Histoire de l’astromancie

Posté par nofim le 18 février 2015

La très vieille  histoire de l’astromancie

par Jacques  Halbronn

 

 

L’astrologie actuelle  ne peut  se comprendre que si

l’on remonte très loin dans le temps, en un temps où

l’astronomie  était  dans les limbes,  et nous parlerons

alors d’astromancie plutôt que d’astrologie. L’astrologie

est sensiblement plus  tardive et nait avec l’astronomie

planétaire étant bien entendu que la connaissance des

luminaires est bien antérieure à  celle-ci (cf le premier

chapitre de la Genése). Nous  aurions donc  trois  stades

un stade où le ciel est perçu spatialement,  un stade

soli-lunaire  qui introduit une cyclicité et un calendrier

et un  stade  planétaire  qui s’articule sur une combinatoire

planéte/étoiles  fixes. Ensuite, nous basculons dans le

syncrétisme qui va mélanger ces  trois stades. Le premier

stade correspond  au  « thème » horaire dont le thème

natal n’est qu’un cas particulier, le deuxième à l’astrologie

des douze signes (cf les horoscopes des journaux)

et le troisiéme  à l’astrologie mondiale.

L’astromancie entretient un rapport symbiotique avec

la connaissance du ciel et il n’y a rien de surprenant

à ce qu’elle prenne en compte les nouvelles planétes

(satellites, astéroïdes, transsaturniennes) que l’on a

commencé à découvrir  depuis le début du XVIIe siècle,

avec la lunette de Galilée sans parler d’autres phénoménes

comme les éclipses (noeuds lunaires), les cométes, les nouvelles

étoiles (nova stella)etc). D’où ce paradoxe qui fait que

cette astromancie archaïque soit dévoreuse des

toutes dernières trouvailles de l’astronomie, en ce qui

concerne la description du ciel. En effet, l’astromancien

se doit d’appréhender le ciel dans sa  globalité car tout

y fait  sens.

L’astrologie actuelle nous apparait dès lors l’héritière

de cette astromancie qui s’articule sur le « thème » censé

dire ce qu’il en est à partir d’un temps donné, en un lieu

donné, d’où les maisons astrologiques. Comment

travaille l’astromancien?  Pas très différemment de tout

autre praticien de quelque autre forme de divination, à

commencer par la cartomancie. Même lorsque l’astromancien

fait des prévisions, il le fait à partir de la carte du ciel

considérée par un systéme de progressions, de « directions »

(et autres dispositifs  fictifs qui ne tiennent pas compte

de la réalité astronomique postérieure au thème). En ce

sens, l’on note que ‘l’astronomie dont se sert l’astromancien

est de position et qu’elle n’est pas cyclique même si de

nos jours les éphémérides sont confectionnées sur la base

d’une connaissance des cycles planétaires. Cela ne doit pas

faire illusion: l’astronomie ne sert ici qu’à restituer les

conditions d’observation  du ciel pour un temps et un

lieu donné et l’astromancien pourrait en principe se

contenter de regarder le ciel  qu’il a sous les yeux lord

de  sa consultation,  pourvu que celle-ci ait lieu de nuit.

L’habillage informatique de l’astromancie ne saurait

faire illusion  et tromper son monde.

Or, cette astromancie tend à vouloir se faire prendre

pour l’astrologie avec laquelle elle vit dans  une

certaine promiscuité. Au demeurant, l’astromancie

est bien plus foisonnante que l’astrologie cyclique et en ce

sens plus proche de’ l’astronomie que cette dernière. En

effet, l’astrologie cyclique qui combine une planéte et

une étoile pou restituer la structure soli-lunaire et sa

périodisation de sept jours en sept jours qui  devient

-avec Saturne- de sept ans en sept ans-  n’emprunte que

quelques données à l’astronomie, au niveau

quantitatif  mais ne s’en sépare point sur le plan

qualitatif, à savoir que cette astrologie cyclique  se base

sur une cyclicité astronomique réelle mais réduite à la

portion congrue.

L’astromancie ne saurait être une science en ce qu’elle

est avant tout divinatoire -ce qui confère au praticien

un rôle clef, même s’il existe moult  manuels d’initiation

et de perfectionnement.

Il est temps que l’astrologie cyclique se démarque de la

façon la plus nette de cette astromancie et que l’on ne mélange

plus les deux. Quant à l’astrologie des douze signes, elle

est une déviance, en ce qu’initialement, elle était vouée

à baliser le cycle soli-lunaire et non à diviser l’humanité

en douze familles. Encore une fois, l’on ne peut que

relever le fait qu’il existe une astrologie de l’espace

(astromancie,  types zodiacaux) et une astroogie du

temps (astrologie mondiale, astro-cyclologie etc). Nous

avons déjà dénoncé la tendance, chez certains

astrologues, notamment dans les réunions publiques, à tout

vouloir baser sur le seul thème natal ou d’événement

sans prendre la peine de tenir compte du suivi

chronologique; On trouve des formulations hybrides

qui ajoutent à la confusion quand on étudie les transits,

c’est à dire la rencontre entre un ciel de naissance avec

le ciel d’un autre moment, sans recourir aux  directions.

On est en plein syncrétisme et l’on accumule en un seul

et même corpus tout ce qui se présente comme un discours

sur le rapport des hommes aux astres.

Il convient d’insister sur l’impact de certaines coincidences

D’une part,  il est clair que la Lune et Saturne offrent une

parenté numérique autour du 28 et du 7 (d’où le rythme

hebdomadaire, du grec hepta, sept) mais, d’autre part, il est aussi

clair que le fait d’affirmer l’importance d’un septénaire est

une imposture car il n’y a aucun rapport entre les 7

jours ou les 7 ans du cycle Lune/Saturne et le fait

qu’il y ait sept »planétes », même si les jours de la semaine

se sont vus attribuer chacun une « planéte ». Ce Septénaire

est une construction artificielle qui  mélange les torchons

et les serviettes. Les luminaires ne sont pas assimilables

à des planétes et on les connait depuis bien plus longtemps/

Une astrologie à 7 « planétes »  ne correspond à rien: elle

n’est pas acceptable astronomiquement depuis que l’on

a découvert Uranus en 1781 (astre d’ailleurs visible à

l’oeil nu) et elle ne l’est pas davantage d’un point de vue

cyclique car l’astrologie cyclique travaille non pas sur

le sept mais sur le deux (avec un astre rapide et un

astre lent). Mais rappelons aussi que pour que puisse

s’instaurer des périodes de 7 ans,  en paralléle avec  celles

de 7 jours, seule Saturne fait l’affaire avec ses 28 ans de

révolution, à condition toutefois d’être relié à des points

fixes (étoiles) sinon  on a des périodes qui différent selon

qu’on relie Saturne à Jupiter, à Uranus ou à Neptune!

Seule Uranus fait apparaitre les phases de 7 ans quand

on divise par douze sa révolution de 84 ans mais on n’est

plus alors dans un schéma soli-lunaire de 4 phases.

Il n’est pas douteux, certes, que l’astromancie, comme

d’ailleurs toute forme de divination, a vocation à

appréhender les individus et les événements dans leur

spécificité. Mais telle n’est pas la raison d’être de l’astrologie

laquelle a vocation à faire ressortir des récurrences de

façon quantitative et statistique. Mais l’astromancie

n’ a pas plus à compléter en ce sens l’astrologie que toute

autre forme de divination puisque le ciel n’est pour

l’astromancie qu’un support..

 

 

 

JHB

18 02  15

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