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jacques Halbronn L’astrologie comme révélateur du masculin et du féminin

Posté par nofim le 30 janvier 2021

L »astrologie comme révélateur du masculin et du féminin

par  Jacques  HALBRONN

 

Les  gens peuvent être attitrés vers l’astrologie pour des motifs fort divers. Soit parce qu’elle apporte de la clarté, soit parc son côté mystérieux. Expliquons-nous: il semble que certaines personnes  ne soient pas vraiment génées de se servir de planètes encore inconnues au milieu du XIXe siècle comme Neptune, astre découvert en 1846. Or, cela signifie que cette planète aurait agi sur nous à notre insu, des siècles durant. C’est ainsi qu’André Barbault s’intéressera, comme on sait, au cycle Saturne-Neptune, à peine un siècle plus tard (cf son étude  in les Cahiers Astrologiques de 1946) Un autre cas intéressant concerne les personnes qui attachent une grande importance à l’heure de naissance tout en sachant que cette information aura  souvent manqué aux astrologues d’autrefois. Or, cette donnée est extrémement fragile pour toutes sortes de raisons au point que l’on puisse dire que l’humanité a pu bien souvent ignorer ce  facteur, ce qui signifie qu’il intervenait à notre insu. Les travaux de Gauquelin ne nous prouvent en effet aucunement que l’heure de naissance était bien connue  autrefois mais seulement que cela jouait son rôle, le plus souvent à notre insu. Autrement dit, entre les tenants de Neptune et ceux  de l’heure de naissance, nous avons affaire à une catégorie d’ astrologues ayant un certain penchant pour l’inconnu!.Or, il existe une autre population d’astrologues qui ne procèdent pas de cette façon et qui, de beaucoup, préfèrent que l’on puisse voir dans le ciel à l’oeil nu les configurations qui nous concernent  et pas seulement dans les éphémérides papier ou sur écran. Cette seconde catégorie  refusera donc de se servir de Neptune et encore plus de Pluton et s’intéressera davantage au signe solaire qu’à l’ascendant car le signe solaire est une chose facile à connaitre sans besoin de l’heure exacte de naissance, fournie par l’état civil, de même elle préférera les transits à des techniques plus pointues mais qui dépendent directement de la supposée exacte heure de naissance. C’est d’ailleurs ainsi qu’autrefois, l’on « rectifiait » l’heure de naissance à partir de quelques événéments clefs de l’existence, comme le mariage, lui aussi  comme la naissance attesté par un document officiel.(livret de famille) Notons d’ailleurs en passant que Gauquelin n’a rien trouvé- pendant 40 ans de recherche  de corrélations de statistiquement probant pour les planètes au delà de Saturne. Cette autre catégories d’astrophiles préfère instinctivement  avoir affaire à des astres qui se voient et dont on peut suivre le déplacement dans le ciel. Ils s’en tiennent donc au septénaire qui a servi à baptiser nos jours de la semaine.D’ailleurs, en France,  l’on aura intégré les transsaturniennes qu’à partir de la fin du XIXe siècle (cf La Vie astrologque il y a cent ans, Paris, 1992), à la différence de ce qui se pratiquait outre Manche. Et quant aux astrologues de l’Inde, ils se seront encore plus longtemps abstenus d’un tel apport. Mais par la suite, en France, notamment à la suite de  Dom Néroman, dans les années trente du XXe siècle, l’on se passionnera pour notamment la fixation des maitrises des « nouvelles » planètes.-cf notre ouvrage Clefs pour l’Astrologie, Paris, Seghers 1976) En raison de notre intérêt pour la dialectique du masculin et du féminin,  nous serions tentés  d’expliquer un tel clivage entre ces deux motivations  au moyen de la dite dualité. Nous dirons donc que le tempérament féminin correspondrait au premier groupe que nous avons identifié  et que le tempérament masculin correspondrait au second; ce qui ne recouvre pas forcément les femmes et les hommes car bien des hommes peuvent avoir un « anima » (Jung)  fort puissant. Si notre proposition était valable, cela signifierait que la nature féminine ne chercherait pas à tout comprendre, à tout contrôler et qu’elle ne serait donc pas trop génée par le fait que certains astres nous auraient été en quelque sorte « cachés » pendant des millénaires ni par le fait que l’on n’ait pendant fort longtemps guère été en mesure de connaitre l’heure de naissance, laquelle déterminait tout le dispositif des maisons.Que l’arrivée de nouvelles données planétaires  puisse remettre en question la tradition astrologique n était pas vraiment  grave, l’important étant, n’est ce pas,  d’être en accord avec le savoir astrologique « moderne », formule  très à la mode parmi les astrologues des décennies d’après la seconde guerre mondiale. Jean Pierre Nicola signera en 1977 une « Pour une astrologie moderne » (Seuil) et  André Barbault dirigera un bulletin intitulé « Astrologie Moderne », dans les années cinquante. L’idée dominante était que l’astrologie devait adopter tout le système solaire mais rien que le système solaire, en laissant de côté notamment les étoiles fixes qui n’en faisaient point partie. Il y a avait là quelque paradoxe vu que les dites étoiles étaient connues et visibles  des anciens depuis des millénaires alors que les « nouvelles « planètes, en dépit de leurs appellations mythologiques n »étaient entrées dans notre paysage  céleste  que depuis fort peu de temps et encore seulement par le biais de telescopes et cela valait aussi pour les astéroides à commencer par Cérés, découvert en 1801. Nous avons déjà insisté- dans d’autres textes- sur l’influence problématique des astronomes sur l’évolution de l’astrologie déjà du temps de Ptolémée et de sa Tétrabible, cet astronome entendant réformer l’astrologie au prisme du savoir astronomique. C’est ainsi que nous avons montré que le dispositif des maitrises exposé dans son traité était bancal, du fait que l’on ne trouvait qu’un seul signe pour la Lune et pour le Soleil alors que les cinq autres astres en avaient deux chacun avec notamment Mercure en Gémeaux, beaucoup trop éloigné du Soleil, domicilé en lion, au vu de son élongation maximale de 28°.  Pour en revenir à des considérations psychologiques, nous dirons que la tendance féminine serait de tout embrasser, de ne rien laisser de côté et donc l’idée que l’astrologie aurait pu ignorer des planètes pouvait  dans ce sens  sembler un point rédhibitoire. A contrario, la tendance masculine attacherait plus d’importance à ce qui se voit,à ce qui s’impose avec le temps : on ne vas reconstruire la Tour Eiffel au nom d’une nouvelle modernité qui friserait l’anachronisme! Que certains facteurs ne soient pas pris en compte ne serait pas un drame pour cette tendance là d’autant que  l’on ne peut pas tout embrasser, faute de quoi on étreint mal.  Est ce d’ailleurs certain que tout soit bon à prendre? Est ce que l’on consomme la totalité d’un animal ou d’un végétal? Et puis que faire de ces planètes supplémentaires, en a-t-on vraiment besoin? Pour notre première catégorie, tout se passe comme s’il y avait un accord n un contrat tacite impliquant que les astrologues donnent quelque emploi  à la totalité du système solaire. Il  faudrait également insister sur la question de la prévision en astrologie qui attirerait davantage la tendance masculine  alors que la tendance féminine plus axée sur son « moi »  serait plus attirée par l’étude de la personnalité, appréhendée dans toute sa complexité, en toutes ses facettes, ce qui permettait de faire bon accueil à un maximum de facteurs. A contrario, la prévision préfèrerait des schémas  récurrents et donc plus simples..On aura donc compris qu’il pourrait bien exister un clivage majeur au sein des astrophiles  lequel révélerait surtout – ce qui serait déjà bien-certains points de divergences entre le psychisme masculin et le féminin.

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  31 01 21

Publié dans ASTROLOGIE, féminisme, FEMMES | Pas de Commentaire »

jacques halbronn La véritable histoire de l’astrologie « solaire »

Posté par nofim le 30 janvier 2021

La  véritable histoire  de l’astrologie solaire

par  Jacques  Halbronn

 

Le créateur de l’astro-horoscopie se devait de préciser la question du signe solaire et des « horoscopes de presse », dont Serge Bret Morel traite avec tant de désinvolture. (1936 Le premier horoscope de presse  avec 12 signes astrologiques  Scepticisme scientifique #431: L’origine des horoscopes de presse)Il y a certainement dans les travaux de Serge Bret Morel des éléments tout à fait intéressants pour la période des années 1930 -qui constituent son seul corpus – mais cela est malheureusement  gâché par une méconnaissance flagrante de l’histoire des types zodiacaux, ce qui est d’ailleurs partagé par  le milieu astrologique dans lequel il aura baigné.

A l »évidence, Bret Morel confond la question de la typologie zodiacale  et celle des horoscopes de presse et de ce quiproquo il tire des conclusions visant à montrer que cette forme d’astrologie « moderne » serait une nouveauté. A la différence des vidéos que nous avions analysées et dont il nie la portée de certains propos dans ses réponse précédentes à nos observations  qu’il a pu tenir,  nous nous référerons ici à un article  fourni  en annexe.

On partira de cette déclaration abrupte, expéditive  de SBM

 

 » Or, si la position du Soleil en signe astrologique (qui va caractériser l’horoscope de presse) n’est qu’un facteur astrologique parmi bien d’autres, elle est la seule qui fonde notre calendrier ! La nouveauté de cette forme de prédiction est donc qu’elle crée tout à coup de véritables groupes astrologiques à la fois fixés à tout jamais (on ne change pas de date de naissance) et aisés à retrouver dans l’année. Commence ainsi la possibilité d’une continuité dans le temps des prédictions collectives, donc la possibilité d’une fidélisation du lecteur, toujours concerné par l’une ou l’autre des prédictions ». »

Or,, l »exitence d’une typologie zodiacale  est attestée au moins, selon nos propres travaux (cf notre bibliographie)  dont SBM semble ignorer l’existence , dès le XIIe siècle avec Abraham Ibn Ezra

 

SBM  cite  N. Campion dans sa maigre bibliographie avec  Astrology and Popular Religion in the Modern West,  2016   Or, en 1992, Campion avait conytibué à nore ouvrage LA vie astrologique , il y a cent ans avec une étude Alan Leo  père de l’astrologie  anglaise du XXe siècle » ‘pp.  15-29)  et ile était donc bien placé pour savoir qu’Alan Léo dès le début du XXe siècle pratiquait les signes solaires, comme cela ressort de notre reprint de 1987 de son édition d »Astrology for  All   traduit en français dès 1906. sous le titre  L’Astrologie pour tout le monde:

Dans ce petit manuel , on peut lire  « l »individu du Taureau ne gaspille pas  ses énergies  et il  a  besoin d’ etre fortement  aiguilloné  ec « (p. 20) et idem pour chaque signe. C’est dire que SBM n’aura pas resitué correctement l’apport d’un Naylor, d’où il partait! Que Naylor ait greffé sur cette base des prédictions est une autre histoire mais SBM instrumentalise   son action par une incroyable extrapolation, un non sens historique

En  effet, nous avions déjà signalé un almanach de 1793   dans notre série Zodiaque, chez Solar,  en 1981 en , reprise dans France Loisirs en 1992. Ainsi pour  notre introduction  (pp 6-8)  au  signe du Lion (de Brigitte Chéret) Nous mentionnions ce passage « Ceux  nés  sous le signe du lion  sont impulsifs et passionnés, honnêtes et fidèles etc » (cf   nos Recherches  sur l’histoire  de l’Astrologie et du Tarot, Paris, 1993,   pp. 36 et seq)

Mais déjà dans notre édition des traités astrologiques datant d’environ 1148  d’Abraham Ibn Ezra  (parue en 1977), on pouvait trouver des références du même ordre. (trad de l »hébreu en ancien  français au milieu du XIIIe siècle)

Le Lion (p. 87):  » Celui qui sera né en lui (..) sera homme de principe et ingénieux  etc »

On nous objectera peut etre que cela ne renvoie pas nécessairement au signe solaire, ce qui est un autre aspect du probléme puisque SBM nie  jusqu’à l’existence de toute  astro-typologie zodiacale, quel  que soit le critère utilisé.

On lit chez Alan Leo   (p 10): « Le   caractère réel et la destinée  de tous les gens  qui sont nés  lorsque le Soleil  occupait le signe céleste du Bélier « 

On lit dans Ibn Ezra : » Il y a six signes nommés  septentrionaux car lorsque le soleil les parcourt  etc »

Donnons pour terminer  quelques extraits de la prose de M. Bret Morel :

« Aujourd’hui pourtant, combien d’astrologues pourraient se passer de leurs douze signes astrologiques ? Pire, combien croient qu’ils ont été délimités par les premiers astrologues « il y a des milliers d’année, après des siècles d’observations attentives » ?! Au cas où on en douterait, les circonstances dans lesquelles sont apparus les horoscopes de presse démontrent le contraire. »

Par un tour de passe passe, SBM passe de la question des prédictions établies en référence aux signes zodiacaux  à celle de la préexistence des dits signes zodiacaux. Or, si précisément, il a pu semble heureux de référer les  prédictions aux 12 signes, c’est que ceux-ci précisément préexisitaient à un tel   dispositif  et d’ailleurs la fortune des livrets zodiacaux, sans aucune prévision – on pense à la série des éditions du Seuil à la fin des années 50- montre bien qu’il s’agit là de deux questions qui n’ont été liées que dans un certain cadre, celui des horoscopes de presse mais qui ont fonctionné séparément par ailleurs puisqu’au départ  les dits horoscopes de presse ne se référaient pas aux signes zodiacaux et donc ne pratiquaient pas la technique des maisons solaire.

SBM  aura voulu  faire d’une pierre deux coups mais qui trop embrasse mal étreint. *

Cela dit,  si l’on se situe dans une perspective de plus longue durée, nous  pensons que cette typologie zodiacale est le résultat d’un contresens car le zodiaque est avant tout une structure à caractère temporel doént on peut éventuellement se servir en astrologie mondiale quand une planète change de signe, comme cela se pratique pour les planètes transsaturniennes du fait de la durée de leur révolution. Autrement dit, se servir de cette typologie comme trait de caractère serait une déviance. Ajoutons que l’on peut tout à fait, tant en astrologie qu’en astrobomie,  s’en servir comme métalangage pour situer un astre dans le ciel mais sans en tirer d’enseignemenent en soi, le positionnement d’un astre relevant avant tout de la théorie des aspects. En revanche, comme l’a montré Gauquelin, le dispositif des maisons, quant à lui, aurait une certaine valeur typologique, lorsque une planète se lève au moment de la naissance et il ne faudrait pas confondre les signes calculés  à partir de l’axe équinoxial et qui dans le cas du soleil, se succédent sur une année et les maisons et notamment l’ascendant, lequel, d’ailleurs,recourt au symbolisme zodiacal , qui se succédent sur une seule journée. En ce qui concerne ce que nous nommons l’astro-horoscopie, ce qui compte c’est le transit entre planètes dans le ciel et planètes dans le thème-selon des modalités qu’il ne s’agit pas de préciser ici et pour nous le référentiel zodiacal n’est qu’un moyen de repère comme un autre et qui donc n’est pas en lui-même porteur d’information. En astro horoscopie, la position du soleil renvoie à une étoile fixe proche en longitude et non à tel ou tel signe ou telle ou telle constellation qui ne sont que des conventions et notamment quand il s’agit du passage d’un signe à l’autre car ces subdivisions sont factices, si ce n’est qu’elles servent aussi bien aux astrologues qu’aux astronomes. C’est ainsi que la « grande conjonction » Jupiter- Saturne qui se présente en ce moment existe sans dépendre en quoi que ce soit du zodiaque.

En tout état de cause, le présent article visait à dénoncer une grave erreur au regard de l’Histoire de l’Astrologie qui en dit long sur la qualité et le sérieux  des dossiers et des conclusions  que présente sur différents points l’auteur.

 

 

 

 

 

 

 

Notre  Bibliographie

 

Alan Leo and Early Modern Astrology, with Kim Farnell (video)

Jacques  Halbronn  Article  Astrologie in Encyclopédie thématique,  I,  Encyclopaedia  Universalis   Le Figaro, 2004, p. 456

Alan Léo L’astrologie  de tout le monde, ( (trad. de l’anglais) Paris,  Trédaniel, 1987 (reprint  Paris, Publications  astrologiques, 1906

Abraham  Ibn Ezra , Le Commencement de la Sapience des signes, Paris, Retz 1977

Jacques Halbronn  Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot (avec le reprint  de  Etteilla,  l’astrologie du Livre de Toth, 1788), Paris, Trédaniel 1993

Jacques  Halbronn   Le texte prophétique en France, tome III,  Presses Universitaires du Septentrion, pp 913 et  seq  (sur le Kalendrier des Bergers)

Jacques  Halbronn,  Histoire des Livres d’Heures. La fortune du Kalendrier et Compost des Bergers en Angleterre et en Italie autour de 1500.  » in Revue Française Histoire du Livre, 2015 (n° 136)

David Ovason,  The History of the Horoscope,  UK  2005

James  Herschel Holden   A History of Horoscopie Astrology  From  the Babylonan Period to the Modern Ages, 1996

Jacques Halbronn   La Vie Astrologique, il y a cent ans, Paris, Trédaniel 1992  et  La Vie Astrologique, années trente cinquante, ibidem 1995

 

 

JHB  31 01 21

Annexe

Serge Bret-Morel
« 1936: le 1er horoscope de presse européen avec 12 signes astrologiques »

 

On pourrait croire que, comme l’astrologie dont elles proviennent, les prédictions horoscopiques signe par signe existent depuis la nuit des temps. Ce n’est pas du tout le cas. Il y a exactement 80 ans, l’astrologue Richard Harold Naylor (dont même les astrologues ont oublié le nom et, surtout, les publications) achève la mise en forme d’une rubrique nouvelle appelée au succès que l’on connait.

Ci-après : chronologie et conséquences

Chronologie

En décembre 1936, Naylor publie le premier horoscope de presse, tel que nous le connaissons, dans la toute jeune revue occulte Prediction. Mais il travaille déjà pour un journal populaire à grand tirage, le Sunday Express. Six ans plus tôt, en effet, Naylor est devenu célèbre du jour au lendemain quand, le dimanche 5 octobre 1930, on lui attribua (injustement) la prédiction du crash du dirigeable R101. Avec une cinquantaine de morts, dont un ministre et un vice-amiral, la catastrophe fit les gros titres. Profitant d’un autre concours de circonstances, il s’était déjà fait remarquer un mois et demie auparavant en publiant des prédictions astrologiques généralistes à l’occasion de la naissance de la princesse Margareth, petite sœur de la future reine Elizabeth. Remarquons que sa carte de naissance ne met pas encore en avant les signes astrologiques, comme on le fait aujourd’hui.
Sunday Express, 24 août 1930

Sunday Express, 24 août 1930

Pendant six années, sa rubrique hebdomadaire resta sans comparaison avec l’horoscope de presse actuel. Elle contenait surtout des prédictions destinées aux personnes nées aux dates du moment ou à des groupes définis indépendamment de l’astrologie : les politiques, les boursiers et même… les turfistes. Entretemps, Naylor varia les supports de diffusion de ses prédictions : livres, disques 78 tours et même courts-métrages destinés aux salles de cinéma ! Sa notoriété crût au point qu’on raconte que s’il conseillait de ne pas investir en bourse le lundi, les investissements reprenaient le mardi (prophéties auto-réalisatrices) ! (note 1)

L’année 1936 va donc être celle de la gestation des futurs horoscopes. Précédé de cette notoriété nouvelle pour un astrologue, il est accueilli en fanfare dans le premier numéro de la revue occulte Prediction. Il y tiendra une rubrique mensuelle mais, c’est la nouveauté, pourra aussi publier des articles de fond.

En février, son article « Qu’est-ce que l’astrologie ? » présente des colonnes séparées dans lesquelles apparaissent ce qu’il présente comme « les grandes lignes de douze types astrologiques » : le type Verseau, le type Poissons, etc. Ils sont accompagnés de leurs dates calendaires et titrés dans le pur jargon technique de l’astrologie : « Soleil en Verseau », « Soleil en Poissons » etc. (note 2). Pour preuve que le format des horoscopes signe par signe n’avait rien d’évident, ces douze passages dédiés disparaissent le mois suivant pour ne revenir qu’en août. Cette fois-ci, les titres renvoient aux dates du calendrier (« né n’importe quand entre le 21 janvier et le 19 février inclus ») et les références aux signes du zodiaque ne sont qu’en sous-titre (« le type Verseau », etc.). On sent la tentative d’intégration des deux données.

Entretemps, Naylor produit plusieurs articles dans lesquels les signes astrologiques deviennent suffisamment investis symboliquement pour autoriser à décrire le caractère d’une personne. Depuis plus de 2000 ans en effet, le signe astrologique est utilisé comme technique de repérage (dans le ciel) mais pas vraiment comme support d’interprétation. Contrairement à aujourd’hui, presque personne ne sait qu’il a « un signe astrologique de naissance » au début des années 30. Les portraits signe par signe de Naylor vont probablement le renforcer dans l’idée que le signe astrologique est plus important que ce qu’en a fait la tradition jusque-là. Les astrologues des différents pays du monde n’ayant jamais vraiment coordonné leurs pensées, il semble que les astrologues d’Angleterre ne connaissaient pas (ou bien rejetaient) les réflexions allant déjà dans ce sens tant aux Etats-Unis qu’en France.

Il faut attendre le mois de décembre 1936 pour que la rubrique prenne sa forme définitive : celle que nous trouvons encore aujourd’hui avec des prédictions selon les signes astrologiques émancipés des « types » et de la donnée « Soleil en ». Ils sont définis, en sous-titres, par leurs dates dans le calendrier comme on le fait encore aujourd’hui. Sa rubrique intègre le Sunday Express dès début 1937.

Mais ces événements amènent à quelques remarques plutôt surprenantes.
Conséquences

Les horoscopes de presse ont moins d’un siècle d’existence, 80 ans exactement : aucune tradition astrologique multimillénaire ne peut donc justifier leur pertinence de fait : ils constituent vraiment une forme nouvelle de prédiction astrologique, aussi contradictoire soit-elle. Bien sûr, les prédictions individuelles existent depuis bien plus longtemps mais elles nécessitent des calculs si complexes qu’il était techniquement insensé de les étendre à toute une partie de la population. C’est ce qu’osa le premier « horoscopeur ».

Jusque-là, via les almanachs, les configurations astrologiques sont considérées à l’échelle globale : si la planète Mars est dans le signe du Taureau à un moment donné, elle l’est pour tout le monde, c’est « l’astrologie mondiale ». Ou alors les prédictions s’adressent à des groupes éphémères (« ceux qui passent des examens », « ceux qui partent en voyage », etc.), voire à des professions. En somme, l’astrologie s’adresse à des groupes qui ne sont pas définis astrologiquement et elle ne vise pas à recomposer techniquement toute la population.

Or, si la position du Soleil en signe astrologique (qui va caractériser l’horoscope de presse) n’est qu’un facteur astrologique parmi bien d’autres, elle est la seule qui fonde notre calendrier ! La nouveauté de cette forme de prédiction est donc qu’elle crée tout à coup de véritables groupes astrologiques à la fois fixés à tout jamais (on ne change pas de date de naissance) et aisés à retrouver dans l’année. Commence ainsi la possibilité d’une continuité dans le temps des prédictions collectives, donc la possibilité d’une fidélisation du lecteur, toujours concerné par l’une ou l’autre des prédictions.

Et puis, techniquement parlant, les premiers horoscopes de presse réussissent la prouesse de paraître « personnalisés » (alors que chaque ligne concerne un douzième de la population mondiale, soit des centaines de millions de personnes !) et de toucher 100% de la population ! Une autre conséquence surprenante, la taille de la cellule familiale étant réduite, une personne est toujours l’un des seuls représentants de son signe astrologique dans son entourage familial ! A l’échelle individuelle, la prédiction signe par signe permet l’illusion d’une différenciation d’avec la plupart de nos proches.

Toutefois, on ne s’identifie pas psychologiquement « à un signe astrologique » mais à un « type astrologique », c’est-à-dire un ensemble de traits de caractères attribués à un signe astrologique. Or, comble du luxe, les astrologues n’ont jamais vraiment attribué ces traits de caractère aux signes astrologiques avant le XXe siècle. Autrement dit, ils n’ont jamais été définis à cette fin à leur origine, ce que confirment les travaux des historiens des sciences (note1).

L’horoscope de presse est donc tout sauf une tradition astrologique et les astrologues en place en Angleterre ne vont pas s’y tromper en dénonçant un usage qu’ils jugent abusif : le signe astrologique serait même « l’un des moins importants de toute la tradition astrologique » ! Aujourd’hui pourtant, combien d’astrologues pourraient se passer de leurs douze signes astrologiques ? Pire, combien croient qu’ils ont été délimités par les premiers astrologues « il y a des milliers d’année, après des siècles d’observations attentives » ?! Au cas où on en douterait, les circonstances dans lesquelles sont apparus les horoscopes de presse démontrent le contraire.

Une autre conséquence surprenante de cette suite d’événements est que le succès (ou la mode, c’est selon) des interprétations par les signes astrologiques est dû à la notoriété d’un astrologue qui n’a laissé aucune trace théorique. La tradition astrologique reste un géant aux pieds d’argile.

On est donc très loin du prestige « des Anciens » (s’ils ont vraiment existé, note3) et si les horoscopes ont très vite fait le tour du monde c’est aussi pour une raison purement technique : la syndication. C’est l’un des outils de la communication de masse, laquelle prend son essor justement dans les années 30. Apparue dans les années 20, la syndication consiste à vendre à des diffuseurs le droit de reproduire un contenu particulier. Les horoscopes de Naylor (et d’autres astrologues anglais) vont ainsi, juste par syndication, être diffusés dans tout l’empire britannique.

L’apparition et le succès des horoscopes de presse relèvent donc de circonstances inattendues mais en rien mystérieuses.

Serge Bret-Morel

Notes :
1 – Astrologie : la fin des mystères (tome 1), Mensa France, 2016.
2 – Astrology and Popular Religion in the Modern West, Nicholas Campion, Routledge, 2016

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, sociologie, symbolisme | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn face aux explications de Serge Bret Morel

Posté par nofim le 29 janvier 2021

 

 

 

Analyse du texte de Serge Bret Morel ci-dessous :

On retiendra surtout certains passages assez étonnants, ayant déjà répondu sur d’autres passages par ailleurs . Je cite :

 

. »D’ailleurs, votre hypothèse de modélisation de la société présupposerait que les astrologues ont fondé leur discipline en connaissance de cause. Ce n’est pas le cas. (…) Quant à la cyclicité, non, ce n’est pas une nécessité. Je sais bien que ces concepts sont durablement implantés dans l’astrologie mais la notion de périodicité n’implique pas celle de cyclicité. Chaque configuration peut être périodique mais sans être liée ni à la précédente ni à la suivante de son cycle, ni forcément à la période précédente »

Vous me reprochez de vous faire tenir des propos définitifs mais que dire de votre formule abrupte « Ce n’est pas le cas » donc vous savez exactement comment l’astrologie s’est constituée, s’est construite !!!!! » Vous parlez en tant qu’historien de l’astrologie que vous n’êtes pas. Donc, les astrologues n’auraient pas agi « en connaissance de cause » On se demande d’où vous sortez de telles certitudes sur la façon dont les astrologues auraient ou n’auraient pas agi !

Plus loin, vous vous en prenez à la question de la cyclicité. Où voulez vous en venir ? Que la recherche d’une quelconque cyclicité dans l’histoire des sociétés serait parfaitement vaine en soi. Mais là encore, vous statuez par avance. Autrement dit, étant donné qu’il n’y aurait aucun ordre du monde, il serait inutile d’en chercher un quelconque.En fait, vous faites preuve d’un anti-astrologisme radical et ontologique qui est celui de la terre brûlée. Vous préférez encore déclarer que la condition humaine est absurde que de reconnaître quelque chance à l’astrologie de pouvoir exister ! Cela vous permet de vous dédouaner quant à votre échec passé mal vécu à sauver l’astrologie en affirmant que la cause était entendu dès le départ : RAS ! Dès lors, peu importe que vous avez ou non pris le temps de tout vérifier, puisque de toute façon, cela ne pouvait déboucher sur rien.

 

 

 

 

 

 

 

Texte de Bret-Morel

 

Bonjour Jacques, on me signale cette vidéo où vous parlez de moi et je pense que vous devriez tenir compte de la problématique de la dent d’or de Fontenelle : avant de s’assurer de la cause, assurons-nous des faits https://youtu.be/IduaHsRywuw sinon nous restons dans des apories ou échangeons sur le sexe des anges. Je vous renvoie donc vers les notions épistémologiques que vous évoquez pourtant dans votre vidéo… D’ailleurs, votre hypothèse de modélisation de la société présupposerai que les astrologues ont fondé leur discipline en connaissance de cause. Ce n’est pas le cas. Quand à la cyclicité, non, ce n’est pas une nécessité. Je sais bien que ces concepts sont durablement implantés dans l’astrologie mais la notion de périodicité n’implique pas celle de cyclicité. Chaque configuration peut être périodique mais sans être liée ni à la précédente ni à la suivante de son cycle, ni forcément à la période précédente. Mais je suis moins immergé que d’autres dans l’astrologie. Ah bon ? Où ai-je écrit que j’ai tout vérifié ? C’est ce que vous retenez ou exprimez ici mais ce n’est pas ce que je dis, bien au contraire. Je dis seulement que j’ai mis à jour nombre d’erreurs et de contradictions qui invalident de fait certaines pratiques ou obligent à les revoir. Elles ne marchent pas jusqu’à preuve du contraire, hein ? C’est aux astrologues de prouver ce qu’ils avancent. Et / ou d’améliorer leurs pratiques. Dans toute connaissance digne de ce nom, c’est à dire adulte, on s’interroge sur la notion d’erreur : dès qu’une erreur est détectée, il faut la corriger et non attendre que quelqu’un démontre qu’elle n’est pas compensée par une autre erreur ou que sais-je ? Donc non non, je n’ai pas tout vérifié et je n’ai certainement jamais dit ça nulle part. Par contre, le nombre de problèmes, incohérences, erreurs et autres contradictions est si important qu’il suffit en lui-même à ce que les astrologues revoient leurs copies. Mais vous le savez mieux que moi. Par contre c’est lAstroscept a méthode qui semble être inefficace et le manque de cohésion de la communauté. Enfin, quand je dis que « à la fin il n’y avait plus rien », peut-être est-ce que vous avez mal compris : j’ai vu les pb techniques des signes, des maisons, des aspects, des orbes, des symbolismes, des origines, du milieu, en règle général du manque de méthode et de connaissance des lois du hasard et, oui, c’est applicable à tous les courants. Sur la fin de votre vidéo, vous êtes dans l’inversion de la charge de la preuve : non, ce n’est pas aux critiques de proposer de nouvelles pistes, c’est aux personnes critiquées de le faire pour deux simples raisons. Je n’ai qu’une vie et à mon avis il n’y a rien derrière l’astrologie. A vous de prouver le contraire, à commencer par convaincre les autres astrologues du bien fondé de vos modèles ? Ce qui est inacceptable, c’est que les astrologues restent dans la recherche de preuve et d’illustrations de leurs hypothèses et n’intègrent pas les erreurs, pb, contradictions, etc. soulevés par d’autres. Qu’ils financent au moins de tels travaux… vous savez bien qu’ils n’ont pas voulu le faire avec Guinard et avec moi-même quand j’étais encore dans la communauté.

 

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Jacques HAlbronn A propos de « The fixed stars and your horocope » de William J. Tucker

Posté par nofim le 25 janvier 2021

« The fixed stard and your horoscope » de William  J. Tucker (1891-1981)) Reed  1963

 

Traduction  de  quelques passages;

Partie I  Considerations préliminaires

Chapitre I  Mise en corrélation des étoiles fixes et de votre horoscope

On  se rend compte qu’au moment de la naissance chaque luminaire, chaque planéte  occulteront une certaine étoile fixe. (…) Une fois  que l’identification  a  été effectuéen les positions des dites étoiles fixes seront des marqueurs de façon permanente des positions natales des planètes (..)

Comment certifier vos  étoiles de naissance

Vous n’avez  qu’à  qu’à  déterminer la longitude céleste et la latitude  de chacune de vos  planètes natales  et  référer  ces  coordonnées à la liste  des  étoiles. L’étoile  qui a la même longitude  et latitude  sera votre étoile  natale.

Chapitre III  Usage du thème solaire Il est  très important que  l’étudiant comprenne   qu’il est  référé aux maisons  du thème  solaire   et non des maisons du  thème natal. Dans la  carte  solaire,  le signe solaire  est toujours la première maison

 

 

 

 

 

 

 

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Astro horoscopie de Jacques Halbron sur les hémicycles allant de 1974 à 2003

Posté par nofim le 23 janvier 2021

Astro horoscopie de Jacques Halbron sur les hémicycles de six ans allant de 1974 à 2003

 

 

Avec le recul de plus de 40 ans, l’année scolaire 1977-77 nous laisse le souvenir d’une période très intense en ce qui concerne la vie astrologique française et on était loin bien loin  d’une ambiance de guerre « fratricide » comme voudrait nous le faire croire Yves Lenoble dans son Arbre généalogique du milieu astrologique français 2003. Il est d’autant moins bien placé pour s’exprimer ainsi qu’il y participa. « Je crée mon école en 1975, écrit Lenoble, et je m’isole de l’ambiance de combats fratricides en créant en 1977 l’Association pour la Recherche des Rythmes Cosmiques (A.R.R.C.) Ben voyons!

Nous utiliserons  non pas le Guide de la Vie Astrologique (GVA), de 1984-85 que tout le monde connait mais l’édition antérieure intitulé » « MAI. Bottin Astrologique 1981, Brefs  jugements  sur  quelques  astrologues  d’aujourd’hui’   124 pages avec une  version anglaise  MAU International Directory. Paris 1981, parue aux  éditions  de la  Grande Conjonction  qui venaient d’être crées deux ans auparavant. C’était donc il y a 40 ans!

Comme il est dit dans l’introduction, c’était alors  le bilan, le « rapport »,   de 7 années d’activité du MAU.  A vrai dire, c’était déjà très impressionnant et on aurait même pu s’en tenir là! C’est dire – contrairement à ce que laisse entendre Yves Lenoble- que la décennie 70 fut d’une grande densité et que l’on ne s’en tenait pas à un congrès parisien annuel. Loin de là!  Par ailleurs, dès 1979, nous avions décroché un titre de docteur (en Etudes Orientales) et nous étions installés dans les locaux que nous occupons toujours, au 8, rue de la Providence. 75013 Paris.

Revenons donc sur cet  annus mirabilis  qui accoucha de toute  une série d’événements de septembre 77  à  Septembre 78. Cela s’inscrit dans une phase de conjonction de  trois ans, au prisme de l’astro-horoscopie Sachant que nous sommes nés le 01 12 1947  avec le Soleil à 8° sagittaire,  la phase conjonctionnelle, celle de la maturité après trois ans de phase de quadrature, débute en 1977 lors du passage de Jupiter en gémeaux axe conjonction/opposition au mois de mai  de la dite année Si l’on examine la liste des congrès du MAU, on en trouve un en ce mois de mai, immortalisé par la photo figurant en hors texte dans le Guide de la Vie Astrologique de 1984. Notons en passant que dans le dit Guide, une ligne a sauté (p. 115) à propos du Congrès de mai: on se réfèrera donc au Bottin Astrologique de 1981.(p. 91) On y reconnait entre autres Charles Harvey, le président  de l’Astrological Association de Grande Bretagne, Jacques de Lescaut, Alex Ruperti, Yves Lenoble derrière Jacques Halbronn, Eric Weil, Adolfo Lopez, Ernesto Cordero etc  En septembre,ce sera le Colloque Ere du Verseau, organisé avec la revue L’Autre monde de Roger Faloci ce qui débouchera en 79 sur les Actes du nom d’Aquarius ou la nouvelle ère du Verseau? On en trouvera un reportage dans la dite revue ainsi que pour le Congrès de Février 78,également organisé avec L’Autre Monde. autour de la « Grande Conjonction »Irène Andrieu y présentera un fascicule de l’ARRC, l’association de Lenoble. Parmi  les intervenants, J. P Nicola, Jen Charles Pichon Jean Phaure, le belge Louis Horicks, Andrée Petibon,Robert Amadou (cf cahier de photos du GVA), Edith Wangeman (RFA), Fidelsberger (Autriche). Un absent de marque; André Barbault qui sera absent tout au long de la longue série des congrès MAU alors que Gouchon y  figurait en septembre 76  -cf cahiers photos du GVA) On connait la suite :Mai  78 le congrès Gauquelin-Nicola, Lenoble étant chargé de la partie Nicola etLeclercq de la partie Gauquelin,  Aout 78 et le Colloque international sur l’enseignement astrologique dont on a un film (muet) que l’on trouve in extenso dans la vidéo  Epopée du mouvement Astrologique (1974 1994) et le Congrès de Lille qui met en oeuvre une première fédération internationale avec les Belges, les Espagnols et les Allemands (cf la photo dans le hors texte du GVA) On trouvera quantité de photos dans l’Album Photo des Astrologues (sur facebook) et bien entendu à la Bibliotheca Astrologica On est donc alors en pleine phase conjonctionnelle de Jacques Halbronn, phase de maturité qui est le prolongement des expétiences de quadrature des années 1974 76. qui étaient un banc d’essai.   Ën 1976-77, paraisssent chez Retz  deux volumes dans la Bibliotheca Hermetica de René Alleau, l’un sur Morin de Villefranche, l’autre sur Abraham  IbnEzra.avec une préface de G. Vajda. Par ailleurs, Halbronn publie un collectif  astrologique en trois volumes sous une forme assez basique matériellement  » avec des collaborations de Lenoble et de Max Lejbowicz ‘(1977-78)  «  »Sur la piste du Zodiaque »

Belle leçon d astrologie à tous les niveaux! On trouve là u le fameux  hémicycle de six ans que nous avons mis en évidence et il est clair que tout a une fin. Le passage de Jupiter à nouveau au carré du soleil natal de Jacques Halbronn fait pendant au carré de 1974 qui avait ouvert le dit hémicycle. C’est l’axe de quadrature  Poissons- Vierge.  Le carré de fin d’hémicycle aura lieu à la fin de l’année 1979 et ouvre vers un nouvel hémicycle de six ans avec un seuil conjonctionnel à échéance de 1983. Comment  à partir de notre corpus des guides successifs, capter la dynamique de ce nouvel hémicycle? En fait, le nouvel  hémicycle se situe sut un autre plan, celui de l’édition, nouvel enjeu, ce qui d’ailleurs nous raméne à l’édition du Guide de la Vie Astrologique, paru en 1984 et qui est d’une autre tenue que le Bottin Astrologique de 1981.

Le nouvel  hémicycle  se situera sur un autre plan,  celui de l’édition Une opportunité se présente quand Dervy renonce à publier en 79  un ouvrage de Joel Dronsart alias Gabriel  sur les régimes horaires à l’intention des astrologues; ce sera le Traité de l’Heure dans le Monde qui paraitra par la suite en coédition avec Trédaniel. Dans de  cadre paraitront en 1983  les Mathématiques Divinatoires avec une préface de Pichon..En1985 parait chez Arché le Monde Juif et l’Astrologie, issue de la thèse de doctorat de 79.-avec des textes de Paul Fenton ) Chaque fois l’on passe d’une présentation artisanale à une autre qualité de présentation En 1985,  Halbronn est contacté par l’éditeur Henry Veyrier pour une réédition de l’Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin, très largement augmentée. Par ailleurs, à la même époque, Halbronn s’engage dans deux thèses,l’une en Histoire des textes et l’autre des langues. En 1984, il avait suscité l’organisation d’un Congrès d’Histoire de l’Astrologie, au Warburg Institute de Londres (avec Patrick Curry Actes parus en anglais en 1987) Abordons rapidement les hémicycles suivants pour parachever notre démonstration  Quid de l’hémicycle 1986-1992?

 

Période 1986-1992

On y trouve une continuité au niveau de la co édition avec Trédaniel  avec la parution du Répertoire Chronologique Nostradamique de Robert Benazra,en 1990 La Vie astrologique il y  a  cent ans (1992) d’Alan Léo à Barlet (avec P Curry et N. Campion), -on avaiy déjà publié en 1987 le reprint  de la série des petits manuels de l’équipe d’Alan Léo, traduits en français en 1908 avec un ouvrage de Michel Gauquelin (décédé en 1991), « Les Personnalités planétaires » et de Françoise Schneider Gauquelin  sur les régimes horaires, qui vient s’ajouter au Traité de Gabriel.En outre, Halbronn fera paraitre chez Trédaniel, de Gabriel, les deux tomes des Grandes Ephémérides (1500-1899)

Les recherches de Halbronn vont se focaliser sur le prophétisme beaucoup plus que sur l’Astrologie, ce qui explique la parution de l’ouvrage de Benazra  sur Nostradamus En 1991, Halbronn organise à Paris  un nouveau Congrès d’historiens de l’astrologie.(Eglise Sainte Anne) avec comme intervenants René Alleau,  Jean-Patrice Boudet,Pierre Brind’amour entre autres. Il termine deux reprints astrologiques , dans une collection créee chez Trédaniel: sur Nicolas Bourdin (XVIIe siècle) et chez Etteilla (XVIIIe siècle).(collection Bibliotheca Astrologica

Période 1993-1998  Abordons à présent un quatrième hémicycle et voyons où cela va nous mener au cours des six années suivantes. Parfois , il n’est pas aisé de déterminer ce qui reléve de l’hémicycle qui s’achève ou du suivant. C’est ainsi que la parution de l’article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis, la réédition des Clefs pour l’Astrologie voire le catalogue de la BNF Astrologie et Prophétie (Editions de la BN) se situent sur cette charnière. La suite des événements devrait nous éclairer car tout est relatif et ce qui peut sembler un achévement pourrait se révéler n’être qu’un début avec la parution d’un Nouveau Guide de  la Vie Astrologique, d’abord, selon le scénario habituel, entre 1994 et 1997 d’abord une édition « maison » artisanale puis une édition plus noble.   Mais le guide avait été par ailleurs partie d’un DESS à Paris VIII en 1995  Le milieu astrologiques, ses structures, ses membres.  Halbronn publie en1994-95  par ailleurs L’astrologie selon Saturne  et  l’Astrologue face à son client. Les ficelles du métier (bientot traduite en anglais par Geoffrey Dean), dans le cadre de ses éditions de la Grande Conjonction..Soutenance de la thèse d’Etat en janvier 1999. Le texte prophétique en France ( Presses Universitaires du Septentrion, Villeneuve d’Ascq 1999) aboutissement d’un long travail avec notamment une communication importante en 1997 parue dans le cadre d’un Colloque sur le prophétisme, Presses de l’Ecole Normale Supérieure.

Période 1998-2003 . En 1999, il met en ligne sur le site du CURA  son moniumental Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques  Français, fruit d’un grand nombre de voyages dans les bibliothèques. Dans la foulée, il organise un Colloque avec le CURA en décembre 2000.  En 2002 Halbronn publie aux ed Ramkat, à Feyzin (69) deux volumes, un sur Nostradamus, l’autre sur Theodor Herzl, dans la suite de sa thèse d’Etat. En cette même année, il est auditionné pour  une chaire à la Ve section de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes mais n’obtient pas le poste. Dès l’an 2000, Halbronn s’était attelé  à un post doctorat à l’EPHE Ve section  autour du dominicain Giffré de Réchac (XVIIe siècle). Il faudrait ici tenir compte de toutes sortes de parution sur Internet mais on s’en tiendra ici aux parutions papier En 1996,  deux communications dans un congrès juif  à Paris, à la Sorbonne; En 2001, Halbronn donne une communication au Congrès Mondial des Etudes Juives. En mai 2000, Halbronn organise un colloque sur la dualité autour de trois dossiers  les Juifs, les femmes, les astrologues. Nous arrêterons nos investigations à ce stade, ce qui nous aura permis de couvrir une période allant de 1974 à 2003, soit une trentaine d’années

On notera que la  quadrature  est  un carrefour (étymoloogie quatre) c »est à dire qu’elle est fonction de la phase précédente qu’elle prolonge un certain temps tout en amorçant une nouvelle dynamique.

 

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jacques Halbronn Les limites de l’oeuvre astrologique de Jean-Pierre Nicola

Posté par nofim le 22 janvier 2021

Les limites de l’oeuvre  astrologique de Jean-Pierre Nicola 

 

par  Jacques  Halbronn

Quand on compare  l’oeuvre de Nicola (né en 1928)  à celle de feu André Barbault, l’on remarque qu’il y  a chez Barbault  une plus grande créativité; plus d’audace dans son rapport au savoir astrologique. Prenons le cas de l’indice cyclique:Barbault ne tient compte ni du nom des planétes, ni de celui des signes où se forment les configurations. Sait-on dans quel signe se forme la conjonction Saturne-Neptune de 1953 ou de 1989 ou du moins est ce qu’une telle information joue un role quelconque et cela vaut même au regard des Quatre Eléments, à la différence d’un Albumasar au Xe siècle avec ses « grandes conjonctions »  Jupiter Saturne dont on parle en ce moment chez les astronomes. En fait, pour comprendre la démarche de Barbault, il faut remonter un texte oublié, paru  durant l »Eté 1946  dans les Cahiers Astrologiques (n° 4)  de Volguine – et dont nous avons récemment traité(cf  notre Enquéte sur la prévision de Barbault,  site Nofim,  janvier 2021, année de son centenaire ) mais dont Barbault ne parlera guère par la suite, à notre connaissance. « Les cycles planétaires et leurs interférences ».

Dans cet article, le  jeune  Barbault -il  va  sur ses 25 ans – met en scène 4 planètes, Jupiter et Saturne, d’un côté, Uranus et Neptune de l’autre. Les premières étant mineures et les secondes majeures et en fait  le cycle central  est ici celui d’Uranus et de Neptune, formant une sorte de binome. Il serait donc erroné de dire que Barbault  était centré à l »époque sur le cycle Saturne Neptune, qui n’était qu’une composante de son dispositif, cela ne deviendra déterminant que dans « 1965, la Crise Mondiale » (1964 Albin Michel) avec la mise en avant de l’opposition Saturne -Neptune comme marqueur de l’avenir de l’URSS (cf Le Pronostic Expérimental  en Astrologie, Paris, Payot 1973) 

Mais revenons à Nicola que nous avons rencontré régulièrement, lors des réunions du Centre International d’Astrologie   dans les années 1969-1974.Certes, Nicola se sera illustré par un travail de reformulation des diverses notions propres à l’astrologie.: planétes, signes, maisons, aspects. Certes Nicola aura-t il proposé de nouveaux fondements à la doctrine astrologique, se présentant comme un commentateur attentif du corpus astronomico-astrologique. Nicola  fera paraitre un an après nos Clefs pour l’Astrologie un manifeste « Pour une  astrologie moderne » (Seuil, 1977), le terme « Astrologie moderne » étant repris du titre du bulletin du CIA des années Cinquante. Qu’entendait-il par « moderne »? Il semble qie l’alignement sur les données astronomiques les plus récente ait été le principal gage de cette « modernité ». Dès  mars 1978, un disciple de Nicola, Yves Lenoble, publiait un fascicule « maison » d’une trentaine de pages, depuis quelque peu tombé dans l’oubli  et que son auteur  ne signale nulle part  » malgré le nombre fort réduit de ses publications. » L’astronomie, base de l’astrologie ».-(document n°2 de l’ARRC, Charenton) où il dénonce l’anachronisme d’une astrologie qui serait décalée par rapport aux conquétes de l’astronomie contemporaine. Or, si l’on compare les publications des années 1973-1977  de Barbault, Halbronn  et Nicola, force est de constater  que Nicola est celui qui bouscule le moins l’outil astrologique. Tout se passe comme si – et l’on retrouve ce pli chez un Patrice Guinard, un autre de ses disciples, (cf le Manifeste,  paru dans des numéros successifs de la revue L’Astrologue de Barbault)  Autrement dit,  l’astrologue peut continuer à travailler comme par le passé si ce n’est au prix d’un certain ravalement de façade. Comprenons que l’astrologie ne saurait changer structurellement mais seulement dans son métalangage. D’ailleurs Nicola participera à l »opération Astroflash tout comme, au début des années 80 à la série des Grands Livres du Zodiaue (Tchou Sand) En vérité, les adversaires de l’astrologie ne s’y trompent pas: la réforme est en surface. On veut bien ajouter mais on n’enlève rien! On est dans une position apologétique qui entend donner le change, en collant à l’astronomie. Nicola  en 1971 , avait publié Nombres et formes du cosmos..(Editions Traditionnelles) où il démontre la nécessité pour l’astrologie d’intégrer les planètes au delà de Saturne. Quant à l’intitulé ‘Astrologie Conditionnelle » et plus tard « Conditionaliste », il ne fait guère problème et vient renforcer le rôle de l’astrologue qui doit avoir le dernier mot au prisme de son interprétation du thème au vu de tout un ensemble de facteurs extra-astrologiques, position tout à fait pragmatique..On retiendra probablement le travail sur les Ages, où Nicola  montre que le caractère des planètes et fonction de leur vitesse de révolution, les plus rapides correspondant aux premières ages de la vie et ainsi de suite. En ce qui concerne les passerelles entre astrologie et philosophie, Nicola propose (La Condition Solaire) de recourir à des concepts; Représentation, Existence,  Transcendance (RET), pour qualifier les trois groupes de planètes des plus rapides aux plus lentes.  On voit donc que Nicola a pris le parti d’adopter toutes les planètes du système solaire et de les différencier par leur cyclicité et non pas seulement par leur nom mythologique, ce qui aura bien plus  pédagogiquement à l’entre soi des  enseignants en astrologie. C’est donc un hommage rendu aux astronomes qui en quelque sorte auront apporté à l’astrologie de précieuses données dont l’ignorance ne pouvait  forcément qu’hypothéquer le discours astrologique et pourtant les attaques contre l’astrologie n’auront point cessé avec à partir de 1989 un Que Sais je sur l’astrologie confié à ses adversaires-(Zarka) nullement désarmés et point dupes  de certaines manoeuvres de type Potemkine.

Où  est l’erreur? Nicola ne semble pas avoir compris  quels dangers représentait pour l’astrologie l’inflation des facteurs planétaires. Il parle d’une « solidarité  » du système solaire. On est dans le tout ou rien.Tout est bon dans le cochon! Rien à jeter. Rappelons que Gauquelin n’a jamais rien trouvé pour les astres au delà de Saturne au niveau socio-professsionnel. Fallait-il voir  le monde au prisme de l’astronomie ou l’astrologie au prisme du monde?Il semble en comparaison que Barbault  ait compris qu’il fallait partir de notre observation du monde et en tirer un enseignement pour l’astrologie, quitte à structurer la dimension astronomique en conséquence, par le biais des cycles, lesquels dépassaient  le plan purement astronomique.. Déjà, Albumasar, avant l’An Mille  avait isolé le cycle Jupiter Saturne. En effet, le cycle  ne respectait plus  les données de l’astronomie en introduisant un nouveau degré de cyclicité. C’est ainsi que Barbault avec le cycle de 36 ans  constitué par Saturne et Neptune se décalait à la fois de la révolution de Saturne (29 ans) et de celle de Neptune.(165 ans) alors que Nicola restait scotché à la Loi de Bode. On aura compris qu’aussi bien Gauquelin que Barbault s’ancraient dans l’observation de la société, de l’Histoire, c’est à dire du connu pour aller vers l’inconnu(e), à savoir l’interprétation des astres alors que Nicola partait  du cosmos dont il proposait une lecture endogéne -RET- pour revenir vers  le monde sublunaire comme si le monde d’en bas lui était plus étrange, plus étranger que le monde d’en haut! C’est d’ailleurs un syndrome propre à bien des personnes qui viennent à l’astrologie et qui sont en révolte contre ce qui les entoure immédiatement., utilisant l’astrologie pour  nier ou relativiser certaine réalités alors que Barbault  était en prise directe avec le monde, notamment dans son analyse des relations  entre USA  et URSS. Dans un cas, avec Nicola on préfèrera changer le regard sur le monde à l’aune de l’astronomie et dans l’autre, avec Barbault, on préfèrera voir dans l’ordre céleste le reflet de l’ordre ou du désordre terrestre et donc mettre le cosmos en conformité  avec nos préoccupations ici bas et non l’inverse. Dans un cas, l’on a affaire à des astrologues qui sont plus proches des sciences dures et quelque peu décalés par rapport aux faits socio-historiques  et dans l’autre des astrologues plus en prise avec les sciences humaines et disposés à organiser le ciel  en accord avec les données politiques. Nicola  avait cru trouver un compromis  avec son conditionalisme  servant de soupape de sécurité à un modèle astronomique dont il percevait qu’il  n’était pas vraiment opérationnel.

 

 

 

JHB

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jacques Halbronn Manifeste pour une astrologie minimale. Le principe d’Occam

Posté par nofim le 18 janvier 2021

Manifeste pour une astrologie minimale ou le principe d’Occam

pat  Jacques  Halbronn

Nous pouvons dire que dans le paysage astrologique français, nous représentons le courant d’une astrologie que l’on pourrait qualifier de « minimale » voire « minimaliste » et tel devrait d’ailleurs être lé véritable débat de nos jours ente notre courant et celui d’une astrologie liée à l’astronomie et donc vouée  à gérer un grand nombre de facteurs planétaires, au nom d’une certaine « modernité ».Encore est-il  conseillé  de prendre conscience que si une astrologie minimale est minoritaire parmi les astrologues, tel n’est nullement le cas dans le public lequel se satisfait de se voir signer le seul signe « solaire », ce qui relève bel et bien du courant minimaliste et d’un monoplanétarisme. De même les travaux statistiques de Michel Gauquelin nous semblent, eux aussi, pouvoir s’inscrire au sein d’une telle mouvance, marquée par un goût pour la simplicité des moyens mais aussi des fins., l’une n’allant pas sans l’autre.

La philosophie de la sensibilité  astro-minimaliste  passe par l’idée selon laquelle  notre cerveau sature assez vite, confronté à de la complexité. Or, c’est bien à de la complexité que l’astrologue expose son client/patient. En ce sens, modernité et complexité feraient bon ménage car l’astrologue de la modernité se voit doter d’un clavier assez riche, notamment avec l’apport de planètes inconnues de l’Antiquité.  C’est d’ailleurs l’avis de l’auteur de »Pour une astrologie Moderne » -Ed du Seuil,  Jean-Pierre Nicola et de  ses disciples. En adoptant et en intégrant des astres découverts grâce aux nouveaux moyens techniques, depuis  Galillée et sa lunette, l’astrologie disposerait d’un meilleur arsenal, ce qui lui aurait manqué, à les entendre. Plus on est de fous, plus on rit! 

On allait ainsi mieux baliser minutieusement la psyché personnelle  mais aussi accompagner l’Historien dans son découpage du Temps, grâce aux planètes « lentes », sur des siècles.-cf Barbault  De la psychanalyse à l’astrologie, 1961 et Les astres et l’Histoire. 1967) Et tout cela grâce à cette modernité  soutenue par l’informatique, laquelle serait en mesure de gérer les schémas les plus sophistiqués.(Astroflash 1967, cf Wikipedia) Les années soixante auront donc été l’âge d’or de cette modernité, garante du microcosme comme du macrocosme alors que les années cinquante avaient été la scène où  circulaient les  douze types zodiacaux, dont, paradoxalement, Barbault avait été le chantre avec la Collection par au Seuil, dont l’emploi  avait été singulièrement simple avec à la fois un matériel astronomique réduit à un seul vecteur, le Soleil natal  et une typologie permettant d’encadrer toute notre Humanité avec la plus grande économie de moyens. Toutefois, au niveau statistique, Michel Gauquelin, dès 1955, préconiserait une typologie planétaire avec trois puis cinq astres,en rapport avec  diverses activités professionnelles (L’influence des astres, Ed du Dauphin)

Les années soixante-dix  verraient-elles, encore, une autre représentation de l’astrologie?En1976, nous publiâmes Clefs pour l’Astrologie, chez Seghers, qui ouvraient une nouvelle voie, celle de l’astrologie minimale.(cf aussi Astrologie Sensorielle, in magazine Cosmopolitan, Décembre 76). On prenait ses distances par rapport à l’astronomie en n’en retenant que quelques données, tendant ainsi vers le monoplanétarisme. Avec un seul vecteur planétaire, passant successivement par un certain nombre de périodes,  l’on pouvait faire de sérieuses économies logistiques.  Complexité cette fois dans le temps mais non plus dans l’espace, le thème natal, support de complexité par excellence,  n’était plus incontournable. On allait vers une formulation sinusoidale et non plus statique. André Barbault proposait d’ailleurs un graphique couvrant plusieurs décennies, certes constitué de cinq planètes mais  débouchant sur une courbe au profil simple, binaire, montante ou descendante. (indice cyclique) Rappelons aussi qu’au Xe siècle, Albumasar avait proposé un modèle axé sur la seule conjonction de Jupiter et de Saturne et qui fera référence  longtemps  

Force est de constater d’ailleurs que le découpage en 12  types se sera perpétué depuis les années trente en dépit d’une rhétorique moderniste axée sur le culte de ces nouveaux prophètes que seraient les astronomes des temps modernes, oracles capables de baptiser les astres comme l’avaient fait leurs ancétres,leurs prédécesseurs  des millénaires auparavant! Astrologie, astronomie, mythologie convergeaient avec la psychologie, la poésie et la Science. Merveilleux cocktail. On peut donc parler d’une guerre « civile » des astrologues, dont profitaient les astrosceptiques, les astrologues « scientifiques » n’ayant pas de mots trop durs à l’encontre d’une astrologie bien trop simpliste, à leur gout! Quelque part il y avait une astrologie des planètes face à une astrologie des signes zodiacaux, discréditée notamment par la précession des équinoxes et l’attente de la religion du nouvel  âge du Verseau (Aquarius Age), avec le passage du point vernal dans une nouvelle constellation. Deux mystiques face à face. Les astrologues « scientifiques » s’en tenaient aux seules planètes du système solaire  -cf Nicola et  ses Nombres et formes du cosmos 1977) et excluaient tout recours aux étoiles fixes bien plus lointaines. Nicola  en utilisant l’expression « Astrologie moderne »  reprenait le titre  de l’organe mensuel  du Centre International d’astrologie des années cinquante.  https://www.astrolearn.com/astrology-bibliography/lastrologie-moderneParadoxalement,  l’astrologie des 12 types  évitait le biais personnel, les gens sav/aient qu’ils n’étaient pas formatés sur un modèle, un moule, unique comme les partisans du thème individuel. L’astrologie minimale évitait un tel écueil du fait même de ses moyens limités alors que l’autre astrologie était la proie de la pléthore et de l’inflation, en une sorte de fuite en avant, sous tendue par les performances des ordinateurs! 

Certes, l’on pouvait objecter que l’Humanité avait vécu des millénaires durant sans pouvoir même voir ces planètes invisibles à l’oeil nu mais précisément, la technologie  le permettait désormais, ce qui ferait progresser considérablement l’outil astrologique! Toutefois, il ne semble pas que cet ajustement, ce rattrapage historique, cet aggiornamento, cette mise à jour, ait vraiment favorisé l’intégration de l’Astrologie en ce début du XXIe siècle et le passage dans le Troisième Millénaire pas plus que les psychanalystes et les historiens n »aient adopté les outils astrologiques   comme si l’étrangeté de cette « science » atteinte de surpoids,surdimensionnée, la condamnait à rester en marge, en dépit de tous les gages de bonne volonté!Comme si quelque chose « clochait ». Il est vrai comme nous le disions d’entrée de jeu que les gens aiment ce qui est simple, accessible , compréhensible et finalement binaire, faute de quoi, ils se sentent démunis face au discours astrologique.  Une sorte de bon sens protégeait contre un certain délire mathématique. Cette astrologie moderne n’était guère compatible avec une approche statistique puisqu’elle générait  une diversité insondable, une véritable usine à gaz, outre le fait qu’une telle astrologie empiétait sur le terrain des thérapeutes, d’une part et des historiens de l’autre,  sans disposer des outils appropriés de connaissance du terrain ici bas..

Autrement dit, l’on semble se rapprocher d’un renversement de tendance : l’astrologie qui se trouve stigmatisée serait désormais l’astrologie hyper-sophistiquée  de la personnalité (selon la formule d’un Dane Rudhyar) alors que l’astrologie « minimale » aurait le vent en poupe.  On met en avant en faveur de cette dernière la parabole de la banane, du bon grain et de l’ivraie ainsi que la devise communiste. D’une part, dans la banane, tout ne se mange pas et pas plus au niveau des astres et de l’autre, de chacun selon ses besoins et ses capacités: l’argument de l’anachronisme mis en avant par un Yves Lenoble (L’astronomie base de l’astrologie. 1978) selon lequel  l’astrologie devait impérativement évoluer  ne résiste pas face à la parabole de la maison que l’on ne va pas reconstruire sous prétexte que l’on aura trouvé entre temps d’autres matériaux et d’autres techniques!  En optant pour les planètes nouvellement découvertes, l’astrologie ne se trouvait-elle pas déracinée, quittant la proie pour l’ombre? Ne valait-il pas mieux s’en tenir à un schéma simple astronomiquement, avec une interprétation  également dépouillée sur le plan cyclique, laissant à d’autres disciplines la tâche en aval  de rentrer dans le détail? L’astrologie devait reprendre de la hauteur et retrouver une certaine légèreté, quitte à se mettre au régime. Selon nous, l’astrologie du signe solaire est l’avenir, quitte à la perfectionner  en rationalisant la pratique des « transits » sur le soleil natal selon un modèle duel :  phases de conjonction/opposition alternant avec des phases de quadrature mais uniquement pour les leaders, car ceux ci seraient les relais entre le ciel et la terre.; autrement dit, un nombre très limité d’acteurs, d’agents,ce qui correspond à l’organisation de nos sociétés et à notre système d’élections de députés, de représentants, de sénateurs. C’est ainsi que l’astrologie minimale fournirait des clefs précieuses pour comprendre et suivre  le fonctionnement d’une certaine élite.. Ce serait la fin d’une astrologie démesurée « pour tout le monde ». L’astrologie minimale n’a pas besoin de l’astronomie pour exister et surtout pas des télescopes et des ordinateurs. On en reste à des choses simples: sous quel signe est ne le leader, au début, au milieu ou à la fin du signe  et  quels angles les planètes forment avec  le soleil natal. Parmi ces planètes de « transit », on ne retiendra pas les astres trop rapides comme la Lune, Mercure, Vénus ou le Soleil et selon nous, l’astre astrologiquement le plus  en vue serait Jupiter avec son cycle de 12 ans, divisible en deux hémicycles de 6 ans, ce qui donne des sous périodes de trois ans, dont on nous dit, en dehors du milieu astrologique, que c’est un temps structurant.  Cela dit, il nous faut rejeter la division spatiale en 12  caractères; ce qui distingue les leaders c’est avant tout le calendrier  déterminé par la position du soleil, lequel calendrier  fera passer les leaders par la même succession d’états mais pas au même moment. Il n’y a pas de synchronisation des leaders mais leur parcours est structurellement identique et se repète à plusieurs reprises, en moyenne une douzaine de fois, mais chaque fois à frais nouveaux, ce qui permet néanmoins l’approche statistique laquelle fait apparaitre du semblable derrière l’apparence de la diversité.  

Le  coup de pied de l’âne  avec Patrice Guinard, dans son Manifeste, dénonçant  « l’activisme mercantile des charlatans et la pseudo-astrologie des rubriques horoscopiques des journaux et des services télématiques » ou encore en  citant l’auteur  de Clefs pour l’Astrologie    » On trouve aussi parmi les plus acharnés certains ex-astrologues désillusionnés sur leur capacité à apporter une contribution originale à l’édifice astrologique: « ceux qui ont essayé d’être astrologues mais qui ont échoué » Guinard pose, dans le même Manifeste,  comme postulat  à accepter par l »astrologue « l’adéquation des facteurs à la réalité physique et astronomique »ce qui signifie, entre autres, pour lui l’acceptation de la totalité du système solaire faute de quoi l’on serait victime d’un « réductionnisme ».

 

 

 

 

JHB

19 01 21

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jacques Halbronn Descriptif épistémologique de la pensée astrologique contemporaine

Posté par nofim le 16 janvier 2021

DESCRIPTIF  EMISTEMOLOGIQUE  DE LA PENS2E ASTROLOGIQUE CONTEMPORAINE

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons récemment pris connaissance du travail  assez  fouillé de Richard Pellard,  réalisé   à l’occasion du décès d’André Barbault,  à la fin de 2019  « André Barbault, l’astro-symbolisme et le dernier âge d’or de l’astrologie ») et nous y observons les mêmes défauts d’analyse que chez Yves Lenoble  (cf nos textes sur Nofim  et nos vidéos sur notre chaine YouTube  teleprovidence subconscience). qui l’auront empêche de dresser un tableau epistémologiquement cohérent quant aux  véritables enjeux  et clivages.

Pellard, comme bien d’autres, semble être victime d’un réflexe corporatif consistant à  stigmatiser ou à ignorer les horoscopes  de presse comme s’il s’agissait d’une  question hors champ d’une recherche astrologique  qui se voudrait un  tant soit peu sérieuse En ce sens, l’on risque fort de basculer dans une forme d’anti-astrologie assez primaire qui réconcilierait en quelque sorte astrologues et astronomes!

Car;  le spectre des écoles d’astrologie que Pellard  décrit n »est pas aussi  varié qu’il semble le croire. Ces écoles  ont en effet un point commun: le thème natal, de Nicola à Rudhyar, de Hadés à Santagostini pour citer des auteurs dont il traite, entre autres  mais l’ on sait à quel point au sein de certains milieux, les micro-clivages pullulent sur un mode byzantin.. Pellard nous rappelle en passant que Jean-Pierre Nicola aura collaboré, il  y  a une cinquantaine d’années  à l’entreprise Ordinastral/Astroflash, ce qui dénote  tout de même une certaine compatibilité

C’est ainsi que Pellard au lieu de faire ressortir le clivage entre  partisans d’une approche globale du  thème astral et partisans d’une approche que l’on pourra qualifier de sélective,  tend à ignorer cette seconde option, ce qui conduit à un déséquilibre patent de son processus descriptif. On a ainsi l’impression que les différences entre « écoles » se réduiraient à des  grilles de lecture différentes d’un seul et même su pport, ce qui serait dû notamment à la variété des influences externes subies, notamment dans le domaine psychologique.(Freud, Jung  etc). Cela dit, aussi bien Barbault que Nicola auront rédigé des ouvrages consacrés à la typologie zodiacale, l’un dans les années cinquante (Ed du Seuil), l’autre dans les années 80   (collection  « Les grands Livres »(chez Tchou)

On fera remarquer pourtant que dès 1976 (nlle édition 1993,  Ed esoagnole 1978 )  dans  le volume Astrologie de la Collection Clefs (ed Seghers), cela fait 45 ans,  nous proposions de prendre nos distances avec le thème natal du fait de son caractère  spatial  aux dépends de l’axe prévisionnel.  La traduction espagnole de la quatrième de couverture  confond  nacimiento et conocimiento naissance et connaissance!/

Clefs: 1976  Jacques Halbronn entend condamner  une certaine  astrologie qui a pour  nom  « horoscopie » et qui est axée sur le seul moment de la naissance (..)redonner  à ‘l’astrologie son  assise  traditionnelle en discernant les différentes couches  qui se sont ajoutées au noyau initial »

Pelllard aurait du mentionner  notre ouvrage, paru un an avant le « Pour une astrologie moderne » Ed du Seuil  de Jean-Pierre Nicola, immédiatement suii  par notre étude « L’astrologie sensorielle » (hors texte  dans la revue Cosmopolitan de Noel 1976.) qui préfère recourir à des tests qu’à l’étude de thèmes.

!

A l’opposé de Barbault, nous affiichions notre choix  en faveur d’un monoplanétatisme en  astrologie mondiale limité au quatuor Mars Jupiter Saturne Uranus, à l »exclusion donc de Neptune et de Pluton, ce qui remettait en question le postulat selon lequel l’astrologie devrait impérativement se servir de toutes les données fournies par l’astronomie. De même qu’actuellement, nous  accordons toute leur importance à la signalétique des étoiles fixes comme fondement de lla technique des transits , tout en rejetant l’usage des transsaturniennes invisibles à l’oeil  nu alors même que les étoiles  fixes sont à notre portée visuelle depuis toujours..

En bref,  Pellard  ne prend pas conscience de l’option monoplanétaire et n’entend en  tout cas pas la présenter comme une option., tant cela va à l’encontre de sa motivation  envers l’astrologie. On peur parler dans son cas d’obstacle, de blocage épistémologique,(cf Bachelard qu’il cite)  de ce qu’il vit comme impensable, inaudible, comme un sacrilège envers ce merveilleux savoir des  astronomes. -cf Lenoble, l’astronomie comme base de l’astrologie, Paris, ARRC 1978)   Celui qui n’accepte pas une telle connaissance se condamnerait à l’ignorance et à l’errance.  Et pourtant,  ne parle-t-on pas de « son » signe à partir de la seule  position du soleil à la naissance et n’est ce point là une forme de monoplanétarisme se diversifiant sur un mode monocyclique? D’ailleurs, Barbault, auquel Pellard est en cette occasion censé rendre hommage, n’a t il pas choisi en astrologie mondiale les seules planètes « lentes », à partir de Jupiter? Bien plus, n’a -t-il pas en quelque sort élaboré une cyclicité unique telle que cela apparait dans son graphique? Et quant à l’ère du verseau n’est-elle pas fondée sur le passage du seul « point vernal » sur des constellations? En effet, un vecteur unique peut donner lieu à des variations au fur et à mesure de son cycle.  On rappellera aussi qu’un Dom Néroman faisait progresser, dans les années 30-40, le Milieu du Ciel (rebaptisé Fatum) au travers des différents secteurs. Quant à Manilius (Ier siècle) que Pellard cite,  il associe aux signes non pas des planètes mais douze divinités, sans rapport avec les données astronomiques. Et en ce début de XXIe siècle, le monoplanétarisme ne marque-t-il pas des points avec ce nous avons appelé « Astro-horoscopie » en se focalisant sur la seule planète Jupiter, ce qui rend bien plus accessible la prévision?  Cette école est vouée à redonner un nouvel élan à l’horoscopie de presse en étudiant les transits de Jupiter au soleil de naissance sur la base de deux hémicycles (d’une durée de 6 ans)  articulés sur les conjonctions, carrés et oppositions. Mais dès 1994, donc 15 ans avant la rédaction du dit texte par Richard Pellard, nous avions publié une ‘Astrologie selon Saturne » qui avait produit un beau résultat prévisionnel en rapport avec les mouvements sociaux qui se produisirent un an plus tard. L’astrologie en ce sens doit fonctionner ni dans le trop court terme, ni dans le trop long terme.  En fait, Pellard nous parle que du point de vue d’un certain entre soi au sein d’une certaine secte astrologique, celle de ceux qui ne jurent que par le seul thème natal.  L’ennui, c’est que son texte cherche à se faire passer pour un panorama complet, ce qu’il n’est pas. Tout se passe comme s’il entendait souligner la diversité existante au sein de la dite secte pour justifier  un « parti unique » si bien que le lecteur, impressionné, a l’illusion qu’on aura ainsi fait le tour de la question.  Certes, le travail de Pellard est-il louable et bien documenté dans son genre mais nous relèverons néanmoins quelques erreurs. Barbault n’a fait que reprendre la traduction de Nicolas Bourdin, date de 1640 (Ed du Félin Philippe Lebaud).  Edgar Morin  a publié son enquête en 1971 sous le titre Le Retour des Astrologues (Ed du Nouvel Obs) et en 1982, il ne s’agit que d’une réédition amplifiée (La croyance astrologique moderne, Ed L’Age d’homme). Mais la plus grosse bévue de Pellard est son traitement de l’histoire des Quatre Eléments,  il semble ignore qu’au Xe siècle, la théorie des Grandes Conjonctions d’Albumasar  Jupiter-Saturne s’articulait sur la correspondance des signes sur la base des triplicités et à ce propos  ces grandes conjonctions  s’apparentent quelque peu à une forme de monoplanétatisme, en ce qu’elles instaurent un cycle unique. Force est de constater que l’histoire de l’astrologie, dans le cas de Pellard que de Lenoble, est une affaire trop sérieuse pour être  laissée aux professeurs d’astrologie qui ne songent qu’à leur chapelle.. C’est une question de bon sens que de comprendre que l’astronomie est une noix dont la partie comestible est l’astrologie. Or, les astrologues actuels en sont à vouloir manger l’écorce, incapables de faire la part de l’emballage  et de son contenu: En tout état de cause,  le recours  à une formulation binaire notamment au niveau prévisionnel  est une priorité car au delà l’esprit se perd, d’où l’usage des notions d’unicité (U) é et de multiplicité (M)  dès 1976 dans ces Clefs pour l’Astrologie que Pellard ne daigne pas mentionner et dont il n’aura pas perçu l’importance. Pellard ne capte pas non plus la tendance minimaliste que nous incarnons: une seule planète et deux phases au niveau cyclique. D’où un rejet à la fois des deux voies ouvertes par Barbault,  celle  de la voie psychanalytique due à la pléthore de planète dans le thème et  celle de  la voie historique liée  à la longue cyclicité des planètes transsaturiennes dont Nicola a fait l’un de ses trois groupes du RET Le rejet des étoiles fixes par l’astrologie contemporaine aura été, selon nous, le résultat de sa collusion avec l’astronomie alors que celles-ci sont présentées dans la Tétrabible de Ptolémée. Les transsaturniennes se seront en quelque sorte substituées aux dites étoiles fixes, si ce n’est que les une sont en mouvement et point les autres sinon très faiblement sur un siècle, ce qui aura conduit à des couples tels que Saturne-Neptune (cf Barbault) avec une cyclicité de synthèse de  36 ans ne respectant pas les vitesses de révolution de ces deux astres, à savoir 29 ans et 165 ans.

En fait,  l’historien de l’astrologie, aujourd’hui a enfin compris que les relations entre astrologie et astronomie auront prouits des effets toxiques en agitant notamment le mirage de la Modernité!. Nous aimons la parabole de la banane: en astronomie, il faut savoir distinguer la peau qui ne se mange pas du coeur du fruit qui se consomme et les transsaturniennes font partie bel et bien de la peau. Le  métier d’historien implique de percevoir les courants en devenir  et en dialectique et  l’on ne saurait se contenter du constat de ce qui se pratique ponctuellement. Un cas intéressant est celui de Patrice Guinard, issu du même moule que Pellard, dans son »Manifeste »  (en ligne) qui en arrive à tout simplement valider la pratique astrologique actuelle du thème natal  et rien d’étonnant à ce que son texte ait été bien accueilli par une partie de la communauté des astrophiles:

« Il résulte de cette inadaptation des méthodes statistiques à la réalité astrologique, et en particulier de son incapacité à tester l’ensemble du thème, un nivellement du symbolisme astrologique et une dégénérescence de ses structures opératives dans des dualismes obsolètes. (..) Il est illusoire de chercher à tester une proposition telle que « le Bélier est impulsif et colérique » parce qu’il n’existe pas de Bélier. Le thème natal est un implexe de tendances disparates(…) S’il fallait illustrer les difficultés de l’astrologie, l’astrologue compétent aurait à sa disposition une multitude de détails que pourrait lui envier le plus enragé de ses détracteurs. A commencer par le thème natal  » Ou encore,  cette affirmation qui tombe comme des cheveux sur la soupe:  « L’astrologie, comme son histoire  ont ressurgi simultanément à la fin du XIXe siècle sous la conjonction Pluton-Neptune en Gémeaux »Propos banals de la part d’un astrologue ordinaire actuel mais qui  détonent et relévent du hiatus épistémologique au sein d’un Manifeste se voulant rigoureux, du fait que leur auteur n’aura même pas pris la peine de justifier le thème astral ni le recours à des planétes invisibles à l’oeil nu inconnues de l’Antiquité.

 

JHB

16 01 21

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Jacques Halbronn Causes du malaise conduisant à la dissolution ou au changement de nom d’une association astrologique

Posté par nofim le 14 janvier 2021

Causes du malaise conduisant à la dissolution ou au changement de nom d’une association astrologique;  CIA  (1974)  et GERASH (1986)

par Jacques  Halbronn

Au cours de notre carrière en milieu astrologique, nous acons eu l’occasion d’être mélés de près à des crises graves et notamment en ce qui concerne le Centre International d’Astrologie  et le Groupe d’étude et de recherche en astrologie scientifique et humaine. Bien des  versions ont pu circuler au sujet de crises déjà anciennes mais qui ont marqué les esprits et laissé des traces. C’est cet épineux dossier que nous aborderons à la lumière de nos observations, de nos implications et de notre documentation. Il est à noter que dans les deux cas, nous avions tour à tour, à 12 ans d’intervalle,  été honorés du titre de Vice-Président  de ces deux entités et chaque fois de façon assez imprévue sinon imprévisible.. Nous avons, en tout cas, éprouvé un certain sentiment  de déjà vu  et  capté la répétition d’un même scénario. Nous reprenons à nouveaux frais de précédentes études de notre plume recoupant notre sujet

Commençons par l’établissement de certains faits bruts;

Le CIA  décide de changer de nom et passe successivement par UFA, SAF  et SFA en très peu de temps coome il ressort de l’examen  des périodiques Trigone  et Astrolabe.qui s’en font l’écho en 1975 76. Notons que les deux premiers noms récupèrent  ceux d’associations dont l’existence en 1975  reste assez obscure.  l’UFA  de Léon Lasson  et la SAF du lieutenant colonel Firmin  Maillaud

Le GERASH  se dissout au profit d’une toute nouvelle association, à peine née, quelques jours plus tôt, le CEDRA fondée par un ancien dirigeant du dit GERASH ayant  récemment démissionné, Maurice Charvet

Un tel descriptif n’épuise nullement la question des causes et des effets de ces « malaises » ayant marqué deux importantes structures du milieu  astrologique francophone,. Mais on ne saurait ignorer le rôle d’autres structures, comme le Mouvement Astrologique Universitaire puis Unifié de Jacques  Halbronn,  fondé en 1975  et la  récente Fédération de l’Enseignement Astrologique FEA de Denise Daprey, fondé en 1984..

La problématique des retours

On observe que trois retours auront exercé des effets perturbateurs:  celui d’André Barbault pour le CIA  et ceux de Patrice Louaisel et de Maurice Charvet pour le GERASH  peu avant les crises en question, on pourrait parler de « fausses sorties ».

La fausse sortie de Barbault

En 1968, Barbault  n’est plus persona grata au CIA  en se prétant à l’expérience de la consultation astrologique informatique. Il n’est plus vice président et s’il reste encore deux ans responsable de la revue l’Astrologue,  celle(ci se sépare du CIA en sorte que va se créer au sein du CIA une nouvelle revue, plus artisanale, du nom de  Trigone.  Mais Barbault prépare son retour car il a des amis fidéles dans la place, à commencer par Paul Colombet, le ptésident. En mai 74, Barbault réintégre le Conseil d’Adminiatration du CIA et obtient une nouvelle élection du bureau, ce qui signifie que le bureau élu l’année précédente  doit se représenter et ne sera pas nécessairement reconduit. Ce sera notamment le cas de Jacques Halbronn qui ne sera resté qu’un an au dit Bureau. Autrement dit, pour remettre en question l’élection de l’année précédente laquelle entre temps avait connu plusieurs défections, on en était arrivé à renouveler la totalité du bureau et pas seulement les postes vacants. Dans une correspondance avec André Boudineau, Barbault envisage divers scénarios de reprise en main.   On est à la veille du Congrès de Paris de septembre et Jacques Halbron qui n’est plus au bureau du CIA  en vient à envisager d’organiser à la Salle de la Société Théosophique du Square Rapp  le dit Congrès sans passer par le CIA. Il  fédére  autour de lui  le CEFA  de Jean-Pierre Nicola et l’ARRC d’Yves Lenoble et le  GERASH  de Patrice Louiasel,  soit, en dehors de Nicola,  la jeune garde de l’après guerre,  en vue de Journées Insternationales Astrologiques de Paris (JIAP)  Au bout du compte le  Congrès de Paris sera conjointement organisé par les JIAPS et le CIA pour le compte de l’ISAR américaine de Julienne Sturm. Il est donc faux de dire que ce congrès avait comme seul ancrage français le CIA   Ce point est d’ailleurs bien précisé dans le Guide de la Vie Astrologique.. Et d’ailleurs, à l’ouverture du Congrès, Halbronn  prend la parole au nom de cette nouvelle structure. Il n’est cependant pas question pour Halbronn  de démissionner du CIA. et il  reste en place, puisque c’est lui qui publie le compte rendu du Congrès dans le numéro 77 de Trigone, restant par ailleurs responsable de la Bibliothèque. dont parait le catalogue dans le dit numéro post Congrès. Même la création du MAU en juin (cf  Le Point   du 15. 09 75, « du rififi  dans les étoiles », p.   86) ne sonne pas la rupture. Halbronn entre temps est entré au Bureau de l’ISAR où il fait également venir Nicola comme conseiller scientifique.

Par ailleurs, l’idée de changer le nom du CIA  suit son chemin et d’aucuns se persuadent de la nécessité d’une telle mue symbolique si ce n’est que les propositions se succédent, dans le numéro 8 de Trigone,  Colombet annonce que ce sera l’UFA mais au dernier moment, l’AG opte pour la SAF, choix étrange puisque cette structure avait déjà tout un passé  (cf notre étude sur la Société Astrologique de France, sur la plateforme SCRIBD.  On ne reviendra pas ici sur ce qui aura conduit au sigle final de SFA, Société Française d’Astrologie (cf  entre autre versions l’arbre généalogique du milieu astrologique par Yves Lenoble)., Il n’y a donc pas eu dissolution au sens juridique du terme mais le CIA  s’est bel et bien « dissous », perdant successivement la revue l’Astrologue,  le GERASH de Louaisel  et la Bibliothèque Astrologique  d’Halbronn  sans parler du CEFA de Nicola En fait, lors du Congrès de septembre 74, il y a bien eu scission  mais sans renoncer à un certain partenariat.  On allait vers un processus  fédéral, de facto, le CIA n’étant plus qu’un élément de l’ensemble ce qui correspondait à l’approche d’Halbronn  comme cela se vérifiera par la suite…. Des réunions co-organisées par le GERASH, le CEFA et le MAU seront programmées durant l’année 75 mais la dynamique remarquable mais peu prévisible au départ  du MAU, plus le rapprochement avec les Cahiers Astrologiques, avec toute une série de Colloques allait conduire celui-ci  à  affirmer son indépendance et son hégémonie, marginalisant ainsi les autres associations, CIA, GERASH etc sans, ce qui n’empêchait pas les responsables du CIA de venir aux Colloques du MAU comme l’attestent diverses photos avec Gouchon, Colombet alors qu’Henri Fortiin avait carrément rejoint le MAU. Seul André Barbault  resterait à l’écart de ce jeu de chaises musicales, d’autant plus que n’ayant pas  bien vécu la parution de Clefs pour l’Astrologie, pour des raisons exposées ailleurs et qui conduisirent à ce que se soit Halbronn qui en fut finalement chargé., il  en rédigera un compte tendu dans l’Astrologue qui sera jugé diffamatoire en appel . Période difficile  voire  maudite pour Barbault que celle des années 70, qui verront en outre l’échec de ses prévisions parues dans la Crise Mondiale de 1965  annonçant vainement pour 1971 le rattrapage des USA par l’URSS  sur la  base de l’opposition Saturne-Neptune (cf le Pronostic Expérimental en Astrologie, Payot 1973)… Barbault se rendait compte qu’avec le jeune Halbronn il avait affaire à forte partie, bien que lui même, à son age avait déjà montré du répondant, dans les années cinquante, devenant même Président d’une Fédération Française d’Astrologie  réunissant le CIA, la SAF et le CAF des néromaniens qui se chargera d’organiser le congrès de Strasbourg.  En bien des points, des paralélismes existent entre ces deux hommes : de la vice-présidence  du CIA à la tenue de sa revue (Astrologie Moderne pour l’un en 1952, Trigone pour l’autre, en 1973  à l’organisation d’un premier congrès sous  une tutelle étrangère, respectivement en 1953 et 1974 en passant par la direction d’une collection Zodiacale  au Seuil dans les années cinquante pour l’un,  chez Solar dans les années quatre vingt.(cf Richard Pellard, « André Barbault, l’astro-symbolisme et le dernier âge d’or de l’astrologie »)

 

La fausse sortie de Charvet

Venons en la crise du GERASH dont une des causes aurait été selon Charvet si l’on en croit ce qu’il écrit dans sa présentation du CEDRA:

« LE GERAS (Groupe d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique), auquel le H pour Humaine ou Humaniste a été ajouté vers 1982, était constitué de cercles astrologiques locaux : à Paris, Oyonnax (Ain), Grenoble (Isère), Lyon (Rhône), Bourg-en-Bresse (Ain), Saint-Etienne (Loire) puis Strasbourg (Bas-Rhin), Orléans (Loiret). Il s’agissait aussi bien d’enseigner les premiers rudiments de l’astrologie que de mener en groupe diverses recherches. N’ayant pu adapter ses structures à l’accroissement de ses membres, le GERASH connut pas mal de problèmes en 1986, qui aboutirent à sa dissolution volontaire en septembre 1986. Le CEDRA reprit alors le flambeau et continua, sur de nouvelles bases, à développer le goût de la recherche et le sens des échanges entre astrologues de tous horizons et de tous niveaux.

Il y a certes une part de vérité dans le jugement ainsi proposé mais reprenons sérieusement  le cours des événements en gardant à l’esprit le cas précédemment étudié du CIA.. Au vrai, entre le changement de nom du CIA  et le passage du GERASH au CEDRA, la différence peut semble assez mineure d’autant que l’on retrouve les mêmes personnages après la dévolution des biens du GERASH  au CEDRA décidée en septembre 86 comme le rappelle le communiqué sus nommé. Là encore, nous sommes en présence d’une démission, celle de Charvet laissant la place à Patrice Louaisel, le fondateur du GERASH qui faisait son retour en fanfare, mettant Charvet à l’écart.  C’est alors que Charvet amorce une politique de sabotage visant à pouvoir déclarer le GERASH ingérable, au bord de l’implosion: il fait élire Halbronn  au poste de Vice Président, c’est à dire le responsable d’une association concurrente; le MAU; Halbronn ayant notamment organisé en 1984 un congrès à Lyon, dans le fief de Charvet. .A cette occasion, d’ailleurs, Charvet avait recruté certains intervenants pour animer de nouveaux cercles locaux du GERASH, à commencer par Denis Daprey, sur Orléans, laquelle était sur le point de fonder la Fédération des Enseignants en Astrologie, avec notamment le Congrès de 1985 à Orléans. On voit l’ironie de la situation lorsque Charvet quand il dit que le GERASH n’avait pas su s’adapter à l’accroissement de ses membres, vu qu’il y avait sensiblement contribué.

Sur ces entrefaites, Patrice Louaisel démissionne de son poste de Président et et qui prend sa place sinon le vice président Halbronn lequel parvenait ainsi à présider aux destinées d’une association concurrente depuis plus de dix ans! Louaisel se débarrasse allégrement des biens du GERASH qu’Halbronn vient chercher à Puteaux, conduit par sa mère septuagénaire.Précisons que Halbronn  avait joué un rôle auprès de Louaisel aux touts débuts du GERASH en 1974, comme en témoignent les premiers numéros d’Astrolabe et qu’en fait Halbronn  avait construit le MAU en faisant appel à des personnes ayant gravité autour de Louaisel, comme Catherine Aubier!

Désormais, c’est Halbronn  qui réunit, es qualités, le Conseil d’administration,  en fait noyauté par des fidèles de Charvet lequel prépare ainsi le vote de dissolution  et fonde une nouvelle Association pendant l’Eté  86, le CEDRA, avec son épouse et Charvet qui était parti pense ainsi récupérer les biens du GERASH. . Mais les choses ne se passeront pas si facilement, loin de là et finalement Charvet se retrouvera avec son CEDRA  dont il obtiendra les fonds laissé en banque et intouchés par Halbronn, durant sa Présidence. On ne reviendra pas sur le rôle de Louis Saint Martin propulsé par Charvet à l’AG président chargé de la transition.(cf son interview dans Trois Sept Onze). alors même qu’il s’était engage devant le CA  à empêcher la dissolution! Halbronn  dispose de l’arme fatale  des colloques et on ne s’intéresse plus guère à Charvet et à son CEDRA croupion. Le congrès du début 1987  le démontrera à l’envie. Les chiens aboient , la caravane passe. Pour notre part, nous pensons que la meilleure solution eut été de faire affaire non avec le CEDRA de Charvet mais avec la FEA -qu’avait d’ailleurs rejoint Louaisel -  de Denise Daprey, responsable par ailleurs du cercle locale du GERASH à Orléans, son amie Aurore de Lauberie étant au CA du GERASH. Certes, Charvet, parviendra du fait de ses compétences informatiques  à conférer à son CEDRA une certaine importance logistique, les membres devenant des clients mais  il aura en définitive dilapidé les biens du GERASH, l’association à laquelle il avait tant donné et finalement..

Dans les deux cas, nous avons affaire tant avec Barbault qu’avec Charvet à un processus de détestation sinon de délectation morbide conduisant de facto  à la mort de l’association qui les aura fortement marqués. et leur démission suivie d’un retour n’augurait finalement rien de bon. Dans un cas comme dans l’autre, ils avaient rencontré Halbronn sur leur route et les choses n’avaient pas vraiment tourné comme ils l’espéraient C’est ainsi qu’en 1989 Charvet intentera une action en justice contre l’usage du nom GERASH qui débouchera sur un jugement confirmant que la revue Astralis n »était pas pour l’heure dévolue au CEDRA, ce qui lui interdisait jusqu’à nouvel ordre, c’est à dire en pratique sur plusieurs années, d’utiliser le nom d’Astralis, jugement que Charvet ne respecta pas, ce qui le mettra en infraction jusqu’au miiieu des années 90/

Si Barbault avait des excuses face au jeune Halbronn dont il ne pouvait prévoir l’envol, Charvet  avait pu prendre connaissance  du palmarès du Guide de la Vie Astrologique qui pouvait le mettre surs ses gardes. Tous  deux bons tacticiens mais médiocres stratèges. Le pot de terre contre le pot de fer.  Quelque part, Halbronn  avait bougé habilement ses pièces en organisant son congrès en plein centre de Lyon en 1984,, car une telle entreprise visait évidemment  à intégrer Lyon dans son réseau et en ce sens Charvet aura pratiqué la politique de la terre brulée.

En fait, ces crises sonnaient le glas du cadre associatif et l’ère du fédéralisme. Toute victoire au sein d’une association nous apparait comme étant ‘ à la Pyrrhus », c’est à dire assez vaine. On passait du de jure au de facto avec un heu d’alliances ponctuelles entre structures. Charvet le reconnaissait dès 1985 quand il faisait le compte rendu du Guide de la Vie Astrologique d’Halbronn  dans Astralis. en 1985  et que voulait dire Barbault, dans son compte rendu des Clefs pour l’Astrologie,   quand il  traitait Halbronn  dans la revue L’Astrologue en 1977   de Président « autoproclamé » alors même que l’impact de Halbronn était déjà flagrant. Quand Halbronn  rassemblait le gratin du monde  astrologique en 2004, est-ce qu’on lui demanda  au nom de quelle légitimité, il  agissait?

 

bibliographie   Jacques Halbron  . 2013

Histoire du Mouvement Astrologique Français. La  « dissolution » du GERASH  en 1986 et ses séquelles jusqu’en 1996

 

JHBC

14. 01 21

Publié dans ASTROLOGIE, sociologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Histoire du fédéralisme en milieu astrologique IIe Partie. Le facteur juif.

Posté par nofim le 14 janvier 2021

 

Jacques  HALBRONN

 Histoire du fédéralisme en milieu  astrologique  IIe Partie. Le facteur  juif.

 

Le  lecteur sera peut être  surpris que l’auteur se positionne à la fois comme observateur et comme acteur, ce qui tient à sa démarche ethnologique, consistant à être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du terrain étudié, dans les affaires contemporaines. Ne pas le faire serait d’ailleurs se condamner à  effectuer un travail de seconde main lequel n’évite aucunement les positions partisanes.

On ne peut appréhender la vie astrologique dans l’Europe du XXe siècle sans tenir compte des structures supranationales. Avant la Première Guerre Mondiale, la France fut sous influence britannique  avec la parution des petits volumes du groupe d’Alan Leo, traduits en français (‘Reprint Trédaniel 1987, à notre initiative) et on lira à ce sujet notre étude consacrée à la Société Astrologique de France (en ligne sur SCRIBD  et La Vie Astrologique il y a 100 ans, Trédaniel 1992. Après la « Grande Guerre », c’est l’Allemagne qui va prendre le leadership notamment à partir des années Trente et spécialement pendant la période nazie. C’est ainsi que les congrès de Bruxelles  1935 et de Paris 1937  (à la Mutualité) s’inscriront dans le cadre d’une Fédération Internationale des Astrologues Scientifiques contrôlée par le Dr Hubert Korsch depuis Dusseldorf  (cf Herbais de Thun Encyclopédie du Mouvement Astrologique de langue française.(Bruxelles 1944) d’où leur intitulé de II et IVe Congrès Internationaux (cf la  revue Zenit, à la Bibliotheca Astrologica,  bientôt en ligne sur la Bibliothèque Astrologique numérisée  et les Actes des Colloques de 1935-37 dans les mêmes conditions).  La découverte de Pluton en 1930  excitera les esprits des astrologues allemands, Pluton annonçant un nouvel ordre du monde! . Le texte de Brunhubner paraitra dès 1937 en français et ressortira   en 1953, l’année du congrès de Paris présidée par la Comtesse autrichienne Wassilko Serecki (cf La Vie Astrologique. Années trente cinquante, Ed Trédaniel 1995)

On s’intéressera surtout ici  à la situation au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale  à commence par la situation liée aux congrès de Paris et de Strasbourg 1953-54. Il apparait en effet que l’influence allemande aura perduré jusque dans les années Cinquante comme en témoigne le Congrès de Paris qui s’intitule VIIeCongrès International d’Astrologie.   Paris, Centre International d’Astrologie. Pierre Rouland éditeur) Dans leur présentation André Barbault et Roger Knable précisent d’entrée de jeu « Nous rappelons qu’il fut organisé par le Centre international d’Astrologie , l’Oesterreischische  Astrologische Gesellachatt et la Federation  für klassische Astrologie »(cf Astrologie Moderne  n°10), cette dernière étant parfaitement allemande née en 1951 ( https  dans la continuité  d’une  lignée remontant au début du siècle (://www.astrologenverband.de/ Il reste que la septième édition reprenait la suite des congrès des années Trente. étant entendu que l’on est ici dans une optique fédérale et international avec pour précédent le congrès de Paris de 1937,  en pleine période nazie, le souvenir de la guerre n’étant pas très lointain en 1953.  Et cella vaudra pour celui de Strasbourg dans la foulée, ville qui avait été annexée quelques années plus tôt. D’ailleurs, une grande part des participants étaient germanophones.. Rappelons que nous sommes à l’époque de la création du Marché Commun à six membres (France, Allemagne, Italie, BENELUX), avec en perspective le Traité de Rome de 1957. Autrement dit,  on est ici en présence d’une série de Congrès à initiative allemande puis austro-allemande, entre 1931 et 1954,. ( sur le  nazisme  et les  astrologues, cf  Georges Antarés. Ce que peut l’astrologie pour l’Humanité. Ed Flandre), pp. 185 et seq, Ellic  Howe Le monde  étrange des astrologues,  trad. de l’anglais, Paris, Robert Laffont)

Il semble que ce processus fédérale ait fait long feu par la suite, malgré la réitèrration à Strasbourg d’une Fédération  Intetnationale des Astrologues Scientifiques soit dans les mêmes termes qu’avant guerre. Il serait intéressant d’étudier les filiations  autour des associations allemandes en activité par la suite sises  à Wuppertal  et à Aalen,  et des astrologues qui participèrent à leurs congrès et publications.. Le fait est que l’on ne trouve plus d’interférence manifeste de leur part dans le monde francophone, dans les années soixante et suivantes.

La question au centre de notre étude  concerne la prise de relais  fédéraliste et international  au cours des soixante dernières années  en Europe et particulièrement dans le monde francophone, d’où le titre de notre travail qui pourra intriguer. Rappelons tout de même que le second conflit mondial fut souvent présenté fans la perspective d’une confrontation  entre nazisme et judaisme.(cf certaine couverture de la revue belge Demain)

Force, en tout cas, est de constater que durant une vingtaine d’années, en gros entre 1954 et 1974 aucun congrès national ou international ne se tint à Paris, ce qui montre bien que sans le support   germanique, les congrès susnommés n’auraient probablement pas eu lieu! Il convient ici en effet de préciser que si ces congrès  bénéficièrent d’une logistique locale, il n’en reste pas moins que celle-ci devait avoir été mobilisée pour la circonstance, la preuve étant que le Congrès de Paris de la fin d’année 1953  ne connut pas d’autre édition, ce qui tendra à se vérifier pour les décennies suivantes

La thèse que nous soutiendrons ci après concerne le rôle judaique dans la poursuite d’un  certain fédéralisme à partir des années soixante dix et plus précisément à partir de 1973, lorsque Jacques Halbronn accéda au poste de Vice-Président du Centre International d’Astrologie (CIA), du fait de certains troubles au sein de cette association parisienne liés à la démission en  68 d’André Barbault du bureau du CIA, au sort de la revue L’Astrologue etc. A partir de cette date,  Halbronn, âgé de 25 ans, lors de son entrée en fonction, prenant la direction de la revue Trigone,  va devenir un élément essentiel de la vie astrologique francophone voire européenne. Or, Halbronn  est comme on dit d’origine juive  et avait effectué  un important séjour en Israel dans les années 67-69, au point de devenir quasiment bilingue français hébreu. Dès le début des années 70, il avait fréquenté  les congrès astrologiques, en Angleterre,  en Allemagne (Aalen), en Belgique (Bruxelles) et aux Pays Bas et c’est ainsi qu’il avait pris contact avec l’ISAR, International Society for Asytological Research pour que se tienne en 1974 à Paris, un congrès international. Mais cette fois, cet événement ne  fut nullement sans lendemain! En fait, ce congrès ne fut pas au niveau français le seul fait du Centre International d’astrologie  puisque son ex-vice président, – statut qu’il avait perdu quelques mois plus tôt , du fait d’une sorte de coup d’Ettat,  Jacques  Halbronn, avait obtenu d’y associer  ses Journées Internationales Astrologiques de Paris, sous le nom desquels il organisera une série de congrès. La quatrième de couverture de ses Clefs pour l’Astrologie (Seghers 1976) le rappelle.  Halbronn  avait réussi à l’occasion à rapprocher deux entités qui  avaient fait sécession avec le CIA, à savoir le CEFA de  Jean-Pierre Nicola  et le GERAS  de Patrice Louaisel.

C’est ainsi qu’Halbronn, au sein d’une nouvelle structure dès juin 1975 lancera la date d’ un nouveau congrès parisien pour le mpos de décembre de la cette même année, suivi d’autre  tout au long de l’année 1976 (cf la liste in Guide de la Vie Astrologique. Trédaniel 1984)., à Paris mais aussi à Reims en novembre. On trouvera la liste des participanyts ans l’ouvrage susnommé et on renverra à l’Enquéte de Victot Bouvies, parue dans des numéros des  Cahiers Astrologiques de 1976, auprès des astrologues gravitant autour des dites rencontres. On y notera la présence de Gustave Lambert Brahy, animateur du Congrès de Bruxelles 1935, et responsable de la revue Demain  comme un marqueur de continuité ainsi qu’Adolfo Lopez, représentant d’une astrologie espagnole sortant à peine du franquisme et d’ailleurs la revue de Halbronn,  Grande Conjonction,  comportera un volet en langue espagnole.. Halbtonn maitrisait d’ailleurs aussi bien l’anglais et l’allemand que l’italien et l’espagnol. Le Congrès de Lille, en 1978,  près de la frontière belge mais aussi  à proximité de l’Angleterre, verra la création d’une Fédération Internationale regroupant l’INAC (Institut Ntaional d’Anthropocosmologie  de Liége,  une délégation espagnole,  le GERASH représenté par sons président en exercice Denis Labouré (cf la photo de groupe dans le Guide de la Vie Astrologique), le Collége Astrologique de Metz de Pierre Heckel,   et la présence de l’Anglais Geoffrey Cornelius et la responsable de la Kosmobosophische  Gessellschaft dEdith Wangemann.  Certes, Halbronn  avait -il obtenu , comme il se devaitt l’appui d’un groupe local (CERCLE de Egé) mais il ne s’agissait plus du tout d’une initiative étrangère comme par le passé. Un tel scénario devait se répéter maintes et maintes fois jusqu’en 2016, qui voit la fin (provisoire) des rencontres du MAU tant en France en un grand nombre de villes,  qu’en Belgique, en Suisse, en Grèce, en  Israel, en Angleterre, au Luxembourg,   en Argentine (pays de naissance de sa mère),  jusqu’au Québec. (cf les Guides successifs jusqu’en 2006 et les vidéos en ligne sur la chaine You Tube Teléprovidence Subconscience) Ajoutons à partir de 1978, une synergie de fait entre la British Association et le MAU,   ce dernier organisant le plus souvent un congrès juste avant ou juste après celui des Britanniques; ce qui permettait aux astrologues américains de faire coup double.  Furent ainsi diffusées le  week end  suivant, outre Manche, les résolutions sur  l’enseignement astrologique prises  à Paris,  et en 1981, le MAU organisera un Congrès à Londres  A  titre de comparaison, lisons ce texte de Gustave Lambert Brahy paru dans les Cahiers Astrologiques de novembre-décembre 1962 :Congrès  astrologique mondial en 1963? qui  témoigne de l’inertie du monde  astrologique francophone en matière de congrès, dix ans après le congrès de Paris. Cela  dit Brahy finira par organiser son congrès à Brucelles en 1971 auquel nous assistames qui devança de trois ans celui de  Paris en 1974.  En 1980, le MAI  tint un congrès à Bruxelles qui vit la naissance d’une Fédération Française des  astrologues de langue français.

Certes, l’on peut toujours isoler chaque cas comme relevant chaque fois de quelque initiative locale dont aurait profité Halbronn mais qui ne voit la mise en oeuvre d’un plan général, dont le centre décisionnaire est bien ce Juif et ce des décennies durant d’autant que le plus souvent rien ne sera plus organisé dans les lieux en question, du moins pour ce qui est de la province française écumée de façon systématique et en quelque sorte cartographique. dans tout l’hexagone  y compris les zones francophones limitrophes, de Lille à Nice, de Toulouse à Rennes, de Montluçon à Dijon,  de Tournai à Lausanne,  d’Angoulème à Metz.,  du Havre à Strasbourg,  de Reims  à  Rouen  , de Nantes  à Saint Maximin, d’Orléans à Lyon. de Toulon à  Amiens  etc..sans oublier les rencontres parisiennes comme celles qui associa le MAU au CURA de Patrice Guinard , en l’an 2000  -lequel avait mis en ligne son CATAF (le catalogue alphabétique des textes astrologiques français) ou celles de 2004 dont le caractère  fédéral était évident, même si cela ne fit pas l’objet de déclarations formelles  tant   il semble que la fédération  doit être un fait observable et non un projet sans véritable contenu. Chaque fois, comme par hasard, comme dénominateur commun à un tel pluralisme le même personnage,le  Juif jacques Halbronn.. Il importe de signaler en parallèle l’existence de réseaux, comme le RAH  (Réseau d’Astrologie Humaiste) ou le COMAC  (Centre d’Organisation du Mouvement d’Astrologie Conditionaliste) qui diffusent une certaine pensée en divers centres locaux -avec la tenue de congrès à Paris), ce qui ne correspond pas à ce que nous entendons par  fédéralisme . Pour nous, il ne s’agit pas tant de créer des structures que d’intégrer celles qui existent. Signalons aussi la Fédération des Astrologues Sidéralistes (FAS) de Marie Delclos.

De facto, l’oeuvre fédérale d ‘un Korsch  avait  bel  et bien rouvé son relais à partir des années soixante dix en ce personnage  qui, par ailleurs avait publié  dès  1976  le  volume Astrologie dans la Collection Clefs de Seghers mais aussi l’article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis. Son rapport au judaisme est par ailleurs indéniable : en 1977, Halbronn publie les traités d’Abraham Ibn Ezra, chez Retz, en 1985 Le Monde Juif  et l’Astrologie, chez Arché, qui est sa thèse en Etudes Orientales soutenue en 1979 En 1978, Halbronn fonde le Cercle d’Etudes et de Recherche sur l’Identité Juive (cf la collection numérisée sur la plateforme SCRIBD), En 2002, il  publie un diptyque Prophetica Judaica Aleph sur Nostradamus  et  Beith sur les Protocles des Sages de Sion.. (Ed Ramkat, Feyzin 69) à partir de sa thèse d’Etat, Le texte prophétique en France (Presses Universitaires du Septentrion, 1999) D’ailleurs, Halbronn passa le premier semestre de 1976, en Israel, dans le cadre de la préparation de son doctorat et  anima le MAU à distance, depuis  Jérusalem,  en sa première année d’existence. Toutes proportions gardées, l’on pense au rôle majeur  du   juif américain Milton  Friedman, prix Nobel d’économie en 1975. Il ne s’agit pas ici de dire si cet impact aura été ou non positif mais d’observer qu’il aura exercé  un effet socialement structurant car rien n’est pire que le morcellement lorsqu’il perdure.

Mais  quid de son impact au niveau international.? En 1979, Halbronn lance la Fédération International Méditerranéenne d’Astrologe (FMA), à Nice, à 1980, dont le siège est fixé à Milan,. Citons aussi  Bruxelles, où nait une Fédération Internationale d’Astrologues de Langue française  (FIALF)  avec  Charles Aubert  (Suisse)  Jacques de Lescaut (Belgique) , Jacques  Halbron et  Denis Labouré (france), Jean-Nicolad Scheuer -Luxembourg  qui réunira l’année suivante notamment  les représentants du GERASH (Labopuré, Charvet)   du MASR (Mouvement Astrologique de Suisse Romande (Francine Mercier)., Collége Astrologique de Metz (Heckel)  Tut cela aura été enregistré, photographié, filmé (cf la Collection sur Face Book  Album photo des astrologues, à partir des  archives de  la Bibliotheca Astrologica)  Halbronn coache également Denise Daprey pour sa Fédération des Enseignants en Astrologie (FEA, 1985). En 1978, Halbronn avait organisé un  congrès international de l’enseignement astrologique, à Paris  avec le soutien du Congress of Astrological  Organisations de l’Américain Al Morrison ( cf la revue CAO Times, à la Biblioteca Astrologica)),  dont il sortira une résolution reproduite dans le  Guide de la Vie Astrologique tout comme la réponse du Congrès de Paris  de 1975 au Manifeste des 186 rédigé par Brahy et Ruperti.

Halbronn organise ainsi le premier congrès helvétique d’astrologie, avant les Congrès de Lucerne et de Zurich. des années 80 animés par un  Claude Weiss qui avait participé aux rencontres de Genéve. et  franchit carrément la Manche en 1981 pour réunir l’élite britannique à Londres avec John Addey  et  Julia   Parker.  En 1984, Halbronn   organise  avec un support local  un colloque en Histoire de l’Astrologie dans le cadre du prestigieux Warburg Institute, il publie à cette occasion un Répertoire des historiens de la question. Comment, par ailleurs, ne pas percevoir des calques de l’oeuvre organisatrice  de Halbronn chez certains leaders du milieu astrologique dans les années 90? Rappelons que très tôt le Mouvement Astrologique Universitaire va se changer en Mouvement Astrologique Unifié et Union et Fédération sont synonymes.  De fait, on ne saurait juger le MAU en tant qu’association parmi d’autres mais bien comme une structure fédérale  coiffant toutes sortes de mouvements locaux. En ce sens, il est vrai,  le MAU ferait quelque peu penser au FBI (Federal Bureau of Investigations)  luttant contre l »enclavement de telle ou telle association, ce qui a pu le conduire à des effets de déstabilisation. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.  Avec la parution de ses Guides  entre 1981  et 2006, Halbronn  rassemblait  l’ensemble de ses activités et de ceux qui y participèrent, et constitua une mémoire précieuse relayée par une considérable somme de vidéos en ligne sur la chaine You Tube citée, à partir de 2008, concrétisant  la dynamique de TV Urania de Roger Héquet auquel il avait fourni toute une série de films dont le congrès de 2004..

D’aucuns diront que nous avons exagéré la dimension judaique de l’action fédérale de Jacques Halbronn. De fait,  avant lui, les Juifs auront été fort peu nombreux à investir le milieu astrologique. On pense à un Henri Selva (alias Vlés) au début du XXe siècle? Incontestablement l’on a avec Halbronn un exemple emblématique de l’apport d’un seul élément juif au sein d’un milieu professionnel, ce qui se caractérise par un refus des limites spatiales.. On a du mal à  imaginer ce qui se serait passé si le jeune  Halbronn âgé de 20  ans,  n’avait pas atterri  dans les années soixante dans ce milieu. On nous objecter qu’une hirondelle ne fait pas le printemps et que toute notre démonstration repose sur un seul personnage mais tel est  justement tout l’enjeu  et ce qui rend le phénomène particulièrement repérable.

Le  coup de pied de l’âne,  Patrice Guinard ‘CURA: dans son Manifeste  sur l’Astrologie : « Il est donc inutile de singer les modes d’organisation des savoirs institutionnalisés et de revendiquer une reconnaissance de pratiques douteuses par les autorités socio-culturelles, au moyen d’assemblées, de colloques, d’associations, de fédérations et de « codes de déontologie », qui favorisent par ailleurs la prolifération de petits jeux de pouvoir. »

 

 

JHB  14. 01  21

 

 

En annexe

L’image des astrologues dans la presse francophone (1953 -1985)

par Jacques Halbronn

 

Nous avons constitué, au fil des années, un corpus d’articles, de coupures de presse sur plusieurs décennies, notamment à l’occasion de congrès et autres rencontres astrologiques dont une grande partie eut d’ailleurs lieu à notre initiative. Il apparaît que ce type d’événement est l’occasion providentielle pour les journalistes de s’interroger et d’interroger autour de cette discipline assez particulière et intrigante. Un filon que nous n’avions pas su jusqu’à présent exploiter. Bien évidemment, nous ne donnerons que des extraits de ce type de matériau, nous réservant ultérieurement la possibilité de le numériser dans son ensemble.

Nous fournissons ci dessous un premier balisage que nous étofferons par la suite. Mais ce qui nous frappe singulièrement, c’est quand même l’écho de la prévision des astrologues pour le début des années 80, telle qu’elle apparaît lors des colloques de septembre 1974 et février 78 et dont on sait qu’elle sera démentie. Le Congrès de septembre 1974 aura été fortement marqué par une telle perspective. On notera l’absence de congrès français entre 1953-54 et 1974.

 

VIIe Congrès International d’Astrologie Paris, La Mutualité

31 12 53 Combat « Les étant en guerre, nous ne saurons que l’an prochain de quoi sera fait 1954 Article de Marcel Bondy

 

31 12 53 Samedi Soir 70 hommes se penchent sur l’astrologie

Photos en médaillon du Colonel Maillaud, président de la Société Astrologique de France etc Photo du bureau du Congrès . Avec Zoé Wassilko Serecki, Arnould de Grémilly etc Georges Moinard La Villedieu à la tribune. Dessin humoristique sur le Sagittaire

03 01 54 Gilet Rouge, Soleil blanc et lune noire au Congrès International des astrologues

Caricatures d’Arnould de Gremilly et de la Comtesse Zoé Wassilko, Colonel Maillaud article signé Cara.

08 01 54 La Dépeche du Midi

«  Au lendemain du VIIe congrès International de l’Astronomie (sic) ‘L’astronomie (sic), science royale »

Ici Paris 17 01 54 Pour 300 astrologues réunis à Paris,  l’an 2000 marquera le triomphe de leur savoir déjà favorablement influencé par le Verseau

29 septembre 1974 Le Journal du dimanche

Alerte dans le ciel pour 1990. Les plus grands astrologues réunis à Paris sont tous d’accord. Ils s’attendent à une catastrophe. Ça commencera à être très critiques à partir de 1983

En espagnol Lo advierten los futurologos en el Congreso de Paris

Mardi 2 octobre 1974 Le Canard Enchainé

Quand le Président se tait les astrologues se taisent

 

9- 11 décembre 1975 Au Congrès d’astrologie d’Automne Organisé par le Mouvement Astrologique Universitaire sous la présidence de Jacques Halbronn , au FIAP

Photo Jacques Halbronn,

En espagnol , article de Adolfo Lopez 28 12 75 Solidaridad Nacional

Respuesta el Manifesto de los 186

traduction espagnole du texte adopté à Paris

 

septembre 1977

L’Autre Monde « L’autre monde et le MAU vous offrent les clés de ‘Ere du Verseau  Un Congrès d’astrologie pas comme les autres ».

 

Congrès MAU « La grande conjonction ‘ FIAP, février 1978   « 21 de junio de 1982. La gran catastrofe / Ese dia ocho planetas se encontraran en perfecta alineacion con respecto a la Tierra Article de Rafael Lafuente ‘ Colombet como Barbault, como todos los astrologos serios esta preocupado por las configuraciones planetarias de los anos 1981-82

Paul Colombet : «  Barbault y yo creemos que una guerra mundial sera dificilmente evitable. « 

Photos Jacques Halbronn, R. Lafuente

 

19 juin 1978 Nice Matin

article de Vincent Tivoli

Sous la photo avec Danielle Fournier (RMC)  le mage de Bargemon, Guy Jourdan, Jacques Halbronn, Alexandre Ruperti face au public Autre photo avec l’Allemand Christian Meier Parm

« Elisabeth Teissier au colloque de Saint-Maximin « Il vaut mieux une mauvaise astrologie que rien du tout »

Nord Matin 9  12 78

Le temps d’un congrès, les astres se donnent rendez vous à la halle au sucre. En astrologie comme ailleurs, l’ordinateur est roi.

Photo : on reconnaît Denis Labouré, Jacques Halbronn, Blanca Hernandez Lupion Pierre Heckel

 

01 09 79 La Suisse

Premier congr-s en Suisse Romande L’astrologie ; et si c’était sérieux. Photo : Jacques Halbronn « chercheur du CNRS »

9-15 juin 1980 Au Centre universitaire protestant. Séminaire international d’astrologie Il est organisé par le Groupement astrologique de Suisse Romande et des Provinces françaises limitrophes sous le patronage du Mouvement Astrologique Unifié de Paris

Orne Metz 7 novembre 1982

Congrès International de Metz. La « science des astres » sur les bancs de l’Université.

Photo « une nombreuse assistance à l’amphithéatre n°2

Photo ; Les trois premiers conférenciers Au centre M . Heckel, président fondateur du collége astrologique de Metz, M  Jacques Halbronn, Président du mouvement astrologique Unifié, , M. Alain Vassy, ancien secrétaire général de la Chambre de Commerce et d’industrie de Saint Dié et actuellement directeur général adjoint de la société informatique « Alsy »

La dépeche du Midi Toulouse Actualité. 13.12 82

Dépasser les querelles des chapelles

Etre astrologue chez Descartes. L’astrologie est une science, pas une magie/Dur à faire accepter au pays du rationalisme

Astrologie mode d’emploi. Les enfants de Nostradamus sont en congrès jusqu’à dimanche. Au « Pharaon » bien entendu.

Photo ; les deux organisateurs du congrès des astrologues ; M.. Alain Kieser M. Jacques Halbronn

31 juillet 1983 Congrès international d’astrologie à la Coupiane ( La Valette, près de Toulon)

Deux photos Jacques Halbronn, Guy Jourdan, Daniel Renard etc

Presses Océan 01 08 83 L’astrologie à Nantes. Un congrès en septembre. Sur l’initiative d’une association parisienne, le MAU et en collaboration avec une association nantaise l’ADREA

Le Parisien 25 octobre 1983

Le cours des astres. La faculté d’astrologie de Paris

Article de Marie-Aline Janneau

Votre Avenir Mars 1984 Congrès de Lucerne. L’astrologie se montre en Suisse

Photos médaillons Liz Green, Alexandre Ruperti, Claude Weiss co organisateur du Congrès L’astrologie au Xxe siècle

Photo de groupe; R. Idemon C  Weiss, Bruno Huber, Jacques Berthon ; A Ruperti, Michel Gauquelin, Danièle Rousseau, Joelle de Gravelaine, P. Niehenke etc

Midi Libre 26 09 84

Rendez vous de l’étrange au Cap d’Agde qui devient capitale des sciences occultes

Le Parisien 02. 01 85 Article de Yolain de la Bine.

Elle a aujourd’hui sa fédération. L’astrologie croit en son étoile. Photo de Jean Pierre Nicola

Avril 1985 Science et Astrologie au Palais des Congrès

Photo Danièle Rousseau, J. de Gravelaine, Fernand Schwartz, A Ruperti, Y. Lenoble etc

 

13 juin 1985 La République du Centre

 

Astres à vendre. Dans le cosmos des sciences occultes, l’astrologie se porte comme un charme. Etes vous branché sur le langage et les rythmes planétaires ? Orléans sous les signes du Zodiaque Un attrait pour l’irrationnel.

11-15 Décembre 1985 L’Expansion* » Symbolium » , c’est le nom du premier forum de symbolisme et d’astrologie qui vient de se tenir à Cannes. Photo de Daniele Rousseau

Sources. Forum Astrologie et symbolisme. L’astrologie s’est voulue Star article d’Alain Chevillat

Photos ; Joelle de Gravelaine, Daniéle Rousseau, André Barbault, Alexandre Ruperti

Vous et votre avenir L’autre « festival de Cannes »

« Une photo de famille aux marches du Palais » On reconnaît Marielle Garrel, Jacques Halbronn, Gérard Sabian Jeanne Elazard ; André Bourquerod,

En médaillon : Joelle de Gravelaine et Alexandre Ruperti

 

 

JHB

11. 02 21

 

 

 

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