Les deux temps du couple.
Posté par nofim le 10 décembre 2014
Le couple et la problématique de l’androgynat. Conjonction/disjonction (cycle de 7 ans)
par Jacques Halbronn
« Quand un homme et une femme se séparent qui s’étaient
choisis mutuellement, c’est comme si l’alliance entre Dieu
et son peuple était rompue » (JHB)
Nous avons récemment proposé une nouvelle lecture des deux premiers chapitres du Livre de la Genése qui ouvre le Pentateuque. Contrairement à certains auteurs, nous pensons qu’il n’y a point là une différence de présentation quant à l’apparition de la femme mais
deux états successifs, le chapitre I traitant de l’androgynat et le chapitre II traitant de la « crise » de l’androgynat qui conduit périodiquement à sa dissociation.
Nous raccordons cette approche à celle que nous avons proposé depuis peu en ce qui concerne la structure diachronique du cycle de 7 ans. La phase androgynale est liée à la conjonction de Saturne avec l’une ds 4 étoiles fixes royales et la phase de « division » est liée à sa
disjonction. Mais la disjonction, bien entendu, conduit à la conjonction qui est l’accomplissement de ce qui n’aura été qu’ébauché en
phase disjonctionelle.
Au niveau de la dynamique relationnelle, cela se traduit par une phase durant laquelle le couple n’est pas réellement « joint » mais
est marqué par une série de rencontres, selon un rythme plus ou moins régulier. Les deux partanaires ne partagent pas le même espace et passent somme toute assez peu de temps ensemble, physiquement même s’ils peuvent rester en contact sur une base à peu près
quotidienne en s’envoyant des signes de vie (de nos jours, téléphone, textos, mails, fleurs etc etc) et des gages d’affection et d’attention
A contrario, la phase conjonctionnelle correspondra à une maturation de la relation passant par un temps partagé nettement plus
contraignant, souvent entérinée juridiquement (contrat, PACS, mariage civil, mariage religieux, concubinage reconnu etc).
On conçoit que le passage d’une phase à l’autre puisse poser toutes sortes de problémes, se heurter à des blocages qui risquent de
faire trébucher le couple. Ces temps de passage peuvent être assez bien circonscrits par notre modéle « saturnien ».
On peut aussi bien aller de la conjonction vers la disjonction que l’inverse et il ne s’agit d’ailleurs pas d’opposer ces deux temps mais
les considérer comme une succession naturelle, au même titre que celle du jour et de la nuit.
La conjonction va réunir, rassembler ce qui restait encore distendu et distant avec la disjonction laquelle va à son tour faire évoluer
la fusion, la synergie conjonctionnelle vers un ensemble plus lâche, moins ergonomique. En effet l’androgynat nous apparait comme
l’entité la plus économique, la moins dispendieuse de par la réduction des distances, des frais, du fait d’un seul et même habitat alors
que la dissociation (Ish/Isha) est moins viable, moins efficiente et plus coûteuse.
Ces passages, on l’a dit, sont susceptibles de butter sur des traumatismes et risquent de faire avorter le « nous « du couple, que ce soit
au regard d’exigences conjonctionnelles par trop rigides ou du fait d’un mode de vie « disjonctionnel » jugé inconvenant et incertain.
Bien entendu, il est loisible de transposer au niveau de toute équipe, de toute entreprise – tant dans la sphère privée que publique- un tel modéle relationnel. En phase conjonctionnelle, la discipline sera plus astreignante et devra au contraire s’assouplir en phase
disjonctionnelle, au regard notamment du temps partagé qui sera plus substantiel dans un cas que dans l’autre.
Comme nous le disions, notre lecture des deux premiers chapitres de la Genése remet en question la thèse des deux versions. Pour nous, il est clair que les choses se sont faites en deux temps: l’un qui voit l’homme Adam, à l’image de Dieu, constituer un ensemble d’un seul tenant et l’autre qui voit l’homme -androgyne- se dissocier et formant deux entités bien distinctes maintenant plus ou moins
bien un lien entre elles. L’Evangile nous rappelle à ce sujet le risque d’intrusion au sein du couple avec la naissance de Jésus, né du
fait d’une intrusion de Dieu tout comme Dieu était intervenu pour dissocier l’androgyn. En ce sens la fécondation de Marie se situerait comme un troisiéme temps faisant suite au Chapitre II de la Génése.
Bibliographie
Denis Sonet Ce Dieu dont le couple est l’image Ed Le Livre Ouvert 2007
Le couple et l’ »Autre ». Union et séparation dans le Judéo-christianisme. Dir Michel Baron. Ed Associations Chrétiennes autrement, 2006
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N° 81, 1994/3
Le sexe de l’androgyne
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JHB
02 01 15

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