20e anniversaire d’une prévision réussie: 1994- 1995

Posté par nofim le 27 octobre 2014

Succès d’une prévision astrologique:  les grèves de décembre 1995

par  Jacques  Halbronn

Il y a 20 ans, nous publiâmes dans une brochure (de 17 pages)  intitulée « L’astrologie selon Saturne » (supplément au Bulletin de la SAF n°9) une prévision qui nous apparait comme une des plus convaincantes au bilan de l’école astrologique française du XXe siècle. Vingt après, il nous a semblé intéressant de mettre cettte réussite prévisionnelle en perspective tant sur le plan historique qu’astrologique et notamment au prisme d’autres prévisions en ce même domaine de l’astrologie mondiale.

Le texte de la prévision pour 1995 était le suivant (p.8) :

« Une échéance à venir et à deviner, le dernier rendez-vous avant l’An 2000 : Faut-il vraiment s’attendre à un événement important

remettant en cause le pouvoir ou débouchant sur des réformes sociales majeures comparable sà celles demandées par le Front

Populaire? Faut-il y voir une période de grèves très dures et durement réprimées? Un regain dans l’antisémitisme?. Il faut s’attendre en

tout cas à des événements rééditant certains des cas de figure apparus lors des passages précédents de Saturne en Béliet. 1995, année

de toute façon d’élection présidentielle comme en 1848. » On ne comprend ce texte qu’en prenant connaissance de toute la série de dates qui ont précédé l’annonce pour 1995 et qui balisent l’Histoire de France depuis 1789.(cf p. 5).

On abordera successivement la question de l’importance des événements  ainsi « annoncés » puis on se situera au prisme de la « science »

astrologique.

I  Décembre 1995. Un moment majeur de la mémoire collective.

« Notre pays, lisait-on, au lendemain des évenements, « a connu sa plus grande crise sociale depuis un quart de siècle » ((Le Grand Refus, cf infra)

Qu’on en juge par la bibliographie des ouvrages se référant explicitement à ce « ‘moment »: en voici quelques échantillons: (cf aussi

la bibliographie in   Faire Mouvementt, op. cit. pp. 275 et seq)?

Le grand Refus. Réflexions sur la grève de décembre 1995 Collectif Alain Touraine et al. Paris Fayard, 1996

Alain Guillerm:  Le luxemburgisme aujourd’hui. Rosa Luxemburg. La  grève de masse & les grèces de décembre 1995 Ed La Digitale 1996

Faire mouvemenr. Novembre-décembre 1995. Dir Claude Neveu, Michel Vakaloulis,  PUF  1998

S. Béroud, R. Mouriaux, M. Vakaloulis,  Le Mouvement social en France. Essai de sociologie politique   Ed. La Dispute, 1998

Le souffle de décembre. Le mouvement de décembre 1995 Continuités, singularités, portée, dir  S. Béroud,  R. Mouriaux,   Ed Syllepse, 1997

Sarah  Waters.  Social Movements in France. Towards a New Citizenship . Ed Macmillan, 2003

La presse étrangère (The Independent 06 12 1995) note ; »Paris faces the biggest protest since 1968″.

Dans Wikipedia, il est indiqué à ce propos :  « Les grèves de 1995 en France contre le plan Juppé de 1995 furent à leur époque les plus importantes depuis celles de Mai 68[1]. Le nombre moyen annuel de jours de grève en 1995 a été six fois supérieur à celui de la période 1982-1994[2]. Du 24 novembre au 15 décembre, des grèves d’ampleur ont eu lieu dans la fonction publique et le secteur privé contre le « plan Juppé » sur les retraites et la Sécurité sociale. Le mouvement social de l’automne 1995, souvent réduit à la grève des transports publics, très visible et fortement médiatisée, a concerné également les grandes administrations (La Poste, France Télécom, EDF-GDF, Éducation nationale, secteur de la santé, administration des finances, etc.). »

On est loin ici d’une prévision réussie relative à telle ou telle élection programmée de longue date  et rappelons que la cohabitation était déjà marquée par un  gouvernement de droite depuis 1993 (avec Balladur comme Premier Ministre de Miterrand). Nous avons remplacé ici la prévision de la guerre par celle de la grève et l’astrologie doit contribuer à sous-tendre une « sociologie de la grève ». Un des mots d’ordre était « Tous ensemble! » On parle du « mouvement de l’automne 1995′

On retiendra ici les textes parus dans « Faire Mouvement » (cf supra) en 1998. « L’action collective de novembre- décembre 1995 (…) représente un mouvement social marquant qui interpelle aussi bien le fonctionnement d’ensemble de l’espace social que l’exercice

ordinaire du pouvoir politique. (p.5)

« Le mouvement social surprend  les pratiques journalistiques   routinières par son ampleur, sa  durée, sa charge symbolique »( M. Vakaloulis)/ Ce qui est clair, c’est que cela perpétue à l’étranger une certaine image de la France où le « peuple »  est un acteur à part entière de la vie politique, par delà le canal des élections.

Il n’y a pas de différence sensible entre  l’automne 1995 et le « printemps arabe » de 2011., quinze ans plus tard (soit un demi-cycle de

Saturne). Il s’agit d’une dynamique, d’une action  collective,  d’une mobilisation (mouvement).

Alain Touraine écrit (in Le Grand Refus, cf supra, pp 11 et seq):  « comment expliquer  qu’une grève, menée par des salariés d’entreprises

publiques et par des fonctionnaires directement concernés par les projets du gouvernement ait entrainé des manifestations aussi

massives et une sympathie aussi large dans l’opinion et qu’elle ait signifié une rupture aussi profonde entre la population et les dirigeants? »

Pour notre part, nous y voyons l’expression d’une certaine lutte des classes qu’il importe de reformuler  : il s’agit là d’une opposition entre un ensemble qui ne fait sens que collectivement, massivement et  une élite qui se résume en fait à quelques personnalités. Ce qui nous fait songer à ce qu’enseignait dans les années soixante Maurice Duverger quand il distinguait partis de gauche, de masse et

partis de droite, de notables.

 

 

 

II  L’Astrologie et  le mouvement de 1995

Bien évidemment, dans la masse de commentaires à propos des dits événements, on ne trouverait aucune référence à l’astrologie en dehors des publications proprement astrologiques, tant l’astrologie est restée à part.

Vingt ans après,  nous  considérons que l’astrologie mondiale – la seule qui nous intéresse- a vocation à modéliser les tensions existant

entre la « population » (comme dit Touraine) et le  club fermé des « leaders ». On est là en face de deux « mystères ». Comment des individus isolés font-ils masse en certaines circonstances – probléme posé en effet par 1995- et comment tel personnage parvient-il, à lui tout seul, à affirmer son pouvoir sur la place publique? Deux questions distinctes en apparence mais qui selon nous relévent d’une dialectique

d’alternance,  s’inscrivant dans un seul et même modéle, à savoir le cycle de Saturne, c’est à dire d’une planéte unique.

Précisons que le modèle que nous utilisâmes et que nous avons entre temps amplifié ne correspond pas à la pratique astrologique

dominante, loin de là.  Pour la très grande majorité des astrologues, notre modéle est un OVNI et c’est pour cela qu’il est génant, d’autant plus s’il est validé.

Cependant, force est de constater que l’astrologie mondiale laisse beaucoup plus de liberté au chercheur que l’astrologie dite

généthliaque (thème natal etc) comme le montre un André Barbault  (né en 1921) qui lui aussi élabora un modéle tout à fait particulier et inédit, dans le cours des années soixante. (cf Les astres et l’histoire. Ed J. J. Pauvert, 1967), le dit modéle étant quant à lui constitué

à partir des 5 planétes les plus lentes (de Jupiter à Pluton)., ce qui ne permettait pas de parvenir à un modéle comportant des phases

régulières et égales comme le nôtre, de par l’entrelac des cycles.

On notera d’ailleurs que ce n’est pas ce modéle qui permit à Barbault de remporter ce qu’il appelle lui même son plus grand succés

prévisionnel, à savoir  l’importance accordée  dès 1952 (dans sa jeunesse)   au cycle de Saturne et de Neptune (de 36 ans) et à l’échéance conjonctionnelle de 1989 concernant la Russie. Rappelons que pour nous le cycle de Saturne était balisé, à l’époque, par son passage

approchant sur le 0° Bélier, soit dans les 20 derniers degrés du signe des poissons. Depuis,  nous avons modifié nos critères en nous

référant aux 4 étoiles fixes royales, totalement délaissées par le dit Barbault. Mais nos observations de l’époque restent valables même si l’explication astrologique en est changée.

En fait, notre modéle n’a nullement besoin d’un intervalle de 28 ans entre chaque échéance et  nous nous en tenons désormais à un cycle de 7 ans, ce qui signifie que la probabilité d’un mouvement social est assez forte si ce n’est qu’elle ne saurait se focaliser sur un seul et même pays mais bien au contraire  qu’elle peut varier géographiquement d’une fois sur l’autre. Le printemps arabe de 2011 illustre bien que l’on n »est nullement limité au retour de Saturne à la fin du signe des poissons (après son passage sur l’une des quatre

étoiles fixes royales, en l’occurrence Fomalhaut)

Dans la revue L’Astrologue (n° 113 Ier trimestre 1996), André Barbault situait après coup (p. 40) : « la tourmente sociale de la France (deux millions de gens dans la rue les 8 et 12 décembre et trois semaines de grèce dans les transports publics) » en recourant au « semi-carré Saturne-Uranus (qui) a accompagné le carré involutif Jupiter-Saturne » (« Du carré au sextile Jupiter-Saturne »)

Pour notre part,  nous pratiquons une astrologie très épurée et minimale, quitte à décanter les données brutes. Ce qui s’est passé en 1995 nous apparait comme singulièrement édifiant pour la pensée astrologique. Nous préconisons de renoncer aux planétes au delà

de Saturne, invisibles et inconnues des astrologues de l’Antiquité, ce qui va totalement à l’encontre de la méthode Barbault qui emboite le pas à l’astronomie contemporaine. Mais l’on connait les risques d’un tel pari quand on apprend que Pluton a été déclassé en 2006.

Paradoxalement,  notre astrologie développe des acquaintances avec le marxisme et l’on peut penser que si nous avons privilégié

l’étude des mouvements sociaux, c’était en référence peu ou prou à la Lutte des Classes. Alors que Barbault avait flirté au début des années soixante avec le communisme soviétique en lui prédisant un avenir radieux (-cf  1964. La crise mondiale de 1965 Ed Albin Michel, 1963) et un dépassement des USA pour 1965, nous en restons à une théorie cyclique aux rythmes brefs, qui relativise

ipso facto  tout risque de dérapage prophétique.

 

JHB

27 10 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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