Papus

dira que c’est la clef du Tarot, carte qui comporte le tétramorphe, donc une division en 4. (cf Le Tarot des

Bohémiens. Clef absolue de la science occulte, le plus ancien livre du monde) Etteilla  s’efforce de reconstituer

les procédés des cartiers  en vue de « symmétriser la galerie », c’est à dire l’ordre des cartes. Selon Etteilla, « les copistes  qui se

sont succédés y ont mis suivant l’époque où ils vivaient les  objets relatifs à leur manière de voir emblématique » (cf  Leçons théoriques

et pratiques du Livre de Thot, Amsterdam, 1787; pp. 10-11)

Le titre quelque peu anodin de ces 4 cahiers semble avoir été imposé par la censure. Etteilla aurait parait-il préféré pour titre

« La Cartonomancie égyptienne ou le Tarot. »

Les travaux d’Etteilla se perpétueront après sa mort, apparememnt survenue à la fin de 1791  avec notamment

Hugan alias Jejajel sans oublier le fils d’ Alliettte qui se présente sous le nom d’Alliette fils.  Une édition pirate sans aucune mention

d’Etteillla reprendra textuellement son nouvel agencement,  sous le nom de Mlle Lemarchant : Les Récréations de la cartomancie, ou
Description pittoresque de chacune des cartes du grand jeu de l’oracle des
dames, avec des combinaisons pour expliquer le présent, le passé, l’avenir : Paris : tous  les marchands de nouveautés, (1856) BNF V 44599) cf aussi  Julia Orsini (alias  Simon  Blocquel), Le Grand Etteilla; Reed./ Paris,  Leymarie, 1990)

Etteilla aura donc réussi à imposer  sa « version » du  Tarot mais sera  finalement marginalisé au point qu’on ne le considérera pas comme appartenant à la littérature consacrée au Tarot « classique » (de Marseille) alors que selon nous, il en est un critique et un réformateur. (sur la place accordée à Etteilla dans l’histoire du Tarot,  cf  Helen  Farley  A Cultural  History of Tarot  From Entertainment to Esotericism; B. Taurus  2009,  pp. 106 et seq. ; Cynthia   Giles   The  Tarot History, Mystéry and Lore   Paragon House 1992, , pp..  26  et seq.  Stuart Kaplan,  La grande  Encyclopédie  du Tarot, trad. de l’anglais,  Paris,  Tchou 1979, pp. 154-158)

On notera qu’Etteilla n’était pas parvenu, cependant, comme nous le proposons désormais, à  la conclusion selon laquelle les

arcanes majeurs devaient initialement comporter non pas 22 lames mais 24.

En effet,  il nous apparait que le jeu de 78 est une amplification du jeu de 32 et en étend la division en deux groupes, les honneurs et

les cartes mineures, répartis en 4 couleurs, soit 4×8 et 8×4.

Roi  Dame Valet  As

Dix-neuf, huit, sept

En fait l’As remplace ici le cavalier que l’on retrouve dans le Tarot qui correspond donc  à un état plus ancien du jeu de 32 cartes. Mais sur 78 cartes, le décalage est compensé.

Par extension:  on ajouta donc  24 cartes mineures : 4×6 :  six, cinq, quatre, trois, deux,  as et 24 cartes majeures qui sont les

arcanes dits majeurs du Tarot si ce n’est que l’on n’en a plus que 22 et c’est cette lacune que n’ont pas signalé les tarologues. Ce faisant,

ils n’ont pas non plus cherché à répartir les arcanes majeurs en 4 groupe de 6 cartes s’ajoutant aux 16 honneurs du jeu initial de 32

cartes, ce qui donnait un total de 40  « majeurs » face à 40 « mineurs., le  défaut rédhibitoire du 22 é tant qu’il n’est pas divisible par 4.

Etteilla a proposé de  voir dans les arcanes majeurs

les 7 jours de la création, les 4 vertus cardinales mais cela ne suffit

nullement à notre requéte. Nous avons nous-mêmes en 1983  (Mathémétiques Divinatoires, Ed Trédaniel), proposé d’isoler

dix arcanes dans le cadre d’un « tarot séfirotique » reprenant le principe posé par Papus de regrouper les lames totalisant 22.

Mais nous allons reprendre le dossier de fond en comble sur la base d’une division en 4  familles de six à lames. Il nous semble que  cela implique  qu’il n’y ait pas

à rechercher une quelconque unité, que la continuité

du début  à la fin de l’ensemble ne soit pas de mise. Quelques

lignes de clivage semblent en tout cas ressortir:

le pouvoir terrestre  avec 4 cartes qui se suivent;

papesse  – impératrice-empereur  pape    : 2 -3-4 – 5

le pouvoir céleste  avec l »Etoile, La Lune, le  Soleil, trois

cartes qui se suivent. 17 18 19

Il semble qu’il y ait également de bonnes et de mauvaises

cartes et que si l’on additionne deux cartes qui totalisent

22 on  ait  autant de contrastes (cf Mathématiques

Divinatoires  1983, pp 37  et seq) mais on en reviendrait alors  au

nombre 22!

Amoureux et Maison  dieu

Chariot  et Diable

Hermite et Mort

Roue de fortune  et   Pendu

Force et  Fou

En tout état de cause, il est étonnant qu’Etteilla n’ait pas perçu

que le jeu de tarot n’était  qu’une amplification, une

extension du jeu de piquet.  Dans les deux cas, il y a

des honneurs et des cartes « simples » sans images. Il nous

apparait donc clairement que l’on est passé de

deux  fois seize  à  deux fois  quarante et que face à  40

cartes sans images, il fallait   40 images, soit 16 + 24  et non

38.(16 +22). La recherche passe par la conscience du manque.

On notera que le Bateleur renvoie aux 4 séries sur sa

table:  coupe,  denier, épée  et  baton et qu ‘on en trouve

trace dans certaines arcanes majeurs:

le bâton, c’est aussi le sceptre de l’empereur et de l’impératrice

la coupe  figure sur les cartes de la tempérance et de l’Etoile.

l’épée s’observe avec la  Justice et la  faux de la mort

les deniers sont les disques du soleil  et de la  lune

Il faudrait d’ailleurs s’interroger sur le choix de ces 4

objets tant dans le jeu à 32 qu’à 78/80 cartes. En anglais,

l’on désigne le tréfle par club, bâton et pique par spade,

épée, carreau par diamond et seul coeur est rendu

par Heart et non pas Cup, ce qui souligne l’interaction

entre les deux « paquets » de 32  et de 78/80.

Bien entendu, les éxégétes n’ont pas manqué de relier

les 22 arcanes supérieurs aux 22 lettres de

l’alphabet hébreu et de  proposer une division en

trois groupes de  sept lames, ce qui nous semble être une

fausse piste. On notera ainsi que le Livre de

la Création (Sefer Yetsira) distingue 7 lettres doubles

alors que grammaticalement il n’y en a que 6, le resh

ne comportant pas de « daguesh » modifiant sa

prononciation. Cela a contraint le commentateur à

proposer  3 lettres mères au lieu de 4.(Eléments) et  douze

lettres « simples » pour les douze signes zodiacaux et les douze

mois. On notera aussi que 32 correspond à la somme de

22 lettres et des 10  sefiroth.

Le rôle de l’historien des textes est de déduire un certain

nombre de probabilités à partir de ce qui lui est donné à

voir, c’est à dire des « restes », des vestiges qui nous

parviennent, souvent hors contexte et sans la part de

l’oralité qui donne une autre portée à l’écrit. Face  à ces

24 cartes dont nous présumons l’existence dans le

projet initial, il y a en fait plusieurs découpages possibles entre

lesquels il nous faut choisir.

On peut ainsi diviser 24 par six mais aussi par quatre.  Ce

qui donne six groupes de 4 ou quatre groupes de 6. Or,

force est de constater que l’on trouve assez facilement

dans les arcanes majeurs des groupes  de 4 lames, qui se

succédent ou non.  Dans le cas des vertus cardinales, il y en

a 4 (cf  Court de Gébelin,   Du jeu des Tarots, p. 97, reprint

in  Jean-Marie Lhôte. Court de Gébelin,  Le Tarot, Berg, 1983)

et on ne peut donc guère songer à en ajouter deux pour

arriver à 6. Un autre groupe déjà signalé est celui

de l’empereur et du pape et de leurs contreparties féminines, ce

qui donne à nouveau 4.  C’est pourquoi nous pensons que

celui ou ceux qui ont pensé ce dispositif auront opté pour

six groupes de 4 et non 4 groupes de  6. Il nous

reste à tenter de reconstituer les 4 autres groupes mais

le cas des cartes comportant des astres s’offre aussi à nous:

soleil, lune, étoile et on peut y adjoindre le Jugement qui

fait immédiatement suite:  13   15 16 et 22

on revient aussi sur l’idée d’un groupe positif (Amoureux,

Ermite,  Chariot, Roue de  fortune et d’un

groupe négatif (mort, diable, maison dieu, Fou) en soulignant:

une certaine continuité numérique.

Restent deux lames de synthèse: le Bateleur et ses 4 objets

représentant les 4 séries des lames mineures et le Monde

avec le  tétramorphe. (aigle, lion, taureau, homme) On pourrait

ajouter les 4 tempéraments (comme dans le Kalendrier des

Bergers)

En fait, la principale erreur d’Etteilla est d’avoir cru que les 22 arcanes constituaient

un ensemble d’un seul tenant  et qu’il convenait d’en déterminer l’ordre  du commencement à la fin. Il

semble même qu’il ait voulu gommer la frontière entre arcanes majeures et mineures si l’on s’en

tient aux légendes qu’il associe aux diverses cartes.

Or, selon nous,  il s’agit d’une juxtaposition de 6 séries distinctes les unes des autres et ce sont les séries

qu’il faut ordonner et non leur contenu:  la série 1 est celle des personnages assis représentant le pouvoir

tant temporel que spirituel, puis lui fait suite la série des « bonnes cartes », puis celle des Vertus, puis celle

des « mauvaises cartes », puis celle des forces célestes. Quant à la sixiéme série, dont il ne nous reste que deux éléments, elle se situe à l’articulation entre la fin et le début de la « galerie », avec le Monde (XXI) et le Bateleur (I) formant une sorte d’ouroboros. Déjà en 1983,  nous avions (Mathématiques Divinatoires Ed  Trédeniel) opposé le groupe des  « bonnes » cartes et celui des « mauvaises « cartes. tant ces deux séries sont marquées par un expressionisme  qui ne se retrouve pas par ailleurs. Oswald Wirth

(cf Le Tarot des Imagiers du Moyen Age, Rééd.  Ed Tchou, 1978, pp. 51  et seq) avait distingué divers groupes d’arcanes. et opposé, par couples,é les lames totalisant deux par deux 23.(nous avions pour notre part opposer des lames totalisant 22)/ Wirth  avait circonscrit deux groupes de 4 lames  que nous avons nous -même isolés :

1  la Papesse et l’Impératrice  face à l’Empereur et au Pape

2 Les Etoiles, la Lune, le Soleil et le Jugement

 

Nous pensons que l’imagerie du Tarot en ce qui concerne

les arcanes majeurs puise dans le Kalendrier des Bergers.

(fin XVe siècle) mais on observe aussi que la Roue de

Fortune  s’origne dans le supplice de la roue pratiqué aux

Enfers et très représenté dans le dit Kalendrier au même

titre que le Diable et la  Mort. Inversement, selon Court de

Gébelin, le Pendu ne serait pas une mauvaise carte mais

l’allégorie de la vertu de Prudence. Quant  à la Maison Dieu,

est-ce une si mauvaise carte que cela? L’Hôtel – Dieu est un lieu

d’accueil pour les indigents, le symbole de la Charité.

On ne suivra certainement pas Wirth quand il écrit

 » Aux 22  arcanes primitifs ont été ajoutés 56 cartes à

jouer partagées entre 4 séries de  14″ Il est clair que pour nous

les arcanes supérieurs sont dérivés des 16 honneurs, ce qui

donne un total de 40 images. 22 n’est divisible ni par 6 ni

par 4. On notera cependant que le nombre 32 est important

en kabbale en ce qu’il totalise 22 + 10  sefiroth  et de fait

les 22  arcanes majeurs renouent avec  ce nombre 22 qui se

subdivise en 7,  12  et 3, selon le Sefer Yetsirah

Le Tarot est-il au départ un savoir divinatoire? On peut

sérieusement en douter. Il nous fait songer au Kalendrier des

Bergers où l’on retrouve les Vertus cardinales mais aussi

la Mort et les astres, à l’iconographie des Livres d’Heures.

Les historiens du Tarot ont d’ailleurs mis en évidence un tel

compartimentage:

« Ces images étaient réparties en cinq séries représentant les  états de la

vie, les muses ou arts, les sciences, des vertus et les planétes ou systéme du monde. Le tarot

serait né de l’adjonction à ces images de cartes numériques » (Cinq siècles de cartes à jouer

en France, Bibliothèque Nationale,   Bulletin du vieux papier,  facc 205, septembre 1963, p. 85)

 

.

Bibliographie

)
The Game of Tarot : from Ferrara to Salt Lake City / Michael Dummett ; with the assistance of Sylvia Mann
G. Duckworth
1980
Decker, Ronald
A wicked pack of cards : the origins of the occult tarot / Ronald Decker, Thierry Depaulis and Michael Dummett
Duckworth
1996
A history of games played with the tarot pack : the game of triumphs / Michael Dummett and John McLeod
the Edwin Mellen press
2004

R. Falconnier,  Les XXII Lames hermétiques du Tarot Divinatoire,

Ed Bélisane, Nice  1976, 2012

Gérard  Van Rijnberk, Le Tarot. Histoire, iconographie, ésotérisme,  Ed Trédaniel 1981

JHB

01  10  14

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