• Accueil
  • > ASTROLOGIE
  • > jacques Halbronn Histoire du fédéralisme en milieu astrologique Iere partie

jacques Halbronn Histoire du fédéralisme en milieu astrologique Iere partie

Posté par nofim le 12 janvier 2021

 Histoire du fédéralisme en milieu  astrologique   Iere partie

 

par  Jacques Halbronn

 

Disons d’entrée de jeu qu’au regard de la méthodologie sociologique  nous distinguerons entre fédéralisme de droit  et fedéralisme de fait. Autrement dit,  le seul critère juridique ne saurait suffire à décrire et à appréhender la problématique fédéraliste car le Droit  tend plus à se projeter dans le futur qu’à décrire le passé,ce qui le rend suspect à nos yeux car il peut impliquer un déni du passé! Créer une fédération officiellement, c’est laisser entendre que le processus fédéral  aurait besoin d’une telle déclaration pour exister. Bien évidemment, le cas du milieu astrologique n’est qu’un exemple.

L’observateur du milieu  astrologique qui ne s’attacherait qu’aux formulations  explicites, à savoir la mention du mot Fédération appauvrirait singulièrement son terrain. Cela dit, nous commencerons par  une recension de l’usage de ce terme pour ensuite  en montrer toutes les limites.

I  De l’usage du mot Fédération

A partir des années trente, toute une série de congrès  se tiennent en Allemagne, en Belgique et en France et les Actes des Colloques de 1935, 37  et 53,dans le cadre d’une  » Fédération Internationale des Astrologues Scientifiques » (FIAS) à Wiesbaden, Bruxelles Dusseldorf,, à Paris  (cf  les Actes des Colloques de 1935 (IIe Congrès  International d’Astrologie Scientifique), 37 (sous le titre L’Astrologie Scientifique Actuelle »  et 53),. et cela se poursuivra dans les années cinquante, après la Guerre. Le centre du projet est en Allemagne (cf la revue « Zenit » du Dr Hubert Korsch à la Bibliotheca Astrologica et prochainement à la Bibliothèque Astrologique Numérisée) L’on notera que le vecteur d »une telle Fédération est l’organisation  de  Congrès d’Astrologie « Scientifique » et, dans la foulée, la parution d’Actes. Autrement dit, pas de Fédération vivante sans mise en oeuvre régulière d’évenements c’est à  dire  de rassemblements. Notons que le nom complet de la SAF était Société Astrologique de France pour le développement de l’Astrologie Scientifique ‘(Cosmobiologie) A  Bruxelles, lors du Congrès de 1935, il fut même question d’une « Fédération Internationale des Sociétés Astrologiques du monde entier ». Il semble donc que la formule « ‘Astrologie Scientifique » ait été alors  puissamment revendiquée (Wissenschaftlich Astrologie), formule chère à Choisnard auteur de .Langage Astral (Traité sommaire d’Astrologie scientifique) et directeur de la revue Influence Astrale revue d’astrologie scientifique.

A titre documentaire, ci dessous un communiqué trouvé   dans la revue belge Uranus °9  Octobre 1936

  sous le titre Le Mouvement Astrologique; « Le Congrès (de Bruxelles)    étudia  entre  autres  la création d’une Fédération  belge des  astrologues scientifiques (…)

A l’issue du Congrès de Dusseldorf  1936 salué par un télégramme du chancelier Hitler , il fut décidé à l’unanimité  de fonder une Fédération  internationale des  astrologues scientifiques dont le siège   sera fixé provisoirement à Dusseldorf  et la Présidence confiée  au Dr  Korsch, représentant officiel  du mouvement astrologique allemand  Cette Fédération  aura pour mission  de chercher à obtenir  également en  dehors d’Allemagne la reconnaissance officielle ou le  controle  de l »astrologie  et d’organiser l’enseignement de celle ci et de telle  façon que le  titre d »astrologue  scientifique puisse être conféré  sur une  base  uniforme  et donnant toute garantie dans tous les pays »

A partir des années 1970, la relève sera le fait de l’ISAR, International Society for Astrolgical Research, fondée par l’australienne Julienne Mulette (Sturm).

 Des congrès auront notamment lieu à Aalen en Allemagne (RFA) en 1971  et à Paris en 1974.  Des responsables locaux seront nommés correspondant peu ou prou à leur représentativité locale comme cela se pratiquait dans le cadre de la Fédération de Korsch sus nommée. (cf la revue américaine Kosmos, organe de l’ISAR)  Cela dit  existait aux USA  l’AFA, l’Américan Federation of Astrologers (cf leur bulletin  à  la Bibliotheca Astrologica et bientôt à la Bibliothèque Astrologique Numérisée)

En 1944 paraitra à Bruxelles l’Encyclopédie  du Mouvement Astrologique de Langue Française d’Herbais de Thun.(Ed de la Revue Demain, exemplaire à la Bibliotheca Astrologiica, ouvrage qui constitue une mine d’informations pour notre sujet et notamment son chapitre   XV intitulé « Fédérations ». Bien évidemment, cet ouvrage de 1944 ne saurait nous renseigner sur les années cinquante  qui marquent tout de même une certaine continuité puisque le congrès de Paris de 1953  poursuit la numérotation d’avant guerre. Selon la dite Encyclopédie, c’est en 1935 à Bruxelles que la structure  se sera formalisée. A Strasbourg en 1954, lors d’un congrès, fut relancée l’idée d’une Fédération Jnternationale des Astrologues Scientifiques. Mais il faudra attendre une quinzaine d’années  avec la création de l’ISAR pour que l’on retrouve une certaine dynamique dont Paris profitera, comme on a dit en 1974, bien que des Actes de Colloque n’en soient point sortis.

Abordons à présent le probléme sous l’angle strictement francophone. A la suite du Congrès de Paris de 1953 intitulé VIIe Congrès International d’astrologie (mais sans la mention « scientifique »), celui de 1937 ayant été le IVe,donc dans la lignée des congrès de la Fédération d’avant guerre, fut lancée une Fédération Française d’Astrologie réunissant trois associations, le Centre International d’Astrologie (autrefois Scientifique (CIAS), ce qui le reliait plus expressément à la Fédération de Korsch), le Collége Astrologique de France (sur son fondateur, cf Didier Racaud,L’astrologie des Initiés, selon Dom Néroman, 1965, pp. 1-25)

et la Société Astrologique de France avec présidence tournante, le premier président étant André Barbault et c’est d’ailleurs, cette structure qui organisa le congrès de Strasbourg (sans Actes de Colloque), quelques mois plus tard, lequel congrès n’en était pas moins international puisqu’il en émana à nouveau, comme on a  vu, le retour d’ une Fédération Internationale.la dite Fédération Française  semble bien avoir fait long feu tant structurellement que pratiquement. L’on peut en revanche parler d’une forme de synergie entre le CIA et la revue les Cahiers Astrologiques de Volguine à la fin des années Cinquante; jusqu’à la création en  68 de la revue L’Astrologue, née au sein du CIA.

 On peut parler avec le Congrès de l’ISAR de 1974 à Paris d’une  véritable onde de choc qui inaugure l’ère des congrès astrologiques en France ininterrompue jusqu’à ce jour et – ce qui est plus complexe à analyser – la question des fédérations.  Dans un premier temps, les congrès vont être l’occasion de projets fédératifs tant au niveau national, francophone  qu’international  ‘(cf le Guide de la Vie Astrologique, Paris, Trédaniel, 1984) On pense notamment aux déclarations et résolutions  en bonne et due forme dans ce sens, à Lille en 1978 (avec entre autres Denis Labouré, alors président du GERASH),  à Nice en 1979, à Bruxelles en 1980 (débouchant sur la réunion de Luxembourg, l’année suivante) concernant notamment les liens entre la France, l’Espagne, l’Italie, Israel,  la Grèce, l’Allemagne, la Suisse Romande, la Belgique wallonne (avec l’INAC (Institut National d’Anthropocosmologie de Jean Hoyoux), la France elle même étant représentée par le MAU, le Collége Astrologique de Metz (de Pierre Heckel),et le GERASH. avec des observateurs britanniques.

A partir des années 80-90 le terme de Fédération ne correspondra plus à la réunion de plusieurs associations, qu’il s’agisse de la FFA, sigle déjà apparu en 1953-54 , lequel sigle se lit désormais Fédération Francophone d’Astrologie, de Daniele Rousseau. Ce type de fédération semble viser les astrologues individuellement par dessus la tête des associations que l’on ne cherche plus à réunir  ou qui n’entendent pas ou plus se « fédérer » entre elles. Signalons des changements de terminologie assez significatifs: en 1975, le Centre International d’astrologie change son nom en Société Astrologique de France puis en Société Française d’Astrologique, et en 1986 le Groupement d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique et Humaine (GERASH)  laissant  la place à des formules plus restreintes au Centre d »Etude, de Recherche et de Documentation Astrologique (CEDRA)Une autre Fédération voit le jour peu après, à savoir la FEA, Fédération des Enseignants en Astrologie de Denise Daprey. Ces deux fédérations organisent à leurs débuts l’une un Congrès en 1984 à Cannes (sans Actes), l’autre en 1985 à Orléans (cf ses Actes, à la Bibliotheca Astrologica), à Chaumont (Drome) et à Pornic (44) puis en 1996, l’on voit naitre la FDAF, Fédération des Astrologues francophones d’Alain de Chivré  (cf  http://danmartin.free.fr/news/la-fdaf-ne-federe-pas.html), scission du Rassemblement des Astrologues Occidentaux de Robert Jourda, fondée en 1990,  dont le nom était en quelque sorte synonyme de Fédération. Si le RAO se mit à organiser des congrès, cela n’aura pas été l’axe central de l’activité de la FDAF ce qui tient notamment au phénomène numérique Internet permettant à une structure d’exister sans que cela implique une présence des personnes en un lieu donné Cela vaut aussi pour le CEDRA. En pratique,  la FDAF, tout en proposant un code de déontologie professionnel,  ne se veut pas une coordination d’associations pas plus d’ailleurs que les deux autres Fédérations de la précédente décennie et n’organise pas de rassemblement dans ce sens de dirigeants. Toutefois, signalons une réunion interassociative dans le cadre du Congrès FEA d’Orléans de 1985. En fait, il eut été logique – occasion manquée – que la dissolution du GERASH  en1986 s’effectuât au profit de la FEA plutôt que du CEDRA  dont le président Charvet   avait démissionné peu auparavant agissant ensuite en sous main  d’autant que Denise Daprey s’occupait du cercle d’Orléans du GERASH . On lira avec intérêt le récit   édulcoré que donne Charvet de la fin du GERAS(H) sur le site du CEDRA:

« Le GERAS (Groupe d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique), auquel le H pour Humaine ou Humaniste a été ajouté vers 1982, était constitué de cercles astrologiques locaux : à Paris, Oyonnax (Ain), Grenoble (Isère), Lyon (Rhône), Bourg-en-Bresse (Ain), Saint-Etienne (Loire) puis Strasbourg (Bas-Rhin), Orléans (Loiret). (…). N’ayant pu adapter ses structures à l’accroissement de ses membres, le GERASH connut pas mal de problèmes en 1986, qui aboutirent à sa dissolution volontaire en septembre 1986″  Et en effet, le GERASH  était devenu une sorte de fédération avec ses cercles astrologiques locaux dont les responsables n’étaient pas issus du GERASH.
 A partir de 1990, intéressons-nous à Yves Lenoble (ARRC  Association pour la Recherche des Rythmes Cosmiques et cette fois il y a congrès mais pas Fédération, encore que le Salon qui fait couple avec les Colloques, regroupe des stands associatifs  au Palais des Congrès de la Porte Maillot, Paris, en face de l’Hotel Méridien où s’était tenu le Congrès ISAR de 1974. Des actes de Colloque paraissent annuellement.  On peut y voir une forme de fédéralisme mou.

Terminons notre étude avec le cas emblématique du Mouvement Astrologique Unifié  en nous occupant du fédéralisme de fait propre à la vie astrologique francophone par delà les effets de surface. Ce qui nous semble en effet plus important, c »‘est la démarche descriptive plus que prospective et cela correspond à un changement de méthode de travail et à une refondation de l’idée de fédération. La thèse que nous soutiendrons ici est celle d’un fédéralisme  de fait  qui ne dit pas son nom  face à un affichage fédéraliste qui ne s’assume pas En tout état de cause, parler de fédéralisme des astrologues est une contradiction dans les termes car une vraie fédération ne réunit pas des individus mais des entités, des collectivités..

Dans un compte tendu de notre Guide de la Vie Astrologique, Maurice Charvet, dans la revue Astralis (1985)  organe du GERASH (fondé en aout 74 un an avant le MAU), reproche à son auteur, en l’occurrence le rédacteur de la présente étude, d’organiser des colloques avec l’appui des structures astrologiques locales. Nous lui avons répondu, bien plus tardivement, que  ce qu’il observait était précisément une dynamique fédératrice.Il y a donc là une sorte de malentendu. Le fait que nous ayons, dans le cadre du Mouvement Astrologique Unifié,  un grand nombre de congrès tant en France qu’ailleurs,  est tout à fait comparable à ce que faisait la Fédération Internationale des Astrologue Scientifiques ou à ce que faisait l’ISAR en décentralisant  les activités de façon à quadriller l’espace francophone. L’esprit fédéral implique une collaboration, une logistique locales, quand bien même cela ne serait pas présenté sous le label « Fédération », un label qui peut, on l’a vu, ne rien impliquer de précis. Et en 2004, il y a un quinzaine d’année, le Colloque que nous avons organisé à Paris (entièrement filmé et disponible sur you tube, chaine teléprovidence subconscience) nous apparait comme  celui d’un processus fédéral, au vu de la liste  des participants qui étaient pour la plupart des représentants d’associations et non un public d’astrophiles comme celui qui meublait les Congrès de l’ARRC de Lenoble. Notre démarche  aura en effet  été plus axée vers les responsables et non vers les individus, étudiants, abonnés  isolés des cours, des consultations  et des revues et c’est ce qui distingue l’esprit  fédéral. Nos Guides astrologiques (entre 1981 et 2006) ont eu vocation à rassembler les personnalités du milieu astrologique et sont un outil  incontournable pour la démarche fédératrice, dans la ligne de l’Encyclopédie d’Herbais de Thun

 

 

 

JHB

12. 01 21

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs