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Le cycle halbronnien des invasions

Posté par nofim le 27 novembre 2014

Vers une nouvelle lecture du cycle de Saturne au prisme d’une classification des invasions.

L’exemple de la Seconde Guerre Mondiale.

par  Jacques Halbronn

 

Il semble que nous ayions plus de mal à situer les choses dans le temps que dans l’espace. Cela

tient au fait qu’une chose a beau changer, ses états successifs se ressemblent tandis que des

choses différentes se distinguent plus aisément.  La culture historique des gens est sensiblement

plus fragile et plus lacunaire que ne l’est, généralement, leur culture géographique. La recherche

astrologique se voit ainsi pénalisée par le fait  que tout en entendant travailler sur l’évolution des

choses, la culture des astrologues s’avère plus sûre au niveau du temps qu’à celui de l’espace. C’est

bien là un obstacle épistémologique majeur qui hypothèque une grande part du travail de

l’astrologue dès lors qu’il cherche à appréhender le cours des choses. D’où un certain repli vers

une astropsychologie atemporelle ou en tout cas qui ne prend pas la peine de maîtriser la question

des dates, comme on a pu le signaler en ce qui concerne les activités de Didier Geslain et de

son groupe  « Dimanche liberté » (à voir sur notre chaîne You Tube « Jacques Halbronn Astrologie ».

où l’approche biographique se limite à la seule date de naissance et aux seules données

astronomiques qui en relévent sans considérer les étapes des carrières. Ce qui correspond à une

pratique astrologique hybride.  La collecte des dates (état civil)  jalonnant la vie d’une personne passe

visiblement bien après celle des dates de naissance, laquelle serait le nec plus ultra, l’alpha et

l’oméga de l’astrologie en ce début de XXIe siècle.

Dans le cadre de notre travail relatif au cycle saturnien de Saturne, nous avons pris conscience

récemment de certains blocages qui s’étaient présentés sur notre chemin, à savoir que le même mot

peut désigner des états successifs qui ne s’opposent pas mais qui s’enchainent. André Barbault

(né en 1921 et actuellement âgé de 93 ans) avait cru bien faire en distinguant nettement

les phase de tension et celles de détente  (cf Les Astres et l’Histoire, Ed Pauvert, 1967) alors qu’en

réalité, il y a un processus de gradation, de degré, d’échelle qui est sensiblement plus subtil et

qui est propre à tout phénoméne diachronique.

L’intérêt du cycle de 7 ans tient au fait qu’il n’écrase pas le temps comme le feraient des

périodicités plus longue, ce qui d’ailleurs montre les limites de la « Nouvelle Histoire » avec son accent

sur la « longue durée », laquelle ne saurait exister sans une bonne maîtrise de la « courte durée » et

de la cyclicité laquell, de facto, instaure une longue durée mais avec un processus alternatif.

Nous distinguerons les phases équinoxiales et les phases solsticiales – ce n’est là qu’une

formulation purement analogique! – les unes correspondant à un premier état et les autres à un

second état, l’équinoxialité étant plus mesurée, la solsticialité plus extréme. Selon le cycle de 7 ans

la phase disjonctionnelle serait équinoxiale et la phase conjonctionnelle, solsticiale. Il est

clair que la phase équinoxiale peut tout aussi bien précéder une phase solsticiale que l’inverse,

puisque l’on se place  ici au sein  d’un système binaire.

Face à un événement donné, la question qui se pose à l’observateur tient à la qualification de

sa gravité, de premier ou de second degré,  ou autrement dit de temps équinoxial ou solsticial,

de période disjonctionnelle ou conjonctionnelle.

Prenons donc le cas de la Seconde Guerre Mondiale, pour exemple. La pénétration nazie en

France s’est faite en deux temps: 1940 et l’armistice, la fixation d’une ligne de démarcation

distinguant une « zone » libre et une zone occupée puis 1942 avec l’invasion (Plan Anton,

anciennement Attila, conçu dès 1940 mais non appliqué)  de la zone dite libre,

ce qui constitue à l’évidence un facteur aggravant qui, rétroactivement,  nous présente 1940 comme

un compromis relativement mesuré, sinon comme une demi-mesure.

Le phénoméne est comparable à l’Est de l’Europe. La Pologne est envahie en 1939 mais il s’instaure

un partage avec l’URSS (comme à un bien moindre degré avec l’Italie pour la partie méditerranéeene

de la France). En juin 1941, Hitler lance l’opération Barbarossa contre son « allié » russe.

On voit donc que les  invasions  de 1939-1940 ne présente pas les mêmes caractéristiques que celles

de 1941-1942.  Cela tient au passage d’une phase disjonctionnelle de Saturne à une phase

conjonctionnelle.  L’essai est transformé comme on dit au rugby.

Il apparait donc que le systéme que nous offrons ici peut s’avèrer d’une aide précieuse pour

l’appréhension et la prévision des processus d’invasion territoriale - le terme territoire pouvant

être ici compris dans tous les sens du terme et dans les domaines les plus divers, bien au delà du

seul champ de bataille, on pense notamment sur le plan économique, religieux etc.

Au vu de ce qui vient d’être dit, comment se profile la situation actuelle? Il est clair qu’il  va

y avoir des « suites » (sequels) puisque Saturne ne fait que se rapprocher d’Antarés, une des

quatre étoiles fixes royales qui balisent et structurent son cycle globale en périodes d’environ 7 ans.

Autrement dit, ce qui s’est passé jusqu’à présent, ces deux dernières années, ne serait qu’un

avant-goût de ce qui nous attend et ce en ce qui concerne tous les « foyers » existants, tant en

Europe Orientale qu’au Moyen Orient sans parler d’autres lieux en Asie ou en Afrique. Ce n’est

qu’un commencement tout comme la Seconde Guerre Mondiale jusqu’au début de 1941 pouvait apparaitre

comme relativement limitée et en 1939 on parlait d’une « drôle de guerre ». Au niveau des positions

de Saturne, rappelons que la phase conjonctionnelle correspond  grosso modo au passage de cette

planéte au delà du 15e  degré d’un signe fixe (taureau, lion, scorpion ou verseau), à l’approche

de l’une des 4 étoiles sus nommées et cela s’étant approximativement sur une trentaien de degrés

jusqu’au milieu du signe mutable (gémeaux, vierge, sagittaire, poissons dans les éphémérides

calculées en tropique qui sont les plus courantes). On peut réduire éventuellement l’intervalle.

En ce moment, Saturne se situe à la fin du signe du scorpion, donc typiquement en phase

conjonctionnelle et il restera nettement dans ce contexte tout au long de l’année 2015. Il faut donc

s’attendre à une amplification de ce qui s’est passé jusqu’alors, dans la même mesure que pendant

la Seconde Guerre Mondiale, toutes proportions gardées.  Rappelons que ce phénoméne se

reproduit tous les 7 ans et qu’il n’a rien d’exceptionnel ni de rare, puisqu’il a lieu plus d’une

douzaine de fois par siècle.

On s’arrêtera sur le cas israélien que nous connaissons bien et que  nous suivons d’assez près

depuis la Guerre des Six Jours (juin 1967). Si  l’on plaque notre modéle sur la configuration

actuelle,  on dira qu’Israël a menagé une zone libre pour les Arabes palestiniens comme l’Allemagne

l’avait fait pour la France. De même, à un certain moment, l’on ne peut exclure l’hypothèse

qu’Israël décide d’envahir la « zone libre » laissée à l’Autorité Palestinienne  (comme elle avait été

laissée à « Vichy » en 1940), ce qui peut aussi valoir pour Gaza, qui a déjà cet Eté fait l’objet

d’une pénétration  au sol et non pas seulement par air. La phase disjonctionnelle est  modérée, la

phase conjonctionnelle n’apprécie plus trop le « partage », les « lignes de démarcation »..

En ce qui concerne l’URSS, l’on est en droit de craindre que Poutine veuille « finir » le travail et que

sautent certaines « inhibitions » qui le retenaient encore, d’autant qu’il faut tenir compte d’un

processus de contagion et que ce que fait Israël peut influencer la Russie ou/et vice versa.

Revenons à la période qui précéda la Seconde Guerre Mondiale. En 1938, les Accords de Munich

(avec l’Italie, la France et l’Angleterre)eurent lieu en phase disjonctionnelle (tout comme les événements de 1989), ce qui correspondait à une modération relative de la part des Allemands  qui se prolongerait jusqu’en 1941.

Il faut comprendre qu’il y a un glissement de la phase disjonctionnelle vers la phase

conjonctionnelle,  qui est au coeur de la prévision astrologique telle que nous la concevons. Mais

le glissement est voué à terme à se produite également en sens inverse, c’est à dire lors du

passage d’une phase solsticiale à une phase équinoxiale, où l’on met de l’eau dans son vin avec

Saturne glissant vers un signe cardinal. C’est ce qui s’est passé en 1989, avec des réactions plus faibles

que celles auxquelles on aurait pu s’attendre du côté de Moscou, en d’autres temps. On pense a

contrario aux réactions extrémes des Russes lors de la crise de Suez de 1956 (sans parler de la Hongrie) avec

Saturne au même point qu’en ce moment, au tout début du Sagittaire. Inversement, la crise de

Cuba en 1962 eut lieu en phase disjonctionnelle et prit des proportions relativement mesurées mais

dans ce cas, il vaut mieux stabliser les choses avant que cela n’évolue vers une phase

conjonctionnelle. Il y a là un compte à rebours.

En conclusion, nous dirons que nous pensons avoir élaboré un outil fiable et d’un usage

commode qui devrait intéresser les politologues et enfin faire accepter le point de vue

astrologique- même cela ne correspond pas à la praxis actuelle- dans les milieux de la recherche

académique.

 

JHB

27 11  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SCIENCE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Contre l’enseignement mixte dans les petites classes

Posté par nofim le 25 novembre 2014

Les dangers de la mixité  aux débuts de la scolarité. Le Nouvel Emile.

par  Jacques - Emile  Halbronn

Selon nous, il importe de distinguer très nettement la formation des petits garçons et celle des petites filles, contrairement à la tendance qui semble de nos jours devoir ou vouloir prédominer. il s’agit là d’un enjeu de toute première importance. On assistera notamment sur

le nécessaire apprentissage de la solitude par les enfants de sexe masculin. Cette solitude, nous la concevons avant tout par rapport

aux objets de toutes sortes  et non pas tant en ce que l’enfant serait isolé de ses semblables. On sait que nous privilégions pour les

garçons le non apprentissage de la lecture car cela implique le recours à des objetys: stylo, papier, clavier, écran etc. L’enfant mâle

constitue la principale richesse d’un pays et il importe donc de ne pas la gaspiller, la gâcher, la frelater. L’enfant femelle, a contrario, a une valeur bien moindre, et se situe plus dans le quantitatif que dans le qualitatif, ce qui le rend, ipso facto, assez interchangeable, remplaçable par la machine et par  des populations étrangères ou à l’étranger.

L’enfant mâle devra donc individuellement et /collectivement apprendre à se débrouiller tout seul, c’est à dire avec ses propres ressources physiques et mentales sans recourit à des « objets » fabriqués. Il  communiquera par la parole et retiendra par la mémoire sans chercher aucunement à restituer quoi que ce soit littéralement. L »esprit compte plus ici que la lettre.

Nos lecteurs doîvent être familiers avec la dialectique  altérité intérieure/altérité extérieure.  Dans un cas, il s’agit  d’explorer les ressources propres à l’individu en évitant toute aide d’objets, ce qui est très heureux sur le plan écologique. Précisons cependant que nous évoquons ici le cas d’objets transformés par l’homme   plus que d »objets que l’on peut observer sans avoir  là les saisir

manuellement. On pense ainsi aux astres dont le mouvement(les luminaires notamment)  peut inspirer par exemple une

rythmicité. En ce  qui concerne l’alimentation, nous conseillons avant tout la consommation de fruits mûrs car le fruit se suffit

à lui-même, il n’a besoin d’aucun additif pourvu qu’il ne soit ni trop mûr , ni pas assez.

Les petites filles, au contraire, pourront s’initier à la « cuisine », à la préparation de produits exigeant un assaisonnement et qui ne seront

pas nécessairement consommables tels quels, qui auront beson d’une cuisson.

Nous voudrions insister sur les problémes posés par  l’acquisition par les petits garçons de valeurs « féminines » et vice versa.. Nous avons récemment eu l’occasion (cf sur notre  « chaîne »  sur You Tube et sur Google +) de signaler que les femmes avaient eu raison

de revendiquer certaines activités dont les hommes les avaient privées. En tout état de cause, il n’est pas bon d’adopter les valeurs

de l’autre sexe, car c’est là une forme de perversion.

Désormais, les choses sont devenues plus claires. Les femmes ont investi les domaines qui leur convenaient et Marx signalait que

grâce à la machine, les femmes auraient accés au travail, tout en pressentant que cela ferait probléme pour les hommes. (Manifeste)

Les femmes ont vocation à assister les machines et d’ailleurs une femme qui lit à voix haute un texte est parfaitement dans son rôle.

Il revient donc aux hommes d’investir les territoires qui leur sont impartis et qui exigent un progrès non pas technique mais

« bio-technique », par une meilleur exploitation de leurs facultés « innées ». Ce domaine « masculin »  permet  à l’ Humanité de progresser,

d’innover, dans la verticalité alors que les femme se situent surtout dans l’horizontalité, dans la diffusion, à la duplication, à la reproduction à grande échelle, ce qui implique que celles-ci travaillent en groupe, collectivement,  dans un certain bruit qui

est susceptible de détranger les hommes dans la mesure où leur intériorité ne passe pas par la parole mais par la « pensée » (cogito,

transmission de pensée)

Autrement dit, ceux qui parlent de mixité ne savent pas de quoi ils parlent et d’ailleurs eux-mêmes dans la vie courante seraient les

premiers à déconseiller certains mélanges sur le plan alimentaire. On est donc là avec la thèse de la mixité en plein fantasme. Ce sont des apprentis sorciers qui entendent expérimenter en aveugles. Or, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe comment!

Ce n’est que parce que d’aucuns ont une vision excessivement abstraite de la réalité humaine qu’ils se permettent de prôner une

mixité sauvage. Ils pourront répliquer, certes, que l’on verra bien! Mais le probléme, c’est que l’éducation – comme ils le reconnsaissent eux memes les premiers-  est capable de modeler et de remodeler, avec l’idée de façonner ainsi une sorte d’androgyne. Et c’est bien

justement là le problème, c’est que les méfaits de telles méthodes ne se feront sentir qu’au bout d’un certain temps et après il sera trop

tard! Certes, l’Humanité continue, en dépit de toutes sortes d’idéologies pernicieuses, à maintenir une certaine tonicité intellectuelle et

les sociétés continuent à oeuvrer comme elles l’ont toujours fait mais jusqu’à quand?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25 11  14

Publié dans Culture, DIETETIQUE, FEMMES, POLITIQUE, RELIGION, SOCIETE, Technologie | Pas de Commentaire »

Vers une civilisation de l’oralité

Posté par nofim le 25 novembre 2014

La dialectique Oral/écrit, Vie/mort  et  masculin/féminin  ou la nouvelle prise de conscience

par Jacques  Halbronn

 

L’écrit  est pour nous  symptome de mort. On fait son testament à la veille de mourir ou du moins dans cette perspective.  On met par écrit ce que l’on craint de perdre, ce qui est paradoxal dans la mesure où les écrits sont des objets que  d’autres peuvent s’approprier ou détruire.  Dans la tradition juive, il est à plusieurs reprises indiqué que l’écrit est un constat d’échec, la conséquence d’une crise individuelle et/ou collective. D’aucuns diront que c’est une bonne chose que l’on ait mis tant de documents sur quelque support, que l’on pourra stocker dans des bibliothèques.  Voire.

En effet, en principe, le plus important, c’est que les humains soient toujours là et dans le cas des Juifs, qu’ils n’aient pas disparu. Privilégier l’écrit sur l’oral revient à  accorder plus d’importance à l’objet, à la machine, qu’à l’être humain, doté de parole, d’une bouche

(oublions ici les handicaps qui sont l’exception qui confirme la règle).

Pour nous, l’enregistrement audio ou vidéo n’est pas assimilable à un écrit même si il y a-en quelque sorte, « gravure » (disque). Grâce

à l’enregistrement, nous renouons avec l’oralité. Idéalement,  celui qui a des choses à « dire » devrait pouvoir chaque matin réunir

ses « disciples », son « auditoire » et leur délivrer quelque message lequel message pourra éventuellement être « transcrit » mais cela ne

se fera que dans un deuxiéme temps. Autrefois, quand on ne pouvait enregistrer le son, l’écrit apparaissait comme la « solution » et l’on pense notamment aux compositeurs d’il y a 150 ou 200 ans qui constituaient des partitions.  Paradoxalement,  le progrès technique nous  permet de remonter dans le temps en  favorisant la parole. De plus en plus de gens communiquent par le moyen de vidéos et renouent ainsi avec de très anciens réflexes. Peu à peu,  l’oral tend à retrouver sa primauté chronologique par rapport à l’écrit.

On revient de loin  quand on songe que l’on avait admis un peu vite  que l’oral pouvait dériver de l’écrit, d’où l’importance de l’apprentissage de la lecture. Et de fait, de nos jours, on trouve deux populations: celles qui parlent  et se présentent devant une caméra par exemple) et  celles qui écrivent et qui lisent à voix haute (prompteurs). C’est bien là une dualité sociale majeure et un véritable marqueur social que l’on peut référer à une « lutte des classes », ce qui du temps de Marx n’apparaissait pas avec la même acuité bien que Marx

ait pressenti les effets de l’essor de la technologie sur les comportements humains (cf notre article sur le Manifeste du Parti Communiste)

Nous avons signalé et déploré le fait que, de nos jours, dans les synagogues (mais cela vaudrait certainement ailleurs), la lecture- donc l’écrit- joue  un rôle envahissant aux dépens d’une parole que l’on pourrait qualifier de libre, de vivante.  Serions-nous, de nos jours, si incapables que cela de nous adresser à Dieu sans recourir à des formules datant de plusieurs siècles? Privilégier l’écrit, ne serait-ce point  laisser entendre que nous serions dégénérés, plus à la hauteur de nos aïeux? Il convient de vaincre un tel « complexe » d’infériorité!

Renoncer à l’écrit, l’interdire même, c’est  déjà éviter bien des impostures car on a bien conscience que par le truchement de l’écrit, de la lecture à voix haute – et cela est pire quand il n’y a pas d’image, comme à la radio- on est en plein artifice. L’écrit permet de dissimuler, de masquer  bien des faiblesses!  La lecture à voix haute est par elle-même un expédient qui nous fait penser à un enfant dont on ferait croire qu’il sort du ventre de telle femme alors qu’on aura voulu le faire croire. Tout le monde n’est pas capable de faire la différence entre

une parole qui est en train de naitre et une parole réchauffée, que l’on nous resservirait pour la éniéme fois.

La lecture est un des meilleurs moyens qu’aient trouvé les femmes pour laisser croire qu’elles sont les égales des hommes. Il ets bien

plus facile de s’approprier une parole (ou une partition) écrite qu’une expression orale que l’on ne saurait restituer littéralement. Renoncer

à l’oralité , c’est  se priver d’une certaine forme de créativité autrement plus féconde que le seul fait de « déchiffrer » un texte. On se contentera alors de « lire » en y mettant le « ton », s’engageant ainsi dans une démarche visant à faire « revivre » ce qui  s’était cristallisé!

On aura compris que nous conseillons de réserver l’apprentissage de la lecture aux petites filles et d’épargner  un tel exercice aux

petits garçons, d’où notre rejet des classes « mixtes » dans les  premiers temps de l’école qui sont si déterminants.

Ceux qui prônent la mixité croient probablement que l’apprentissage de la lecture est en soi « une bonne chose » pour tout le monde alors

qu’en réalité, cela conduit à féminiser tous les éléves, sans se demander si les effets seront aussi « bénéfiques » pour les deux sexes. Si encore, cela était compensé par un entrainement à l’oralité et à l’improvisation qui sont des valeurs que nous considérons comme

foncièremet masculines. L’idée d’une éducation ne tenant pas compte des sexes est une aberration détestable. On est pleine irresponsabilité. Il n’est de toute façon pas concevable de croire qu’un seul et même systéme puisse convenir aux deux sexes. Si de surcroit,

le personnel d’encadrement est  constitué, comme c’est le cas, majoritairement de femmes, on imagine que celles-ci vont tendre dans

le sens de la lecture pour tous. Or, selon nous, les petits garçons devraient aborder la lecture beaucoup plus tard que les petites filles.

En tout état de cause,  l’oralité – la vraie et non celle qui dérive de la lecture- a de beaux jours devant elle au vu des progrès techniques, d’autant que les ordinateurs seront de plus en plus réactifs à la parole. De plus en plus notre bouche et nos oreilles primeront sur nos

yeux et nos doigts.  D’ailleurs, l’on est en droit de se demander si l’écriture n’est pas faite-au départ,  pour les sourds-muets. On pourrait d’ailleurs penser que le rapport des femmes à l’oralité est souvent des plus médiocres et reléve  plutôt d’un bavardage compulsif et souvent répétitif -qui  fait plus jouer la mémoire que la réflexion – comme on a  pu l’observer dans les salles de concert, où elles ne s’arrêtent de causer qu’au tout  dernier moment sans comprendre que l’on ait besoin de se recueillir avant que le spectacle ne débute.  Or, la parole

vivante ne saurait être répétitive, mais doit constamment se renouveler, se reformuler, à chaque instant, pour chaque interlocuteur. On pourrait ainsi dire que la parole féminine s’apparente à un disque souvent rayé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25  11  14

Publié dans Conscience, FEMMES, LINGUISTIQUE, machine, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SCIENCE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

L’imaginaire de la résurrection dans le monde chrétien

Posté par nofim le 21 novembre 2014

La lecture comme acte de résurrection. Une fonction féminine.

par  Jacques  Halbronn

Nos récentes recherches sur les livres de prières du culte « israélite »nous ont

conduit à une approche comparative des corpus et il est clair que bien des formules

des recueils juifs sont calquées dans les recueils chrétiens, à l’instar du Pater Noster

qui n’est que la transposition du « Avinou »  hébraïque.

Mais des différences importantes apparaissent également notamment autour

de la question de la Mort qui hante les « missels »  chrétiens.

Prenons la Liturgie de la Messe ( texte  bilingue français

/latin ed Mediaspaul & Editions pauliniennes)

p. 14  J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir

p 36  Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus

nous célébrons ta résurrection

Grâce à toi qui étais mort

Gloire à toi qui es vivant

p/ 55  Vous  ferez cela en mémoire de moi

p.56 Voilà pourquoi Seigneur

nous célébrons aujourd’hui le mémorial de notre  rédamption

en rappelant la mort de  Jésus-Christ et sa descente au séjour des

morts, en proclamant sa résurrection »

On pourrait allonger la liste de tels passages que l’on pourrait résumer par la

formule Mort et Résurrection.

Nous pensons qu’il y  a là une clef pour comprendre un comportement visant

notamment à ressusciter des oeuvres du passé. Rejouer une sonate de Beethoven,

par exemple, c’est la ramener en quelque sorte à la vie. On assisterait ainsi au

miracle de la résurrection. Il y a là une sorte de culte des morts qui tend à envahir

l’espace culturel actuel et qui passe notamment par l’écrit, par la lecture qui est devenue

une priorité notamment dans l »éducation féminine et d’ailleurs l’accés à la lecture et à

l’écriture semble bien avoir été la revendication la plus importante au regard de

l’intégration sociale des femmes. D’où le personnage emblématique de la

sténo-dactylo qui a longtemps correspondu à la fonction privilégiée des femmes avant

qu’elle ne soit abolie par le perfectionnement de la technique.

Savoir lire à voix haute, interpréter une partition, c’est ressusciter le passé que l’on

pouvait croire révolu, forclos. Et d’ailleurs,dans les églises et les temples, la lecture joue

un rôle éminent, d’où l’importance des « livres de prières ».

L’historien du féminisme, avec le recul, sera conduit à constater que l’émancipation

des femmes se sera avant tout concrétisée, sur deux cents ans, par la disparition

de l’analphabétisme féminin.  Et de fait, priver la société de l’apport des femmes

au regard de la fonction de scribe était effectivement une grave erreur qui aura été

corrigée.

Cela dit, il ne faudrait pas pour autant extrapoler : il y a là certes une progression

mais elle a de toute évidence ses limites du fait même qu’elle se déploie sur une voie

paralléle à celle de la création  – et l’on sait que deux paralléles ne se rejoignent pas

du moins en géométrie euclidienne. En fait, l’investissement des femmes dans la

lecture aurait du conduire à mieux cerner la place des femmes dans la société mais

comme on l’a dit, les femmes ont été largement remplacées – et cela ne fera que

s’aggraver au cours des prochaines décennies- par la machine, et notamment par

les « lecteurs » , les scanners..

Mais dans une optique chrétienne, on l’a vu,  lire c’est faire revivre ce qui était

mort/ Or, il nous apparait que la machine est par excellence l’ »être » que l’on peut

réparer et c’est ce qui la distingue de l’Homme. Comme dirait Camus, la mort

marque le destin des hommes. En ce sens, toute idée de résurrection a pour nous

des résonances technologiques  qui préfigurent un monde complétement mécanisé.

 

 

 

 

 

 

JHB

21 11  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La dimension germanique de la langue française

Posté par nofim le 21 novembre 2014

Le français comme synergie entre langues latines et germaniques

par  Jacques Halbronn

Nous nous sommes demandés récemment ce qui a fait de la langue française ce

qu’elle est et sa supériorité par rapport  aux autres langues latines(italien, espagnol,

portugais etc)  dans leur rapport avec les langues du nord de l’Europe. En quoi

d’ailleurs les langues latines se distinguent-elles entre elles en dehors de quelques

particularités comme  la disparition du « p » en castillan dans les verbes comme

llorar (pleurer), lleno (plein), lluever (pleuvoir), ou du « c » dans llamar (clamer)

llave (clef), ce que l’on appelle des aphéréses par opposition aux apocopes, qui

concernent l »élision en fin de mots. On trouve ce même phénoméne en hébreu

avec « lev » (en arabe qalb), le coeur, pour ce qui est des langues sémitiques. L’on connait

aussi le passage du g allemand au w anglais: Sorge, sorrow,  Morgen, (to)morrow.

Il serait bon de ne pas oublier la prononciation laquelle peut ne pas apparaitre au niveau

de l’écrit. Le fait, notamment, de ne pas rendre la consonne finale en français ne vaut

qu’à l’oral.

Or, cette apocope « orale » de la consonne – qui a souvent du précéder dans certaines

langues la forme écrite- apparait comme un marqueur de genre en français, ce

qui n’est nullement le cas des autres  langues latines. Alors qu’en français, c’est

la (non)prononciation de la finale qui détermine le genre, dans les autres langues

latines,  le o correspond au masculin et le a au féminin, en réglé générale. Mais

qu’en est-il en hébreu? Il n’en est pas ainsi et l’hébreu en ce sens est à rapprocher

du français : qatan (petit) donne au féminin « quetana ». C’est également ainsi

qu’il en est en allemand avec klein (petit) et kleine (petite). On retrouve le procédé

en russe où le féminin est indiquée par une voyelle venant s’ajouter  à la consonne

masculine:  Krassiv (beau),  Krassiva ( belle)., donc selon des modalités fort proches

de l’hébreu. Le russe d’ailleurs, à l’instar des langues sémitiques, n’a pas de verbe

avoir,  stricto sensu et construit cette notion comme ces langues par la forme: c’est à moi.

‘Ou miénia,  en hébreu iech li, en arabe  andi) avec un verbe être qui lui-même est

comme sous entendu. Ceci à moi  plutôt que ceci est à moi.

On saisit bien entendu les différences entre ces trois langues , le français, l’allemand

et l’hébreu. L’allemand prononce la consonne finale et marque le féminin par le « e »

(qui n’est pas du tout muet, que l’on peut rendre par un ö). Le e final de petite

est beaucoup moins marqué que le  e final de « kleine ». Et quant à l’hébreu, il recourt

à la finale « a » et non à « e », et en ce sens se rapproche du modéle latin du moins

pour le féminin avec des expressions étranges comme le pronom personnel

Ata, qui désigne le tu au masculin et At au féminin, ce qui va à l’encontre de la régle

mais qui montre bien que l’opposition est consonne/voyelle en hébreu, en

allemand et français et non voyelle/voyelle, ce qui nous semble faire de la voyelle

un élément féminin qui est évacué dans l’écrit des langues sémitiques comme

donnée supplétive.. Un cas célébre est celui de Ish et Isha, au début de la Génése pour

désigner l’homme et la femme.  L’adjonction du a correspond à l’idée que la femme se situe

dans le prolongement de l’homme dans les langues qui ont un féminin plus long, ce qui est le cas

du français mais point celui des autres langues latines.

On aura donc compris que le français et l’allemand comportent des similitudes

en ce qui concerne les marqueurs de genre et c’est ce qui nous permet de déclarer

que la langue française a un substrat germanique qui détermine sa différence

par rapport aux autres langues latines. Le nom même de France ne renvoie-t-il pas

à un peuplade germanique, les Francs (la France est encore appelée en allemand

Frankreich)?

Cela n ‘aura pas été- on le conçoit- sans influence sur la formation de l’anglais

largement sous influence française. Mais l’anglais aura évolué vers un autre stade,

à savoir l’absence de marqueurs de genre pour les adjectifs, ce qui n’est nullement

le cas en allemand ou en français. Cette évolution est très vraisemblablement due

à une certaine « lecture » du français d’autant – comme on l’a dit- que le « e » marqueur

du féminin en français est bien plus atténué que le « e’ allemand dans cette même

fonction. C’est pourquoi les Français prononcent « Goeth » au lieu de Goethö » pour

Goethe. On a d’ailleurs le même probléme avec les marqueurs de pluriel en français

qui sont imperceptibles à l’oral, ce qui aura conduit l’anglais à renoncer aux

marqueurs de pluriel pour les adjectifs. Quand à la conjugaison, la « neutralité »

de l’anglais tient probablement à la non prononciation de la forme ‘ent » à la troisiéme

personne du pluriel français, à quelques exceptions près notamment pour les auxiliaires

être et avoir ainsi que faire (sont, ont, font), ce qui donne l’impression d’un caractère

invariable du verbe pour un observateur superficiel.

En conclusion, nous dirons que le français a germanisé le latin et a adopté pour

les marqueurs de genre, notamment au regard de l’adjectif, un modéle que

l’on retrouve tant dans les langues germaniques que slaves ou sémitiques, ce qui

fait en cela des langues latines une sorte d’exception. Et cela semblerait pouvoir

expliquer ce qui a permis aux mots français (mais aussi largement à la langue,

à certaines périodes) de pénétrer, de s’infiltrer au sein des dites langues

germaniques, slaves et sémitiques (notamment  au niveau dialectal, parlé). Sans

ce profil spécifique de ce latin rendu à la mode germanique, il est probable que

la fortune du français hors du domaine latin eût été sensiblement moins marquante.

Comme on l’a dit plus haut, le type de marqueurs de genre pourrait correspondre à une

certaine idée de l’homme et de la femme. Inégalité au nord  mais aussi dans le monde sémitique avec la femme perçue comme

prolongement de l’homme et donc un féminin mis en place par une addition  et égalité au sud avec un

féminin recevant un traitement paralléle  des deux genres : avec dans un cas la finale O et dans l’autre la finale A.

 

JHB

27 11  14

 

 

 

 

 

 

 

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Linguistique et Astrologie. Signifiant et signifié au prisme de la Tradition

Posté par nofim le 20 novembre 2014

Repenser signifiants et signifiés en Astrologie. Par delà la Tradition.

par  Jacques  Halbronn

Si l’on considère l’oeuvre de Jean-Pierre Nicola (né en 1928) et qui constitue

une tentative pour repenser l’astrologie, dans les années soixante du siècle dernier,

force est de constater que l’astrologue niçois a fait l’impasse sur le signifiant pour ne

se consacrer qu’au signifié. Mais pour comprendre notre propos, encore faut-il bien

maitriser les notions de signifiant et de signifié, voire les approfondir. On reprendra

donc toute la question sur de nouvelles bases mais l’astrologie est un excellent point de

départ à ce sujet, comme on va le voir.

Pour l’astrologue moyen,  la question est très vite réglée:  chaque planéte porte un nom

et donc le rapport signifiant/planéte et signifié/nom de la planéte serait résolu dès le

départ. Nicola a pris comme base le systéme solaire comme constitutif des

signifiants de l’Astrologie. En revanche, il n’ a pas accepté les signifiés traditionnels

associés aux dits signifiants. Du moins pas officiellement même si l’on note que

les significations qu’il propose tendent à recouper largement celles dont la Tradition

astronomico-mythologique est porteuse, y compris pour les planétes transsaturniennes.

En tout état de cause, comme on l’a dit, Nicola s’appuie sur le signifiant astronomique

qu’il adopte dans sa totalité, à savoir un systéme solaire à l’exclusion des étoiles fixes

dont il ne souhaite pas entendre parler.

Exposons à présent notre théorie des rapports signifiants/signifié. Nous la situons à 4

niveaux, entre deux infinis.

Un premier infini qui est celui de tous les objets cosmiques et un second infini qui

est celui de toutes les activités humaines. Il est clair que l’on ne saurait oeuvrer sur des

infinis même si à entendre certains astrologues, le cosmos de l’astrologue n’ait pas

de limites, pas plus que ce dont il est censé traiter. Ce qui est tout de même un peu vague.

Mais ce qui nous intéresse, ce sont les étages intermédiaires. D’une part, la nécessité de

sélectionner les signifiants astronomiques utiles pour l’astrologie et de l’autre, l’obligation

de cerner les signifiés, au sein de l’existence humaine, qui relévent de la dite  astrologie.

Cela exige – on s’en serait douté- d’opérer un tri sévère. Nicola a accepté de le faire

pour les signifiés mais guère pour les signifiants, si ce n’est qu’il a exclus de son champ

les étoiles fixes, ce qui pour nous est une erreur cruciale. Il a notamment englobé dans son

RET, la « planéte » Pluton  (astre découvert en 1930) dont le statut « planétaire » a été revu au début du présent

siècle.(vers 2006)

Nicola a donc gardé les 10 « planétes » (luminaires compris), les 12 signes, les 12 maisons et

les aspects et bien entendu le thème natal. Il a conservé les contenants et entrepris

de changer les contenus.  Or, nous pensons qu’il importe de retravailler et la question

des contenants et celle des contenus au regard de l’astrologie. Mais quelle méthodologie

suivre? That is the question!

I le choix des signifiants

on aura compris que pour nous l’astrologie reléve de la technique et non de la Science, tout

en sachant ce que la technique doit à la Science, il va  de soi, de même qu’une

sculpture est peu ou prou tributaire des matériaux dont elle est issue mais sur lesquels

une sélection s’est instaurée. Il convient donc de se mettre dans la peau des

fondateurs de l’astrologie et donc plus du côté de la Loi au sens juridique qu’au sens

proprement scientifique. La loi et la technique sont les deux modes qui permettent

à l’Humanité de s’inscrire dans le monde.

Nous pensons que le choix se porta initialement sur la seule planéte Saturne, en

tant que relais de la Lune, et cela en raison de la coincidence numérique entre le

nombre de jours de la révolution de la Lune et celui des années de celle de Saturne, soit

28 jours/ans.

Le cycle de Saturne (balisé par les 4 étoiles fixes royales, formant grossièrement

un quadrilatère au firmament (cf le Livre d’Ezéchiel) serait donc Le signifiant de

l’astrologie. Toutes les additions qui suivirent reléveraient selon nous d’un malentendu

et constitueraient un obstacle épistémologique.

 

II le choix des signifiés

Mais la détermination du signifiant de l’astrologie ne résolvait pas pour autant

la question du signifié de l’astrologie, celle de son contenant ne nous disait pas quel

était son contenu. Pour les astrologues, tout est réglé par avance: les signifiants sont

les planétes, les 12 « signes » (4 saisons divisées par 3), les 12 maisons, les aspects et

les noms attribués à ces signifiants  seraient tout simplement leurs signifiés respectifs.

CQFD. Il n’y aurait plus qu’à appliquer, qu’à pratiquer. Patrice  Guinard  (auteur d’une

thèse de philosophie en 1993 traitant de l’astrologie semble abonder dans ce sens).

Il est clair, a contrario, que dans le cas où Saturne serait le signifiant central de

l’astrologie, il nous restait à établir son champ de signifiés, ce à quoi nous nous sommes

évertués depuis déjà une bonne quinzaine d’années pour ne pas remonter plus en amont,

notre exploration de l’astrologie ayant commencé en 1967, au moment de la Guerre des

Six Jours et nos premiers pas d’astrologue ayant eu lieu en Galilée pendant l’Eté de la

même année.(près du Mont Tabor) puis à Jérusalem (1968-1969).

Résumons nos conclusions :  on aura compris que notre approche est avant tout

cyclique. Le cycle de Saturne est divisé par sa rencontre successivement avec les 4

étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomalhaut). Le signifiant que nous

retiendrons- en tant qu’historien- est la dialectique de la conjonction et de la

disjonction, de la présence et de l’absence. Mais quel signifié associer à une telle

structure diachronique?

Nous pensons que ce signifié correspond à la « caste » des leaders des divers groupes

humains. La conjonction  donne aux leaders une légitimité  qui tient aux astres alors

que la disjonction confère l’onction d’une légitimité qui émane du peuple. D’où un

processus alternatif sur 7 ans et donc deux temps d’environ 3 ans et demi. On dispose là

d’un outil fort précieux au regard d’une anthropologie du pouvoir et qui serait

inhérent à la « nature » humaine telle qu’elle aurait été programmée il y a des millénaires

bien avant probablement que les hommes aient pris conscience des complexités de

l’astronomie, ce qui nous renvoie finalement à une « Révélation », voire à une

intervention « supérieure » (cf le récit de la Genése), à condition de ne pas  confondre

la Création de l’Univers qui reléve de la Science et l’instauration d’une Loi, qui reléve

à un stade beaucoup plus tardif, d’une sorte de seconde genése consacrée à l’Humanité

et ayant ses propres dieux. Croire en l’astrologie serait admettre cette nouvelle

« génération » de dieux alors que les astronomes n’admettraient que la première

génération, d’où les tensions séculaires entre ces deux « corporations ». Faut-il

rappeler que selon nous, les astres n’agissent sur nous que parce le « programme »

en a décidé ainsi mais les configurations astrales ne sont que des signaux (au sens

pavlovien du terme) qui ne font sens que du fait des signifiés qui leur sont associées. Or

ce n’est pas la Nature qui fixe les signifiés, elle ne fait que fournir la matière première

pour les signifiants qui sont déjà un mode de décantation et de réduction de la « Nature ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

20 11 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La philosophie de l’égalité des sexes et l’esprit de la Révolution

Posté par nofim le 20 novembre 2014

La Nuit du 4 août 1789  et  la naissance du féminisme moderne : la Vindication

de Mary Wollstonecraft (1792)

par  Jacques Halbronn

Une des avocates les plus remarquables de l’égalité des droits de l’homme et de

la femme  semble avoir été  l’Anglaise Mary Wollstoncraft

et sa  Vindication of the Rights of Woman, Londres, 1792 (BNF R 24000) dont l’ouvrage est dédié

à Talleyrand, au lendemain de la promulgation de la « Constitution »

. On y lit dans la préface à Taleyrand  (cf trad Marie-France Cachin,  Payot 1976)

quelques points qui serviront de base à une réflexion sur les origines du féminisme

moderne, fortement liées à la Révolution Française.

« le désir ardent de voir  la femme placée dans une position où elle puisse favoriser

au lieu de le freiner le progrès des nobles principes sur lesquels se fonde la morale »

(…) Dans ma lutte pour les droits des femmes, mon argument principal est fondé

sur le principe simple que si la femme n’est pas préparée par l’éducation à devenir

la compagne de l’homme, elle arrêtera le progrès du savoir et de la vertu (…) Si  l’on veut

inculquer à des enfants les vrais principes du patriotisme, il faut que leur mère éprouve

ce sentiment (…) L’éducation  et la situation sociale de la femme  aujourd’hui lui

interdisent de telles spéculations »

« l’idée selon laquelle chaque sexe a un caractère particulier va à l’encontre de la

morale »

« Si les femmes ne peuvent pas jouir de leurs droits légitimes, elles chercheront

en se corrompant et en corrompant les hommes à obtenir des priviléges illicites »

 » Si les droits théoriques de l’homme se pretent à la discussion et à l’explication

ceux  de la femme par analogie pourront être évalués suivant les mêmes critères »

En quoi consiste donc l’argumentation de Mary Wollstonecraft?

Nous commencerons par le point suivant:  vu que les femmes font partie de facto

de la société humaine, il convient de craindre leur faculté de nuisance, si elles ne sont

pas traitées équitablement, ce qui en fera un « frein » pour le progrès envisagé.

Un autre point tient à l’argument « analogique » et en quelque sorte symétrique, comme en

un jeu de miroirs. Ce qui vaut pour l’un vaudrait ipso facto pour l’autre. C’est ce que

nous enseignerait la « raison ».

Il convient de nous situer, pour suivre le raisonnement de l’auteur, dans l’esprit du temps

(Zeitgeist), qui vise à tout repenser -(à la façon de Descartes), à partir ex nihilo, en

quelque sorte. Autrement dit,   ne serait-il pas « logique » que du moins sur le papier

l’on posât d’entrée de jeu l’égalité, la non différence entre les sexes, comme idéal

à atteindre?

L’auteur flatte ainsi l’ego masculin en l’incitant à relever le défi de l’égalité entre hommes et

femmes alors que cette égalité a été instituée dans d’autres domaines restés si

longtemps séparés (les trois « Etats » cf la nuit du 4 Août  1789, trois ans avant

la parution de la « Vindication » (Défense).

L’idée de mettre fin à tout ce qui pourrait entraver le cours du Progrès  est

exploitée par l’auteur. On doit faire tomber les barrières de toutes sortes. Rien

ne saurait plus résister à l’empire de la Raison. On est là dans un monde de l’utopie

qui connaitra un écho chez le « socialiste » Charles Fourier, très concerné par la place des femmes dans

la société ( Théorie des Quatre Mouvements et des Destinées en général, 1808, avec

le Nouveau monde Amoureux dans les éditions suivantes)

Mary Wollstonecraft accorde la plus grande importance à l’éducation, ce qui reste

une constante du féminisme contemporain.(cf la préface à la première édition). Il faut

donc « réformer » l’esprit des femmes qui ne rêvent que d’être un objet d’adoration.

Au bout du compte, l’auteur -à propos de son « plan » -  fait la proposition suivante : « Que les hommes deviennent plus chastes

et plus honnêtes et si alors les femmes ne deviennent pas proportionnellement

plus sages, il sera clair qu’elles sont moins intelligentes que les hommes » L’auteur

préconise la mixité dans les écoles. On en revient au

véritable enjeu si ce n’est que la vraie question est celle

d’une minorité créatrice  en tout état de cause et non d’un niveau

moyen de la majorité.

Dans le corps de l’ouvrage,  l’auteur prend volontiers à parti Jean-Jacques Rousseau, qui

n’entend pas accorder aux femmes une égalité avec les hommes. Elle n’hésite pas

à évoquer les relations du philosophe avec les femmes.

Mais le mot révolution résonne de façon magique:

« Conclusions sur le progrès moral qu’on pourrait naturellement attendre d’une

révolution dans les moeurs féminines » (Ch. XIII)

Mary Wollstonecraft nous semble profondément marquée par une approche

philosophique liée à la pratique langagière. Si notre langage peut désigner un ensemble

par un seul et même terme, ne serait-ce pas, nous laisse-t-on entendre, qu’il n’y a pas

ou plus lieu de distinguer entre les éléments composant le dit ensemble.  Or, pour cet

auteur, la philosophie ne pense pas la dualité hommes-femmes et donc cette dualité

ne devrait rien à la Raison. L’auteur instrumentalise en quelque sorte notre faculté

d’abstraction pour conclure que si nous pouvons dépasser intellectuellement,

conceptuellement, les clivages, c »est que ceux-ci  n’ont pas lieu d’être. En ce sens, la

philosophie serait révolutionnaire et donc source de progrès.

 

 

 

JHB

20.  11  4

 

 

 

 

 

 

 

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Recherches autour de la Christian Astrology de William Lilly

Posté par nofim le 17 novembre 2014

La Christian Astrology de William  Lilly, mise au point

chronologique.

 

par  Jacques Halbronn

Nous ne parvenons pas toujours à éviter  de nous faire

une fausse idée du contenu d’un traité. C’est précisément le

cas de la célébre Christian Astrology modestly treated of in

three Books (1647). En fait, seul le deuxiéme traité est consacré

à ce qu’on appelle l’Astrologie « horaire », le troisiéme, quant

à lui,  discourant sur les « Nativities », c’est à dire l’astrologie

généthliaque.  Or, nous avons trop souvent laissé entendre

que la Christian Astrology était focalisée sur les seules

‘horary questions », donnant ainsi une image quelque peu

caricaturale de l’activité astrologique de William Lilly. (1602-1681)

(cf notre étude sur l’influence de Claude Dariot sur Lilly

in postface à l’Introduction aux Jugements des Astres, Ed

Pardés  1990)

Il est vrai que   les astrologues anglais eux-mêmes tendent parfois  à nous

faire croire que Lilly  préconisait le recours exclusif à

l’astrologie horaire.

En fait, comme nous l’avions expliqué dans une précédente

étude consacrée à la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle de

notre ère), il existe une astrologie que nous qualifierons

d’infantile et qui s’intéresse au thème de conception et à celui

de naissance et qui tend à s’intérroger sur l’enfant qui va

naitre (ce qui correspond à une sorte d’échographie), à partir

du thème de conception et qui brosse une perspective

générale de son existence que l’astrologue fournit à la  famille.

Mais nous ajoutions que la pratique astrologique concernant

les adultes passait essentiellement par l’astrologie horaire.

Or, force est de constater que la Tétrabible n’en traite pas et

cela nous conduit à penser que l’ouvrage en question était

incomplet, inachevé, privé de sa partie consacré à l’astrologie

horaire, ce qui expliquerait d’ailleurs certaines lacunes dans

l’exposition du savoir astrologique telle qu’on la trouve dans

la Tétrabible. Bien plus, on rappellera que le centiloque, considéré

comme le « fruit » de la Tétrabible, comporte des notions qui en

sont absentes, précisément dans le domaine des maisons

qui est au coeur de l’Astrologie « horaire » (parce que dressée

pour le moment de la consultation), des interrogations (ou

« questionnaire ») On notera cependant que Lilly place son

exposé sur l’astrologie horaire avant celui traitant de

l’astrologie généthliaque, ce qui vient confirmer notre opinion

selon laquelle, l’astrologie de l’enfance était initialement une

branche spéciale et que l’astrologie standard était bien

l’astrologie horaire, laquelle n’exigeait pas la connaissance

des données de naissance et notamment de l’heure..

Quant au premier traité, il explique comment l’on dresse un

thème (An Introduction  to Astrologie), ce qui vaut tant pour l’astrologie horaire que pour

l’astrologie « enfantine » (étymologiquement, l’enfant, celui

qui ne parle pas (infans), ce qui explique pourquoi on dresse

le thème)

On notera cependant que les deux premiers traités sont joints

alors que le troisiéme dispose d’une page de titre qui lui

est propre et constitue bel et bien un second volume, avec

indication de date de publication et de libraire. Même si

la page de titre du premier volume comporte la mention du contenu

du troisiéme, il semble assez flagrant que cette page de

titre aura été refaite et que l’édition d’origine ne comportait

très vraisemblablement pas la formule « Christian Astrology

(..) treated of in three Books »

On s’intéressera donc tout particulièrement au troisiéme traité

en le comparant avec la Tétrabible de Ptolémée.

On notera que ce traité aborde la question des directions

permettant de faire des « predictions » datées puisqu’il s’agit de

baliser toute une vie et non comme l’astrologie horaire de

se situer prioritairement dans le présent et tout ce qui précéde

ou suit immédiatement.

On notera d’ailleurs que le titre du second volume aura été

maintenu dans sa forme séparée initiale:

« An Easie and plaine Method teaching how to juge upon

Nativities » alors que sur la page de titre du premier volume, son contenu

est ainsi signalé:  « the third, containes  an exact Method whereby to Judge upon

Nativities » Un réajustement aura certainement eu lieu. Geoffrey

Cornelius signale une réédition survenue en 1659 (cf reprint

Ed Régulus, 1985, p.862) mais nous pensons qu’une première

édition, disparue, a du exister.

D’ailleurs, dans l’avant propos ‘To the reader », Lilly indique e

marge « The third book », ce qu’il n »avait pas fait pour le

« second Book », qualifié simplement de « second part ». L’avant

propos aurait donc été maladroitement augmenté lors de

l’adjonction  du volet consacré aux « Nativities ».

On ajoutera que le second volume comporte en fait deux

parties comme le montrent les mentions de haut de page, d’une

part An  Introduction to Nativities et de l’autre The Effects

of Directions. On ignore donc ce qui a conduit Lilly à

opter in fine pour une division en trois « Books » . D’ailleurs,

sur la page de titre ouvrant l’ensemble on a un

développement très long concernant le « third » (Book)

Pour conférer cependant une unité à un tel ensemble, on

a ajouté un  » Catalogue of most  Astrological Authors »

et « An alphabetical  Table shewing the Contents of  the

principal matters in every page of this Book », ce qui

couvre bel et bien les 832 pages de l’ensemble

Nous conclurons donc qu’il a du exister une première édition

ne comportant pas le « third book », ce qui vient en effet

confirmer que Lilly avait bel et bien mis l’accent sur

l’astrologie horaire.

On relévera des différences remarquables entre les deux

volets quant à la présentation des douze maisons. Si, en

effet, dans le premier volet, l’ordre des maisons est

« normal », allant de la première à la douzième, en revanche,

dans le second volet, on a l’ordre suivant et ce dans les

deux parties du dit second volet : première, deuxième,

troisiéme, quatrième,  sixiéme,  septième, cinquième,

neuvième, dixième, onzième, douzième, huitième. Cette

huitième maison est celle de la mort, ce qui justifie qu’elle

soit placée en dernier.

An Introduction to Nativities:

Judgment upon Nativities: Judgment upon the twelfth

house, Judgment upon the eighth house (p. 763)

Of the twelfth House Of Enemies

En fait,  quant à l’exposé consacré à la maison VIII, il est

simplement fait mention « Chap CLVI Of Death, whether

Violent or Natural », comme si cela faisait partie du

développement consacré à la maison XII.

Ces observations nous entrainent à penser que l’auteur

du second volet n’est pas celui du premier.

On ajoutera que la Christian Astrology est littéralement

truffée de mots de provenance française (cf notre DEA

Lille III,  1981, sur  la traduction anglaise du traité astrologique

d’Auger Ferrier, Jugements Astronomiques sur les

Nativités). De tels exercices chronologiques ont été publiés

dans la Revue Française d’Histoire du Livre concernant

le Mirabilis Liber et le Splendor Solis. On notera ainsi que si le titre comporte le mot

Astrology ( Christian Astrology) et plus bas  Art of Astrology, si Lilly se présente comme « Student in Astrology », en revanche,

la première partie s’intitule ‘An Introduction to Astrologie (sic) »

Notons que les mots en « y » donnent au pluriel « ies ».

Il est clair que la date de 1647 qui figure sur la page de titre ne saurait

être prise pour argent comptant, les contrefaçons  recourant  fréquemment à  de

tels artifices. On notera que les exemples qui sont donnés dans le corps de l’ouvrage (notamment

dans the Resolution of all manners of questions) se

référent pour les plus tardifs  à la mi-1647.

Nous voudrions par ailleurs insister sur la place des étoiles fixes dans l’astrologie

de William Lilly en ce milieu du XVIIe siècle. Dans  An Introduction to Nativities ou plutôt dans The Effect of Directions dont

on a dit qu’il constituait le quatriéme  volet de la Christian Astrology, on prendra le cas des directions de l’Ascendant (terme

utilisé dans le texte anglais et non celui actuel de « rising sign »)  il est largement traité des directions à un certain nombre d’étoiles fixes/ Si les constellations stricto sensu ne sont pas ici concernées, ce sont bel et bien diverses étoiles qui les constituent qui

sont pris en compte.(pp. 666-667) On retrouve le même dispositif avec les directions du Milieu du Ciel et cette fois le chapeau

du chapitre est particulièrement explicite :  » -Cap. CLXI  The Mid Heaven directed to Fixed Starres » (pp. 677 -679)/ Et plus loin:

Chap/ CLXIII  The Sun Directed to Fixed Starres (pp/ 689-691).  puis  « The Moon directed to Fixed Starres (pp. 701 et seq)/ Les fixes

semblent ainsi réservées aux luminaires, à l’ascendant et au milieu du Ciel, qui sont les points que l’on dirige en priorité.  Comme on l’avait noté plus haut, l’auteur

du second volet semble différer de celui du premier, lequel

ne manifeste aucun intérêt pour les étoiles fixes.

On ne saurait ainsi contester qu’à l’époque les étoiles fixes faisaient bel et bien partie intégrante de la palette de l’astrologue. Cela reste une question majeure pour l’Histoire de l’astrologie moderne – outre celle de son déclin- que de déterminer les raisons qui conduisirent les astrologues à renoncer à l’emploi des dites étoiles fixes dont les positions, comme leur nom l’indique- ne bougeaient guère sur plusieurs décennies, ce qui rendait leur localisation  particulièrement aisée. Il est un fait qu’un tel usage permettait à l’astrologue de disposer d’un bien plus grand nombre de facteurs.  Faut-il chercher du côté de  la lunette de Galilée dirigée vers le Ciel? Or, ce qui nous frappe, c’est que dans le premier volet de la C. A. il n’est point question des étoiles fixes, y compris dans la partie consacrée aux données astronomiques à intégrer. Ce qui fait que les étoiles fixes ne sont considérées que dans la quatrième partie consacrée aux Directions et uniquement pour 4 facteurs.

JHB

18 11 14

 

 

 

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Les deux paradigmes astrologiques: Babel I (JH) et Babel II (MG)

Posté par nofim le 15 novembre 2014

 

Les nouveaux paradigmes de l’Astrologie: au prisme de la Tour de Babel (Genése XI)

par  Jacques  Halbronn

Un des passages les plus étranges du Livre de la Genése traite de la Tour de Babel:

« 11 Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. 2 Après avoir quitté l’est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent. 3 Ils se dirent l’un à l’autre: «Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!» La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment. 4 Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.» 5 L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes, 6 et il dit: «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté. 7 Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement.» 8 L’Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Eternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. » (trad. Segonds)
Selon nous, ce passage implique qu’un paradigme unitaire ait laissé la place à un paradigme pluriel. Or, cela correspondrait assez bien
à deux corpus astrologiques particulièrement marquants, à savoir celui que deux chercheurs français mirent en place au cours des 60
dernières années,  d’une part Michel Gauquelin pour le second et de l’autre Jacques Halbronn, pour le premier, si l’on suit l’ordre
chronologique. On ne saurait en effet concevoir deux modéles aussi différents que ceux établis respectivement par MG et JH.
Le modéle MG est celui qui s’apparente à  Babel II, à savoir le temps de la pluralité  tandis que le modéle JH serait celui qui recouperait
Babel I, à savoir le temps, précédent, de l’Unité.
On sait que nous avons souvent émis des réserves à l’encontre des résultats MG car nous avions le sentiment que les deux modéles
étaient incompatibles. Or, l’histoire de la Tour de Babel  nous permet de les réunir diachroniquement. Cela ne signifie d’ailleurs
pour autant que Babel I  ait  été remplacé par Babel II mais que les deux paradigmes se superposent, se croisent.
Nous dirons donc désormais que Babel I  correspond au cycle de Saturne, tel que défini par JH (l’auteur de ces lignes), en ce qu’il se
présente comme unitaire et que Babel II correspond à une cetraine diversification des planétes « utiles », en rappelant que pour
Gauquelin, 5 astres seraient opérationnels, Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, correspondant à des créneaux socio-professionnels
bien distincts ‘et cloisonnés.
Ces deux paradigmes n’auraient, selon nous, pas été élaborés de concert mais de façon successive sinon alternative. Le modéle MG
aurait été élaboré dans un deuxiéme temps, (second thought) et correspondrait tout à  fait au « récit » que nous avons rapporté du
Livre de la Genése, où Dieu – ou les dieux- remettet en question ce qu’ils avaient édifié ou laissé s’édifier. Il est clair que ce pluralisme affaiblit l’Humanité voire la paralyse en en complexifiant les modes de communication.
On ne peut s’empêcher de faire le paralléle avec  une humanité d’abord « adamique » (à l’image de Dieu) puis où vient émerger l’élément
féminin (par la suite appelée Eve, lors de l’expulsion du Jardin d’Eden). Là aussi, l’on peut y voir un certain revirement avec le passage
de l’un au deux -avec à la clef la progéniture du couple (Cain et Abel etc)
Précisons que pour notre part, nous nous situons dans une perspective bio-technologique qui permet des reprogrammations. Mais ajoutons que les liens ainsi constitués ne tiennent pas à une influence « naturelle » des astres mais à  leur instrumentalisation en tant que
signaux. Autrement dit,  les humains seraient programmés pour capter certains signaux formés par certaines configurations  choisies par rapport aux besoins du systéme ainsi mis en  place.
On peut certes s’ingénier à discuter du bien fondé des 5 astres mis en exergue statistiquement par Michel Gauquelin. Là encore,pourquoi ces astres et point d’autres et pourquoi  5 et non 4 ou 6  ou plus? Il revient à l’historien de prendre acte de l’effet des
décisions prises et non de plaquer les acquis d’une astronomie moderne (comme le fait Jean-Pierre Nicola) sur une astrologie antique., au risque d’ailleurs de l’anachronisme. Autrement dit, la question n’est pas le pourquoi mais le quoi et le qui? A moins d’adopter la
totalité des com-possibles,  des choix -certes arbitraire- sont inévitables.
On dira donc que l’astrologie monoplanétaire, saturnienne, constitue un premier étage et l’astrologie pluri-planétaire un second, sans que l’on sache quel intervalle de temps les sépare.
Il nous apparait que l’on aura finalement abouti à un systéme mixte sinon hybride, à partir de deux logiques différentes. Toute la question est de savoir si le premier paradigme est toujours en vigueur en dépit de l’existence d’un second.   Il nous semble que les deux
sont actifs; ce qui est probablement cause de bien des tensions. Quand la conjonction se forme, l’affrontement entre les deux
systéme atteint son paroxysme alors que la
disjonction laisserait le champ libre au second paradigme.
On retiendra que la mission des femmes serait, selon
notre lecture du Livre de la Genése de saboter la progression
des hommes.
17 11 14

 

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L’idée de Dieu au prisme d’une intervention d’êtres supérieurs

Posté par nofim le 14 novembre 2014

Vers un renouvellement de l’idée de Dieu au XXIe siècle

par  Jacques  Halbronn

Quand on nous demande si nous croyons en Dieu, l’on pense

généralement en l’idée d’une entité omnisciente et omniprésente$yqu_i

sait tout et décide de tout. Mais nous pensons  qu’il y a une

autre lecture, qui passe par la conviction que notre Humanité

aurait été « forgée », façonnée par des êtres technologiquement

supérieurs qui auraient instauré sur Terre un pouvoir

lequel selon nous se manifeste au travers des grands génies qui

permettent à notre humanité de ne pas tomber dans la sclérose

à l’instar des autres « animaux ».

Quand nous lisons des prières juives destinées à « Dieu »

(souvent rendu grammaticalement comme un pluriel), nous

ne pouvons nous empêcher d’y voir une telle référence quand

Israël, en tant que peuple, remercie « Dieu » de l’avoir

choisi parmi les peuples. Nous tendons à comprendre que

les « Hébreux » étaient initialement un peuple comme les

autres et que c’est l’élection par « Dieu » qui en aura fait

un peuple différent.

Comment expliquer cette stratégie consistant à choisir ainsi

un « peuple » parmi tant d’autres? Il n’est pourtant pas

si compliqué de comprendre que lorsque l’on cherche

un représentant, il faut bien faire un choix. « Dieu » n’entendait

pas se charger directement de tous les peuples ni de tous

les hommes mais d’une « élite », qui ne l’est au départ que

du fait de son choix et qui se maintiendra tout au long

des siècles.

Or, il est remarquable que l’on tolére beaucoup mieux

la croyance en un Dieu « tout puissant » et qui régnerait

directement sur l’Humanité à un Dieu qui ne serait en fait

qu’une civilisation plus avancée qui serait intervenue dans

le cours de l’Histoire des « terriens ». On aura tendance à

considérer ceux qui croient à une intervention « extra-terrestre »

comme des « farfelus » alors que  la mise en exergue d’une

idée traditionnelle de Dieu ne choque personne et ne

discrédite point celui qui y recourt.

Pour notre part, nous avons tendance à relier judaïsme et

astrologie – c’était dejà le cas en 1968 sur le campus de

l’Université Hébraïque de Jérusalem. L’Astrologie serait le lien

privilégié entre les terrestres et les « Dieux » en ce qu’elle

réinstaurerait périodiquement leur pouvoir par le truchement

de guides qui, en quelque sorte, seraient « réveillés » par

certains signes cosmiques. (cf Le Monde Juif et l’astrologie.

Histoire d’un vieux couple, Ed Arché, Milan, 1985)

En ce sens, les bénédictions que récitent les Juifs pratiquants

à la Synagogue peuvent tout à fait être assumées tant par

ceux qui croient en un Dieu en tant qu’entité spirituelle

que par ceux qui croient en  des « dieux » intervenus dans

l’Histoire de l’Humanité et ayant désigné leurs représentants.

Que l’on admette ou non que les Juifs soient concernés

au premier plan par un tel « scénario » n’enléve rien à la portée

des textes ainsi récités et qui se référent à une alliance

ancestrale.

On distinguera  les dieux créateurs de l’Univers (Première

Création) et ceux qui apportent la « Loi » (Seconde Création)

ce qui est représenté et incarné par le Temple.

 

 

 

 

 

JHB

14 11 14

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