Luc Decaunes et la collection « Clefs pour »

Posté par nofim le 26 mars 2015

Le  jeune Jacques Halbronn a une dette envers Luc Decaunes;

C’est ce poéte qui dirigeait la Collection Clefs pour

qui le préféra en  1975  à André Barbault pour le volume sur

l’Astrologie qui parut début  1976.

Nous reproduisons ici l’article sur Wikipedia qui

avait oublié cette dimension et c’est nous qui l’avons

ajoutée.

JHB

 

Luc Decaunes est un poète et écrivain français, né le 2 janvier 1913 à Marseille1 et décédé en 20011.

Son corps a été transféré dans le cimetière de Belmont-de-la-Loire en 2006.

Luc Decaunes, qui fut instituteur1 à Paris, sut aussi être homme de radio, journaliste, organisateur de festivals1, tout en s’intéressant vivement à la musique et à la chanson. Mais il est avant tout connu pour son œuvre littéraire, comme étant l’auteur de nombreux recueils de poésie, de romans et de plusieurs anthologies.

Il fréquenta les surréalistes, notamment Louis Aragon, Tristan Tzara, et Paul Éluard dont il devint le gendre en épousant sa fille Cécile1. Il fut aussi, en 1936, le fondateur de la revue Soutes1 qui souhaitait unir dans un seul langage pulsions oniriques, érotiques et révolutionnaires.

Dès son premier recueil paru en 1938, Decaunes apparaîtra comme un « voleur de feu », mais sa poésie, tout au long de l’œuvre, restera celle de la vie et du vécu.

Luc Decaunes a également dirigé aux éditions Seghers une collection fort appréciée dans

les années soixante-dix, « Clefs pour ».

Sommaire

Recueils de poésie

  • L’indicatif présent ou l’infirme tel qu’il est, avec une eau-forte originale de Picasso (Éditions Soutes – 1938).
  • Le feu défendu, avec un dessin de Cécile Eluard (Les Feuillets de l’îlot – 1938)1.
  • A l’œil nu, avec quatre dessins originaux de Man Ray (Éditions des Cahiers du Sud – 1941)1.
  • Le cœur en ordre (Éditions du Méridien – 1943).
  • Le camphre et l’amadou (École de Rochefort – 1943).
  • L’air natal, avec une posface d’Albert Béguin (Cahiers du Rhône, Éditions de la Baconnière – 1944).
  • Le sens du mystère (Roger Piault – 1946).
  • Poèmes militants, avec douze illustrations d’André Graciès (La Tête noire – 1947).
  • La sourde oreille (Éditions de la revue Fontaine – 1947).
  • Droit de regard, avec un dessin original de Paul Charlot (Seghers – 1951).
  • Musique et poésie ininterrompues, avec, en préface, une étude sur poésie et chanson (Seghers – 1959).
  • L’amour sans preuves, avec vingt dessins d’Antoniucci Volti (Robert Laffont – 1959) (Prix Artaud 1960).
  • Raisons ardentes, choix de poèmes (1935-1955) avec une étude d’Albert Ayguesparse (La Renaissance du Livre – 1964).
  • Haute Provence, avec quinze linogravures de Jean Rivier, Moulin de Larroque (Seghers – 1978).
  • Récréations (Rougerie – 1978).
  • Les États généraux, enregistrés sur cassette (chez l’auteur – 1984).
  • Où commence la terre, recueil original enregistré sur cassettes numérotées (chez l’auteur – 1985).
  • Nouveaux poèmes choisis, manuscrit en fac-similé, couverture illustrée gravée par Jean Rivier (chez l’auteur – 1986).
  • Mortification des fontaines, avec une illustration de Jean Rivier (La Bartavelle – 1987).
  • Le cœur légendaire (1934-1984), avec un dessin de Paul Charlot (La Bartavelle – 1990).
  • Poésie (Maison de la Poésie – 1992).
  • Mea culpa (Éditions du Chardon – 1997).

Ouvrages en prose

  • Les idées noires, roman (Robert Laffont -1946).
  • Je ne regrette rien, roman (Robert Laffont – 1950).
  • Charles Baudelaire, étude et choix de textes (Collection « Poètes d’aujourd’hui », Seghers – 1952)2.
  • L’amour lui-même, chronique d’un amour allemand (Seghers – 1952)1.
  • Arthur Rimbaud ou le Jules Verne de la poésie (Seghers – 1954).
  • Paul Éluard, biographie pour une approche, suivie de Notes jointes (Subervie – 1965).
  • Poésie au grand jour, Regards sur la poésie contemporaine de Baudelaire à Yves Martin (Éditions Champ Vallon – 1982)1.
  • Vie de Paul Éluard (André Balland – 1982).

Il a également participé au numéro spécial de la revue Le Pont de l’épée, n°52-53 consacré à Montherlant-poète, p.70-723. Il évoque notamment une expérience originale de montage poétique présenté sur la scène du T.E.P., « Salut aux vivants » dans lequel il a intégré des poèmes de Montherlant, extraits des Olympiques : « Un Ailier est un enfant perdu » et « Les Émotions du Solitaire ».

Les anthologies par Luc Decaunes

  • Poésie anonyme, poésie unanime, cent poèmes français précédés de La Communauté poétique (Éditions Subervie – 1961).
  • La poésie romantique française, de Rousseau à Lautréamont, anthologie précédée de La diction romantique (Seghers – 1973).
  • La poésie parnassienne, anthologie précédée d’une étude sur le Parnasse contemporain, avec des notices et des annexes (Seghers – 1977).
  • Les riches heures de la poésie française, les trois cents poèmes les plus célèbres, avec une préface (Seghers – 1979).
  • Les riches heures de la chanson française, anthologie des refrains et complaintes de la tradition orale, précédée d’une étude sur la chanson folklorique française (Seghers – 1980).
  • Le poème en prose, anthologie (1842-1945), avec une étude et des notices (Seghers – 1984).
  • Chagrin d’amour, Poèmes de l’amour triste (Le cherche midi – 1992).

Un poème de Luc Decaunes

Nocturne

Toutes les bêtes de la nuit
Qui se viennent brûler aux lampes,
Toutes les bêtes de la nuit
À la nuit la nuit se ressemblent :
Ne savent rien de l’existence,
Ne savent rien du feu qui mord;
Elles n’ont d’autre espérance
Que leur flambante agonie.
On les croirait folles d’oubli.
Du bout de la nuit aspirées
Par cette pompe de lumière,
Du profond de l’ombre accourant
En tourbillonnantes mêlées,
Elles se jettent durement
À la gueule du feu sans larmes;
Et le feu les emplit d’extase,
Les consume, les accomplit,
Dans l’éclat d’une fausse aurore :
Bêtes d’amour, bêtes dupées
Par le clair manchon de la mort.

Luc Decaunes

(Extrait de Poésie, Maison de la Poésie, 1992)

Références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Biographie de Luc Decaunes », sur printempsdespoetes.com (consulté le 31 juillet 2012)
  2. « Fiche du livre de Decaunes sur Charles Baudelaire », sur editions-seghers.tm.fr (consulté le 31 juillet 2012)
  3. « Sommaire du n°52-53 de la revue Le Pont de l’épée », sur unicamp.br (consulté le 31 juillet 2012)

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs