• Accueil
  • > ASTROLOGIE
  • > Les printemps politiques au regard de l’ Astrologie. Les années 1989-1990.

Les printemps politiques au regard de l’ Astrologie. Les années 1989-1990.

Posté par nofim le 3 décembre 2014

La période 1989-1990 au prisme de l’Astrologie, en Europe et en Afrique

par  Jacques  Halbronn

 

L’astrologie mondiale doit-elle localiser les évenements? Certains astrologues ont été tentés de renouveler la « géographie sacrée », chère à un Jean Richer – la chorographie-  en associant certains planétes ou certains « cycles » planétaires à telle ou telle région du globe. C’est  ainsi que dans les années cinquante,  André Barbault  avait proposé à ses pairs d’associer le cycle Saturne-Neptune au destin de la Russie et cela avait été en quelque sorte « confirmé » par la mort de Staline, en 1953, 36 ans après la Révolution d’Octobre (1917). Toutefois au cours des années soixante, le même auteur semblait avoir abandonné  une telle géographie astrale au profit d’une approche globale, centrée d’ailleurs notamment sur les deux grands conflits « mondiaux ». (Les Astres et l’Histoire, Ed J. J. Pauvert, 1967). On pouvait donc penser qu »André Barbault avait abandonné la théorie des binomes planétaires, chère à son frère, Armand (alias Rumelius), ce qui s’explique d’ailleurs par son échec prévisionnel de 1965 : il avait annoncé en 1963 que l’URSS égalerait les USA en 1965.(La crise mondiale, Albin Michel) Or, les années 80 allaient mettre à mal le nouveau modéle (indice de concentration planétaire) avec l’attente vaine d’une troisiéme guerre mondiale annoncée mais si l’astrologue peut influer sur le destin de ses clients, il ne saurait  y parvenir pour celui du monde, sauf si bien entendu il dispose des bonnes clefs, ce qui  ne s’avère que si le phénoméne étudié ne se limite pas à un pays donné et si de par sa diversité il ne s’explique que par le dénominateur astrologique, si cette diversité est compensée par une certaine simultanéité, une contemporanéité.

On conçoit donc que l’astrologie dite mondiale exige une culture toute aussi mondiale et on ne saurait notamment ignorer ce qui se passe en Afrique en patralléle avec ce qui se passe en Europe ou au Moyen Orient. Dans le cas des années 1989-90, force est de constater que les astrologues, à notre connaissance, ont négligé ce que l’on appelle habituellement le ‘printemps africain » que l’on situe autour de 1990 et qui selon d’aucuns aurait servi de modéle au « printemps arabe » de 2010-2011, soit 21 ans plus tôt, ce qui correspond à

trois phases saturniennes de 7 ans. Pourtant la France est directement concernée et Mitterrand donna à La Baule en juin 1990 un discours mémorable à destination de l’Afrique (cf infra)

. Pour notre part, nous nous étions intéressés aux indépendances africaines  de 1960 mais avions négligé le phénoméne qui se produirait 30 ans plus tard, au sein de cette même Afrique sub-saharienne. Nous n’en avons pris conscience que très récemment quand ce qui s’est passé au Burkina Fasso fut rapproché du dit « printemps africain ».

A partir du moment où des événements comparables se produisirent en Europe et en Afrique, cela remettait ipso facto en question

toute tentative de localisation des événements.  Selon nous, cette période de 89-90, dans des contextes par ailleurs fort diférents – ce qui en constitue tout l’intérêt au demeurant- est marquée par ce que nous appelons la « disjonction », c’est à dire par  un nouveau cycle  qui débouchera trois ans plus tard sur la « conjonction ». Le terme « printemps » est particulièrement approprié en ce qu’il est suivi d’un Eté, ce qui montre qu’il ne s’agit là que d’un commencement, d’une équinoxialité. Il n’est pas sans rapport avec le printemps français du mois de Mai 68, également placé sous le signe de la disjonction.(avec un Saturne au milieu d’un des 4 signes cardinaux) qui conduisit

De Gaulle au départ l’année suivante 1969. 2011 viendra valider cette approche puisque la configuration du printemps arabe repose également sur une telle présence de Saturne au milieu d’un des signes « cardinaux ».

Revenons un instant sur ce printemps africain si mal connu de nos astrologues et qui éclaire d’un jour nouveau

ce qu’on a pu écrire sur le pronostic d’André Barbault relatif à la Russie de 1989, lequel pronostic- faut-il le souligner  -et quoi qu’il en dise- avait été mis aux oubliettes dès les années soixante au profit d’un autre modéle. Mais il eut été difficile de désavouer un tel

pronostic de jeunesse, 36 ans plus tard, qui arrivait comme un lot de consolation. Cela nous fait penser à ce « magicien » qui prétend

avoir écrit la bonne réponse sur un papier, par avance et qui en fait a disposé toute une série de papiers, ce qui lui laisse le loisir de

tirer le bon!

Voici donc quelques éléments cueillis sur Internet  :

 

« Chroniqueur des bouleversements africains depuis près de quarante ans, l’écrivain congolais Emmanuel Dongala observe avec prudence les révolutions arabes, qui lui rappellent l’euphorie du printemps africain des années 1990 et les désillusions qui lui ont succédé.  [...] Avant le printemps arabe – on l’a un peu oublié -, il y eut le +printemps d’Afrique noire+, lorsque les partis uniques se sont effondrés au profit du multipartisme, observe l’auteur de 71 ans, invité des Assises internationales du roman à Lyon, dans un entretien à l’AFP.  [...] Dans un discours fameux prononcé à La Baule en 1990, François Mitterrand avait conditionné l’aide française à la démocratisation des régimes africains, suscitant beaucoup d’espoir, rappelle ce scientifique de formation, proche de l’écrivain Philip Roth, qui enseigne la chimie aux Etats-Unis.  [...]Le début de la décennie 90 est donc un nouveau moment d’espoir. Un peu partout, des présidents tout-puissants sont obligés de lâcher du lest. Dans le meilleur des cas, ils quittent leur siège au terme de scrutins démocratiques (Kenneth Kaunda, en Zambie, 1991 , André Kolingba en République centrafricaine, en 1993, Didier Ratsiraka, Madagascar, 1993) ou à la suite de conférences nationales (Mathieu Kérékou, Bénin, 1990, Denis Sassou-Nguesso, Congo-Brazzaville, 1991, Ali Saibou, Niger, 1991-1993). Parfois ce sont des militaires qui jouent les arbitres, contraignant les dictateurs à quitter le pouvoir pour permettre la tenue d’élections libres (Amadou Toumani Touré au Mali). Dans de nombreux cas aussi, le multipartisme est instauré, en réalité, pour permettre à l’ancien parti unique de rester aux affaires (Togo, Guinée, Côte d’Ivoire, Cameroun, Sénégal, Mauritanie, Gabon, Zaïre, Kenya, Tanzanie). Dans certains pays, le pouvoir change de mains par la force (Tchad), voire au cours d’une sanglante guerre civile (Liberia). Même si le niveau de démocratisation est inégal, le sentiment, à l’époque, est que l’État de droit et la démocratie ont fait un bon en avant au sud du Sahara. De nombreux pays adoptent de nouvelles constitutions, le plus souvent par référendum, instituant – ou rétablissant – les principes d’une démocratie libérale, respectueuse des droits et libertés, prévoyant même parfois un statut pour l’opposition (1). Certains se risquent, alors, à qualifier ces changements d’irréversibles. D’autant qu’au même moment, le régime d’apartheid sud-africain s’essouffle et libère le plus célèbre prisonnier politique du monde, Nelson Mandela, tandis que la Namibie, ex-satellite de Pretoria accède à l’indépendance. »

Mais bien évidemment, vient ensuite le temps des désillusions et ce dès le début des années 90;  en particulier en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs.((cf   Vernon Damani  Johnson The structural origins of Revolution in Africa.    African Studies  Vol 69;   2003)   Le parallèle avec ce qui se passe actuellement dans un deuxième temps est assez frappant, notamment

en Egypte sans parler du cas de la Syrie et de l’Etat Islamique, ce dernier nous apparaissant comme l’enfant monstrueux du « printemps

arabe » mais aussi quelque part comme son aboutissement voire sa consécration, ce qui correspond à la période conjonctionnelle dans laquelle on se trouve actuellement et qui n’est nullement celle d’un « printemps » mais bien d’un ‘Eté » avec ce qu’il a de pesant.

 

JHB

03 12 14

 

 

 

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs