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jacques Halbronn à propos de « L’astrologie. Le grand voyage en soi et dans l’avenir » par Yves Lenoble

Posté par nofim le 5 janvier 2021

 

Jacques Halbronn Compte -rendu du livre d’Yves Lenoble

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« L’Astrologie: le grand voyage en soi et dans l’avenir »

Yves Lenoble vient de publier un véritable panégyrique orchestré par Olivier Gissey lequel- sur quels fondements  sinon de seconde main, non vérifiés? – le présente comme « le » personnage central du milieu astrologique . Tout flatteur vit aux dépends de celui qui l’écoute. En réalité, la « centralité » de Lenoble s’est limitée, au mieux, à une douzaine d’années, en gros entre 1991 et 2003 et cela n’aura pas été le cas ni avant ni après cette date et ceux qui connaissent quelque peu l’histoire du milieu astrologique depuis les années soixante ne nous démentiront point. Comme il le déclare lui même, Yl. venu du Mans, est entré en Astrologie,, en 1970. Il lui aura donc fallu une vingtaine d’années pour occuper une place quelque peu « centrale » du moins à l’échelle de la vie astrologique parisienne.

Nous avons déjà, il y a peu montré les lacunes d’un précédent texte »L arbre généalogique du milieu astrologique français », lequel  fut délivré en public  au Congrès de Lenoble de la dite année 2003 (Filiation et transmission familiale en astrologie et psychologies) dont le présent ouvrage reprend d’ailleurs nombre d’éléments et force est de constater que son travail n’aura pas été mis à jour depuis, 17 ans plus tard, c’est à dire depuis la fin de la dite « centralité » !’ pas plus que pour les 17 ans ayant précédé le « régne »de Lenoble, entre 1973 et 1990. Centralité parisienne certes de Lenoble au milieu de ce demi-siècle de 1991 à 2003 . Encore conviendrait il même de relativiser la réalité de cette centralité pendant les 12 ans en question.

Ce serait notamment oublier la parution durant la période 1994-1997 du Nouveau Guide de la Vie Astrologique (renommé Guide Astrologique, Ed O. Laurens) lequel à notre connaissance – et nous sommes bien placés pour le savoir puisque nous en fumes l’instigateur et le maitre d’oeuvre- ne fut aucunement constitué à l’initiative ni autour de Lenoble lequel y contribua comme tant d’autres quant à l’élaboration de la notice le concernant. Il fut d’ailleurs inclus dans un mémoire de DESS, à Paris VIII, sous la direction d’Yves Lecerf, bien connu de Lenoble sous le titre Le milieu astrologique français, ses structures et ses membres (1995) que ne signale pas Lenoble dans sa bibliographie. La soutenance fut filmée et figure sur You Tube. On voit que la vie astrologique ne dépendait pas tant que cela des activités de cette personne comme le prétend son préfacier qui semble ne pas parler en connaissance de cause!

Le Guide en question circula d’ailleurs largement pendant les réunions Salon-Congrès du Palais des Congrès de la Porte Maillot, rive droite, et s’inscrit d’ailleurs au centre de la période Lenoble  laquelle se termine par le grand Congrès de 2004-cf   http://www.jupitair.org/ganymede/ganymede53.pdf) auquel le dit Lenoble participa comme l’un des nombreux intervenants, en la Salle Caillaux, située rive gauche, lequel colloque fut filmé de bout en bout à la différence des réunions Lenoble qui n’ont quasiment laissé aucune trace d’enregistrement audiovisuel, ce qui diminue d’autant au regard de la mémoire du milieu astrologique le pouds de la dite période en dehors des Actes imprimés qui se réduisent à la publication d’une quelconque revue annuelle.

En réalité, l’état de grâce de Lenoble n’aura réellement duré que trois ans de 1991 à 1994 – un feu de paille et de paillettes – et encore convient-il de préciser que nous organisames durant cette période trois congrès, à Montluçon, Angoulème et Dijon. A partir de 1994, comme on l’a dit il y eut la vague du Guide de la Vie Astrologique, plus le Congrès de décembre 1995 à Paris, plus les deux congrès de 2000, déjà rue Caillaux dont celui avec le CURA (né en 1999) de Patrice Guinard, avec le soutien du RAO chargé de l’enregistrement audio.  Le CURA   accueillit alors sur son site  notre CATAF -catalogue alphabétique des textes astrologiques français Signalons en 2006 et 2007, les congrès organisés par Didier Castille, respectivement à Lile  et à Paris, le dernier congrès visant à prendre la succession de ceux de Lenoble au vu des participants.

Quid de l’après Lenoble  dont il n’est pas question dans l’ouvrage qui vient de paraître ? En 2006, nouvelle édition du Guide de la Vie Astrologique sur DVD    Guide de la   Vie  astrologique  2006-2007   http://maqor.a.m.f.unblog.fr/files/2017/08/gva2006_2p_salon.pdf

Il y eut surtout le phénomène Teléprovidence à partir de 2007-2008 qui vit la mise en ligne de nombreuses archives vidéo avec l’absence des congrès Lenoble qui n’avaient pas eu recours à ce support, ce qui ne permet pas de restituer l’ambiance des dits congrès fort différente de la vingtaine de congrès de l’ère pré Lenoble! Il y eut encore dans la période post-Lenoble le développement des congrès de Lyon (RAO) et de Bordeaux (AAA), Paris étant quelque peu marginalisé. Ces congrès furent largement couverts par Téléprovidence jusqu’en 2013. Cette chronologie est évidemment simplifiée pour ne pas alourdir notre propos. Mais les congrès en province ne cessèrent pas de s’organiser à notre initiative entre 1990 et 1993 (Rouen, Montlucon, Angoulème, Dijon) sans parler du Congrès de Paris de 1995 où fut présenté à partir des archives sur 20 ans  la Saga du Mouvement Astrologique en cassettte vidéo.

Mais revenons sur d’autres points qu’il nous semble devoir préciser.

On note dans l’ouvrage que les astrologues comme Claire Santagostini, Jean Carteret, Michel Gauquelin, etc qui se rencontraient avant 1974 cessèrent de le faire, ce qui est une totale contre vérité, comme l’atteste notre collection de photos (à voir sur l’album photo des astrologues Face Book) et la recension sur nos guides des participants aux congrès successifs. Et en termes d’actes de colloque, la référence reste bien Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, paru aux Ed Albatros en 1979 (Colloque 1977). mais aussi les Actes du Colloque en Histoire de l’Astrologie du Warburg Institute de 1984 paru en 1987, dont nous fumes l’initiateur : Astrology Science and Society.

Lenoble nous fournit la recette de ses congrès (cf la collection des actes) : une quinzaine d’intervenants-, faisant des cours magistraux  et quelques centaines de spectateurs, qui constituent la « farce » d’un ensemble lequel devrait être réservé aux seuls astrologues, dans l’esprit qui avait été celui des Congrès depuis 1937. (et non 1936 comme il est écrit dans l’ouvrage) .Le Congrès d’Orléans (des actes parurent), mis en oeuvre par Denise Daprey en 1985, semble bien avoir servi de matrice à ce qu’allait réaliser Lenoble cinq ans plus tard, couplant conférences et stands mais organisant en même temps une réunion de divers responsables associatifs, ce que ne fera pas Lenoble alors que ceux ci sont présents dans le cadre du Salon.

Ecrire que rien d’important ne s’est fait entre 1974 et 1990 ne tient pas debout d’autant que Lenoble signale en passant que de nombreux congrès avaient été organisés par la SFA et le MAU !Dès 1975, nous organisions un congrès rassemblant Ruperti et Brahy, rue Caillaux en réponse au Manifeste de 185 . En 1978, se tint à Paris, à la Porte Maillot, avenue Malakoff un colloque international sur l’enseignement astrologique qui déboucha sur d’importants résolutions. On trouve d’ailleurs un film de nos délibérations sur Internet (cf la Saga du mouvement astrologique, recueil d’archives) D’ailleurs Lenoble fut désigné par nos soins pour diriger en mai 1978 une des deux journées Science et Astrologie,e qui se tint au Musée Guimet, autour de Nicola, l’autre journée étant vouée à Gauquelin. On, a d’ailleurs  dans le GVA  des photos de groupe où l’on voit Lenoble derrlère  Halbronn aux colloques de mai  77  et 78.  Ne parlons pas des Congrès que nous organisâmes, suscitâmes avant l’ère Lenoble à Londres, Genève, Bruxelles , Luxembourg, Athènes mais aussi en province, à Amiens,  Metz et à Toulouse (dont les actes sont parus), à Nantes, à Tournai, à Strasbourg, à Rouen, à Lyon, à Nice, à Orléans, à Toulon, à Saint Maximin etc dans les années 80, Quant à la FEA de Denis Daprey, rivale de la FFA, elle fut en grande partie notre œuvre car c’est nous qui la fîmes connaitre lors des rencontres  en 1984 de Cap d’Agde, de Lyon notamment, et signalons qu’Alain de Chivré, qui était à son Bureau, avec qui nous avions mis sur pied le congrès de Nantes en 1983, allait fonder la FDAF. On a là affaire à un véritable réseau  à caractère fédéral, par delà la question des dénominations souvent factices.

Tout cela est contenu dans le Guide de la Vie Astrologique 1984 signalé dans la bibliographie de l’Arbre généalogique du milieu astrologique, lequel se révéla précieux pour les organisateurs, dix ans avant sa nouvelle édition. Sans oublier la création de la Fédération Internationale Méditerranéenne d’astrologie (FIMA), en 1979 bien avant la FAES, 20 ans plus tard dont fera partie Lenoble! En fait, le Guide a une dimension fédérale en soi et offre de l’unité dans la diversité.

Quant aux publications d’Yves Lenoble, elles n’ont jamais été adoptées en 50 ans par des éditeurs ayant pignon sur rue alors qu’en 1976, nous avions déjà fait paraître aux éditions Seghers nos Clefs pour l’Astrologie, très vite traduites en espagnol : Claves de la Astrologia. Ne parlons pas de notre long article dans l’Encyclopaedia Universalis sur l’Astrologie en 1994 ou de notre exposition à la Bibliothèque Nationale  sur Astrologie et prophétie. Comment se fait-il que Lenoble n’ait point trouve à réaliser une coédition comme nous l’avons fait avec Guy Trédaniel  pendant une quinzaine d’années  suite au succés de la publication en 1979 du Traité de l’Heure dans le monde de Gabriel (alias Joel Dronsart, décédé)

Quid de l’ »astrologie groupale » dont s’enorgueillit Lenoble dans un manifeste intitulé « Pour une astrologie groupale » Citons son exposé  : « Nous étions  à quelques semaines (sic) de  l’élection présidentielle de Mai 1981. Mon maître Jean-Pierre Nicola me fit remarquer que, si l’on adoptait des orbes larges, on pouvait noter dans le ciel une conjonction Jupiter-Saturne au carré de Neptune. A cette simple constatation je me suis entendu lui dire : « François Mitterrand sera le prochain président ». Pourquoi tout d’un coup cette certitude qui se révéla justifiée quelques semaines plus tard ? (…) Une même configuration était récurrente dans le thème de François Mitterrand (astrologie généthliaque), dans le thème du printemps 1981, dans le thème des cinq républiques françaises (astrologie mondiale) et dans le thème du parti socialiste (astrologie groupale) dont François Mitterrand était à la fois le fondateur et l’actuel premier secrétaire. » Or, nous ne pensons pas que l’astrologie puisse prévoir le résultat d’une élection et même si Un Tel a donné le « bon » résultat, cela ne saurait être concluant  En revanche, annoncer un événement non programmé comme les grèves de 1995, comme nous l’avons fait un an à l’avance (cf L’astrologie selon Saturne), c’est une toute autre affaire, en pleine période Lenoble ! Pour nous, l’interface entre astrologie mondiale et astrologie individuelle ne consiste pas à comparer deux cartes du ciel mais à observer le transit de Jupiter-sur le soleil natal du leader considéré, c’est ce que nous avons appelé astro-horoscopie. La configuration n’est pas à chercher dans les similitudes entre thèmes mais dans ce qui se forme en un instant T entre les deux plans. Telle est la véritable interface et l’astrologie ne saurait valider le calendrier d’un système électoral lequel est en fait une pseudo-astrologie.

Pour l’historien du milieu astrologique que nous sommes, Lenoble restera à la postérité comme un satellite et non un soleil pour les 50 dernières années au prisme de la Vie Astrologique et la tentative que constitue le présent ouvrage « un homme au centre de la planète astrologique » (sic) fera vite long feu. Peut-on dire que le « roi est nu »? Il semble que l’on commence à oser le dire si l’on en croit le fondateur de la récente Académie d’Astropsychologie? Pour un connaisseur du milieu astrologique, le récit que donne Lenoble est truffé d’erreurs, d’omissions comme lorsqu’il écrit que Barbault , après son départ du CIA poursuivit la revue L’Astrologue pour le compte du CIA alors que dès 1971, le dit CIA fut obligé de lancer sa propre revue, Trigone.¨Il semble d’ailleurs que Lenoble ignore que Barbault n’en avait pas fini avec le CIA et qu’il contribua à son changement de nom. Divers documents montrent que Barbault avait  réinvesti le Conseil d’Administradon du CIA en 1974, comme cette photo prise alors où l’on voit Barbault au sein du dit Conseil ou comme cette correspondance entre Barbault et André Boudineau où Barbault lui fait part de ses projets de reprise en main. Il se trouve que nous avons eu communication de la correspondance de Boudineau, sorte d »éminence grise du milieu astrologique,  organisateur du Congrès de Paris de 1937,  comportant des lettres à en tête des revues de  l’Astrologue ainsi que  des Cahiers Astrologiques et étions en relation avec sa fille, Marie-Christine jusqu’en 2013.Parmi les tentatives de description du milieu astrologique, assez corsées, signalons la « performance » d’un Patrice Guinard avec « L’astrologie française au XXe siècle » (site du CURA)

¨Pour nous résumer, on dira que Lenoble semble bien plus marqué dans son mode de fonctionnement par son ascendant Cancer que par son Soleil Capricorne. En fait, Lenoble a souvent été, à partir des années 80,  en position de lieutenant, que ce soit aux côtés de Danièle Rousseau, à la FFA , de Solange de Mailly Nesla à l’AGAPE ou de Catherine Gestas, pour les Congrès SEP Hermés et à l’association Source.

 JHB  12 01 21

 

 

 

 

 

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