• Accueil
  • > Archives pour décembre 2014

Herzl et la traduction française du Judenstaat: l’Etat Juif

Posté par nofim le 15 décembre 2014

 

Le contrôle par l’auteur des traductions de l’allemand vers le français: de Marx à Herzl (1870-1897)

par Jacques  Halbronn

 

Lors du récent colloque  « Maurice Lachâtre (1814-1900).  » Bicentenair  d’un inconnu », il a été traité de la traduction  française (1872, dont Lachâtre fut l’éditeur en feuilletons)  du « Das  Kapital. Kririk der politischen Okonomie »  avec  Béatrix Bouvier (MEGA, Université de Trêves) : La MEGA et l’oeuvre de Marx en français
et Laurent Gautier (TIL, Univ. de Bourgogne) et Arthur Joyeux (ELLIAD, Univ. de Franche-Comté) : Le Capital, d’une langue à l’autre/

Il est manifeste que Marx aura surveillé de près la traduction de l’allemand vers le français comme en témoigne sa correspondance et les notes  manuscrites figurant sur l’édition allemande de 1867. Ces notes pourraient servir à une nouvelle édition du Capital.

Or, nous n’avons pu nous empêcher de songer au cas de Herzl qui publia un ouvrage promis également à un fort retentisseemnt, le Judenstaat  et lui aussi voué à la traduction notamment vers le français (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du xXe siècle (Ed Ramkat, 2002. Dépot légal BNF) d’autant que tout un débat existe autour de la traduction qu’il faudrait donner du titre Der Judenstaat, à savoir Etat Juif ou, comme certains le suggèrent « Etat des Juifs », ce qui tend à être la version désormais la plus répandue.

Nous avons donc décidé de comparer le texte allemand et le texte  français (reproduit dans notre édition tel que paru en feuilleton dans la Nouvelle Revue Internationale. On trouvera ci-dessous lestout  premiers résultats de notre entreprise visant à montrer que la forme L’Etat Juif est la forme à laquelle on doit s’en tenir vu qu’elle a certainement été validée par Herzl lui-même.

On notera pour commencer une variante au titre. La  version française ne rend pas l’adjectif « modern » et se contente du sous-titre

« Essai d’une solution de la question juive » au lieu de Versuch einer modernen   Lösung der Judenfrage.

On note en outre qu’il ne viendrait  à l’esprit de quiconque de traduire « Judenfrage » par la « Question des Juifs ». Chaque fois le texte français rendra Judenfrage par la Question Juive et notamment au sous titre du chapitre « Considérations générales »/ De même qu’Etat Juif figurera dans le corps de l’ouvare « La » Society of Jews » et l’Etat Juif » (pour Judenstaat)

Parmi les particularités de la « version » française,  on notera qu’à de nombreuses reprises le texte allemand recourt à une forme anglaise qu’apprécie Herzl alors que la forme anglaise est « traduite » en français: Society et Company deviennent Société et Compagnie alors qu’ils sont en anglais dans la version allemande. Dans un autre cas, en revanche,  l’allemand Blockhaüser est rendu dans le texte français par

 » block-houses », donc sous la forme anglaise.

Herzl utilise parfois la première forme du singulier en allemand, ce qui est rendu pareillement en français si ce n’est que dans un cas

la version française rend par « je » ce qui en allemand  ne l’est point.  On peut penser  que seul Herzl aurait pu prendre l’initiative d’un tel

changement (Chapitres L’opération financière et Les groupes locaux)

Un cas assez intéressant concerne le nom du chapitre (ou du paragraphe) Unsere Seelsorger qui est rendu en français par Nos pasteurs et

qui traite en fait du rôle des rabbins au sein de cet Etat Juif. Seelsorger est un terme général qui signigie ceux qui se soucient de nos âmes.

On notera aussi le recours à des guilemets dans la version française: « Notre « matériel humain » pour- sans guillemets « Unser Menschenmaterial ».

Pour en revenir à l’usage de « Juden » devant un nom, nous avons  « Judenvolk » qui est rendu en français pae « peuple juif » et toujours pas

par « peuple des Juifs » (Ch. La Socety of Jews et l’Etat Juif). Mais par ailleurs,  on trouve  » Der Gestor des Juden » qui est rendu en français par Le Gestor des Juifs, ce qui nous interpelle quant à l’usage tantôt de « der Juden »  en première ou en seconde position. La forme « der Juden » semble d’ailleurs d’inspiration française dans sa construction grammaticale.

On notera que Herzl reconnait lui-même avoir moult fois retravaillé son texte  (Conclusion): « Dans cet écrit que j’ai médité

longuement  et si souvent remanié » et cela vaut certainement aussi pour la « traduction » française si l’on fait la part des différences de

construction entre les deux langues.

On terminera en  rappelant un passage souvent oublié de l’Etat Juif sous le titre « Palestine ou  Argentine » (Palestina oder Argentinien)

En fait, Herzl commence par traiter de l’Argentine, en dépit du titre. « Faut-il préférer la Palestine ou l’Argentine »? La  Société(pour pour  l’anglais Society dans l’édition allemande) prendra ce qu’on lui donne, tout en tenant compte des manifestations de l’opinion publique juive à cet égard », ce qui rend ici la forme allemande « Judenvolk », ce qui correspond à une certaine reformulation de l’original allemand et l’on voit ici que c’est la forme adjectivale qui est préférée à la forme nominale allemande.

Enfin, l’on s’interrogera sur le fait que la version française rende le « doch » allemand par « cependant? Or, il s’agit là de la réaction à une  affirlation: « Sortir de ce cercle est chose impossible. Doch devrait être ici rendu par « si! »  plutôt que par cependant. (Conséquences de

l’antisémitisme). Il semble qu’il s’agisse ici d’un faux sens. Le Doch est bien ici à rendre par « Si ».

On notera enfin que l’usage que fait Herzl du mot « solution », en allemand Lösung n’est pas sans faire songer à la formule « solution finale ».

Le fait que Herzl emploie le terme « modern » en allemand et qu’il y renonce en français pour qualifier la « solution » proposée nous parait

intéressant car il suppose une certaine adaptation à la situation actuelle avec l’éventuelle nécessité de parvenir à un nouveau consenus qui pourrait se porter non pas sur la Palestine mais sur l’Argentine (cf le projet du baron de Hirsch). Herzl meurt 10 ans avant le début de la

« Grande Guerre » et ce n’est qu’en 1917 que va se présenter la Déclaration Balfour relative à l’établissement d’un Foyer (Home) Juif en

Palestine. Nul doute que si Herzl avait vécu -il décéde dans sa quarantaine- il aurait pu générer un nouveau consensu « moderne » pour

établir cet Etat Juif, lui qui ne pronait par ailleurs nullement, comme il s’en explique, la renaissance de l’hébreu. Mais en supprimant dans la  version française l’adjectif « moderne », nous pensons qu’Herzl aura souhaité ne pas perturber certains esprits et  évité d’ éveiller leur méfiance.

On rappellera enfin que l’allemand a beaucoup emprunté au français – nous avons listé dans notre édition de l’Etat Juif les mots français  figurant dans la version allemnde et nous avions également signalé les mots  français figurant dans le texte allemand du

Manifeste du Parti Communiste et il conviendrait d’ailleurs de comparer le texte allemand du dit Manifeste et sa traduction française, laquelel a pu avoir été supervisée par Marx.

JHB

15 12 14

 

 

Publié dans ECONOMIE, judaîsme, LINGUISTIQUE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

L’astrologie, science des états de conscience

Posté par nofim le 13 décembre 2014

Pour une théorie générale des états de  conscience, au prisme du cycle de Saturne.

par  Jacques Halbronn

 

Si l’outil astrologique est désormais doté d’une bonne ergonomie et peut être appliqué par tout le monde, en revanche, il convient de

rappeler qu’il s’agit là d’un outil « connecté », selon la formule actuellement en vigueur. Cet outil est connecté en effet puisqu’il est relié

à un système qui relie nos comportements à certains signaux cosmiques. Ajoutons que la technologie permettant  à un tel système d’exister

n’est pas encore accessible à l’Humanité actuelle.  C’est un cas unique d’un outil que nous pouvons utiliser mais que nous sommes incapables de fabriquer. Autrement dit, on est ici dans le domaine de la bio-technologie et il serait déjà remarquable que dans les

prochaines années, l’on puisse  mesurer les changements subis par les humains du fait d’un tel « branchement », par le biais des  neuro-sciences.  Dans l’état actuel des choses, si par aventure, Saturne était détruite en tant que planéte, cela modifierait singulièrement le sort de l’Humanité.

Mais, pour l’heure, soyons déjà heureux que l’on dispose enfiin du mode d’emploi d’un outil dont la réalisation technique reste hors de

notre portée, sinon de notre entendement.

Cela dit, en effet, il nous est loisible d’ouvrir les yeux et d’observer que nous suivons certaisn rythmes, sans que nous ayons nécessairement à les relier au cosmos. C’est notre subconscient qui fait  tout le travail à notre place et nous n’avons nullement besoin d’avoir pour ce faire- du moins au niveau conscient- d’une quelconque connaissance des données astronomiques. C’est notre scanner interne qui s’en charge pour nous.

Les résultats auxquels nous sommes finalement parvenus se résument à quelques formules.

Phase disjonctionnelle : c’est le départ, le début mais aussi quelque chose qui se démarque d’un cycle antérieur. On insistera ici sur l’utilisation du préfixe « de » (ou dé ou dis, dys), issu de la préposition « de ».

Il est clair que ce n’est pas la conjonction qui commence le cycle mais bien la disjonction, tout comme le printemps prépare et précéde l’Eté. Or, bien des astrologues associent la conjonction à un commencement, ce qui évidemment, fausse complétement toute leur approche.

La phase disjonctionnelle correspond au moment où Saturne n’est pas encore conjoint à l’une des 4 étoiles fixes royales ou bien ne l’est plus.

A contrario, la phase conjonctionnelle doit être considérée comme un aboutissement. En ce sens, la phase  disjonctionnelle est

masculine et la phase conjonctionnelle féminine tout comme le moment de la conception est moins spectaculaire que le moment de l’accouchement. C’est pourquoi, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, les femmes récoltent souvent le fruit du travail des hommes en amont.

La disjonction est le temps de l’ambiguité,  des demi-mesures quand on tatonne, on fait des essais alors que la conjonction est marquée par des choix décisifs, voire irréversibles, aux antipodes de ce qui n’ »est au début qu’une ébauche, qu’une esquisse, un embryon, lors de la

phase précédente.

Ce qui caractèrise la phase 1 – donc la disjonctionnelle- tient à une certaine forme d’indétermination – on est encore dans la puissance et l’on n’est pas  passé à l’acte, l’on n’a pas tranché. Alea Jacta est!- on tolère un état encore pas très formalisé ni officialisé, c’est en gestation.

Il y a un climat disjonctionnel tout à fait observable et qui revient périodiquement.

Ce  qui caractèrise la phase 2 – donc la conjonctionnelle – tient à une position sensiblement plus contraignante, sévérement réglementée,

encadrée qui resserre les liens. C’est le temps des contrats officiels, les choses prennent une tournure publique, on sort de la sphère privée.

Notre outil peut servir dans les domaines les plus variés mais il ne peut s’appliquer qu’en connaissance de cause. Entendons par là que l’astrologue n’est pas /plus censé se substituer à la personne concernée.  Il se contente d’expliquer le mode d’emploi, de donner quelques

exemples illustratifs. Un point c’est tout.

L’astrologie est inséparable des données chronologiques dont elle se nourrit constamment et celles-ci ne sauraient en aucune façon

se réduire, comme d’aucuns voudraient le laisser croire-  à l’heure et au lieu de naissance, que l’on tend bien à tort à considérer comme une sorte de sésame ouvre-toi:

Nous avons souligné à quel point le seul moment où l’astrologue a des chances de pouvoir travailler sérieusement, c’est en consultation, vu que son client lui fournit une très riche documentation. Mais l’astrologue est bien trop paresseux  pour se constituer une chronologie

aussi compléte que possible concernant le dit client et bien que l’ordinateur lui fournisse toutes les position planétaires dont il pourrait avoir besoin il s’en passe très bien, se contentant de la carte du ciel. Cela sera d’ailleurs complété par les astralités du moment de la consultation car l’astrologue comme Monsieur Toulemonde, connait bien le présent, a lu le journal. Mais entre l’heure de naissance et

l’heure de la consultation, c’est le grand vide! Notre « barométre » de la succession de nos états de conscience ne pourra donc s’appliquer que sur une terrain  chronologique bien balisé et balisble. D’où la nécessité d’abréger drastiquement le temps de la formation et nous croyons plutôt à une formation didactique comme chez les psychanalystes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

13/ 12 14

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience | Pas de Commentaire »

Les deux temps du couple.

Posté par nofim le 10 décembre 2014

Lire la suite… »

Publié dans ASTROLOGIE, couple, FEMMES, judaîsme, Médecine, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SCIENCE | Pas de Commentaire »

Le manque et l’addition

Posté par nofim le 9 décembre 2014

Le syndrome de l’addition. L’organique et l’instrumental

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous, tout manque se manifeste par un ajout et tout ajout est signe de manque.  Interroger quelqu’un sur ce qui l’a conduit à

ajouter quelque chose conduit à aborder un moment de manque correspondant  au début de cette addition. On peut demander ainsi

à quelqu’un: depuis quand  depuis quel âge,  il porte des lunettes, dans quelles circonstances, cette addition s’est produite. Les lunettes

appartiennent à ce que nous appelons ‘instrument » alors que les yeux relévent de ce que nous appelons « ‘organe » même si l’on peut parler d’un « appareil »  » organique comme l’appareil digestif. Notre rapport au manque n’a pas lâ même signification selon qu’on est homme ou femme. Chez la femme, le manque serait plutôt « normal » alors que cela ne le serait pas, selon nous, chez l’homme.

En ce sens, nous recommandons la solitude en ce qu’elle implique le refus des additions mais cette solitude doit concerner  non seulement une autre personne mais aussi un autre animal  voire tout objet, en dehors du sol sur lequel nous nous tenons, nous marchons, nous dormons,  cela va de soi. Cette solitude ne saurait non plus exclure de quoi se nourrir  et donc une présence au sein de la nature mais sans se forger d’instruments, d’outils, sans abimer celle-ci mais en prenant ce qu’elle a à nous donner, à commencer par les fruits qui sont l’expression même d’un « produit » qui se suffit à lui-même et qui n’exige aucune addition pour être consommé et qui est à la fois solide et liquide, à l’instar d’ailleurs de la viande qui rassasie à la fois la faim et la soif mais qui exige le feu pour être cuite et non pas seulement le soleil comme pour le fruit.  L’on peut penser que l’homme peut consommer de la viande crue mais chaude si l’animal vient juste d’être tué.

Celui qui s’aime  (Aime ton prochain comme toi-même) aura appris à éveiller toutes ses potentialités, celles de son cerveau, de sa voix, de ses mains et de ses pieds, entre autres, ce qui le rendra autonome par rapport au monde « extérieur ». Celui qui ne s’aime pas, ne se connait pas pleinement en tant qu’être humain – ce qui nous différencie les uns des autres est notre faculté à exploiter nos « talents » avec plus ou moins de bonheur- sera conduit à faire appel à une aide extérieure, ce qui créera des liens avec « son prochain ». Ce sera notamment le cas des femmes et dès le plus jeune âge. Et c’est pourquoi ce qui est bon pour le sexe féminin ne l’est pas nécessairement pour le sexe masculin et vice versa. Les valeurs ne sont pas les  mêmes et on pourrait aller jusqu’à dire qu’elles sont inversées. Freud a insisté sur la conscience du manque chez la femme. Ce qui implique donc une nécessaire addition en compensation.

Nous avons développé les notions d’altérité intérieure « ‘aime-toi (même) » et d’altérité extérieure (« aime ton prochain »). On voit qu’il faut commencer par s’aimer soi-même (Evangile) pour aimer autrui. Et il en est qui ne s’aiment pas, n’aiment pas ce qu’ils ou elles sont

devenus et donc seront enclins à ne pas s’intéresser à leur personne et à ne pas pratiquer le « connais-toi toi-même » (grec) qui fait pendant  selon nous au « Aime-toi  toi-même » (judéo-chrétien) en une sorte de fuite en avant où le « pouvoir » (et donc le

vouloir) remplace le « savoir », la connaissance de ce qui est inné, originaire.

L’autre nous fragilise ne serait-ce que parce qu’il peut s’absenter, voire disparaitre, par le vol ou la mort, et tout bonnement par le départ, quelle qu’en soit la raison. Mais pour les femmes,  le lien à autrui, aux objets est vital et elles en assument le prix. Pour les hommes, ce lien vient parasiter leur développement et peut détourner leur énergie, l’épuiser en cas de séparation, de perte. La solitude est plus féconde, plus heuristique pour l’homme que pour la femme, à tout âge et vice versa en ce qui concerne la « compagnie ». L’homme n’a pas besoin d’être inspiré par autrui, mais en revanche, il a une grande force d’inspiration dont il peut faire profiter son prochain. Aimer son prochain, pour l’homme, implique lui donner ce qui a été secrété en lui- même, de lui-même.

Il faut insister sur le’ fait que pendant toute une période de son évolution, les hommes se sont développés en améliorant leurs

performances et les plus performants avaient le plus de chances de survivre -(Struffle for life. Darwin). On sone souvent à un homme se

servant d’un bâton  mais le premier bâton n’est-ce pas notre bras, notre main? On saisit là la différence entre progrès organique et

progrès instrumental. Le premier se transmet génétiquement, le second culturellement.

Quand les humains commencèrent à se servir d’objets, le développement organique fut enrayé et le progrès désormais ne passera

plus par l’organique mais par l’instrumental et cela fait belle lurette que personne n’attend plus rien d’un progrès organique alors qu’il

est évident celui-ci est bien  la clef pour comprendre comment nous sommes devenus ce que nous sommes devenus.

Le recours à l’objet extérieur correspond à un basculement de l’évolution humaine qui aboutit  à notre état de dépendance par rapport aux machines que nous nous fabriquons faute de savoir nous développer nous-mêmes. Et cela est une addition qui est cause et conséquence d’un manque, et d’échec. Autrement dit,  le passage à l’objet serait la marque d’une faillite et cela  nous renvoie à la Génése

où l’on voit l’Adam androgyne (mâle et femelle tout à la fois) se dédoubler. Pour faire image, on comparera à cette Palestine qui elle aussi a été ains divisée à l’instar d’Adam dont on détache une partie de lui-même. Rendre l’homme dépendant, c’est l’affaiblir, c’est

rendre possible une separation entre ces deux corps (mais Dieu luî même ne peut qu’être androgyne, on ne l’imagine pas doté d’une épouse! Or Adam est initialement conçu à l’image de Dieu).

La fin de l’androgynat  marquerait ainsi  un tournant essentiel dans l’évolution ne serait ce que par le manque qui est manifeste lors de

la procréation qui exige de revenir au stade androgynal mais qui peut être interrompue par la seule femme.(IVG, avortement). Il vaudrait d’ailleurs mieux aborder la question de façon cyclique. Il y a un temps de l’androgynat, qui est celui de la « conjonction »

-symbolisée par la rencontre tous les 7 ans entre Saturne et l’une de 4 étoiles fixes royales) puis un temps de la dissociation de l’androgyne qui est celui de la disjonction de Saturne s’éloignant de l’une des dites étoiles. ¨Puis revient un nouveau temps

androgynal et ainsi de suite.. On aurait donc tort de voir dans les deux premiers chapitres de la Genése deux versions différentes de

la création de la femme . Le premier chapitre traite non pas de deux personnages mais du seul Adam, tant masculin (zakhar) que

fémini (nequéva) alors que le second chapitre traite de la déconstruction de l’Adam en  un mâle (Ish) et une femelle (Isha).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

09 12 14

Publié dans Conscience, Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, MUSIQUE, RELIGION | Pas de Commentaire »

La question du Mal

Posté par nofim le 8 décembre 2014

Le mal et le changement. Les affres du Pouvoir.

par  Jacques  Halbronn

Il est beaucoup question de nos jours de « changer » le monde  mais n’est-ce pas là s’engager dans la voie du mal? Est ce que la tentation

diabolique n’est pas liée à l’idée de changement, de rupture?  Ce qui sous-tend le changement, c’est le pouvoir. Il semble que le pouvoir

soit le levier du changement. Celui qui n’aurait pas de pouvoir serait incapable de changer quoi que ce soit.

Si l’on prend l’exemple de la Shoah, on est- bel et  bien face à un délire, à une fièvre de/du changement; Il faudrait que rien ne soit plus comme avant.  Mais cette IVG dont on salue actuellement le  quarantième anniversaire n’est-elle pas aussi de l’ordre d’un changement passant par une « prise » de pouvoir – si l’on en croit les dires des femmes elles-mêmes.

En tant qu’historien,  la corruption des textes génére du changement (cf Eloge de l’erreur. Créativité de l’erreur,  Collectif avec Alain Kieser et Anne Rose,  Ed Le Lierre et le Coudrier 1990, qui reprend notre mémoire de linguistique : » Linguistique de l’erreur » (1987) et  de

l’évolution qui nous éloigne du plan, du projet, de la structure  de départ dont d’aucuns nient jusqu’à l’existence. Restituer la genése d’un « savoir », d’une tradition, c’est relever les déviances, les syncrétismes qui ont pu l’impliquer.

On dira aussi que tout ajout qui vient perturber notre autonomie sous couvert de nous compléter, de nous prolonger, pourrait tout à fait, également,  s’inscrire dans  cette nébuleuse du Mal.

Il y aurait donc, selon nous, on l’aura compris, une Tentation du Mal sous couvert du Progrès et on trouve déjà cette pente avec le Serpent

de la Genése.

A l’encontre du Mal, le Bien n »existerait en fait que pour défaire les oeuvres du Mal, pour nettoyer ce qui  a été souillé,  perverti par le Mal

au nom de la Nouveauté.

L’historien, à nos yeux, serait un artisan majeur du Bien car il perce à jour les impostures, les faux semblants, les mirages et en ce sens

c’est un trouble fête qui ne confond pas les vessies avec les lanternes. L’historien s’inscrit, on ne le dit pas asssez, dans une éthique dont

il serait le gardien, et le garde-fou.  Est ce que les livres d’Histoire ne sont pas détestées par nombre de femmes  qui leur reprochent

d »oublier les femmes, de tenir un discours biaisé qui ne veut retenir in fine, au nom de la postérité que le nom de « grands hommes »;  Sans

les historiens, le passé serait totalement trafiqué au service de telle ou telle idéologie.  L’historien authentique est capable de restaurer un

passé et donc un présent qui auront été falsifiés. il est le dernier rampart contre l’imposture de ceux qui veulent faire table rase du passé au nom d’un dressage, d’un bourrage de crâne, non sans un certain cynisme; L’historien est Saint Georges  (ou Saint Michel) terrassant

le dragon du déni ou de l’ubris du changement.   Mais cet historien ne doit pas non plus oublier  de faire une histoire de la Technique, depuis l’Antiquité, laquelle est forcément aliénante, à commencer par la mise par écrit qui ne peut que nous couper de l’amour de soi -même (Aime ton prochain comme toi-même) au profit d’une dépendance aux objets qui se  fabriquent  aux dépends de notre

environnement (écologie).

Le Pouvoir, disions-nous, serait, selon d’aucuns le pouvoir de changer -on pense à Macbeth. Les femmes ont cru que le pouvoir

du politique pourrait changer le monde, qu’il suffirait de décréter l’égalité pour qu’il en soit ainsi, en maniant la baguette magique de la Loi, du « Droit » (égalité des droits) et de fait certains hommes politiques auront contribué – ou du moins auront-ils essayé- de mettre des femmes en avant, de Giscard d’Estaing (Veil) à Mitterrand (Cresson) jusqu’à François Hollande et au paritarisme gouvernemental- on n’oubliera pas le poids de l’électorat féminin depuis  1944, cadeau de De Gaulle. Un Alain Juppé en 1995 s’était essayé à l »exercice avec ses

« jupettes » et l’on voudrait maintenant intervenir sur les plus jeunes enfants. Et le pire, c’est que le Mal a une vraie marge de manoeuvre.

Il ne faudrait pas croire en effet que l’on ne peut dévoyer les gens, les pervertir, les dénaturer et ce d’autant mieux que l’on s’y prendra de

bonne heure. Le bien est fragile, il peut aisément s’abimer;

Tuer quelqu’un est chose plus aisée que de savoir comment un être humain est fait. Cela prend très peu de temps. Le Mal n’a pas besoin

de savoir, il se contente de pouvoir et quand nous parlons avec certaines personnes, l’on voit bien qu’elles n’ont que faire de connaitre

le cours des choses. Elles n’ont qu’une idée en tête: le changement à tout prix; Et comme dirait Obama, « yes we can », nous « pouvons ».

On opposera ainsi le savoir et le pouvoir qui n’est jamais qu’un savoir faire.

C’est dire que notre monde actuel est terriblement confronté à la tentation du Pouvoir. La Technologie s’oppose ainsi à la Science

à l’instar de la bombe d’ Hiroshima; La tentation, c’est de faire ce qu’on peut faire. En ce sens, science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

08 12 14

 

Bibliographie

Louis Millet  Le mystère du mal  Ed Sicre 2001

Patrick Vignoles  La perversité. Essai et textes sur le mal   Ed Hatier 2000

Frederic Laupiès  Leçon philosophique sur le mal.  PUF  2000

Jérîome Jabotin  Hanna Harendt face au probléme du mal . Une lecture de la banalité du mal  Ed Le Portique 2011

Antoine de  L’Escale  Le mystère du mal. Méditation spirituelle   Ed Salvator  2000

André Jacob  Aliénation et déchéance  Post Scriptum à une théorie du mal.  Ed. Ellipses  2000

Publié dans HISTOIRE, judaîsme, LINGUISTIQUE, machine, POLITIQUE, prophétisme, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE, symbolisme, Technologie | Pas de Commentaire »

L’ermite et le modéle masculin

Posté par nofim le 6 décembre 2014

La solitude comme idéal masculin face . Les délirs du pouvoir et la mixité.

par  Jacques Halbronn

 

S’il fallait définir ce que nous entendons par « valeurs » masculines, nous  résumerions d’un seul mot : solitude, et les équivalents que sont

l’autonomie, l’auto-suffisance et c’est la première chose que le jeune enfant mâle doit apprendre à vivre pleinement. Cela nous renvoie d’ailleurs à une certaine forme de spiritualité qui est celle des moines, dont le nom même signifie l’idée de solitude (monos), de toutes obédiences et autres ermites (cf l’arccane de ce nom du Tarot). On retrouve certaines idées de ce type dans le « manuel d’Epictète ».

On trouvera des exemples d’une telle  »ascèse » dans le   «  Yoga  tibétain et les doctrines secrètes ou les sept livres de la Sagesse du Grand Sentier » (Paris,  Ed Jean Maisonneuve successeur 1987 )qui attestent de telles valeurs  qui recoupent, il nous semble, que la distinction que nous opérons entre altérité intérieure et altérite extérieure.  Nous dirons que pour les jeunes garçons, en « bas âge »,  une vie « monacale » serait  la voie la plus indiquée. La richesse doit se chercher en soi et non à l’extérieur de soi. Dans le « Manuel d’Epictète », il

est recommandé de ne pas dépendre de ce qui ne dépend pas de nous, c’est à dire de tout ce qui est du domaine de l’avoir et qui peut nous

être enlevé à condition bien sûr de prendre ce verbe au sens de possession d’un objet extérieur et non pas dans celui de « ‘j’ai des mains », le recours à un même verbe est source de confusion insigne. On aura compris que la véritable autonomie ne signifié pas que l’on ne dépend de personne mais que cela implique de ne pas dépendre de tel ou tel objet. Le droit civil distingue clairement - par opposition au droit pénal-  ce qui est et n’est pas réellement nôtre.

Cette voie solitaire  n’est point celle que nous  considérons viable pour les « petites filles » et quand on a pris conscience de cela, l’idée de

mixité apparait pour ce qu’elle est: une lubie.

Nous avons dénoncé une démarche qui définit ses objectifs mais ne se soucie pas du point de départ. Ce n’est pas le moindre défaut des femmes de ne pas tenir compte du potentiel inné des gens et de  dispenser un enseignement standard, censé valoir pour tout le monde,

sans distinction. Il s’agit là d’une inacapacité que l’on voudrait faire passer pour  de la « vertu ». (faire de nécessité  vertu). En ce sens, ce

qui distingue ce que  l’enfant apprend à l’école est bien diffèrent de ce qu’il peut attendre de l’école laquelle fonctionne dans le globale alors

qu’à la maison, on a plus les moyens de traiter son cas de façon spécigfique. En ce sens, la famille nous apparait bel et bien comme pouvant compenser les carences de l’école qui travaille dans le quantitatif et le général.

En tout état de cause,  si l’on veut atteindre un but, il faut savoir d’où l’on part et si l’on veut atteindre une égalité entre garçons et filles, il est indispensable de préciser  quelles sont les forces et les faiblesses de chacun, notamment au regard de son sexe.

Or, nous sommes ici en présence de gens qui n’entendent aucunement préciser les différences initiales entre garçons et filles car ils

partent du postulat selon lequel ces différences ne seraient dues justement qu’à l’environnement, à l’acquis social.

D’où vient un tel postulat éminemment improbable et quelle philosophie de l’homme, cela  sous-tend-il? On est là dans une sorte

d’anti-lamarckisme exacerbé qui laisserait  supposer que nous ne serions aucunement marqués par notre passé génétique et que nous serions comme une sorte de pâte à modeler à la disposition des « puéricultrices » qui feraient des enfants ce qu’elles veulent. Ce qui renvoie

à une certaine conception du pouvoir défini comme étant en mesure de structurer le monde à sa guise. La question de l’égalité ou de l’inégalité des sexes se résumerait à des considérations politiques. Il suffirait de vouloir pour pouvoir. On est là dans une opposition du

politique au scientifique.

On a vu, ces dernières décennies, des pressions exercées sur le pouvoir pour qu’il instauré d’autorité l’égalité entre les sexes, qu’il vote

les lois nécessaires. D’où des gouvernements paritaires, d’où des nominations d’une femme premier ministre (Cresson) par François

Mitterrand,  la mise en avant d’une Simone Veil par Giscard d’Estain, il  y a 40 ans sur la question de l’IVG. Bien des femmes ont

d’ailleurs reconnu, non sans un certain cynisme, qu’elles n’auraient pas faite la même carrière si elles avaient été des hommes, grâce

à la discrimination positive. Mais l’on peut dire aujourd’hui que la montagne a accouché d’une souris et que l’on est bien obligé de respecter la vraie hiérarchie des mérites, quitte à payer des salaires exorbitants pour avoir les meilleurs qui sont d’ailleurs rarement des femmes, que ce soit dans le domaine du  foot ball ou des affaires.  La femme reste une « danseuse » que l’on peut se permettre de mettre en

avant quand  il n’y a pas trop d’enjeux à la clef, ne serait-ce que pour  flatter un certain électorat féminin. Mais il est heureux que le

pouvoir politique  qui est le véritable artisan et support du féminisme ait ses limites tant sur le plan économique que scientifique.  La montée en puissance des femmes au plus haut niveau ne  pourrait selon nous qu’être un symptome de dysfonctionnement et de corruption

d’une société qui risquerait à terme de le payer très cher au regard d’une sévère compétition.

On ne répétera en effet jamais assez que le talon d’Achille des femmes, tient à leur dimension chorale, c’est à dire horizontale: elles sont

douées pour diffuser le plus largement mais bien moins pour générer de nouvelles dynamiques d’avant garde. En ce sens, elles sont d’abord des gestionnaires du quantitatif,  ce qui conduit à une certaine médiocrité.

Un tel tassement de la population prétendument « unisexe » nous apparait de façon emblématique dans le domaine des pratiques

religieuses. On prendra l’exemple de la synagogue  aujourd’hui:  le rabbin récité en choeur avec les fidèles, sur la base du « livre de prières » et chez les Juifs « libéraux », il y a des femmes rabbins qui officient. Or,selon nous, le role du vrai rabbin n’est pas de réciter en choeur

semaine après semaine les mêmes pages mais bien d’improviser (en hébreu comme en français) avec les fidéles qui reprennent en

choeur, dans un deuxiéme temps, ce qu’il a exprimé et ainsi de suite. Il importe ainsi de mettre en évidence une telle dualité de l’un et

du pluriel, non seulement en invoquant Dieu mais en accordant au prêtre un rôle d’entrainement, qui le démarque du groupe. Que le leader religieux récite en même temps que la « salle » les mêmes textes nous apparait comme une déviance, un piètre exemple, un pattern

pernicieux. Il est fâcheux qu’un certain réformisme juif  ait fini par se cristalliser à ce point. Or nous n’avons cessé de dénoncer les

méfaits de la lecture et du livre, et cela vaut pour ceux de prières bien évidemment.

Pour en revenir à l’éducation des petites filles, ce qui est « bon » pour elles ne le sera pas nécessairement pour les petits garçons à commencer par l’apprentissage de la lecture qui est bien plus profiables aux premières du fait qu’elles auront besoin d’un tel savoir

(et cela vaut aussi pour les partitions) pour atteindre une certaine uniformisation qui fait partie intégrante de leur statut de « scribe ».

Trop de petits garçons sont entravés dans leur épanouissement par tde tels apprentissages valorisés par un personnel d’ailleurs

majoritairement féminin et qui n’est pas conscient de sa programmation « innée » et croit accéder à quelque universalité qui rend

les enfants interchangeables. Nous sommes donc, on l’aura compris, pour « protéger » les petits garçons, de façon à les encourager à

exploiter au mieux leurs facultés sans la tenation de toutes sortes d’aides extérieures (personnes, machines etc). Il est même possible

qu’il soit à considérer (sur le modéle du kibboutz) une séparation des enfants d’avec les parents. Le monde religieux a un rôle important

à jouer  dans le sens d’une prise de conscience de ce qui distingue les sexes. Et certains discours féministes et « mixistes » nous semblent en réalité être inspirés par une certaine pulsion de castration de fort mauvais aloi et pouvoir être qualifié de poison pour notre civilisation.

 

 

Bibliographie:

Solitude et communion. La vie érémitique. Un lien très fort d’unité entre  les différentes confessions chrétiennes. Vie Monastique n°28

Abbaye de Bellefontaine, 1992

Entretiens du frères Ermite du Mont-Liban avec un  jeune Français  arrivé dans sa solitude sur la philosophie moderne, le prêt à intérêt ou

usure et les plaisirs impurs ou libertinage par l’abbé Raymond, prêtre du diocèse d’Avignon,  Avignon,  Rastoul, 1836

Le Manuel d’Epictèe, trad M. Dacier, Avignon, Aubanel, 1967

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 12 14

 

 

 

 

 

Manuel d’Epictète

 

 

Publié dans Conscience, Médecine, MUSIQUE, RELIGION, SOCIETE, SPORT | Pas de Commentaire »

Le café philo aujourd’hui et sa dérive oraculaire.

Posté par nofim le 4 décembre 2014

La dimension  divinatoire du café philo. Les  dérives  actuelles.

par  Jacques  Halbronn

 

Quand nous avons abordé le milieu des café philo, nous étions à cent lieues de l’idée que le fonctionnement des café philo

dérivait vers une forme d’interprétation des oracles, nous qui étions justement familier de telles pratiques mais peu à peu les

ressemblances nous sont apparues en une sorte d’évidence.

Nous sommes conscients de présenter une grille de lecture qui ne sera pas sans surprendre certains et qui pose d’ailleurs la question

du rapport de la philosophie au langage et des piéges dont il conviendrait de se garder.

Le phénoméne existe depuis 1992 mais nous ne l’avons pas suivi de façon régulière.  Autant que nous puissions nous en souvenir, cela a du se produire  vers 2003-2004 (rue Mouffetard, et près du Métro Richard Lenoir) puis, récemment, tout au long de l’année 2014.

Nous mettons ici l’accent sur le choix des « sujets » et il nous est apparu que cela se portait volontiers sur des intitulés étranges, abscons, dégageant une certains « poésie » de préférence à des formulations simples.  Un récent exemple: entre le thème « masculin-féminin » et

le thème : » La pensée a-t-elle un sexe? »  – ce qui traite a priori de la même chose, les « votes » se portèrent massivement vers le second cas. Et nous invitons les chercheurs à expérimenter et à tester un tel constat en demandant au public de choir entre divers intitulés.

Il conviendrait donc de s’interroger sur une telle prédilection pour des formulations alambiquées,  quelque peu énigmatiques en précisant que le vote n’implique généralement aucune explicitation des dits intitulés. Les gens sont invités à voter sur ces « formules »

et l’on  nous a expliqué que cela prendrait trop de temps de préciser les choses par avance. Donc les gens font leur choix sur la seule

base de telles présentations

Passons à présent au déroulement du débat, que cela soit le jour même du vote ou une semaine sinon un mois plus tard. Une fois

le « sujet » – bien que ce terme nous semble quelque peu inapproprié en la circonstance! – établi, il importe, nous dit-on de s’y tenir

rigoureusement sinon religieusement. Les « interprètes » vont donc « plancher » sur  ces quelques mots souvent présentés sous forme interrogative.

En quoi consiste le « débat » ou si l’on préfére l’exercice, sinon le jeu (de salon)? A « comprendre » ce qu’un tel intitulé peut bien vouloir

signifier, à coup d’étymologies, de sémantique, d’associations d’idées, voire de jeux de mots et  on pense à l’interpréation des rêves tant

les intitulés  préférés  semblent relever d’une forme d’onirisme. Faut–il y voir là la manifestation d’une certaine culture ou pratique

psychanalytique qui basculerait vers quelque « clef des songes »?

En fait, pour l’historien des pratiques divinatoires, on est en terrain de connaissance. On pense aux propos « sibyllins », aux oracles, comme celui qui concernera Oedipe, aux formules mystérieuses de la Pythie. Le bon animateur, le bon « client » du café philo serait celui

qui prendrait très au sérieux la formule ainsi choisie par le collectif et certaines personnes se sont construites une réputation de par

leur habileté à décrypter ce qu’il faut bien appel des « oracles ». D’ailleurs les animateurs reconnaissent bien volontiers que lorsque

les sujets sont « lancés », on ne demande absolument pas à ceux dont ils émanent une quelconque explication/explicitation. Il faut, à la

limite, que celui qui a proposé la « problématique »  n’en ait même pas idée lui-même, comme si cela lui était venu soudainement, voire

médiumniquement, à l’esprit.  On n’est pas si loin des réunions  mondaines autour de Messmer!

Nous avons souvent, dans nos études de différents milieux, mis en évidence le décalage entre ce qui était censé être l’objet d’un groupe

et la réalité sur le terrain. Dans bien des cas,  ce qui soude un groupe n’a rien à voir avec ce qui est mis en avant officiellement à tel point

qu’il ne s’agit dans bien des cas que d’une couverture. Ainsi, il peut venir s’adjoindre au groupe des gens qui se fient à ce qui est

mis en avant mais ils se rendent compte assez vite qu’ils ont fait fausse route et qu’il y a eu instrumentalisation. La philosophie au bistrot aurait-elle ainsi été récupérée – et tel serait d’ailleurs la  vraie cause de son succès- par un besoin de jouer avec les mots, ce qui nous apparait comme assez régressif . Ce qui soude les gens en fin de compte, ce n’est pas la philosophie mais le langage, qui est un dénominateur commun beaucoup plus sûr car les gens savent parler s’ils ne savent pas philosopher. Philosopher serait une façon  de qualifier le langage et d’ailleurs déjà dans notre première rencontre avec les café philos, il y a une dizaine d’années, nous avions fait remarquer à nos amis (on pense à Feuillette) que les gens ne faisaient que puiser dans leur « savoir » sémantique comme si le langage

était porteur intrinséquement de vérité et l’étymologie si prisée dans  mainst cafés philo implique l’accés à une vérité (selon le sens grec)

A toute question posée, la plupart des gens se contentent de dire ce à quoi cela les fait « penser » mais il ne s’agit évidemment pas ici

du cogito cartésien mais d’une acception vulgaire du verbe.

Certes, nous ne nions pas que le langage ne soit porteur de quelque sagesse- nous avons abordé ce sujet dans des études

de « morpho-sémantique » mais  on sait fort bien, depuis Saussure, que les mots ne signifient rien par eux -mêmes, qu’ils ne sont

que des « signifiants », c’est à dire qu’ils peuvent signifier n’importe quoi et qu’ils ne sont que des outils mis à la disposition d’un groupe qui doit s’entendre sur les acceptions à leur accorder (les signifiés), ici et maintenant et non en allant consulter quelque dictionnaire

cristallisant la tradition des usages.  Si l’on a le malheur de proposer une acception inhabituelle de tel mot, on voit les sourcils se froncer. La « rigueur » est ici celle du « respect » de ce que les mots veulent dire ( Boileau et son chat)

Faut-il parler d’une philosophie du pauvre comme on parle d’une « table du pauvre »? Cela ne serait guère surprenant si l’on se référe aux lieux où se tiennent de tels cafés, à savoir des espaces où l’on consomme des mixtures, liquides ou solides qui consistent souvent

à ajouter quelque jus ou herbe à de l’eau chaude ou froide ou à servir des sandwichs et autres pizzas. Ce qui se ressemble s’assemble!

On ne sera donc pas surpris d’apprendre que dans certains cas, les cafés philos sont animés par des personnes qui ont une certaine

culture dans le domaine divinatoire, comme Marielle-Frédéric Turpaud., auteur de plusieurs ouvrages sur le tarot, la géomancie, le Yi King.  Récemment,  certains cafés philos ont donné naissance à des « cafés-tao »(liés à la sagesse orientale) voire à des café « destin »  traitant de l’énnéagramme ou de l’astrologie (au Ballon Rouge, dans le XIIIe arrondissement).

Dérive divinatoire ou dérive analytique, cela revient un peu au même: à savoir le surinvestissement du « tirage », du « sort » (des cartes et des sujets « sortis ») et l’on pense à un Jodorowsky, scrutant chaque détail d’une lame du Tarot. Selon nous, la philosophie commence par une émancipation par rapport aux mots, ce qui implique l’émergence d’un nouveau consensus ici et maintenant qui n’a que faire

des définitions du dictionnaire. Le philosophe, c’est quelqu’un qui jongle avec les mots – il n’en est pas prisonnier – mais cela n’a rien à voir avec la poésie et ses rimes  et l’on notera que certains cafés philo s’achèvent par des poémes (ceux de Gilles Rocca, notamment).  La

philosophie restitue au signifiant toute sa potentialité et le libère de la cristallisation du signifié.  Ce qui importe, in fine, c’est de trouver une dynamique, un certain envol, ce qu’on appelle élever le débat, ce qui n’est pas sans  faire songer à  une salutaire excitation.

JHB

05 12 14

 

Bibliographie

Marc Sautet  Un café pour Socrate  : comment la philosophie peut nous aider à
comprendre le monde d’aujourd’hui  : Paris :  R. Laffont, 1995

Eugéne Calschi. Philosopher au café. 3e Colloque international. Ouverture et recherche de sens.  La Gouttière,  2003

Comprendre le phénoméne café-philo. Les raisons d’un essor étonnant en 30 questions-réponses  Dir. Yannis Youlountas

Préface d’Edgar Morin  Ed La Goutière, 2002

La Clairière. Café Philo-La Vieille Loye.   par Stéphane Haslé,  DMODMO   2008

Vous avez dit philosophie citoyenne? L’Agora.   Histoire et débats d’un café-philo dans le Tarn,  1999

Un café pour Sautet par Claude Courouve. 1997

Publié dans ASTROLOGIE, divination, NOSTRADAMUS, symbolisme | Pas de Commentaire »

Adam ou l’androgynat menacé. La crise du couple.

Posté par nofim le 4 décembre 2014

 

L’Alliance adamique et ses tribulations. Les enjeux du couple.

par  Jacques Halbronn

 

Dieu fit l’Adam à son image androgynale, c’est à dire à la fois mâle et femelle car Dieu n’est pas composé de deux personnes. Puis il

préféra mettre un terme à une telle androgynie chez Adam et il créa à partir d’Adam deux êtres, l’homme et la femme à la place

du masculin et du féminin inhérent à l’androgynité.

Par ailleurs, Dieu choisit parmi les peuples,  un peuple en particulier que l’on pourrait qualifier d’androgynal si l’on entend par là

qu’il constituait un tout à lui tout seul.

Puis Dieu décida de « faire  » un enfant à  Marie, selon ce que nous en disent les Evangiles, se substituant ainsi à Joseph. Le couple

Joseph Marie nous apparait comme analogue au couple Adam/Eve. Cet enfant c’est Jésus. Marie fut choisie, nous dit-on entre toutes

les femmes et l’on pourrait dire entre tous les couples.

Récapitulons:  Dieu met fin à l’androgynat originel de l’Adam puis il s’infiltre dans la relation de l’homme avec sa femme, ce qui est

rendu possible du fait de la déconstruction de l’androgynat. Si Joseph avait été androgyne, Dieu n’aurait pu féconder Marie; son épouse

puisque Joseph/Adam aurait  fonctionné en circuit fermé,  ce qui aurait été propre à sa nature.

Autre étape : Dieu remet en question son alliance avec le peuple qu’il avait choisi (Ancien Testament) et opte pour une nouvelle

alliance (Nouveau Testament), autour de Jésus, l’ancienne alliance s’étant constituée autour de Moïse lequel sera choisi par Dieu. Cette

Nouvelle Alliance se manifeste au sein de l’Eglise.

On assisterait donc là à une succession de tribulations tant au niveau de l’Adam originel qu’à celui du peuple originellement choisi.

Mais nous pensons que l’enjeu final  reste bien le retour à l’état premier, ce qui apporte un certain éclairage au couple, lequel est censé

vivre comme s’il était à nouveau au stade androgynal donc inséparable, donc « fusionnel ». Le couple serait la tentative de revenir

à un Adam, à l’image de Dieu et qui ne saurait se séparer, sinon du fait des liens anatomiques du moins du fait des liens juridiques,

religieux. D’où la gravité de tout échec, de toute rupture, de toute séparation vécus par tout couple.  On est là dans un processus de

réparation, de Tikoun, dirait les Kabbalistes. Former couple, entre un homme et une femme, c’est ne  faire qu’un et d’ailleurs les Juifs ne cessent de rappeler dans leurs prières (et notamment dans le Shéma Israel) que Dieu est Un (Ehad) et qu’il ne saurait correspondre

à deux entités séparées, comme cela se passe quand on renonce à l’androgynat qui est le seul état qui soit à l’image de Dieu. Dieu est certes à  la fois masculin et féminin, zakhar et neqéva, mais il n’en est pas moins « Un » d’un seul tenant. Ce rappel de l’unité de Dieu

qui ne doit pas être confondu avec l’idée d’un Dieu unique, ce sont deux notions distinctes et que l’on a trop tendance à confondre.

Cette jonction avec Dieu  exige que l’homme et la femme soient eux mêmes joints, « conjoints », constituant un androgynat en dépit de la liberté qu’ils ont de se disjoindre  dès lors que Dieu a mis fin à cet état primordial de l’androgynat. On peut rapprocher cette situation

de l’histoire de la Tour de Babel  qui est construite puis est détruite, dans un mouvement dialectique, passant de l’un au multiple.

C’est à la lumière de ces considérations qu’il conviendra, selon nous, d’envisager les enjeux du couple . Force est de constater qu’il y a toute une littérature consacrée à ce sujet qui met en évidence  le « drame » du couple et ses répercussions. Il est notamment rappelé

que les trois quarts des séparations sont demandées par des femmes qui vivent difficilement, apparemment, l’expérience d’un certain

androgynat. Quelque part, la séparation ne serait-elle pas aussi traumatisante que le viol car dans les deux cas, il y a de la surprise, de

l’inacceptable?

 

Bibliographie:

Gilbert  Simondon  Du mode d’existence des objets

techniques  Ed Aubier  1989

Le couple brisé. De la rupture à la reconstruction de soi par Christophe Fauré  Ed Albin Michel, 2002

Reconstruire après une trahison. La fidélité dans le couple.  par Gary & Mona Shriver.  ed  Ourania  2013

Séparée. Vivre l’expérience de la rupture par François de Singly Ed Pluriel  2014

Comment reconquèrir votre femme (homme) avant qu’il ne soit trop tard par Christelle Schaff  Ed la Lagune 2005 et 2006

 

 

JHB

04 12 14

 

 

Publié dans Conscience, judaîsme, prophétisme, PSYCHOLOGIE, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Les printemps politiques au regard de l’ Astrologie. Les années 1989-1990.

Posté par nofim le 3 décembre 2014

La période 1989-1990 au prisme de l’Astrologie, en Europe et en Afrique

par  Jacques  Halbronn

 

L’astrologie mondiale doit-elle localiser les évenements? Certains astrologues ont été tentés de renouveler la « géographie sacrée », chère à un Jean Richer – la chorographie-  en associant certains planétes ou certains « cycles » planétaires à telle ou telle région du globe. C’est  ainsi que dans les années cinquante,  André Barbault  avait proposé à ses pairs d’associer le cycle Saturne-Neptune au destin de la Russie et cela avait été en quelque sorte « confirmé » par la mort de Staline, en 1953, 36 ans après la Révolution d’Octobre (1917). Toutefois au cours des années soixante, le même auteur semblait avoir abandonné  une telle géographie astrale au profit d’une approche globale, centrée d’ailleurs notamment sur les deux grands conflits « mondiaux ». (Les Astres et l’Histoire, Ed J. J. Pauvert, 1967). On pouvait donc penser qu »André Barbault avait abandonné la théorie des binomes planétaires, chère à son frère, Armand (alias Rumelius), ce qui s’explique d’ailleurs par son échec prévisionnel de 1965 : il avait annoncé en 1963 que l’URSS égalerait les USA en 1965.(La crise mondiale, Albin Michel) Or, les années 80 allaient mettre à mal le nouveau modéle (indice de concentration planétaire) avec l’attente vaine d’une troisiéme guerre mondiale annoncée mais si l’astrologue peut influer sur le destin de ses clients, il ne saurait  y parvenir pour celui du monde, sauf si bien entendu il dispose des bonnes clefs, ce qui  ne s’avère que si le phénoméne étudié ne se limite pas à un pays donné et si de par sa diversité il ne s’explique que par le dénominateur astrologique, si cette diversité est compensée par une certaine simultanéité, une contemporanéité.

On conçoit donc que l’astrologie dite mondiale exige une culture toute aussi mondiale et on ne saurait notamment ignorer ce qui se passe en Afrique en patralléle avec ce qui se passe en Europe ou au Moyen Orient. Dans le cas des années 1989-90, force est de constater que les astrologues, à notre connaissance, ont négligé ce que l’on appelle habituellement le ‘printemps africain » que l’on situe autour de 1990 et qui selon d’aucuns aurait servi de modéle au « printemps arabe » de 2010-2011, soit 21 ans plus tôt, ce qui correspond à

trois phases saturniennes de 7 ans. Pourtant la France est directement concernée et Mitterrand donna à La Baule en juin 1990 un discours mémorable à destination de l’Afrique (cf infra)

. Pour notre part, nous nous étions intéressés aux indépendances africaines  de 1960 mais avions négligé le phénoméne qui se produirait 30 ans plus tard, au sein de cette même Afrique sub-saharienne. Nous n’en avons pris conscience que très récemment quand ce qui s’est passé au Burkina Fasso fut rapproché du dit « printemps africain ».

A partir du moment où des événements comparables se produisirent en Europe et en Afrique, cela remettait ipso facto en question

toute tentative de localisation des événements.  Selon nous, cette période de 89-90, dans des contextes par ailleurs fort diférents – ce qui en constitue tout l’intérêt au demeurant- est marquée par ce que nous appelons la « disjonction », c’est à dire par  un nouveau cycle  qui débouchera trois ans plus tard sur la « conjonction ». Le terme « printemps » est particulièrement approprié en ce qu’il est suivi d’un Eté, ce qui montre qu’il ne s’agit là que d’un commencement, d’une équinoxialité. Il n’est pas sans rapport avec le printemps français du mois de Mai 68, également placé sous le signe de la disjonction.(avec un Saturne au milieu d’un des 4 signes cardinaux) qui conduisit

De Gaulle au départ l’année suivante 1969. 2011 viendra valider cette approche puisque la configuration du printemps arabe repose également sur une telle présence de Saturne au milieu d’un des signes « cardinaux ».

Revenons un instant sur ce printemps africain si mal connu de nos astrologues et qui éclaire d’un jour nouveau

ce qu’on a pu écrire sur le pronostic d’André Barbault relatif à la Russie de 1989, lequel pronostic- faut-il le souligner  -et quoi qu’il en dise- avait été mis aux oubliettes dès les années soixante au profit d’un autre modéle. Mais il eut été difficile de désavouer un tel

pronostic de jeunesse, 36 ans plus tard, qui arrivait comme un lot de consolation. Cela nous fait penser à ce « magicien » qui prétend

avoir écrit la bonne réponse sur un papier, par avance et qui en fait a disposé toute une série de papiers, ce qui lui laisse le loisir de

tirer le bon!

Voici donc quelques éléments cueillis sur Internet  :

 

« Chroniqueur des bouleversements africains depuis près de quarante ans, l’écrivain congolais Emmanuel Dongala observe avec prudence les révolutions arabes, qui lui rappellent l’euphorie du printemps africain des années 1990 et les désillusions qui lui ont succédé.  [...] Avant le printemps arabe – on l’a un peu oublié -, il y eut le +printemps d’Afrique noire+, lorsque les partis uniques se sont effondrés au profit du multipartisme, observe l’auteur de 71 ans, invité des Assises internationales du roman à Lyon, dans un entretien à l’AFP.  [...] Dans un discours fameux prononcé à La Baule en 1990, François Mitterrand avait conditionné l’aide française à la démocratisation des régimes africains, suscitant beaucoup d’espoir, rappelle ce scientifique de formation, proche de l’écrivain Philip Roth, qui enseigne la chimie aux Etats-Unis.  [...]Le début de la décennie 90 est donc un nouveau moment d’espoir. Un peu partout, des présidents tout-puissants sont obligés de lâcher du lest. Dans le meilleur des cas, ils quittent leur siège au terme de scrutins démocratiques (Kenneth Kaunda, en Zambie, 1991 , André Kolingba en République centrafricaine, en 1993, Didier Ratsiraka, Madagascar, 1993) ou à la suite de conférences nationales (Mathieu Kérékou, Bénin, 1990, Denis Sassou-Nguesso, Congo-Brazzaville, 1991, Ali Saibou, Niger, 1991-1993). Parfois ce sont des militaires qui jouent les arbitres, contraignant les dictateurs à quitter le pouvoir pour permettre la tenue d’élections libres (Amadou Toumani Touré au Mali). Dans de nombreux cas aussi, le multipartisme est instauré, en réalité, pour permettre à l’ancien parti unique de rester aux affaires (Togo, Guinée, Côte d’Ivoire, Cameroun, Sénégal, Mauritanie, Gabon, Zaïre, Kenya, Tanzanie). Dans certains pays, le pouvoir change de mains par la force (Tchad), voire au cours d’une sanglante guerre civile (Liberia). Même si le niveau de démocratisation est inégal, le sentiment, à l’époque, est que l’État de droit et la démocratie ont fait un bon en avant au sud du Sahara. De nombreux pays adoptent de nouvelles constitutions, le plus souvent par référendum, instituant – ou rétablissant – les principes d’une démocratie libérale, respectueuse des droits et libertés, prévoyant même parfois un statut pour l’opposition (1). Certains se risquent, alors, à qualifier ces changements d’irréversibles. D’autant qu’au même moment, le régime d’apartheid sud-africain s’essouffle et libère le plus célèbre prisonnier politique du monde, Nelson Mandela, tandis que la Namibie, ex-satellite de Pretoria accède à l’indépendance. »

Mais bien évidemment, vient ensuite le temps des désillusions et ce dès le début des années 90;  en particulier en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs.((cf   Vernon Damani  Johnson The structural origins of Revolution in Africa.    African Studies  Vol 69;   2003)   Le parallèle avec ce qui se passe actuellement dans un deuxième temps est assez frappant, notamment

en Egypte sans parler du cas de la Syrie et de l’Etat Islamique, ce dernier nous apparaissant comme l’enfant monstrueux du « printemps

arabe » mais aussi quelque part comme son aboutissement voire sa consécration, ce qui correspond à la période conjonctionnelle dans laquelle on se trouve actuellement et qui n’est nullement celle d’un « printemps » mais bien d’un ‘Eté » avec ce qu’il a de pesant.

 

JHB

03 12 14

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

L’astrologie dans le traité Shabbat 156 a et b

Posté par nofim le 2 décembre 2014

Le contexte du Ein Mazal à la fin  du traité Shabbat du Talmud (156 a et b)

par  Jacques  Halbronn

 

Nous revenons ici sur un dossier que nous avons eu l’occasion de traiter longuement par le passé (cf  Le monde juif et l’astrologie,

Milan, Ed Arché, 1985 notamment) Nous nous servirons de la traduction française de Désiré Elbéze (La Guemara, coll. dirigée par

le Rabbin Elie Munk,  Ed C. L. K. H; 1986  Tome 5 : Chabbat,  chapitre XXIV, pp.  139  et seq). Il s’agit du traité Shabbat. (156 a et b) qui se terminerait sur ce sujet si l’on n’y avait point ajouté qui reléve de l’annulation  des voeux le Shabbat.

Cela débute par un débat sur les jours de la semaine, ce qui est en effet lié avec la question du Shabbat. Chaque jour de la semaine caractériserait ceux qui sont nés ce jour là (et dont la circoncision aura lieu ce même jour), et cela se relie aux jours de la création et ce qui a été crée dans chaque cas. Et l’on peut ainsi lire « Celui qui nait un Chabbat mourra un *Chabbat parce qu’on a profané pour lui la grande journée du Chabbat »

Mais un autre sage soutient que ce n’est pas le jour de la semaine qui compte mais l’heure de la journée, chaque heure étant associée

à l’une des sept planétes (les luminaires étant mis sur le même pied que les planétes, tant pour les jours de la semaine que pour les heures.) On notera que cette « astrologie » ne tient aucunement compte de la réalité astronomique mais se sert d’une « grille » qui s’est

d’ailleurs perpétuée jusqu’à nous en ce qui concerne le nom des jours de la semaine.

 

On en arrive ensuite au débat autour du Mazal d’Israël entre Rabbi Hanina (suivi par Rashi)  favorable à cette idée et  Rabbi Yohanan qui la rejette et l’argument principal semble être le suivant : celui qui pratique assidument les préceptes (mitswoth) de la Loi échapperait  aux mauvais penchants de son destin.

Il est intéressant de noter que fait suite à ce débat un développement sur l’annulation qui n’est pas sans lien avec l’idée d’annuler  en

quelque sorte les effets de ce qui était prévu par les astres.

Nous ferons le commentaire suivant :  la formule « Ein Mazal le Israel »  qui fait pendant à la formule inverse « Iesh Mazal le Israel » (cf supra) comporte chaque fois un singulier et non un pluriel. Cela signifie que la vraie question posée par ces formules tient au « choix »

d’un Mazal pour Israël. Les autres développements sur les jours et les heures attribués aux 7 planétes ne sont pas en rapport direct avec

un tel débat. Et quant aux exemples donnés, ils ne fournissent aucune donnée « planétaire » et pourraient concerner n’importe quelle

forme de divination.

Pour notre part,  nous préférons donc nous en tenir à ces formules lapidaires et laissant de côté les commentaires qui nous semblent

assez peu appropriés qui leur font suite et les resituer dans la problématique de l’élection, du choix. Or, dans les prières du Shabbat, il

est indiqué que le jour du Shabbat a été choisi parmi les autres jours et que ce choix est emblématique du choix que Dieu a fait du

peuple d’Israel parmi les autres peuples. Pourquoi donc Dieu n’aurait-il pas  choisi d’astre pour Israël alors que dans la « seconde  »

création-  on est passé d’une logique de l’universel à une logique du Tsimtsoum, c’est à dire du rétrécissement, de la focalisation, bref de

l’élection? Est-ce que le Shabbat lui-même ne marque pas un basculement qui conduit à cette réduction? Est-ce qu’aux Six Jours de la

« première création » ne feraient pas suite les Six Jours de la seconde création, correspondant aux « Commandements » (qui pourraient avoir été six et non dix à l’origine)? Il y  a là une dualité diachronique qui semble avoir marqué notamment la Kabbale  où l’on trouve

cette notion de « tsimtsoum », de repli.

Les protagonistes dont il est question à la fin du traité Shabbat  ne semblent pas avoir pris la juste mesure de la formule proposée par

Rabbi Hanina. Le seul fait que ce dernier pose le fait d’un « mazal »  (au singulier) réservé pour Israël nous parait  essentiel et s’inscrire

dans une série d’élections qui se conjuguent et marquent  ce « tsimtsoum ». Ce ne sont pas tous les astres de la « première » création qui

entrent en jeu mais seulement l’un d’entre eux et en ce sens, il importe de situer le propos de Rabbi Hanina en réaction par rapport

aux exposés qui ont précédé son intervention  et qui traitaient du « septénaire » (Lune, Soleil, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et

Saturne).

Immédiatement après ces exposés sur les 7 « astres »,  Rabbiu Hanina intervient en déclatant qu’Israel ne dépend que d’un seul « mazal »

d’un seul astre et non d’une pluralité. On passe ainsi soudainement d’un pluralisme astral à l’idée d’un seul et unique astre, tout comme il y a un seul et unique Dieu.

Rappelons en effet que le singuliet Mazal implique un choix car les Mazaloth (ou Mazaroth)  sont nombreux, tout comme les peuples le sont. Il semble qu’il y ait un certain flottement quant à la traduction de ces termes qui, en toute état de cause, désignent, certaines

entités répérables astronomiquement. S’agit-il d’une constellation, d’un « signe zodiacal », d’une planète ou d’une étoile fixe (on trouve

ces termes dans Job et dans le Livre des Rois)? On notera que dans le récit de la (première ) Création (Génése), il n’est pas question des planétes  mais des luminaires et du firmament, c’est à dire des étoiles (apparemement en un temps où l’on ne savait pas distinguer entre planétes et étoiles).

Or, force est de constater que l’intervention de Rabbi Hanina fait suite à un débat autour des planétes, ce qui nous conduit à penser

qu’ici Mazal désignerait bel et bien une des dites planétes. Mais ce faisant Hanina remet bel et bien en question l’astrologie qui

vient d’être exposée et qui recourt au « Septénaire ».  Le « Iesh Mazal le Israel » ne signifierait pas que Mazal équivaudrait à « Astrologie »- ce  qui est une lecture irrecevable mais bien « il y a un astre pour Israel », entendez « un seul astre concerne Israel et non point tous ».

L’autre option mise en avant par Rabbi Yohanan, quant à elle, nierait qu’il y ait le moindre astre qui vaudrait pour Israël. Mais là

n’est pas le vrai débat, selon nous:  il s’agit bien d’opposer une astrologie du septénaire et une astrologie de l’astre unique, tout comme

l’on oppose le choix du Shabbat à  une pratique qui  s’intéresserait à tous les jours de la semaine ou à toutes les heures de la journée. A

ce propos, on notera d’ailleurs, que le respect du commandement du Shabbat s’accompagne bel et bien d’une prescription horaire qu

est celle où la nuit apparait; ce qui vaut aussi pour la fin du Shabbat avec l’observation du « Tset Hakokhabim », c’est à dire l’apparition

de trois étoiles, ce qui est prescrit par la liturgie.

La forme hébraïque « Iesh Mazal le Israel »   se préte à diverses interprétations. On peit traduire par « Israel a un mazal ». Il semble

que ce singulier ait perturbé les  commentateurs qui ont parfois traduit -on l’ a vu- ce « singulier » comme renvoyant à  l’Astrologie comme un tout, ce qui est un glissement sémantique tiré par les cheveux.  On peut aussi rendre « Ein Mazal le Israel » par Israel n’ pas qu’un seul Mazal plutôt que par Israel n’a pas un seul Mazal.  L’hébreu n’utilise pas l’article indéfini comme le français. Iesh Mazal doit être rendu par « Il y a un Mazal »., ce qui peut aussi vouloir dire  « un seul Mazal ».

On aurait alors au départ un débat entre Rabbi Hanina qui refuse

que l’on se serve de toutes les planétes pour connaitre le comportement ou le destin des personnes et un Rabbbi Yohanan qui soutient

que  ce sont bien toutes les planétes qui entrent en jeu.

Autrement dit, nous aurions face à face – si on laisse de côté les développements subséquents :

Israel a un seul Mazal  (ici planéte), position qui nous semble dans l’esprit du judaïsme d’élection

Israel n’a pas un Mazal particulier mais est concerné par tous les astres, position qui nous apparait décalée par rapport

à un tel esprit.  Ce  serait donc  bel et bien Rabbi Hanina qui exprimerait son scepticisme face à une astrologie qui tiendrait compte de tous les

astres et ce faisant il s’opposerait bel et bein à l’astrologie ici considérée alors que dans le reste du développement, aux fins d’illustrer

le Ein Mazal, on reconnait que les gens ont au départ un « destin » mais qu’il leur est possible d’y échapper s’ils sont pratiquants, ce qui

n’en reste pas moins une reconnaissnce d’une telle influence astrale si ce n’est qu’elle peut, sous certaines conditions, être neutralisée comme dans le cas de Rabbi Akiba. (p. 143)

Pour notre part, nous pensons que ce « Mazal » serait Saturne  qui est justement l’astre associé au Shabbat, dont le nom est rendu

par Shabtaï en hébreu médiéval, le Samedi étant rendu  par Saturday, en anglais. Israel ne renvoie pas selon nous au sort des individus mais bien plutôt à un destin collectif.

 

JHB

02 12 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, divination, judaîsme, LINGUISTIQUE, RELIGION | Pas de Commentaire »

123
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs