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Le principe d’élection dans la Bible

Posté par nofim le 1 décembre 2014

Le Dieu qui choisit et qui bénit. Une clef de la Bible.

(femmes, peuples, jours, villes)

 

 

par Jacques Halbronn

 

Il ne semble pas que ‘l’on ait assez souligné l’importance cruciale du choix dans le discours judéoè-chrétien.  Nous pensons que le Dieu

des Ecritures est un Dieu qui choisit, qui élit. C’est là  un thème récurrent que l’on retrouve dans le corpus des prières, lequel puise

de toute façon largement dans la Bible  tant celle des Juifs que celle des Chrétiens.

Nous l’avions noté pour le choix du Shabbat, jour choisi entre tous les jours de la semaine en analogie avec l’élection du peuple juif choisi

entre tous les peuples.

Mais on le trouve aussi à propos de Marie (Myriam), la mère de Jésus. On s’adresse à elle  ainsi « Tu es bénie entre toutes les femmes »/

(cf  Alexandre Abraham  Winogradsky, Paroles d’Evangile. Mémorial d’Israël Ed Fayard 1987, p. 165) .

L’on voit que l’on se trouve en face d’un processus électif où le choix est bien mis en évidence. Il y avait l’embarras du choix mais  in fine

le choix s’est porté sur celui-ci, sur celle-là et sur nulle autre.

Cette démarche est à l’opposé de la démarche « scientifique » qui vise à tout englober et qui malheureusement  corrompt  bien des traditions

à commencer par celle de l’ astrologie qui entend se calquer,  bien à tort, sur l’astronomie.

Nous sommes ici face à une religion qui privilégie le choix en l’association à la foi.  Croire, c’est en fait choisir,  penser que l’on a fait

le « bon choix », ce qui montre bien que l’on ne peut pas ne pas choisir. D’où cette notion d’élection que si nombreux sont ceux qui ne

parviennent pas à l’assumer. Or, force est de constater que le christianisme perpétue avec Marie « choisie entre toutes les femmes » cette

terrible exigence du choix que l’on retrouve dans la notion de « grâce » qui est si importante dans le protestantisme et qui quelque part

semble injuste: pourquoi lui et pas moi? On retrouve d’ailleurs cette notion au niveau de l’homme et de la femme quand les femmes

revendiquent l’égalité et donc refusent le  choix , parce que cela ne serait pas « juste ». Certains tendent à s’offusquer dès qu’il y a choix.

Or;, on est bien là au coeur de la Foi  telle qu’elle se manifeste si fortement dans la religion  juive et dans celles qui en dérivent et en relévent.

Et en choisissant Marie, c’est aussi l’enfant qu’elle porte qui sera choisi, c’est à dire Jésus, né de ce choix et qui sortira, comme dit de  « ses entrailles » de cette femme choisie entre toutes. Et les prières juives ne cessent de réitèrer à quel point les fidéles sont reconnaissant d’avoir été choisis « entre tous » (les com-possibles).. C’est pourquoi on perçoit actuellement une évolution du discours

chrétien qui prend conscience que l’on ne peut remettre en question le « choix » de Dieu sans ébranler tout l’édifice du monothéisme.

 Le Je Vous Salue Marie (latin et français)

Ave Maria, gratia plena : Dominus tecum :

benedicta tu in mulieri­bus, et benedictus fructus ventris

tui, Jesus. Sancta Maria mater Dei, ora pro nobis peccatoribus, nunc et in hora mortis nostrae. Amen.

 

La forme « benedicta in mulieribus » est traduit par

« bénie entre toutes les femmes »

Mais c’est aussi traduit par « choisie ».
Je Vous Salue Marie, pleine de grâce,

le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Seln le Coran:

 » La ville de Jérusalem dans la Bible est des

plus importantes, elle est la ville choisie par Dieu.

Elle est destinée à devenir le centre, la capitale du

royaume de Dieu ».

On assiste ainsi  à toute une série de choix parmi d’autres

possibles  : un peuple (les  Hébreux),

une ville (Jérusalem), une journée (le Shabbat),

une femme (Marie, Evangile).

Mais Dieu n’a-t-il pas été également « choisi » par les Hébreux? Est-ce que tout couple n’est pas le fait d’un choix auquel on doit se tenir

« pour le meilleur et pour le pire »?

La tentation nous semble être d’inverser le cours des

choses. Au lieu de dire que les  Hébreux sont le peuple

choisi par Dieu, on laisse entendre  volontiers que ce

peuple  a été constitué dans ce sens (cf Freud. Moïse et

le monothéisme) ou encore que si Dieu a choisi Marie, c’est

parce qu’il savait qu’elle porterait Jésus, ce qui rend le

choix moins arbitraire en évitant de faire de Dieu une

force qui décide plutôt qu’elle ne sait. Car choisir, c’est

quelque part ne pas savoir par avance ce qu’il adviendra.

Choisir est la condition nécessaire à toute création et

d’ailleurs, il est bien indiqué « Et Dieu vit que c’était bien »,

ce qui signifie qu’il ne le savait pas par avance, qu’il a pris

un risque.

En ce qui concerne les astres,  on trouve un corpus assez contradictoire à

commencer par le « Ein Mazal le Israel » (Traité Shabbat du Talmud/Guémara) – ce que l’on

traduit par l’astrologie ne vaut pas pour Israël mais qui signifie qu’il n’y a pas de « mazal »

réservé aux Juifs parmi tous les « mazaloth »: aucun astre n’aurait été choisi alors que toute la théologie

juive est axée, selon nous, sur le choix, le passage du pluriel au singulier. Par ailleurs, le Shabbat, lui-même

est marqué par la tombée de la nuit qui permet de contempler les cieux (Shamayim, un pluriel) mais dans ce cas

pourquoi s’en prendre aux « ovdéi Kokhavim », à ceux qui pratiquent un culte lié aux astres?.

La Bible nous apparait comme marquée par la dialectique du global et du particulier. Pour qu’il y ait choix, il faut qu’il y ait « embarras » du choix. Il y a donc un temps où il est question de la  Création de tout l’Univers puis un temps de la contraction (Tsimtsoum),  qui est

celui de l’élection, où il faut se résoudre à choisir. C’est ce second temps qui fait problème et qui est refoulé. On passe de l’équinoxe au

solstice, d’un temps où tout s’équivaut à un temps où le jour prévaut sur la nuit ou vice versa et qui implique un certain déséquilibre que l’on retrouve dans les revendications égalitaires donc équinoxiales des femmes qui se plaignent de ne pas avoir été choisies et qui

préférent encore qu’il n’y ait pas eu choix plutôt que le choix ne se soit point porté sur elles. On songe à la mère dont l’enfant est mort

et qui préfére que l’on tue l’enfant de l’autre mère -cf le jugement de Salomon- plutôt que de laisser son enfant à cette dernière.

Si l’on considère la thèse de Max Weber associant

religion et dynamisme socio-économique, l’on dira

que la civilisation judéo-chrétienne porte un message

de « choix » qui est déterminant pour  toute avancée

artistique, technique. En fait, la notion de choix, selon nous,

est au coeur de l’entreprise technologique bien plus qu’elle

ne l’est pour l’entreprise scientifique. En outre, le terme

même d’élection aura connu en Occident- on pense

d’ailleurs à celle du pape par les cardinaux réunis en

conclave- une fortune remarquable, dans le domaine

politique, ce qui est présenté comme un gage de légitimité.

Le fait de choisir entre plusieurs candidats correspond

à un archétype ou à un paradigme d’une forte prégnance..

 

Bibliographie

J. Halbronn,  Le monde juif et l’Astrologie,  Histoire d’un vieux couplel  Milan, Ed. Arché 1985

J. Halbronn,  Interventions  (pp. 26,  51, 101) in  Le Shabbat dans la conscience  juive., intr  Jean Halpèrin et  Georges Lévitte

XIVe Colloque d’Intellectuels Juifs de langue française, organisé par la Section Française du Congrès Juif Mondial, PUF, 1975

 

Jacques Madaule  Israël et le poids de l’élection d’Abraham à aujourd’hui, Ed Le Centurion  1983

Bruno Karsenti; Moïse et l’idée de peuple, La vérité historique selon Freud,, Ed du Cerf 2012

Jean-Michel Garrigues, Le peuple de la première Alliance. Approches chrétiennes du mystère d’Israël,; Ed Cerf 2011

Michèle Porte, Le mythe monothéiste. Une lecture de « L’homme Moïse et la religion monothéïste » de Sigmund Freud,, Ed ENS, 1999

Mario Cifali, Freud et le monothéisme; Genève Ed Slatkine  2005

Thierry Henne,  Le labyrinthe des valeurs ou la problématique du choix existentiel, Editlivre  2014

JHB

02 12 14

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, FEMMES, judaîsme, prophétisme, RELIGION | Pas de Commentaire »

Anthropologie de la cyclicité: l’enfance et la maturité

Posté par nofim le 1 décembre 2014

Les étapes du cycle des prédateurs.

par  Jacques  Halbronn

 

 

Notre travail sur la cyclicité semble avoir été marqué par une quéte de simplicité, d’économie, d’élégance du modéle. Toute complexité

nous apparait en vérité comme suspecte. Or; c’est bien là un des principaux travers de l’astrologie actuelle que de se  complaire dans

des combinatoires alambiquées qui ne sont que des cache misères.  Même les dialectiques doivent être prises avec circonspection et nous leur préférerons désormais   un processus de progression, de maturation, de gradation plutot qu’un discours formulant des oppositions par trop contrastées.

Les choses se font en deux temps:  on ne passe pas au second temps sans avoir connu un premier temps, nécessairement plus modeste et qui devra être « transformé », comme on dit au rugby. L’apport de l’astrologie residera donc essentiellement dans la possibilité de déterminer au vu du cosmos « saturnien » si l’on est dans un premier ou dans un second temps, ce qui est une donnée majeure pour

la géopolitique future et du futur  et qui manque actuellement cruellement aux politologues qui discourent sans recourir à aucun modéle cyclique fiable et viable, d’où des erreurs de perspectives inévitables.

On peut parler de l’enfance et de la maturité du cycle, de la conception et de l’aboutissement en analogie avec la gestation. Nous avons illustré dans de précédents textes notre propos avec ce qui s’est passé lors de l’Occupation allemande de la France qui se déroula, en quelque sorte, en deux temps, ce qui est  un processus « normal », voire inexorable, qui suit son cours, selon un calendrier que nos

travaux permettent de circonscrire avec un  bon degré de certitude.

Il est clair que notre modéle vaut surtout pour ceux que l’on peut appeler des « prédateurs », ce qui est autre nom pour qualifier les leaders.

Ces prédateurs (proie), sont voués à exercer un certain pouvoir tant dans le domaine de la sphère publique que dans celui de la sphère

privée et l’on sait que cela va souvent de pair,à bien des  titres.

Au niveau de l’analyse psychologique, cela signifie qu’il importe de savoir où en est une persone dans son cycle, sachant d’ailleurs que

c’est le même cycle et les mêmes échéances pour tous, contrairement à l’astrologie  traditionnelle.

Tout prédateur  doit périodiquement  repartir de zéro, à l’instar d’un Sisyphe, « remonter la pente » et donc il ne présentera pas le même visage selon qu’il est dans un premier ou dans un second temps. Il faut savoir périodiquement ne pas aller plus vite que la musique et

donner du temps au temps. Le cas de Sarkozy illustre bien notre propos à savoir qu’il faut repartir d’assez bas même et surtout si on est

monté fort haut. C’est une question de confiance: il faut reprendre confiance en soi et aussi instaurer de la confiance. Chaque chose en son temps (L’Ecclésiaste). On pense au phoenix qui renait de ses cendres.

On aura compris que la simplicité de notre modéle met en question l’esprit scientiste de la grande majorité des  astrologues qui s’estiment

obligés de prendre en compte tous les astres du système solaire, à l’instar d’un Jean-Pierre Nicola et de son « RET’ qui attribue une

fonction spécifique à chaque astre, luminaires compris, quitte à mettre le soleil sur le même plan que Mercuer et Vénus dans le groupe « R ».

Or, l’astrologie ne reléve pas tant de la Science que de l’Art et de la Technique. On ne parle pas ici de l’art du praticien mais bien

de la constitution même de l’astrologie, de  sa  génése. L’astrologie emprunte certes à l’astronomie mais en aucune façon elle ne saurait

tout en prendre pas plus que le sculpteur ne garde la totalité du matériau dont il se  sert.

L’astrologie du XXIe siècle sera d’une extréme simplicité dans sa formulation ou ne sera pas car le siècle qui s’avance sera intransigeant

envers toute construction bancale et cela vaut aussi pour les langues qui seront considérées comme des outils avec les exigences

ergonomiques que cela implique.

A la différence d’une astrologie qui se réfugie dans le ponctuel, faisant de nécessité vertu, nous ptroposons une  grille triangulaire c’est

à dire avec trois dates successives séparées d’environ 3 ans et couvrant donc une dizaine d’années, soit trois demi-semaines de 3 ans et demi. Rien n’empeche cependant d’enchainer à la suite plusieurs cycles de 7 ans.

Il n’y a qu’à cette condition que l’astrologie fera « sens », donnera du « sens », c’est à dire une direction. Dans quel sens vont les choses est plus important que « quel sens donner? »  au sens de « signification. D’où l’ambiguité de l’anglais « make sense ».

On aura compris que le temps n’est plus aux grandes perspectives de type Ere du Verseau  ou aux conjonctions séparées de 36 ans comme

le cycle Saturne-Neptune, qui n’est en fait au mieux qu’une série de  5 cycles de 7 ans.

On évitera de mettre l »astrologie au service d’idéologies prophétiques annonçant des temps nouveaux et qui plaisent à  certaines

catégories de populations  qui rêvent d’un monde meilleur, qui serait organisé autrement. Ni le féminisme, ni le communisme ne sauraient instrumenter l’astrologie!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

01  12  14

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, FEMMES, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION | Pas de Commentaire »

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