• Accueil
  • > ASTROLOGIE
  • > jacques Halbronn Descriptif épistémologique de la pensée astrologique contemporaine

jacques Halbronn Descriptif épistémologique de la pensée astrologique contemporaine

Posté par nofim le 16 janvier 2021

DESCRIPTIF  EMISTEMOLOGIQUE  DE LA PENS2E ASTROLOGIQUE CONTEMPORAINE

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons récemment pris connaissance du travail  assez  fouillé de Richard Pellard,  réalisé   à l’occasion du décès d’André Barbault,  à la fin de 2019  « André Barbault, l’astro-symbolisme et le dernier âge d’or de l’astrologie ») et nous y observons les mêmes défauts d’analyse que chez Yves Lenoble  (cf nos textes sur Nofim  et nos vidéos sur notre chaine YouTube  teleprovidence subconscience). qui l’auront empêche de dresser un tableau epistémologiquement cohérent quant aux  véritables enjeux  et clivages.

Pellard, comme bien d’autres, semble être victime d’un réflexe corporatif consistant à  stigmatiser ou à ignorer les horoscopes  de presse comme s’il s’agissait d’une  question hors champ d’une recherche astrologique  qui se voudrait un  tant soit peu sérieuse En ce sens, l’on risque fort de basculer dans une forme d’anti-astrologie assez primaire qui réconcilierait en quelque sorte astrologues et astronomes!

Car;  le spectre des écoles d’astrologie que Pellard  décrit n »est pas aussi  varié qu’il semble le croire. Ces écoles  ont en effet un point commun: le thème natal, de Nicola à Rudhyar, de Hadés à Santagostini pour citer des auteurs dont il traite, entre autres  mais l’ on sait à quel point au sein de certains milieux, les micro-clivages pullulent sur un mode byzantin.. Pellard nous rappelle en passant que Jean-Pierre Nicola aura collaboré, il  y  a une cinquantaine d’années  à l’entreprise Ordinastral/Astroflash, ce qui dénote  tout de même une certaine compatibilité

C’est ainsi que Pellard au lieu de faire ressortir le clivage entre  partisans d’une approche globale du  thème astral et partisans d’une approche que l’on pourra qualifier de sélective,  tend à ignorer cette seconde option, ce qui conduit à un déséquilibre patent de son processus descriptif. On a ainsi l’impression que les différences entre « écoles » se réduiraient à des  grilles de lecture différentes d’un seul et même su pport, ce qui serait dû notamment à la variété des influences externes subies, notamment dans le domaine psychologique.(Freud, Jung  etc). Cela dit, aussi bien Barbault que Nicola auront rédigé des ouvrages consacrés à la typologie zodiacale, l’un dans les années cinquante (Ed du Seuil), l’autre dans les années 80   (collection  « Les grands Livres »(chez Tchou)

On fera remarquer pourtant que dès 1976 (nlle édition 1993,  Ed esoagnole 1978 )  dans  le volume Astrologie de la Collection Clefs (ed Seghers), cela fait 45 ans,  nous proposions de prendre nos distances avec le thème natal du fait de son caractère  spatial  aux dépends de l’axe prévisionnel.  La traduction espagnole de la quatrième de couverture  confond  nacimiento et conocimiento naissance et connaissance!/

Clefs: 1976  Jacques Halbronn entend condamner  une certaine  astrologie qui a pour  nom  « horoscopie » et qui est axée sur le seul moment de la naissance (..)redonner  à ‘l’astrologie son  assise  traditionnelle en discernant les différentes couches  qui se sont ajoutées au noyau initial »

Pelllard aurait du mentionner  notre ouvrage, paru un an avant le « Pour une astrologie moderne » Ed du Seuil  de Jean-Pierre Nicola, immédiatement suii  par notre étude « L’astrologie sensorielle » (hors texte  dans la revue Cosmopolitan de Noel 1976.) qui préfère recourir à des tests qu’à l’étude de thèmes.

!

A l’opposé de Barbault, nous affiichions notre choix  en faveur d’un monoplanétatisme en  astrologie mondiale limité au quatuor Mars Jupiter Saturne Uranus, à l »exclusion donc de Neptune et de Pluton, ce qui remettait en question le postulat selon lequel l’astrologie devrait impérativement se servir de toutes les données fournies par l’astronomie. De même qu’actuellement, nous  accordons toute leur importance à la signalétique des étoiles fixes comme fondement de lla technique des transits , tout en rejetant l’usage des transsaturniennes invisibles à l’oeil  nu alors même que les étoiles  fixes sont à notre portée visuelle depuis toujours..

En bref,  Pellard  ne prend pas conscience de l’option monoplanétaire et n’entend en  tout cas pas la présenter comme une option., tant cela va à l’encontre de sa motivation  envers l’astrologie. On peur parler dans son cas d’obstacle, de blocage épistémologique,(cf Bachelard qu’il cite)  de ce qu’il vit comme impensable, inaudible, comme un sacrilège envers ce merveilleux savoir des  astronomes. -cf Lenoble, l’astronomie comme base de l’astrologie, Paris, ARRC 1978)   Celui qui n’accepte pas une telle connaissance se condamnerait à l’ignorance et à l’errance.  Et pourtant,  ne parle-t-on pas de « son » signe à partir de la seule  position du soleil à la naissance et n’est ce point là une forme de monoplanétarisme se diversifiant sur un mode monocyclique? D’ailleurs, Barbault, auquel Pellard est en cette occasion censé rendre hommage, n’a t il pas choisi en astrologie mondiale les seules planètes « lentes », à partir de Jupiter? Bien plus, n’a -t-il pas en quelque sort élaboré une cyclicité unique telle que cela apparait dans son graphique? Et quant à l’ère du verseau n’est-elle pas fondée sur le passage du seul « point vernal » sur des constellations? En effet, un vecteur unique peut donner lieu à des variations au fur et à mesure de son cycle.  On rappellera aussi qu’un Dom Néroman faisait progresser, dans les années 30-40, le Milieu du Ciel (rebaptisé Fatum) au travers des différents secteurs. Quant à Manilius (Ier siècle) que Pellard cite,  il associe aux signes non pas des planètes mais douze divinités, sans rapport avec les données astronomiques. Et en ce début de XXIe siècle, le monoplanétarisme ne marque-t-il pas des points avec ce nous avons appelé « Astro-horoscopie » en se focalisant sur la seule planète Jupiter, ce qui rend bien plus accessible la prévision?  Cette école est vouée à redonner un nouvel élan à l’horoscopie de presse en étudiant les transits de Jupiter au soleil de naissance sur la base de deux hémicycles (d’une durée de 6 ans)  articulés sur les conjonctions, carrés et oppositions. Mais dès 1994, donc 15 ans avant la rédaction du dit texte par Richard Pellard, nous avions publié une ‘Astrologie selon Saturne » qui avait produit un beau résultat prévisionnel en rapport avec les mouvements sociaux qui se produisirent un an plus tard. L’astrologie en ce sens doit fonctionner ni dans le trop court terme, ni dans le trop long terme.  En fait, Pellard nous parle que du point de vue d’un certain entre soi au sein d’une certaine secte astrologique, celle de ceux qui ne jurent que par le seul thème natal.  L’ennui, c’est que son texte cherche à se faire passer pour un panorama complet, ce qu’il n’est pas. Tout se passe comme s’il entendait souligner la diversité existante au sein de la dite secte pour justifier  un « parti unique » si bien que le lecteur, impressionné, a l’illusion qu’on aura ainsi fait le tour de la question.  Certes, le travail de Pellard est-il louable et bien documenté dans son genre mais nous relèverons néanmoins quelques erreurs. Barbault n’a fait que reprendre la traduction de Nicolas Bourdin, date de 1640 (Ed du Félin Philippe Lebaud).  Edgar Morin  a publié son enquête en 1971 sous le titre Le Retour des Astrologues (Ed du Nouvel Obs) et en 1982, il ne s’agit que d’une réédition amplifiée (La croyance astrologique moderne, Ed L’Age d’homme). Mais la plus grosse bévue de Pellard est son traitement de l’histoire des Quatre Eléments,  il semble ignore qu’au Xe siècle, la théorie des Grandes Conjonctions d’Albumasar  Jupiter-Saturne s’articulait sur la correspondance des signes sur la base des triplicités et à ce propos  ces grandes conjonctions  s’apparentent quelque peu à une forme de monoplanétatisme, en ce qu’elles instaurent un cycle unique. Force est de constater que l’histoire de l’astrologie, dans le cas de Pellard que de Lenoble, est une affaire trop sérieuse pour être  laissée aux professeurs d’astrologie qui ne songent qu’à leur chapelle.. C’est une question de bon sens que de comprendre que l’astronomie est une noix dont la partie comestible est l’astrologie. Or, les astrologues actuels en sont à vouloir manger l’écorce, incapables de faire la part de l’emballage  et de son contenu: En tout état de cause,  le recours  à une formulation binaire notamment au niveau prévisionnel  est une priorité car au delà l’esprit se perd, d’où l’usage des notions d’unicité (U) é et de multiplicité (M)  dès 1976 dans ces Clefs pour l’Astrologie que Pellard ne daigne pas mentionner et dont il n’aura pas perçu l’importance. Pellard ne capte pas non plus la tendance minimaliste que nous incarnons: une seule planète et deux phases au niveau cyclique. D’où un rejet à la fois des deux voies ouvertes par Barbault,  celle  de la voie psychanalytique due à la pléthore de planète dans le thème et  celle de  la voie historique liée  à la longue cyclicité des planètes transsaturiennes dont Nicola a fait l’un de ses trois groupes du RET Le rejet des étoiles fixes par l’astrologie contemporaine aura été, selon nous, le résultat de sa collusion avec l’astronomie alors que celles-ci sont présentées dans la Tétrabible de Ptolémée. Les transsaturniennes se seront en quelque sorte substituées aux dites étoiles fixes, si ce n’est que les une sont en mouvement et point les autres sinon très faiblement sur un siècle, ce qui aura conduit à des couples tels que Saturne-Neptune (cf Barbault) avec une cyclicité de synthèse de  36 ans ne respectant pas les vitesses de révolution de ces deux astres, à savoir 29 ans et 165 ans.

En fait,  l’historien de l’astrologie, aujourd’hui a enfin compris que les relations entre astrologie et astronomie auront prouits des effets toxiques en agitant notamment le mirage de la Modernité!. Nous aimons la parabole de la banane: en astronomie, il faut savoir distinguer la peau qui ne se mange pas du coeur du fruit qui se consomme et les transsaturniennes font partie bel et bien de la peau. Le  métier d’historien implique de percevoir les courants en devenir  et en dialectique et  l’on ne saurait se contenter du constat de ce qui se pratique ponctuellement. Un cas intéressant est celui de Patrice Guinard, issu du même moule que Pellard, dans son »Manifeste »  (en ligne) qui en arrive à tout simplement valider la pratique astrologique actuelle du thème natal  et rien d’étonnant à ce que son texte ait été bien accueilli par une partie de la communauté des astrophiles:

« Il résulte de cette inadaptation des méthodes statistiques à la réalité astrologique, et en particulier de son incapacité à tester l’ensemble du thème, un nivellement du symbolisme astrologique et une dégénérescence de ses structures opératives dans des dualismes obsolètes. (..) Il est illusoire de chercher à tester une proposition telle que « le Bélier est impulsif et colérique » parce qu’il n’existe pas de Bélier. Le thème natal est un implexe de tendances disparates(…) S’il fallait illustrer les difficultés de l’astrologie, l’astrologue compétent aurait à sa disposition une multitude de détails que pourrait lui envier le plus enragé de ses détracteurs. A commencer par le thème natal  » Ou encore,  cette affirmation qui tombe comme des cheveux sur la soupe:  « L’astrologie, comme son histoire  ont ressurgi simultanément à la fin du XIXe siècle sous la conjonction Pluton-Neptune en Gémeaux »Propos banals de la part d’un astrologue ordinaire actuel mais qui  détonent et relévent du hiatus épistémologique au sein d’un Manifeste se voulant rigoureux, du fait que leur auteur n’aura même pas pris la peine de justifier le thème astral ni le recours à des planétes invisibles à l’oeil nu inconnues de l’Antiquité.

 

JHB

16 01 21

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs