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jacques Halbronn Histoire du fédéralisme en milieu astrologique Iere partie

Posté par nofim le 12 janvier 2021

 Histoire du fédéralisme en milieu  astrologique   Iere partie

 

par  Jacques Halbronn

 

Disons d’entrée de jeu qu’au regard de la méthodologie sociologique  nous distinguerons entre fédéralisme de droit  et fedéralisme de fait. Autrement dit,  le seul critère juridique ne saurait suffire à décrire et à appréhender la problématique fédéraliste car le Droit  tend plus à se projeter dans le futur qu’à décrire le passé,ce qui le rend suspect à nos yeux car il peut impliquer un déni du passé! Créer une fédération officiellement, c’est laisser entendre que le processus fédéral  aurait besoin d’une telle déclaration pour exister. Bien évidemment, le cas du milieu astrologique n’est qu’un exemple. En fait, le fédéralisme  est un nomadisme omniprésent  constituant une menace pour les associations sédentaires localisées

L’observateur du milieu  astrologique qui ne s’attacherait qu’aux formulations  explicites, à savoir la mention du mot Fédération appauvrirait singulièrement son terrain. Cela dit, nous commencerons par  une recension de l’usage de ce terme pour ensuite  en montrer toutes les limites.

I  De l’usage du mot Fédération

A partir des années trente, toute une série de congrès  se tiennent en Allemagne, en Belgique et en France et les Actes des Colloques de 1935, 37  et 53,dans le cadre d’une  » Fédération Internationale des Astrologues Scientifiques » (FIAS) à Wiesbaden, Bruxelles Dusseldorf,, à Paris  (cf  les Actes des Colloques de 1935 (IIe Congrès  International d’Astrologie Scientifique), 37 (sous le titre L’Astrologie Scientifique Actuelle »  et 53),. et cela se poursuivra dans les années cinquante, après la Guerre. Le centre du projet est en Allemagne (cf la revue « Zenit » du Dr Hubert Korsch à la Bibliotheca Astrologica et prochainement à la Bibliothèque Astrologique Numérisée) L’on notera que le vecteur d »une telle Fédération est l’organisation  de  Congrès d’Astrologie « Scientifique » et, dans la foulée, la parution d’Actes. Autrement dit, pas de Fédération vivante sans mise en oeuvre régulière d’évenements c’est à  dire  de rassemblements. Notons que le nom complet de la SAF était Société Astrologique de France pour le développement de l’Astrologie Scientifique ‘(Cosmobiologie) A  Bruxelles, lors du Congrès de 1935, il fut même question d’une « Fédération Internationale des Sociétés Astrologiques du monde entier ». Il semble donc que la formule « ‘Astrologie Scientifique » ait été alors  puissamment revendiquée (Wissenschaftlich Astrologie), formule chère à Choisnard auteur de .Langage Astral (Traité sommaire d’Astrologie scientifique) et directeur de la revue Influence Astrale revue d’astrologie scientifique.

A titre documentaire, ci dessous un communiqué trouvé   dans la revue belge Uranus °9  Octobre 1936

  sous le titre Le Mouvement Astrologique; « Le Congrès (de Bruxelles)    étudia  entre  autres  la création d’une Fédération  belge des  astrologues scientifiques (…)

A l’issue du Congrès de Dusseldorf  1936 salué par un télégramme du chancelier Hitler , il fut décidé à l’unanimité  de fonder une Fédération  internationale des  astrologues scientifiques dont le siège   sera fixé provisoirement à Dusseldorf  et la Présidence confiée  au Dr  Korsch, représentant officiel  du mouvement astrologique allemand  Cette Fédération  aura pour mission  de chercher à obtenir  également en  dehors d’Allemagne la reconnaissance officielle ou le  controle  de l »astrologie  et d’organiser l’enseignement de celle ci et de telle  façon que le  titre d »astrologue  scientifique puisse être conféré  sur une  base  uniforme  et donnant toute garantie dans tous les pays »

A partir des années 1970, la relève sera le fait de l’ISAR, International Society for Astrolgical Research, fondée par l’australienne Julienne Mulette (Sturm).

 Des congrès auront notamment lieu à Aalen en Allemagne (RFA) en 1971  et à Paris en 1974.  Des responsables locaux seront nommés correspondant peu ou prou à leur représentativité locale comme cela se pratiquait dans le cadre de la Fédération de Korsch sus nommée. (cf la revue américaine Kosmos, organe de l’ISAR)  Cela dit  existait aux USA  l’AFA, l’Américan Federation of Astrologers (cf leur bulletin  à  la Bibliotheca Astrologica et bientôt à la Bibliothèque Astrologique Numérisée)

En 1944 paraitra à Bruxelles l’Encyclopédie  du Mouvement Astrologique de Langue Française d’Herbais de Thun.(Ed de la Revue Demain, exemplaire à la Bibliotheca Astrologiica, ouvrage qui constitue une mine d’informations pour notre sujet et notamment son chapitre   XV intitulé « Fédérations ». Bien évidemment, cet ouvrage de 1944 ne saurait nous renseigner sur les années cinquante  qui marquent tout de même une certaine continuité puisque le congrès de Paris de 1953  poursuit la numérotation d’avant guerre. Selon la dite Encyclopédie, c’est en 1935 à Bruxelles que la structure  se sera formalisée. A Strasbourg en 1954, lors d’un congrès, fut relancée l’idée d’une Fédération Jnternationale des Astrologues Scientifiques. Mais il faudra attendre une quinzaine d’années  avec la création de l’ISAR pour que l’on retrouve une certaine dynamique dont Paris profitera, comme on a dit en 1974, bien que des Actes de Colloque n’en soient point sortis.

Abordons à présent le probléme sous l’angle strictement francophone. A la suite du Congrès de Paris de 1953 intitulé VIIe Congrès International d’astrologie (mais sans la mention « scientifique »), celui de 1937 ayant été le IVe,donc dans la lignée des congrès de la Fédération d’avant guerre, fut lancée une Fédération Française d’Astrologie réunissant trois associations, le Centre International d’Astrologie (autrefois Scientifique (CIAS), ce qui le reliait plus expressément à la Fédération de Korsch), le Collége Astrologique de France (sur son fondateur, cf Didier Racaud,L’astrologie des Initiés, selon Dom Néroman, 1965, pp. 1-25)

et la Société Astrologique de France avec présidence tournante, le premier président étant André Barbault et c’est d’ailleurs, cette structure qui organisa le congrès de Strasbourg (sans Actes de Colloque), quelques mois plus tard, lequel congrès n’en était pas moins international puisqu’il en émana à nouveau, comme on a  vu, le retour d’ une Fédération Internationale.la dite Fédération Française  semble bien avoir fait long feu tant structurellement que pratiquement. L’on peut en revanche parler d’une forme de synergie entre le CIA et la revue les Cahiers Astrologiques de Volguine à la fin des années Cinquante; jusqu’à la création en  68 de la revue L’Astrologue, née au sein du CIA.

 On peut parler avec le Congrès de l’ISAR de 1974 à Paris d’une  véritable onde de choc qui inaugure l’ère des congrès astrologiques en France ininterrompue jusqu’à ce jour et – ce qui est plus complexe à analyser – la question des fédérations.  Dans un premier temps, les congrès vont être l’occasion de projets fédératifs tant au niveau national, francophone  qu’international  ‘(cf le Guide de la Vie Astrologique, Paris, Trédaniel, 1984) On pense notamment aux déclarations et résolutions  en bonne et due forme dans ce sens, à Lille en 1978 (avec entre autres Denis Labouré, alors président du GERASH),  à Nice en 1979, à Bruxelles en 1980 (débouchant sur la réunion de Luxembourg, l’année suivante) concernant notamment les liens entre la France, l’Espagne, l’Italie, Israel,  la Grèce, l’Allemagne, la Suisse Romande, la Belgique wallonne (avec l’INAC (Institut National d’Anthropocosmologie de Jean Hoyoux), la France elle même étant représentée par le MAU, le Collége Astrologique de Metz (de Pierre Heckel),et le GERASH. avec des observateurs britanniques.

A partir des années 80-90 le terme de Fédération ne correspondra plus à la réunion de plusieurs associations, qu’il s’agisse de la FFA, sigle déjà apparu en 1953-54 , lequel sigle se lit désormais Fédération Francophone d’Astrologie, de Daniele Rousseau. Ce type de fédération semble viser les astrologues individuellement par dessus la tête des associations que l’on ne cherche plus à réunir  ou qui n’entendent pas ou plus se « fédérer » entre elles. Signalons des changements de terminologie assez significatifs: en 1975, le Centre International d’astrologie change son nom en Société Astrologique de France puis en Société Française d’Astrologique, et en 1986 le Groupement d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique et Humaine (GERASH)  laissant  la place à des formules plus restreintes au Centre d »Etude, de Recherche et de Documentation Astrologique (CEDRA)Une autre Fédération voit le jour peu après, à savoir la FEA, Fédération des Enseignants en Astrologie de Denise Daprey. Ces deux fédérations organisent à leurs débuts l’une un Congrès en 1984 à Cannes (sans Actes), l’autre en 1985 à Orléans (cf ses Actes, à la Bibliotheca Astrologica), à Chaumont (Drome) et à Pornic (44) puis en 1996, l’on voit naitre la FDAF, Fédération des Astrologues francophones d’Alain de Chivré  (cf  http://danmartin.free.fr/news/la-fdaf-ne-federe-pas.html), scission du Rassemblement des Astrologues Occidentaux de Robert Jourda, fondée en 1990,  dont le nom était en quelque sorte synonyme de Fédération. Si le RAO se mit à organiser des congrès, cela n’aura pas été l’axe central de l’activité de la FDAF ce qui tient notamment au phénomène numérique Internet permettant à une structure d’exister sans que cela implique une présence des personnes en un lieu donné Cela vaut aussi pour le CEDRA. En pratique,  la FDAF, tout en proposant un code de déontologie professionnel,  ne se veut pas une coordination d’associations pas plus d’ailleurs que les deux autres Fédérations de la précédente décennie et n’organise pas de rassemblement dans ce sens de dirigeants. Toutefois, signalons une réunion interassociative dans le cadre du Congrès FEA d’Orléans de 1985. En fait, il eut été logique – occasion manquée – que la dissolution du GERASH  en1986 s’effectuât au profit de la FEA plutôt que du CEDRA  dont le président Charvet   avait démissionné peu auparavant agissant ensuite en sous main  d’autant que Denise Daprey s’occupait du cercle d’Orléans du GERASH . On lira avec intérêt le récit   édulcoré que donne Charvet de la fin du GERAS(H) sur le site du CEDRA:

« Le GERAS (Groupe d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique), auquel le H pour Humaine ou Humaniste a été ajouté vers 1982, était constitué de cercles astrologiques locaux : à Paris, Oyonnax (Ain), Grenoble (Isère), Lyon (Rhône), Bourg-en-Bresse (Ain), Saint-Etienne (Loire) puis Strasbourg (Bas-Rhin), Orléans (Loiret). (…). N’ayant pu adapter ses structures à l’accroissement de ses membres, le GERASH connut pas mal de problèmes en 1986, qui aboutirent à sa dissolution volontaire en septembre 1986″  Et en effet, le GERASH  était devenu une sorte de fédération avec ses cercles astrologiques locaux dont les responsables n’étaient pas issus du GERASH.
 A partir de 1990, intéressons-nous à Yves Lenoble (ARRC  Association pour la Recherche des Rythmes Cosmiques et cette fois il y a congrès mais pas Fédération, encore que le Salon qui fait couple avec les Colloques, regroupe des stands associatifs  au Palais des Congrès de la Porte Maillot, Paris, en face de l’Hotel Méridien où s’était tenu le Congrès ISAR de 1974. Des actes de Colloque paraissent annuellement.  On peut y voir une forme de fédéralisme mou.

Terminons notre étude avec le cas emblématique du Mouvement Astrologique Unifié  en nous occupant du fédéralisme de fait propre à la vie astrologique francophone par delà les effets de surface. Ce qui nous semble en effet plus important, c »‘est la démarche descriptive plus que prospective et cela correspond à un changement de méthode de travail et à une refondation de l’idée de fédération. La thèse que nous soutiendrons ici est celle d’un fédéralisme  de fait  qui ne dit pas son nom  face à un affichage fédéraliste qui ne s’assume pas En tout état de cause, parler de fédéralisme des astrologues est une contradiction dans les termes car une vraie fédération ne réunit pas des individus mais des entités, des collectivités..

Dans un compte tendu de notre Guide de la Vie Astrologique, Maurice Charvet, dans la revue Astralis (1985)  organe du GERASH (fondé en aout 74 un an avant le MAU), reproche à son auteur, en l’occurrence le rédacteur de la présente étude, d’organiser des colloques avec l’appui des structures astrologiques locales. Nous lui avons répondu, bien plus tardivement, que  ce qu’il observait était précisément une dynamique fédératrice.Il y a donc là une sorte de malentendu. Le fait que nous ayons, dans le cadre du Mouvement Astrologique Unifié,  un grand nombre de congrès tant en France qu’ailleurs,  est tout à fait comparable à ce que faisait la Fédération Internationale des Astrologue Scientifiques ou à ce que faisait l’ISAR en décentralisant  les activités de façon à quadriller l’espace francophone. L’esprit fédéral implique une collaboration, une logistique locales, quand bien même cela ne serait pas présenté sous le label « Fédération », un label qui peut, on l’a vu, ne rien impliquer de précis. Et en 2004, il y a un quinzaine d’année, le Colloque que nous avons organisé à Paris (entièrement filmé et disponible sur you tube, chaine teléprovidence subconscience) nous apparait comme  celui d’un processus fédéral, au vu de la liste  des participants qui étaient pour la plupart des représentants d’associations et non un public d’astrophiles comme celui qui meublait les Congrès de l’ARRC de Lenoble. Notre démarche  aura en effet  été plus axée vers les responsables et non vers les individus, étudiants, abonnés  isolés des cours, des consultations  et des revues et c’est ce qui distingue l’esprit  fédéral. Nos Guides astrologiques (entre 1981 et 2006) ont eu vocation à rassembler les personnalités du milieu astrologique et sont un outil  incontournable pour la démarche fédératrice, dans la ligne de l’Encyclopédie d’Herbais de Thun

 

 

 

JHB

12. 01 21

Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, sociologie | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Une mise au point heureuse de l’Académie francophone d’Astropsychologie

Posté par nofim le 11 janvier 2021

Jacques  Halbronn ; Droit de répoonse au texte  de l’Académie Francophone d’astropsycgologie.

I  Articlle paru le 23 juillet 2020

L’Astrologie  UNE SCIENCE HUMAINE VIEILLE COMME LE MONDE
Astrologie Avec Auréas
Posté le 23 juillet 2020 par Rédacteur Externe (sic)

académie francophone d’astropsychologie

Le fait que Halbronn a joué un rôle ilmportant à académie francophone d’astropsychologie du GERASH dont il fut le dernier président, à la suite de la démission de Louaisel. C »est halbronn qui convoqua le conseil d’administration conduisant à l’assemblée générale extraordinaire laqiuelle déboucha sur la dévolution des biens du GERASH à la toute nouvelle association fondée quelques jours plus tôt par Maurice Charvet et sa compagne. Mais les temps changent et après une période de consensus mou (à partir de 1990 ce qui correspondant à la parenthèse Lenoble) faisant suite à une période bien plus dynamique dans les annés désormais, depuis le début du nouveau siècle, le débat concerne les fondements mêmes de l’Astrologie.

Les éditeurs tchèques retiennent aussi de la production française beaucoup de livres pratiques, tourisme, cuisine et vin, loisirs, ainsi que des essais sur l’art et des manuels, dictionnaires et encyclopédies. Parmi toutes ces maisons, certaines se sont spécialisées dans la académie francophone d’astropsychologie traduits du français, Herrmann a Synové, Dauphin, Ewa Edition, Garamond, Volvox Globator.

En 95, Alain de Chivré, à la suite d’une scission au sein du RAO de Robert Jourda, crée la FDAF (Fédération des Astrologues francophones)- il touche alors presque à la cinquantaine. En 2008, le même Halbron décide, faisant suite à l’expérience lancée l’année précédente par Roger Héquet de créer une télévision astrologique, « Teléprovidence, également sans équivalent.

Elle permet de comprendre les tendances que nos choix vont entraîner dans notre vie personnelle, relationnelle et professionnelle. Chacun peut exprimer et développer son potentiel de naissance en se libérant des blocages inconscients.

II  Remarques  de Jacques Halbronn

Une fois de plus,  je me trouve au coeur  d’un récit conacré à l’histoire du milieu astrologiqie (cf Lenoble L&’arbre généalogique du milieu  astrologique et son dernier ouvrage tout récent « L’Astrologie etc) Dans l’ensemble  le récit me semble sensiblement pmis équitable que celui que nous  a fourni Lenoble et vient en toit cas le compléter. D’ailleurs, certaines formukes me semblent avoir été empruntées à mes propres textes sur le sujet.
Un seul point nécessite toutefois une   correction  car il risque de préter à confusion.
« C »est halbronn qui convoqua le conseil d’administration conduisant à l’assemblée générale extraordinaire laqiuelle déboucha sur la dévolution des biens du GERASH à la toute nouvelle association fondée quelques jours plus tôt par Maurice Charvet et sa compagne » . En fait, le Conseil d’administration se réunissait certes à Paris mais   était e n grande partie constitué de fidéles de Charvet, même si celui-ci était démissionnaire  et c’est bel et bien le CA qui enclencha la procédure, l’AG  de dissolution  se réunissant à Lyon, En fait, les remous au sein du GERASH comme dix ans plus tôt au sein du CIA  furent dus au retour  des figures tutélaires   Patrice Louaisel  en 86 et d’André Barbault en 74.   Il importe  d’ailleurs de ne pas s’obnubiler sur les aspects juridiques forcément  ponctuels  et d’observer la réalité de la vie  astrologique dans toute sa dynamique fédératrice.

J’apprécie que l’auteur du texte ci dessus  écrive « qu’à partir de 1990 ce qui correspondant à la parenthèse Lenoble) faisant suite à une période bien plus dynamique dans les années  (75-90)désormais, depuis le début du nouveau siècle, le débat concerne les fondements mêmes de l’Astrologie. ».Il importait en effet de dénoncer  la présentation totalement erronnée que donne Lenoble des 15 ans qui ont précédé son avénement de 199O.

 

 

JHB

11. 01 21

 

 

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Jacques Halbronn Les trois écueils de la méthode prévisionnelle en Astrologie. Le cas Barbault

Posté par nofim le 10 janvier 2021

Les  3 écueils de la méthode prévisionnelle  en  Astrologie. Le cas Barbault

par Jacques  Halbronn

 

Les  trois  écueils sont les suivants: ne pas  choisir la bonne configuration céleste, ne pas déterminer  le bon mode d’emploi; ne pas définir correctement les phases. Ensuite se pose le problème des explications alternatives permettant d’analyser autrement certains  faits, ce qui relève de l’interdisciplinarité..

 

I  La bonne configuration céleste

Quels sont les astres dont il convient de se servir  en Astrologie?  DE nos jours, la question semble reglée: tout ce qui appartient au système solaire ferait sens pour l’Astrologie,  y compris la transplutonienne  Eris,  chère à Yves Lenoble.(http://www.yveslenoble.com/2017/12/06/faut-il-utiliser-la-transplutonienne-eris/

Or, une astrologie qui s’intéresse aux planétes invisibles à l’oeil nu, ce qui est le cas à partir de Neptune (voire d’Uranus) et au delà , inconnues des anciens astronomes mais tout simplement de la perception sensorielle de notre Humanité, est une astrologie  hors sol, qui ne tient pas compte du rôle de l’Humanité dans l’activation du monde céleste.

On bascule alors dans une sorte de prophétisme astronomique qui ferait des astronomes les annonciateurs des temps nouveaux , chargés de baptiser les nouveaux venus.   L’on sait que le septénaire  aura laissé à l’écart nombre de divinités de l’Olympe lesquelles auront été repéchées à partir de la fin du XVIIIe siècle, ce qui vaut aussi pour les astéroides  entre Mars et Jupiter dont Cérés et ses soeurs. On connait le probléme qui s’est posée au sujet de Pluton et de son déclassement (2006).

Il faut interroger la mythologie pour y voir un peu plus clair:  Saturne avale ses enfants à l’exception de Jupiter, ce qui refléte exactement le cas des dieux exclus du septénaire. Autrement dit, le narratif  mythologique se calque sur l’histoire de l’astronomie et de l’astrologie. Le cas de Saturne est également remarquable, en ce qu’il est exclus de l’Olympe par Jupiter. Il ne reste donc plus que six astres,  Lune, Soleil, Mercure, Vénus, Mars et Jupiter, soit un « sénaire » dont nous avons  raconté les pérégrinations dans d’autres textes et vidéos  au sujet des maitrises planétaires.. Cela dit,  l’on mentionnera  pour mémoire les grandes conjonctions Jupiter -Saturne dont la formulation est l’oeuvre d’Albumasar au Xe siècle, fascinée par les perspectives séculaires.

Autrement dit, le cycle Saturne – Neptune  mis en avant par Barbault, notamment à propos de 1989, fait doublement problème, puisqu’il associe deux planètes extérieures au sénaire et qui ne devraient donc pas entrer en ligne de compte, introduisant d’ailleurs une cyclicité démesurée, ce qui aura conduit certains astrologues à couvrir des périodes de plusieurs siècles, par le biais des conjonctions.. Autrement dit, le débat autour de 1989 c’est aussi celui autour des planètes au delà de Jupiter  et en tout cas de Saturne?  Avec Jupiter comme astre le plus lointain à utiliser en astrologie, l’on est à l’abri de telles tentations vertigineuses  sur le long terme. Nous retrouvons alors une astrologie à dimension humaine avec un Jupiter maitre de l’Olympe avec son cycle de 12 ans,  soit deux fois six, en analogie avec les 12 mois de l’année et donc les 12 signes zodiacaux.

En fait, nous serions favorables à une astrologie cyclique  purement jupitérienne  dont le partenaire cyclique n’est pas à recherche dans le ciel mais sur terre, au niveau du ciel natal. On laissera ici de côté l’astropsychologie non prévisionnelle et non cyclique  validée par Gauquelin.

 

II  Le  bon mode  d’emploi

Barbault, -on le notera – ne s’intéresse pas au thème natal de Staline ni  dans son ensemble ni dans aucune de ses parties. Il se contente de noter  après coup que Staline meurt sous la conjonction Saturne Neptune, qui avait présidé à la révolution d’ »Octobre » 1917. On est donc ici dans un traitement des configurations célestes qui fait abstraction des astralités des leaders, ce qui signifie que les choses restent les mêmes quel que soit le profil du leader. Un tel postulat  mérite réflexion. et nous semble marqué par une certaine idéologie communiste  privilégiant le système sur la personne. On l’a encore observé récemment  avec les Gilets Jaunes très méfiants à l’égard de tout leader de leur propre mouvement. Avec l’astrologie version Barbault – du moins celui des années Cinquante, l’importance accordée aux transits sur le thème d’un personnage quel qu’il soit fait problème en Astrologie Mondiale. Il ne faudrait donc pas que l’astrologie encourage un quelconque culte de la personnalité.

En bref,  Barbault ne veut pas admettre qu’une configuration céleste ne peut être lue que par le biais du thème natal- analysé d’une manière ou d’une autre- des différents leaders en présence. Ce qui crée le lien entre le Ciel et la Terre. En fait, la position de Barbault  n’est pas aussi tranchée puisqu’il s’intéresse du moins  dans son texte d’avril 1953  « Mort de Staline », paru  dans  son bulletin Astrologie moderne, au thème de Malenkov,  tout en se plaignant de l’incertitude des données de naissance et c’est cette incertitude  qui aura pu motiver une approche ne prenant pas le – thème en considération. Or, si Barbault avait accepté cette inconnue (x) du thème natal, il ne se serait pas lancé dans une prévision à long terme laquelle ne pouvait qu’ignorer les données astrales des leaders à venir. C’est donc toute la question des prévisions à longue échéance qui est ici sur la sellette:

 

II  La définition des phases

Batbault affirme que la conjonction termine et commence un cycle. Cela se discute. En effet, l’analogie  avec les équinoxes et les solstices  s’impose tout comme avec le cycle soli-lunaire.  Or, la pleine lune correspond à l’axe   conjonction  Opposition et donc la demi lune au carré!  Le printemps préxcéde l’Eté   et la dualité  équinoxiale correspond justement à cette ambivalence fin de cycle début de cycle dont parle Barbault à propos de la conjonction!. Il y a donc déjà dans les qualifications des phases une erreur manifeste chez cet auteur!  C’est donc le carré Saturne-Neptune qui aurait du enclencher un nouveau cycle et non la conjonction. Le printemps   a d’ailleurs été choisi comme commencement de l’année jusqu’à la fin du XVIe siècle  et la ligne équinoxiale  est le  vecteur de la nouvelle  année dans le judaisme..  Il est clair que l’opposition Saturne- Neptune est prise au sérieux par les astrologues et que Barbault en minimise les effets, du fait de son échec à propos de la dite opposition de 1971 dont il traitait dans sa Crise Mondiale. C’est ainsi que Volguine relie la dite opposition à la guerre d’Espagne laquelle survient 18  ans après 1917 (cf  Les  événements mondiaux et le destin individuel) Notons que la description de Barbault des phases du dit cycle Saturne Neptune est des plus vagues et qu’il mise tout sur la seule conjonction. Il  semble, en outre, que Barbault n’ait pas saisi le processus de l’hémicyclicité selon lequel l’opposition  était équivalente à la conjonction -on appelle cela une syzygie – ce qui renvoie à l’astrologie d’un Reinhold  Ebertin.  L’opposition Saturne-Neptune serait donc assimilable à la conjonction Saturne Neptune et donc la prévision ratée de Barbault pour cette échéance 18 ans après 1953 (36 étant le temps nécessaire à un cycle complet de ce couple planétaire. Plus grave,  dans son indice de concentration planétaire (les astres  et l’Histoire Pauvert 1967, repris de Gouchon  comme il est noté par Barbault, le statut de l’opposition cyclique  ne semble pas avoir été correctement appréhendé puisqu’il n’est pas assimilé à la conjonction!

 

IV Les alternatives

L’astrologue  prisonnier d’un certain système ne  sera guère disposé à rechercher d’autres approches des « faits »  que celles qui lui sont familières. C’est ainsi que 1989  n’aurait pas d’autre lecture possible que celle susceptible de valider  un certain modèle car si cela devait valider  autre chose, cela ne l’intéresserait pas, cela  ne compterait pas.

Tout se passe comme si le monopole des événements de 1989  avait été accordé  à un certain  brevet, à titre exclusif.. C’est tout  ou rien. Depuis 30 ans, il aurait quand même valu la peine de confronter les modes d’explication à ce sujet, dans le cadre notamment d’une commission, d’un colloque, d’une Académie en se demandant en outre en quoi doit consister la validation d’un cycle, ce qui renvoie à notre point III supra.  A propos du cycle Saturne-Neptune,  il  a ainsi été signalé par André Barbault lui-même, que l’opposition à mi-parcours en 1971 n’avait pas été concluante en termes prévisionnels.  alors que c’est en analogie  avec la pleine lune !  C’est d(ailleurs à la suite de cet échec  qu’aura été mentionné pour la première fois  dans le Pronostic Expérimental en Astrologie (Payot) l’article de janvier 1953 dans l’Yonne  Républicaine, paru 20 ans plus tot!.

Pour notre part,  nous acons montré que le carré de Jupiter au Soleil de Gorbatckew, avec sa perestroika, sa Glasnost   était en mesure de rendre compte de ce qui s’est passé.  Petites causes grands effets..  Mais la mort de Staline n’était-elle pas  en soi un événement très  banal en soi  à savoir le décés d’un être  vivant? Et d’ailleurs,  Barbault n’a jamais prétendu avoir prédit cette mort  si ce n’est que cette mort  pouvait passer pour la cause du changement annoncé. C’est ici l’effet  qui détermine la cause!

Car il serait erroné de croire  que des effets considérables devraient dépendre de cycles de grande importance en termes de durée. Or, la pratique en vigueur des transits (cf Cahiers Astrologiques dans notre bibliographie) tend à se demander comment un événement mondial impactera une personne en particulier  alors que notre approche est inverse à savoir comment la cyclicité d’un leader peut impacter l’Histoire!

Comme le stipule l’Astrologie Conditonnelle./Conditionliste de Jean-Pierre Nicola, des facteurs extra-astrologiques peuvent jouer  et par conséquent  la prévision  des événements ne sauraient valider tout   un système astrologique  quel qu’il soit et certainement pas un rtésultat élecctoral.  Il est donc étrange qu’ Yves Lenoble se référe à Jean Pierre Nicola; dont le pronostic se trouve « justifié » (cf  son texte sur l’Astrologie groupale »:

 » Je  me suis rendu compte de l’intérêt de mettre en place une astrologie groupale lors du congrès astrologique international de Zurich de 1981. Nous étions  à quelques semaines de  l’élection présidentielle de Mai 1981. Mon maître Jean-Pierre Nicola me fit remarquer que, si l’on adoptait des orbes larges, on pouvait noter dans le ciel une conjonction Jupiter-Saturne au carré de Neptune. A cette simple constatation je me suis entendu lui dire : « François Mitterrand sera le prochain président  Pouequoi cette certitude (sic).  ? Et bien parce qu’une même configuration était récurrente dans le thème de François Mitterrand (astrologie généthliaque), dans le thème du printemps 1981, dans le thème des cinq républiques françaises (astrologie mondiale) et dans le thème du parti socialiste (astrologie groupale) dont François Mitterrand était à la fois le fondateur et l’actuel premier secrétaire. ».

Bibliographie

A. Volguine  Les événements mondiaux  et le destin individuel in Cahiers Astrologiques  Mai juin 1954 n°50

Numéro spécial  sur les transitn  Cahiers Astrologiques Mars Avril 1963   n°103

Jacques  Reverchon  VAleur  des jugements et pronostics astrologiques.  Chez l’auteur, Yerres (91)   1971  Value of the astrological  judgments and forecasts

JHB

10 01 21

 

Annexe

André Barbault et l’histoire du communisme

Jacques Halbronn, docteur ès Lettres

 

 

A la mémoire de Jacques Reverchon

 

 

 

Jacques Halbronn est en outre Docteur en Études Orientales sous la direction de Georges Vajda. Sa thèse est parue en 1985 sous le titre « Le monde juif et l’astrologie ». Il a tenté une expérience d’émigration en Israël au lendemain de la Guerre des Six Jours. Par ailleurs, il s’est spécialisé ces dernières années dans l’œuvre de Théodore Herzl et dans la genèse des Protocoles des Sages de Sion, qui constituent une partie de sa thèse d’État « Le texte prophétique en France ». Cette thèse est diffusée dans les bibliothèques universitaires, sur tout le territoire national, sur microfiche, sous la référence ANRT 34216.

Le communisme a joué un rôle important dans la recherche en astrologie mondiale d’André Barbault ; on peut même dire que c’est par cet angle là que l’on pénètre le mieux ses méthodes de travail, le traitement sémantique des textes qu’il produit, pour le pire et pour le meilleur. On peut d’ailleurs raisonnablement supposer que c’est sur ce sujet que Barbault aura connu ses plus grandes joies et ses plus grandes déconvenues…

On suivra donc Barbault, sur près de cinquante ans, depuis 1945, avec l’Astrologie Agricole, qui comporte un appendice sur les cycles et où il aborde le cycle Saturne-Neptune

jusqu’aux approches immédiates de l’An 2000. Il est rare, pour l’historien du texte prophétique que nous sommes, de pouvoir suivre un astrologue ou un prophète sur une aussi longue durée, commentant ainsi lui-même ses propres textes, reflétant inévitablement les enjeux idéologiques de son temps, en tout cas de sa génération.

1.      Une mort providentielle : 1953

Devant rédiger un article pour la fin de l’année 1952, dans le quotidien, l’Yonne Républicaine, le journal qu’A. B. lisait déjà avant guerre, celui-ci fait remarquer que la conjonction Saturne-Neptune va – formule qu’on appréciera plus loin – se reproduire. Or c’était, note A. B., cette même configuration qui s’était formée en 1917, année de la Révolution d’Octobre. Pourquoi, dès lors, ne pas annoncer un événement important pour la Russie, en 1953 ? Trois mois plus tard -puisque l’article considéré paraît pour le premier de l’an, Staline mourrait. C’est ce que l’on peut appeler une prévision à court terme avec des outils à long terme. Cela dut être pour Barbault, qui venait de franchir le cap de la trentaine, une grande satisfaction encore que nous n’avons pu vérifier s’il s’en était vanté dans les mois qui suivirent dans une revue.

Cependant, la lecture des journaux de l’époque permettait de se rendre compte que les choses bougeaient et pourraient aboutir à quelque changement en Russie, même sans la mort de Staline qui n’est même pas un assassinat et qui en soi échappe peu ou prou à l’astrologie. Car qu’est ce que cet astrologue « moderne » qui croit que la mort « naturelle » est inscrite dans les astres ? Il aurait été en réalité plus convaincant si Staline avait été déchu.

Toujours est-il que, dès lors, Barbault fera figurer la date de 1953 au même titre que celle de 1917 comme étant « la » date importante depuis la Révolution d’Octobre.

En réalité, la conjonction s’était d’abord déjà formée en 1952 et l’année suivante, elle se reforme du fait des rétrogradations. D’ailleurs quand AB publie en 1945 son Astrologie agricole, il avance la date de 1952 et non de 1953. Autrement dit, le pronostic pour 1953 sent déjà le réchauffé. Il concernait initialement l’année précédente. A aucun moment A. B. ne s’en est expliqué ! On peut d’ailleurs se demander pourquoi il n’a pas donné l’année 1952…Tout se passe comme si A. B. s’était aperçu, au vu des événements qui se préparaient alors à Moscou, qu’il serait judicieux de se brancher finalement sur la « queue » de cette conjonction. Peut-être – qui sait ? – A. B. n’avait-il pas eu l’opportunité de publier son travail plus tôt ?

Au demeurant, il faudra encore quelque temps, notamment le XXe congrès du Parti Communiste d’Union Soviétique (PCUS)de 1956 pour que l’on puisse vraiment parler d’un nouveau cycle. Quant au moment où ce cycle, historiquement sinon célestement, va s’achever, cela est largement sujet à débat. Mais reconnaissons que sur le moment et sans recul cette mort de Staline a pu frapper les lecteurs et plus encore l’astrologue A. B. qui en fait une affaire personnelle. De là à faire de cette mort l’événement principal entre 1917 et 1989, il n’y avait qu’un pas ! En effet, par la suite, on peut être surpris que cette date reste en évidence dans les travaux de Barbault non pas comme une fin de cycle, mais comme « la » fin du cycle engagé en 1917 – la maladie et la mort de Lénine ont eu un effet également marquant, qui aboutit précisément à l’avènement de Staline – d’autant que son système exige une certaine précision, en raison des subdivisions mises en oeuvre, sur la base des aspects. 1953 n’est pas 1956. L’histoire de l’Union Soviétique comporte d’autres échéances d’importance au moins égale. 1953 ne revêt cette importance que parce qu’elle fonde le cycle Saturne-Neptune ! et parce que A. B. s’est impliqué dans son processus.

En réalité, on a du mal à comprendre ce que peut vouloir signifier un pronostic de la fin décembre 1952 concernant un événement se produisant tous les 36 ans ! S’il s’agit d’une périodicité aussi longue, il va de soi qu’elle se sera probablement manifestée déjà en 1952 de la même façon que A. B. attribue les événements de 1848 à cette même conjonction survenue deux ans plus tôt ! Que signifie dès lors un pronostic aussi tardif alors que l’astrologue est censé déjà vivre en cette nouvelle période : qu’a-t-il à annoncer qu’il ne connaisse déjà ?

On le conçoit : s’il avait rappelé que cette date lui tenait particulièrement à cœur, on lui en aurait fait le reproche. En revanche, en présentant cette date « à froid » comme une évidence historique rétrospective, cela passait mieux. Après 1989, A. B. baisse la garde et reconnaît son investissement personnel de façon à constituer un « doublé ». A. B. aura donc annoncé et pas seulement expliqué après coup et 1953 et 1989. En réalité, ce pronostic de décembre 1952 corrige celui de 1945.

2.      La prophétie du plan septennal

En 1963, A. B. publie un petit livre, chez Albin Michel, qui annonce la prochaine suprématie de l’URSS ou plus exactement la confirmation d’un processus en cours, symbolisé par l’industrie spatiale soviétique. C’est « la Crise mondiale de 1965.Prévisions astrologiques » avec comme date de référence 1964.

C’est justement et cela n’est nullement un hasard-ce qu’affirme un Nikita Khrouchtchev dans son Rapport au XXIe congrès extraordinaire du Parti Communiste d’Union Soviétique (PCUS) et notamment dans un texte intitulé « Les chiffres de contrôle du développement de l’économie nationale de l’URSS pour 1959-1965″. Texte prospectif dont A. B. fait son beurre.

Comment Barbault a-t-il pu croire que les dates avancées par Khrouctchev pouvaient être pertinentes sur le plan astrologique ? Car il ne saurait bien entendu s’agir d’une coïncidence, Barbault a bien calqué sa prophétie sur celle du plan septennal, qui ne fut décrété qu’en 1959. Un texte traduit en français paraissait dans la Collection « Etudes Soviétiques » : le Septennat soviétique (1959-1965) » et ce n’était point là un ouvrage rétrospectif.

Reverchon, dans son étude critique, Valeur des jugements et pronostics astrologiques, fascicule bilingue qui porte aussi un titre anglais, Value of the astrological judgements and forecasts (Département 91, Yerres) souligne, en 1971, ce rapprochement sans préciser que A. B. a purement et simplement emprunté à Mr K. Un assez mauvais calcul, au demeurant car soit le pronostic s’avérait juste et on aurait pu reprocher à A. B. d’avoir fondé sa prévision sur une autre prévision bien assurée, soit – comme ce fut le cas – le pronostic était démenti par les faits et l’astrologie n’en sortait pas grandie. En réalité, rien d’étonnant : pourquoi l’astrologue ne ferait-il pas alliance avec le politique ou l’économique pour étayer son propos prévisionnel, quitte à commettre un délit d’initié  ? Qu’est ce que ne seraient pas prêts à faire certains pour prouver qu’ils ont bien servi l’astrologie  ?

La décennie Soixante débute dans l’euphorie[1] dans le camp communiste et Barbault est emporté par cet enthousiasme aux relents prophétiques. Il reprend mot pour mot, date pour date, l’argumentation soviétique et communiste, pensant ainsi crédibiliser, avant et surtout après coup, son pronostic concernant le trigone Saturne-Neptune.

Il lui faudra assez vite déchanter et il passera sous silence ce grand rendez-vous de 1965 qui aurait du correspondre à un dépassement économique des USA par l’URSS, selon les termes mêmes de Khrouchtchev. On sait qu’il n’en fut rien et que ce sont les américains et non les russes qui débarquèrent les premiers en 1969 sur la Lune, malgré la prédiction de Barbault. Ce spectacle à la télévision a du sonner un temps le glas de ses vaticinations. Encore en 1967, dans Les Astres et l’Histoire (p. 309), il tient le pari de la victoire communiste. Pour cette étape d’antithèse – de 1965 à 1972 – « Mais ni le trigone Saturne-Neptune, ni l’opposition Saturne-Neptune ne parviendront à inverser les rapports de force entre les deux super puissances ».

En 1989, dans l’Astrologue, Barbault cite divers textes concernant sa prédiction. Or, curieusement, il omet de mentionner le texte suivant : pp. 308-30, (paru dans Les Astres et l’Histoire) :

« À la thèse, nous savons que les deux partants Américains et Russes posés, le premier avec une supériorité et une avance, le second une infériorité et un retard, dans la finalité d’une domination mondiale. A la synthèse nous avons vu se présenter la perspective de l’enfantement d’une société nouvelle, issue de cette double évolution mais où, en tant que tendance, le second partant aurait l’avantage sur le premier. »

Il lui en préfère un autre, figurant dans le même ouvrage :

« Ces deux partants sont en fin de course, l’un l’autre, pour la dernière destination de 1988-1989, à l’échéance de laquelle le monde tend à se renouveler pour enfanter une nouvelle société. »

Cette dernière formule est reprise après 1989  :

« Or, ces deux partants arrivent ici en fin de course au même point et au même moment, comme pour se fondre en un unique courant. Cette destination commune et unique de 1989, c’est l’échéance à laquelle le monde tend à se renouveler pour enfanter une nouvelle société. » (L’avenir du monde, p. 145)

Le choix par A. B. des textes qui attestent de sa prédiction n’est nullement innocent. Dans un cas, il s’agit bien de la victoire annoncée de l’Union Soviétique sur les USA en termes économiques et il est typique que A. B. ne cite aucun passage de sa Crise mondiale de 1965 :

« Tout donne finalement à penser qu’à l’arrivée de l’opposition de 1971-72, l’URSS vivra (…) un temps de dépassement en ayant « doublé » les USA. » (p. 98)

Dans l’autre cas, il est vaguement question d’une nouvelle société à l’échelle mondiale… Ce qui ne mange pas de pain. A. B. en évacuant ses propres formules malheureuses sur la prochaine victoire du communisme trahit ainsi son malaise.

Décidément, l’opposition Saturne-Neptune ne donne pas grand chose. Entre 1953 et 1989, on obtient 1971 et c’est alors que Reverchon, dans un texte bilingue, fait un constat d’échec… Certes, 1989 rachètera… 1971. Mais, il ne s’agit pas de jouer au casino, surtout si l’on se sert d’un même cycle : un succès ne saurait dans ce cas compenser un échec ! L’astrologie n’est pas le tir à l’arc !

En tout état de cause, dans quel état d’esprit se trouvait A. B. au lendemain de cette opposition Saturne-Neptune si décevante tant pour les communistes suivant la ligne de Khrouchtchev que pour les astrologues suivant la ligne de Barbault ?

Pudiquement, dans ses Entretiens (Pierre Horay) avec Michèle Reboul, A. B. note en 1978 :

« Une large confirmation de corrélations successives ayant été obtenue, nous nous sentons autorisés (sic) à pronostiquer une étape capitale pour le communisme et l’Union Soviétique à la nouvelle conjonction Saturne Neptune de 1989 et une crise préalable sous le carré de ces astres qui se produira en 1980. » (p. 86)

A cette date, il n’est pas disposé à reconnaître son échec. Il en sera différemment en 1989 dans l’Astrologue :

« Par contre, autant reconnaître que j’ai trébuché sur l’opposition de 1971-1972 (180°) estimée pouvoir correspondre à un dépassement de la puissance économique américaine (!) » (p. 4) Mais comment se fait-il qu’A.B. ne propose pas une autre lecture de cette opposition ? Il ne suffit pas de déclarer que l’on a trébuché, il eut convenu de corriger le tir ! Sinon, c’est réduire l’astrologie à une série de coups prévisionnels.

 

 

André Barbault est obsédé par l’idée que l’URSS et les USA fassent au moins jeu égal. Faute pour l’URSS de dépasser l’Amérique, il annonce encore en 1987 (L’Astrologue n°80) la confrontation entre les deux « empires » et ce précisément pour les années 1988-92, années de la conjonction Saturne Neptune mais aussi de celle de Saturne et d’Uranus et d’Uranus-Neptune mais là encore le déclin de l’URSS empêchera que cela se produise et d’ailleurs en 89, les Etats Unis ne joueront qu’un rôle assez secondaire. Et inversement quant à 1991, les russes ne seront eux-mêmes que des spectateurs forcés à la neutralité dans la Guerre du Golfe.

3.      L’ère Gorbatchev

Fin 1987, alors que Gorbatchev est déjà au pouvoir, A. B. publie un article dans sa revue. Il y est question pour 1989 des relations russo-américaines puisque en cette année là deux cycles se rejoignent. Or, le paradoxe, c’est que c’est précisément à partir de 1990 et de la Guerre du Golfe que l’on considère qu’il n’y a plus désormais qu’une seule super puissance ! Barbault lui aussi a complètement perdu son pari ! Dans son « Histoire d’une Prévision » (L’Astrologue, 4e trimestre 1989), A. B. ne sait pas encore que quelques mois plus tard, la marginalisation de l’URSS va se confirmer de façon éclatante sur la scène mondiale.

Certes, il se passe des choses importantes dans le bloc communiste autour de 1989 mais exactement en sens inverse de ce que Barbault avait annoncé. Pour donner l’impression qu’il a réussi, il est obligé de réduire son propre discours à un propos insignifiant : on passe d’un dépassement des USA par l’URSS à. une date importante dans l’histoire de l’URSS puis pour la paix du monde ! ! ! Mais alors, la question reste posée : est-ce que dans son ensemble le cycle Saturne-Neptune est ou non valable ? Car ce pronostic pour 1989 n’a de sens, du point de vue astrologique, que s’il s’inscrit dans une série passé et à venir satisfaisante.

Il y aurait donc réussite dans les dates et échec dans le pronostic de ce à quoi ces dates correspondraient. Mais si l’événement annoncé n’a pas eu lieu, quel sens pourrait avoir de dater un non événement ou un contre-événement ? Imaginons l’effet qu’un tel pronostic pourrait avoir à l’échelle individuelle.

Il n’y a même pas eu de guerre, avec un vainqueur et un vaincu, c’est le bloc communiste qui est tombé tout seule, de ses propres contradictions. Encore faudrait-il situer cela au sein d’un cycle des décolonisations et des indépendances. Au fond, A. B. aurait eu la chance que la date annoncée coincide avec un autre cycle qu’il n’a jamais étudié !

Bien plus, peut-on sérieusement, rétrospectivement, faire un lien entre 1989 et 1953 ? Est-ce que la mort de Staline mit fin alors à la domination de l’URSS sur l’Europe de l’Est ? Dès 1956, la répression soviétique en Hongrie démontrait le contraire et il faudra attendre précisément jusqu’en 1989 pour que les choses changent !

Prédiction ou prévision ? En ce qui concerne la date avancée de 1989 s’agit-il d’une prévision articulée sur un système cohérent ou bien d’une date obtenue par hasard voire par on ne sait quelle intuition ne relevant pas stricto sensu de l’astrologie ? On pense au Varennes de Nostradamus.

Dix ans après 1989, force est de constater que cette date n’a pas constitué le début d’un nouveau cycle pour la Russie. Il n’y a pas eu après la déstalinisation qui aurait débuté à la mort de Staline en 1953, un nouveau régime militaire, par exemple. 1989 n’a pas été marqué par une entente entre l’URSS et les USA pour le gouvernement du monde. Depuis l’époque de Gorbatchev, dans les années Quatre Vingt, la Russie n’a pas, avec Eltsine et Poutine, changé de régime quinze ans plus tard ! Le pouvoir n’est pas passé aux mains des généraux du type Lebed.

Il semble bien que les événements des années 88 – 89 appartiennent à un autre cycle que celui d’Uranus Neptune. Ceux-ci relèveraient, bien plus tôt, on l’a dit, de la décolonisation, ce qui n’est nullement propre aux dates de ce cycle, comme on l’a montré Ce processus frappe alternativement tel ou tel empire. Et d’ailleurs, la meilleure preuve que les événements ne sont pas propres à la Russie est qu’ils ont lieu ailleurs comme ce fut le cas en 1988 en Israël avec l’Intifada.(voir notre article in Ayanamsa 2000) Car le problème de cette affirmation d’un cycle réservé à un seul pays est que cela est falsifiable, cela exige que l’onde de choc s’arrête aux frontières.

4.      L’avenir du cycle Saturne-Neptune

En bonne logique, A. B. aurait du tout tabler sur ce cycle, le seul qui ait vraiment fait ses preuves et même consacrer un livre entier à ce seul cycle. Or, il n’en est rien. Bien au contraire, lorsque A. B. parle du début du XXIe siècle, il n’accorde au cycle Saturne-Neptune qu’une place bien modeste parmi d’autres cycles pourtant moins bien validés. Attitude somme toute surprenante comme si n’aurait pas suffi à sa gloire la mise en évidence de la réalité d’une influence planétaire sur l’Histoire des hommes. Mais peut-être pense-t-il que c’est tout ou rien et que si tel cycle « marche », il doit en être de même de tous les autres…

L’astrologue a besoin en outre d’un certain recul : en 1989, sous l’excitation de la réussite, A. B., dans le N° 89 de l’Astrologue (p. 19) n’hésite pas à baliser les vingt ans à venir sur la base du cycle Saturne-Neptune. Mais il ne semble pas qu’il ait eu le sentiment d’avoir réussi ses pronostics car il ne s’en fera pas l’écho dix ans plus tard, en 1998, dans ses « Prévisions astrologiques pour le nouveau millénaire » (p. 192) :

« Ce cycle (Saturne-Neptune) qui avait incarné l’idéal communiste d’une population laborieuse revient donc à la charge sous un jour nouveau de type coopératif ; là où le marxisme d’Etat a tragiquement échoué… »

Mais déjà en 1993, dans l’Avenir du Monde (Editions du Félin), le discours s’était édulcoré :

« La conjonction Saturne-Neptune est surtout (sic) expressive d’une promotion des couches inférieures de la population mondiale etc. »(p. 202)

On tombe dans l’insignifiance ! Exit la Russie, bonjour la générosité sociale : on est passé du communisme au socialisme bon teint ! Or la Russie existe toujours, on le sait avec le recul que n’avait pas encore A. B. qui réagit trop souvent à chaud, parfois plus en journaliste qu’en historien.

Parallèlement, A. B., à partir de Les Astres et l’Histoire, traite de l’indice de concentration planétaire et annonce une très grave conflagration pour la première moitié des Années 1980. Sur la quatrième de couverture de l’Astrologie Mondiale, en 1979, il est indiqué :

« Que nous réservent les années 1980 ? Une étape capitale pour le communisme et l’Union Soviétique à la nouvelle conjonction Saturne-Neptune de 1989. De 1981 à 1984, cinq conjonctions se renouvelleront entre les cinq planètes lentes qui, en 1982-1983, seront rassemblées en une zone d’exceptionnelle concentration  : celle-ci qui se reproduit tous les cinq siècles (…) annonce une phase particulièrement importante de l’histoire du monde. »

Or, que penser dès lors de la prévision pour 1989 qui fait suite à ces années annoncées comme catastrophiques et qui le seront beaucoup moins que Barbault a voulu le laisser entendre ? Est-ce que ces années de concentration planétaire n’étaient pas a priori susceptibles de marquer l’URSS plus encore que cette année 1989 ? C’est un peu comme ce prophète qui annonce la fin du monde et qui traite de l’avenir au delà de cette date comme si de rien n’était ! Barbault a-t-il annoncé que la troisième guerre mondiale du début des années 80 épargnerait l’URSS ? C’était hautement improbable. Si les choses s’étaient passé comme prévu par A. B. nul doute que l’URSS eut aussi traversé des heures graves. On voit donc là cohabiter plusieurs échéances liées à des systèmes prévisionnels distincts chez le même auteur. Mais, jusqu’à quel point, l’échec d’une prévision, chez celui-ci, peut-il compenser l’apparente réussite d’une autre ?

5.      Une révolution oubliée : 1905

Comment un historien du communisme réagit-il quand il voit l’historique proposé par Barbault concernant son étude du cycle Saturne-Neptune puisque c’est ce cycle que Barbault assigne au communisme et qui serait la clef de son devenir ?

Nous avons eu l’occasion d’étudier la question des deux révolutions à propos des Protocoles des Sages de Sion, dans notre thèse d’Etat, le Texte prophétique en France, (cf. article sur ce texte antisémite, en anglais, in Jewish studies, 2000). C’est en réalité autour de la Révolution de 1905 (F.X. Coquin. La révolution russe manquée, Paris, Ed. Complexe, 1985 et Colloque « 1905. La première révolution russe », Paris, 1986) qui aboutit notamment à la création d’une Douma que l’on considéra d’abord que ce texte antisémite revêtait un caractère prophétique. Par la suite, l’on se reporta sur celle d’Octobre 1917 qui en était la répétition à une autre échelle.

Donnons d’abord la parole à A. B. narrant les grandes étapes du communisme, et faisons abstraction des correspondances astronomiques qu’il place en vis à vis. A. B. décrète qu’un nouveau cycle pour la Russie commence en 1917. Mais il prend ses désirs pour des réalités, tout simplement en raison de la conjonction Saturne-Neptune, l’Histoire n’a qu’à suivre :

« 1882…. 1917….1952  » et il poursuit : « Donc 1917, c’est la conjonction et avec elle la prise de pouvoir »

En 1973, dans le Pronostic expérimental en astrologie (Payot), A. B. pariait encore sur les étapes successives – et pas seulement la conjonction et l’opposition – du cycle Saturne Neptune. Il ne s’y essaiera plus avant 1989.

Ce qui frappe le lecteur, c’est qu’à propos de ce cycle (pp. 149-150), A. B. ne dit rien pour 1971-1972 alors que l’ouvrage parait en 1973 et pour les années à venir, il se contente d’énumérer les aspects mais ne donne aucun pronostic. Bizarre ! On sent quand même une gêne dont il s’expliquera… en 1989 sur la déception de l’opposition pour 1971. En 1973, A . B. ne veut pas encore faire le bilan et constater l’échec alors il préfère ne rien inscrire. Quant à sa prévision du dépassement des USA par l’URSS, il ne reste plus qu’une modeste note : sextil (1959) : « période d’essor économique sans précédent et de supériorité technique et scientifique ». Mais cette période, combien de temps dure-t-elle ? Est-ce une « longue » ou une « courte » période ? A. B. navigue entre les phases de 36 ans et celles de 2/3 ans. C’est selon. Cela permet de limiter les dégâts des extrapolations : oui en 1959, il y avait un essor extraordinaire et c’est d’ailleurs pour cela qu’AB a fantasmé sur 1971. Il traite de l’économique comme du politique alors que l’économique est à long terme ! Mélange des genres ! Exit en fait l’économique qui est trop casse cou, bonjour le politique avec ses revirements constants, ce qui limite les dégâts. Quand on se trompe de tendance, c’est toujours par anticipation en politique alors qu’en économie, cela risque d’être rédhibitoire de façon définitive.

Tout se passe comme si, à lire Barbault, la Révolution de 1905 n’avait pas existé, comme si elle n’avait pas été une répétition générale. Comment A. B. peut-il faire abstraction dans son descriptif de cette date ? Comment, en fait, peut-il délimiter son étude à 1917 ? Comment une Michèle Reboul, en 1978, dans ses Entretiens, ne lui fait-elle pas remarquer une telle lacune ? Cette éclipse de la révolution de 1905 n’a jamais été signalée, à notre connaissance ni par Barbault, ni par ses lecteurs, ce qui en dit long sur l’esprit critique de ce public.

Comment ignorer que les deux révolutions sont couplées et que l’une prépare en quelque sorte la seconde ? Un Trotsky[2], notamment, a participé aux deux révolutions et la première fut, selon l’expression même de Lénine, une répétition générale de la seconde. L’affaire du Potemkine, reprise par Eisenstein, dans un film, est de 1905.

Plus grave, si 1917 est l’aboutissement de 1905, il n’y a pas à chercher d’aboutissement pour 1917 ! La boucle est bouclée et un nouveau cycle commence dont les enjeux seraient à définir. La mort de Lénine aurait assez bien convenu pour déterminer une nouvelle phase, qui pourrait être appelée stalinienne. Or, Yves Lenoble, dans son ouvrage sur les cycles (Ed. de l’ARRC), commentant Barbault, veut faire démarrer cette période stalinienne à 1917, ce qui permettrait de donner du sens à l’échéance de 1953.

Refuser la dualité 1905-1917, c’est ne pas comprendre que l’astrologie a pour vocation de situer une activité au sein d’un cycle, avec en effet une phase préparatoire, une phase de maturation et une phase de conclusion et de renouvellement.

Si l’astrologie a un discours à tenir sur l’Histoire, c’est bien celui de la répétition. (cf. P. L. Assoun, La répétition historique chez Marx, PUF, Reed 1999). D’autant que Barbault va retenir des événements infiniment moins importants pour correspondre aux aspects successifs qui rythment le cycle Saturne-Neptune. En dépit des publications successives que A. B. va consacrer à l’astrologie mondiale, il ne parviendra- ou ne tentera – jamais d’ insérer 1905 dans son tableau ! Ce qui montre le carcan du système utilisé (cf. notre article in La lettre des Astrologues, 2000)

Or, entre 1881 et 1917, s’il fut une date importante, c’est bien celle de 1905. Malheureusement, elle ne correspond pas à l’opposition intermédiaire qui a lieu en 1897….Notons d’ailleurs 1881- 36 ans avant 1917 qu’ A. B. aurait pu, au demeurant, citer l’assassinat du tsar Alexandre II. Il ne l’a pas fait.

6.      L’expansion soviétique en Europe

La Russie n’a nullement disparu en 1989 ! Et c’est l’URSS qui a éclaté et non la Russie qui en est de très loin la partie centrale et la plus massive, d’autant que les anciennes républiques de l’URSS en restent largement dépendantes., échappant pour l’heure à l’attraction de l’Union Européenne. Si les Etats d’Europe de l’Est ont retrouvé une indépendance perdue au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la Russie reste ce qu’elle est et son destin ne s’est pas arrêté. A ce propos, si 1989 a vu certains pays s’émanciper du joug soviétique, on aurait pu s’attendre à ce que le même cycle ait fixé le moment de leur asservissement et ce ne fut pas 1953 mais plutôt les années 1946-1948, en raison de l’occupation soviétique liée à la fin de la Seconde guerre mondiale. La domination soviétique en Europe de l’Est n’a pas commencé ni encore moins cessé en 1953 – les événements de Hongrie en 1956 et de Tchécoslovaquie en 1968 en témoignent – et par conséquent 1989 ne saurait faire pendant à cette date. Il faudrait la dater du reflux de l’armée allemande après Stalingrad, en 1942.

On aura probablement grossi l’importance pour l’avenir de 1989. Cela n’est pas plus important, en tout cas, que la perte par la France de ses colonies ! Or, voilà que Barbault décide que le communisme s’est effondré et qu’il n’y a donc plus de se servir du cycle Saturne Neptune à son endroit !

Logiquement, les astres se doivent de fixer le début et la fin d’un processus. A vrai dire, il nous semble que ces deux dates de 1917 et de 1953 sont des dates intermédiaires ou en tout pas des dates de commencement de cycle : 1917 vient à la suite de 1905 qui devrait donc être « conjonctionnel » et 1953 est bien moins pertinent par rapport à 1989 que les années 1940 (1942-1948) point de départ de la domination soviétique qui s’achève précisément en 1988-1989.

Avec un recul de dix ans, on est amené à relativiser l’importance de cette perte des pays satellites pour la Russie, et la révolution de 1917 – tout comme celle de 1905 – concernait la seule Russie. 1989 n’a pas sonné le glas de la Russie, n’a pas non plus placé la Russie sur le même plan que les Etats Unis, n’a pas davantage rapproché l’une de l’autre. Aucun des scénarios envisagés par Barbault ne s’est réalisé.

On ne peut mélanger Russie et bloc communiste et surtout il ne faut pas lier les événements du lendemain de la Seconde Guerre Mondiale avec ceux du début du XXe siècle. A vrai dire si l’on revient sur le pronostic de l’Yonne Républicaine, du Ier janvier 1953, que faut-il comprendre de la formule : « Du fait que le parti communiste russe est né sous la conjonction de 1881 et qu’il a pris le pouvoir à celle de 1917, on doit penser que l’année 1953 sera capitale pour l’URSS »

A la rigueur, on pourrait considérer l’expansion du communisme soviétique au delà des frontières de la Russie comme un étape essentielle mais… Elle n’eut pas lieu en 1953. Comment A. B. ne s’est-il pas rendu compte qu’il ne prenait pas en compte ce qui s’était passé sous ses yeux au cours des dernières années ? La réponse est simple : il ne voulait voir l’Histoire qu’au travers les lunettes d’une certaine astrologie.

Etrangement A. B. semble ne pas accorder toute son importance à l’expansionisme soviétique dès 1939 à moins qu’il ne souhaite pas signaler cette affaire délicate du rapprochement entre Hitler et Staline qui perturba les communistes français : pas un mot de l’invasion conjuguée de la Pologne, du fait du pacte germano-soviétique ni d’ailleurs des « révolutions » communistes en Europe de l’Est, à la fin des années 1940, qui sont l’expression d’une véritable conquête. (voir La crise mondiale, pp. 92-93). Or, c’est bien cela qui justement sera remis en jeu en 1989 ! On nous parle de la fin de quelque chose dont on n’a pas bien situé l’origine.

Certes, A. B. s’est également consacré à une typologie événementielle, avec l’indice de concentration. Mais est-ce que la dialectique guerre/paix est vraiment pertinente ? Ne vaut-il pas mieux classer les conflits en plusieurs catégories ? Cette polarisation sur la « paix » relève presque d’une vision mythique de l’Histoire et on rappellera que la propagande russe a très fortement investi le mot « paix », ses adversaires apparaissant toujours comme ceux qui menacent la paix du monde. Toujours la rhétorique communiste !

Il importe que le chercheur en astrologie mondiale commence par analyser le terrain avant de chercher une corrélation planétaire : tout se passe comme si A. B. avait défini d’une part une philosophie cyclique de l’Histoire, faite d’étapes successives et de l’autre un modèle planétaire, sans être parvenu à ajuster ces deux niveaux.

Barbault utilise une grille qui fait alterner les moments de crise et les moments de progression et ce un an sur deux environ, par le jeu des aspects. N’est-ce pas là un rythme trop rapide et qui reste à la surface des choses ?

Conclusion

Il semble bien que Barbault, dans les années Cinquante, de même qu’il a souhaité relier l’astrologie à la psychanalyse freudienne, a été tenté de se servir du marxisme pour refonder l’astrologie mondiale.

Il est assez remarquable de voir Barbault commenter son propre texte sur Saturne-Neptune et s’accorder un satisfecit. Apparemment, c’est « le » pronostic de sa carrière. Pour aucun autre, A. B. n’aura fait une telle rétrospective. Il lui aura fallu attendre l’âge de 70 ans ou presque pour enfin toucher dans le mille ! Il revient de loin, depuis la déconvenue de 1971 et plus généralement, par delà l’erreur de date, la croyance utopique du dépassement historique des USA par l’URSS vouée à ne jamais se réaliser ! Il y a ceux qui se trompent dans la date d’une guerre mais au moins la guerre existe mais A. B. lui annonce un non-événement ! Qu’est ce qui est pire : annoncer un événement qui n’aura pas lieu – comme Barbault pour la Troisième Guerre Mondiale – ou ne pas annoncer un événement qui aura lieu. Barbault s’est beaucoup moqué de ces astrologues d’avant guerre – pas la sienne, mais la vraie – qui ont manqué le conflit. Mais la question reste ouverte : cette guerre était-elle inévitable et définitivement écrite dans le ciel ? Comment peut-on reprocher quelque chose qui aurait pu être évité ? De même, d’ailleurs, que rien ne prouve que la première Guerre Mondiale était inévitable. C’est là une vision somme toute assez naïve de l’Histoire. C’est justement le syndrome de la recherche rétrospective qui conduit à rechercher une justification de ce qui s’est finalement passé Il importe que le chercheur connaisse de très près tous les tenants et aboutissants et pas seulement ce qui s’est produit au bout du compte.

Mais d’un autre côté, est-ce une si bonne chose de faire des prévisions en astrologie mondiale plutôt que de rendre compte de la succession des événements ? Il est à craindre que l’astrologue ne s’implique trop personnellement et cherche ensuite à n’importe quel prix à interpréter ce qui se produit dans le sens de sa prévision. Par ailleurs, encore faudrait-il user, pour qualifier les rendez-vous annoncés, d’un langage un peu moins simpliste que le terme « important » ; on préfèrerait une typologie un peu plus élaborée. Quant à l’attribution de tel cycle à tel pays, cela nous laisse perplexe : nous ne croyons pas à un tel compartimentage. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, un cycle concerne automatiquement deux camps adverses, il est nécessairement ambivalent, favorisant alternativement les camps en présence.

Dès 1976, dans Clefs pour l’astrologie, parues chez Seghers (pp.158-160), nous avions avancé la date de 1988 comme devant correspondre à une période de décolonisation, à la mise à mal des empires. A. B. ne mentionne pas notre travail bien qu’il en ait fait la critique dans l’Astrologue. Il ne s’en fait pas davantage l’écho à propos de la réédition de 1993, lorsque, nous commentons les événements récents (pp. 134-138). A lire A. B., on a l’impression qu’il est le seul à écrire sur ce sujet ou que son approche est la seule digne d’être commentée. Hors de l’astrologie selon A. B., point de salut !.

Donc, en 1976, dans Clefs, nous montrions que le passage de Saturne au début du Cancer et du Capricorne correspondait toujours à une phase de 7 ans environ de démembrement des empires, de par le monde. Or, en 1988, Saturne entrait en Capricorne ! Nous ne désignions certes pas l’URSS pour 1988 mais notre système « prévoyait » le type d’événements auxquels l’URSS fut confrontée.

On nous fera remarquer que peut-être l’astrologie ne peut pas aller au delà d’un certain seuil de précision et que le bilan barbaultien reste somme toute globalement positif… C’est oublier ou ne pas vouloir comprendre qu’en deçà d’un certain seuil, les résultats obtenus ne sont tout simplement pas significatifs et relèvent du hasard qui fait se rencontrer les mots et les choses…

Il était important de montrer de quelle façon l’astrologue était marqué par les idéologies régnantes.

 

J. H. Le 3 juillet 2001


[1] – Ph. Robrieux, Maurice Thorez, vie secrète et vie publique, Paris, Fayard, 1975, pp. 520-521.

[2] – P. Broué, Trotsky, Paris, Fayard, 1988, pp. 97 et seq.

 

 

Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, cyclologie, prophétisme | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn L’année charnière 1953 pour la légende dorée d’André Barbault

Posté par nofim le 8 janvier 2021

L’année charnière 1953  pour la légende dorée d’André Barbault (1921-2019)

 

par  Jacques  Halbronn  

 

 

 

Ayant consacré des années au dossier Nostradamus (cf entre deux thèses (1999  et 2007)  Documents inexploités sur le phénoméne  Nostradamus, en 2002  Ed Ramkat),  il nous a semblé que nous pouvions nous occuper du dossier André Barbault, récemment décédé., à  400 ans de distance environ, dans des conditions évidemment  fort différentes puisque nous avons eu affaire avec lui , à différents titres, entre 1967  et 2004, donc sur plus de 30 ans. La consultation des collections  de la Bibliotheca Astrologica nous aura permis d’apporter certains éclaircissements à propos du dossier Saturne-Neptune qui aura marqué Barbault depuis 1953.. Cette étude vient compléter et étayer une série de vidéos que nous avons consacré à cette question, depuis le début du présent siècle. Ajoutons que nous aborderons le dossier sous divers angles textologiques certes mais aussi celui de la théorie cyclique en général  et de l’epistémologie de l’Astrologie Mondiale. L’on réagit ainsi au texte de Barbault lequel a tenu à nous  fournir sa version de sa prévision pour 1989 dans le numéro 89 de sa revue L’Astrologue « Ier trimestre 1990   » Histoire d’une prévision; L’après communisme « 

Première Partie

 

Or,  ce qui frappe, ce sont les lacunes du récit, ce qui ne peut  évidemment être relevé que si l’on dispose de sa propre documentation. Ironie du sort, nous nous servirons d’éléments que Barbault lui même nous avait communiqués au début des années 70:  à savoir  le bulletin du CIA intitulé  « L’Astrologie Moderne ». dont il avait  été le rédacteur dans les années cinquante. Or, dans le numéro de mars avril 1953, figure  dans la section « Chronique Mondiale »" une étude intitulée « La mort de Staline » et dont nous n’avions pas pris connaissance  quand nous rédigions l’analyse que fustigera Barbault dans le numéro 145de  sa revue sous le titre  » La mascarade astrologique »(4e trimestre 2004) En effet, le texte paru en 1953 dans L’Astrologie Moderne n’est pas mentionné dans « Histoire d’une prévision » (1990) et probablement Barbault  a  t il pensé que le dit texte « La Mort de Staline »  paru (pp. 8-9) dans un fragile et précaire  bulletin associatif de quelques pages  avait été oublié et le resterait indéfiniment. Il convenait  donc que nous reproduisions quelques lignes de l »‘Organe mensuel  du Centre International d’Astrologie » et que nous le replacions dans la chronologie proposée par André  Barbault dans son Histoire d’une prévision. On en notera le caractère rétrospectif « Le chef du communisme qui prit le pouvoir  à la conjonction  Saturne-Neptune  de 1917, la nouvelle  conjonction de ces  astres  en 1953  était une fin de  cycle et un renouveau  historique pour le communisme, que le  vieil  homme  disparaisse pour laisser la place à une nouvelle  génération, voilà qui est logique et analogique » Notons que ce texte parait cinq ans avant le retour du général De Gaulle en 58. Si Barbault ne s’intéresse pas  au  thème natal de Staline, en revanche, il signale  des transits  sur celui de Malenkov, le successeur en place. On notera qu’il n’est nullement question dans cet article des échéances à venir du fait du cycle Saturne-Neptune et notamment de l’opposition qui se produira 18 ans plus tard, sur laquelle nous reviendrons car en astrologie cyclique, tout ne se limite pas à la conjonction  et même l’on peut se demander si la conjonction, marque bien le début d’un nouveau cycle. Dans son Histoire d’une prévision,  Barbault ne signale donc pas, on l’a  dit, ce texte post mortem  alors qu’il nous indique (p5)un article datant du Ier janvier 1953 paru dans l’Yonne Républicaine. « Du  fait que le parti communiste russe est né sous la conjonction de 1881 et qu’il  a pris le pouvoir à celle de 1917, on doit penser que l’année 1953 sera capitale pour l’URSS »; Signalons tout de même que Barbault  a parié pour la cause du communisme comme cela sera flagrant dans son ouvrage « 1965 La crise mondiale » (Albin Michel). Il s’en excusera d’ailleurs dans son « Histoire »:j’ai  trébuché sur l’opposition  (de Saturne à Neptune, ndlr) de 1971-72 estimée pouvoir correspondre à un dépassement de la puissance économique  américain » (p. 4 Donc, on repose la question;  pourquoi Barbault ne mentionne-t-il pas son texte d’Astrologie Moderne  et pourquoi Astrologie Moderne ne mentionne pas l’article de l’Yonne Républicaine, paru quelques mois plus tôt? Quelle discrétion de sa part: Quand nous avions pris connaissance de cet article de l’Yonne Républicaine, il y a une vingtaine d’années, nous n’avions pas spécialement tiqué car nous n’avions pas réalisé que Barbault était déjà dès le début des années cinquante, bien installé dans le cadre du CIA et de fait il en était  un des vice-présidents outre son rôle de rédacteur de l’organe de cette association.  Nous avions même imagine, par erreur, qu’il était encore dans sa province! Or, sachant ce que nous savons, un tel scénario nous semble guère recevable!Pourquoi donc Barbault n’aurait-il pas faite part de ses réflexions prévisionnelles  dans le dit bulletin parisien avant le  bouleversement qui serait observé à la mort de Staline? Au lieu d’un texte prévisionnel  de janvier 53, on trouve en Avril,  dans Astrologie Moderne une constat a posteriori dont Barbault nous épargne la mention  et  la lecture dans son Histoire d’une prévision! Il faut l’avouer, le spécialiste des contrefaçons antidatées est alerté,  même si cela ne retire rien quant au pronostic pour 1989,  attesté bien avant les événements, celui là et notamment dans Défense et Illustration de l’Astrologie (Grasset 1955) dument cité par Barbault  et surtout dans le Pronostic Expérimental en Astrologie,-Payot, 1973) lequel mentionne  et commente (p. 139) le texte de l’Yonne Républicaine pour la première fois. « Fort de cette  réussite, m »accordera t on plus de crédit si je prends au sérieux la prochaine conjonction Saturne-Neptune de 1989 comme l’annonce d’une nouvelle « grande première » pour le destin de l’Union Soviétique ou du communisme mondial »  (p; 139) Barbault reprend la formulation de son texte de l’Yonne Républicaine : »En tant que renouveau de cycle, il  faut prévoir  un rebondissement de la cause  communiste dans le monde (..)La politique soviétique  trouvera des échos dans des nations qui jusque là lui étaient hostiles ou indifférentes » En tout état de cause, nous savons qu’André Barbault,  de son propre aveu, aura souvent voté « communiste », comme le signalent plusieurs témoins comme son  ami astrologue  Didier Geslain. Or, le texte de 1973 du Pronostic doit être replacé dans l’aveu de Barbault  dans  Histoire d’une Prévision, puisqu’il  est rédigé au lendemain de l’échec de la prévision de Barbault quant aux effets de l’opposition de Saturne à Neptune (1971-1972) On  voit l »astologie ai service d’une idéologie selon une stratégie bien connue  de la prophétie autotréalisatrice! Il faut aller de l’avant. Ne nous décourageons pas. La prochaine sera la bonne! Comment conclure? Plusieurs hypothèses se présentent  à l’historien du prophétisme que nous sommes: soit Barbault n’avait pas jugé bon de mentionner son pronostic réussi paru dans l’Yonne Républicaine soit, on l’aura dissuadé de le faire parce qu’à l’époque un tel pronostic n’était pas acceptable au CIA et cela expliquerait que Barbault n’ait pas jugé bon de signaler son texte d’Astrologie Moderne dans son Histoire d’un Prévision . Or, dans le numéro  de janvier 53, du même bulletin, on trouve un texte intitulé ‘Le  cycle Soleil Jupiter  et la chute de Pinay qui se termine par des prévisions pour un prochain ministère,la IVe République fournissant de nombreuses occasions pour les astrologues d’exercer leurs talents. soit, il s’agit d’un faux   fabriqué après coup  « pour la bonne cause » et  signalé  seulement vingt ans plus tard en 1973, pour le 20 e anniversaire de la mort de Staline!. Pourquoi Barbault n’a  t il pas cité en 1864  Dans la Crise Mondiale son article de l’Yonne Républicaine  et il n’ l’avait d’ailleurs pas mentionné en 1955 dans Défense et Illustration de l’Astrologie. Que de révélations dans ce Pronostic expérimental  de 1973 au lendemain de la déconvenue de l’opposition Sature -Neptune. Tout se passe comme si  la conjonction de 1953  bien interprétée quelques mois  avant la mort de Staline devait effacer l’échec de 1971-72. D’ailleurs c’est ce que Barbault reconnait comme cit plus haut:  » « Fort de cette  réussite (pour 1953  ndlr), m »accordera t on plus de crédit si je prends au sérieux la prochaine conjonction Saturne-Neptune de 1989 comme l’annonce d’une nouvelle « grande première » pour le destin de l’Union Soviétique ou du communisme mondial »  (p; 139). On saute de 18  ans en 18 ans, durée d’un demi cycle Saturne Neptune. N’oublions pas en effet qu’une prophétie vaut à l’aune de celui  qui la produit  Comme reconnait André  Barbault, une prophétie réussie donne du « crédit » pour le prochain rendez-vous.  Cela dit, est ce que les événements de 89 correspondent réellement au ton des prédictions de notre astrologue, on peut en douter. 1989  :  » En tant que renouveau de cycle, il  faut prévoir  un rebondissement de la cause  communiste dans le monde (..)La politique soviétique  trouvera des échos dans des nations qui jusque là lui étaient « hostiles ou indifférentes »? « l’annonce d’une nouvelle « grande première » pour le destin de l’Union Soviétique ou du communisme mondial » Pourquoi Barbault avant 1973 ne s’était-il pas vanté de la réussite de son pronostic de 1953 concernant la conjonction Saturne Neptune, se contentant comme dans son texte oublié  d’opérer un constat  après la bataille? Apparemment, c’est en 1973 qu’il lui fallait regagner un crédit perdu lors de l’opposition de ces mêmes planètes. Il est quand même rare qu’un astrologue se dispense de signaler ses réussites et que ses prévisions aient été réservées à un périodique nullement spécialisé  mais sollicitant souvent volontiers  les astrologues à l’occasion du Jour d l’An alors qu’il a lui même les moyens d’avertir ses pairs, surtout au lendemain de la mort de Staline! Paradoxalement, on aura compris que la prophétie pour 1953 qui aurait annoncé  des faits avérés  nous aura plus occupé que celle pour 1989 laquelle selon nous n’annonçait nullement le démembrement de l’URSS. Quand on consulte les éphémérides, l’on constate que la conjonction Saturne Neptune a lieu exactement sur les mois de décembre 52  et janvier  53  à 23° de la Balance. Quelle coincidence qu’André Barbault ait été interrogé par l’Yonne Républicaine à ce moment là et pourquoi ne s’est il pas manifesté plus tôt pour prendre date? Normalement, l’on prend plus de champ pour annoncer ce qui va se passer sous un aspect important et d’ailleurs Barbault ne s’en est à coup sûr pas privé puisqu’il se lança dans des prévisions à long terme: Tout se passe comme si le texte original avait été modifié en conséquence. En fait Barbnault ne pouvait mentionner un texte qui n’existait pas encore:; ce qui indiquerait que l’article de janvier 1953   serait postérieur. L’ironie de l’Histoire tient à ce que le communisme va revenir en force avec 1989, opportunément pour effacer le « trébuchement » de Barbaukt  relatif  à ses prévisions décevantes liées à une  troisième guerre mondiale poir les années 80. Jamais deux sans trois. La montagne accouchera d’une souris. Etrangement dans Histoire d’une Prévision, Barbault ne fera, en 1989, aucune référence au non événement des années  1982 comme s’il y avait des cloisons étanches entre ces deux méthodes. Relisons  ce que Barbault écrit dans le Pronostic expérimental en Astrologie (1973) à propos de son astrologie conjonctionnelle  (pp. 126-128): plus il y a de conjonctions, plus c’est « critique » Mais en 73, tous les espoirs prévisionnels sont encore permis qui effaceront la désillusion de l’opposition Saturne Neptune. « c « est  une  véritable   chute  (…) Pour la  troisième  fois comme en 1914-1918  et en 1940-1945 est un « trou » qui s’installe environ 2 années e 1982-1983 (…) « un point noir, un cap redoutable entre 1981 et 1984- surtout au coeur des années 1982  et 1983″Cet éechec n’empechera pas Barbault de conclure un texte intitulé L’astrologie aujourd’hui »  en  déplorant « le spectacle local (…)trop émaillé  de fiascos prévisionnels » ‘(p. 196) (cf Cahiers de l’Hermétisme, Albin Michel 1985  numéro sur l’Astrologie) La  paille et la poutre.!   En fait, dans son Histoire d’une prévision, André Barbault  se trompe de référence . Il confond avec une étude de son frère Armand Barbault  paru dans un numéro spécial  des Cahiers Astrologiques dont  André Barbault donne pourtant la référence précise  mais qui signe Rumelius  ‘La théorie des cycles planétaires et ses applications en Astrologie Mondiale » (pp. 66 et seq où il n’est même pas question du cycle Saturne Neptune et c’est Rumélius, le frère ainé, qui donne la bonne référence) et il s’agit d’un article de juillet Aout  1946 intitulé  « Les cycles planétaires  et leurs intérférences » Dans cet article de 1946, André Barbault, donc trois ans plus tôt, (p.173  et 176)  Or  il semble bien  que Barbault  étudie un trio  Saturne en relation  avec -Uranus-Neptune, graphiques à l’appui  A l’évidence, Barbault  étudie les rapports entre les rapides   Jupiter et Saturne  face au duo  lent des transsaturniennes, Uranus et Neptune: « Un nouveau tournant  important  de l’histoire  se produit quand le cycle  Uranus -Neptune forme son premier aspect dissonnant: le semi-carré. A ce moment même  Saturne franchit le cycle  (-c’est à dire Uranus Neptune, ndlr): en fin 1846 il rencontre Neptune. Nous avons là  la tourmente  révolutionnaire de 1848   qui s’abat sur l’Europe, France, Italie, Allemagne, Hongrie. MAis une réaction se produit  contre ces mouvements nationaux  constitutionnels  au passade de Saturne sur Uranus  en 1851-52 et les révolutions échouent. En France nous assistons de la première conjonction à la seconde au passage de la IIe République au Second Empire  (….) Et tandis  qu’en 1952-53 Saturne rencontrera  Neptune, en 1954-55, Jupiter rencontrera Uranus. En sorte que nous aurons  une conjonction Saturne-Neptune au carré d’une conjonction Jupiter Uranus; deux conjonctions en carré. Une configuration aussi remarquable  laisse redouter  une ultime (sic) prise de force  entre les deux antagonismes de la politique, parvenus dans un murissement progressif à leur forme la plus achevée (stade du carré involutif) » D »ailleurs dans son article jamais cité par Barbault paru dans Astrologie Moderne  de mars avril 1956  « La mort de Staline », Barbault met (p 9) en parallèle Stalinne Neptune pour  Staline et Jupiter- Neptune pour  Mussolini et Roosevelt Apparemment, il n’avait rien trouvé de comparable pour Hitler! Décidément, Barbault semble avoir alors travaillé sur un quatuor  Jupiter-Saturne face à Uranus Neptune, ce qui expliquerait qu’il y soit revenu en quelque sorte en 1967 avec l’indice cyclique  incluant cette fois Pluton, découvert en 1930.. En fait, l’on est en droit de se demander si Barbault souhaitait vraiment que l’on prît connaissance de son texte de 1946.

 

Partie II

  Après avoir pris connaissance d’une vidéo intitulée « Confessions d’André Barbault » (astro.international.com  ou andrebarbault.com), nous sommes à nouveau tombés sur l’année 1953.  Commentant son propre thème natal, Barbault  explique son côté « Balance »  par son gout des relations humaines. Il montre à la caméra une photo de lui  prise en groupe lors du Congrès de Paris de fin décembre 1953 et  y voit la preuve de sa sociabilité, puisqu’il avait su alors réunir des astrologue du monde entier. Sur la phoro,  le jeune Barbault n’est pas au centre mais sur le côté. Or, que lit on dans Astrologie Moderne n°9 (numéro spécial) ? « Hommage  à l’initiatrice du Congrès » Si ce septième congrès  voit le jour,  nous le devons à Mme la Comtesse  Zoé Wassilko Serecki  présidente de la  Société Autrichienne d’Astrologie .Dès le début de 1951, notre collaboratrice (sic)  lançait, dans le monde entier , une série d’appels afin de rallier le plus grand nombre d’astrologues  autour d’un programme commun en vue d’organiser un congrès international  et une union mondiale d’astrologie. Plus d’un millier de lettres  ont ainsi permis de donner consistance  à l’idée qui sera bientot réalité. Le CIA  avait estimé bon de soutenir  cette importante manifestation. Toutefois l’idée ne nous serait pas venue  de l’organiser seuls/  C’est bien pourquoi  nous rendons un grand hommage  à Mme la Comtesse  Wassilko  dont le  coeur et le courage  président à la naissance  de ce 7e congrès  international » Or, dans son interview avec Lynn Bell, Barbault,    cinquante ans  plus tard,, ne fera aucune référence  à la dire Comtesse et semble bien avoir voulu s’approprier tout le mérite de l’entreprise de façon à démontrer qu’il était un digne natif du signe de la Balance, selon ses propres dires. Or, en tout état de cause, Barbault en dehors de cette période de quelques mois, où il sera entrainé au niveau international,  ne sera à l’initiative du moindre congrès pendant les 20 ans qui suivront  alors que pour notre part, nous en avons initié une légion entre 1974 et 2004. D’ailleurs, si l’on étudie les Actes du dit Congrès et le programme, l’on note que la présence française y est relativement faible, réduite à la portion congrue,  et ne représente pas plus d’un cinquième des intervenants. Quant à Barbault, lui- même, il est mis sur une liste d »attente (p.18) A l’époque, la langue française était encore très pratiquée  comme langue internationale et les astrologues parisiens remplissaient un rôle de logistique de base pour des touristes astrologues.. Sur la photo parue dans Asrologie Modrne n°10  (p. 13) que montre Barbault à la caméra, l’on voit la Comtesse autrichienne, au centre du groupe. Cette photo mérite d’être comparée aux photos figurant dans notre Guide de la Vie astrologique 1984, notamment le congrès de mai 1977 où nous figurons au centre. Barbault en décembre 1953  vient de féter ses 32 ans, en mai 1977, nous en avions 29  mais ce congrès ne fur pour nous qu’un parmi tant d’autres,  à notre initiative. Si l’on examine les communications figurant dans les Actes du Congrès de Paris, de la fin 1953, l’on note la très faible représentation française en dehors de celle des deux responsables de cette  publication,  à savoir l’équipe de la « revue » Astrologie Moderne, André Barbault et Roger Knabe, sorte d’Etat dans l’Etat au sein du CIA: Commençons par les étrangers : Hans Bender , Charlotte Jaeger et Richard Arden, Martin Harvey, Hans Ritter, A. Florisoone,  Charles Carter, Wilhem Knappich, Alexander Ruperti,  Karl Gomsi, Adolf Weiss,T. Ram, Heinrich Daub Gustave Lambert Brahy les autrichiens  Hanns de Bischoff,  Zoe Wassilko Serecki,  Brigitte Dietl, Ludmilla Grohn, Wilhelm  Kestranek;Herma Pfeiffer, Rudolf Resch. Quant aux Français, on ne trouve que Jean Hiéroz, Michel Malagié, tous deux membres du CIA, Gérard Morin et Henri Hunwald. Le CIA n’aura certainement pas réussi à donner une image très forte de l’astrologie française alors que les Cahiers Astrologiques de Volguine témoignaient de sa vigueur. ;     Pour la petite histoire, l’on se demandera pourquoi ce Congrès fut qualifié de VIIe congrès international,  faisant suite à la série initiée avant guerre: on nus explique qu’en 1939  se tint à New York un Ve Congrès, celui de l’AFA, American Federation of Scientific Astrologers (cf Revue Demain  21 12 38). Quid du VI » Congrès? Eh bien, on nous explique que ce fut le Congrès organisé par le Collége Astrologique de France (Astrologie Moderne n° 9,  p 7) de…juin 1937. Il est vrai que le CIA et le CAF s’étaient entre temps singulièrement rapproché au point d’organiser de    concert un congrès à Strasbourg en 1954.  (cf Astrologie moderne n°12) Echange de bons procédés.  

 

Partie III

Nous joignons à notre dossier  un article paru dans les Cahiers Astrologiques  de janvier-février 1952, « troisième numéro spécial consacré à l’Astrologie Mondiale »  -texte signé des initiales « A. M. »  et dont nous ne connaissons pas l’identité complète (pp. 8 à 18) intitulé  « Regards sur 1952, année critique » Dans  ce même numéro l’on trouve d’ailleurs un article d’ André Barbault  (pp. 43 -51) « La méthode dialectique de l’Astrologie mondiale »  on y lit cette formule (p. 50): « Définir  Neptune par le communisme  n’est pas une solution soutenable;il faut voir les  différentes manifestations de Neptune dans l’Histoire, depuis le jour où il  a animé l’idéal du christianisme jusqu’à celui où il anime la foi communiste ». En fait, au niveau de l’application astrologique, Barbault en ce début d’année 1952, s’intéresse bien plus à Uranus:  » Suivons, par exemple, le cheminement  d’Uranus pendant plusieurs siècles, aux époques  des triples conjonctions Jupiter-Saturne- Uranus (en l’espace de plusieurs années), ce dernier  se trouvant  alors  valorisé par la  rencontre   associée des deux premières planètes. La liste débute en 1262  et se termine en 1942 « Hitler conquiert l’Europe », soit dix ans avant le numéro concerné, soit onze recoupements.En comparaison, l’article de A. M.  est bien plutôt tourné vers Saturne-Neptune. D’ailleurs, A. M. commence par citer André Barbault à propos d’une conférence donnée en 1949″ Rappelons que Barbault avait publié une étude sur les cycles planétaires en 1946 dans les Cahiers Astrologiques (cf supra) On s’en tiendra à ce qu’écrit le dit « A.M.’ sur Saturne-Neptune (pp. 15 et seq) : « La précédente rencontre de ces deux astres  a eu lieu  le Ier aout 1917 , année de la révolution russe  à 4° 46 du Lion. L’URSS, on le sait, a une évolution  strictement  parallèle  au cycle qui va se terminer et se rénover avec les conjonctions  de 1952-53. C’est dire toute l’importance  que revêt le proche  avenir pour les destinées de cette puissance. Il ne saurait  cependant être question  d’attendre en 1952-53  des effets absolument identiques  à ceux de 1917 pour la bonne raison que  l’état céleste des planètes  en cause est complétement inversé »   Cet auteur se  réfère  à un travail qu »il  avait fait paraitre dans le numéro 20 des Cahiers  Astrologiques (1949)  dans lequel il avait déjà évoqué  « les risques sérieux de conflit (…) pour cette époque »    » L’annee 1949 dans l’évolution mondiale » in numéro spécial  « Astrologie Mondiale » où il se réfère à Barbault et à son article de 1946 dans les Cahiers Astrologiques (cf supra).A. M.  » Avant 1952 au plus tôt , nous n’avons pas à redouter  de catastrophe mondiale. Il n’en est pas moins vrai que nous  approchons à grands pas  de cette échéance  qui se prépare sous nos yeux »  (p. 90) Mais il semble bien que A. M. ait eu une formulation plus heureuse et plus ciblée  à propos du cycle Saturne Neptune que Barbault, ce qui expliquerait que Barbault aurait publié son texte hors du milieu astrologique dans l’Yonne Républicaine et ne s’y serait pas référé  quelques mois plus tard (cf supra). En 1973, quand Barbault mentionnera  dans le Pronostic Experimental  (p 139(Payot) son texte de l’Yonne Républicaine, le texte  de A. M, aura été oublié depuis longtemps.

 

Relisons les textes de Barbault:

Yonne  Républicaine du  ier janvier  19533  » Du fait  que le parti communiste russe  (..) a pris le pouvoir ( à la conjonction Saturne Neptune) de 1917, on doit penser que l’année  1953  sera capitale pour l’URSS »

Le texte est remanié  dans  Astrologie Moderne Mars  Avril  1953 La mort de Staline (p 9)  « Staline  était le  chef du communisme qui prit le pouvoir  à la conjonction Saturne Neptune de 1917 , la nouvelle  conjonction de ces astres en 1953 était une fin  de cycle et un renouveau  historique pour le communisme » Une des raisons pour lesquelles Barbault n’aurait pas signalé son article de l’Yonne Républicaine dans le dit texte serait finalement du au fait que si les astrologues ne lisent pas l’Yonne Républicaine, ils lisent les Cahiers Astrologiques.  Tout se passe comme si André Barbault s’était inspiré ou en tout cas avait été inspiré par le texte de cet « A.M. » paru début 1952 dans les Cahiers Astrologiques , bien plus fouillé, au demeurant. Il eut été en tout cas souhaitable que Barbault citât  le texte de A.M.  dans les Cahiers Astrologiques comme AM l’avait fait pour lui.

 

 

 

 

 

 

JHB 10. 02 21

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jacques Halbronn Les maitrises planétaires. Critique des études de Guinard et Lenoble

Posté par nofim le 6 janvier 2021

 

Les maitrises planétaires vues par Patrice Guinard et Yves Lenoble

par Jacques Halbronn

 

Nous rassemblons ici deux travaux consacrés aux « maitrises planétaires, l’une datant de 1986 parue dans Astralis (octobre novembre décembre 1985- janvier février mars 1986 numéros 13-14) sous la plume de Patrice Guinard (usant d’un pseudo) et l’autre,quinze ans plus tard, sous celle d’Yves Lenoble, dans le cadre des Congrès d’Hermés et bien entendu nous nous servirons de nos propres recherches pour ce faire.

 

I Fondements logiques des « Maitrises » (trois parties, une quatrième ne nous est pas parvenue, qui était à paraître « dans un prochain numéro ») par Hervé Grindau-Ghanir (juin 1985)

Notre propre relation avec ce sujet s’étale, au vrai, sur une cinquantaine d’années et ce n’est que récemment que nous avons découvert le « pot aux roses ». Guinard adopte la thèse selon laquelle il fallait intégrer les planètes transsaturniennes dans le dispositif de la Tétrabible de Ptolémée, comme nous le faisions nous mêmes à l’époque et s’accorde à mettre en place des couples planétaires. Il fait nettement référence à Dom Néroman (Grandeur et Pitié de l’Astrologie, Paris, Sorlot, 19 40 ouvrage que nous lui avions communiqué à la Bibliotheca Astrologica) lequel associe les domiciles à l’axe solsticial et les exaltations à l’axe équinoxial (p. 52) mais il ignore le travail de Lisa Morpurgo (Introduction à la Nouvelle Astrologie Paris, Hachette, 1974, trad. de l’italien) qui dégage une structure en hélice comme nous le ferons en 1976 (Clefs p.85)

Au lieu d’essayer de comprendre la logique interne du dispositif traditionnel des Maitrises, Guinard plaque un nouveau système inspiré des travaux de son maître Jean-Pierre Nicola, ( sur le RET). Nous renvoyons le lecteur à la Bibliothèque Astrologique Numérique pour prendre connaissance de cette vingtaine de pages.

Exposons à présent brièvement en quoi, selon nous, la démarche de Guinard pèche. En effet, il ne s’astreint pas à la logique du thema mundi. Il ne se rend pas compte qu’il se situe en face d’un systéme à double référence, à savoir les deux axes solsticiaux et équinoxiaux (cf dessin p. 55) Il est vrai qu’à l’époque, nous n’avions nous mêmes pas été encore jusqu’au bout de notre structuration. Il aurait pourtant suffi de s’en tenir à une vraisemblance astronomique, celle d’une carte du ciel concevable ! Or, Néroman, lui même, n’avait pas respecté ce préalable puisqu’il plaçait Mercure en exaltation en vierge -position traditionnelle- à partir d’un soleil placé en bélier, alors que Mercure a une élongation maximale de 28° ! Il y avait là une bévue flagrante chez Néroman que Guinard aurait du signaler !

Au bout du compte, nous avons pu montrer que le dispositif transmis par Ptolémée ne faisait sens qu’à condition de répartir les positions sur la base des deux axes bélier et cancer et dès lors, Mercure se trouvait en domicile en vierge, à côté du lion avec Vénus en balance, à proximité (l’élongation de Vénus étant de 48°) et en exaltation en gémeaux à côte du couple bélier – taureau, avec Vénus en poissons, à proximité.

On pouvait alors objecter que dans le dispositif proposé par Ptolémée ne figurait ni le Soleil en bélier, ni la lune en taureau.. A cela nous répondrons que cette bizarrerie tient à la volonté d’intégrer Saturne dans le dispositif qui en réalité l’excluait, comme l’atteste la mythologie. En voulant se servir d’un septiéme facteur, cela contraignait à évacuer les luminaires des signes du bélier et du taureau !.

On observera le double hommage que Guinard nous rend (p. 76), dans la revue du GERASH dirigée par Maurice Charvet, à la fois en référence à nos travaux sur le sujet dans Clefs pour l’Astrologie 1976 et à ses interventions lors des colloques MAU de Nantes 1983 et de Lyon 1984

 

II Origine et Histoire des Maitrises planétaires par Yves Lenoble

Abordons à présent le travail de Lenoble  sur le même sujet, quinze ans plus tard, en commençant par sa bibliographie:p ; 28 Pas la moindre mention ni de Néroman, ni de Morpurgo, ni de Guinard, ni de Halbronn mais Carteret (et à sa suite Barbault) est signalé à propos du placement des planétes transsaturniennes (p.25) Notons que son texte fait suite à sa participation à la parution du Livre Unique de l’Astrologie par Pascal Charvet, Ed Nil, 2000 à savoir la Tétrabible de Ptolémée et c’est sur ce point que nous insisterons plus spécialement. Lenoble cite (pp. 10-11) l’ouvrage de James H. Holden ; A history of Horoscopic Astrology, AFA, 1996) Il y est question du « thème du monde » Au départ, c’est simple, on a Mercure en vierge, Vénus en Balance, donc dans le respect de la réalité astronomique. Mais Ptolémée ne respecte plus cette donnée, note Lenoble et l’on passe aux doubles domiciles, ce qui conduit à placer Mercure en Gémeaux et Vénus en Taureau  sans s’apercevoir que c’est en fait un dispositif se référant non plus à l’axe solsticial mais à l’axe équinoxial (cf notre étude sur l’article de Guinard) Au lieu de comprendre qu’il y a changement de référentiel, Ptolémée qui se contente de transmettre sans en comprendre le sens, des données dont il a pris connaissance , justifie le dispositif selon un argument de symétrie,, ce qui est une erreur de description que ne relève pas Lenoble. Ptolémée substitue à un critère astronomique- ce qui aurait exigé de réintégrer les luminaires en bélier et en taureau – un critère géométrique non pertinent..

Si l’on évacue Saturne, on retrouve un sytème non plus sur une base de septénaire mais de sénaire :

 

soleil domicile lion – exaltation bélier (en fait taureau)

Lune : Cancer – taureau (en fait bélier)

Mercure Vierge gémeaux

Vénus Balance – Poissons

Mars Scorpion Verseau

Jupiter Sagittaire – Capricorne

 

 

Analyse:

.

 

Soleil : Domicile Lion, exaltation taureau aspect de carré

deux signes fixes Feu- Terre

Lune Domicile Cancer, exaltation bélier aspect de carré

deux signes cardinaux Eau-Feu

Mercure Domicile Vierge, exaltation Gémeaux aspect de carré

deux signes mutables Terre Air

Les positions de la Lune et de Mercure sont inversées en matière d’Eléments.

Vénus Domicile Balance, exaltation Poissons aspect de quinconce (150°) un signe cardinal et un signe mutable Air-Eau

Mars Domicile Scorpion, exaltation Verseau aspect de carré

Vénus et Mars ont des rapports aux 4 Elèments inversés par rapport aux positions du Soleil.

Jupiter Domicile Sagittaire Exaltation Capricorne aspect de semi-sextile (30°) un signe mutable et un signe cardinal. Feu Terre Positions en Elèments inversées par rapport à celles de Vénus.

On notera que le Soleil et Jupiter se situant aux deux extrémités du dispositif associent l’un comme l’autre le feu et la terre.Toutes les combinaisons entre les 4 Elèments sont attestées. Eau Feu, Terre Air, Air Eau, Feu Terre.

On nous demandera pourquoi nous avons inversé les exaltations des luminaires (cf Clefs pour l’Astrologie, 1976 p.64), ce qui permet au Soleil d’avoir les positions de domicile et d’exaltation dans un signe masculin et dans un signe féminin et non dans deux signes masculins. Idem pour la Lune vu que ce principe est respecta par ailleurs : Mercure en vierge, signe pair et en gémeaux signe impair Vénus en balance signe impair et poissons, signe pair etc. ce qui correspond à la dialectique diurne/nocturne posé dans la Tétrabible.

On a là une démonstration d’une approche critique de l’histoire de l’astrologie, ce qui permet de restaurer des dispositifs corrompus. De même que l’on ne se hasarde pas impunément dans le champ de l’Histoire de la tradition astrologique, l’on ne saurait y parvenir, comme on l’a montré à propos de notre critique de « l’arbre généalogique du milieu astrologique » d’Yves Lenoble, dans celui de la « vie astrologique ».

On retrouve d’ailleurs les mêmes limites chez ces deux chercheurs  quand ils abordent le corpus  des Centuries nostradamiques. Le monde st  plein de ratés, victimes de leur mimétisme.

 

 

 

JHB

06 01 21

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jacques Halbronn à propos de « L’astrologie. Le grand voyage en soi et dans l’avenir » par Yves Lenoble

Posté par nofim le 5 janvier 2021

 

Jacques Halbronn Compte -rendu du livre d’Yves Lenoble

jacques Halbronn  à propos de   0

« L’Astrologie: le grand voyage en soi et dans l’avenir »

Yves Lenoble vient de publier un véritable panégyrique orchestré par Olivier Gissey lequel- sur quels fondements  sinon de seconde main, non vérifiés? – le présente comme « le » personnage central du milieu astrologique . Tout flatteur vit aux dépends de celui qui l’écoute. En réalité, la « centralité » de Lenoble s’est limitée, au mieux, à une douzaine d’années, en gros entre 1991 et 2003 et cela n’aura pas été le cas ni avant ni après cette date et ceux qui connaissent quelque peu l’histoire du milieu astrologique depuis les années soixante ne nous démentiront point. Comme il le déclare lui même, Yl. venu du Mans, est entré en Astrologie,, en 1970. Il lui aura donc fallu une vingtaine d’années pour occuper une place quelque peu « centrale » du moins à l’échelle de la vie astrologique parisienne.

Nous avons déjà, il y a peu montré les lacunes d’un précédent texte »L arbre généalogique du milieu astrologique français », lequel  fut délivré en public  au Congrès de Lenoble de la dite année 2003 (Filiation et transmission familiale en astrologie et psychologies) dont le présent ouvrage reprend d’ailleurs nombre d’éléments et force est de constater que son travail n’aura pas été mis à jour depuis, 17 ans plus tard, c’est à dire depuis la fin de la dite « centralité » !’ pas plus que pour les 17 ans ayant précédé le « régne »de Lenoble, entre 1973 et 1990. Centralité parisienne certes de Lenoble au milieu de ce demi-siècle de 1991 à 2003 . Encore conviendrait il même de relativiser la réalité de cette centralité pendant les 12 ans en question.

Ce serait notamment oublier la parution durant la période 1994-1997 du Nouveau Guide de la Vie Astrologique (renommé Guide Astrologique, Ed O. Laurens) lequel à notre connaissance – et nous sommes bien placés pour le savoir puisque nous en fumes l’instigateur et le maitre d’oeuvre- ne fut aucunement constitué à l’initiative ni autour de Lenoble lequel y contribua comme tant d’autres quant à l’élaboration de la notice le concernant. Il fut d’ailleurs inclus dans un mémoire de DESS, à Paris VIII, sous la direction d’Yves Lecerf, bien connu de Lenoble sous le titre Le milieu astrologique français, ses structures et ses membres (1995) que ne signale pas Lenoble dans sa bibliographie. La soutenance fut filmée et figure sur You Tube. On voit que la vie astrologique ne dépendait pas tant que cela des activités de cette personne comme le prétend son préfacier qui semble ne pas parler en connaissance de cause!

Le Guide en question circula d’ailleurs largement pendant les réunions Salon-Congrès du Palais des Congrès de la Porte Maillot, rive droite, et s’inscrit d’ailleurs au centre de la période Lenoble  laquelle se termine par le grand Congrès de 2004-cf   http://www.jupitair.org/ganymede/ganymede53.pdf) auquel le dit Lenoble participa comme l’un des nombreux intervenants, en la Salle Caillaux, située rive gauche, lequel colloque fut filmé de bout en bout à la différence des réunions Lenoble qui n’ont quasiment laissé aucune trace d’enregistrement audiovisuel, ce qui diminue d’autant au regard de la mémoire du milieu astrologique le pouds de la dite période en dehors des Actes imprimés qui se réduisent à la publication d’une quelconque revue annuelle.

En réalité, l’état de grâce de Lenoble n’aura réellement duré que trois ans de 1991 à 1994 – un feu de paille et de paillettes – et encore convient-il de préciser que nous organisames durant cette période trois congrès, à Montluçon, Angoulème et Dijon. A partir de 1994, comme on l’a dit il y eut la vague du Guide de la Vie Astrologique, plus le Congrès de décembre 1995 à Paris, plus les deux congrès de 2000, déjà rue Caillaux dont celui avec le CURA (né en 1999) de Patrice Guinard, avec le soutien du RAO chargé de l’enregistrement audio.  Le CURA   accueillit alors sur son site  notre CATAF -catalogue alphabétique des textes astrologiques français Signalons en 2006 et 2007, les congrès organisés par Didier Castille, respectivement à Lile  et à Paris, le dernier congrès visant à prendre la succession de ceux de Lenoble au vu des participants.

Quid de l’après Lenoble  dont il n’est pas question dans l’ouvrage qui vient de paraître ? En 2006, nouvelle édition du Guide de la Vie Astrologique sur DVD    Guide de la   Vie  astrologique  2006-2007   http://maqor.a.m.f.unblog.fr/files/2017/08/gva2006_2p_salon.pdf

Il y eut surtout le phénomène Teléprovidence à partir de 2007-2008 qui vit la mise en ligne de nombreuses archives vidéo avec l’absence des congrès Lenoble qui n’avaient pas eu recours à ce support, ce qui ne permet pas de restituer l’ambiance des dits congrès fort différente de la vingtaine de congrès de l’ère pré Lenoble! Il y eut encore dans la période post-Lenoble le développement des congrès de Lyon (RAO) et de Bordeaux (AAA), Paris étant quelque peu marginalisé. Ces congrès furent largement couverts par Téléprovidence jusqu’en 2013. Cette chronologie est évidemment simplifiée pour ne pas alourdir notre propos. Mais les congrès en province ne cessèrent pas de s’organiser à notre initiative entre 1990 et 1993 (Rouen, Montlucon, Angoulème, Dijon) sans parler du Congrès de Paris de 1995 où fut présenté à partir des archives sur 20 ans  la Saga du Mouvement Astrologique en cassettte vidéo.

Mais revenons sur d’autres points qu’il nous semble devoir préciser.

On note dans l’ouvrage que les astrologues comme Claire Santagostini, Jean Carteret, Michel Gauquelin, etc qui se rencontraient avant 1974 cessèrent de le faire, ce qui est une totale contre vérité, comme l’atteste notre collection de photos (à voir sur l’album photo des astrologues Face Book) et la recension sur nos guides des participants aux congrès successifs. Et en termes d’actes de colloque, la référence reste bien Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, paru aux Ed Albatros en 1979 (Colloque 1977). mais aussi les Actes du Colloque en Histoire de l’Astrologie du Warburg Institute de 1984 paru en 1987, dont nous fumes l’initiateur : Astrology Science and Society.

Lenoble nous fournit la recette de ses congrès (cf la collection des actes) : une quinzaine d’intervenants-, faisant des cours magistraux  et quelques centaines de spectateurs, qui constituent la « farce » d’un ensemble lequel devrait être réservé aux seuls astrologues, dans l’esprit qui avait été celui des Congrès depuis 1937. (et non 1936 comme il est écrit dans l’ouvrage) .Le Congrès d’Orléans (des actes parurent), mis en oeuvre par Denise Daprey en 1985, semble bien avoir servi de matrice à ce qu’allait réaliser Lenoble cinq ans plus tard, couplant conférences et stands mais organisant en même temps une réunion de divers responsables associatifs, ce que ne fera pas Lenoble alors que ceux ci sont présents dans le cadre du Salon.

Ecrire que rien d’important ne s’est fait entre 1974 et 1990 ne tient pas debout d’autant que Lenoble signale en passant que de nombreux congrès avaient été organisés par la SFA et le MAU !Dès 1975, nous organisions un congrès rassemblant Ruperti et Brahy, rue Caillaux en réponse au Manifeste de 185 . En 1978, se tint à Paris, à la Porte Maillot, avenue Malakoff un colloque international sur l’enseignement astrologique qui déboucha sur d’importants résolutions. On trouve d’ailleurs un film de nos délibérations sur Internet (cf la Saga du mouvement astrologique, recueil d’archives) D’ailleurs Lenoble fut désigné par nos soins pour diriger en mai 1978 une des deux journées Science et Astrologie,e qui se tint au Musée Guimet, autour de Nicola, l’autre journée étant vouée à Gauquelin. On, a d’ailleurs  dans le GVA  des photos de groupe où l’on voit Lenoble derrlère  Halbronn aux colloques de mai  77  et 78.  Ne parlons pas des Congrès que nous organisâmes, suscitâmes avant l’ère Lenoble à Londres, Genève, Bruxelles , Luxembourg, Athènes mais aussi en province, à Amiens,  Metz et à Toulouse (dont les actes sont parus), à Nantes, à Tournai, à Strasbourg, à Rouen, à Lyon, à Nice, à Orléans, à Toulon, à Saint Maximin etc dans les années 80, Quant à la FEA de Denis Daprey, rivale de la FFA, elle fut en grande partie notre œuvre car c’est nous qui la fîmes connaitre lors des rencontres  en 1984 de Cap d’Agde, de Lyon notamment, et signalons qu’Alain de Chivré, qui était à son Bureau, avec qui nous avions mis sur pied le congrès de Nantes en 1983, allait fonder la FDAF. On a là affaire à un véritable réseau  à caractère fédéral, par delà la question des dénominations souvent factices.

Tout cela est contenu dans le Guide de la Vie Astrologique 1984 signalé dans la bibliographie de l’Arbre généalogique du milieu astrologique, lequel se révéla précieux pour les organisateurs, dix ans avant sa nouvelle édition. Sans oublier la création de la Fédération Internationale Méditerranéenne d’astrologie (FIMA), en 1979 bien avant la FAES, 20 ans plus tard dont fera partie Lenoble! En fait, le Guide a une dimension fédérale en soi et offre de l’unité dans la diversité.

Quant aux publications d’Yves Lenoble, elles n’ont jamais été adoptées en 50 ans par des éditeurs ayant pignon sur rue alors qu’en 1976, nous avions déjà fait paraître aux éditions Seghers nos Clefs pour l’Astrologie, très vite traduites en espagnol : Claves de la Astrologia. Ne parlons pas de notre long article dans l’Encyclopaedia Universalis sur l’Astrologie en 1994 ou de notre exposition à la Bibliothèque Nationale  sur Astrologie et prophétie. Comment se fait-il que Lenoble n’ait point trouve à réaliser une coédition comme nous l’avons fait avec Guy Trédaniel  pendant une quinzaine d’années  suite au succés de la publication en 1979 du Traité de l’Heure dans le monde de Gabriel (alias Joel Dronsart, décédé)

Quid de l’ »astrologie groupale » dont s’enorgueillit Lenoble dans un manifeste intitulé « Pour une astrologie groupale » Citons son exposé  : « Nous étions  à quelques semaines (sic) de  l’élection présidentielle de Mai 1981. Mon maître Jean-Pierre Nicola me fit remarquer que, si l’on adoptait des orbes larges, on pouvait noter dans le ciel une conjonction Jupiter-Saturne au carré de Neptune. A cette simple constatation je me suis entendu lui dire : « François Mitterrand sera le prochain président ». Pourquoi tout d’un coup cette certitude qui se révéla justifiée quelques semaines plus tard ? (…) Une même configuration était récurrente dans le thème de François Mitterrand (astrologie généthliaque), dans le thème du printemps 1981, dans le thème des cinq républiques françaises (astrologie mondiale) et dans le thème du parti socialiste (astrologie groupale) dont François Mitterrand était à la fois le fondateur et l’actuel premier secrétaire. » Or, nous ne pensons pas que l’astrologie puisse prévoir le résultat d’une élection et même si Un Tel a donné le « bon » résultat, cela ne saurait être concluant  En revanche, annoncer un événement non programmé comme les grèves de 1995, comme nous l’avons fait un an à l’avance (cf L’astrologie selon Saturne), c’est une toute autre affaire, en pleine période Lenoble ! Pour nous, l’interface entre astrologie mondiale et astrologie individuelle ne consiste pas à comparer deux cartes du ciel mais à observer le transit de Jupiter-sur le soleil natal du leader considéré, c’est ce que nous avons appelé astro-horoscopie. La configuration n’est pas à chercher dans les similitudes entre thèmes mais dans ce qui se forme en un instant T entre les deux plans. Telle est la véritable interface et l’astrologie ne saurait valider le calendrier d’un système électoral lequel est en fait une pseudo-astrologie.

Pour l’historien du milieu astrologique que nous sommes, Lenoble restera à la postérité comme un satellite et non un soleil pour les 50 dernières années au prisme de la Vie Astrologique et la tentative que constitue le présent ouvrage « un homme au centre de la planète astrologique » (sic) fera vite long feu. Peut-on dire que le « roi est nu »? Il semble que l’on commence à oser le dire si l’on en croit le fondateur de la récente Académie d’Astropsychologie? Pour un connaisseur du milieu astrologique, le récit que donne Lenoble est truffé d’erreurs, d’omissions comme lorsqu’il écrit que Barbault , après son départ du CIA poursuivit la revue L’Astrologue pour le compte du CIA alors que dès 1971, le dit CIA fut obligé de lancer sa propre revue, Trigone.¨Il semble d’ailleurs que Lenoble ignore que Barbault n’en avait pas fini avec le CIA et qu’il contribua à son changement de nom. Divers documents montrent que Barbault avait  réinvesti le Conseil d’Administradon du CIA en 1974, comme cette photo prise alors où l’on voit Barbault au sein du dit Conseil ou comme cette correspondance entre Barbault et André Boudineau où Barbault lui fait part de ses projets de reprise en main. Il se trouve que nous avons eu communication de la correspondance de Boudineau, sorte d »éminence grise du milieu astrologique,  organisateur du Congrès de Paris de 1937,  comportant des lettres à en tête des revues de  l’Astrologue ainsi que  des Cahiers Astrologiques et étions en relation avec sa fille, Marie-Christine jusqu’en 2013.Parmi les tentatives de description du milieu astrologique, assez corsées, signalons la « performance » d’un Patrice Guinard avec « L’astrologie française au XXe siècle » (site du CURA)

¨Pour nous résumer, on dira que Lenoble semble bien plus marqué dans son mode de fonctionnement par son ascendant Cancer que par son Soleil Capricorne. En fait, Lenoble a souvent été, à partir des années 80,  en position de lieutenant, que ce soit aux côtés de Danièle Rousseau, à la FFA , de Solange de Mailly Nesla à l’AGAPE ou de Catherine Gestas, pour les Congrès SEP Hermés et à l’association Source.

 JHB  12 01 21

 

 

 

 

 

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jacques Halbronn Une astrologie à deux vitesses, l’une transcendant l’espace, l’autre le temps

Posté par nofim le 4 janvier 2021

Une astrologie à deux vitesses, l’une transcendant l’espace social, l’autre le temps social

par  Jacques  Halbronn

 

 

 

 

L’astrologie a -t-elle quelque lien avec la lutte des classes? Existerait-il une humanité capable de vivre au rythme du cosmos, d’en capter le jeu des configurations et une autre programmée astralement de façon ponctuelle à la naissance pour fonctionner dans un certain registre exclusivement? L’une ne serait pas limitée par les clivages socioprofesssionnels alors que l’autre ne serait pas dirigée par un système cyclique contraignant.On aura compris que la première humanité est vouée à dominer la seconde, ce qui est symbolisée par la formation d’un gouvernement; le Premier Ministre étant le seul à ne pas se trouver encadré par une affectation spécifique à la différence des « ses » ministres, affectés à des taches censées être bien définies.

Notre relation à l’effet Gauquelin ne datent pas d’hier et c’est d’ailleurs une relation qui aura fini par nous couter cher en raison d’un procés engagé par sa famille au lendemain de son décés dramatique en 1991, à propos de la parution des Personnalités Planétaires,

En 1986, nous lui avions consacré une bonne partie de notre texte consacré  à la Pensée Astrologique,  à l’occasion de la réédition de l’Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin.

Mais notre monoplanétarisme s’accommodait assez  mal de son « quintet  » de planétes : Mars, Jupiter, Saturne suivis de Vénus et de la Lune..jacques  Halbronn

Nous ne retenions d’ailleurs que le tiercé  Mars, Jupiter Saturne, qui étaient les seuls à figurer dans l’édition  de 1955  de l’Influence des Astres.

La base du monoplanétarisme  tient au fait que la diversité n’est  pas tant spatiale que temporelle.  C’est ainsi que le Soleil détermine des états bien différents selon le signe où il se trouve .

Nous dénoncions chez Ptolémée  une lecture astronomique du dispositif des domiciles planétaires laquelle détonait avec celle d’un Manilius, datant d’un siècle plus tôt pour qui les noms de dieux en astrologie ne renvoyaient pas nécessairement au septénaire.

Plus nous approfondissions notre étude du cycle de Jupiter en mettant en évidence une certaine dualité comportementale et plus nous étions sceptiques au sujet d’une caractérologie  statique  quelle qu’elle soit même s’il était avéré que les sociétés anciennes étaient organisée sur une triade socioprofessionnelle.

Or, à partir du moment où le type jupitérien que nous étudions était susceptible de passer successivement par des tonalités contrastées, le divorce entre une psychologie statique et une psychologie cyclique  allait se confirmer.

Pour nous, les différents groupes de Gauquelin ne faisaient que décliner  les états successifs chez une seule   et  même personne, au cours de  sa vie. Il y avait là une incompatibilité d’approche.

Selon nous, Gauquelin aurait été contaminé dans sa jeunesse pat une astro-typologie, en vogue d’ailleurs au Centre International d’astrologie dans les années Cinquante., sous tendue par la morphopsychologie d’un Corman, avec des physiques bien distincts les uns des autres.

 

Certes,  nos sociétés ne sont-elles pas  structurées en « types » et l’astrologie trouverait ainsi une  validation transdisciplinaire.

On pourrait envisager  une astrologie d’en haut autour d’un jupitérien transcendant les clivages et marqué et guidé par un processus cyclique d’une part et de l’autre   une astrologie d’en bas, avec des personnes limitées à un créneau donné et non vouées à une quelconque cyclicité,., cette astrologie d’en bas serait gauquelinienne  et l’astrologie d’en haut halbronnienne..

Cela dit, ne pourrait-on envisager une astrologie à deux vitesses, l’une pour l’élite marquée par la cyclicité jupitérienne embrassant la diversité spatiale et l’autre pour les « serviteurs » marquée par une spécialisation telle que balisée par Gauquelin et n’étant pas soumise à la cyclicité?

Autrement dit, l’une dépasserait les clivages typologiques planétaires mais serait dépendante du découpage en périodes tandis que l’autre échapperait au découpage en périodes mais serait enchainée au découpage professionnel tel qu’appréhendé par Gauquelin

 

JHB*04 01 21

 

 

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