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La dialectique contenant/contenu.

Posté par nofim le 8 janvier 2015

L’indifférence du contenant vis à vis du contenu

par  Jacques  Halbronn

On sera d’accord  pour reconnaitre que l’on peut mettre n’importe quelles fleurs dans un vase et que cela lui importe peu du moins si le vase

pouvait penser. Il en est de même d’un lecteur de DVD. Que lui importe que l’on passe tel enregistrement plutôt que tel autre. Quant au

constructeur automobile, qu’a-t-il à savoir qui conduiten un instant T  les voitures qu’il produit ? L’Humanité n’a pas cessé de construire des

contenants y compris quand il s’agissait de mots car le mot signifiant pour Saussure équivaut en fait à contenant et pourrait même en dériver comme le montre son participe présent.  Le fait que le mot lecteur désigne désormais un appareil  est très éloquent.  Les lecteurs d’autrefois sont remplacés par des machines.

On veut nous faire croire que tout ce qui est contenu par le même contenant est identique , que tous les signifiés recourant à un même signifiant s’équivalent et ainsi de suite. Donc que si le mot homme sert tantôt à désigner un homme , tantôt un être humain quel que soit son sexe, c’est qu’il n’y a pas de raison de distinguer toutes ces acceptions. C’est comme de dire qu’une rose est une tulipe parce qu’on peut la mettre dans le même vase!

JHB

08 01 5

 

 

 

Publié dans FEMMES, LINGUISTIQUE, machine, Technologie | Pas de Commentaire »

Le meilleur des mondes possibles chez Leibnitz

Posté par nofim le 7 janvier 2015

 

La question des possibles chez Leibnitz

par  Jacques  Halbronn

 

 

On  sait l’intérêt que nous portons depuis déjà quelque temps à la question de l’élection, du choix, dans les rapports entre Dieu et les hommes et plus spécifiquement les peuples Toute élection  est fonction de la liberté et de l’arbitraire. Si Dieu n’était pas libre, il n’aurait pas le choix du monde parmi d’autres mondes, un peuple parmi d’autres peuples,  tout comme les Juifs ne seraient pas libres s’ils n’avaient d’autre choix possible que celui d’un seul Dieu.

Nous ne pouvions donc rester indifférent à l’usage du mot « possible » dans la Théodicée de Leibnitz dont on connait la fortune dans le

Candide de Voltaire :   »Tout va pour le mieux  dans le meilleur des mondes. » Ce Candide est une sorte de Job moderne.

La question qui se pose est celle de la formulation initiale de Leibniz et dans quelle langue elle se fit, puisqu’il écrivit  en français une partie de son oeuvre.  Il convient donc d’étudier les Essais de Théodicée, parus à Amsterdam  en 1710  et nous avons consulté l’index qui nous renvoie à la  deuxiéme partie de l’ensemble, qui est liée à une polémique avec Pierre Bayle, un auteur que nous avons fréquenté pour ses Pensées sur la Cométe. (sur

les réponses à Bayle,  cf le recueil de textes constitué

par  Christiane  Frémont, à la suite du Système nouveau

de la Nature et de la communication des substances, Ed GF Flammarion, 1994)

 

Quant à Jean-Michel Robert, dans so Leibniz, vie et oeuvre(Pocket 2003), il rend par la forme « le meilleur monde possible », ce qui est selon nous assez éloigné de l’esprit de Leibniz, dès lors qu’il évacue la question des possibles et de leur pluralité virtuelle.

 

Citons  Leibnitz  sur la question de l’infinité des possibles dans ce français qui est la langue d’origine:

« Dieu  a  choisi entre de différents partis  tous possibles ainsi métaphysiqsuement parlant, il pouvoit  choisir ou faire  ce qui ne fut point

le meilleur mais il ne le pouvoit point moralement parlant. Servons-nous d’une comparaison de Géométrie. Le meilleur  chemin d’un point à un autre (…)  est unique, c’est  celuy qui va par la ligne la plus courte qui est la  droite. Cependant il y a une infinité de chemins d’un point à un autre. Il n’y a donc point de nécessité qui m’oblige d’aller par la ligne droite mais  aussitôt que je choisis le meilleur je suis déterminé à y aller, quoyque ce ne soit  qu’une  nécessité morale (…) Il y a bien des  choses qui ne sont  jamais  arrivées & n’arriveront  jamais & qui  cependant sont concevables distinctement (…) comment peut-on dire qu’elles sont absolument impossibles?

‘(…) Dieu  choisit parmi les possibles & c’est pour cela qu’il  choisit librement  »

 

(..) Dieu choisit parmi les possibles & c ‘est pour cela qu’il  choisit librement & qu’il n’est point nécessité. il n’y aurait point de choix ny de liberté s’il n’y avoit qu’un seul parti possible »"  (pp. 412- et seq  ed 1712   BNF R 25709 etc.)

On notera que l’on ne trouve pas la formule  célébre sous quelque forme que ce soit. Il semble qu’il s’agisse d’un résumé. Dans les publications en langue allemande,   une autre expression circulé (cf Wikipedia, en allemand  Theodizee) : Nous vivons dans le meilleur des mondes »  Wir leben in der besten aller möglichen Welten » sans la forme voltairienne: « tout est bien  » ou « tout va bien »

 

Il  est assez navrant de devoir constater que certains

commentateurs de cette célébre formule  contrefaite n »ont pas pris la

peine de remonter à la source et se sont contentés d »une

approche de seconde main.  Dans l’article « Leibnitz » (Wiipedia)

il est noté à juste titre : « En 1759, dans le conte philosophique Candide, Voltaire fait de son personnage Pangloss le porte-parole du providentialisme de Leibniz. Il y déforme volontairement sa doctrine en la réduisant à la formule : « tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Cette formule ne se trouve pas dans l’œuvre leibnizienne »

Signalons l’article de Wikipedia  en  anglais   sur  cette formule ::

« The phrase « the best of all possible worlds » (French: le meilleur des mondes possibles; German: Die beste aller möglichen Welten) was coined by the German polymath Gottfried Leibniz in his 1710 work Essais de Théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l’homme et l’origine du mal (Essays on the Goodness of God, the Freedom of Man and the Origin of Evil). The claim that the actual world is the best of all possible worlds is the central argument in Leibniz’s theodicy, or his attempt to solve the problem of evil. »

L’auteur de l’article s’est contenté de traduire la formule française en allemand et en anglais mais nous ne pensons pas que celle-ci se trouve en allemand, dont nous avons d’ailleurs indiqué qu’elle était connue sous une autre tournure.

Notre commentaire sera le suivant :  Leibniz  accorde que Dieu est libre de ses choix mais que moralement il lui faut faire le meilleur choix parmi tous les possibles à moins que l’on ne puisse dire, selon nous, qu’il s’agit là du  meilleur choix mais qu’un choix n’est

qu’un choix : obligation de moyens mais non de résultats. Dieu ne choisirait donc pas le meilleur monde- ce que l’on ne sait par avance, mais ferait le meilleur choix parmi les choix possibles.

Si l’on aborde le premier chapitre de la Genése, le fait qu’il soit indiqué « Et Dieu vit que c’était bon » à la fin de chaque jour, montre bien

que Dieu ne pouvait savoir exactement par avance ce qu’il en serait. Il est clair que Dieu portera in fine un jugement sur ses propres choix en se réservant le droit de dire si son choix qui était supposé être le meilleur  s’est vu confirmer ou non comme tel.

Il  conviendrait de resituer un tel débat  dans le cadre du protestantisme sur la question de la grâce, de la foi et des oeuvres.

D’ailleurs,  on est là face à un clivage qui distingue entre elles les diverses religions monothéistes. Quelque part, pour les Juifs, il est clair que Dieu n’a pu faire que le meilleur des choix en élisant ce peuple parmi les autres peuples mais en même temps, il avait bel et bien le choix parmi les com-possibles. Pour les Catholiques, le résultat est ce qui compte et Dieu peut s’apercevoir qu’il s’est trompé dans ses choix et c’est ce qui conduit à l’idée du Jugement Dernier où Dieu est juge de ses propres choix.

Martine de Gaudemar.( Le vocabulaire

de Leibniz/  Ed. Ellipses, pp. 58-59  sur le mot

« meilleur »)  écrit : « Dieu  a  choisi  la  meilleure parmi

l’infinité des  séries de choses possibles. Mais le

meilleur  dans le tout  n’est pas  exempt de mal (…) Le

meilleur serait-il  équivalent  au moindre mal? » On dira

aussi  que « le mieux est l’ennemi du bien ».

Aldous  Huxley se référe à une telle formule déjà  dans le  titre de   son ouvrage (Le Meilleur des mondes)

«  Brave New Wold « , sorte d’utopie techjnologique qui laisse entendre que les mondes possibles ne se situent pas

nécessairement dans un autre espace mais dans un autre temps et donc nous attendent dans le futur.

 

Bibliographie

Eike Christian Hirsch/ Der berühmte Herr Leibniz.  Eine Biographie.  Munich   Beckl, 2001  (pp 460 et seq)

Wenchao Li/ Wilhelm  Schmidt-Biggemann, Dir. « 300  Jahre Essais de Théodicée. Rezeption und Transformation ».   Franz Steiner Verlag  2013

 

JHB

07 01  15

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, HISTOIRE, judaîsme, RELIGION | Pas de Commentaire »

La nourriture de substitution/ Le provisoire qui perdure

Posté par nofim le 6 janvier 2015

 

Une culture de l’imitation:  la malbouffe, comme ennemi de la fraîcheur.

par  Jacques  Halbronn

 

On ne répétera jamais assez que les pratiques alimentaires tendent à s’aligner sur les comportements sociaux et comportent

assurément une dimension mimétique. Ce qui est en bas de l’échelle sociale  imite ce qui est en haut en recourant à des modes de

substitution. On trouve ce phénoméne assez bien décrit dans le monde vétérinaire. (cf  Françoise Fiocre-Issartel

Conséquences économiques de la substitution du manioc aux céréales dans l’alimentation des porcins, Thèse vétérinaire, 1981. Créteil  et

Alain Cornille   Protéines de substitution  et alimentation du veau de boucherie.  Thèse vétérinaire, 1977  Créteil) et les considérations économiques n’y sont nullement négligeables.

Une grande part de ce que nous mangeons n’est jamais qu’un succédané ayant pour principale « vertu » de ne pas couter cher, tentation qui est d’autant plus grande lorsqu’il s’agit de nourrir un  grand nombre de convives. C’est la quantité qui pése sur la qualité.

Selon nous, une tranche de pain n’est jamais qu’un substitut à une tranche de viande et le péché originel du végétarisme tient au fait qu’il ne fait sens que par rapport à un modéle carné. Le falafel que l’on consomme largement dans la rue du Moyen Orient, ne fait qu’imiter

les boulettes de viande en  se servant de pois chiche, aliment bien moins couteux et plus facile à conserver.

Ce qui est étrange, c’est que même dans les sociétés qui en auraient les moyens, de telles pratiques de  pénurie tendent à se perpétuer et même à s’imposer! Les produits frais sont d’office remplacés sur les tables par des « conserves » ou par des produits que l’on peut stocker

indéfiniment comme les céréales. Ce ne sont là par conséquent que des pis-allers.

L’obésité dont on se plaint est largement dû à  une telle substitution alimentaire.

Nous préconisons  donc dans les réceptions, les cocktails, de présenter de fines tranches de viande que l’on peut saisir avec les mains à la place de toutes sortes de canapés, de petits fours et autres « gourmandises ». Chez les Juifs,  le probléme s’aggrave du fait que l’on évite parfois de servir de la viande pour qu’il n’y ait pas de probléme de kashrout.

Mais l’on sait que la gastronomie  ne vient pas d’en haut mais d’en bas de l’échelle sociale. On peut ici parler de nivellement par le bas et il est vrai que l’on doit faire preuve de plus de savoir faire pour préparer une nourriture palliative que pour servir des choses simples qui se suffisent à elles-mêmes comme des fruits et des grillades. Toutes ces « préparations »  exigent de recourir notamment à des graisses, à de la pâte, mal assimilables par l’organisme, ce qui génère une surcharge.

Nous pensons que la France- par exemple-  devrait exporter massivement ses céréales vers les zones menacées de famine et importer de la viande en échange pour sa population.  On connait le cas de ces Polonais arrivant en France il y a quelque décennies,  et se refusant à abandonner une nourriture  lourde qui « tient au ventre » plutôt que de manger des steacks.

Il est scandaleux de voir que les enfants  actuellement s’habituent à manger des viennoiseries plutôt que des fruits parce que cela complique moins la vie des mères. Or,  de nos jours, quand on  se rend à une « table ouverte »,  apporter une nourriture emballée est mieux apprécié que de venir avec des fruits. Les « gâteaux » sont plus de l’ordre de la fête!

Nous pensons qu’il serait bon d’ouvrir des restaurants d’un nouveau genre  de type barbecue, d’autant qu’il est bon de saisir les aliments

avec les mains, de les toucher et même de les manger sans se servir ni d’assiettes, ni de couverts. Tous les aliments seraient frais, c’est à dire que leur date de consommation  est déterminée. Or, l’on sait qu’à l’approche des dates de péremption, le prix des produits est souvent divisé par deux, ce qui fait singulièrement baisser le prix de revient.  De même pour les fruits,  l’on peut trouver à la fin des marchés des

produits à bas prix. Il faut donc cesser de dire que l’on n’a pas les moyens de manger de la viande ou des fruits!

Bien entendu,  ce qui est vrai pour la malbouffe- comme cela a déjà été dit ailleurs- vaut aussi pour la « culture ». Il est clair que le cinéma est le théatre du pauvre, qu’il ne consomme pas de « produits » frais(c’est à dire les comédiens), que ce n’est que du réchauffé. On est là dans une consommation en boucle et là encore,  il conviendrait d’exporter de tels produits et de définir les termes d’une consommation

intérieure de haute qualité, ce qui exigerait d’ailleurs d’être plus attentif aux créateurs vivants.

Car là est bien le probléme, on a l’impression que l’on sacrifie ce qui est frais à ce qui est sec, ce qui est vivant à ce qui est mort. On se contente de redonner vie à ce qui est figé sur le papier. On crie au miracle quand  on fait revivre un auteur d’il y a deux siècles. C’est ce que nous appellerons volontiers, une mentalité décadente.

 

 

 

 

 

 

JHB

06 01 15

 

 

 

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L’astrologie sur le désenchantement du monde et la fin des passe-droits

Posté par nofim le 6 janvier 2015

Enchantement  et  désenchantement du monde au prisme de l’astrologie   halbronnienne

par  Jacques  Halbronn

Il est important que l’on relie un dispositif  astronomique à une certaine sémiologie, comme l’avait bien compris

Jean-Pierre Nicola avec son systéme RET (Représentation, Existence, Transcendance). Pour notre  part, nous entendons

référer notre travail sur la cyclicité  avec  le phénoméne du désenchantement  (cf Marcel  Gauchet « Un monde désenchanté?  » Ed de l’Atelier,  2007)) et bien entendu de son inverse.

La disjonction produirait de l’enchantement tandis que la conjonction  générerait du désenchantement.

En fait,  le désenchantement nous apparait comme  un retour à la normale, à l’ordre, mettant ainsi fin à l’anormal, à l’extra-ordinaire.

Il nous importe que chacun soit en mesure de distinguer entre ces deux états, ces deux périodes car comment valider l’astrologie avec des notions que les gens ne comprenennt pas, n’ont pas bien assimilé. C’est d’ailleurs là que le bât blesse quand tant d’astrologues recourent à des notions- pas seulement du fait d’un certain jargon technique- avec lesquelles leurs interlocuteurs ne sont pas familiers, comem si un mot n’avait pas besoin d’être explicité et précisé, vu sa polysémie.

Il s’agit donc bel et bien de favoriser une certaine prise de conscience comme c’est le cas dans d’autres domaines sans laquelle on risque fort de piétiner, de stagner indéfiniment. Faire connaitre l’astrologie, cela passe par  la mise en avant de certaines notions du langage non

astrologique qu’il importe que le public apprenne à maitriser. On ne parle pas ici des signez zodiacaux que chacun devrait connaitre mais bien de notions qui font sens pour l’astrologie comme celle précisément du désenchantement, ne serait-ce que parce que cela sous entend une certaine dynamique : pour qu’il y ait désenchantement, il a bien fallu qu’il y ait enchantement et ainsi de suite. On ne saurait comprendre un terme sans l’autre, l’enchantement sans le désenchantement.

Parmi les expériences d’enchantement,  il y a tout ce qui n’est pas vraiment mérité mais que l’on a quand même obtenu, « avant son tour » et souvent devant d’autres qui semblaient y  avoir droit avant nous. Le bonheur des uns fait d’ailleurs  le malheur des autres. Notre père, par exemple, à la fin de sa carrière de haut fonctionnaire s’est vu priver d’une promotion- du fait d’un changement de ministre,  qu’il considérait comme un dû;  il en est mort peu après (1970). Un de ses collégues qui lui était inférieur hiérarchiquement passa  devant lui. Mais pour ce dernier, ce fut un avancement inespéré, providentiel.

Ce que l’on peut prévoir raisonnablement, c’est que  ce dont nous disposons au dessus de notre condition et de nos moyens, ce dont

on jouit indument risque  de nous être repris avec la phase conjonctionnelle (Saurne dans l’alignement d’une des 4 étoiles fixes royales)

C’est comme une épée de Damoclés qui finit par s’abattre.  Le désenchantement  est lié à une certaine mauvaise conscience/ Il y a là un certain sentiment de fatalité: cela devait bien arriver un jour, c’est la fin d’une certaine impunité, de priviléges qui nous venaient d’une phase disjonctionnelle.

La conjonction nous raméne ainsi à un ordre « normal » des choses qui n’est pas de l’ordre de l »‘enchantement »/ On ne croit plus  guère aux miracles, au Père Noël,  ce qui caractériserait a  contrario la  phase disjonctionnelle/

La  conjonction nous atteint par nos points  faibles et il importe à ce moment là de faire profil bas, de se faire oublier pour que l’on ne nous ait point dans le collimateur.  Inversement,  en phase disjonctionnelle, il est conseillé de se mettre en avant pour saisir sa chance/ Comme dit l’Ecclésiaste, il y  a  un temps pour chaque chose.

En phase conjonctionnelle,  on ne fait pas le poids mais l’on peut  essayer de se renforcer, de se trouver du « renfort »/

On fera remarquer que la conjonction  vise à recentrer le systéme et  que la disjonction  n’est en principe qu’un processus en creux comme une sorte de talon d’Achille, qui n’existerait que par défaut mais ce défaut est gage de liberté pour l’Humanité. Cela lui permet de se libérer de la « roue »  imperturbable et irréversible de la cyclicité.

Sans la disjonction, notre vie serait bien morne, sans surprise mais tôt ou tard, la Norme reprend le dessus mais toujours

temporairement. La disjonction est un pied de nez à la conjonction, c’est le « carré » des astrologues présenté comme un « aspect » dissonnant. Mais comme en musique, la dissonnance est libératrice.

L’astrologie ne se contente donc pas de décrire un systéme mais elle signale par la même occasion son maillon faible, comment, en quelque sorte, le neutraliser.  Dans notre ouvrage,  Le Monde Juif et l’Astrologie (Ed Arché 1985) nous avons montré que dans le Talmud, on s’évertuait à trouver des moyens de neutraliser le destin du fait des pratiques rituelles.(cf  traité Shabbat)

L’astrologue devra donc impérativement  apprendre à maitriser le calendrier de cette alternance de l’enchantement et du désenchantement car jusqu’à présent, la prévision astrologique souffrait  singulièrement d’un langage par trop vague ou par trop technique/

 

 

 

 

JHB

06 01  15

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, LINGUISTIQUE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

L’astrologie à deux temps

Posté par nofim le 3 janvier 2015

L’enjeu des découpages cycliques en astrologie

par  Jacques Halbronn

 

La question du découpage cyclique est  un enjeu majeur mais que les astrologues ne mettent pas volontiers en avant car cela met nécessairement en évidence ce qui distingue astrologie et astronomie et ils ont horreur qu’on l’on souligne le décalage entre ces deux domaines et voudraient- comme Jean Pierre Nicola – faire croire que ‘l’astrologie ne saurait jamais être autre chose qu’un commentaire (le comment) de l’astronomie.

En  réalité, rien n’est moins simple que cette affaire. Déjà à la fin du XVIIe siècle,  Placide de Titis avait compris qu’en changeant de mode de calccul des maisons astrologiques, il modifait le processus de datation en changeant  les limites des  maisons par les cuspides/ Trois siècles plus tard,  l’on songera plus à combiner les planétes entre elles à partir d’une succession d’aspects, d’écarts angulaires entre deux  planétes. Mais tout cela se heurtera à la  pluralité des cycles existants. Comment choisir entre tel cycle et tel auitre? D’aucuns ont pensé que chaque combinatoire planétaire visait une région du monde particulière. Par exemple, pour

André Barbault,; le cycle Saturne-Neptune concernerait l’URSS . Mais par la suite, le même Barbault proposera de réaliser un coefficient  prenant en compte tous les cycles composés par Jupiter, Saturne, Uranus, Neeptune et ¨Pluton, soit 3 planétes inconnues des Anciens. Il crut ainsi pouvoir rendre compte a posteriori des deux guerres mondiales marquées de façon comparable.

Une autre façon de procéder assez à la mode en ce début de XXIe siècle consiste à noter quand une planéte change de signe et on nous parle alors de l’entrée d’Uranus dans tel signe et de Pluton dans tel autre comme correspondant à des échéances  significatives.

En Inde, les astrologues ont préféré les « dasas’ »  qui répartissent une durée de 120 ans entre 7 astres et 2 noeuds lunaires ( Rahou et Kétou) sur la base de la progression de la Lune à travers les astérismes

(nakashatras). avec des durées très différentes d’un dasa  à un autre.

Pour notre part,  nous travaillons avec le cycle de Saturne  ce qui conduit à un c ycle de 7 ans correspondant au quart d’une révoluition sidérale de cette planéte, la plus lente jusqu’à la découverte d’Uranus en 1781.

Nous divisons ce cycle de 7 ans en deux temps de 3 ans et demi, soit enviton 42  mois/ Mais toute la question réside dans le découpage  déterminant le passage d’une phase à l’autre. Certes, on a un repére

astronomique, à savoir la conjonction de Saturne avec l’une des 4 étoiles  fixes Royales -ce qui donne le cycle de 7 ans – mais il reste à déterminer  où se situe le passage d’une phase conjonctionnelle à une

phase disjonctionnelle, à savoir le mi-point entre deux étoiles fixes royales quand Saturne  y pase. C’est un point qui ne correspond à aucune conjonction mais est un repéré spatio-temporel. Les astrologues

allemands au siècle dernier ont accordé la plus grande importance aux « mi-points ».

Ce n’est qu’en confrontant le modéle astronomique avec  les observations sur le terrain, à condition bien entendu de savoir clairement distionguer ce qui est propre  à l’une ou l’autre de ces  2 phases; que l’on est parvenu à  tracer une « carte »  des frontières entre ces deux grandes périodes de 3 ans et demi.

Nos résultats actuels donnent le tableau  suiivant:

phasr didjonctionnelle:

5 derniers degrés des signes mutables

30 degrés des signes cardinaux

10 premiers degrés des signe fixes

 

phase conjonctionnelle:

20 derniers degrés des signes fixes

25 premiers degrés des signes mutables.

 

On sort  ainsi, on l’a bien compris, du champ de l’astronomie « pure » en introduisant un découpage qui n’est pas étayé par les changements de signes -tropiques ou sidéralistes- ou par des aspect entre planétes.

La recherche peut au demeurant conduire à modifier quelque peu un tel découpage et en cela nous rejoignons les préoccupations d’un Placide Titis (dont le  traité a été traduit en français et publié en 1998 par la FDAF avec un texte du regretté  Bezza)

On a souligné plus haut la nécesité de décrire les deux phases de façon suffisamment contrastée pour que l’on puisse avancer dans un tel travail de découpage. Or, les descriptions que nous fournissent les astrologues sur ce qui distingue un carré d’un trigone, un signe d’un autren, une planéte d’une autre sont  selon nous fort insuffisants et ambigus. Ainsi Barbault quand il se projette sur 1989 nous parle d’un événements « grave », « important’, ce qui ne saurait faire l’affaire.

Au stade de nos recherches nous sommes parvenus à définir les deux phases en insistant sur le fait que la phase de disjonction correspond à une déviation,  à un déraillement, ce qui rejoint la notion de dissonnance associée au carré (90°). On allait en ligne droite et soudainement, on se met à dévier de sa trajectoire. Inversement, la phase conjonctionnrlle est un retoiur à la Raison, au sens de ce qui obéit   à un cours normal des choses. On nous objectera que la disjonction dès lors qu’elle s’inscrit dans la cyclcité,  reléve également d’une telle « rationalité »‘/ Mais nouis sommes ici en présence d’une « crise » du cycle qui

en ferait partie intégrante, sous la forme d’une sorte d’antithèse.

Il  reste que la prévision d’un état disjonctionnel  reste plus  tangible que celle d’un état conjonctionnel.

On annoncera un prochain état disjonctionnel comme   invraisemblable, improbable voire impensable./

Les exemples ne manquent pas de ces éévénements inouis qui font bouger les lignes spatio-temporelles, en une sorte de téléscopage.  Un De Gaulle revenant au pouvoir en 1958,  les Israéliens entrant dans la vieille ville de Jérusalem en prenant le contrôle du Mont du Temple et du Mur des Lamentations,  Hitler sur les Champs Elysées, à Paris,  l’Allemagne réunifiée avec la chute du Mur de Berlin et Berlin redevenant la capitale de l’Allemagne.

 

 

 

 

 

 

 

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La musique improvisée avec des gants.

Posté par nofim le 2 janvier 2015

Manifeste de l’improvisation pianistique PWW

par Jacques Halbronn

Le travail d’improvisation ne passe pas, selon nous, par les mêmes techniques que le travail d’interprétation. Le rapport au piano

doit différer. Une chose est de reproduire une partition, une autre d’en produire une.

Avec la technique PWW que nous avons encore récemment améliorée, on dispose d’une technique favorisant sensiblement le travail de composition musicale, à partir du piano.

Un  W  vaut pour Whistle et Whist.  En ce qui concerne le mode Whistle, c’est à  dire sifflement -parfois connu sous la forme « wiss », on dépasse le cadre du piano mais non celui du pianiste lequel désormais n’est plus « muet » (cf le paralléle avec le cinéma) mais produi du son/

Nous avons également adopté la production de sons s’apparentant à celui des langues mais sans recourir à des stéréotypes en usage. Le compositeur pourra ainsi, vocaliser toutes sortes de sonorités en toute liberté qui pourront, en aval, être rendus orchestralement – notamment en musique de chambre- selon la fantaisie de l’arrangeur.

en même temps qu’il joue. En aval, rien n’empêchera évidemment de rendre le sifflement par le biais d’un autre instrument (à vent, à cordes etc) mais rappelons que nous nous situons ici au stade de la composition indissociable de l’improvisation.

L’autre W vaut pour Wrist, c’est à dire le poignet et en fait toute la main, y compris la paume. Cette technique permet de gagner en rapidité en raison du très faible déplacement nécessaire pour produire de multiples variations. La paume nous apparait comme le point d’impact principal, le pivot de tout le travail pianistique. Mais encore une fois, en aval, au stade de l’interprétation, l’on peut tout à fait

envisager d’interpréter  une oeuvre PWW selon la technique classique.

Nous avons récemment ajouté  l’usage des gants et plus spécifiquement des mitaines dans la pratique pianistique créatrice. En effet,

le travail de la main nue s’avère assez éprouvant, ce qui nuit à la fluidité et à l’aisance de la dite pratique. Les conditions de travail

affectent, on l’aura compris, directement, la substance même de la musique produite. Nos dernières « percussions » PWW ont été réalisées en recourant à des mitaines (cf notre master class en vidéo sur You Tube) et désormais cela sera incontournable.

Nous proposons en 2015  des initiations à l’improvisation musicale PWW à notre studio de la rue de la Providence.(au n°8)

halbronn@yahoo.fr  et nous renvoyons au blog musimprovision pour l’écoute de nos improvisations. Cette  formation n »exige

strictement aucune formation musicale, n’exige notamment pas de savoir lire une partition. Elle s’adresse à des personnes n’étant pas passées par le moule du solfége et de la lecture des partitions.  Notre support de communication est l ‘enregistrement, tout en sachant qu’il sera de plus en plus envisageable de transcrire le son par le moyen des ordinateurs. Une autre formation que nous n’assurons pas

est celle d’arrangeur qui va retravailler  ce premier stade en vue de le rendre accessible à  diverses formations, du soliste à  telle ou telle formation collégiale.

Chaque stade a ses méthodes, ses techniques, ses pratiques et on ne saurait  en aucune façon  les confondre.

 

JHB

02 01 15

 

 

 

Publié dans MUSIQUE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

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