• Accueil
  • > judaîsme
  • > jacques Halbronn Le Livre de l’Exode,émanation du Royaume d’Israel contre celui de Judah

jacques Halbronn Le Livre de l’Exode,émanation du Royaume d’Israel contre celui de Judah

Posté par nofim le 13 décembre 2016

Le Livre de l’Exode  émanation du Royaume d’Israël contre celui de Judah?

par  Jacques  Halbronn

 

Au Livre de l’Exode quand l’Eternel -qu’on le nomme comme on voudra importe peu ici- s’adresse à Moïse, il se présente comme le dieu d’Abraham,  d’Isaac et de Jacob, oubliant en quelque sorte la génération suivante, à savoir celle des fils de Jacob, qui constituent -excusez du peu- le fondement des douze tribus d’Israël. A quoi tient une telle omission dont apparemment les Juifs, de nos jours, ne semblent guère s’offusquer?

L’histoire de Tamar est assez complexe et c’est par la ruse qu’elle obtiendra de Judah qu’il lui « fasse » un enfant (en fait ce seront des jumeaux comme dans le cas des enfants d’Isaac) . En effet Judah était son beau père, dont elle avait épousé précedemment deux fils.  On sait que Rébecca avait été complice de la ruse qui permit à Jacob d’obtenir la bénédiction d’Isaac. On notera que Judah avait eu deux fils avant  de concevoir avec Tamar mais que ce sont les enfants de Tamar qui seront pris en compte dans la généalogie « royale » de l’Evangile de Mathieu.

Nous signalerons aussi le paralléle entre la naissance d’Isaac et celle de Jésus, avec dans les deux cas un sacrifice. (Ismael, fils d »‘Agar, s’étant substituée à Sarah auprès d’Abraham,  étant préféré dans la tradition coranique à) Isaac). On connait aussi les ruses qui firent de Léa  la première femme de Jacob qui entendait épouser Rachel.

Pourtant le personnage de Juda est bel  et bien central, il a donné son nom à la Judée et donc aux Juifs (en hébreu Yehoudi) et  Jérusalem fut la capitale de cette région liée  à la tribu de Juda.

Etrangement,  lorsque Dieu répond qu’il est « celui qui est », (quelle que soit ici la traduction), cela donne un « tétragramme » Ioud Hé Vav Hé où l’on retrouve en partie les lettres qui composent le nom de Juda, si ce n’est qu’il y manque le Daleth. Or, le tétragramme tel qu’on le connait est  bancal puisqu’il comporte deux fois la lettre Hé et donc seulement trois lettres différentes et non quatre.

On notera que le tétramorphe (cf Le Livre d’Ezéchiel) comporte bien 4 « personnages  » distincts et pas de doublon l’homme, le  boeuf, le lion et l’aigle. On note aussi toute l’importance du 4 dans le découpage du mois, lequel comporte grosso modo, 4 semaines.(en rapport avec les phases de la Lune), et le découpage en 4 est aussi celui de l’année et des 4 saisons. Nous avons montré dans une précédente étude que le Daleth faisait partie intégrante du tétragramme, ce que l’on retrouve dans le Deus latin, à l’origine de notre « Dieu ». Cela correspond à une racine qui signifie  remercier, louer (d’où le « toda » , merci en hébreu moderne).

Genése: XXIX   Léa: « Cette  fois  je vais  chanter la louange du Seigneur. C’est pourquoi elle donne à son fils le nom de Juda. Ensuite, elle cesse d »avoir des enfants’

Le cas de Rachel est intéressant en ce qu’il semble calqué sur l’histoire de Sarah. D’abord, elle ne peut donner de fils à Jacob  qu’en recourant à une servante et ensuite elle pourra enfanter directement (Genése XXX 22) :  Alors Dieu se souvint de Rachel. Il entend  sa prière et la rend capable d’enfanter (…)Elle done à son fils le nom de Joseph en disant:  Que le seigneur me donne un autre fils »   En effet, le nom de Joseph témoigne de l’attente d’un autre fils,  puisque la racine du nom signifie  ajout. Nous avons affaire à d’étranges naissances: tantot,  l’enfant nait d’un père qui se substitue au vrai père (naissance de Jésus)  et tantôt l’enfant nait d’une mère qui se subestitue à la vraie mère (quand une esclave prend la place de la mère stérile).

 

Revenons donc à cette question: pourquoi Dieu  ne se référe-t-il qu’à 3 patriarches et non à 4?. La tradition véhiculée par les Evangiles  met en évidence une telle carence.

Mathieu I, 1-17

Abraham  est le père d’Isaac, Isaac est le père  de Jacob,  Jacob est le père de Juda, Juda est le père de  Pérés et de Zéra, leur mère est Tamar etc. » et cette liste se termine ainsi : »  Jacob est le père de Joseph , Joseph a pris Marie  pour femme et Marie est le père  de Jésus qu’on appelle Christ ».  Un certain mystère régne sur l’identité du père de Jésus comme d’ailleurs sur celle du père d’Isaac dont certains commentateurs laissent entendre que ce dernier pourrait avoir eu pur père Abimelekh, à l’époque ou Abraham avait préféré présenter Sarah non comme son épouse mais comme sa soeur, lors de son séjour en Egypte.

En ce qui concerne Juda, Genése ch 49  nous dit : »

Jacob bénit ses fils :  » Juda, tes frères  chanteront ta louange (..) tes frères  se mettront à  genoux  devant toi, Juda mon fils (…) Le pouvoir  royal  restera  dans la famille  de Juda. Le bâton  des  chefs restera  dans la main  de ceux qui naitront de lui. « 

Ce passa  ge n’est pas sans faire penser au songe de Joseph ‘cf  Genèse  XXXVII) , versets  7 et seq) où l’on voit ses frères se prosterner devant lui.(les gerbes, et les étoiles). Il y a là comme une dissonance entre deux versions. On notera qu’il n’y aura pas de tribu de Joseph mais les demi- tribus de ses fils, Ephraim et Manassé.

..Comment donc  expliquer cet « omission » de Judah dans le Livre de l’Exode et ce tétragramme lui même quelque peu malmené (Genése  ch. III,   16  et  VI, 2)?

Nous remarquons que dans le Livre de l’Exode, c’est le nom d’Israël qui est récurrent:  « Va rassembler les anciens  d’Israël et dis leur  L’Eternel Dieu de vos pères, Dieu  d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. le nom de  ( Jacob, on le sait sera changé en Israel.(Genése  XXXII 29) : « Jacob ne sera plus désormais  ton nom mais bien Israël »

On sait qu’il exista deux royaumes à la suite de la mort de Salomon, on parle d »‘un schisme  : celui d’Israel au nord et de Judah au sud et bien des éléments conduisent à penser que la rédaction du Livre de l’Exode est marquée par la rivalité entre les deux royaumes, et que la version retenue est à l’évidence plus favorable au royaume du Nord, avec cette affirmation selon laquelle Jacob aurait pris le nom d’Israël. La disparition du nom de Judah dans le livre  de  l’Exode tranche avec le contenu du Livre de la Genése. On aura donc arrêté la série à Jacob en oblitérant notamment la bénédiction de Jacob en faveur de Judah.

Ironie du sort, le nouvel  Etat hébreu prendra en mai 1948 le nom d’Israël au lieu de celui de Judée (Judah). On notera que ‘idée de deux frères rivaux n’est probablement pas sans rapport avec le schisme qui instaure deux royaumes, dont celui du Nord  disparaitra en premier au VIIIe siècle avant notre  ère (cela alimentera le mythe des Dix Tribus perdues)

Un tel phénoméne nous est connu de par nos travaux concernant l’impact des guerres de religion sur les Centuries de Nostradamus, le premier volet semblant plutôt favorable à la Ligue et le second aux parisans du réformé Henri de Navarre (cf nos travaux à ce sujet, notamment sur propheties.it  et dans la Revue Française d’Histoire du Libre 2011)

 

 

.

 

 

 

 

 

 

JHB

14 12 16

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs