La dialectique conjonction/disjonction. Yang/Yin

Posté par nofim le 29 octobre 2014

Astrologie Mondiale. La nécessaire approche dualiste et l’épistémologie de la

cyclologie. .

par  Jacques  Halbronn

 

Les astrologues tombent toujours dans le même piége à savoir qu’ils considérent comme un échec ce qu’ils ne

peuvent expliquer par leur astrologie.  D’où la tendance

à ramifier leur système pour ne jamais être pris au dépourvu.

Faudrait-il  cependant s’en tenir à des configurations visibles à l’oeil nu, c’est à dire à un

bagage dont on pouvait déjà disposer dans l’Antiquité?.  Seuls ceux qui ont appris l’astrologie avec les nouvelles planétes semblent incapables d’envisager une telle éventualité, de par la force de l’habitude.

Entre deux corps célestes, la seule configuration visible est, selon nous, la conjonction. On ne voit pas un

« carré » à moins d’avoir un « compas dans l’oeil ».

On est  là devant un dilemme: doit-on  adhèrer à cette idée de la « disjonction » et ainsi expliquer toutes

sortes d’événements qui échappent à la conjonction stricto sensu ou dois-je m’en tenir à la seule

conjonction et déclarer forfait pour des tas de dates qui se présentent?

Seait-il préférable d’opter pour une approche minimale et restreinte et s’en tenir à ce qui

reléve directement de la conjonction sans entrer dans toutes sortes de dérivations et donc de dérives.

Qu’il y ait un autre monde que celui de la conjonction, certes mais nous préféreons le laissere en dehors de

notre champ de conscience tout en y voyant une sorte de dialectique du masculin et du féminin, du Yang et

du Yin.?

Autrement dit,  cette « disjonction » c’est un peu comme la mort par rapport à la vie.  Nous savons que cela

existe, que c’est la « mort » de la conjonction mais cela se situe bel et bien sur un autre plan.

Donc, on aura compris que l’on sera bien inspiré, épistémologiquement, de s’en tenir au seul créneau de

la conjonction et plus précisément de celle de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales, ce qui exclue

notamment la conjonction de deux planétes, chère aux frères Barbault (Armand et André) au lendemain

de la Seconde Guerre Mondiale, et qu’ils avaient baptisée quelque peu abusivement de ‘cycle planétaire ».

Un  autre inconvénient de notre position, c’est que cela se limite à un rendez-vous tous les 7 ans, ce qui

est évidemment assez peu puisque le reste du temps, on se retrouve dans une sorte de purgatoire du

leadership, avec le retour à une « souveraineté » populaire, qui mobilise le plus grand nombre au lieu de laisser

le monopole du pouvoir à un seul homme, doté de super-pouvoirs

Pour illustrer notre propos, nous évoquerons  l’invasion nazie de l’URSS  à la fin juin  1941 dont on nous dit que ce fut  ‘la plus grande invasion de l’histoire militaire de par le nombre de soldats mobilisés et de pertes[. Ce sont près de quatre millions de soldats de l’Axe qui pénètrent en Union soviétique. » (Wikipedia)  Saturne est alors  à 23° du signe du Taureau, soit à l’approche de la conjonction avec l’étoile fixe Aldébaran. Il y a là quelque chose

de gigantesque voire de monstrueux, de hors du commun

(au plein sens du terme) qui caractérise bien le climat conjonctionnel. Faut-il préciser que l’on se

trouve actuellement sous le coup d’une configuration semblable avec Saturne à 23° Scorpion, s’approchant

d’Antarés (9° Sagittaire)?  Mais nous avons déjà connu des phénoménes assez puissants comme l’émergence

de cet « Etat Islamique » au Moyen Orient, d’un nouveau « califat ».  Précisons ausitôt que plusieurs événements

peuvent parfaitement se produire en différents points du globe.

Est-il naîf de penser qu’un tel repli stratégique de l’Astrologie faciliterait son intégration au sein du concert des

« sciences » ayant voix au chapitre.? Car force est de constater qu’actuellement, on n’imagine pas un

astrologue participer à un collége d’experts. Tout au plus le consulterait-on à part. Et l’astrologie du XXe

siècle n’y aura rien changé.

Faut-il focaliser la recherche astrologique autour du phénoméne du déplacement, du

voyage et donc de la rencontre, du rapprochement. Si je ne me bouge pas et si je n’accueille pas celui

qui vient vers moi,  je ne rends pas la rencontre possible. Or, nous avons pu constater depuis déjà

un certain temps, que les conjonctions  (Saturne-étoiles fixes royales) favorisaient  les rencontres mais

qu’elles exigeaient du mouvement. C’est donc ce mouvement qui nous intéresse au premier chef comme

condition nécessaire mais non suffisante de la rencontre, comme  symptome particulièrement visible

des effets de la conjonction.

Nous avons récemment été tentés de valider le travail que

nous avions effectué il y  a 20 ans dans L’Astrologie selon

Saturne. De même André Barbault, après 1989  n’a-t-il pu

résister au plaisir d’une prévision réussie du fait du cycle

Saturne-Neptune (de 36 ans). Mais à y regarder de plus

près, il nous est apparu que c’était un cadeau empoisonné

que cette réussite prévisionnelle pour 1995  se situant

dans une série de rendez-vous ayant lieu tous les 30 ans

environ, à l’approche de Saturne du 0° Bélier.(fin Poissons)

En effet, la « validation » de notre modéle par la prévision

« aboutie » du mouvement social de 1995, un an avant son

échéance,  était-elle si évidente que cela, à y regarder de

plus près? Ne cédions-nous pas, à notre tour, à une certaine

tentation subjective et somme toute anecdotique du récit d’un

succés prévisionnel contingent? Bien pis, est-ce que ces

prétendus résultats  étaient compatibles avec d’autres travaux

conduits entre temps? En effet, la conjonction de Saturne

avec l’une des 4 étoiles fixes royales précédait somme toute

de peu cette échéance de la seconde moitié du signe des

poissons. André Barbault, à partir de 1989 est-il ainsi

réellement parvenu à concilier sa prévision pour cette année

avec des travaux plus tardifs comme l’indice de concentration

planétaire? N’a-t-il pas ainsi régressé par rapport à ses avancées

ultérieures de la quarantaine en raison d’un pronostic effectué

au début de sa trentaine et qui avait le « malheur » de sembler

tomber juste, lui? Il eut fallu beaucoup de courage pour

relativiser la signification structurelle d’un tel succès. Mais

il est vrai que cela venait compenser , tel un baume, la déconvenue, la

déconfiture des années 80 du fait du dit indice.

En vérité, ce « résultat »  de Saturne fin poissons aura fini

par se révéler incompatible avec nos  recherches présentes et

même en menacer la cohérence. S’il est facile de rejeter les

travaux d’autrui, il est plus délicat de procéder ainsi avec les

siens propres, auréolés d’une certaine ancienneté.

A y regarder de plus près, notre série  de  8 dates

échelonnées sur  deux siècles  comportait quelques chainons

fragiles. Prenons le cas de 1848. Certes, ce fut un temps marqué

par des révolutions mais ce fut aussi l’exploit d’un Louis

Napoléon Bonaparte qui se fera élire premier et d’ailleurs

seul président de la Seconde République! N’est-on pas

en ce milieu des Poissons encore dans l’orbe de la conjonction

de Saturne avec l’étoile fixe Fomalhaut? Bien pis, selon notre

modéle actuel, il n’y avait plus aucune raison de se

polariser sur le seul passage de Saturne à la fin des poissons

puisque chacune des 4 étoiles fixes royales était à égalité.Et si

l’on prend le Front Populaire de 1936  ne s’agit-il pas d’un

exploit de la part de Léon Blum? Mais début 1936 c’est aussi

le coup de force de Hitler remilitarisant la Rhénanie (cf les Chemins de la Liberté de J. P. Sartre)

qui laissera  la France lâchée par la Grande Bretagne.

Cela avait été précédé par la reprise de la conscription

allemande en mars 1935 (Saturne étant conjoint à

Fomalhaut)

Même 1965 nous semble bien

être d’abord marqué par l’exploit de François Mitterrand

mettant en ballotage au premier tour De Gaulle à l’instar en

2002 de l’exploit de Jean-Marie Le Pen d’arriver au second tour

de l’élection présidentielle, en phase conjonctionnelle de

Saturne, Jospin étant éliminé au premier tour.  Même 1995  nous apparait comme marqué par

l’exploit d’un Jacques Chirac revenant de loin et éliminant

au premier tour Edouard Balladur, le premier Ministre sortant

et l’emportant devant Jospin, lequel prenait le relais du Président

sotant François Mitterrand.

En relisant l’Astrologie selon Saturne nous percevons des

failles comme ce passage sur 1965 (p 7) :

‘Dans la foulée (de 1965), on trouve Mai  68 avec Saturne en Bélier

(18°) ».  Or, Sature à la moitié du Bélier ne saurait être

assimilé à Saturne   à la moitié des Poissons!

Quant à la fouchette première de 1789, ne peut-on

penser au personnage remarquable de Mirabeau?

Mais alors, nous demandera-t-on:  qu’est ce qui, a contrario

caractériserait la disjonction? Nous dirons qu’elle n’est marquée

par l’émergence d’aucun leader marquant et que c’est avant

tout un mouvement de la base qui est précisément marqué

par le refus d’un leader, qui entend se passer d’une telle

figure, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse.

En conclusion, nous confirmons la dialectique conjonction-

disjonction, à 45° en gros d’intervalle. Certes, la disjonction

est-elle « invisible » corporellement, à la différence de la

conjonction, un peu comme la nouvelle lune par rapport à

la pleine lune.  Et en ce sens, on rappelera que les événements de

1989 ne sauraient, selon nous, s’expliquer par une conjonction

-comme le voudraiit Barbault et ses  partisans- mais bien par une disjonction.

On nous objectera  qu’il n’y a pas de raison de s’en tenir à la seule planéte Saturne.  Mais un tel discours

est inflationiste. Qui ne voit que la multiplication des « conjonctions » serait du plus mauvais effet? Certes,

mais, continuera-t-on à nous objecter: pourquoi pas les autres planétes? Il est clair que rien ne vient

justifier le choix de Saturne d’un point de vue purement astronomique. Mais l’astrologie n’est pas

l’astronomie même si elle lui emprunte. L’astrologie reléve plus de la science politique ou juridique (et donc

du religieux) que de la science  « dure ». Nous ne disons pas que les astres agissent sur nous de leur propre

fait- si ce n’est à une échelle infinitésimale- mais que les sociétés anciennes ont décidé de conférer à certaines

configurations valeur de signal, sur une base purement visuelle.

Notre propos rejoint peu ou prou celui de Freud quand il traite de la dialectique du pénis et du phallus en ce sens

que la conjonction correspondrait au stade phallique (érection)  et la disjonction au retour au pénis, de par sa contraction. (cf Marie Françoise  Laval- Hygonenq « Envie du pénis et/ou intégration phallique », in

Clés pour le féminin   Femme , mère, amante et fille,   dir  Jacqueline  Schaeffer, et al, Paris, PUF, 1999, pp 169 et seq). On dira que tous les 7 ans, quelque part, le masculin reprend et réaffirme son pouvoir par le biais de la dite conjonction, ce qui déclenche un nouveau cycle.  A l’opposé, il semble que Jung ait en quelque sorte nié la dualité ou plutôt l’ait limité à une altérité intérieure, notamment autour de l’animus et de l’anima.

Ce rendez vous  qui se tient tous les sept ans peut être interprété à la lumière de la dialectique

Pluton/Hadés versus Cérés/Démeter.   La conjonction serait plutonienne (aucun rapport avec la planéte

de ce nom) et la « disjonction » qui en est le contrepoint et le contrecoup serait cérésienne (cf l’histoire

de Proserpine/Perséphone/Coré). Tous les 7 ans, les « gardiens » que sont les « leaders » et qui sont en

fait les « juges » (cf l’Ancien Testament) interviennent pour que justice soit faite, que les confrontations

entre les protagonistes aient lieu car ils ont le bras long- ce qui implique la faculté de se déplacer pour

qu’il n’y ait pas impunité. En ce sens la conjonction nous apparait comme la fin d’un cycle, comme l’heure

du Jugement par rapport à ce qui s »est accompli et joué depuis la précédente conjonction. Il y a dans

la conjonction une connotation liée à l’Aigle qui fonce sur sa proie, en partant de loin, auquel rien

n’échappe, n’est hors de sa portée. Il y a  ici un paralléle étrange entre le monde d’en haut (le Ciel) et le monde souterrain, ce qui invite à une nouvelle lecture de la Table d’Emeraude.

Toute l’astrologie se résumerait en  fait à ce dispositif d »une « semaine » de 7 années mis en place depuis

des millénaires par des Elohim (cf notre étude sur Jean Sendy).
Contrairement à ce qu’affirment tant d’astrologues, l’astrologie n’est pas le fait d’observations mais d’une

construction exigeant une très haute technologie et donc une intervention extérieure  à notre planéte, la Terre. Le pouvoir de ces Elohim serait relayé par ces « gardiens »  – les « anges » (messagers, missionnés) - qui réaffirment leur pouvoir et leur mission tous les sept ans.  L’ouvrage de Jean-Marie Durand , probablement inspiré peu ou prou par Sendy(L’homme manipulé. Ed Les 3 spirales 2003) parle de « manipulations génétiques » (p. 8) « Qui a écrit la Genése? demandet-il. « Et comment les auteurs ont-ils pu faire une narration aussi précise puisqu’ils n’étaient pas là? »

 

JHB

02  11 14

 

 

 

 

 

 

 

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