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Du Dieu de l’Univers au Dieu de notre Humanité

Posté par nofim le 31 janvier 2015

Le Dieu créateur de l’univers et le Dieu créateur de notre humanité, un décalage diachronique majeur

par  Jacques  Halbronn

 

Le Récit de la Création comporte à l’évidence une solution de continuité quand on passe des premiers aux derniers jours. Ce n’est pas du même Dieu dont il est question au fils du récit.

Le Dieu de Hawking (cf le récent biopic) est celui du Premier Jour de la Création/ Quel rapport avec le Dieu qui crée Adam? Ce Dieu qui crée Adam a lui même été crée en amont. Adam en quelque sorte n’est pas notre ancêtre mais celui de nos créateurs. Notre humanité serait celle du chapitre II de la Genése, issue de la « cote » d’Adam. : nous descendons d’Ish et Isha. Entre nous et le Dieu architecte de l’Univers, il y a l’interface Adam.

Nous suivons le travail de Jean Sendy, sur une lecture « extra-terrestre » des Elohim  à condition de ne pas confondre, encore une fois, le Dieu de la Création et celui de notre Humanité, laquelle a été créee par  des êtres qui nous sont supérieurs mais qui ne sauraient être pour autant assimilés au Dieu de la Création. D’ailleurs, ce Dieu qui se repose au Septiéme jour ne nous semble guère correspondre à ce Dieu des origines de l’Univers. Ce Dieu là est le fils de  Dieu, au sens

où il a été généré par le Dieu « grand architecte de l’Univers »

et en cela Jésus comme « fils de Dieu »  pourrait incarner cette

seconde génération de  dieux, à la fois née de Dieu mais

aussi « dieux » au regard des hommes, qui sont leur propre

création.

Ce clivage, nous le percevons épistémologiquement dans la distinction entre  science « dure » et science « molle », l’une comme l’autre recourant puissamment aux mathématiques. C’est ce qui différencie  Hawking de Turing, l’homme u « cassé le code Enigma des nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale (cf Imitation Game). L’un cherche à comprendre l’univers, l’autre à découvrir la clef d’une « machine » inventée par les hommes.  C’est l’opposition entre Science et Technique  qui selon nous est plus pertinente qu’entre sciences dures et molles.

La Technique se construit en fait contre la Science même si elle l’instrumentalise tout en la trahissant. C’est justement là dessus que butent tant d’astrologues qui n’ont pas encore compris, en ce début de XXIe siècle, que l’astrologie reléve de la Technique et non de la Science, ce qui signifie qu’elle ne prend de la Science que ce dont elle a besoin, à savoir tels astres et pas tels autres. C’est ce qui fait la différence entre un Jean Pierre Nicola qui incarne l’astrologie du xXe siècle et nous qui balisons le terrain de celle du XXIe siècle.

 

 

 

 

 

 

JHB

29 01 15

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, judaîsme, prophétisme, RELIGION, SCIENCE | Pas de Commentaire »

La femme et la disjonction du signal

Posté par nofim le 30 janvier 2015

 

Astrologie: du signal à son absence. En hommage à Jean Carteret

par Jacques  Halbronn

 

Jean Carteret nous parlait  il y  40  ans  et plus de la présence de l’absence ou de la présence de l’absence. Nous avons repris l’idée de cet astrologue inspiré en introduisant la notion de disjonction qui est en analogie avec l’aspect d’opposition (180°) ce qui équivaut dans le cycle de 7 ans (28/4) à 45° (180/4).

Si la conjonction est le signal par excellence au sens de  Pavlov : quand deux facteurs se rejoignent, se recouvrent on dira que le semi-carré

ou quart d’opposition est un anti-signal, qui se produit si l’on peut dire quand deux facteurs sont aussi éloignés qu’il ‘ est possible l’un que l’autre.

Pour nous l’astrologie oscille entre ces deux temps forts que sont la conjonction et l’opposition et dans le cycle de 7 ans, 3 ans 1/2 les séparent.

Le semi-carré de Saturne avec l’une, quelle qu’elel soit, des 4 étoiles fixes royales, n’existe que par défaut. Il correspond à un manque. Ce qui nous renvoie à la femme et à cette absence dont traite Freud au niveau sexueL Il manque un membre à la femme, le cinquiéme, en quelque sorte.

Au niveau de l’interprétation, on peut dire que la conjonction est explosive et la disjonction implosive.

En d’autres termes, nous dirons que la conjonction met en avant le mâle dominant qui va surclasser les autres par son génie, sa puissance alors que la disjonction met ‘à  mal » le mâle et fera triompher les masses comme en Mai 68 ou en Décembre 89, deux dates séparées par 21 ans, soit trois  cycles de 7 ans Idem pour le Printemps arabe de 2011  qui a lieu  21 ans après 1989/90. Cela correspond à un Saturne au milieu d’un signe cardinal, dans les éphémérides  alors que la conjonction, grosso modo, correspond à un Saturne au début d’un signe mutable, soit un écart de 45°.

La disjonction, c’est un peu le talon d’Achille du cycle de 7 ans. On ne peut dire qu’elle ait été voulue par le système mais elle en découle, tout comme la nuit du jour.

L’important c’est de comprendre qu’un événement ne correspond pas nécessairement à un phénoméne astronomique aussi visible que la  conjonction mais peut aussi  être liée à une sorte d’éclipse où il n’y a précisément rien à  voir.

On est là en pleine astrologie, puisque l’on  capte un signal qui ne fait pas sens   astronomiquement, un non-signal qui provoque cependant de fortes déflagrations, des « implosions » du fait d »un vide intérieur qui ne permet plus à la structure de se maintenir.

Cela dit, toute la théorie astrologique des aspects, hormis bien sûr la conjonction qui en ce sens ne saurait être assimilée à un aspect- est fondée sur cette  « absence de la présence », sur  des points qui ne correspondent pas à une rencontre entre deux astres. Mais n’est-ce pas aussi le cas des « mi-points »  apport de l’école allemande d’astrologie? La disjonction est bel et bien le point occupé par Saturne quand il est à égale distance de deux étoiles fixes royales.

L’opposition (= semi-carré) nous raméne à une ère antérieure à

l’émergence de l’Astrologie, où l’Humanité fonctionnait

sur un mode collectif ‘.

 

 

 

Bibliographie

Adeline Gargam, Bertrand Lançon

Histoire de la misogynie de l’Antiquité à nos jours  Ed Arkhé.*2

2013

Yves Gaignoux Vandi Tout est disjonction-conjonction; tout est respiration; le féminin ou Yin est écrit comme une disjonction ou un trait coupé ; l’intégration du féminin dans l’être est source du bien être . Voir comment se vit la Lune dès la naissance et dans ses progressions et divers changements pour s’ouvrir à ce phénomène essentiel du vivant.

JHB

 

03  02 15

 

 

 

 

 

 

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Sait-on prévoir l’avenir? Pour une approche processus par processus

Posté par nofim le 28 janvier 2015

De la prévision de ce qui est en train d’advenir.

par  Jacques  Halbronn

Quand une femme est enceinte, on peut prévoir qu’au bout du neuviéme mois, elle accouchera. C’est une prévision. Pour qui ne connait pas le processus de la gestation, ce pronostic pourra sembler étonnant. C’est en effet souvent l’ignorance des processus qui nous fait nous étonner et croire que l’avenir est déjà écrit dans tous ses plus infimes détails (mektoub) C’est aussi du fait des déficiences du savoir que l’on commet des erreurs sur le futur.

Dans bien des cas, ce qui est en cours, en train ne nous parvient pas à la conscience et rien n’indique à une femme enceinte qu’elle accouchera au bout de 9 mois si elle ne l’a pas appris par ailleurs, culturellement.

Ce qui peut interférer avec une prévision, ce sont des facteurs extérieurs, étrangers au processus. C’est pourquoi une prévision à long terme a de fortes chances d’échouer ou de ne valoir que dans les très grandes lignes.

Ce qui est le plus intéressnt ce sont donc les prévisions à court terme, celles qui à la fois sont en avance sur l’échéance et à la fois celles qui risquent peu d’être perturbées par des éléments extérieurs. On pense évidemment à l’avortement (IVG)  – au sens anglais du terme qui est plus large qu’en français « abort »- et qui implique que l’on arrête ce qui est déjà engagé, ce qui crée de l’imprévu.

Il est donc des forces subconscientes, souterraines qui sont en oeuvre et qui ont leur propre agenda et dont la connaissance nous permet de mieux baliser l’avenir sans que l’on puissse pour autant dire que tout est  inscrit par avance.

Il est clair que chaque processus fonctionne séparément et que la prévision ne peut se faire que du point de vue d’nn processus donné bien circonscrit. En cela, une prévision globale est une gageure. On ne peut prévoir que sur un certain segment mais l’on peut coordonner les informations propres à divers segments à condition que chacune des données prises en compte soit fiable par elle même. On n’arrive à rien en combinant des données peu fiables.

Voilà pourquoi notre rapport à l’astrologie se veut très nettement limité et qu’il nous semble chimérique de vouloir tout tabler sur la seule Astrologie.

On nous objectera probablement que l’astrologie est-elle ^même  un ensemble de processus et de paramétres. Chaque cycle planétaire couvrirait un champ qui lui serait propre. Un cycle par ci, un cycle par là.

Pour notre part, nous n’adhérons pas à une telle présentation des choses. Nous ne croyons pas en une astrologie « globale », « totale ». Certes, la diversité des facteurs planétaires et autres semble plaider en faveur d’une telle idée d’une astrologie multiple, polyvalente.

Mais telle n’est pas notre approche. Nous pensons que l’astrologie doit se concentrer sur un seul et unique cycle et que c’est dans cet esprit qu’elle a été conçue puisque pour nous l’astrologie est une construction bio-technologique  et non l’expressions terrestre d’une structure céleste où chaque astre aurait un rôle à jouer comme le pense un Jean-Pierre Nicola.

L’astrologie n’apporte qu’une certaine information à partir d’un certain cycle et c’est déjà très bien ainsi.

A partir de là, d’autres informations, extra-astrologiques, sont susceptibles de venir compléter le tableau tout en accordant à l’astrologie  – une astrlogie épurée-  une place éminente.

Plus généralement,  nous avons divers moyens pour explorer l’avenir mais il ne s’agit jamais que de prendre conscience de ce qui ne l’est pas. C’est nous qui serions en retard  plutôt que les autres qui seraient en avance.

Il est clair que si j’écoute un morceau de musique pour la première fois, je ne saurai pas prévoir la succession des mouvements mais c’est bien là le fait de mon ignorance, de mes lacunes. Maintenant, si l’oeuvre est peu connue, rares seront ceux qui seront capables de décrire la suite des événéments. Parfois, cette suite ne dépend que de très peu de gens voire d’une seule personne qui est en mesure de prendre des décisions et qui ne les communique pas tout de suite à tout le monde.  Il faut alors être dans le secret des dieux!

Le dilemme est donc le suivant: soit l’on  est dans la précision globale  sur une période très courte soit l’on est dans les grandes lignes sur une période bien plus longue.

L’astrologie reléve  d’une connaissance des grandes lignes mais elle peut baliser des décennies, des siècles et fournir des repéres fiables et viables et ce en dépit de données extérieures manquantes et qui le seront d’autant plus que l’échéance sera éloignée.

Les autres formes de divination sont plus dans le court terme et plus on attend, plus la « prédiction » deviendra incertaine y compris dans les grandes lignes. Rappelons que la plupart des pratiques astrologiques ne valent pas mieux, notamment celles qui s’articulent sur des thèmes (de naissance ou autres).

Il y a des probabilités qui permettent  incontestablement de déterminer ce qui va se passer dans tel domaine spécifique, c »est vrai pour l’alternance du jour et de la  nuit, pour les marées, pour les saisons, pour l’approche de la mort du fait de l’âge, du fait de l’application de la constitution, d’un calendrier électoral programmé de longue date etc

Le grand enjeu pour l’astrologie du XXIe siècle est de fournir au moins un cycle viable. D’aucuns soutiendront qu’un seul cycle planétaire est nécessairement partiel. Ce n’est pas notre avis: nous sommes persuadés qu’à l’origine, un certain cycle aura été privilégié, et en quelque sorte « élu » par rapport aux autres. C’est ainsi que l’on doit aborder notre civilisation  judéo-chrétienne mais aussi gréco-latine. Le monothéisme nous enseigne de nous focaliser sur un seul vecteur et  la science grecque nous invite à une certaine exhaustivité. C’est ce qui distingue les sciences de l’homme des sciences dures mais l’on s’apercevra de plus en plus que même les sciences dures  impliquent des choix qui permettent de passer de la puissance à l’acte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

28. 01. 15

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Les juifs et la gestion des risques : de la synagogue à la vie en Israël

Posté par nofim le 27 janvier 2015

Les Juifs face au péril antisémite/antisioniste et le débat sur la laïcité

par  Jacques Halbronn

 

Selon nous, il est important que la communauté juive de France tienne un discours viable et il ne semble pas que ce soit le cas pour l’heure.

On abordera deux questions : la laïcité  et  le rapport à Israël.

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I  La Laïcité

Nous entendons des discours juifs sur l’importance de la laïcité. Or, cette notion convient parfaitement aux Juifs et bien moins aux Chrétiens et encore moins aux Musulmans. Et il n’est donc pas vraiment équitable de prôner la laïcité en tant que juif car cela ne peut qu’exacerber un certain antijudaïsme.

En effet,  hors de la synagogue – et l’on sait que les Juifs qui s’y rendent sont minoritaires- la langue hébraïque est à peu près totalement étrangère à la vie juive, la plupart des juifs ne parlant pas celle-ci et étant tout juste capables de la « lire », ce qui n’est pas du tout la même chose. On ne peut que regretter que l’hébreu moderne, langue vivante, soit aussi peu familière aux Juifs, pratiquants ou non  et cela ne semble pas du tout s’arranger au bout de tant de décennies!  Il y a un échec des communautés religieuses juives qui se sont contenté d’un « savoir lire » qui ne rime à rien;  Les maghrébins, en revanche, ne sont pas marqués par leur identité de façon aussi ponctuelle. Ils s’entretiennent dans cette langue,  ont des racines au Maghreb et  ont un physique bien reconnaissable, sans parler de leurs prénoms spécifiques. Ce qui n’est pas vraiment le cas des Juifs. La visibilité sociale  des uns et des autres n’est aucunement comparable.

Par conséquent, au regard de la laïcité, comme nous le disions, Juifs et musulmans ne sont pas logés à la même enseigne et en ce sens ces derniers sont bien plus vulnérables; A contario, les Juifs ne le sont qu’à la synagogue et dans certaines boutiques comme l’hyper-Kasher qui fut attaqué, au début du mois. S’ils le veulent, les Juifs ont tout loisir de se fondre dans la population

Nous avons assisté à des discussions sur la sécurité des synagogues. Mais il est clair- ce que ne veulent pas reconnaitre les fidéles – que la meilleure protection consisterait à ne pas les fréquenter. A aucun moment une tele option semble avoir pu être considérée : c’est un point aveugle. Certains déclaraient que s’ils ne pouvaient se rendre à ‘leur » synagogue, ils n’auraient d’autre choix que de partir en Israël comme s’ils ne pouvaient penser la possibilité de vivre en France sans se réunir dans des lieux spécifiquement juifs.  .

La laïcité semble avoir été conçus sur mesure pour les Juifs et  insister sur l’exigence de laïcité est donc assez mal venu.

Force est de constater que la laïcité n’est pas le régime idéal ni pour les Chrétiens ni pour les Musulmans et que l’attachement des Juifs à celle-ci pourrait être la cause de deux antijudaïsmes, l’un chrétien, l’autre musulman, ce que ne semble pas avoir compris un Paul Amar dans son dernier ouvrage.

 

II   Le rapport à Israël

En 1978, quand  l’on fonda  le CERIJ (Cercle d’Etudes et de Recherches sur l’Identité Juive) on avait  désigné deux « modéles dominants »  pour la conscience juive:  le religieux et le sioniste. 37 ans plus tard, le point commun, c’est le danger pour les Juifs d’aller à la synagogue et de vivre en Israël  Dans un cas, ce danger peut être évité en ne s’y rendant point et dans l’autre, en ne vivant pas en Israël, ce qui est un tant soit peu plus compliqué. Dans les deux cas, le danger physique vient des Arabes, ce qui crée un lien entre les deux modes juifs de société.Quant à la notion de diaspora, elle est anachronique associée aux Juifs d’aujourd’hui alors qu’elle est un phénoméne vivant pour les Musulmans. C »est dire que le fait pour les Juifs de ne pas se référer à Israël est plus facile que pour les Arabes  à l’égard de terres où vécurent leurs grands-parents. Là encore, le sacrifice demandé n’est pas le même. Et même pour les Chrétiens, on ne trouve pas de pape pour les Juifs et Israël n’est pas une condition incontournable de la religion  juive.

On nous dit que l’antisionisme doit être dissocié de l’antijudaïsme. Il est vrai, comme on l’a dit plus haut, qu’il y a des raisons pour les musulmans de s’en prendre à un judaisme laïcisant qui entend donner des civismes aux autres religions. Mais le sionisme affiché par nombre de Juifs est aussi un facteur aggravant en ce qu’il  a d’artificiel voire de virtuel quand on le compare aux liens qui unissent les Maghrébins musulmans à la terre de leurs ancêtres de l’autre côté de la Méditerranée. Les Juifs seraient même dans le déni de leurs origines proches respectives pour affirmer leur  rapport à Israël qui reléve du symbolique, de l’iconique voire du mythologique, affirmant ainsi une pseudo-unité, abolissant ce qui distingue Sépharades et Ashkénazes/

On peut tout à fait admettre que les maghrébins se sentent solidaires des Palestiens  plus que les Juifs des Israéliens. Car dans un cas il s’agit d’un lien objectif et dans l’autre d’un lien subjectif. Deux poids, deux mesures.

Si l’on considére ces deux populations, celle qui hante les synagogues et celle qui demeure en Israël, on observe le même syndrome qui consiste à ne pas supporter l’immersion des Juifs au sein d’un monde non juif, ce que pourtant les Juifs ont fait des siècles durant. C’est là une nouveauté née au XXe siècle et qui est étrangère à la conscience juive. Les Israéliens n’arrivent à penser que des Juifs puissent vivre au sein d’un Etat palestinien, d’où tout un débat sur les frontières qui ne devrait pas exister car pourquoi des Juifs ne demeureraient pas dans telle ou  telle ville au passé biblique sans avoir à être des citoyens israéliens? Cette maladie c’est celle de l’Alya, à savoir de ne plus supporter l’autre, le « non juif ». Or, les communautés religieuses en France  présentent  une symptomatique comparable avec ce processus que nous avons décrit: ou la synagogue ou Israël, sans autre alternative. Cela ne concerne en fait qu’une petite minorité mais on comprend qu’existent des liens entre  ces deux mondes du fait des mêmes phobies du non-juif.

Herzl avait certes pensé son Etat Juif (Judenstaat, Juden étant ici adjectival) comme un refuge pour les Juifs persécutés et dont il ne souhaitait pas qu’ils refluent vers les communautés juives heureuses de l’Ouest de l’Europe et il est un fait que l’afflux de Juifs étrangers  fut  aussi un facteur d’antijudaïsme du fait de leur visibilité,   de leur étrangeté qui les plaça dans une situation assez compables à celle des immigrés maghrébins.  Mais c’est déjà de l’histoire ancienne et le fossé entre Juifs et  Arabes n’a cessé depuis de se creuser en raison de l’assimilation réussie des Juifs, laquelle, on l’a dit, leur aura relativement peu coûté. On pense au jugement de Salomon où les protagonistes n’ont pas autant à perdre.

D’aucuns ont suggéré, à juste titre, d’intensifier le dialogue entre les Juifs et les musulmans mais aussi les Chrétiens. Cela nous semble une excellent idée à condition de ne pas pas partir sur de fausses bases et c’est la raison du présent article. Evitons de polémiquer sur une laicité obsoléte et qui ne fait sens que pour les Juifs. Evitons de faire le procés des solidarités arabes sans se croire obligés de manifester pour Israël.

Sur le plan théologique, il est vrai que les Juifs sont un « peuple » -élu entre tous les peuples – mais en 2015, l’on sait que la richesse juive est d’abord celle de ses individualités qui oeuvrent pour toute l’Humanité.  D’aucuns demandent aux Juifs de ne pas s’afficher autant non pas en tant que Juifs mais de par leur réussite personnelle. Cela est, du coup, inadmissible et  les Juifs s’ils sont plus doués que les autres n’ont pas à rentrer dans le rang. La voie du Juif est celle de l’excellence personnelle non de la grégarité et cette voie doit être respectée par les Chrétiens comme par les Musulmans, c’est tout ce que nous leur demandons en échange de notre respect pour leurs cultures et leurs allégeances respectives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

27 01 15

Publié dans HISTOIRE, judaîsme, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Le signifiant, un investissement esthétique

Posté par nofim le 26 janvier 2015

 

Le choix du signifiant.

par  Jacques Halbronn

Nous sommes marqués par une esthétique qui nous conduit à être attiré par des formes dans lesquelles nous aurons envie de nous investir. C’est bien en effet d’un investissement qu’il s’agit en ce sens que c’est nous qui allons donner du sens à notre choix en déversant du signifié dans le signifiant  choisi, élu, que l’on peut comparer à un vase, à ce que les Kabbalistes appellent un « Kli » (pluriel Kelim).

Ce qu’est le signifiant en soi importe peu, c’est ce qu’on y met qui compte. En ce sens, c’est un peu l’auberge espagnole où l’on ne  trouve que ce qu’on y a apporté.

Nous sommes ainsi attirés par certains mots, par exemple un prénom (nom propre), par certains agencements de lettres dont nous entendons faire usage d’une façon ou d’une autre. On bascule ainsi en quelque sorte de l’esthétique à l’éthique.

Il arrive ainsi que le même signifiant soit investi par des signifiés fort divers. On se dispute le même signifiant et l’on n’est pas disposé à en changer. On adoptera un signifiant en lui conférant une signification tout à fait nouvelle. On pense à la formule d’André Chénier: où l’on renouvelle le contenu de structures anciennes tout en conservant celles-ci. Les signifiés passent mais les signifiants restent.

La langue française est devenue à une certaine époque le grand fournisseur de signifiants de l’Europe. On dira qu’elle a habillé l’Europe de ses trouvailles, un peu comme elle le fera dans le domaine de la mode. Cela explique la forte présence de mots français depuis Londres jusqu’à Moscou en passant par Istamboul et  l’on peut  annexer aussi le bassin méditerranéen dans cet empire linguistique avec l’empreinte française dans l’arabe dialectal maghrébin.

Il est assez logique que certaines personnes soient perçues comme des signifiants (on pense aux stars) par des foules alors que d’autres n’intéressent personne, n’attirent pas les signifiés, les affects. C’est une question de style, de look. Les gens cherchent un exutoire à ce qui les remplit pour s’en décharger sur autrui. Le signifiant se charge ainsi de signifiés sans qu’aucun ne soit censé en épuiser  les potentialités illimitées, d’où le participe présent « signifiant » (contenant, par oppositiion à définissant, ce qui caractérise le signifié. Car le signifié sert à définir le signifiant, à la préciser même si la démarche peut sembler assez vaine mais il arrive- on le sait, que tel signifié apparaisse comme inséparable de tel signifiant.

On peut même penser que l’exception tend à devenir la régle et qu’il est bien rare qu’un signifiant soit  percç dans sa nudité. La musique parvient à maintenir une certaine distance entre le signifiant et ses signifiés.

Le rôle des cafés philos que nous lançons en ce début de 2015  « Autour d’un mot »  (tous les jeudis de 19h30 à 21h30, Au 8, rue de la Providence, dans un local  assocuiatif  au rez de chaussée) vise précisément à détacher  le signifiant des signifiés qu »‘on tend à lui coller.

Plus nous connaissons de mots, et plus nous sommes en mesure  de passer d’un mot à un autre et  moins nous en connaissons et plus nous en  révélons incapables.

Nous proposons de constituer un nouveau dictionnaire qui  préciserait le sens que le groupe ainsi constitué attribuerait à tel mot

en lui enlevant sa polysémie et en usant d’autres mots pour accueillir d’autres signifiés.

On aura compris que notre méthodologie consistera à utiliser des mots pour définir ici et maintenant un signifiant. Il n’est donc pas question de dire que le signifiant est un mot alors que le signifié serait une chose, un objet.

Notre démarche est différente: le signifiant est le mot qui aura été choisi et tous les autres mots serviront à le définir et ainsi à tour de rôle.

Certes, la polysémie est-elle une caractéristique diachronique du signifiant dont on a dit qu’il pouvait accueuillir virtuellement une infinité de signifiés. Un seul mot y suffirait dans l’absolu. Mais nous préférons favoriser la démarche inverse, à savoir  employer un maximum de mots mais dans des acceptions très précises.  Il est vrai que ce ne sont pas les mots qui nous manquent. Mais encore faut-il que les mots nous plaisent esthétiquement et non pas seulement par ce qu’on y a mis. Il y a un préalable esthétique à respecter..

 

Il faut aimer les mots que nous choisissons mais parfois nous pouvons exercer un droit d’inventaire, en ce sens que nous devons aussi nous assurer de l’esthétique générale de la langue, de son usage des prépositions, des pronoms, des articles, bref de sa grammaire, de sa morphologie. On emprunte pas un mot isolément car ce mot il nait  au sein d’une famille, il est le fruit de toute une « culture » et en ce sens il a un prix tout comme en a un ce qui tient aux ressources du sol et du sous-sol.

 

JHB

26 01 15

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Recherches kabbalistiques sur le Livre de la Création et le tétramorphe

Posté par nofim le 24 janvier 2015

Etudes kabbalistiques sur le Sefer Yetsira  et le tétramorphe.

par  Jacques  Halbronn

L’étude des traditions nous a appris que certaines données pouvaient avoir été déplacées et non point perdues, à la manière du sort qui peut être celui d’un livre au sein d’une bibliothèque.

Il y a une quarantaine d’années, nous avions consacré un travail à l’alphabet hébraïque tel qu’il nous apparaissait au prisme du Sefer Yetsirah (cf Clefs pour l’Astrologie; Ed Seghers, 1986 , pp . 188 et seq - traduction espagnole Las Claves de la Astrologia). Nous y montrions que la première lettre de l’alphabet hébraïque avait du être non pas le Aleph mais le Quph, soit une des 12 lettres simples, la forme grecque alpha béta étant donc relativement tardive, par voie de conséquence. Notre « alphabet » devrait donc s’appeler un « Qafabet’.

Par ailleurs, toujours à propos de l’alphabet, nous avions montré la possibiité pour l’aphabet hébraïque primitif (soit la cursive hébraïque et non la forme araméenne) d’avoir donné naissance au dessin des chiffres dits arabes, ce qui ne signifie pas pour autant que le savoir correspondant ait été hébraique. (cf nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel-La Grande Conjonction, pp/ 153  et seq)

Notre propos, ici, concerne la question du verbe être mais nous sommes ici encore confrontés à une tradition, à un « système » qui nous semble avoir été perturbé et qu’il nous importe de tenter de restituer comme nous l’avons fait pour le français (cf notre étude parue dans  la Revue Française d’Histoire du Livre livraison 2011/2012). Notre démarche englobera aussi bien l’hébreu que l’arabe, soit deux langues dites sémitiques.

On sait qu’il est de coutume de dire que le verbe être n’existe pas dans ces deux langues, au  présent. Force est de constater qu’il est en pratique remplacé par le pronom personnel. Or, il nous semble qu’il existe des similitudes assez nettes entre le pronom personnel et le verbe être tant dans l’usage que dans la forme.

L’hébreu  supprimé la première consonne qui est maintenue en arabe comme dans « lev » au lieu de « qalb ». Il remplace par un Aleph le Quph  dans Ani (au

pluriel anahnou) si l’on rappelle que le verbe être en arabe : kana. Mais l’arabe lui-même a son pronom sans Quph (Ana) Ajoutons que le ata/atem hébreu est en fait un Anta/Antum, ce qui a été conservés en arabe ( deuxiéme personne  du singulier et du pluriel)

En passant on notera l’anomalie d’une finale en a pour le Ata

masculin alors que le At (deuxiéme personne au féminin)

correspond à un marqueur masculin.

Si l’on replace le Quph à la place du Aleph, on restitue le verbe être « Kana ». pour les premières et deuxiémes personnes du singulier et du pluriel. Quant à la troisiéme personne (Hou, hi, Hem, Hen), elle est à rapprocher du verbe être au passé : »haya » , hayou  etc etc. (cf aussi le tétragramme, Iud  Hé Vav Hé).

On, a vu plus haut que dans le Sefer Yetsira,  le Qoph et le Aleph ont permuté, ce qui vient confirmer notre thèse selon laquelle, le Ani, Ata, Anahnou, Atem  de l’hébreu (première et deuxiéme personnes  du singulier et du pluriel) étaient anciennement des formes comemnçant par Quph, ce qui les relie au verbe être arabe.

Rappelons brièvement notre argumentation  à propos de la

permutation du Qoph et du Alef. Les lettres mères du Sefer

Yetsira sont aleph,  Mem et Shin (cf chapitre III  du SY) censées correspondre aux

4 Eléments (et la Terre est ici mise de côté pour qu’il n’en reste plus que trois)

. Les quatre dernières lettres de

l’alphabet hébraïque sont Qoph, Resh, Shin, Thav. Les sept

lettres doubles du SY ( chapittre IV) sont  B eith, Guimel, Daleth, Kaph,

Pé et Thav plus le Resh (qui grammaticalement n’est pas double

à la différence des six autres, pour arriver au 7 en analogie

avec les 7 astres (luminaires plus cinq planétes de Mercure

à Saturne)  On notera que les dix Sefiroth qui sont un élément essentiel du SY

seraient à rapprocher des 3 lettres mères et des 7 lettres doubles, d’autant qu’elles se  divisent

effectivement en trois plus sept. Le 22 serait simplement l’addition de 12 à 10, ce qui vient en correspondance avec les 12 signes

du zodiaque et les 12 tribus d’Israël (cf notre ouvrage Le Monde Juif et l’Astrologie. Histoire d’un vieux couple, Milan, Ed Arché, 1985)

Mais il est clair que le système était initialement construit sur le nombre pair, ce qui excluait le 7. Le carré devait être préféré au triangle. Au lieu de 4-6 on serait ainsi passé à 3-7. Mais  rappelons les six jours de la création (Yetsira) auxquels fait suite un septiéme jour.(Shabbat) et l’on sait que chaque jour de la semaine est associé à un astre. Mais cela nous laisse un 3 au lieu d’un 4, ce qui n’est pas sans faire songer à la Trinité chrétienne.

Il semble que l’on puisse rapprocher la dixième sephira  Malkhouth de  Kether, ce qui restitue le rapport 4/6/ puisque Kether signifie en hébreu couronne et Malkhouth, royauté. Et yesod, la neuviéme deviendrait la dernière. Or Yesod signifie la base, le fondement, en quelque sorte le tronc de l »arbre séfirotique/

Nous avions développé (cf nos Mathématiques Divinatoires, op. cit) un « tarot sefirotique » (cf aussi article in revue Autre Monde en 77.778) en isolant 10 arcanes majeurs sur les 22 (Diable, Chariot, Hermite, Roue de fortune etc)  formant 5 groupes de 2 totalisant 22.

Il  nous apparait que le Aleph et le Mem devraient se situer  dans les 4 dernières lettres.  Quant au

Resh, il est bien dans ce groupe et n’a rien à faire avec les six

lettres doubles. Le Mem ne fait pas partie des lettres

grammaticalement doubles et ne doit donc pas se situer

dans le périmétre qui leur réservé enclavé au sein de la

série des lettres simples.( chapitre V  du SY, valeurs 2, 3, 4, 20, 30, 40) Il s’agit

d’une lettre simple alors que pour nous le Noun serait une

lettre mère/ pas plus que le Thav, lettre double ne saurait figurer en

dernières position, dans le groupe des 4 lettres mères

(réduit à trois pour permettre de passer de six à sept)

Le péh a été décalé et placé à tort dans le groupe des douze

lettres simples alors que c’est une lettre double.

Les 4 mères sont selon nous Aleph, Noun, Shin,  Resh. Elles sont

sont à rapprocher du tétramorphe ézéchielien (Haioth)

constitué de ces mêmes lettres : Arieh (Lion) avec le Aleph

et le Resh; Shor (boeuf) avec le Shin et le Resh, Nesher (Aigle

avec le Noun, le Shin et le Resh. Reste le cas d’Adam (Aleph,

Daleth, Mem) (l’homme) qui ne  correspond pas et comporte

une lettre double, le daleth, et une lettre simple, le Mem.

Toutefois,  si on remplace Adam par Enoch (Aleph, Noun,Shin)

une autre désignation de l’homme, cela convient.(cf Genésee

IV, 26, Enoch fils de Seth (qui remplace Abel tué par Cain)

, donc petit fils d’Adam. cf  Henri Rossier, « Enoch », bibliquest.org)/ Ce n’est qu’avec Enoch

que  « l’on commença à évoquer  le nom de l’Eternel » Dieu

s’adresse  au « fils de l’homme » (Ben Adam, fils d’Adam) notamment dans

Ezéchiel. C’est dans  Ezéchiel Ch  1 et 10 que se situe l’apparition

du tétramorphe. Mais on trouve aussi  Henoch (ou Hanokh)- avec une toute autre orthographe (Heith Noun, Khaf), comme fils de Jared  (Genése 5, 18) .

Par delà la signification accordée à ces 4 assemblages, ce qui renvoie  à  des « êtres vivants » -Hayoth)

nous devons considérer un tel ensemble en tant que structure, en tant que signifiant et oublier(-Léthé)  provisoirement les signifiés qu’on leur a fait correspondre. Rappelons cependant que le tétramorphe renvoie aux 4 étoiles fixes royales qui sont les lieux de la conjonction avec la planéte Saturne (28 ans de révolution divisés en 4 fois sept) dont nous avons fait le fondement de l’astrologie originelle. Des considérations astronomiques ont mis à mal la structure en son état premier.

Ce quatuor Aleph Resh Shin Noun devra être étudié de près. On retrouve la combinatoire Aleph Noun dans le Ani/Anokhi, Moi en hébreu mais on a vu que ce pronom doit être associé au Qoph pour donner le verbe « kana » (être) attesté en arabe mais non en hébreu. On, penese aussi à Chir (Shin Resh) que l’on retrouve sous la forme du Cantique des Cantiques (Shir haShirim). Ou encore dans la forme  du relatif Asher qui mobilise trois des dites  quatre lettres.  Mais le cas  le plus remarquable est celui de Ish (Aleph, Shin)

qui apparait dès le deuxiéme chapitre de la Genése alors que dans le premier il était question d’Adam. Ish et Isha sont, selon nous, le résultat. Ish, c’est  l’homme. On a donc ici trois termes pour désigner l’homme :  Adam, Ish et Enosh

de’ la fin de l’androgynat d’Adam ‘(chapitre I de la Genése),

. On peut penser que la présence du Mem    vient du fait que le groupe des trois lettres est celui des mères et en hébreu, cela s’écrit Aleph Mem.(Em, Ima). On notera que le Noun fait immédiatement suite au Mem dans l’alphabet hébreu comme d’ailleurs dans notre alphabet occidental. Ce mem figure d’ailleurs dans la topographie de l’alphabet hébreu- en trois colonnes (2×9 plus 4)  dans l’espace réservé aux lettres doubles, ce qui est une anomalie. alors que le Péh, lettre double se situe lui à tort au sein du groupe des lettres simples, selon notre topographie. Le Thav qui se trouve en dernière position, soit la 22e lettre est en fait une lettre double (Bagadkaphat). C’est dire que l’ordre alphabétique aura été trituré!

Rappelons notre schéma tel qu’exposé dans Clefs pour l’Astrologie:

Colonnes 1  et 2   une lettre simple, trois lettres doubles, cinq lettres simples

Colonne 3:  4 lettres doubles.

On notera cependant que la Terre qui est absente du Sefer

Yetsira du fait du passage de 4 à 3 lettres mères se dit

Adama, ce qui est évidemment à rapprocher de Adam

On trouve Adam et Adama dans Genése: II, 19  et  III, 17

On notera que Ish est à rapprocher d’un autre Elément, le

Feu, Esh, qui s’écrit également Aleph Shin.

. Nous en traiterons dans un prochain texte et en vidéo.

Autrement dit la disposition des trois colonnes devait à l’origine correspondre  aux trois groupes de lettres dont traite le Sefer Yetsira. Mais aussi bien le SY s’en est éloigné  avec un dispositif 7-12-3 au lieu de 6-12-4   et l’alphabet tel qu’il nous est parvenu a également été perturbé, à commencer par   la permutation du aleph et du Qoph qui est au coeur de notre propos sur le

verbe être en hébreu, passant ainsi que Kana à (K)Ani, (K)A(n)ta  etc.

(cf les  recherches de Christian Gourdain   www.gourdain-

christian.com, dans la revue Parapsy (de 1999 à 2015)

Les grammaires hébraïques nous disent que le pronom personnel  doit figurer ente le sujet et son attribut mais cela recoupe la définition du verbe être.  On note d’ailleurs que cet usage du pronom personnel (appelé « copula ») n’est indispensable qu’au présent. On rappellera que le pronom personnel en hébreu est redondant dans la mesure où la conjugaison au passé et au futur comporte un marqueur correspondant.

Dans notre étude parue dans la Revue Française du Livre, (n°132, 2011)  - »Le français comme langue matricielle » – nous avons montré que l’article défini en français reprenait en fait la forme accusative:  le livre, je le veux alors que dans les autres langues latines,  le nominatif ne commençait pas par une consonne, ce qui  se rapproche du pronom personnel à la troisiéme personne :il, elle, ils, elles.

On assiste donc à de tels déplacements  tant en français qu’en hébreu  qui touchent au statut du pronom personnel et de ses rapports avec les articles mais aussi avec les auxiliaires.

On conclura donc que c’est à tort que les descriptions de l’hébreu (mais aussi  de l’arabe)  font état d’une absence du verbe être en hébreu et en arabe. Le pronom personnel ne remplace le verbe être mais est bel et bien celui-ci et cela devrait avoir des effets sur l’enseignement de l’hébreu et éviter de présenter cette langue comme une sorte  de « petit négre ». Moi Tarzan toi Jane!

Désormais il importe de considérer la série des pronoms personnels en hébreu comme la forme du présent du verbe être qui aura été déplacée.

Nous rappellerons qu’il est courant qu’une langue « supprime » les consonnes initiales de la langue mère. *Pour les langues latines,  en espagnol,  le p disparait  devant un l et se double:  pleuvoir   correspond à  llover, plein  à   »lleno » , clamer  à  llamar etc ; en  italien,  le L disparait dans piazza  correspondant en français à  place, clamer  a en italien pour correspondant  chiamare etc, plaisir  a piacere etc Quant à l’anglais, on dira que  l’on trouve un w pour le g du français dans war, wages, William, Walter etc et que le f de l’anglais correspond au p du français dans fear pour peur,  dans for  au lieu de pour ou par (avec le calque forgive pour pardonne). En français, on note le passage du L au U  comme dans cheval qui donne au pluriel chevaux, dans « du » qui se substitue à « de le » (génitif) sans parler à l’oral de la non prononciation des finales non suivies de voyelles dans le mot suivant (liaison)

Nous sommes là bien évidemment dans le champ du signifiant, de la formation (morphologie)  d’outils de langage par delà les significations qui peuvent être accordées ponctuellement- même si le provisoire peut se perpétuer indéfiniment.

 

Bibliographie

James C. Vanderkam  Enoch and the growth of an apocalyptic  tradition,  The Catholic Biblical Quarterly Monograph Series 16 , 1984

Andrei A. Orlov  The Enoch-Metatron tradition,   Texts and studies in Ancient Judaism  107. Mohr Siebeck  2005

Cristiana  Tretti,  Enoch e la Sapienza celeste. Alle origine della mistica ebraica,  Associazione  italiana per lo studio del Giudaismo,  Giuntina, 2007

Charles-F. Jean  Grammaire hébraïque élémentaire. Ed Letouzey et Ané, 1997

Spinoza Abrégé de grammaire hébraïque. Ed Vrin  1968

Carlo Suarés  Le Sepher Yestsira. Le livre de la structuration.  Ed Arma Artis 2004

Virya (Georges Lahy) Le Sepher Yetsirah, Ed Lahy  1995

Sepher Yezirah.  Ed Rosicruciennes  1989

Sepher Yetsirah. intr. Paul Fenton,  Ed Rivages, 2002

 

 

 

JHB

06 02  15

Publié dans judaîsme, LINGUISTIQUE, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Le blocage face à la centralité

Posté par nofim le 22 janvier 2015

Le déni de centralité

par  Jacques Halbronn

 

Notre civilisation souffre d’un déni de centralité et cela a pour effet de  nous condamner à la décadence car refuser de reconnaitre le centre  ici et maintenant, c’est se condamner à  accepter ce qu’ont établi les générations antérieures ou les sociétés étrangères.  Bref, une société malade est une société qui ne parvient pas à co-créer sur des bases nouvelles; qui n’arrive pas à s’entendre sur le futur, ce qui la contraint à s’appuyer à l’excés sur le passé.

Notre démarche vise à vider les contenants de leurs contenus en remplaçant les dits contenus par d’autres données. C’est tout le but de notre projet de café philo « Autour d’un mot’ (tous les jeudis à partir du 29 janvier 2015, 8 rue de la Providence. 75013 Paris)

Il n’y a égalité dans une société que par le biais de la nouveauté. Créer de la nouveauté est le meilleur  garant qui soit de l’égalité. A contrario,

si l’on conserve les anciennes associations signifiant-signifi », on génére inévitablement de l’inégalité entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas alors que ce qui compte, c’est de distinguer entre ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas,  ceux qui ont de fortes potentialités et les autres.

C »est toute l’idée des nouveaux consensus.  Une société doit forger de nouveaux consensus et non se servir de ceux qui ont déjà été

fixés. Quel mérite de nos jours à saluer, par exemple, le génie d’un Beethoven? Il y a bien plus de mérite à célébrer celui d’un de nos contemporains mais cela exige un tout autre investissement et peut être ne sommes -nous plus capables de découvrir de nouveaux génies?

Il faut bien comprendre que tout ne peut se  faire que progressivement  d’un petit cercle vers un plus grand cercles, du quartier à la ville, de la ville à la région, de la région au pays et ainsi de suite. Les gens ne savent plus comment les choses se font et préférent les choses

toutes faites. Et c’est bien ce que nous appelons décadence.

Notre idée de café philo « Autour d’un mot »  met l’accent sur la centralité. Le signifiant en fait ne peut désigner qu’un mot que l’on place au centre, ce que n’avait pas compris Saussure et tous les autres modes gravitent autour.

L’important est de fixer un centre et c’est là qu’il y a blocage. Prenons le cas de l’improvisation musicale, il faut un chef qui donne le la, et cela vaut aussi dans un lieu de culte. Le chef lance quelque chose qui est repris par l’assemblée. De même, chaque mot d’un dictionnaire met en avant un mot et tous les autres mots sont susceptibles de le définir.

Si Freud nous a appris beaucoup sur la structure de notre psyché,  il semble, en revanche, que la dynamique sociale n’ait pas vraiment décolé et cela explique les symptomes de décadence que l’on peut capter un peu partout. Les gens préférent obéir docilement à une partition que de se laisser entrainer par un leader qui les conduira. Le chef d’orchestre est un usurpateur. Le vrai chef est celui qui

s’avance et qui est suivi mais ce n’est pas quelqu’un de muet comme l’est le chef qui est le seul de l’orchestre à ne pas faire de bruit. Le vrai leader se fait entendre et son verbe est amplifié, prolongé par le groupe. D’ailleurs, de nos jours, bien des chefs d’orchestre sont aussi

des concertistes mais au lieu d’improviser et d’ouvrir de nouvelles tonalités, ils se contentent de réactiver des consensus du passé qui ne sont que de faux semblants d’une véritable vie.

 

JHB

22. 01  15

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, MUSIQUE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Un nouveau style de café philo « autour d’un mot u

Posté par nofim le 20 janvier 2015

la philosophie autour du mot.

par  jacques  Halbronn

Jouons sur les mots et  disons que le café philo, c’est parler autour d’un pot mais aussi autour d’un mot.

On  choisit au début de la réunion un mot et l’on commence par déballer tout ce à quoi ce mot s’associe, tous les contenus que l’on a pu y mettre  à travers le temps. C’est le choix du SIGNIFIANT.

C’est le mot « étoile », celui que tous les autres mots servent à définir et on appellera ces mots  des « définissants ».  On parlera alors de mots satellites gravitant tout autour.

Dans un deuxiéme temps,  on s’efforce de proposer une nouvelle définition du mot, donc lui instiller un nouveau contenu puisque aucun contenu ne saurait être définitivement « lié  » à un contenant, aucun signifié  à un quelconque signifiant.

On passe ainsi de l’ancien consensus à un nouveau consensus., d’un consensus mou consistant à supposer que chacun met la même chose sur un  même mot à un consensus qui est celui des participants au dit café philo, ici et maintenant, ce qui est donc très relatif

Pas d’exposé introductif  mais un débat à bâtons rompus où l’on cherche vraiment à avancer en

signalant les différences pour les dépasser, en   désamorçant  les blocages..

chaque  jeudi  de 19h 30 à 21h30

dans son local  8, rue de la Providence. 75013  Paris

accès  direct  rue

Bus Arrêt Bobillot-Tolbiac (62, 57, 67) T3  Stade Charléty

M° Tolbiac, Place d’Italie, Corvisart   RER Cité Universitaire

Pas de conso. Chacun apporte  quelque chose.

Limité à  douze personnes/

Un  nouveau  style plus vivant, plus  tonique  animé par un vrai penseur

(cf ses textes et ses vidéos  par Google)

Première réunion.   le 29  janvier 2015

Ouverture des portes à partir de 19h.

contact  06 60 75 52 48  halbronn@yahoo.fr

Bibliographie: Jacques Diament. Les  « Cafés de Philosophie ». Une forme inédite de socialisation par la philosophie ».

Ed L’Harmattan, 2001

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La révolution copernicienne de Saussure

Posté par nofim le 15 janvier 2015

Le signifiant, comme  élément central  : une révolution copernicienne

par  Jacques  Halbronn

 

Il nous semble que l’apport de Saussure n’a pas encore été pleinement apprécié  et force est de constater que la distinction entre signifiant et signifié reste très confuse pour beaucoup de gens et qu’elle est loin d’avoir porté tous ses fruits. Nous sommes encore dans une ère pré-saussurienne.

Le choix mêmes des termes signifiant et signifié ne nous semble d’ailleurs pas avoir été des plus heureux même si nous sommes le premier à dire que ce qui compte, c’est ce qu’on y met. Il reste que nous préférons parler de contenant et de contenu et de ne pas enclaver la linguistique dans un jargon qui lui serait spécifique. Or, tout le monde comprend la dialectique contenant/contenu tant elle appartient à notre expérience quotidienne.

On dira ainsi que sous le nom de Dieu, on peut placer toutes sortes de contenus mais cela n’empêche pas les gens de déclarer qu’il n’y a qu’un seul Dieu puisque chacun ne parle que d’un seul Dieu comme si le Dieu des uns était nécessairement le Dieu des autres. On pourrait dire la même chose pour le mot Science.  Le cas des adjectifs est encore plus flagrant : le mot « scientifique » appliqué à n’importe quel domaine est censé désigner la même chose. C’est dire que l’on est vraiment très loin de Saussure.

Mais Saussure était-il vraiment conscient de son apport? On peut en douter mais ce n’est pas ici que nous aborderons cette question historique.  Beaucoup de gens ont compris ou cru comprendre que  tel mot désignait tel objet, telle notion et qu’il fallait s’y tenir, au vu notamment du dictionnaire qui serait l’espace où le rapport signifiant/signifié serait censé s’expliciter. Même dans les café philo, on en reste le plus souvent à ce stade consistant à s’appuyer sur un ancien consensus avec des signifiants « pleins » et donc des « contenants » qui ne sauraient être « vidés » de leur sens.

L’idée de pouvoir renouveler le « contenu » d’un mot reste étrangère à la plupart des locuteurs  et cela tient au fait qu’ils n’ont pas compris que tout est affaire de consensus lequel permet de « fixer » ponctuellement le contenu d’un signifiant pour un groupe limité de personnes. Car tout consensus ne prend naissance qu’à une petite échelle et on ne peut rivaliser immédiatement avec des consensus anciens et  largement diffusés. Cela pose le probléme du rôle des élites, des minorités, des « sectes ».

Actuellement,  on entend des raisonnements du type: ce qui porte le même nom est identique.  La même étiquette désignerait automatiquement le même produit ou en tout cas des produits de même nature. Mais si l’on prend l’exemple d’une assiette, est-ce que tout ce qui se met dans une assiette est pour autant identique? Est-ce que tous les gens qui s’assoient sur une même chaise sont semblables et ainsi de suite? A cette question posée en termes de contenus, les gens répondent « non » mais si on se situe au niveau du langage, on est pris dans une forme de sophisme; ce à quoi parfois semble se réduire la philosophie.

On parlera de révolution copernicienne, ici,  dès lors que l’on replacera le signifiant au centre et le signifié à la périphérie, comme c’est le cas pour le soleil et les planétes qui  gravitent autour de lui. En, fait, Saussure aurait ainsi selon nous démystifié le langage, l’aurait déconstruit et  l’on rencontre d’énormes résistances  – en dépit de ce que d’aucuns affirment- pour prendre la vraie mesure du message saussurien, ce qui nous renvoie en quelque sorte au cas de Galilée, il y a 400 ans.

Qu’apporte vraiment cette nouvelle révolution copernicienne amorcée il y a un siècle environ mais qui aura été largement  incomprise?.

Elle nous apparait comme un reméde contre toute forme de syncrétisme car qu’est ce que le syncrétisme si ce n’est le rapprochement entre des signifiés reliés à un seul et même signifiant? Prenons le cas de l’astrologie. Les gens partent  du principe que tout ce qui est placé dans la ‘corbeille » de l’astrologie – on préférera meme le mot corbillon, cher à notre grand mère, Claude Jonquière (1885-1957) qui laissa à sa mort une méthode d’orthographe, restée inédite. « Que met-on dans mon corbillon? » disait-elle quand elle voulait que l’on  place des mots qui se ressemblaient par leurs finales. Mais revenons à  nos moutons, à savoir ici l’astrologie:  l’Astrologie en tant que signifiant est censée englober tout ce qui recourt au mot astrologie. Or, il est temps de préciser que nous avons toute liberté  de n’accepter pour « notre  » astrologie ce que bon nous semble et de rejeter ce qui nous apparait comme  des apports étrangers. On dira que les acceptions correspondant à un même mot peuvent êtres dites étrangères les unes aux autres et ce en dépit même du fait qu’elles se servent du dit mot/

On voit donc  à quel point, la plupart des gens n’ont rien compris à Saussure. En vérité, très franchement, si historiquement il peut être intéressant de déterminer ce que Saussure a  vraiment voulu dire,  ce n’est pas vraiment notre probléme et quand bien même n’aurait-il pas pris pleinement la mesure de son apport, cela nous est totalement égal. Ce qui compte, en, définitive, est notre interprétatiion de Saussure^et qu’importe s’il s’agit d’une instrumentalisation de son propos. Dans ce cas, nous revendiquerions pour nous-même une telle révolution copernicienne et Saussure ne serait qu’un précurseur de notre propre pensée.

Il y a donc un énorme travail d’éducation à mener en ce début de XXIe siècle pour accoucher de la linguistique saussurienen, souvent pervertie par les linguistes eux-mêmes. Il n’est plus possible d’avoir à entendre des gens ne raisonner que sur la base de l’usage d’un même signifiant pour appréhender les contenus, donc les signifiés.  On en dira d’ailleurs de même par exemple pour le mot « Français ». Est-c e que tous ceux  qui sont dits français le sont de la même manière?  Une telle question est d’une actualité brulante et elle serait traitée autrement si le rapport signifiant/signifié était mieux compris.  Et comme on l’a dit plus haut, ce n’est pas non plus parce que le mot « Dieu » est utilisé par les uns et les autres, qu’il a ipso facto le même sens et que cela désigne la même entité. Or, tel est bel et bien le mode de raisonnement qui reste actuellement massivement en vigueur. Et il en est de même du mot « homme » qui permet à certaisn d’affirmer que les différences de sexes, de races ne font pas sens puisque de toute façon il s’agit d’une « seule et même  » humanité. Là encore, le signifiant fait loi.

Autrement dit, ce qui se désigne pareillement, au moyen des mêmes mots, serait comparable, identique, ce qui permet les plus folles généralisations par le biais du langage et la philosophie ne parvient pas toujours à échapper à un tel syndrome.

Que se passe-t-il si l’on cesse d’accepter un tel type de raisonnement  plaçant le signifiant au centre de signifiés qui seraient nécessairement reliés non pas seulement formellement mais sémantiquement par le même signifiant.  Il y a certes, une certaine « sagesse », une « tradition » intéressante à étudier historiquement, diachroniquement mais on laissera cette tâche aux historiens- dont nous sommes par ailleurs. Nous avons en effet par le passé beaucoup donné à l’étude des emprunts linguistiques (cf nos deux mémoires de thèse sous la direction de Louis-Jean Calvet et non soutenus pour des raisons obscures en 1987 et 1989 et que nous allons prochainement mettre en ligne)/ mais nous avons finalement conclu que le français avait d’abord fourni des signifiants et qu’il n’était pas « responsable » des signifiés qui leur sont associés. Le découplage signifiant-signifié est crucial. En ce sens, l’approche diachronique nous apparait comme un

épiphénoméne au regard de l’approche synchronique, ce qui ne signifie pas qu’elle ne mérite pas toute notre attention. Mais dans le cas de l’astrologie, par exemple, il est certes intéressant de retracer la genése de tout ce que l’on a pu mettre dans le « corbillon » de ce mot « Astrologie » mais on n’a point la moindre obligation de devoir entériner une quelconque « harmonie préétablie » entre toutes les données que l’on a pu au cours des siècles, placés dans le dit corbillon,  ou dans  le dit vase, si l’on préfére.

Cependant, dans bien des cas, il semble qu’il y ait une tyrannie du signifiant qui nous enrôle pour enfermer tous les sens qui lui sont reliés au sein d’un ensemble que l’on tentera, apologétiquement, de qualifier d’homogéne, alors qu’il ne s’agit que d’une collection aussi

hétéroclite que la série des bibelots qui peuvent figurer sur un buffet, c’est à dire sur quelque support susceptible d’accueillir à peu près n’importe  quoi!

L’enjeu est donc bien ici celui de la liberté. Il faut libérer le signifiant de ses signifiés car  qui est le tyran ici? Est-ce le signifiant ou celui qui  l’instrumentalise au service de quelque cause? On voit bien l’usage qui peut être fait pour faciliter l’assimilation, l’intégration, l’égalité, la parité, l’oecuménisme en recourant à la grosse ficelle du signifiant censé niveler les différences  par l’opération du langage, qui est un trésor partagé.  Le langage n’est-il pas lui même l’illustration d’un signifiant  fourre-tout, grenier que l’on ne saurait vider mais que l’on peut « enrichir » de nouveaux apports? L’astrologie est par excellence, un tel savoir cumulatif et boulimique, avec un signifiant insatiable, adoptant systématiquement les nouveaux astres découverts depuis la  fin du XVIIIe siècle en leur conférant le label astrologique? Nous avons montré ailleurs comment il pouvait être élagué, ou si l’on préfére comment il importait d’en différencier les « composantes » pour employer un terme pouvant laisser croire qu’elles constituent un « tout ». C’est aussi le rôle de l’historien que de défaire un certain travail  de « synthèse » de mauvais aloi.

C’est donc à ce syncrétisme que nous entendons nous attaquer et que nous pensons pouvoir parler comme d’un monstre à vaincre à l’instar de ce que fit un Saint Georges face au Dragon.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

15 01  15

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Nouvelle approche du cycle de 7 ans : syntropie et dystropie

Posté par nofim le 14 janvier 2015

Une révolution copernicienne pour l’interprétation de la conjonction en astrologie cyclique

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons, par le passé, beaucoup  discuté de la question du début d’un cycle et de la signification de la conjonction. La conjonction, se demandait-on , est-elle un point de départ, un point d’arrivée ou bien, comme on va le voir ici, un temps critique situé entre deux phases?

Nous introduirons désormais les notions se syntropie et de dystropie pour désigner les dynamiques cycliques. Il faut entendre par là que ce qui nous intéressera sera l’orientation, l’objectif en ligne de mire, ce vers quoi on tend, ce qui est en perspective. Autrement dit, la

syntropie signifiera pour nous  un mouvement en direction de la conjonction en formation de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes

royales. Et ce mouvement s’amorce longtemps à l’avance, un peu comme le solstice d’hiver  amorce une remontée du jour par rapport à la nuit, ce qui a conduit  à fixer la date du Ier janvier comme début d’année (sans parler de la date de la naissance de Jésus le 25 décembre, à 0h.)

Une fois le but atteint, il y a selon nous une période d’interrogation:  veut-on poursuivre ou bien faire une pause voire carrément faire avorter le processus avant de basculer dans la phase suivante, celle de la dystropie qui se caractérise par un plus grand ancrage dans la réalité. On passe ainsi du principe de plaisir (syntropie) au principe de réalité (dystropie) pour reprendre la formulation freudienne.

Contrairement à ce qu’on peut lire dans la littérature astrologique sur les cycles, la conjonction ne joue qu’en tant que perspective à atteindre et non comme point de départ. Ellle est en analogie avec la notion de solstice.(littéralement : le soleil s’arrête, cf armistice)

On sait à quel point la question de la confiance est important tant dans le domaine économique que politique. La crise des subprimes correspond ainsi à un temps conjonctionnel (2007-2008) et actuellement, nous nous situons dans un contexte comparable cycliquement.

La crise conjonctionnelle qui débouche sur la  dystropie  est l’occasion d’un ressaisissement, d’une réaction salutaire ou bien d’un effondrement si l’on n’a pas assez de  ressort.  On l’a vu  récemment, le dimanche 11 janvier 2015 face à la série d’attentats dans la région parisienne.

L’outil que nous proposons au monde politico-économique peut être un apport précieux en ce qu’il permet de prévoir ce qui se prépare, ce qui est en gestation, dans les tuyaux. Entendons par là il  signale ce qui est en oeuvre subconsciemment et donc ce qui se prépare comme c’est le cas en agriculture  (cf le cas du blé d’hiver)

La phase syntropique  est celle de l’idéal, de l’idylle, de l’enchantement, elle tend  asymptotiquement vers la conjonction.

Elle débute en gros, tour à tour,  au milieu de chacun des 4 signes cardinaux et se poursuit jusqu’à l’approche du 0° des 4 signes mutables, donc sur environ 45°/

Passé le cap de la conjonction, on est comme Sisyphe qui a monté son rocher jusqu’au sommet et doit ensuite redescendre et ainsi de suite,

indéfiniment.

La dystropie n’est pas en soi  néfaste mais on n’est moins naîf, on veut du concret., un ancrage plus solide.

Nous proposons de lancer des consultations selon cette méthode en abordant successivement plusieurs cycles de 7 ans, au cours de plusieurs sessions mais nous admettons tout à fait la possibilité d’ un travail de

groupe.  puisque le modéle utilisé est universel et donc concerne tout un chacun, à la différence de l’astrologie traditionnelle.

On pointera notamment les moments de formation de la conjnction Saturne/étoile fixe royale- laquelle se produit tous les 7 ans environ et qui est censée correspondre à un moment crucial.. Ce moment est ignoré des astrologues ou si l’on préfére est noyé dans la masse d’informations que l’astrologue moderne a pris sur lui de devoir gérer.

Selon nous, il importe en priorité de sensibiliser le public

au retour de la « grande conjonction » Saturne-étoiles fixe

royale tous les sept ans.Ce serait déjà une considérable

victoire pour l’astrologie que d’obtenir la reconnaissance

de ce phénoméne par les sciences de l’Homme (y compris

celles du vivant)

JHB

27 01 15

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

14 01 15

Publié dans ASTROLOGIE, couple, ECONOMIE, HISTOIRE, POLITIQUE, RELIGION, SCIENCE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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