Rosay sur Lieure, souvenirs de vacances

Posté par nofim le 31 mars 2015

Jacques Halbronn

 

Maison de campagne de ma famille

près de la mairie. dans la partie haute de la

commune.

Site officiel de la commune : www.rosaysurlieure.fr

Rosay-sur-Lieure est un petit village de 568 habitants, situé dans le Vexin Normand à 110 km de Paris et 35 km de Rouen.

En bordure de la très renommée Forêt domaniale de Lyons, Rosay est traversé par la Lieure qui prend sa source à 8 km à Lorleau. Cette commune tire son nom du cours d’eau qui l’arrose, affluent de l’Andelle et donc sous-affluent de la Seine.

Toponymie

Le nom de la commune est attesté sous la forme latinisée Roseyum en 12181.

Ce toponyme est issu d’un gallo-roman *RAUSETU « lieu où il y a des roseaux » comme en témoigne d’ailleurs la forme archaïque de Rosay (Seine-Maritime, Rausedo en 750-7752), le [t] est passé à [d], avant son amuïssement complet caractéristique de l’ancien français. L’ancien français avait aussi rosoi, rosei « lieu où il y a des roseaux »3, c’est-à-dire « roselière », qui procède du même terme gallo-roman.

En ancien français ros signifiait « roseau », le mot rosel était un diminutif, encore attesté dans certains dialectes (d’où le dérivé roselière), devenu « roseau » en français central4. C’est un mot issu du vieux bas francique *raus(a), apparenté à l’allemand Rohr (cf. Schilfrohr « roseau, phragmite »). Le suffixe gallo-roman -ETU (latinisé en -etum dans les textes rédigés en latin médiéval) servait à dériver des noms de végétaux pour indiquer « un ensemble de végétaux appartenant à la même espèce », d’où les finales -ey, -ay, -oy. Les formes -ey, -ay sont plutôt propres à l’ouest de le France, tandis que celle en -oy plutôt caractéristique du nord et de l’est. Ainsi les différents Rosay sont-ils homonymes des différents Rosoy.

Le suffixe -ETU est encore productif aujourd’hui sous une forme féminine issue de -ETA > -aie, d’où chênaie, hêtraie, roseraie, etc.

Il est cependant impossible de déterminer, étant donné le caractère tardif de l’attestation, de quelle époque date cette formation toponymique, c’est-à-dire si elle remonte au stade du gallo-roman (avant le IXe siècle) ou de l’ancien français (entre le IXe siècle et le XIIIe siècle).

Une rapprochement avec le nom de la rose n’est pas justifié, bien que cette fleur apparaisse sur la plupart des blasons des communes de type Rosay, Rosoy. Outre les mentions les plus anciennes du type Rausedo et le fait que le terme d’ancien français rosoi, rosei « lieu où il y a des roseaux » ne soit jamais attesté avec le sens de roseraie dans les textes anciens, le suffixe -ETU n’est en principe jamais associé à un nom de fleur, mais au nom d’une plante, arbuste ou arbre. Ainsi le mot roseraie est-il formé sur le nom du rosier. Il n’y a en outre, pas de formation analogue dans le sud de la France, car la variante occitane rausa n’a pas le sens général qu’a le mot roseau en français et est circonscrite à une petite partie du domaine occitan, ce qui exclut encore une fois le nom de la rose commun aux deux langues.

Histoire

La commune de Rosay est partagée en deux : au bord de la rivière auprès de l’église, et 800m plus haut, sur la plateau, où se trouve la majeure partie du village. Cela est dû au sieur de Frémont, conseiller au Parlement de Rouen et marquis de Rosay, qui vers 1730 décide de déplacer 120 maisons, afin de dégager la vue devant son château.

La richesse du patrimoine de cette région témoigne de la convoitise qu’elle suscitera auprès des rois de France, d’Angleterre et ducs de Normandie. Les seigneurs de Rosay seront des hommes d’influence : Enguerrand de Marigny sera le grand argentier de Philippe le BelGuillaume de Gamaches et ses trois frères combattront les Anglais aux côtés du roi Charles VII et de Jeanne d’Arc durant la Guerre de Cent Ans – Nicolas de Frémont obtiendra du roi Louis XIV, en 1680, l’érection de la terre de Rosay en marquisat – la comtesse Apollonie de Valon et son fils Bertrand participeront aux négociations de paix avec la Prusse en 1871. Le salon littéraire de la comtesse accueillera Prosper Mérimée, Guy de Maupassant, Maurice Ravel pour les plus connus. Antoine de La Mare au XVIIe siècle et Gine Delieure de nos jours seront nos poètes. Mais c’est l’abbé Bretocq, curé de 1923 à 1961, Inspecteur des Beaux-Arts et des Monuments historiques

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