Marie-France Péteuil Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Autour de Louis Cruchet

Posté par nofim le 11 mars 2015

Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique de Louis Cruchet

par  Marie-France Péteuil
p. 194
Référence(s) :Cruchet Louis, 2009. Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique, Paris, Publibook, 337 p. bibliogr., une quarantaine d’ill.

Texte intégral en libre accès disponible depuis le 30 juin 2011.

1Il ne faut surtout pas tenter de s’approcher du livre de Louis Cruchet en feuilletant les dernières pages. On risquerait de rejeter le tout d’un bloc et on passerait à côté d’un livre riche et intéressant à bien des égards.

2Comme toujours chez Louis Cruchet, le propos est vaste et ambitieux. Il tente une confrontation de toutes les astronomies connues et essaie de dégager, à l’aide de tableaux nombreux, des rapprochements ou au contraire des oppositions dans ce que nous disent les astres, ou plutôt ce qu’on leur fait dire, que ce soit dans le nom des constellations ou des planètes, ou pour présenter  les différentes perceptions de la lecture de l’année (sidérale ou solaire).

3Il s’interroge plus particulièrement sur  l’histoire du Zodiaque, cet habillage de l’écliptique. Suit alors une analyse assez fine du zodiaque d’abord sidéral, passages des mois liés aux constellations telles qu’elles furent fixées en Mésopotamie, puis, précession des équinoxes oblige, comment les constellations dérivèrent peu à peu, quittant les mois initiaux, mais conservant encore, nous dit Louis Cruchet, beaucoup de leur signification initiale au fur et à mesure de leur lent détachement, pour ne plus devenir qu’une ceinture très codée, repère astronomique fixant la course du Soleil.

4Il y eut ensuite, selon l’auteur, un intérêt de plus en plus marqué pour observer la vitesse ascensionnelle des constellations zodiacales et des planètes qui les traversent, vitesse d’ascension différente selon que les étoiles qui composent les signes se trouvent plus ou moins proches du point vernal. Cruchet remarque que cette symbolique ascensionnelle a joué un rôle prépondérant en astrologie et que, tout s’inversant dans l’hémisphère Sud, les caractères liés à la symbolique des signes devraient être adaptés, ce qui n’est pas le cas.

5Cruchet écrit des pages très explicites sur l’illusion de la Lune, qui fait que les objets célestes apparaissent plus gros à l’horizon, et en tire de judicieuses remarques sur les levers héliaques des planètes, sur leur apparence et, là encore, ses exemples sont abondants et éclairants.

6Toute aussi judicieuse est son analyse des rythmes géocentriques des planètes et ce que peuvent induire leurs rétrogradations apparentes quand on cherche à lire les signes du ciel.

7Mais les deux dernières parties du livre, cherchant d’abord à s’appuyer sur la psychanalyse pour tenter de  faire coïncider le développement de l’enfant et les périodicités planétaires, ainsi que la présentation de l’horoscope de personnalités aussi diverses que Katherine Mansfield, le Che, Pinochet ou le chanteur Antoine pour étayer ses conjectures, ainsi que toute une série d’interprétations personnelles peu rigoureuses (statistiques portant sur ses 47 élèves de 5e !), faisant bien facilement signe de tout bois, dessert considérablement cette foisonnante étude et laisse un certain malaise.

Marie-France Péteuil, « Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique de Louis Cruchet », Le Journal de la Société des Océanistes, 132 | 2011, 194.

Marie-France Péteuil, « Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique de Louis Cruchet », Le Journal de la Société des Océanistes [En ligne], 132 | 1er semestre 2011, mis en ligne le 30 juin 2011, consulté le 11 mars 2015. URL : http://jso.revues.org/6343

 

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Patrice Bourriche Le 13e signe du zodiaque

Posté par nofim le 11 mars 2015

Patrice Bourriche Le 13e signe du zodiaque dans ASTROLOGIE arton777-8022a

Patrice BOURICHE – Le 13e Signe du ZODIAQUE

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Il aura suffi d’une information révélée par un astronome américain pour que le monde apprenne enfin que les signes du zodiaque présentés dans les horoscopes ne correspondaient pas à la réalité céleste ! L’Express, 20 Minutes, Le Nouvel Obs et les autres médias américains et européens reprennent actuellement en boucle cette vérité qui est pourtant loin d’être une révélation. Que cette dernière fasse en revanche l’objet d’un buzz des deux côtés de l’Atlantique constitue en soit une véritable révolution !

Bien évidemment, cette annonce a conduit à des levers de boucliers chez les saisonnologues français de la fédération autoproclamée des astrologues qui se défendent comme ils le peuvent (de manière assez maladroite…) face à cette démonstration de vérité.

La première carte du ciel calculée à partir du zodiaque tropical date, non pas de l’époque de Ptolémée (puisqu’astronomiquement calqué sur celui du zodiaque sidéral), mais bien de celle d’Albumasar, soit vers l’an 830 après JC. Aucun astrologue grec, romain ou byzantin succédant à Ptolémée n’avait utilisé le point vernal comme point de départ du zodiaque avant cette date.

Les signes présentés par les horoscopes sont en outre décalés de – 25° du fait de la précession des équinoxes (- 1°/72 ans) expliquant que le Printemps se fait à environ 5° des Poissons et non à 0° du Bélier. Il n’y a qu’à observer et comparer, rien que dans la classe politique française, la personnalité des natifs du faux Bélier (comme Jean-Louis Borloo), qui sont de vrais natifs des Poissons, avec les vrais natifs du Bélier gouverné par Mars (comme Brice Hortefeux) qui sont de faux Taureau (signe théoriquement gouverné par Venus, l’astre de l’amour) pour comprendre le décalage entre le faux et le vrai zodiaque…

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Il faut par ailleurs rappeler que les dessins des constellations, les maîtrises des planètes en signe, la signification des signes et des planètes datent de Sumer (3 500 ans avant JC lorsque le Printemps se faisait dans la constellation du Taureau / Cocher), et non de Ptolémée ou de la récente Babylonie. Notons que les deux entités prenaient en compte les étoiles des constellations pour définir la nature des signes. C’est à l’époque de  Manilius et de Ptolémée que l’on évoque pour la première fois l’influence des saisons pour expliquer l’origine des signes. Ce dernier imaginait aussi que les exaltations avaient une origine saisonnière alors qu’elles avaient été établies en l’an 786 avant JC à Babylone à partir de levers héliaques repérés à partir des positions sidérales (Venus 27° Poissons, Mars 28° Capricorne, etc).

En ce qui concerne la treizième constellation (le 13ème signe que l’on appelle « Serpentaire » rattaché à la constellation Ophiuchus) et qui se situe au niveau du Scorpion, il s’agit d’un faux problème. Ainsi les Pléiades sont-elles aussi une constellation qui intersecte l’écliptique qui pourtant n’est pas prise en compte… La division en douze du zodiaque provient du cycle de Jupiter  (12 ans) comme l’indique allégoriquement le Zohar. Chaque constellation constituant pour ainsi dire une « demeure » de Jupiter.

En somme, si la surprise de cette information conduit aujourd’hui à l’euphorie sur la toile (j’enregistre actuellement des records de visites…), il faut souhaiter qu’elle entraîne une prise de conscience durable sur l’imposture du tropicalisme qui conduit les occidentaux à vivre dans le mensonge permanent. J’en appelle donc à la bonne foi et à l’honnêteté intellectuelle des saisonnologues (ceux qui pratiquent le zodiaque tropical) pour qu’ils utilisent le zodiaque sidéral et qu’ils renient définitivement leur croyance en une réalité céleste obsolète. Je sais que de nombreux astrologues pratiquent aujourd’hui l’astrologie sidérale depuis qu’ils me suivent sur ce blog. L’entrée de Jupiter en Poissons peut en outre inciter à la réflexion et offrir l’opportunité de franchir ce cap.

Patrice Bouriche © Les Chroniques de Mars numéro 6, septembre 2011.

Voir aussi le Blog de Patrice Bouriche. Article reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur //

Illustration du Serpentaire T E Garnier ©.

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Patrice Bourriche Le désarroi des faux astrologues

Posté par nofim le 11 mars 2015

Le désarroi des faux astrologues – Quand les tropicalistes tirent leurs dernières cartouches pour cacher la vérité aux peuples…

11 mars 2015Classé dans : Mieux comprendre le vrai zodiaque

Le premier tome de l’Histoire secrète de l’astrologie a soulevé de nombreuses polémiques chez les tropicalistes, même sans être lu le plus souvent par ces...

Le premier tome de l’Histoire secrète de l’astrologie a soulevé de nombreuses polémiques chez les tropicalistes, même sans être lu le plus souvent par ces derniers (et pour cause), enclins à défendre leur imposture qu’ils infligent aux peuples depuis des décennies sans le moindre scrupule.

L’une des dernières attaques provient d’un saisonnologue (qui se cache bien évidemment lâchement derrière un pseudo) qui tente sur son site faussaire « astroemail » de démontrer que les coordonnées présentées sur mon site sont fausses dans l’article pathétique suivant (L’astrologie sidérante) !

Voici ce que dit le bien nommé GDB (Gauthier de Bruges) : « Le moment est venu de démontrer, sans parti pris, qu’il pratique objectivement une astrologie sidérale MYSTIFICATRICE, notamment dont les positions planétaires sont fausses. La preuve que l’ayanamsa, et les précessions calculées par les sidéralistes, ou du pipeau, c’est du pareil au même. »

Cette attaque totalement contre-productive pour les escrocs tropicalistes (c’est-à-dire les personnes se revendiquant du titre d’astrologue et qui vendent en réalité des horoscopes saisonniers en faisant croire aux peuples qu’il s’agit d’horoscopes astrologiques à l’instar d’Elisabeth Teissier, Christine Haas ou encore le messager-menteur André Barbault) va me permettre une fois de plus de démontrer l’authenticité du zodiaque sidéral par rapport au zodiaque tropical, logiciel d’astronomie à l’appui !

Démonstration en image avec le logiciel Stellarium pour la position de la planète Mars le 7 septembre 1973 à 0h00 GMT :

Patrice Bourriche  Le désarroi des faux astrologues dans ASTROLOGIE ASTROEMAIL-IMPOSTURE

Comme je l’indiquais dans l’article relatif à l’imposture des éphémérides papier consultable sur le lien suivant (L’Imposture du Faux Zodiaque), Mars se trouvait bien avec le vrai ciel à 13° Bélier (13° zodiaque donc). L’auteur d’astroemail affirme sur son site que les positions que je délivre dans ma démonstration relèvent d’une mystification puisque Mars se serait trouvée en réalité à 2° Bélier (2° zodiaque donc), ce qui est totalement faux comme vous pouvez le voir ci-dessus ! Si pour les saisonnologues, elle devait se trouver à 8° Taureau (bien en dehors du Bélier et perdant sa signification martiale traditionnelle), Mars se trouvait bien visible en-dessous de l’étoile Hamal du Bélier positionnée à 13° de cette même constellation comme le prouvent tous les logiciels d’astronomie ainsi que le référentiel sidéral astrologique sur lequel se basaient les Pères fondateurs de l’astrologie, de Sumer à l’époque primo-Byzantine !

Aussi toutes les autres positions données par l’auteur d’astroemail visant à dénigrer piètrement mes travaux sont absolument fausses et ne correspondent à aucune réalité céleste observable à l’œil nu. Il suffit d’utiliser les logiciels astronomiques libres comme Stellarium, Alphacentaure ou Celestia afin de le vérifier par vous-même ! L’individu en question me conseille également de voir un opticien (ma  vue est très bonne merci comme le prouvent mes démonstrations). Je lui  conseille quant à moi de voir un neurologue dans  la mesure où lorsque l’on arrive à un stade de dégénérescence  intellectuelle aussi poussé, c’est qu’il est temps de consulter !

 

Patrice Bouriche

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Sur l’ histoire de l’astrologie par Serge Bret-Morel

Posté par nofim le 11 mars 2015

L’ASTROLOGIE face à ELLE-MEME

BILAN CRITIQUE de l’ASTROLOGIE

PROLOGUE à une RENOVATION de la CRITIQUE

Historia

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.Sur l’histoire de l’astrologie

 

Sur la page de garde de la catégorie Historia nous avons expliqué comment et pourquoi nous allons distinguer l’histoire de l’Astronomie de celle de l’Astrologie. Elles n’ont pas la même ancienneté, et n’ont pas toujours eu les mêmes préoccupations.  L’histoire de l’astrologie est telle, que les origines les plus lointaines de la divination astrale mésopotamienne se perdent dans la nuit des temps. Mais pas toutes quand même.

L’astrologie a traversé l’Histoire, mais nous aimerions remettre en question sur notre site, quelques points de vue admis comme des évidences tant chez les astrologues, chez les sceptiques que même chez certains historiens des sciences. Dès lors que l’on admet que ce sont les origines de la divination astrale mésopotamienne qui se perdent dans la nuit des temps et non celles « de l’astrologie » que nous connaissons, alors nous sommes obligés de prendre un peu de recul et nous demander 1) ce qui distingue tant les deux, 2) ce qu’implique pour la représentation de l’astrologie le fait qu’elle n’est pas si ancienne qu’elle le pense, 3) ce en quoi la critique de l’astrologie doit revoir aussi certaines de ses prétentions. L’astrologie nécessite en effet des outils mathématiques qui n’apparaîtront que tardivement et dépendent donc de l’histoire de l’Astronomie, et de ce fait elle a d’autres prétentions et des structures différentes (notamment mathématiques, ce que nous nommerons « techniques »). Ce pourquoi aussi l’astrologie soulèvera des problématiques différentes de celles de la divination astrale.

Nous ne voyons pas littéralement dans « la persistance historique de l’astrologie » la persistance « de l’astrologie » en elle-même, ce qui conduit au mythe de ses origines. Ou alimente l’idée selon laquelle c’est sa réalité qui lui a permis de traverser les siècles (alors que les astrologies diffèrent d’une époque à une autre). Nous y voyons d’abord la persistance du système astrologique (mathématique) sur lequel viennent se greffer des pratiques et des fondements propres à telle ou telle culture traversée. Puisque les fondements de l’astrologie sont indépendants de ses techniques, ils permettent surtout d’en gérer les applications, dont le contenu des interprétations symboliques (ce qui varie justement selon les croyances des utilisateurs). Cet aspect des choses rend la longévité de l’astrologie un peu moins mystérieuse… mais encore faut-il en avoir une représentation désacralisée. Nous voyons aussi dans « la persistance historique de l’astrologie » le simple reflet de la persistance de préoccupations divinatoires (consubstantielles à l’Homme) auxquelles elle permet effectivement de répondre par le biais d’un système hypercomplexe, mais sans pour autant qu’elle se réduise à cela.

C’est pourquoi nous pourrons nous interroger différemment ici, sur l’histoire de l’astrologie, sans nous poser par exemple la question de la véracité de ses propos les plus anciens (n’étant plus utilisés par les astrologues contemporains, la réponse est assez claire…), sans nous pencher non plus sur les prédictions réussies les plus célèbres : par exemple, exit Nostradamus ! Connu pour ses prophéties qui se réfèrent parfois au symbolisme astrologique, aucun de ses ouvrages astrologiques (s’il y en a, je ne connais pas le sujet) n’est encore cité comme référence. Par contre, cet amalgame entre prophéties et prédictions-prévisions astrologiques pollue régulièrement les débats.

Il est bien plus intéressant et agréable d’aborder l’histoire de l’astrologie sous l’angle purement culturel et technique. Si les astrologues ont plutôt tendance à privilégier les aspects positifs de la chose au détriment des constats froids mais clairs de l’histoire des sciences, les sceptiques évitent justement l’aspect positif de l’astrologie (tellement mal à l’aise, ils s’excuseraient presque des croyances des prestigieux astronomes) au profit de la critique appliquée à travers l’histoire de l’astronomie.

Nous espérons petit à petit proposer des articles sur différents moments de l’histoire de l’astrologie, notamment sur le 20ème siècle.

 

Aux origines de l’astrologie

Sur les origines de l’astrologie, présages et prévisions : en quoi les présages de la divination astrale mésopotamienne ne sont-ils pas des prévisions-prédictions astrologiques ? En quoi peut-on alors poser des limites à l’ancienneté de l’astrologie ? Le mythe des origines de l’astrologie se dévoile peu à peu…

L’ancienneté supposée des cycles astrologiques : La divination astrale de l’ancienne Mésopotamie ne pouvait pas se référer aux cycles astrologiques tels qu’ils sont définis et utilisés actuellement par les astrologues. Le lecteur trouvera ici quelques valeurs différentes et verra comment les cycles astronomiques utilisés par « les Anciens » étaient loin des cycles astrologiques actuels. La notion de tradition astrologique en prend encore un coup… et la critique devrait commencer à se demander ce que l’on peut bien appeler « astrologie » sans la possibilité de prévoir le retour des planètes (ce qui n’est pas possible avant 500 av. JC).

Faut-il rénover la critique de l’astrologie ? Bien que cet article vise essentiellement à montrer les limites de la critique traditionnelle de l’astrologie, la première partie est consacrée à la mise en évidence des limites techniques que pose l’idée d’une astrologie qui se perdrait soi-disant dans l’Histoire. Notamment sur la pertinence des critiques renvoyant à la précession des équinoxes. Il complète donc l’article précédent (bien qu’il lui soit antérieur).

Sur les origines de l’astrologie touchant à l’histoire de l’astronomie, on se reportera à la catégorie du même nom avec notamment un historique de la notion de planète allant des origines au fameux déclassement de Pluton.

NOUVEAU : On signalera aussi dans la catégorie Rationalis, Un dogmatisme des symboles astrologiques ?: cet article paru à l’automne 2004 dans le bulletin La Lettre des Astrologues de la FDAF, pose la question de la sélection des interprétations astrologiques au fil de l’Histoire. L’ancienneté et la stabilité des symboles astrologiques suffisent-ils vraiment pour assurer de la qualité de la tradition astrologique ?

 

La révolution copernicienne

Kepler rédigeait-il des horoscopes ? On lit ou entend encore de temps en temps que Kepler pratiquait l’astrologie seulement pour financer ses recherches, ou qu’il n’y croyait pas vraiment comme en témoigneraient ses critiques en direction des astrologues de son époque, etc… il y a là ce que l’on pourrait concevoir comme « un mythe sceptique » construit sur la conviction qu’il est impossible qu’un si bel esprit ait pu croire en des choses si triviales. En fait, il est vrai que ce sentiment a plané longtemps dans l’esprit des premiers historiens modernes de l’astronomie, et continue de se perpétuer chez les critiques d’un jour et chez les moins documentés. Signalons aussi que ce texte prend place dans les problématiques de la critique des horoscopes de la catégorie Mediatica.

Ce véritable mythe sceptique a pourtant été mis à terre par le travail de l’historien des sciences Gérard Simon à la fin des années 1970 (sa thèse fut consacrée à une partie des travaux astronomiques ET astrologiques de l’astronome). De plus, vue la fréquence des critiques de l’astrologie fondées sur l’analyse des horoscopes de presse, il est probable que la trivialité de cette pratique médiatique dont nous sommes abreuvés quotidiennement, alimente cette pseudo-contradiction : si l’astrologie est aussi triviale qu’il n’y paraît, alors un tel esprit ne peut y avoir cru ! Nous espérons sur notre site, montrer justement que l’astrologie des horoscopes n’est pas à l’image des problématiques complexes qui sous-tendent la tradition astrologique, mais surtout sa pratique. Kepler était bel et bien astrologue, comme en témoigne le petit opuscule Des fondements les plus certains de l’astrologie dont nous traduirons quelques passages ici. Kepler a révolutionné l’astronomie en inaugurant son passage vers une physique céleste (avant Kepler l’astronomie était exclusivement mathématique), et… il a tenté de faire de même avec l’astrologie. Non, ce n’est pas là une croyance de jeunesse ou une question de finances, toute sa vie Kepler dissertera sur l’astrologie et comme n’importe quel astrologue un peu savant de toute époque (même aujourd’hui) il critiquera durement les (nombreux) confrères astrologues sombrant dans la facilité… Il n’y a pas là de « preuve » d’un Kepler non astrologue.

Pour ceux qui douteraient encore, nous renvoyons vers la mise en ligne en français d’une traduction italienne de deux séries de prévisions-prédictions astrologiques keplériennes. Celles bien connues rédigées pour le Comte de Wallenstein. L’horoscope (selon l’ancien sens du terme) keplérien du comte Albrecht Von Wallenstein se trouve ici sur le site de Marie-Luce Piette. L’intérêt de ces DEUX textes ? La première rédaction de 1608 fut corrigée par Kepler lui-même en 1625, ce qui lui permit bien des commentaires sur sa vision de l’astrologie prévisionnelle. Nous étions seulement 5 ans avant sa mort, ce qui met à mal les mythes d’une croyance de jeunesse ou d’une activité seulement alimentaire ! Kepler explique certes ce que ne peut pas faire l’astrologie, mais uniquement dans le but de mieux cerner ce que l’on pourrait en tirer. Dans la version de 1625 il décidera même de rectifier l’heure de naissance du natif pour que les événements collent mieux aux configurations astrologiques…

Par ailleurs, des astrologues eux aussi se réfèrent à l’icône de Kepler pour justifier leurs pratiques personnelles. Pourtant, le travail de Kepler a souvent consisté en des justifications causales de l’astrologie s’ajoutant à des justifications harmoniques. Mais ses hypothèses ne sont plus utilisées de nos jours, même si l’astrologie a conservé quelques uns des nouveaux aspects astrologiques qu’il a voulu y introduire pour raisons harmoniques (pour ne pas dire « musicales »…). En somme on peut dire que Kepler pourrait être rangé aujourd’hui dans la catégorie des astrologues causalistes, voire des conditionalistes, ce qui ne renvoie qu’à une minorité d’astrologues…

NOUVEAU

Einstein, Kepler, et l’astrologie, échanges avec Denis Hamel : Denis Hamel nous a écrit pour réagir à notre article sur Einstein et l’astrologie (voir plus bas) S’en est suivi un fort courtois et intéressant échange de mails sur le thème des relations d’Einstein, puis Kepler, avec l’astrologie. Nous reproduisons avec son accord, une partie de ces échanges, rappelant notamment quelques prises de position bien tranchées de Kepler…

 

Le 20ème siècle

Sur les origines, l’apparition, le succès et quelques contradictions des horoscopes de presse : contrairement à ce que l’on entend ici et là les « horoscopes de presse » n’existent que depuis la première moitié du 20ème siècle. Il y a toujours eu des prédictions astrologiques, mais pas sous cette forme quotidienne ou hebdomadaire. Faute de publications dans lesquelles s’insérer, les prédictions astrologiques étaient soient présentes dans des almanachs contenant bien d’autres rubriques, soit publiées en un texte comme celui de Kepler pour l’année 1602 dont nous proposons un début de traduction ici. Les horoscopes quotidiens sont donc très récents à l’échelle de l’histoire de l’astrologie et n’ont pu intégrer la presse de masse que quand celle-ci a vraiment commencé à se développer. Il ne faut donc pas s’imaginer l’image de l’astrologie d’autrefois comme ce qu’elle est aujourd’hui au quotidien sur nos ondes et dans la presse. Ne serait-ce que parce que l’imprimerie ne date que du 15ème siècle… Une confusion sur « l’ancienneté des horoscopes » résulte en fait d’une confusion de vocabulaire : le terme existait déjà il y a plus de 2.000 ans mais sous un autre sens. En effet, l’Horoscope désignait à l’origine le paramètre technique que l’on appelle aujourd’hui « Ascendant ». Puis, il est devenu courant de nommer « horoscope » toute la carte astrologique de naissance (thème astral) dans laquelle l’Ascendant n’est qu’un point, ou par extension un arc frontière entre la maison XII et la maison I. C’est enfin, et seulement, au cours du 20ème siècle que le terme a pris le sens qu’on lui connaît, à savoir des prédictions énoncées par un astrologue de façon cyclique. Or, comme les astrologues ont gardé l’usage d’appeler « horoscope » le thème de naissance, pour les détracteurs et le grand-public il y a confusion entre ces deux sens amenant d’ailleurs, quelques déductions complètement hors-sujet (comme « Kepler publiait des horoscopes » !).

Einstein a-t-il condamné l’astrologie ? Une citation circule dans le milieu astrologique depuis quelques dizaines d’années. Selon elle, Einstein aurait eu une image très positive de l’astrologie… Mais dans la revue Le Québec sceptique (N°57) Denis Hamel a brillamment montré que la citation était probablement un faux. Cependant, il ressort de son article le sentiment qu’Einstein se serait en fait exprimé très négativement contre l’astrologie, la qualifiant même « d’ennemi intime » chez Kepler. Ceci a lancé en écho à la pseudo-croyance d’Einstein très répandue dans la communauté astrologique, une rumeur de pseudo-condamnation de l’astrologie par Einstein qui se répand à son tour dans le monde sceptique et au-delà. On l’a même trouvée sur Wikipedia (fr). Pourtant, à la lecture du texte d’Einstein contenant une seule fois le mot « astrology », nous allons voir qu’il est possible de relativiser l’interprétation de Hamel… Einstein n’aurait pas condamné l’astrologie au sens fort du terme. Il n’en avait que faire, mais n’est-ce pas pire encore ?

NOUVEAU

Einstein, Kepler, et l’astrologie, échanges avec Denis Hamel : Denis Hamel nous a écrit pour réagir à l‘article ci-dessus et nous faire part d’une référence qui n’est pas présente dans son article d’origine. Elle relate une prise de position d’Einstein sur l’astrologie finalement très explicite, et nous l’en remercions. S’en est suivi un fort courtois et intéressant échange de mails sur le thème des relations d’Einstein, puis Kepler, avec l’astrologie. Nous reproduisons avec son accord, une partie de ces échanges.

 

 

Le 21ème siècle

(1999-2009) Terrible changement de millénaire pour l’astrologie française

1ère partie 1999 l’éclipse totale de soleil sur le nord de la France
2ème partie 2001 la soutenance de thèse de sociologie de l’astrologue Elizabeth Teissier
2001 les attentats imprévus du 11 septembre
3ème partie 2004 l’imprévu tsunami de Noël
2005 la réédition du fameux Que sais-je ? L’Astrologie
4ème partie 2006 le déclassement de Pluton
2008 Malgré son élimination, l’équipe de France devait gagner l’Euro de football…
5ème partie 2007-2009 La FDAF (Fédération Des Astrologues Francophones) demande la mise au second plan de la prévision astrologique
6ème partie Conclusions

Le tournant du millénaire a été terrible pour l’image de l’astrologie française au moins. En effet, la prévision-prédiction astrologique a été plusieurs fois prise en défaut publiquement, et le discours astrologique et ses fondements ont été de nouveaux mis à mal en direct. Mais ce que le grand-public sait moins, c’est qu’à l’intérieur même du milieu astrologique des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent contre la prédiction astrologique à tout bout de champ et la mise en avant de l’outil de connaissance de soi que pourrait constituer une pratique astrologique qui relaierait la question métaphysique dans la sphère privée. Cela a mené à des débats violents au début de l’année 2008, l’astrologie traditionnelle sentant ses fondements vaciller, et le paysage astrologique français pourrait bien se voir bousculé quelque peu dans les années qui viennent… mais ce n’est pas là une prédiction astrologique !

DOSSIER DECLASSEMENT DE PLUTON

Le déclassement de Pluton comme nouveau marqueur des carences de l’astrologie introduit un long dossier sur les questions que ce déclassement aurait du poser au monde astrologique… pas un seul d’entre eux n’a souhaité y réagir… mais pas un sceptique non plus.  (Cet article est paru aussi sur le site Agoravox).

Après que les astronomes aient décidé de rétrograder Pluton au stade de planète naine, soit les astrologues rejettent aussi Pluton et cela signifiera que les interprétations faites depuis plus d’un demi- siècle étaient erronées. Soit… ils conservent Pluton et cela signifiera alors que le symbolisme construit en partie sur l’idée que cet astre était isolé et le dernier du système solaire est erroné (le planétoïde Eris est plus éloigné et plus important que Pluton… et combien d’autres ont des paramètres comparables ?). L’astrologie n’est-elle pas prise entre deux feux ???

A noter que l’article précédent est tiré d’un long dossier critique publié sur le site du RAMS. Il a été signalé à la communauté astrologique et au monde sceptique (zététique et Afis entre autres) et ils y ont réagi de la même façon : le silence… il y a pourtant du contenu ! Seul l’astrophysicien Philippe Zarka a pris le temps de nous répondre sur la partie du dossier que nous lui avions transmis, et nous l’en remercions encore, même s’il n’est pas entré dans le détail de l’argumentation.

Précisons ici qu’avant d’entrer dans le détail des questionnements que pose le déclassement de Pluton à l’astrologie, on pourra consulter les articles du dossier La notion de planète au fil de l’Histoire de la catégorie Histoire de l’Astronomie. Ils furent conçus au départ justement, pour introduire ce long dossier.

1ère partie : Le déclassement de Pluton, à moyen terme un enjeu majeur pour l’astrologie ?

(Cet article est aussi paru sur le site du Rams)

Si changer le statut de Pluton ne change rien à l’interprétation astrologique (il ne perd pas son statut d’astre errant), la question du statut astrologique à attribuer aux nouveaux astres errants découverts par les astronomes depuis quelques années devrait relancer le débat. En effet, le statut de Pluton n’est plus séparable aujourd’hui de celui de ces autres corps de même nature que lui et de dimensions proches. Il faudra donc déplacer le problème pour répondre à la question du statut de Pluton. Mais intégrer les nouveaux planétoïdes implique de gros problèmes techniques, et la mise en avant de la subjectivité d’un astrologue pour qui toute idée de synthèse sera définitivement interdite. Et rejeter Pluton bien sûr, reviendrait au même résultat : admettre que la subjectivité de l’astrologue prime sur tout autre chose puisque toutes les interprétations issues du symbolisme de Pluton depuis des dizaines d’années seraient considérées comme erronées. Terrible dilemme qui remettrait en cause aussi tous les classements traditionnels, donc le système astrologique ! Est-il surprenant qu’au jour d’aujourd’hui la réaction du monde astrologique se limite à un grand évitement sous couvert d’applications pratiques ?

2ème partie : Pluton, la future exilée astrologique ?

(Cet article est aussi paru sur le site du Rams)

Dans cette partie du dossier nous montrons les premiers enjeux astrologiques du déclassement de Pluton sur le plan théorique afin d’illustrer la question des limites de la critique de l’astrologie par des personnes ne maîtrisant pas en général, le formalisme astrologique, donc l’utilisation de l’outil astrologique. Le problème n’est-il pas aussi que la critique ne sait pas traduire ses propositions « en termes astrologiques » ? Pas seulement tout de même, puisque ce dossier n’a eu AUCUN écho officiel dans la communauté astrologique bien qu’il ait été signalé à plusieurs reprises…

3ème partie : Pluton et la critique sceptique, quelques faux problèmes : la technique astrologique comme tamis occasionnel de la critique

(Cet article est aussi paru sur le site du Rams)

Dans cette 3ème partie nous passons de la démonstration des limites de la critique à la mise en évidence de quelques unes de ses erreurs. Ces « erreurs » sont décrites sur le plan technique, non sur le plan idéologique. Elles ouvrent la voie à la possibilité d’un tamis critique par le biais de la technique astrologique. Nous aborderons donc ici quelques arguments classiques de la critique pour en montrer les limites ou les réfuter purement et simplement. La question des satellites plus gros que certaines planètes, le fait que Pluton et Neptune n’avaient même pas encore fait un tour du Zodiaque depuis leur découverte, le problème de l’empirisme « multimillénaire » revendiqué pour des planètes découvertes depuis moins de 2 siècles, etc. Le but est d’abord de montrer en quoi la chose est complexe et ne peut donc être résolue d’un coup de cuillère à pot.

4ème partie : Pluton et la critique sceptique, quelques critiques plus gênantes

(Cet article est aussi paru sur le site du Rams)

Mais toute la critique sceptique n’est pas à rejeter non plus, ce pourquoi nous en retiendrons quelques unes et les développerons en les traduisant « en termes astrologiques ».

 

Serge BRET-MOREL
le 27 janvier 2009
Mise à jour : 10 août 2009

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Systèmes astrologiques des cultures anciennes

Posté par nofim le 11 mars 2015

HISTOIRE DE L’ASTROLOGIE

Extrait des tablettes de Ninive.
« si mars se lève à sa naissance, il deviendra un grand chef de guerre »
« quand saturne culmine dans son ciel natal il deviendra un prêtre respecté »
« si jupiter natal se couche sa femme prendra sur lui l’ascendant »

Tout astrologue, même le plus débutant, et tout astrologue venu après les travaux titanesques de Gauquelin, se rend compte que ces aphorismes sous-tendent déjà des siècles d’observation et de consultation horoscopique.

Voici l’Histoire Raisonnée de l’Astrologie écrite par deux astrologues. Il était plus que temps. Car les lobbying anti-astrologie ont même réussi à polluer les sites encyclopédiques contributifs. De sorte que, wikou wikant, pernicieux perniciant, sous couvert de présenter l’Astrologie, notre outil astrologique est assassiné en coupe réglée !

Un homme et une femme, astrologues de métier, sont ravis de produire la voix de l’Astrologie, vous présentant l’Histoire Raisonnée de l’Astrologie.

suite astrologie pratique
histoire de l’astrologie
le lexique

origines
systèmes historiques
au temps des châteaux
les domifications
en purgatoire
le renouveau
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modèles et courants
avancées techniques
richesse des pratiques
la fin les maisons
vivante et forte

Systèmes astrologiques des cultures anciennes

par  A. Marys  et  A.  Régent

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Les systèmes astrologiques sont attestés de longue date.

Dans l’Antiquité, des systèmes astrologiques se forment en Chine, en Inde, dans la péninsule Arabe et au Moyen-Orient (astrologie chaldéenne), en Égypte et en Grèce, en Amérique précolombienne.

Les astres sont observables de tous les lieux terrestres. Chaque culture découvre son horoscopie, la pratique divinatoire astrologique qui lui est propre. L’astrologie occidentale passe par l’astrologie chaldéenne dont elle vient. Elle peut aussi venir de l’Égypte via le Moyen-Orient.

Les premiers écrits connus concernant les astres remontent à 5000 ans. Ils sont astronomiques et horoscopiques (non pas astrologiques comme cela est souvent énoncé par erreur). On atteint là l’horizon des écritures conservées. Telle maturité signifie que l’antériorité des systèmes astrologiques, des astrologies, est bien supérieure à cette époque.

Il y a 5000 ans, à Ninive sont donc consignés sur des tablettes d’argile les relevés des mouvements planétaires observés par des savants de Mésopotamie. Y sont également consignés des aphorismes horoscopiques dont l’expression vieillie ne dissimule en rien la fulgurante actualité. Ces savants astronomes et astrologues occupent également des fonctions idéologiques de prêtres.

Cet épisode historique peut donc être considéré comme l’origine de l’astronomie occidentale. Et il peut être considéré comme l’origine de l’astrologie occidentale. La division du ciel en douze signes zodiacaux se perd, quant à elle, dans la nuit des temps méditerranéens.

Les plus vieux horoscopes rédigés connus proviennent de Babylone datés vers 400 avant JC. Ce qui ne signifie strictement rien, si ce n’est que ces documents-là précisément se sont conservés, tandis que d’autres se sont perdus.

Les échanges entre la Chaldée et la Grèce font d’une part progresser l’astronomie et, d’autre part, adopter par les uns ou les autres les connaissances astrologiques les plus pertinentes. Hippocrate et Galien observent que l’astrologie est l’un des fondements de la médecine et de la psychologie.

Avec Rome, la faveur de l’horoscopie individuelle va grandissante. Mécaniquement cela accroît le nombre d’astrologues. De ce fait, on peut supposer que la capitalisation de compétences y fut féconde.

Le Tetrabiblos fut rédigé par Ptolémée. C’est la première synthèse magistrale de l’astrologie qui nous soit parvenue, associée à la théorie des quatre éléments. Le fait qu’elle soit magistrale la rend forcément en accord avec le politiquement correct de l’époque.

Néanmoins, c’est un véritable ouvrage astrologique, une somme. Son mérire historique est de nous montrer que les bases de ce qui va devenir l’astrologie occidentale sont déjà posées et structurées. Cet ouvrage est donc un témoin dont les détracteurs de l’astrologie ne peuvent nier l’existence ni le contenu.

Systèmes géniteurs des astrologies    section suivante   section précédente   haut de page

En l’état de nos connaissances, trois blocs continentaux ont produit des systèmes astrologiques. Les systèmes maya ont disparu par l’extermination des populations durant le génocide des américains par les européens. De ce fait, deux grandes familles d’astrologies subsistent, et non trois comme il aurait pu se faire. Les systèmes d’astrologie actuellement pratiqués en dérivent.

L’astrologie arabo occidentale d’origine chaldéenne est une astrologie planétaire, zodiacale et équinoxiale. Les étoiles fixes y sont réduites à la portion congrue. L’articulation clé du zodiaque astrolgique est le point vernal, duquel tout le ciel horoscopique découle. Ce sont des astrologies solaires. Ces astrologies sont exclusivement astrologiques, sans lien aucun avec des systèmes numérologiques.

L’astrologie chinoise ou sino-tibétaine est une astrologie stellaire et planétaire. On y prend en considération les étoiles fixes. L’interprétation des symboles planétaires est reliée nettement aux étoiles, 111 étoiles exactement, et au cycle lunaire. L’astrologie chinoise est plus lunaire que solaire (c’est sans surprise pour un astrologue !!!)

L’astrologie chinoise est fortement couplée avec un système numérologique dont la dénomination occidentale « signes astrologiques chinois » est des plus impropres qui se puisse être. Ce système étant lui-même mâtiné du cycle circadien.

En termes simples, un cycle numérologique de douze ans, désigne pour l’année en cours une dominante universelle, le signe (qui n’a rien d’astrologique). S’y superpose, chaque jour, douze compagnons de route, par tranche de deux heures. Les mascottes et les compagnons de route sont les-mêmes, rat, buffle, tigre, lièvre, dragon, serpent, cheval chèvre, singe, coq, chien, cochon.

Le cycle duodécennal lui-même s’imbrique dans un cycle pentannuel d’éléments, le feu, l’eau, la terre, le bois et le métal. Et bien sûr, l’astrologue y superpose la couche astrologique à proprement parler qui prend en compte les données astrales de naissance de son client.

L’astrologie des 111 étoiles a été codifiée par l’Empereur Huang Di en 2637 avant JC. Mais, rapidement, les empereurs chinois en auraient interdit la pratique à tout autre que les astrologues royaux, de peur que des adversaires ne l’utilisent pour déterminer leurs périodes de faiblesse.

Soyons également conscient de la terminologie. Plusieurs sens sont attachés aux termes d’astrologie et d’horoscopie. Ici, nous employons de préférence le mot astrologie pour le modèle de toute la connaissance humaine que constitue l’astrologie. Néanmoins, nous l’employons aussi pour décrire le système structuré que forment les outils de l’astrologue (signes du zodiaque, planètes, directions célestes…)

Le terme horoscopie se rapporte à l’exploitation opérationnelle de la carte du ciel de naissance pour apporter une aide au consultant, le client, et répondre à son questionnement.

ASTROLOGIE. Moyen-Âge et Renaissance    section suivante   section précédente   haut de page

Longtemps les premières tables lunaires et planétaires furent destinées au travail des astrologues, avant de servir plus tard la marine au XVe siècle.

Cependant, l’astrologie est mise au ban de la société par l’Église, comme toutes les pratiques divinatoires, par le concile de Tolède en l’an 447. Ses plus ardents défenseurs sont les astronomes. Un danois, Tycho Brahé dresse les éphémérides de la planète mars qui allaient servir à Kepler pour établir les lois du mouvement des planètes. Il pratiquait couramment l’astrologie.

De même Galilée et Kepler furent des astrologues connus. La carte du ciel natal de Kepler dressée par lui-même est encore conservée de nos jours. Cassini le français exerçait également cette comptétence astrologique. Il fut le premier directeur de l’Observatoire de Paris et son petit-fils est ce même Cassini auteur des « cartes de Cassini » si chères aux généalogistes.

On savait aussi que Newton avait étudié l’astrologie en détail et la pratiquait. Mais il aura fallu attendre la fin du vingtième siècle pour contourner le lobbying scientiste et publier les très volumineux écrits alchimiques de Newton. Quant aux cours royales européennes, il était impensable pour un gouvernant de ne pas prendre avis des astrologues.

Au plan technique, ont sait peu de choses sur les travaux, les échanges et la capitalisation du savoir de l’astrologie durant la période du Moyen-Âge. Les thèmes astrologiques ou cartes du ciel de naissance que l’on conserve sont déssinées selon un plan carré. Elles comportent toutefois l’ensemble des données habituellement présentes et pertientes sur un thème astral.

Depuis le temps de l’hégémonie romaine, l’astrologie avait quitté la seule sphère du conseil aux gouvernants. Des personnes plus modestes (tout étant relatif) consultaient à titre privé. Pour autant, l’astrologie socio-économique et socio-politique (que nous appelons de nos jours astrologie mondiale) faisait-elle l’objet de recherches ?

Les traités semblent le montrer. Et au moins un phare se dresse au milieu de l’océan. Il montre que les cycles dont l’astrologie constitue un indicateur pertinent étaient étudiés. Il s’agit de la phrase de Pierre d’Ailly, l’aigle des docteurs selon son surnom, dans son célèbre ouvrage Ymago mundi, immortalisé par la découverte de l’Amérique. Puisqu’il dit « selon l’étude des cycles astrologiques passés de jupiter et de saturne, la France connaîtra en 1789 un bouleversement qui affectera toutes les couches de la société ».

Soulignons à ce propos que cette phrase trouve son écho chez le voyant occidental le plus connu, Michel de Nostredame dit Nostradamus. Puisque dans la seconde préface aux centuries, celle qui introduit les quatre dernières centuries, il nous dit, « mes prophéties débutent ce jour le 14 mars 1557 où les temps ne sont ni meilleurs ni pires qu’il en a été auparavant et qu’il en sera demain… et durera cette période-ci jusqu’en l’annnée 1792 (écrit en toutes lettres) que l’on croira être une rénovation des siècles. »

Transition facile, Nostradamus, médecin de renom, homme avisé et clairvoyant, ne fut pas seulement un voyant. Il était un astrologue consulté par correspondance depuis l’Europe entière. La somptuosité des rémunérations reçues depuis le nord de l’Allemagne par des entrepreneurs en mines et carrières, et le fait que cette rémunération était versée après résultats, en disent long sur les compétences de cet homme dans son exercice. Un intriguant peut toujours obtenir un poste d’astrologue de cour par menées séductives (Jean Bon-Fond ou François Mite-Prend choisit à discrétion fifre ou mannequin en parodie d’astrologue, c’est le fait du prince). Mais il n’a jamais été dans les mœurs des grands brasseurs de capitaux de « payer pour voir ».

Quoi qu’il en soit, la remarque consignée par Pierre d’Ailly démontre que les cycles astraux, indicateurs des phases socio-économiques, conservaient l’attention de certains astrologues. C’est d’autant plus intéressant qu’uranus n’était pas connu. Or il a été montré depuis à quel point le cycle zodiacal d’uranus martelle et scande les crises de société, au niveau mondial.

Donc, pour y pallier, ces grands ancêtres tels Pierre d’Ailly ont dû faire preuve de toute leur expertise, la maturité dans leur métier d’astrologue, et d’une vaste connaissance d’historiographes.

Systèmes artificiels de domification HOROSCOPIQUE    section suivante   section précédente   haut de page

Dès l’époque de Ptolémée, la pression de la demande portait sur l’événement. « Dites-moi à quelle heure je vais rencontrer l’homme de ma vie et ses mensurations… » L’astrologie est absolument incapable de répondre à cela. Certains y ont cédé. De là sont nés les systèmes de maisons.

 

Cette division peut être une division du cercle lui-même. Ptolémée procédait ainsi en divisant chaque quadrant en trois parts égales. Chaque part est appelée maison.

Cette division peut être la division d’un autre élément cardinal, induisant à son tour une division du zodiaque. C’est le cas de presque tous les systèmes inventés entre les quinzième et dix-septième siècles. Ainsi, Regiomontanus (1436) divise-t-il le premier méridien et projette ensuite cette division sur l’écliptique ou zodiaque. Ainsi le système de Placidus (mi-dix-septième), le plus utilisé en France, divise-t-il l’équateur dans chaque quadrant et projette ensuite sur l’écliptique.

Les variantes abondent, et demandent toutes une ou plusieurs projections avant de se ramener sur l’écliptique. Les systèmes de ce type sont tous l’invention d’astrologues mathématiciens parmi les plus célèbres mathématiciens de leur temps (Campanus mi-treizième, Cardan 1501, Kepler 1571).

On comprend donc que ces savants se devaient de défendre leur rang de mathématiciens, fût-ce au prix de l’incongruïté opérationnelle de ces divisions.

Pour prendre un exemple contemporain d’une mode de même accabit, nous avons assisté entre 1930 et 1970, à la floraison d’une kyrielle d’indices calculés (indice de planète dominante, de densité planétaire, d’occupation par élément…). Cette mode opérait alors à l’identique en tous domaines, en psychologie par exemple (cœfficient d’introversion, d’expressivité, rapport visuel/auditif…)

Traversée du désert et travail en profondeur    section suivante   section précédente   haut de page

En Europe au XVIIe siècle puis au XVIIIe l’astrologie subit à la fois le lobbying des sectes religieuses et les attaques des penseurs à la mode. Pour ces derniers, combattre l’astrologie est un engagement sacerdotal, fer de lance d’un combat plus général.

Curieusement, l’engagement politique en faveur de la laïcité et du rationalisme sont de grandes thématiques publiques et politiques ; tandis que l’astrologie est simplement un outil d’aide à la décision disponible que chacun est libre d’utiliser ou de ne pas utiliser. On ne joue pas du tout sur le même plan.

Dans ces conditions, le choix d’un tel objet d’acharnement demeure énigmatique. Pourquoi ces imbéciles écharpent-ils l’astrologie et non pas la dorure sur bois ? La question demeure.

Pour les premiers cités, en France, sous la pression des jésuites, le poste d’astrologue royal est supprimé. Et en 1666 Colbert raye l’astrologie des disciplines enseignées en Sorbonne et en interdit l’enseignement.

Néanmoins, cet événement sera assez favorable à l’astrologie fondamentale. Cette dernière s’affranchit du carcan scolastique pour approfondir la pertience et accroître le corpus d’observations. Elle cesse de subir le bien-penser qui avait conduit par exemple au foisonnement arbitraire des systèmes de domifications horoscopiques.

L’astrologie se recentre alors sur l’observation et l’expérience, donc elle progresse.

Car l’astrologie est un système de représentation polysémique multi-partitionné. Il est donc sensible aux bonnes partitions, celles qui se complètent, s’enrichissent en ayant les éléments communs justes nécessaires.

En astrologie, il faut s’habituer à penser le multiple de façon holographique. On ne réduit pas le multiple, on en adosse les éléments féconds à d’autres éléments pertinents qui les mettent en exergue.

L’astrologie horoscopique est un système d’observations fortement reproductibles, dès lors que l’on se trouve à l’intérieur de la partition adaptée.

Les autres sciences sont plus ou moins logées à la même enseigne.

Exemple. Pour décrire la thermique du chauffage domestique, l’ingénieur s’encombrera rarement de la totalité de la thermodynamique. Il développera un modèle polynômial local dont la représentation contiendra les éléments osculateurs à une plus large représentation censée l’englober.

Dans toute traversée du désert, on revient à l’essentiel.

Des personnalités fortes perpétueront l’enseignement de l’astrologie et de l’horoscopie. Entretemps, deux nouvelles planètes sont découvertes, uranus et neptune. Il ne manquera pas de travail pour qualifier leur champ d’application symbolique, ni pour découvrir quels indicateurs opérationnels délivrent leurs cycles zodiacaux respectifs.

Les domaines d’application du symbole astrologique neptune seront longs à se préciser. Au contraire, uranus sera un fort encouragement pour les astrologues, comme plus tard le sera pluton au XXe siècle. La nouvelle planète astronomique uranus est découverte en 1786. Le nouveau symbole planétaire astrologique uranus dégagera rapidement les grandes problématiques de son ressort. De plus, en considérant l’histoire des deux ou trois siècles qui précèdent, les astrologues constatent vite à quel point le cycle zodiacal et inter-planétaire d’uranus est marqué dans l’histoire sociale et dans l’histoire des mouvements de pensée.

Vingtième siècle, le RENOUVEAU DE L’ASTROLOGIE    section suivante   section précédente   haut de page

Une grave erreur de certains anciens praticiens avait été de vouloir mimer la voyance et les mancies. Cela n’était pas possible. Son crédit n’en a pas été augmenté. Et l’astrologie y cèda du terrain sur son point fort essentiel, la responsabilisation du client, la prise de conscience du libre arbitre chez le client qui consulte l’astrologue.

Au XXe siècle l’astrologie cesse de s’auto flageller ainsi et revendique à nouveau son statut doublement unique, savoir entièrement transmissible et meilleur outil d’aide à la décision exigeant une responsabilisation de celui qui consulte l’astrologue.

Comme toutes les disciplines, l’astrologie recouvre plusieurs domaines d’application. Comme toutes les sciences, exactes ou humaines, l’astrologie fait valoir des approches complémentaires.

Comme dans tous les domaines du savoir, diverses écoles se font jour. C’est le propre de tous les systèmes de connaissance que chaque génération reformule les modèles de la connaissance et les outils épistémologiques.

Les écoles se reconnaissent dans de grands courants qui se sont appelés, astrologie humaniste, astrologie traditionnelle, astrologie psychologique, astrologie conditionnaliste. C’est la sensibilité des praticiens à tel ou tel aspect de l’aide à la personne qui oriente la pratique de chacun vers ses préférences.

Quel que soit le courant considéré, l’application horoscopique individuelle implique une partie psychologique, la considération du chemin de vie (moments de transformation, et périodes clés), les relations avec les autres, les facteurs transgénérationnels lisibles dans les cartes du ciel des ancêtres proches.

Les deux seules vraies grandes variantes de l’approche astrologique, aujourd’hui comme hier, sont l’astrologie individuelle, qui s’intéresse au thème de naissance d’un individu, et l’astrologie mondiale qui s’intéresse aux cycles historiques. Plus précisément une astrologie qui recherche les indicateurs les plus pertinents des événements marquants. L’astrologie mondiale est une astrologie bien moins horoscopique, une astrologie cycloscopique si l’on veut.

Encore là faut-il bien savoir de quoi on parle. Un tremblement de terre qui tue cent mille personnes n’est pas un événement marquant au sens de l’histoire. L’invention du processus de la vaccination oui, la naissance de l’Europe oui.

En proportion de sa profonde réflexion et de sa lumineuse mutation, l’astrologie au XXe siècle a été également en butte au fanatisme inattendu de sectes scientistes constituées au sein même des instiutions universitaires et de recherche. Inattendu car opérant sur des domaines sans lien, et touchant des personnes à qui l’astrologie ne pouvait enlever le pain de la bouche.

Ces sectes fanatiques, sous des noms très neutres en apparence, prônant le rationnalisme, le rationnel, ont aussi établi de véritables dictatures de pensée dans leurs milieux respectifs. Dans une capitale de l’Europe de l’Ouest, le directeur de l’institut d’astrophysique est allé jusqu’à exiger des étudiants thésards qu’ils adhérent à l’association de son crû pour pouvoir y travailler.

Curieusement l’astrologie s’est retrouvée dans la même situation en Europe qu’au XVIIIe siècle, subissant les attaques des penseurs à la mode. Et pourtant, l’astrologie horoscopique demeurait, par delà les siècles, un superbe mais simple outil d’aide à la décision, disponible, que chacun est libre d’utiliser ou de ne pas utiliser.

Abomination de la presse magazine, l’horoscope    section suivante   section précédente   haut de page

En complète aberration par rapport au contexte de renouveau de l’astrologie, ou peut-être attiré par la nouvelle vogue pour le mot astrologie, sont apparus durant le XXe siècle les horoscopes de la presse magazine.

Malheureusement, ces entrefilets utilisent le vocabulaire de base de l’astrologie. Et il n’y a guère moyen de lutter contre cela.

Cette pratique a fait beaucoup de tort à l’astrologie et à l’astrologie horoscopique auprès du public. D’autant qu’il fut de mieux en mieux connu, au fil du temps, que ces fameux horoscopes était écrits par la première personne venue, y compris en puisant chaque jour au hasard dans un vivier de quelques dizaines de rédactions déjà toutes prêtes, et autres pratiques similaires. Des astrologues ont également loué leur nom pour signer ces rubriques, alimentant la mascarade pour quelque menue monnaie.

Pour justifier cette pratique on dit que le public est friand de l’horoscope du matin. Tant de déviances se sont faites au nom de la demande supposée « du public »…

Modèles et courants astrologiques    section suivante   section précédente   haut de page

Un paradoxe nous serait-il permis ? Alors, le voici…
Durant le vingtième siècle, les astrologues traditionnels ont eu le grand courage de persévérer sans renier l’aspect prévisionnel de leur pratique horoscopique…
Et, au vingtième siècle, les astrologues des obédiences psychologiques ont eu beaucoup de courage en verbalisant différemment le modèle astrologique et en mettant entre parenthèses l’accuité prévisionnelle de l’astrologie horoscopique.

Dans la première moitié du vingtième siècle, l’astrologie dite traditionnelle a su utiliser à bon essient l’association loi de 1901 pour structurer un peu mieux l’enseignement, donc la transmission. Des astrologues comme Volguine ou Barbault sont les exemples d’artisans d’une œuvre tranquille et forte, simplement ancrée dans la conscience de leurs compétences. En cela je dis qu’ils ont eu le courage conserver toute la très riche étendue de l’horoscopie.

Puis le courant systémiste de Palo Alto fut très populaire dans tous les domaines des sciences humaines et psychologiques. Cette science humaine l’astrologie ne pouvait pas s’exonérer de donner au moins une traduction de ses modèles dans les termes du modèle émergeant en sciences de l’homme.

On a appelé ces relectures l’astrologie psychologique. Gardons présent à l’esprit que toutes les pratiques astrologiques sont à la fois psychologiques, prédictives, de conseil et psycho-généalogiques. Néanmoins, laissons le crédit de l’épithète à ces modèles.

Les modèles élaborés par les systémistes ne comportaient pas de volet prédiction, au sens fort où l’entend l’astrologie. Les astrologues qui ont joué le jeu ont donc bien fait de ne traduire que là où cela était possible, afin de ne pas biaiser. En cela je dis qu’ils ont eu le courage de laisser de côté pour un temps la dimension prédictive de l’astrologie horoscopique. Car ils savaient en toute connaissance de cause que c’est une perte sèche ; on s’aliène volontairement un point fort.

On retient souvent deux courants, l’astrologie humaniste et l’astrologie conditionnaliste. Des astrologues comme Ruperti ont donné de très riches déclinaisons du modèle humaniste. S’attachant plus à la découverte des phases de crises du chemin de vie, plutôt qu’à leur prédiction, ces astrologues ont recherché le meilleur de l’expression des cycles planétaires, simples ou imbriqués.

L’astrologie conditionnaliste a été touchée par la mode stérile des indices calculés. Néanmoins, cela a permis aux tenants de l’astrologie conditionnaliste de pressentir la faiblesse extrême des systèmes de maisons. Il est très étrange qu’aucun de ses théoriciens ne soit allé jusqu’au bout. Puisqu’il faudra attendre 1991, dans un tout autre contexte, la publication du fameux « Requiem pour les maisons astrologiques » par Chavazas dont l’œuvre considérable s’inscrit pour le moins dans une pratique astrologique « traditionnelle ».

En astrologie saturne représente le temps. Le temps dicte ce qui demeurera. Et la vraie nature d’un phénomène, d’un mouvement de pensée, n’est connue qu’avec le recul.

Avec le recul, on a pu constater que l’astrologie humaniste aura été très proche de l’astrologie dite traditionnelle. Elle aura aussi bénéficié de la richesse humaine de plusieurs de ses tenants.

En alertant encore et toujours son client sur le potentiel de transformation, d’évolution, à chaque étape de sa vie, l’astrologue humaniste est très proche de ce qu’aujourd’hui nous appelons l’astrologie d’aide à la décision.

Il s’agit d’une vision responsabilisante de notre métier. C’est aussi celle de l’astrologie dite traditionnelle.

Mais, historiquement, peut-on parler d’un modèle astrologique humaniste ? C’est plutôt la confluence d’une pratique, une vision et une déontologie. De la confiance en la vie également.

L’astrologie conditionnaliste, quant à elle, a mis au point un modèle simplifié appliqué aux planètes astrologiques, le RET. Les planètes astrologiques sont divisées en trois groupes, Représentations, Existence, Transcendance. Chaque symbole planétaire représente, fait exister ou transcende l’un des trois grands mots-clés. Et la lune représente le RET tout entier.

En contrepartie de son côté réducteur et sommaire, cette représentation possède deux atouts. Attirer une nouvelle fois l’attention sur les angulaires, et laisser vide de sens les maisons astrologiques.

Ce modèle simplifié de quelques qualités des planètes astrologiques peut permettre aussi à l’étudiant de systématiser plus facilement, et de fixer une première approche.

Par contre, s’y borner ensuite conduit à négliger toute la richesse des symboles planétaires. En outre, on passe facilement à côté des dominantes de structure. À l’extrême le terrain exprimé par les signes du zodiaque est sous-valorisé.

Ce modèle était apparu durant la mode des indices calculés. Sa simplification bien carrée se prêtait au calcul d’une myriades d’indices et de pondérations. Il rentrait également bien dans les offres « l’interprétation de votre thème astral en une minute sur ordinateur ».

En effet, au moment où cette réduction était lancée, des commerçants eurent aussi l’idée de produits rapidement rentables comme « votre thème astral en une minute par ordinateur ». La puissance des ordinateurs était limitée et le programmeur avait besoin de hiérarchiser les planètes dans le thème. Cette réduction propre au calcul s’est trouvée disponible pour leur propos.

 

Le terme astrologie structuraliste se retrouve lui aussi sous plusieurs acceptions.

À point nommé, il permet mieux encore de sérier, courants, modèles, modèles réduits ou réducteurs, et orientation personnelle de chaque praticien.

Astrologie structuraliste désigne souvent la primauté du développement du plein potentiel de chacun, après avoir compris et médité la structure profonde du thème astral. Ceci sans égard aux aspects prédictifs de l’astrologie horoscopique.

Il s’agit donc d’une orientation personnelle de l’astrologue que l’on peut rattacher à l’astrologie humaniste. Ce n’est pas un modèle astrologique.

Avancées techniques de l’astrologie    section suivante   section précédente   haut de page

Une autre dimension croise celle des modèles, celle des avancées techniques.

Les modèles sont attachés aux générations successives. Ils ont une chronologie. L’un vient puis s’estompe laissant place au suivant. Le fils s’émancipe du père, mais tous deux seront confrontés aux mêmes étapes de la vie.

Les avancées techniques sont les améliorations de l’outil, la découverte d’un nouvel outil, l’élargissement du champ de connaissance. Trois avancées techniques majeures auront marqué le vingtième siècle.

Volguine aura montré que les encadrements planétaires sont aussi, sinon plus, signifiants que les aspects. Autrement dit, l’ordre a un sens, indépendamment de la distance angulaire.

Ceci est un clin d’œil à l’avancée de Gauquelin, qui démontra à grande échelle ce que les praticiens avaient toujours désigné comme une pierre angulaire. Les planètes péri-angulaires confèrent une signature forte, visible même socialement (pas seulement dans la caractérologie) donc objective, constatée par les tiers.

Enfin, opérant la synthèse des courants astrologiques en une œuvre ne comportant pas moins de vingt-sept titres, Chavazas réexamina la totalité des systèmes de domifications. Il en démontra l’inanité mais aussi l’aspect pénalisant. Son ouvrage, « Requiem pour les maisons astrologiques » a replacé au centre de l’astrologie horoscopique les directions célestes universellement partagées par les astrologues.

Avec Chavazas, le seul point qui avait surpris dans les travaux de Gauquelin (intensification des zones post-angulaires dans le sens circadien) n’en prit que plus de relief. Cet aspect de la découverte statistique et scientifique de Gauquelin devint alors logique et non plus surprenant.

Nous avons débuté par un paradoxe. Une citation pourrait finir cette section. L’astrologue Morin de Villefranche (1583-1656) écrivit dans l’un de ses derniers ouvrages publiés :

« J’avais eu deux desseins qui n’étaient pas petits, à savoir de réformer l’Astronomie, laquelle Ptolémée, Copernic ou Tycho Brahé avaient fondée sur de faux principes et de réformer encore l’Astrologie, laquelle jusqu’à présent avait été si décriée par ses ennemis qui l’ignoraient et ce, avec quelque apparence de raison, vu qu’outre les absurdités et sottises dont elle était farcie dans les livres, elle n’avait ni face ni forme de science, bien qu’elle soit la plus noble et divine des sciences naturelles. ».

Il y a toujours eu du pain sur la planche, au XVIIe siècle comme au XXIe siècle.

ASTROLOGIE, modèles, matrices et théorie de la connaissance    section suivante   section précédente   haut de page

Empruntons au site de l’association Astrologie Vivante la définition suivante :

« Dans son aspect psychologique et psycho-évolutionniste, l’astrologie est une compréhension structurale de la psyché. Elle révèle une organisation matricielle de la représentation, un peu comme une tomographie en trois dimensions. L’astrologie rend compte de l’organisation multiple de la psyché, sans dégrader la cohérence que l’on observe quelle que soit la coupe effectuée. Une compréhension astrologique aboutie oblige à une pensée matricelle et s’oppose à la pensée unidimensionnelle. Penser la pluralité de façon composite, matricielle, plurielle, sans réductionnisme. »

Ceci est essentiel pour comprendre trois choses,
- le cheminement de l’histoire de l’astrologie,
- le fait que l’astrologie soit le modèle des modèles de la connaissance humaines,
- enfin la pérennité de l’astrologie. Cette dernière va de pair avec la souplesse et la rigueur.

Richesse des pratiques de l’astrologue    section suivante   section précédente   haut de page

Plus que les différences d’orientations des praticiens, il est fécond de considérer la richesse des pratiques dans l’aide apportée aux clients.

L’astrologie se prête bien à la consultation d’écoute et de conseil. Il s’agit d’une consultation unique où le client demande l’éclairage de l’astrologue sur une problématique actuelle.

L’astrologie se prête tout aussi bien à un travail suivi, où la connaissance astrologique vient en concours, en synergie ou en appoint avec l’écoute de l’astrologue. Ce dernier est alors en posture de thérapeute.

C’est un travail de développement personnel ou un travail d’accompagnement psychothérapeutique.

En coaching individuel par exemple on nous demande cela.

Mais l’astrologue est encore un intervenant qui a une riche expérience de l’être humain en relation avec les autres. En tant que praticien de l’écoute, il peut aussi intervenir en mettant entre parenthèses son outil astrologique.

Chaque fois que nous intervenons en coaching d’équipe en entreprise, nous ne sommes pas cette astrologue ou cet astrologue. Nous sommes le coach répondant à la mission de coaching qui lui est confiée. Toutefois, notre expérience d’astrologue nous offre encore d’autres atouts, par surcroît, pour mener à bien et réussir notre mission.

Par exemple, et ce n’est qu’un aspect des choses, l’astrologue est par définition un praticien systémiste. Si l’on peut dire, il respire ainsi. Quel spécialiste serait-il mieux indiqué pour répondre à des missions à fort contenu systémique ?! C’est notre expertise même !

REQUIEM POUR LES MAISONS ASTROLOGIQUES    section suivante   section précédente   haut de page

Si vous souhaitez en pénétrer tous les aspects techniques, nous renvoyons à l’œuvre citée, Requiem pour les maisons astrologiques. Titre actuel, Tour d’Horizon ISBN 2-9506572-4-9 Coll. Aujourd’hui l’Astrologie.

Dans le contexte présent, ajoutons simplement ceci, dicté par notre longue pratique du coaching d’équipes : le retour aux seules directions celestes et le sens accru conféré aux quadrants mettent en avant la dynamique et le projet.

Toute construction est projet qui naît au fond du ciel, le méridien inférieur,
et cherche sa réalisation avec les qualités signifiées au méridien supérieur, le milieu du ciel.
Tout projet demande le concours des moyens – compétences, le quadrant nocturne ascendant.
Tout projet intervient dans un contexte, avec ses facilitateurs et ses freins, le descendants nocturne.

J’y vois les angles, les quadrants, point de maisons…!

L’équipe y travaille sous les conditions signifiées par l’hémisphère diurne. Et nous nous retrouvons au méridien pour faire le bilan de l’accompli. Tout notre travail est là. Et le projet, ce peut être aussi le projet de tout une vie.

Sancta simplicitas !

Fondamentaux et opportunités de l’Astrologie    section précédente   haut de page

L’horoscopie demeure le meilleur outil d’aide à la décision, pour qui veut l’utiliser. Son maître-mot, la responsabilisation. Le modèle astrologique demeure le modèle contenant les modèles de la connaissance humaine, meta-modèle si l’on veut.

Quant à sa transmission, l’astrologie est intégralement transmissible avec des mots. Un voyant peut enseigner bien des choses à une personne prise au hasard, peut-il assurer qu’elle deviendra voyante ? Quiconque suivant un enseignement d’astrologie sera à même, et de pratiquer au même niveau que l’enseignant, et d’échanger par les mots la totalité de son expérience d’astrologue.

Forte de cela, l’astrologie se fait connaître plus largement des professions d’aide à la personne et d’aide à la décision.

Enfin, en France ou en Italie, un engouement sans précédent pour la généalogie a fait mieux connaître une pratique systémique émergente, la psychogénéalogie. Cela durera-t-il ? Si oui l’astrologie est, par essence et par construction, sur-équipée pour y jouer plus qu’un rôle.

Vivante et forte l’astrologie accompagne les professions de l’aide à la personne.

Les hommes et les femmes qui la pratiquent font évoluer l’astrologie et élargissent à leur tour leurs pratiques.

astrologie coaching astro-psychogénéalogie

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Une brève histoire de l’astrologie occidentale

Posté par nofim le 11 mars 2015

Une brève histoire de l’astrologie occidentale
par  Richard Pellard
Avec l’astronomie, l’astrologie est une des plus vieilles sciences de l’humanité : environ 50 siècles d’une existence chaotique entre palais et ghettos, essor et stagnation. Et ce n’est pas fini : l’astrologie est en pleine forme pour aborder le XXIe siècle !

Une brève histoire de l'astrologie occidentale dans ASTROLOGIE HistoireAstro1

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Article paru dans le n° 1 d’Astrologie naturelle (décembre 1997) et remanié.

Ouvrages conseillés :

Il n’existe pas actuellement d’ouvrages traitant de l’Histoire de l’astrologie d’une façon exhaustive et objective. Voici néanmoins quelques lectures instructives :

- Histoire de l’astrologie, Wilhem Knappich, éd. Vernal/Philippe-Lebaud
- L’astrologie et le pouvoir, Henri Stierlin, éd. Payot
- Les astrologues à la fin du Moyen Age, Maxime Préaud, éd. J.C. Lattès
- Les rois et leurs astrologues, Anne Soprani, M.A. éditions
- La passion des astres au XVIIe siècle, Micheline Grenet, éd. Hachette

Voir aussi :

- Une histoire officielle et non-critique (donc criticable) de l’astrologie sur WIKIPÉDIA

Une histoire officielle et non-critique (donc criticable) de l’astrologie sur ce site

Cet article vous a été proposé par :Richard Pellard

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Michael Howard on Mathématiques Divinatoires by Jacques Halbronn 1983

Posté par nofim le 10 mars 2015

  1. This essay is a reflection on a Tarot History Forum post by « Huck » at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=873#p12778. It also is an attempt to raise to a more general level discussion some issues initiated by Marcos (mmfilesi) about tarot, chess, and geomancy. I will give links at the proper points.
    My immediate impetus, besides « Huck’s » post just mentioned, is some thing else. I have been looking at Jacques Halbronn’s 1983 book Les Mathematiques divinatoires. Its first three chapters are about tarot, geomancy, and the I Ching, looking at the structure of each. He sees each of them as binary, and the first two even as « manichean », in that there are fundamental divisions between « good » elements and « bad » ones.
    TAROT
    Halbronn has five good vs. five bad in tarot (p. 46). In 4 cases the sum of the numbers of the Marseille cards is 22. In the fifth case, involving the unnumbered Fool, Halbronn assigns the number 11, as the average between two natural and frequent placements, 0 and 22; That number is also the average of all the numbers, with 10 below and 10 above.

    Positive/Negative 6Lover/16Maison-Dieu 7Chariot/15Devil 9Hermit/13Death 10Fortune/12Hanged Man 11Strength/11Fool

    The images are also complementary (pp. 48-49). The Lover card has a flash from above resulting in conjunction; the Maison-dieu has a flash from  above resulting in rupture. The Hermit wears a heavy cloak, while Death is as nude as he can be. The Chariot shows victory; the Devil is a similar configuration showing enslavement of the losers. Strength shows a person confronting and mastering an animal; the Fool shows the person running away from an animal. The Wheel of Fortune signifies changes; the Hanged Man signifies immobility, a dead end.
    Halbronn also identifies 7 other pairs that are complementary in the sense that each completes the other in adding up to 22; he doesn’t attach « positive » or « negative » labels to the members of the pair.

    21World/1Bateleur 20Judgment/2Popess 19Sun/3Empress 18Moon/4Emperor 17Star/5Pope 14/Temperance/8Justice

    But I find it tempting to go further than Halbronn. It seems to me that maybe even these seven consist of good/bad pairs, with a few assumptions.  First, you have to make all of Pope, Popess, Emperor, and Empress « bad » cards. I think that is a reasonable assumption, if you assume that the Popess = the Church. Humanists mostly endured these figures as evils that they had to endure, and small business people such card makers probably had no use for them at all. Sometimes they were already undifferentiated, although probably for a different reason: the « four papi ». Humanists regularly castigated all four (unless one of them happened to be the superior of the humanist’s patron). By Etteilla’s time, it was acceptable to simply replace all of them (except the Bateleur, who as Magus would have been too dear to his heart) with others that were quite different, which he did even before the Revolution.  And second, I think a case can be made for putting Justice, even though a virtue, in the « bad » camp. Justice is bad if taken to an extreme, either without enough mercy or with too much mercy. Temperance, i.e. Moderation, is better, as not only a virtue in itself but as that which guides all the other moral virtues (from Aristotle). Alternatively, if we see the mixing of water with wine as symbolic of the Eucharist, it becomes Mercy, which traditionally complements the severity of Justice.
    So we get:

    positive/negative 21World/1Bateleur 20Judgment/2Popess 19Sun/3Empress 18Moon/4Emperor 17Star/5Pope 14/Temperance/8Justice

    To these one could add the four suits, of which two, coins and cups, are « good », and two, batons and swords, are « bad ». This sometimes shows up in the sequences, which are sometimes reversed, for trick-taking purposes, and it is certainly true for the interpretations, starting with Etteilla, the larger numbers being worse than the smaller ones for batons and swords. I think the same is true of the pictures on the Sola-Busca number cards.
    Such a structure of the tarot would be in line with the prisca theologia (ancient theology) doctrine of the times (16th-18th centuries), of a pre-Greek, pre-Hebrew theology common to all civilized nations, which the « dualist » Zoroaster was one of the first to put in writing.
    GEOMANCY
    Halbronn’s second chapter is about geomancy. That system of divination seems to be an Arab invention. It borrows much of its terminology from astrology. Another source suggests that it may be a « poor man’s astrology », a way of casting a pseudo-horoscope without having to know anything about the stars at the time of the querent’s birth (see the « poor man’s astrology » quote at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=505&hilit=geomancy#p6957), You just need a way of randomly generating a few numbers, and some rudimentary mathematical ability: specifically, being able to add a few single-digit numbers and recognize whether they are are even or odd. After the first ones, moreover, all you’re adding is 1′s and 2′s.
    I won’t go into the details, as you can read about them anywhere, but here is a digest. The sequence starts with four « mothers ».Then, going row by row, you get a « daughter » configuration by adding the dots in each row of two of the « mothers ». If the result is 1, you put one dot in the « daughter » row; if it’s 2, you put  2 dots. If it’s 3, you put 1 dot; if it’s 4, you put 2 dots. Then you get a « niece » (sometimes « nephew ») by adding dots again, and from them four final figures: two witnesses, a judge, a conciliator. There are exactly 16 possible « binary tetragrams » generated by such means:

    Michael Howard  on Mathématiques Divinatoires by  Jacques  Halbronn  1983 dans ASTROLOGIE cattan-figureslist

    (Image from http://www.renaissanceastrology.com/astrologicalgeomancy.html#B) Out of these 16, 8 pairs can be formed, in which the pattern of each is the reversal of the pattern of the other. (In the above, the reversal of the one in the lower right is the one in the lower left; otherwise, they are next to each other. And if you can’t make out the words, don’t worry; I’ll give them as we go.) Not only do the paired designs complement each other geometrically, but in most cases the words associated with the pairs are related and form binary oppositions between « internal » and « external », of which the internal are « good » and the external « bad ». Halbronn says (p. 59) « L’interioritie serait [i.e. were] benefique et l’exteriorite malefique ». (He cites Hadji Kamballah, La Geomancie tradionnelle, p. 16.)  The « internal » are called « dakhila » in Arabic, and the « external » are « kharidjah ».
    So we have
    Fortuna Major = nosrat ou-i-dakhilah = internal victory. while  Fortuna Minor = Al nosrat ou-i-kharidjah = external victory.
    Well, right away there is a problem: it is not clear how « external victory » is bad. In fact, Halbronn or his source is oversimplifying. As presented by anthropologist Wim van Binsbergen (http://www.shikanda.net/ancient_models/BINGHAMTON%201996.pdf, found by Marcos), the Arabs actually had four conditions: good, good-neutral, bad-neutral, and bad. Fortuna Minor is actually « good-neutral », good but not as good as Fortuna Major. So we must reformulate Halbronn’s generalization: the two sides of the opposition are better and worse relative to each other.
    Let us go on.
    Caput  Draconis (Head of the Dragon) = internal threshold Cauda Draconis (Tail of the Dragon) = external threshold
    One is internal expansion of consciousness; the other is outward expansion into illusion, as good vs. bad (I get this from http://www.shikanda.net/ancient_models/BINGHAMTON%201996.pdf, p. 15).
    Next:
    Aquisitio [Acquisition] = taken internally Amissio [Loss] = taken externally
    The other pairs (p. 57) are
    Puer [Boy]/Puella [Girl], Tristitia [Sadness]/Loetitia [Joy], Carcer [Prison]/Coniunctio [Union], Rubeus [Red]/Albus [White], and Via [Road]/Populus [People].
    Rubeus and Albus are aggressive masculine and gentle feminine. Carcer means Prison, i.e. Separation, the opposite of Conjunction. Prison is negative, joining together usually positive. Tristitia is Sadness, Loetitia is Joy.  For Via, i.e. Road, and Populus, i.e. People, one is the journey and the other a destination, i.e. a city (one meaning of the Arabic, as listed by van Binsbergen). For this last, it’s not clear from these words whether either one is positive or negative.
    GEOMANCY AND TAROT
    Halbronn does not propose that tarot originated from geomancy. One might wonder whether the divinatory tarot in Balogna of the mid-18th century, with its single-word card interpretations, might have been influenced by geomancy. But the words (Decker, Dummett, & Depaulis, Wicked Pack of Cards p. 49) are different, and there is not much bad/good dichotomizing.
    I also wonder if there are any parallels between the structure of geomancy and that of lot books. Geomancy had a lot of prestige in the late Middle Ages and Renaissance. For example, three of the dozen or so small book collections enumerated by Susan Connell in her article, « Books and their owners in Venice » (Journal of the Warburg and Courtauld Institutes 35 (1972), pp. 163-186) contained a book listed as « geomantia ». Other systems might not have wanted to blatantly contradict this system.
    The influence of geomancy on the « books of destiny » of 18th-19th century France and England is more probable.Van Binsbergen cites a « Napoleon’s Book of Fate » that explicitly uses a five row 32 figure geomantic system. He explains that 32 figures is « sufficient to accomodate all lunar mansions » (p. 53). This book, which he knows from a 1925 English edition, « does not seem to be older than the nineteenth century. » Such a system also exists in « the standard commentaries on Dante », he adds, unfortunately without citing examples. Perhaps they are older.
    In any case, Etteilla, although ignoring the « internal/external » distinction, manages to incorporate most of the words, or at least ideas, attached to the 16 traditional geomantic figures into his number-card keywords (for Etteilla’s list in various translations and versions, see my posts 15, 18, and 20 at http://www.tarotforum.net/showthread.php?t=180963&page=2 and 21 at http://www.tarotforum.net/showthread.php?t=180963&page=3).
    Another system is in the « Spiel Der Hoffnung » of 1799. Its words are different from those of geomancy and Etteilla, but still has the good/bad dichotomy (http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=844&start=10#p12089).
    One way tarot might have arisen from geomancy is exemplified in the Michelino of 1420s Milan. This is where Marcos’s posts, starting at around http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=365&hilit=binary&start=200#p6944, are very helpful. He says that  Petrus Albanus wrote a major text of Geomancy at Pavia in the 14th century, probably the one listed in the Visconti Library inventory (http://trionfi.com/0/l/11/ ) as « Geomancia » (it is at http://books.google.es/books?id=fwY6AAAAcAAJ&pg=PT43&dq=geomantia&hl=es&ei=jVjcS5PKOIGiOOH7oYUH&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CDYQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false. I get this from the « Geomancy » thread, short but very meaty.)  Given Filippo Visconti’s superstitious nature, it is hard to imagine that he wouldn’t have known it.  Petrus’s structure looked like this, in the excellent diagram that Marcos constructed:

     dans divination

    (from http://forum.tarothistory.com/download/file.php?id=421)
    As you can see, it has a « relatively good/relatively bad » dichotomy for all the pairs except Via/Populus, for which both are « good-neutral ». (Marcos gives the specific passage in Albanus at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=365&p=6953&hilit=albanus.jpg#p6953.)
    For another schema, I have already given the link to the Arabic-based one on p. 15 of http://www.shikanda.net/ancient_models/BINGHAMTON%201996.pdf. As far as I can tell, the results for our purposes are the same as in Petrus.
    In another text, Bartholomew of Parma, 128-1300, Populus is positive and Via negative (Huck at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=505&hilit=geomancy#p6957). The journey is bad, the goal is good (http://a-tarot.eu/p/jan-10/geo3.jpg).

    geo3 dans HISTOIRE

    It is easy to imagine the Michelino constructed with an eye to his sort of geomancy. For one thing, in each, 12 figures go together, the Olympian gods in one, the mothers-daughters-nieces in the other, with four of a nonconforming character.
    Another similarity (not dealt with by Marcos) is that in both geomancy and the Michelino there are 8 « better » figures and 8 « not as good » figures. In the Michelino, 8 are in the « good » suits of « virtues » and « virginities », and 8 in the « not as good » suits of « riches » and « pleasures ».
    I don’t see that the similarity extends any further than this. It might have, with individual cards corresponding to individual geomantic figures, but since we are not trying to do geomancy with the cards (we’re just playing a game), such a schema (although Marcos gives us one just as a possibility) is not necessary.
    Then we come to an ur-Cary-Yale, if there was one (before 1440), with 16 trumps. Does it have a similar binary structure,  in the sense of « better » and « worse »? Its cards, as Marcos observes, are mostly in the « good » category. But even here I think we can make a distinction between more or less good. The seven virtues and the Petrarchan Chastity (i.e. the lady on the Chariot) are very good. The other cards–Emperor, Empress, Love, Death, Fame, Time, and Judgment, to which I add Fortune–are good sometimes, bad sometimes.
    CHESS
    We also have, in both the Michelino and the CY, something else, the parallel with chess, which also has 16 figures and many other binary features. Unlike geomancy, chess isn’t a system of divination, and so while it has features that might make for dichotomies between « good » and « not so good », these, unlike in a divinatory system, can be ignored. if desired.
    For chess there first of all is the black team and the white team; black is customarily associated with evil (even though in chess the white group is the aggressor). For each group, there is a good side–right–and bad side–left–for which there are two of the special pieces for each rank (royalty, bishops, knights, rooks).
    There is also the division into two rows: special pieces and undifferentiated pawns.
    Huck has compared the pairing of pieces between the two sides to a similar pairing of tarot cards in two early decks, the Cary-Yale and the Charles VI. The pairs are not the same as in geomancy, but there is no reason why they should be. It’s the structure that matters.
    I myself have analyzed the 22 card early tarot in terms of Giotto’s binary opposition of 7 virtues to 7 vices (http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=12&t=848#p12119), deriving not from any divinatory system but from the struggle between virtues and vices in Prudentius’s Psychomachia. In a sense, the other part of my analysis, Petrarch’s 6 Triumphi, also has its binary oppositions: Love with its good and bad aspects, followed by Chastity good, followed by Death, bad, and Fame, good, Time, bad, and Eternity, bad or good.
    Halbronn does promote the idea that tarot originated from chess, based on the similarity of « Mat » to « Mate » (Arabic for « death ») and « Fil »–he says that’s a name for the Rook, or Elephant–to « Fol » (a rather tenuous connection, I think). Another consideration, which seems to me to apply to ordinary cards as well, is that three of the courts correspond to three of the special chess pieces. He says these ideas are not original with him, they are in a 1950 book by R. Ambelain, Les Tarots.
    And of course chess as played in India, with four sets of royalty, parallels the four suits in cards.
    THE I CHING
    Halbronn’s third chapter is on the I Ching. I don’t know much about its binary structure except that its configurations are made up of open and closed lines and go in pairs, too. I don’t read French well enough to follow Halbronn’s analysis without a lot of work. Wikipedia notices similarities between geomancy and the I Ching, and also differences: the I Ching uses binary trigrams, as opposed to geomancy’s binary tetragrams. The eight trigrams form four complementary pairs, in comparison to geomancy’s sixteen tetragrams forming eight pairs (image from http://en.wikipedia.org/wiki/Geomancy).

    220px-Family_Ba_Gua dans NOSTRADAMUS

    Considering that the I Ching is Chinese and the tarot is European, the Arabs’ geomancy might be the link between the other two, historically. The 8 trigrams are expanded one way in the I Ching, another way in geomancy. You can read more at Huck’s post http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=505&hilit=geomancy#p6940).
    KABBALAH
    Although neither a divinatory system nor a game, there are binary oppositions similar to those of geomancy in Kabbalah. The Seferotic Tree.has two sides, one of severity and the other of mercy, again associated with the colors red and white (for aggression and gentleness, just as in geomancy), starting with Chochmah and Binah. This characterization is especially clear in the Portae Lucis, (Gates of Light), as translated into Latin by Ricci and published in 1516 (http://www.literature.at/viewer.alo?viewmode=overview&objid=13463&page=). So we have Chesed/Gedullah, Love, with Gevurah, Severity; and Netzach, an agent of love/mercy, with Hod, an agent of severity/justice. The other four sefirot are mixed (for documentation, see my essay at http://latinsefiroth.blogspot.com/).
    And the terminology of the Sefer Yetsira somewhat corresponds to that of geomancy.  « Mother letters » which by this terminology suggest the generation of the rest, « single letters » and « double letters », like « daughters » and « nieces ». Also, the 32, the number of paths, is another power of 2.
    Both the Sefirotic Tree and the Sefer Yetsira are probably in some form earlier than any form of geomancy. However the details I have mentioned may have been post-geomancy. In general, however, are independent example of binary thinking (including a third, the synthesis), derived from the interaction of Hebrew and Greek thought. The Greeks had their own binary oppositions: hot/cold and dry/wet generated the four elements and humors; Aristotle even attributed to the Pythagoreans a doctrine of 10 basic pairs: « finite and infinite, even and odd, one and many, right and left, male and female, rest and motion, straight and crooked, light and darkness, good and bad, square and oblong » (http://history.hanover.edu/texts/presoc/pythagor.html#commentary2).
    CONCLUSION
    Admittedly, binary divisions are a natural, liable to spring up anywhere, without the necessity of prior history, especially good/evil, yes/no, and male and female: in Romance languages, everything is one or the other. This polarity makes a similar structure, in games and divination, a natural way of extending life into imagination. All the same, the specific ways in which these dichotomies are expressed in those areas in the time of the historical tarot makes the notion of mutual influence and history a suggestive one.
    For more on binary systems relating to tarot, the Sefer Yetsira, and the I Ching, see http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=12&t=880&start=0 of which this blog is the first post.

          Posted 20th October 2012 by

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Sur les thèses de Jacques Halbronn concernant la prophétie de Saint Malachie

Posté par nofim le 4 mars 2015

 

      Commentaires pertinents sur la prophétie de saint Malachie.

par  Ramon  Lulle

A l’attention de Jacques Halbronn, (cf Papes et prophéties  Ed Axiome  2005)

Bien que je sois ingénieur spécialisé en spatiologie et spécialiste des fusées, je ne partage absolument pas votre hypothèse d’une      prophétie des papes à deux étages comme une fusée.

Le texte de la prophétie est parfaitement clair :

« [N° 111] De Gloria Olivae In persecutione extrema S.R.E. sedebit Petrus Romanus, qui pascet oues in multis tribulationibus; quibus transactis, ciuitas septi collis diruetir, et iudex tremendus      iudicabit populum suum. Finis. » (ou « Amen » pour le mot final).

Il n’ y aura aucun autre pape entre Benoît XVI et Petrus Romanus. La prophétie est une fusée à un seul étage si on veut conserver cette image de la fusée. Destination : le Jugement Dernier      (« Judex tremendus judicabit populumsuum ») Tout au plus peut-on imaginer un interrègne lié aux débuts des tribulations avant l’élection de Petrus Romanus. Selon d’autres sources que la prophétie      des papes, l’élection de Petrus Romanus n’aura lieu à Rome (qui aura peut-être été déjà détruite conformément à la prophétie) mais dans une autre ville..

JH: Ma « thèse » se fonde sur un certain nombre de points que j’ai exposés dans mon ouvrage « Papes et Prophéties. Décodage et Influence », il y a 3 ans, lors de la mort de Jean-Paul II. (Ed.      Axiome) Je précise que je suis historien du prophétisme (cf ma thèse d’Etat « Le texte prophétique en France. Formation et fortune, Université Paris X, 1999) L’image d’un texte à double détente      est très fréquente: quand il y aura (A)……….alors, viendra (B)…………….. ou quand telle planéte sera à tel endroit du ciel(A)……alors il arrivera (B)……. Si on l’applique à la      prophétie de Malachie, il convient bel et bien, cher monsieur, de distinguer ces deux volets: la liste des papes constitue un compte à rebours et quand elle sera épuisée, alors ceci se      produira….

Mais le « B » n’est pas identique au « A », le présage n’est pas de même nature que ce qui est présagé. Dans la divination, je ne vais pas regarder la forme du foie d’un animal pour      savoir….l »avenir de cet animal mais bien pour accéder à une information qui sera annoncée par le dit foie (hématoscopie)

D’ailleurs, du temps de Pie IX, donc au milieu du XIXe siècle, beaucoup pensaient qu’il était le dernier pape de la liste mais non le dernier pape tout court, ce qui montre bien que la fin du      texte n’ »était pas censée concerner ses successeurs. Quand il apparut que les événements qui auraient du suivre Pie IX n’avaient pas eu lieu – et par événement, non pas qu’il y ait un autre      pape mais que l’on entre dans un scénario terminal pour l’Humanité – il fallut alors trouver une solution pour prolonger la succession des papes en incluant les dernières lignes du texte qui à      l’origine ne s’y prêtaient pas. C’est un subterfuge assez commun en la matière comme de retoucher une date…. La formule même de devise 111 est inacceptable. Les devises au départ n’étaient      pas numérotées (voir Lignum Vitae, 1595)

J’ajouterai que l’étude des sources du texte terminal montre, de façon certaine, que celui-ci a été emprunté au chapitre 50 de l’Ecclésiastique, en latin, et qu’il n’a pas été composé par      conséquent comme les devises lesquelles sont prises d’Histoires des Papes pour la période allant jusqu’à la fin du XVIe siècle. Quand aux devises suivantes, on ignore leur origine, mais ce qui      est certain, c’est que ce n’est pas la^même que celle des dernières lignes. Le problème est donc celui-ci:

  1. y aura-t-il un successeur à Benoit XVI?
  2. est-ce que des événements remarquables se produiront à sa mort?
  3. est-ce que cette prophétie est validée?

On a le droit de conclure à l’échec de cette prophétie qui aurait du d’ailleurs être clôturée au XIXe siècle et qui n’aura survécu que par un apport supplémentaire, à savoir la conversion des      dernières lignes en devises, supprimant ainsi le volet B de la prophétie….Problème du mode d’emploi du texte qui se retrouve d’ailleurs pour les Centuries…

Selon moi, d’autres papes régneront sans qu’il se passe quoi que ce soit de remarquable mais là évidemment, chacun voit midi à sa porte et pourra toujours crier à la fin du monde selon la      pratique de la self fulfilling prophecy.

Ramon Lull: Il est absolument clair pour presque tous les exégètes de la prophétie que le pontificat de Petrus Romanus (traduit parfois par Pierre le Romain) suivra celui de associé à la devise      111, c’est-à-dire celui du pape actuel Benoît XVI.

Quant à l’année 2012 comme année des tribulations décrites par la prophétie des papes ou de Malachie d’Armagh, il ne s’agit que d’une hypothèse mais elle est corroborée par 5 sources totalement      indépendantes:

  • la fin de cycle du calendrier maya
  • la fin du cycle d’Ibn Ezra et de Trithème (21 périodes de 354,4 années) en calculant en années lunaires
  • la date butée de 3797 donnée par Nostradamus aux Centuries, valeur guematrique du nom complet de Sarkozy dont le quinquennat se termine en 2012
  • le calcul érudit du Révérend Père jésuite Thibault en 1951 basé sur la prophétie des papes qui conduit à 2012 pour le ponfificat de Petrus Romanus
  • les conjonctions astrologiques remarquables prévues en 2012

<jhalbronn@. ..> a écrit : Le problème principal consiste a distinguer la fin de la liste des papes et la fin de la prophétie. Ce sont deux choses différentes comme deux étages d une      fusée;

  1. la liste des papes détermine une chronologie, un compte a rebours
  2. une fois la liste épuisée, on doit s attendre a certains événements et c est le sujet de la fin du texte, empruntée au 50e ch de l Ecclésiastique, a lire imperativemement en latin pour        faire la comparaison littérale.

oui c est moi mais il s agit de l’Ecclésiastique et non de l Ecclésiaste ch 50 dans les Bibles chretiennes; JH

bfargues@yahoo. fr> Mardi 17 Juin 2008, 20h35

Je crois me souvenir avoir lu qu’un chercheur aurait démontré récemment que les devises postérieures à 1600 de la prophétie des Papes seraient en fait tirées de l’Ecclesiaste (livre de l’Ancien      Testament). Un membre de la liste en saurait-il davantage à ce sujet ?

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