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jacques Halbronn La folle aventure astrologique du référentiel saisonnier et le rejet des étoiles fixes

Posté par nofim le 28 février 2021

 

La  folle aventure astrologique du référentiel saisonnier et le rejet des étoiles fixes

 

par Jacques Halbronn

 

L’historien des textes que nous sommes  sait faire la part des emprunts et des sources en évitant de tirer des conclusions excessives, ce qui engagerait sur de  fausses pistes, égarerait. La question du Zodiaque fait assurément partie d’une telle problématique liée notamment au métalangage. Il ne fait certes pas de doute que la symbolique zodiacale  emprunte à l’iconographie des mois de l’année, bien que peu d’astrologues se réfèrent aux Très Riches Heures du Duc de Berry ou à d’autres « livres d’heures » représentant les travaux et les jours  au fil des saisons. En fait, comme nous l’avons montré dans notre article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis,  les corrélations entre signes zodiacaux, Eléments, planétes et calendriers/almanachs  sont assez confuses surtout si l’on ajoute la question du tétramorphe – taureau-lion- aigle- homme qui renvoie au Sphinx et  aux visions du prophète Ezéchiel sans parler des Quatre Evangélistes. Que nous révelé un tel désordre, une telle incurie? D’abord, il faudrait commencer par se demander si le Zodiaque est le fait des astronomes ou des astrologues.Que répondent les astrologues? Ils nous diront probablement que l’on ne distinguait autrefois pas les uns des autres, ce qui permettait de ne pas répondre. Or; même un Ptolémée, au début de sa Tétrabible distinguait les deux activités même quand elles étaient pratiquées par les mêmes personnes.

Selon nous,  il est fort probable que nous avons affaire à une question  d’agencement astronomique, tout comme d’ailleurs pour ce qui est du nom attribué aux planètes: pourquoi tel dieu et pas tel autre si l’on se réfère à toute l’Olympe?Ne soyons pas anachroniques: l’on avait pas  avant la fin du xVIIIe siècle commencé à utiliser d’autres dieux, comme Cérés, Pallas, Junon, Vesta, Neptune etc.Et là nous savons que ce ne sont pas les astrologues qui ont baptisé ces « nouvelles » planètes, invisibles à l’oeil nu et donc restées inconnues durant des millénaires.. Même les aspects semblent bien avoir servi aux besoins de désignation et de localisation des planètes. Or, cela vaut pour les étoiles fixes -dont traite la Tétrabible de Ptolémée- qui sont le point aveugle des astrologues de puis des décénnies, qui ne veulent entendre parler que de notre système solaire mais dans sa totalité.

La thèse que nous présentons ici est la suivante: le Zodiaque aura surtout servi à situer les étoiles fixes de façon à déterminer leurs relations avec les planètes puisque pour nous l’astrologie est fondée sur les aspects entre planètes et étoiles. Comme les étoiles sont censées être fixes et bien plus nombreuses que les planètes, elles pouvaient heureusement servir à établir une bonne signalisation et un suivie de la course des quelques planètes identifiées. Pour ce faire, il fallut bien  fixer quelque code auquel on se tiendrait,  aussi arbitraire et aléatoire soit-il.  En combine de part découper le  gateau de l’écliptique sur lequel circulaient les dites planètes? Certains préfèrérent le découper en 12 parts, d’autres en 28  et  il y eut certainement d’autre formules comme la répartition en huit secteurs. Pour l’astronome,  il ne tirait aucune information du passage de telle planète dans l’un de ces secteurs si ce n’est qu’elle se rapprocherait ou s’éloignerait de telle ou telle étoile. Nous ne pensons pas en effet qu’il s’agissait de relier une planète avec une autre planète mais bien qu’un cycle se constituait sur le rapport planète/étoile, l’étoile ne bougeant pas alors que dans le cas de deux planètes,  le positionnement changerait d’une fois sur l’autre, ce qui n’aurait vraiment pas été très pratique! Or, le rapport planète étoile ne dépendait pas de la précession des équinoxes.

C’est là que le débat risque de déraper. On va nous expliquer que si les noms des 12 constellations- mais l’argument ne vaut guère pour la division en 28 susnommée- emprunte à l’iconographie mensuelle des saisons, ce ne saurait être sans « raison »! Ce sont d’ailleurs les adversaires de l’astrologie – notamment à la fin du XVIIe siècle- qui brandiront cet argument à la face des astrologues de l’époque. Si les constellations ne correspondent plus au système dérivé du point vernal, c’est toute l’interprétation astrologique du ciel qui s’en trouvera affectée! Car , en effet, à la différence des astronomes, les astrologues avaient pris l’habitude de tirer quelque enseignement de la présence de telle planète dans telle constellation. C’est alors que les astrologues répondent qu’ils n’ont que faire des constellations et ce qui compte pour eux, ce sont les saisons, le cycle des 12 « mois » alors que pour les astronomes, cet emprunt à une telle symbolique- plutôt qu’à une autre-  n’avait aucune teneur en soi, ce qui les rendait indifférents à la question de la précession. On comprend que la question préalable à savoir si le Zodiaque est l’oeuvre des astronomes ou des astrologues prend tout son sens .  Or, il est à craindre que ce fut une affaire d’astronomes et que les astrologues furent les dindons de la farce en se servant imprudemment d’une signalisation qui aurait du rester ce qu’elle était, ni plus ni moins, tout comme on donne un nom à une rue ou un prénom à un nouveau né. Problème ancien du « nominalisme »,  de la portée des mots, de l’arbitraire du signe. Or, pour le profane, il faut faire fléche de tout bois et il n’entend pas se laisser confisquer un tel savoir. Il n’y a pas de fumée sans feu. Ce qui vint  aggraver les choses, c’est quand les astrologues se désintéressèrent des étoiles fixes, puisque les astronomes- y compris ceux qui étaient astrologues comme Kepler au début du XVIIe siècle – leur enseignaient qu’elles n’avaient plus droit au chapitre, du fait notamment de la révolution copernicienne.

En effet, si les étoiles fixes ne comptaient plus,  quid des constellations, ensembles d’étoiles comme leurs noms l’indique? Eh bien, si le contenu  devenait sans portée, le contenant, lui, subsistait.  On oubliait que ce contenant ne faisait sens que par rapport à son contenu imparti, à savoir la localisation des étoiles et l’on en arriverait à l’idée que le contenant pouvait servir quand même, de signifiant, il devenait ipso facto signifié! Mais certains astrologues, tel un Jean-Pierre Nicola- entendirent ne pas tomber dans le piège des noms de signes (cf La condition solaire 1964) et proposèrent de fonder le découpage en 12 selon d’autres critères (zodiaque photopériodique) oubliant, toute fois, que ce découpage en lui-même  faisait problème. Pourquoi donc diviser l’écliptique en 12,  à partir qui plus est du point vernal, équinoxial (0° bélier)? Pour ce courant,  le cycle saisonnier devenait la  référence par excellence! C’est dire que l’on prenait ce qui n’était qu’un emprunt  commode au pied de la lettre, en une sorte de fuite en avant sans penser que d’autres découpages comme en 28 astérismes étaient pratiqués par l’astrologie indienne et cette fois sans le moindre rapport avec le cycle saisonnier, ou bien simplement en prenant l’équinoxe de printemps comme point de départ. Le bannissement des étoiles fixes continuait à faire des dégats dès lors que les dites étoiles n’étaient pas considérées comme signifiantes. Il fallait bien se servir du processus saisonnier à la place! Certes, André Barbault  avait trouvé la parade en combinant les planètes entre elles -cf les Astres et l’Histoire, 1967. en ne tenant même pas compte du passage d’une planète d’un signe à l’autre et donc échappant au découpage en 12, mettant l’accent sur les aspects à commencer par les conjonctions. Cela déboucha dans les années 80 sur un fiasco prévisionnel avec une  troisième guerre mondiale qui n’arriva point. Cela fait penser à une prison où en l’absence de femmes, les hommes s’arrangent entre eux! Il s’agissait toujours de remplacer l’absent pour faire couple.On allait vers une astrologie planète-planète et avec l »astrologie mondiale seulement à partir de Jupiter jusqu’à Pluton, soit les planètes dites « lentes » dont les Anciens ne connaissaient que Jupiter et Saturne. Si Barbault évitait même de tenir compte du nom des planètes, la plupart des astrologues tiraient une précieuse information de leur appellation et là encore, l’on pouvait se demander s’ils n’extrapolaient pas à partir des termes qu’il avait bien fallu que les astronomes confèrâssent aux dites planètes en puisant cette fois non dans l’iconographie des mois de l’année mais dans celle de la mythologie, comme d’ailleurs c’était aussi le cas pour les noms des constellations. Un courant  voulait d’ailleurs que face aux 12 signes du zodiaque il y ait 12 planètes (luminaires compris), c’est à dire que le cycle des 12 mois serait la matrice même du système solaire (cf Patrice Guinard, ajoutant  Chiron et Cérés pour faire 12! dans ses textes sur les maitrises planétaires, site CURA)

En conclusion, nous ferons remarquer que le cycle planète-étoile permettait de construire une astrologie tout à fait viable, sur la base des aspects dont l’interprétation  était la base même de l’interprétation  astrologique, comme l’avait bien compris Kepler. Le mieux est l’ennemi du bien. Les aspects planète planète conduisaient à des cycles fictifs ne correspondant pas aux révolutions des planètes concernées alors que les aspects planète-étoile  respectaient celle-ci sur la base de la Loi de Bode.  Par exemple,  le cycle Jupiter Saturne était de 20 ans alors que Jupiter avait un cycle de 12 ans et Saturne de 29 ans! Chaque planète pouvant se combiner avec les autres planètes se trouvait ainsi dotée de toute une série de cycles de durées différentes!  No comment! Certes, d’un point de vue astronomique, la combinaison planète étoile ne tient pas astronomiquement mais au regard d’une structuration du tempes, cela  fait sens, si l’on s’en tient au seul critère de visibilité. Les étoiles fixes étaient connues depuis toujours alors que les nouvelles planètes ne sont visibles qu’au moyen d’une technologie récente et donc seront restées inconnues jusqu’à l’époque moderne . Tel est le dilemme!.

JHH

01. 03 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques halbronn La vraisemblance dans l’approche critique de la chronologie centurique

Posté par nofim le 26 février 2021

La vraisemblance dans l’approche critique de la chronologie centurique

par  Jacques Halbronn

Nous commentons ci après certaines formules utilisées par Patrice Guinard pour valider sa chronologie des éditions centuriques au prisme de l’argument de la vraisemblance que celui-ci n’hésite d’ailleurs pas à manier.

Mais commençons par afficher d’entrée de jeu ses conclusions à l’aide de son «  Résumé des résultats et conjectures de cette recherche » :

- Les Prophéties sont originellement parues à Lyon en trois fois (1555, 1557, 1558).

- Elles ont été rééditées à Paris en 1556, en 1557, et probablement en 1558.

- Elles ont été réimprimées sous un autre titre et avec quelques modifications à Avignon vers 1559-1560.

- Deux contrefaçons parisiennes, parues vers 1561, attestent de l’existence des premières éditions.

- Une traduction anglaise de la contrefaçon parisienne est parue à Londres en 1563. Une traduction des Prophéties en hébreu est parue à Constantinople.

- Aucune édition complète ne serait parue du vivant de Nostradamus. Benoist Rigaud fait imprimer en 1568 la première édition complète en deux volets rassemblant le texte des éditions de 1557 et 1558 (cf. CN 38) ».

 

 

On commencera par la formule choisie par ce chercheur :

« Editions tronquées et éditions complètes » selon une chronologie inversée : d’abord complètes puis « tronquées » et l’on se demandera quelle est la thèse la plus « vraisemblable » :

« Les éditions des Prophéties dans la seconde moitié du XVIe siècle s’étagent sur trois périodes : celle des premières éditions (1555-1563), objet du présent article, la période Benoist Rigaud (c. 1568-1585), qui est aussi la période de diffusion des éditions « complètes » du texte, et la période ligueuse (c. 1588-1600), celle des éditions tronquées et atrophiées parues après les assassinats de Henry de Guise et de Henry III, et de la réaction des éditions Rigaud, de Benoist en fin de carrière puis de ses héritiers. «

 

Chacun a ses critères de vraisemblance. Ainsi, un événement très particulier peut-il être annoncé à l’avance comme le fait que la capitale de l’ennemi soit la ville de Tours ou que le roi de France soit couronné non à Reims mais à Chartres. Pour Guinard, il n’y a pas de probléme puisque Nostradamus est un prophéte. Ce n’est pas notre position !

Que dire de l’analyse qu’il propose pour les éditions de 1557  à propos du travail de Gérard Morisse ?

Patrice Guinard :

« Reste l’argument concernant le nombre de quatrains et les dates d’impression :

« Achevé d’imprimer le 6 du moys de Septembre. 1557. » (exemplaire d’Utrecht à 642 quatrains)

« Achevé d’imprimer le troisiesme de Novembre. » (exemplaire de Budapest à 639 quatrains)

D’abord on comprend mal, dans l’hypothèse Morisse, pourquoi une édition portant la date de 1557 au frontispice, aurait été imprimée une année avant, et j’ai signalé en septembre 2002 : « que les dates d’achevé d’imprimer des deux tirages de cette série, probablement contemporains, à savoir les 3 novembre et 6 septembre 1557, sont espacées de 58 jours, exactement égaux aux 58 quatrains prétendument « manquants » à la septième centurie. » (cf. « Les Nombres du Testament comme fils d’Ariane au Corpus nostradamique », Les Nombres du Testament). »

Il y a un point aveugle dans l’argument avancé par Patrice Guinard : il raisonne sur la base d’un auteur, le dit Michel de Nostredame » censé se comporter logiquement. « On comprend mal etc » Il oublie ou feint d’oublier que dans le domaine des contrefaçons, ce point ne pése pas lourd. Il révéle au contraire la disparité des entreprises, trente ans après la date en question, lesquelles ne s’ajustent pas entre elles. En ce sens, il est tout à fait vraisemblable que ces bizarreries montrent que ce n’est pas Nostradamus ni d’ailleurs son libraire qui sont les acteurs de l’affaire !

 

Autre échantillon de l’argumentation de Guinard

 

« Cette édition n’est attestée que par une mention à la dernière page de l’édition d’Anvers (Les grandes et merveilleuses predictions, François de Sainct-Jaure, 1590) : « Fin des Professies de Nostradamus reimprimées de nouveau sur l’ancienne impression imprimée premierement en Avignon par Pierre Roux Imprimeur du Legat en l’an mil cinq cens cinquante cinq. » (f.M3v). Le titre et le sous-titre hypothétiques sont donnés par Ruzo qui pense que cette édition aurait été reproduite par celle de Raphaël du Petit Val (Rouen, 1588), laquelle s’achève sur le quatrain 53 de la IVe Centurie (selon le seul exemplaire connu, celui de sa bibliothèque, aujourd’hui dispersée).

Cependant l’édition rouennaise ne mentionne pas celle d’Avignon, et l’édition anversoise, qui contient sept centuries, et non quatre, peut difficilement reproduire une édition à sept centuries parue en 1555. Par conséquent, si cette édition Saint-Jaure reproduit bien une édition d’Avignon, ce serait celle datée de 1556 (comme le feront d’autres éditions plus tardives) et il s’agit simplement d’une erreur typographique (1555 pour 1556) ou voulue, l’éditeur sachant que les Prophéties de Nostradamus ont commencé à paraître en 1555.(…) Ajoutons encore la mention suspecte « divisées en quatre Centuries » qui n’apparaît pas dans l’édition lyonnaise originale et qui sous-entend qu’il pourrait y avoir d’autres centuries à paraître. Or comment l’imprimeur avignonnais l’aurait-il su en 1555 ? » Le seul hic, c’est que Guinard raisonne sur des bases fausses, à savoir que l’on aurait affaire à un processus naturel d’édition alors qu’il s’agit d’une construction parfaitement aléatoire qui ne fait que se donner quelque apparence auprès d’un public non averti et point trop regardant. On laisse le lecteur rechercher d’autres exemples du même acabit de cette « méthode » dans la production guinardienne (sur le site du CURA). .

JHB  26 02 21

 

 

 

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jacques Halbronn Nostradamus. Le tournant prophétique des années 1560

Posté par nofim le 26 février 2021

Nostradamus . Le tournant prophétique  des années 1560

par  Jacques  Halbronn

A partir des années 1560,  le contexte nostradamique va changer sensiblement.  On voit apparaitre des fausses éditions des almanachs et pronostications de Michel de Nostredame, notamment du fait de libraires parisiens comme Barbe Regnault, ce qui a été signalé dans les bibliographies  de Chomarat et de Benazra  dans le Répertoiure Chronologique Nostradamisque que nous avons édité;  qui parlent d’éditions « pirates »..(cf RCN pp. 42  et seq) Nous avons signalé que le frontispice de ces contrefaçons n’était pas le même que celui des Pronostications authentiques. On notera  que  chez Nostradamus, seules   les pronostications comportent une  vignette représentant l’auteur alors que dans les éditions pirates, les vignettes figurent tant pour  les almanachs que pour les pronostications. et ces vignettes ne sont pas identiques chez le vrai et chez le faux Nostradamus, erreur qui aura été fatale pour les tenants des éditions antidatées des années 1555 -1557. C’est le détail qui tue. On ne saurait négliger la preuve iconographique! 

Mais, par ailleurs, Nostradamus va se hasarder dans une veine prophétique. En 1991, nous publiame dans la revue  Réforme, humanisme, Renaissance -n°53  une étude intitulée  Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus dont nous reproduisons ci dessous le résumé paru :

« Les relations entre Nostradamus et Pie IV (1559-1565) n’ont pas fait l’objet d’une monographie, si bien que l’on a généralement privilégié ses Epîtres au pouvoir temporel. C’est ainsi qu’en 1556, Nostradamus s’adressa coup sur coup à Catherine de Médicis, à Henri II, et à Antoine de Navarre. La découverte de la Contrepronostication nous a amené à examiner la nature des relations entre Nostradamus et le Pape. Pourquoi y reprochait-on notamment à l’auteur des Prophéties d’être en quelque sorte à la solde du souverain pontife ? De fait, en cette année 1561, Nostradamus rédigea deux Epîtres au Pape et l’année précédente, il lui accorde un passage significatif de son Almanach pour ladite année 1561  Cet article a été reris  sur internet  sur différents supports.(https://cour-de-france.fr/histoire-et-fonction/histoire-et-fonctionnement/politique-et-religion/etudes-modern, et Persée) et signait notre entrée dans le domaine nostradamologique. Pie IV est le grand absent des éditions centuriques qui ne reproduisent pas  les textes de Nostradamus adressés au pape. Ce qui est un signe de leur caractère décalé de deux décennies. L’imporrance de ces textes  avait été notamment signalée  en 1906 avec la « Reproduction  très fidèle d’un manuscrit inédit de M. de Nostredame dédié à SS le Pape Pie IV » Mariebourg (cf RCN, p. 449)  où l’on précise qu’il s’agit de l’almanach pour 1563. En  1905 était paru chez le même éditeur une « réimpression de l’almanach de Michel de Nostredame pour l’année 1563 (Avignon, donc dans les territoires pontificaux français, Pierre Roux)dédié à Pie IV

Etrangement, Benazra ne fait pas le rapprochement -p. 52) avec les Praedictions  de l’almanach  de 1562, 1563 1564″ D’une certaine façon, ce volume manuscrit ferait pendant au Recueil  des Présages Prosaiques (dont une partie a été éditée par B. Chevignard en 1999; Ed. Seuil). Dans les deux cas, il s’agit de  volumes rassemblant des textes envoyés aux libraires. Mais l’on notera qu’il s’agit là de deux séries distinctes. Le Recueil des Présages Prosaiques concernant les almanachs et pronostications,  les « Praedictions » concernant un autre genre dont il va être question et la différence des intitulés n’est pas indifférente. On ne connait d’ailleurs une impression de ces Prédictions que dans leur version italienne mieux conservée , curieusement,  à la BNF  que la  série des  almanachs et -pronostications de Nostradamus, la BNF n’en possédant aucun en propre (cf RCN pp.  62-77) Signalons aussi l’article de Robert Amadou -(RCN, p. 618) paru dans la revue L’Autre Monde (février 1986)  « De Nostradamus au pape Pie IV.. Lettre ouverte ».

Abordons  la présentation de 1906 qui  met  exergue  des extraits  qui selon nous, sont d’un autre style que la production annuelle habituelle de Nostradamus. On sort de la triplicité aquatique pour entrer dans la triplicité de feu, ce qui réfère à la théorie des grandes conjonctions de Jupiter et de Saturne, notamment exposée par Leovitius comme on peut le voir dans ce «  Discours contre Cyprien Leovitius & autres modernes astrophiles, touchant la grande conjonction du monde, & des quatre Eclipses de Soleil »  de Francesco Liberatil, imprimé à Paris & au Mans par Hierosme Olivier l’an 1576. Nostradamus pointe le milieu des années 1560. Rappelons que lui même décédera en 1566 alors mêmes que se précisent certaines échéances. D’ailleurs, les Significations de l’écliose de 1559 seraient déjà marquées par cette influence ( CORPUS NOSTRADAMUS 133 — par Patrice Guinard
Prédictions des Choses mémorables et Pronostication du Cercle solaire), RCN p. 30. Réimpression 1904)

Se pose la question de l’édition datée de 1556  des Prophéties d’Antoine Couillard Du Pavllon Les Lorriz, lequel publia en 1561  des Contreditz aux faulses & abusifves  prophéties de Nostradamus & autres  astrologues, Paris,  Charles L’angelier. (RCN, p. 45) ouvrage où il est fait référence aux dires conjonctions. Selon nous,  le texte daté de 1556 pourrait avoir été antidaté en s’inspirant de du pamphlet de 1561, d’où certains anachronismes à commencer par l’usage du mot Prophéties dès 1556. On notera que le nom de Nostradamus ne figure pas dans ce texte, ce qui montre que l’on s’attaque à un auteur bien reconnaissable, ce qui selon nous n’était pas encore le cas alors.. Parmi les étrangetés, cette parodie de la Préface à César figurant dans l »édition antidatée de 1555 des « Prophéties » du dit Nostradamus. on retrouve le même procédé chez un Antoine Crespin (cf notre éditions Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus) dans ses Prophéties dédiées à la Puissance Divine (1572) que P. Brind’amour exploitera  dans son édition de 1996 du volet daté de 1555 (Droz), lesquelles reproduisent sans citer leur source un grand nombre de versets figurant dans les éditions contrefaites (cf notre post doctorat 2007 sur ce point, Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle); On  note l’instrumentalisation d’imitateurs de Nostradamus mais  aussi d’adversaires (cf infra avec Videl)  en vue d’authentifier les fausses éditions et les Prophéties de Couillard datées de 1556  appartiennent au genre du pastiche. Ce qui vaut pour les Prophéties de Couillard de 1556 vaut  a fortiori pour Laurens Videl et là encore, c’est la référence à des passages de la Préface à César qui séduit un Patrice Guinard:   » Certains passages de sa Declaration des abus ignorances et seditions de Michel Nostradamus, parue en Avignon en 1558, semblent se référer explicitement à l’exemplaire de Budapest, répétant notamment l’une des fautes typographiques d’une sentence de la préface à César : « nous inspirant par baccante fureur, ne par l’imphatique [sic] monument, mais par astronomiques assertions » (1557, exemplaire de Budapest), mais dans l’édition Bonhomme de 1555, dans l’édition Du Rosne de 1557 (exemplaire d’Utrecht), et dans toutes les éditions ultérieures : « nous inspirant non par bacchante fureur, ne par lymphatique [ou limphatique] mouvement, mais par astronomiques assertions« . En effet Videl s’empare de l’occasion pour se gausser de l’alcoolisme « avoué » du salonais : il « nous veut inventer une nouvelle astrologie forgée en sa furye bacchanale, & non limphatique, (comme il dit) sur umbre de prophetie. » (f. D4r). Videl ne reprend que l’inversion de la négation (ce qui n’est ni suffisant ni significatif, surtout s’il a estimé que la « furye bacchanale » conviendrait assez bien à l’auteur des Prophéties, mais non la faute typographique « monument » pour « mouvement » qu’il aurait signalée dans ses persiflages s’il avait suivi l’édition datée de novembre 1557 !Ce dernier argument ne tient pas car la préface de l’ouvrage de Videl — prétendument traduit du latin! — est datée du 20 novembre 1557 et la conclusion du 21 novembre 1557 : rien n’aurait empêché Videl d’avoir rédigé son texte à l’emporte-pièce en quelques jours après la sortie de la seconde édition Du Rosne le 3 novembre 1557. » Guinard ne cite d’ailleurs pas les Prophéties de Couillard à l’appui de sa « démonstration » Il est vrai que le rapprochement des deux textes est assez édifiant  quant à l’usage d’un même procédé  et d’ailleurs  Du Pavillon cite carrément »nostre Maistre Nostradamus »et le nom de son fils César (p. 5)

Tout le monde se trouve piégé : aussi bien ceux qui veulent situer les premières éditions en 1555 que ceux qui parlent d’éditions posthumes comme celle, prétendue, de 1568. Dans le même genre, on citera  le texte de l’Androgyn  Lyon, Michel Jove, 1570 ‘cf RCN pp; 95-97)  attribué à Jean de Chevigny et qui renvoie à Dorat. Toute une production destinée à valider la thèse d’éditions du vivant de NOstradamus ou suivant de peu sa mort et qui égareront les chercheurs naifs.

On aura compris que pour nous,  au cours des années 1560 -et en fait un peu avant- Nostradamus fut happé par la théorie apocalyptique des grandes conjonctions (d’Albumasar), ce qui le conduisit à une forme de prophétisme qui ne s’était pas révélée auparavant, et c’est ce qui le conduira à s’adresser au pape Pie IV. Autrement dit, dans les années qui précédèrent cette décennie, Nostradamus ne se voulait point prophète. Le fait que Couillard Du Pavillon s’en prenne à Nostradamus en 1560 signale un tournant en raison d’une approche à plus long terme pour laquelle il va opter. C’est d’ailleurs en raison de ces Contredits que l’idée viendra aux faussaires de se servir de son nom pour un « pastiche » daté de 1556.

  Rappelons que la Préface à César fait partie de ce corpus de contrefaçons puisqu’elle ouvre l’édition des « Prophéties » Lyon, Macé Bonhomme 1555 et est reprise en 1557 chez Antoine du Rosne. Double bévue donc des faussaires, quant aux pages de titre tant en ce qui concerne les vignettes que les intitulés des oeuvres, laquelle bévue n’aura pas été décelée, malgré nos avertissements, depuis plus de 20 ans par les prétendus « spécialistes -cf « .CORPUS NOSTRADAMUS 49 — par Patrice Guinard  Les Prophéties d’Antoine Couillard (1556) : Une parodie des Prophéties de Nostradamus)

Revenons donc  sur le « pastiche » de 1556  (cf sa reproduction  http://www.propheties.it/1556-005%20Pavillon,%20Les%20Propheties/slides/1556-005-011.htm) avec au folio  B II  « un millier de ses autres folies » On retrouve la même formule au fol G II  «   un millier des resveries escriptes par nos nouveaux prophétes » (fin de la quarte partie du Livre des Prophéties  du Seigneur du Pavillon »

. C’est évidemment une référence aux dix centuries de cent quatrains qui constitueront in fine le canon centurique. Or, il est clair qu’en 1556 on en était encore très loin puisque la formule des 10 centuries ne saurait être antérieure à 1568 pour les tenants de cette édition et au début des années 1590 pour les plus sceptiques dont nous sommes. A vouloir trop prouver…. Abordons à présent la question de la fortune de l’interpellation du pape par Nostradamus, telle que nous la restitue l’édition de 1906 du manuscrit. Sur la forme, il est clair qu’on assiste à un changement de statut de Nostradamus lequel met en avant des échéances dépassant largement le cadre annuel auquel il s ‘était tenu jusque là. L’erreur des faussaires est de ne pas avoir pris la mesure du tournant des années 1560 en le plaquant dès les années 1550, logeant tout ce qui leur tombait de nostradamique sous la main à la même enseigne, sans considération d’espace ni de temps..

Le quatrain 76 de  la  centurie VIII  du second volet, ne se comprend ainsi que sur la base du manuscrit  en question: « Et ne veux rien mettre de l’an 1567 que dans le mois d’avril naistra un de quelque grand Roy et monarque qui fera sa fin cruelle et sanguinolente (…)On le nommera MARCELLINUS (en majuscules ndlr)mais on ostera de son nom l »R’ » Ce  qui donne  ‘Plus Macelin  que Roy en Angleterre (…) son temps s’approche  » Marcelin sans R  donne Macelin.rapproché de l’italien pour boucher. » Nostradamus  est au moment de sa mort puissamment marqué par la théorie des conjonctions (cf édition 1906 p. 10) qui impressionnera dans les années 1580 jusqu’à un Jean Bodin dans un chapitre de sa République. Ce quatrain de la huitième centurie montre que le corpus prophétique de Nostradamus avait été exploité par ceux qui se chargèrent de la confection du second volet des Centuries – le camp favorable à l’avénement d’Henri de Navarre à la Couronne de France, selon la formule du Janus Gallicus (1594) En ce sens, l’on ne saurait  affirmer  que les Centuries ne relévent pas formellement  d’une certaine façon de l’oeuvre de Nostradamus mais certainement pas de la période des années 1550. Tout comme les quatrains des almanachs,  la prose de Nostradamus aura servi à nourrir un certain nombre de quatrains  des Centuries. Ajoutons que dans le cas de Crespin, il ressort que certains de ses textes ne sont  pas repris des Centuries mais  y auront été intégrés, notamment ceux concernant la Synagogue (VIII, 38).ostradamus . Le tournant prophétique  des années 1560

par  Jacques  Halbronn

 

A partir des années 1560,  le contexte nostradamique va changer sensiblement.  On voit apparaitre des fausses éditions des almanachs et pronostications de Michel de Nostredame, notamment du fait de libraires parisiens comme Barbe Regnault, ce qui a été signalé dans les bibliographies  de Chomarat et de Benazra  dans le Répertoiure Chronologique Nostradamisque que nous avons édité;  qui parlent d’éditions « pirates »..(cf RCN pp. 42  et seq) Nous avons signalé que le frontispice de ces contrefaçons n’était pas le même que celui des Pronostications authentiques. On notera  que  chez Nostradamus, seules   les pronostications comportent une  vignette représentant l’auteur alors que dans les éditions pirates, les vignettes figurent tant pour  les almanachs que pour les pronostications. et ces vignettes ne sont pas identiques chez le vrai et chez le faux Nostradamus, erreur qui aura été fatale pour les tenants des éditions antidatées des années 1555 -1557. C’est le détail qui tue. On ne saurait négliger la preuve iconographique!

 

Mais, par ailleurs, Nostradamus va se hasarder dans une veine prophétique. En 1991, nous publiame dans la revue  Réforme, humanisme, Renaissance -n°53  une étude intitulée  Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus dont nous reproduisons ci dessous le résumé paru :

 

« Les relations entre Nostradamus et Pie IV (1559-1565) n’ont pas fait l’objet d’une monographie, si bien que l’on a généralement privilégié ses Epîtres au pouvoir temporel. C’est ainsi qu’en 1556, Nostradamus s’adressa coup sur coup à Catherine de Médicis, à Henri II, et à Antoine de Navarre. La découverte de la Contrepronostication nous a amené à examiner la nature des relations entre Nostradamus et le Pape. Pourquoi y reprochait-on notamment à l’auteur des Prophéties d’être en quelque sorte à la solde du souverain pontife ? De fait, en cette année 1561, Nostradamus rédigea deux Epîtres au Pape et l’année précédente, il lui accorde un passage significatif de son Almanach pour ladite année 1561  Cet article a été reris  sur internet  sur différents supports.(https://cour-de-france.fr/histoire-et-fonction/histoire-et-fonctionnement/politique-et-religion/etudes-modern, et Persée) et signait notre entrée dans le domaine nostradamologique. Pie IV est le grand absent des éditions centuriques qui ne reproduisent pas  les textes de Nostrdamus adressés au pape. Ce qui est un signe de leur caractère décalé de deux décennies. L’imporrance de ces textes  avait été notamment signalée  en 1906 avec la « Reproduction  très fidèle d’un manuscrit inédit de M. de Nostredame dédié à SS le Pape Pie IV » Mariebourg (cf RCN, p. 449)  où l’on précise qu’il s’agit de l’almanach pour 1563. En  1905 était paru chez le même éditeur une « réimpression de l’almanavh de Michel de Nostredame pour l’année 1563 (Avignon, donc dans les territoires pontificaux français, Pierre Roux)dédié à Pie IV

 

Etrangement, Benazra ne fait pas le rapprochement -p. 52) avec les Praedictions  de l’almanach  de 1562, 1563 1564″ D’une certaine façon, ce volume manuscrit ferait pendant au Recueil  des Présages Prosaiques (dont une partie a été éditée par B. Chevignard en 1999; Ed. Seuil). Dans les deux cas, il s’agit de  volumes rassemblant des textes envoyés aux libraires. Mais l’on notera qu’il s’agit là de deux séries distinctes. Le Recueil des Présages Prosaiques concernant les almanachs et pronostications,  les « Praedictions » concernant un autre genre dont il va être question et la différence des intitulés n’est pas indifférente. On ne connait d’ailleurs une impression de ces Prédictions que dans leur version italienne mieux conservée , curieusement,  à la BNF  que la  série des  almanachs et -pronostications de Nostradamus, la BNF n’en possédant aucun en propre (cf RCN pp.  62-77) Signalons aussi l’article de Robert Amadou -(RCN, p. 618) paru dans la revue L’Autre Monde (février 1986)  « De Nostradamus au pape Pie IV.. Lettre ouverte ».

 

Abordons  la présentation de 1906 qui  met  exergue  des extraits  qui selon nous, sont d’un autre style que la production annuelle habituelle de Nostradamus. On sort de la triplicité aquatique pour entrer dans la triplicité de feu, ce qui réfère à la théorie des grandes conjonctions de Jupiter et de Saturne, notamment exposée par Leovitius comme on peut le voir dans ce «  Discours contre Cyprien Leovitius & autres modernes astrophiles, touchant la grande conjonction du monde, & des quatre Eclipses de Soleil »  de Francesco Liberatil, imprimé à Paris & au Mans par Hierosme Olivier l’an 1576. Nostradamus pointe le milieu des années 1560. Rappelons que lui même décédera en 1566 alors mêmes que se précisent certaines échéances. D’ailleurs, les Significations de l’écliose de 1559 seraient déjà marquées par cette influence ( CORPUS NOSTRADAMUS 133 — par Patrice Guinard
Prédictions des Choses mémorables et Pronostication du Cercle solaire), RCN p. 30. Réimpression 1904)

 

Se pose la question de l’édition datée de 1556  des Prophéties d’Antoine Couillard Du Pavllon Les Lorriz, lequel publia en 1561  des Contreditz aux faulses & abusifves  prophéties de Nostradamus & autres  astrologues, Paris,  Charles L’angelier. (RCN, p. 45) ouvrage où il est fait référence aux dires conjonctions. Selon nous,  le texte daté de 1556 pourrait avoir été antidaté en s’inspirant de du pamphlet de 1561, d’où certains anachronismes à commencer par l’usage du mot Prophéties dès 1556. On notera que le nom de Nostradamus ne figure pas dans ce texte, ce qui montre que l’on s’attaque à un auteur bien reconnaissable, ce qui selon nous n’était pas encore le cas alors.. Parmi les étrangetés, cette parodie de la Préface à César figurant dans l »édition antidatée de 1555 des « Prophéties » du dit Nostradamus. on retrouve le même procédé chez un Antoine Crespin (cf notre éditions Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus) dans ses Prophéties dédiées à la Puissance Divine (1572) que P. Brind’amour exploitera  dans son édition de 1996 du volet daté de 1555 (Droz), lesquelles reproduisent sans citer leur source un grand nombre de versets figurant dans les éditions contrefaites (cf notre post doctorat 2007 sur ce point, Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle); On  note l’instrumentalisatin d’imitateurs de Nostradamis mais  aussi d’adversaires (cf infra avec Videl)  en vue d’authentifier les fausses éditions et les Prophéties de Couillard datées de 1556  appartiennent au genre du pastiche. Ce qui vaut pour les Prophéties de Couillard de 1556 vaut  a fortiori pour Laurens Videl et là encore, c’est la référence à des passages de la Préface à César qui séduit un Patrice Guinard:   » Certains passages de sa Declaration des abus ignorances et seditions de Michel Nostradamus, parue en Avignon en 1558, semblent se référer explicitement à l’exemplaire de Budapest, répétant notamment l’une des fautes typographiques d’une sentence de la préface à César : « nous inspirant par baccante fureur, ne par l’imphatique [sic] monument, mais par astronomiques assertions » (1557, exemplaire de Budapest), mais dans l’édition Bonhomme de 1555, dans l’édition Du Rosne de 1557 (exemplaire d’Utrecht), et dans toutes les éditions ultérieures : « nous inspirant non par bacchante fureur, ne par lymphatique [ou limphatique] mouvement, mais par astronomiques assertions« . En effet Videl s’empare de l’occasion pour se gausser de l’alcoolisme « avoué » du salonais : il « nous veut inventer une nouvelle astrologie forgée en sa furye bacchanale, & non limphatique, (comme il dit) sur umbre de prophetie. » (f. D4r). Videl ne reprend que l’inversion de la négation (ce qui n’est ni suffisant ni significatif, surtout s’il a estimé que la « furye bacchanale » conviendrait assez bien à l’auteur des Prophéties, mais non la faute typographique « monument » pour « mouvement » qu’il aurait signalée dans ses persiflages s’il avait suivi l’édition datée de novembre 1557 !Ce dernier argument ne tient pas car la préface de l’ouvrage de Videl — prétendument traduit du latin! — est datée du 20 novembre 1557 et la conclusion du 21 novembre 1557 : rien n’aurait empêché Videl d’avoir rédigé son texte à l’emporte-pièce en quelques jours après la sortie de la seconde édition Du Rosne le 3 novembre 1557. » Guinard ne cite d’ailleurs pas les Prophéties de Couillard à l’appui de sa « démonstration » Il est vrai que le rapprochement des deux textes est assez édifiant  quant à l’usage d’un même procédé  et d’ailleurs  Du Pavillon cite carrément »nostre Maistre Nostradamus »et le nom de son fils César (p. 5)

 

Tout le monde se trouve piégé : aussi bien ceux qui veulent situer les premières éditions en 1555 que ceux qui parlent d’éditions posthumes comme celle, prétendue, de 1568. Dans le même genre, on citera  le texte de l’Androgyn  Lyon, Michel Jove, 1570 ‘cf RCN pp; 95-97)  attribué à Jean de Chevigny et qui renvoie à Dorat. Toute une production destinée à valider la thèse d’éditions du vivant de NOstradamus ou suivant de peu sa mort et qui égareront les chercheurs naifs.

 

On aura compris que pour nous,  au cours des années 1560 -et en fait un peu avant- Nostradamus fut happé par la théorie apocalyptique des grandes conjonctions (d’Albumasar), ce qui le conduisit à une forme de prophétisme qui ne s’était pas révélée auparavant, et c’est ce qui le conduira à s’adresser au pape Pie IV. Autrement dit, dans les années qui précédèrent cette décennie, nostradamus ne se voulait point prophète. Rappelons que la Préface à César fait partie de ce corpus de contrefaçons puisqu’elle ouvre l’édition des « Prophéties » Lyon, Macé Bonhomme 1555 et est reprise en 1557 chez Antoine du Rosne. Double bévue donc des faussaires, quant aux pages de titre tant en ce qui concerne les vignettes que les intitulés des oeuvres, laquelle bévue n’aura pas été décelée, malgré nos avertissements, depuis plus de 20 ans par les prétendus « spécialistes -cf « .CORPUS NOSTRADAMUS 49 — par Patrice Guinard  Les Prophéties d’Antoine Couillard (1556) : Une parodie des Prophéties de Nostradamus)

 

Revenons donc  sur le « pastiche » de 1556  (cf sa reproduction  http://www.propheties.it/1556-005%20Pavillon,%20Les%20Propheties/slides/1556-005-011.htm) avec au folio  B II  « un millier de ses autres folies » On retrouve la même formule au fol G II  «   un milier des resveries escriptes par nos nouveaux prophétes » (fin de la quarte partie du Livre des Prophéties  du Seigneur du Pavillon »

 

. C’est évidemment une référence aux dix centuries de cent quatrains qui constitueront in fine le canon centurique. Or, il est clair qu’en 1556 on en était encore très loin puisque la formule des 10 centuries ne saurait être antérieure à 1568 pour les tenants de cette édition et au début des années 1590 pour les plus sceptiques dont nous sommes. A vouloir trop prouver…. Abordons à présent la question de la fortune de l’interpellation du pape par Nostradamus, telle que nous la restitue l’édition de 1906 du manuscrit. Sur la forme, il est clair qu’on assiste à un changement de statut de Nostradamus lequel met en avant des échéances dépassant largement le cadre annuel auquel il s ‘était tenu jusque là. L’erreur des faussaires est de ne pas avoir pris la mesure du tournant des années 1560 en le plaquant dès les années 1550, logeant tout ce qui leur tombait de nostradamique sous la main à la même enseigne, sans considération d’espace ni de temps..

 

Le quatrain 76 de  la  centurie VIII  du second volet, ne se comprend ainsi que sur la base du manuscrit  en question: « Et ne veux rien mettre de l’an 1567 que dans le mois d’avril naistra un de quelque grand Roy et monarque qui fera sa fin cruelle et sanguinolente (…)On le nommera MARCELLINUS (en majuscules ndlr)mais on ostera de son nom l »R’ » Ce  qui donne  ‘Plus Macelin  que Roy en Angleterre (…) son temps s’approche  » Marcelin sans R  donne Macelin.rapproché de l’italien pour boucher. » Nostradamus  est au moment de sa mort puissamment marqué par la théorie des conjonctions (cf édition 1906 p. 10) qui impressionnera dans les années 1580 jusqu’à un Jean Bodin dans un chapitre de sa République. Ce quatrain de la huitième centurie montre que le corpus prophétique de Nostradamus avait été exploité par ceux qui se chargèrent de la confection du second volet des Centuries – le camp favorable à l’avénement d’Henri de Navarre à la Couronne de France, selon la formule du Janus Gallicus (1594) En ce sens, l’on ne saurait  affirmer  que les Centuries ne relévent pas formellement  d’une certaine façon de l’oeuvre de Nostradamus mais certainement pas de la période des années 1550. Tout comme les quatrains des almanachs,  la prose de Nostradamus aura servi à nourrir un certain nombre de quatrains  des Centuries. Inversement, le quatrain VIII 38« Roy de Bloys en Avignon régner-  est emprunté à  son imitateur Antoine Crespin (cf notre étude sur propheties. it  et  notre communication de 2009 au 14e Congrès Mondial des Etudes Juives,à Jérusalem  et Fortune du prophétisme d’Antoine Crespin Archidamus (site Espace Nostradamus) et cela nous amène au début des années 1570!

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Sur les derniers avis de Patrice Guinard quant au corpus Nostradamus

Posté par nofim le 24 février 2021

Sur les derniers avis  de Patrice Guinard quant au corpus Nostradamus

Jacques Halbronn

 

Patrice  Guinard  « Aparté en guise d’épilogue »

« Il est devenu de bon ton depuis quelques années de fabriquer ce que j’appellerai de la contre-interprétation passéiste et rétrograde ou au contraire de l’analyse activiste et projective des quatrains de Nostradamus, soit pour tenter de montrer que les quatrains versifient des chroniques historiques que personne n’a pu retrouver, soit pour tenter de montrer que le texte des quatrains reflète des événements postérieurs et identifiables qui n’ont pu être prédits en raison des limites de l’esprit humain, et donc que les Prophéties seraient antidatées. Ainsi semblent s’affronter deux clans de sceptiques, qui à partir de leur assentiment commun aux idoles de la mentalité moderne, parviennent à des conclusions diamètralement opposées, tout en mettant en branle des méthodes de travail et des techniques d’interprétation tout aussi aléatoires que celles de leurs prédécesseurs « illuminés » qu’ils fustigent. Il n’est pas plus de connaissance historique, pas plus de rigueur méthodologique, chez ces anti- que chez les pro- d’autrefois et d’aujourd’hui. On observe même chez ces nouveaux sceptiques, comme on parle de « nouveaux philosophes », une plus fâcheuse tendance à biseauter le texte à l’aune de leurs traficotages (sur cette question, cf. « Le quatrain 23 de la centurie VI et la critique des méthodes dites rationalistes « , CN 64). Le plus souvent, ils se contentent de se polariser sur un vocable ou sur une expression, et interprètent un petit bout de vers, quitte à laisser le reste du quatrain dans l’ombre, ou au besoin à invoquer des fautes typographiques pour les morceaux non étudiés. En outre l’histoire du typographe qui fabrique le texte sous la dictée d’un lecteur, rapportée par Brind’Amour en 1993 (p.14), reste sujette à caution, et l’on peut penser que les divers imprimeurs des Prophéties restèrent très vigilants pour la fabrication d’un texte de cette nature.

Dans le camp des iconoclastes — et Shakespeare comme Rabelais auront aussi mérité les leurs –, le refus d’accorder à Nostradamus la paternité des quatrains des Prophéties en imaginant l’existence de clans organisés de faussaires, au besoin aux intérêts divergents, s’accompagne d’une systématique falsification des dates et des textes, et d’une surdité maladive aux témoignages les plus évidents. Le procédé le plus utilisé, en dépit des preuves matérielles, consiste à marteler le dogme futile selon lequel les premières éditions auraient été imprimées sur le modèle d’éditions beaucoup plus tardives. Un autre truc consiste à faire croire que des plagiaires des années 1570-80 dont on connaît par ailleurs les textes médiocres, auraient pu changer de style et d’envergure littéraire pour parvenir à rédiger des quatrains à l’aune de ceux de l’astrophile provençal. Ces procédés s’apparentent aux modèles révisionistes et mouvements de mystification, de falsification et de réécriture de l’histoire, très en vogue aujourd’hui, et notamment pour des sujets où la séduction iconoclaste s’accorde aisément avec une aversion atavique mêlée à une grande part d’ignorance. C’est le cas pour les études nostradamiennes, comme pour celles relatives à l’astrologie et à l’histoire de l’astrologie, matières trop longtemps délaissées par les recherches académiques (cf. Guinard, TH. D., 1993, et Astrologie : Le Manifeste 2/2, CURA, 1999).

Les témoignages et attestations externes de l’existence des Prophéties sont beaucoup plus nombreux que ne l’imaginent les apprentis exterminateurs. Le corpus des textes littéraires, latins, français, allemands, italiens, anglais, etc, restés manuscrits, ou publiés entre 1555 et 1575, ou même quelques années après, pourrait réserver encore de belles surprises. Les almanachs de Nostradamus, mais aussi ses Prophéties, malgré leur diffusion moins importante, ont été beaucoup plus diffusés et médiatisés qu’on ne l’a cru et dit, et je fournirai prochainement quelques témoignages que n’a pu retrouver Brind’Amour, lequel travaillait essentiellement au dépouillement d’éditions modernes accessibles dans les rayons de bibliothèques ou centres de recherche de type universitaire.

En outre, ces sceptiques et zététiques n’ont pas encore compris que Nostradamus a volontairement « tronqué » son texte (septième centurie incomplète, quelques vers inachevés, bribes des centuries dites 11 et 12 rapportées par Chavigny, etc), afin précisément de piéger les analyses des gobe-mouches, aussi nombreux dans ces milieux que chez leurs adversaires. [Il y a quelques années, sur un forum canadien de gogo-sceptiques, les adversaires de mon argumentation en faveur de nouvelles perspectives pour l'astrologie, faute de répondant, avaient fini par se persuader que ma thèse, soutenue en 1993 à la Sorbonne, n'aurait jamais existé !]

C’est une architectonique partielle, ouverte à toutes les dénégations hasardeuses, que le prophète salonais a décidé de construire, précisément en rempart contre ses détracteurs, et en prévention contre toute tentative de contrefaçon ultérieure. Car si l’on se met à fabriquer des quatrains, il n’y a aucune raison d’imaginer des centuries incomplètes, dont l’organisation serait précisément en contradiction avec les mentions apposées au texte : « dont il en y à trois cents qui n’ont encores jamais esté imprimées » (en 1557) alors qu’on ne compte que 286 ou 289 quatrains, et : « trois Centuries du restant de mes Propheties, parachevant la miliade » (préface à Henry II du 27 juin 1558) alors qu’il manque encore une vingtaine de quatrains, même en incluant ceux parus à cette date dans les almanachs.

Ce scénario me semble être l’éclaircissement majeur à l’aporie sur laquelle se sont échinés nombre de commentateurs : Nostradamus a initialement conçu sa fameuse septième centurie « inachevée » et « incomplète » en dépit des mentions qui semblent l’infirmer, afin de contrecarrer et démasquer toute velléité frauduleuse, et il a probablement imaginé que des zélateurs piégés s’autoriseront à la compléter ultérieurement par un appendice (les 58 sizains du supplément dit de Sève). Mais précisément, ce supplément apocryphe est la meilleure preuve de l’organisation initiale ! Et la probabilité est quasi nulle pour que de supposés faussaires imaginent une telle organisation (dont j’ai analysé les premières données dans de précédents articles : cf. « Les pièces de l’héritage », CN 177, puis Atlantis, 414, 2003), et surtout pour qu’ils puissent en reproduire les articulations d’une édition à l’autre. »

 

 

Nous énumérons brièvement le réquisitoire concernant les fausses éditions antidatées. Les personnes intéressées à approfondir le sujet trouveront aisément toutes les références que nous évoquons, en cherchant sur Internet ou en se reportant au Répertoire Chronologiuque Nostradamique de R. Benazra dans la plupart des cas.

 

Argument de la mauvaise iconographie

Les faussaires en puisant dans la bibliothèque nostradamique à leur disposition ont confondu vraies et fausses éditions des pronostications. La vignette de couverture du Répertoire Chronologique Nostradamique -que nous avions fournie – est issue d’une édition pirate par Barbe Regnault – Pronostication nouvelle pour l’an 1562-et elle ressemble comme une goutte d’eau à l’édition antidatée de 1555 (cf le fac simile des Amis de Michel Nostradamus 1984) Dans notre quatrième de couverture du RCN nous écrivions : »La littérature nostradamique comporte (..)aussi bien l’oeuvre proprement dite de Nostradamus que celle de ses adversaires , incluant les imitateurs et les commentateurs de telle ou telle partie du corpus recensé »

Argument du chantier centurique

Il est connu que certaines éditions de la Ligue ont comporté plus de quatrains que d’autres, ce qui montre que nous avons affaire à un chantier en progrès (cf communication Verdun Saulnier 1997) C’est ainsi que Benazra dans le RCN (p 123) note «  Il manque les quatrains 44, 45,46, 47 de la Centurie IV. Mais les éditions suivantes comporteront les dits textes y compris les éditions datées de 1555 et autres !!!!   Comme par hasard, un des quatrains additionnels (IV, 46) comportait une mise en garde contre ce qui se passait à Tours à cette époque.

Argument de la fabrication des quatrains

Il ne semble pas que Guinard ait daigné tenir compte du travail de Chantal Liaroutzos concernant l’emprunt à la Guide des Chemins de France ( cf Réforme et Humanisme). Nostradamus se serait il amusé à recopier des pages de cet ouvrage ? C’est bien plutôt l’oeuvre de faussaires besogneux plagiant un ouvrage extérieur au domaine pour étoffer leur contrefaçon . On connait le procédé pour les Protocoles des Sages de Sion avec la récupération de Maurice Joly

La source des « présages »

Nous avons montré que ces quatrains des almanachs étaient une versification de textes en prose y figurant.

La source du quatrain « macelin »

Elle est à chercher dans un ouvrage prophétique de Nostradamus que Guinard ne mentionne pas et qui ne nous est connu que par un manuscrit réédité au début du Xxe siècle. Il s’agit là d’une versification du texte. Là encore, on voit mal Nostradamus s’amuser à une telle besogne.

Prédictions de l’almanach pour 1562

« Et ne veux rien mettre de l’an 1567 que dans le mois d’Avril naistra un (sic) de quelque grand Roy et monarque, qui fera sa fin cruelle et sanguinolente mais la ruine de son régne oncques ne fut pire ne plus sanguinaire. On le nommera MARCELLINUS mais on lui ostera de son nom l’R.’ »

Si on enlève, le R de Marcellinus, on arrive à macellinus, ce qui nous renvoie à « macelin », boucher, Ce qui est à rapprocher du quatrain VIII 76 : En latin, le macellum est le « marché aux viandes » Le quatrain ne restitue pas le jeu de mots et ne fait sens que par référence au texte en prose.

 

« Plus macelin que roi en Angleterre

Lieu obscur nay par force aura l’empire

Lasche sans foy, sans loy saignera terre

Son temps s’approche si pres que je souspire » -cf nos études sur propheties.it.

 

Nostradamus aurait il apprécié de telles fabrications ?

Guinard part du principe que la « critique nostradamique », selon la formule de notre post doctorat) s’en prend à la mémoire et à l’image de Nostradamus. Bien au contraire, il s’agit de nettoyer cette image ! Il y a là un énorme contre sens !

La référence à la bibliothèque de Nostradamus

Certaines éditions attestent du caractère posthumes des contrefaçons. Même les faussaires au départ ne soutenaient pas que les premières éditions des Centuries seraient parues du vivant de Nostradamus. Ce n’est que dans un deuxième temps que l’on aura basculé, en une sorte de surenchère vers cette position. Les premières fausses éditions posthumes n’ont pas été conservées.

 

Le second volet des Centuries

A l’évidence, il n’était pas connu sous la Ligue et il n’y est pas fait référence avant 1590. Le seul exemple d’une édition à 10 centuries est l’édition posthume de 1568 qui aurait donc été inutilisée par les éditions suivantes des 1588-89. Ce second volet ouvert par l’Epitre à Henri II (calquée sur celle parue en tête des Présages pour 1557 mais ne s’y référant pas!) nous semble appartenir au camp adverse de celui de la Ligue, celui dont la capitale était autour de Tours (visée à la Centurie IV) Par la suite, l’on aura réuni ces deux volets sous un seul et même volume, lesquels seront commentés dans le Janus Gallicus comme s’il s’agissait d’un ensemble d’un seul tenant (1594)

 

Le quatrain du couronnement d’Henri IV 1594

Ce quatrain IX, 86 comporte le mot Chartres car c’est là que ce couronnement eu lieu mais il se sert d’un des passages de la Guide des Chemins de France qui comportait le nom de « Castres », opportunément rendu par Chartres dans les Centuries. Rappelons que les rois de France sont généralement couronnés à Reims,inaccessible à l’époque sous le contrôle de la Ligue. Ce quatrain IX, 86 figure dans le second volet qui est le support du camp d’Henri de Navarre. On dispose donc d’un terminus pour ce quatrain qui ne saurait être antérieur à 1593 alors qu’il figure dans la fausse édition de 1568.

 

LA récupération d’imitateurs

Pour mener à bien leur entreprise, les éditeurs des contrefaçons auront puisé dans le corpus de ses imitateurs des quatrains de ses almanachs des années 1570 sans parler du cas de Morgard et de ses sixains ! On pense au cas Crespin dont s’est servi Brind’amour.

 

 

Conclusion : on ne se laissera pas impressionner par l’accumulation de références qui masquent mal les lacunes de ses positions. Quant à réfuter certaines de nos analyses liées à des événements des années 1588-1594 par la thèse selon laquelle certains quatrains auraient bien été prophétiques, c’est là un argument spécieux qui interdit toute approche critique sérieuse. On en arrive ainsi d’ailleurs à un proces d’intention selon lequel ceux qui usent de tels arguments viseraient à refuser la dimension prophétique de Nostradamus ! Or, si Nostradamus a été tenté à la fin de sa vie par le prophétisme, comme on peut le voir dans son Almanach ???, il ne semble pas qu’il ait le moins du monde souhaité s’exprimer par le biais de quatrains ! Même les quatrains de ses almanachs n’ont même pas été son œuvre mais celle de quelque versificateur. Nostradamus, en effet, voulait en bon médecin astrologue, asseoir son discours sur des données astronomiques avérées et sur une certaine chronologies clairement exposée. En en faisant un vaticinateur inspiré (cf les premiers quatrains de la Centurie I) c’est bien là que l’on trahit sa mémoire !

 

 

 

Bibliographie

Jacques Halbronn, éditeur du Répertoire Chronologique Nostradamique de Robert Benazra, 1990

Jacques Halbronn

1984  Compte-rendu de la Bibliographie Lyonnaise de Nostradamus de M. Chomarat in Revue Aurores, Avril n°22,

1985  Communication aux Premières Journées  Nostradamus de Salon de Provence sur  l’apport des critiques de Nostradamus

1991 Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus (1561 … in revue Réforme et Humanisme

1991   Les bibliographies  autour de Nostradamus,  in revue Age d’Homme  n°5  Secret, Initiations  et Sociétés.

Astrologie et Prophétie. Merveilles sans images L’appareil iconographque dans la littérature divinatoire française au XVIe siècle. Ed. Bibliothèque Nationale 1993

Les Prophéties et la Ligue in Prophétes et prophéties, Journées Verdun Saulnier Presses de l’Ecole Normale Supérieure 1998

Le texte prophétique en France.Formation et fortune, 1999 (thèse d’Etat)

 2000 le texte prophétique. Discours  de la méthode  in Babel. Revue de littérature française, générale et comparée n°4

Le dominicain Giffré de Rechac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle 2007 « post doctorat)

Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus. 2002

2003 Série  d »études sur le site Espace Nostradamus de R. Benazra

2005  Papes et prophéties,  Décodages et influence.  Ed Axiome .

2005 « French Antijudaism  and the Avignon problem  on the Eve  of Saint Barthelemy »  The fourteenth World Congress of Jewish Studies. Jerusalem (sur Antoine Crespin)

Vers une nouvelle approche de la bibliographie centurique Revue Française d’Histoire du livre 2011

2012 série d’études  sur le site propheties. it. de Mario Gregorio.

2017 Dernières avancées de la critique nostradamique sur le site editions grande conjonction blogspot. com

 

JHB

24. 02. 21

 

 

 

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Jacques Halbronn sur le catalogue des thèses universitaires relatives à l’astrologie par Patrice Guinard

Posté par nofim le 23 février 2021

 

Jacques Halbronn   sur le catalogue des thèses universitaires relatives à l’astrologie par Patrice Guinard 

« L’astrologie (et l’épi-astrologie) à l’université:  Un siècle de thèses doctorales »/

Sa  dernière recension remonte à  2004:

2004 HAYTON Darin: Astrologers and astrology in Vienna during the era of Emperor Maximilian I (1493-1519), University of Notre Dame
En guise  de préambule nous dirons que la constitution d’un ensemble ayant vocation exhaustive – bibliographie, catalogue, guide, répertoire  est le lieu de certaines tentations  abusives, de ressentiments, aboutissant à ne pas mentionner certains  travaux, attitude d’autant plus trouble que le lecteur aura été mis en condition de croire à une telle exhaustivité affichée. En ce sens, on pourrait parler d’abus de confiance.

On commencera donc  par signalés  dans ce catalogue  d’étranges omissions  nous concernant.. Certes, Guinard  mentionne -t-il notre thèse soutenue en 1979

 

1979 HALBRONN Jacques: La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du Moyen Age espagnol, Université de Paris III.   Ce disciple de Georges Vajda a fait paraître sa thèse en 1985 sous le titre Le monde juif et l’astrologie (Milano, Archè).
Il reste qu’on dénombre pas moins de quatre absences d’importances diverses.


  Guinard arguera peut être qu’il ne s’agit pas dans deux cas d’une thèse mais d’un DEA  ou DESS  et dans les deux autres que cela traite surtout du prophétisme, oubliant – alors que c’est un domaine qu’il aura longuement exploré- que Nostradamus  est un médecin astrologue tout comme son comtemporain Auger  Ferrier auquel nous avons consacré  un DEA qu’il ne mentionne pas. . 1981 « La traduction anglaise des « Jugements astronomiques sur les … d’Auger Ferrier« , Mémoire de DEA, Departement Anglais, Université Lille III, « ?Or,  on trouve dans son catalogue  pour 1984 son propre   » Le temps cyclique astral », D.E.A., Université de Paris I, Département de Philosophie (dir. Jacques Bouveresse) Deux poids, deux mesures. En 1993, Guinard avait lui même  soutenu à Paris L’astrologie : Fondements, Logique et Perspectives, Université de Paris I, Département de Philosophie (dir. Françoise Bonardel) On peut donc dire qu’il était personnellement impliqué.

Or, en janvier  1999, donc dans la période que Guinard prétend couvrir, nous avons soutenu puis  publié  une thèse d’Etat, à Paris X Nanterre, Le texte prophétique en France. Formation et fortune.  Editions Universitaires du Septentrion. – en outre sur microfiches dans les bibliothèques universitaires-  Or Guinard  ne mentionne-t-il pas  pas moins  de  six thèses impliquant le prophétisme comme il ressort de la  mention qu’il en donne et des publications qui en découlent?

1955 KURZE Dietrich: Johannes Lichtenberger, Universität Berlin
=> Un aperçu de ce travail est paru en traduction anglaise : « Popular astrology and prophecy in the fifteenth and sixteenth centuries : Johannes Lichtenberger » (in Paola Zambelli (éd), ‘Astrologi hallucinati’, Walter de Gruyter, Berlin & New York, 1986

1980 BARNES Robin: Prophecy and the Eschaton in Lutheran Germany (1530-1630), University of Virginia (DAO

1987 * CURRY Patrick Murphy: The decline of astrology in early modern England (1642-1800), University College of London
=> Son ouvrage, Prophecy and power, est paru chez Polity Press à Cambridge (UK) en 1989.

1988 GENEVA Ann: England’s propheticall Merline decoded : A study of the symbolic art of astrology in seventeenth century England, State University of New York, Stony Brook   Thèse en partie reprise dans son ouvrage, Astrology & the seventeenth century mind (Berkeley, 1993; Manchester University Press, 1995).

1991 * SMOLLER Laura: History, prophecy, and the stars : The christian astrology of Pierre D’Ailly (1350-1420), Harvard University
=> La thèse de référence sur le cardinal de Cambrai. L’ouvrage est paru en 1994 (Princeton University Press, New Jersey).

1994 DRÉVILLON Hervé: Lire et écrire l’avenir. Astrologie, prophéties et prédictions dans la France du 17è siècle (1610-1715), École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris  (parue chez Champvallon en 1996   n. d. l. r.)

Par  ailleurs s, Guinard signale aussi une thèse sur la divination:
1989 GOURDAIN Christian: Le Tao de la divination. Le dieu structural et la théologie de l’unification, Université de Nice

Qu’est ce qui peut donc  justifier, expliquer un tel oubli ou une telle omission.

Dans cet ensemble de trois  tomes , soit plus de 1350 pages, on trouve en effet plusieurs développements relatifs à l’astrologie

Tome I    sur  Pierre d’Ailly et 1789  L’attente de l’ère du Verseau. Le Zodiaque de Dendérah

Tome II   sur  L’astrologie savante sous Louis XIV  avec notamment le procés du Fatum Universi  d’Yves de  Paris alias  Alliacus  Le répérage  astrologico -astronomique.  avec des développements importants sur Lichtenberger, qui recoupent la thèse de Kurze citée par Guinard  pour 1955..

Tomz III  sur l’astrologie des bergers    Statut  de l’astrologie  dans la Préface  à César I Almanachs et pronostication  Le recours  au langage  astrologique

 

Nous pourrions  aussi nous étonner de ne pas voir mentionné notre Post doctorat  soutenu en 2007  à l’EPHE  Ve section  et on ne voit pas pourquoi  Guinard n’aurait pas poursuivi sa recension jusqu’en 2007, ce qui date quand même de plus de 13 ans!   Ce travail  s’intitule  le Dominicain  Giffré de Réchac (1604-1660) et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle. (sur plus de 700 pages); Dans le jury figurait Hervé Drévillon dont Guinard signale la thèse

 Lire et écrire l’avenir. Astrologie, prophéties et prédictions dans la France du 17è siècle (1610-1715), École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris

Or,  le nom de NOstradamus, on l’a dit, est un sujet très sensible pour Guinard. et à propos duquel il aura polémiqué avec nous avec une cetaine hargne.  Dans une autre recension  L4astrologie française au XXe sièvlen Guinard écrit dans notre norice;

 » C’est ainsi que son récent canular relatif aux centuries de Nostradamus (qui auraient été fabriquées par des faussaires du XVIIe siècle) ne peut se développer qu’en s’adressant à des interlocuteurs qui ignorent presque tout des premières éditions. Halbronn en est ainsi amené à s’adresser à un public de moins en moins mûr pour asseoir des spéculations farfelues qui relèvent essentiellement de la mystification. »  Est-ce pour cette raison que Guinard n’aura mentionné ni notre doctorat d’Etat de 1999 ni notre post doctorat de 2007? Il est vrai que dans cette même notice, il critique la bibliographie de notre article « Astrologie » dans l’Encyclopaedia Universalis mais cet article n’avait aucune prétention à une quelconque recension comme nous avons pu le vouloir  dans notre  CATAF, Catalogue alphabétique des Textes Astrologique Français -(1999) ou dans notre répertoire des historiens de l’Astrologie (1984)

On  s’étonnera de l’absence dans la recension de Guinard   de la mention  de la thèse d’Etat  soutenue en 1ç45-46 à l’Université de Rennes  de Julien Eymard d’Angers  (alias lr R. P. Charles Chesneau)  Le Père Yves de Paris et son temps (1590-1678) / qui  traite de l’auteur d e traités d’astrologie.(Fatum  Universi etc), un  auteur auquel nous avons consacré une certaine attention dans notre  thèse d’Etat.
Signalons aussi  en 1097, la soutenance de Magic and Divination at the Court of Burgundy and France. Test and  Context of LAurens Pignon Contre les devineurs (1411  de  Jan Riepke  Veenstra,,  Université Royale de Groningue. PAys Bas), éditée chez Brill.

Thèse d’Anna Carlstedt

La poésie oraculaire de Nostradamus: Langue, style et genre des Centuries2005

 

Quant au quatrième mémoire universitaire oublié par Guinard, il s’agit d’un DESS  de 1995 « Le milieu astrologique. Ses structures et ses membres »,dont une partie paru aux ed O. Laurens, en 1997 sous le titre « Le guide astrologique »  qui fut repris sur le site du dit Guinard. On ne nous a pas, depuis, à notre connaissance, reproché d’omissions douteuses. Notons que plusieurs des thèses qu’il mentionne  lui ont été transmises dans le cadre de la Bibliotheca Astrologica que nous dirigeons.

 

 

JHB*23 02  21

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Astrologie et Société: le temps couperet: mandat électoral, retraites,décés etc.

Posté par nofim le 22 février 2021

  Astrologie  et Société: le temps couperet: mandat électoral, retraites, décés etc

par  Jacques  Halbronn

 

Sommes nous conscients de vivre sur deux plans, d’une part un temps compté par avance et un autre  tributaire des circonstances? Où se situe l’astrologie par rapport à ces deux appréhensions du Temps? Cela correspond à deux théologies, l’une « naturelle », l’autre « planificatrice » (Intelligent  Design) Celle qui est « naturelle » suppose  que l’on soit à la merci de toutes sortes de facteurs plus ou moins aléatoires et imprévisibles alors que l’autre suit un calendrier immuable se déroulant par delà, au mépris de toute contingence, telle une mécanique bien huilée.. Mais sommes-nous vraiment conscients de vivre au sein  d’une telle dualité  à moins que nous ne soyons carrément dans le déni?

Songeons ainsi aux élections.  Auquel de ces deux voies correspondent-elles? On élit quelqu’un  pour un mandat d’une certaine durée. Et cette durée n’est pas fonction de ses activités, de ses réalisations mais du temps imparti, prévu, fixé dès le début. Il en est de même pour les départs à la retraite: il y a un temps  couperet, inexorable mais parfaitement prévisible. En revanche, dans d’autres domaines, les choses ne se passent pas ainsi.  Un Premier Ministre, sous la Ve République, ne sait jamais combien de temps il restera en poste, à la différence du Président de la République qui est fixé sur son sort, ce qui ne dépend d’aucune instance ou autorité si ce n’est celle de la Constitution. Le Premier Ministre sait que son sort dépendra de la combinaison d’un certain nombre de paramètres qu’il peut espérer  gérer avec plus ou moins de bonheur et de chance. Et puis, il y a la mort  qui dépend de nous en partie mais qui peut nous surprendre à plus d’un titre.

Or,  est ce que les astrologues ont pris aujourd’hui  la mesure de tel enjeux?Combien d’entre eux ont le sens de la phase, de la période qui s’ouvrent et puis s’achèvent comme si l’on allumait  et  fermait la lumière en un instant?

En tout cas, on ne contestera pas que nous vivons dans un environnement  social qui nous  familiarise avec  l’idée d’une Société à deux vitesses. Qu’un astrologue puisse affirmer que les gens d’en  haut ne partagent pas la même temporalité que les gens d’en bas, subalternes ne devrait donc pas choquer outre  mesure et on l’a bien compris dans l’exemple du Président et du Premier Ministre en France, l’un mobile, l’autre fixe. Tout se passe comme si plus on avait de responsabilité et plus l’on serait tributaire  d’une horloge intérieure. Or, il revient à l’astrologue – celui de l’Astrology VIP- de nous éclairer sur le fonctionnement de la dite  horloge… Si l’on appartient à la classe subalterne, mieux vaut se rendre chez le voyant que chez l’astrologue des VIPs car  chez les VIPs, tout est organisé comme du papier à musique et sauf assassinat ou maladie, tout ira jusqu’ à son terme et comme disait Mitterrand, qui  goutait la compagnie des astrologues, il faut donner du temps au temps, ce qui rejoint ce que dit l’Ecclésiaste: il y a un temps pour chaque chose. Non pas que le leader de haut vol   ait une conscience très clair du processus en cours en lui mais il sent qu’il doit faire confiance à son étoile, à son destin.

Cela dit, depuis qu’est apparue Astrology VIP, les choses ne seront plus comme avant  comme lorsqu’on avançait en aveugle, à l’aveuglette. Ou plutôt ce que les hommes connaissaient il y a fort longtemps et qu’ils avaient oublié, frelaté leur est redonné dans sa pureté originelle. Cest dire que le droit constitutionnel  converge de plus en plus- surtout depuis la fin du XVIIIe siècle – avec la dite Astrologie si ce n’est que cette discipline  a raison dans son principe mais ne dispose pas, pour l’heure, des moyens pour le mettre intelligiblement, en oeuvre. Rien ne prouve, notamment que les personnages qu’elle place au sommet le méritent et donc sont liés  à la temporalité ainsi mis en avant. On risque fort, ici et là, de mettre en place des personnes qui ne sont pas les bonnes. Et il revient à l’Astrology VIP de valider les candidats dument éligibles au moyen d’une série de tests psychotechniques couvrant toute leur carrière. Il ne s’agit pas de fabriquer des élites mais de les repérer et de les recruter. The right man, at the right place, at the right time.

On aura compris que c’est là une nouvelle carrière astrologique qui ne saurait se confondre ou s’assimiler à celle de l’astrologue ordinaire, qui s’adresse au tout venant et dont le domaine est celui de l’astronomie rotationnelle, bien décrite par Michel Gauquelin et qui correspond à une proto-astrologie, n’exigeant même pas de connaitre les cycles planétaires puisque c’est la Terre qui est la référence si bien que toutes les planètes de Mercure à Pluton marchent au même pas quotidien.

Selon l’Astrology VIP, dont l’outil est l’ASQ (axe stellaire des quadratures), chaque cycle de 6 ans débute et s’achève au passage de Jupiter sur le dit axe. Le mandat doit donc être de six ans et pas de cinq ou de sept ans comme cela aura été le cas sous notre Cinquiéme République car cinq ans, c’est trop court et sept ans c’est trop long. Avant l’heure, ce n’est pas l’heure et après l’heure, ce n’est plus l’heure. Il importe en effet que cette durée ne soit pas entravée ou précipitée et que tout commence et se termine, à l’heure inscrite dans le programme astrologique du leader choisi. C’est comme un accouchement, évitons  les interventions intempestives et prématurées car dans les derniers mois de l’hémicycle de Jupiter, tout va se mettre en place pour que le leader puisse transmettre l’oeuvre achevée avant de partir pour de nouvelles  aventures, puisque chaque cycle de 6 ans engage et sous tend de nouveaux projets. Autrement dit, le chef , au plus haut niveau, devra faire souche, voire son oeuvre se poursuivre, du fait de ses héritiers, de ses imitateurs qui se substitueront  à lui, c’est ce qu’on appelle la postérité 

Il importe de comprendre que l’astrologie a été mise en place en vue du fonctionnement de la Cité et qu’elle n’emprunte   à l’astronomie que ce dont elle a besoin. Par ailleurs, cela exige d’admettre que l’astrologie n’aura pu se mettre en place que sur la base d’une biotechnologie très avancée permettant de corréler le monde d’en haut et le monde d’en bas, le Ciel et la Terre (cfe Genése Ch.I), ce n’est pas une simple vue de l’esprit, une philosophie mais une création dans la création. Comprendre notre société en profondeur est la voie royale vers l’Astrologie et ce n’est pas l’astrologie qui nous donne les clefs de notre monde mais l’inverse. Il se trouve que ceux qui s’intéressèrent à l’astrologie attendaient qu’elle leur apporte un éclairage  alors que l’astrologie, à l’instar de la Belle au Bois Dormant,  avait besoin de gens qui étaient en mesure de l’éclairer!

 

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JHB

22. 02  21

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Jacques Halbronn Sur la Tétrabible et son commentaire sur les fondements des Dignités

Posté par nofim le 22 février 2021

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jacques Halbronn Manifeste pour une astrologie des princes : « VIP »

Posté par nofim le 21 février 2021

Manifeste pour une astrologie des princes   « VIP »

 

par  Jacques  Halbronn

 

Il ne  faut pas galvauder l’astrologie au nom d’une astrologie pour tout le monde comme le proclamait le Britannique Alan Léo au tournant du XXe siècle (cf notre ouvrage  La vie astrologique il y a cent ans,  d’Alan Léo à  Charles Barlet, ed Trédaniel, 1992 et les manuels de Leo parus en français avant la première guerre Mondiale, Ed Trédaniel, 1987)    car selon nous, l »astrologie n’a pas été conçue pour les hommes ordinaires mais pour leurs chefs, leurs princes et un mauvais usage n’aura pu -on s’en doute- que la desservir. C’est pourquoi, nous avons décidé de créer une formation « Astrology VIP ».

Cette formation s’adresse  à tous ceux qui entendent faire carrière, métier, dans le coaching, le suivi des leaders et l’on pense notamment aux  futurs journalistes mais aussi pour les périodes passées aux historiens, aux biographes. Nous avons un rêve, nous annonçons un temps proche où cette « Astrology VIP »  aura voix au chapitre dans les émissions consacrées notamment à la vie politique, ce qui n’est nullement le cas de nos jours.. Actuellement, nous assistons au crépuscule de l’astrologie du thème natal pour tous, usine à gaz, qui aura fait long  feu. Cette « Astrology VIP »  se signale par sa simplicité, son élégance, son accessibilité car pour elle, le ciel est un livre ouvert et il importe que nous apprenions à le lire, en tant que citoyens car cette astrologie a vocation à être « chose publique ».  En fait, la formule « Astrologie  pour tous » fait sens dès lors qu’on ne la comprend pas comme valant pour chacun avec l’idée du thème personnel,  mais plutôt à la portée de chacun (cf le manuel de Maurice Privat, Ed Grasset, 1935), ce qui n’est pas la même chose, pour prévoir le cours de la vie de la Cité, en tous ses aspects, c’est le cas de le dire puisque les aspects en astrology VIP sont la base, notamment avec l’ASQ,( l ‘Axe stellaire des quadratures). Pour parvenir à notre formulation actuelle, il nous aura fallu un  demi-siècle de recherche car la recherche  est toujours minée par les représentations en vigueur dont il importe de se défaire, aucune recherche n’échappant à un certain conditionnement, à quelque consensus. Nous avons notamment dénoncé le syncrétisme, le métissage dont souffrait la littérature astrologique telle qu’elle nous est parvenus depuis plus de 2000 ans. D’aucuns croient que remonter  aussi loin serait le gage d’un  retour aux origines alors qu’on était déjà à un stade de décadence et qu’il importe de remonter bien plus en amont, en scrutant les textes de façon critique, ce qui débouche sur une diachronie, une « archéologie du savoir. », à la façon d’un palimpseste. En d’autres termes, plusieurs astrologies se seront mélangées, enchevêtrées, enchainées de façon quasiment inextricable  et il revient au véritable historien de les distinguer, de les séparer C’est la fin de l’Astrologie au singulier dont se délectent ses adversaires.-y compris dans le dernier Que sais je.-PUF. Il importe notamment de dénoncer une certaine subversion contre pouvoir des Princes qui aura généré une déconstruction de l’astrologie au nom de la Science et de la Société. Au nom de la Science, en arguant du fait que tout ce qui  fiat partie du système solaire concernerait l’astrologie et au nom de la Société en arguant du fait que tout ce qui est humain serait l’objet de l’Astrologie! Aurait-on une astrologie de gauche et une astrologie de droite, chaque tendance tirant la couverture à elle? En ce sens, Astrology VIP serait à classer à droite mais nous avons la faiblesse de croire que cela se rapproche beaucoup plus de l’esprit profonde et originel de l’astrologie que l’autre..Cela dit, un André Barbault ne cachait son parti pris en faveur de la cause communiste, ce qui impacta assurément certaines de ses prévisions et notamment La crise mondiale, (Albin Michel, 1964)  Barbault, par ses prévisions, entendait, espérait,  réhabiliter, prouver l’Astrologie.

Notre approche est différente, non pas que nous ne pensions pas que l’ASQ ne puisse faire ses preuves de manière assez éclatante – c’est évidemment la base de la formation Astrology VIP que nous entendons prochainement dispenser à la FLAP (Faculté Libre d’Astrologie de Paris). Mais, la priorité est de donner à l’astrologie un visage moins exotique car ce qui est perçu comme étranger  ne sera jamais pleinement accepté, en dépit de toutes les « preuves » que l’on voudra bien apporter. Quand on veut se débarrasser de son chien, on l’accuse de la rage. Tous les prétextes sont bons pour exclure l’intrus, celui qui détone.  Il eut mieux valu  se demander en quoi la Cité peut avoir besoin de l’Astrologie plutôt que de se demander comment l’Astrologie peut servir la cause de l’Astronomie en trouvant un emploi pour  tout ce qui compose le système solaire, travers  qui marque le travail d’un Jean-Pierre Nicola, comme s’il  y avait là quelque cahier de charges  à respecter envers l’astronomie, comme si la raison d’être de l’astrologie était de donner du sens à l’astronomie. Pour notre part,  l’astrologie doit servir le Politique et doit valider en quelque sorte  le fonctionnement des sociétés et non s’aligner sur  tout le corpus  astronomique et à partir de là,  l’Astrologie devrait parvenir à s’intégrer sans qu’on l’interpelle et lui demande sans cesse des comptes.

Quelque part, l’astrologie doit montrer son utilité non pas aux astronomes mais aux sociologues. Entendons par là qu’il ne s’agit pas de se servir de la sociologie  et plus généralement les sciences sociales, pour refonder l’astrologie mais tout au contraire de refonder la sociologie à partir de l’astrologie. Le rôle de l’historien est par ailleurs essentiel  dans le but de psychanalyser l’astrologie plutôt que de se servir de l’astrologie pour psychanalyser (cf Barbault,  De la psychanalyse à l’astrologie, Seuil, 1961) Car -comme on sait, avant de psychanalyser, il faut se faire psychanalyser. Il s’agit avant toute chose, de comprendre tout ce qui est venu perturber le statut de l’astrologie, les métissages dont elle aura été victime et qui l’auront conduit là où elle se trouve échouée. Nous ne pensons pas qu’il faille convertir les astrologues en exercice à Astrology VIP  mais bien d’amener de nouvelles populations à cette révolution car les gens sont prisonniers de ce qui les a amené à l’astrologie et n’ont pas envie de savoir ce pourquoi elle est faite réellement. Astrology VIP ne saurait donc recruter des personnes qui attendent de l’astrologie de mieux se connaitre. Nous nous voulons avant tout « professionnels », c’est à dire  étudier une certaine catégorie de personnes qui  ne se confondent pas avec le profil des astrologues eux mêmes! Cette discipline vise à  suivre le parcours d’une élite et non celui de Monsieur Toulemonde. Cela implique d’emblée une autre image. L’astrologue Astrology  VIP doit déjà s’assurer que les personnes qu’il traite sont compatibles avec le système du ASQ et il est clair qu’il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. La personne ainsi reconnue comme appropriée  devrait normalement être particulièrement recherchée car elle offrira une  transparence, une fiabilité, un mode d’emploi remarquables. Il ne s’agit pas de former, de fabriquer  des élites mais de les repérer, de les signaler, de les labelliser. C’est là toute la différence avec certaine Ecoles d’administration.  En ce sens, en effet, Astrology VIP se situe à droite car pour elle, une société qui ne reconnait pas ses vraies élites est condamnée à l’implosion comme un bâtiment construit avec de mauvais matériaux.

L’on sait  d’ailleurs  que  les astrologues (de cour) furent  jusqu’au XVIIe siècle au moins  convoquées à la naissance des princes. On pense entre autres à 1638 et à la naissance tardive du  fils de Louis XIII  v(né en 1601) et d’Anne d’Autriche, le futur Louis XIV.Mais comme on sait, par mimétisme, cette coutume aura  fini par se  généraliser à d’autres couches sociales à l’instar de l’usage de Seigneur,  si  galvaudée de nos jours en Senor, Signor etc  que chacun peut de nos jours impunément revendiquer.Comment l’astrologie n’aurait-elle pas souffert d’une telle licence, faussant totalement son modèle de départ?. Il est grand temps de mettre le hola à de tels abus et que les astrologues  respectent une certaine hiérarchie sociale, au nom d’une nouvelle déontologie. Que l’on remplace la quantité par la qualité de  la clientèle!

 

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Cyclologie astrologique et cycle lunaire. Le piège.

Posté par nofim le 21 février 2021

Cyclologie  astrologique et cycle lunaire. Le piège

par  Jacques  Halbronn

 

L »analogie nous interpelle  dès qu’il s’agit de cyclicité. En effet, plusieurs grilles de lecture semblent bien  s’affronter, chacune  ayant ses lettres de noblesse.  L’on peut, par exemple, arguer du fait que certains calendriers, comme le judaïque (Rosh Hodesh), font débuter chaque mois à la nouvelle lune et d’ailleurs le mot mois en hébreu est lié à Hadash, le nouveau. Or, la nouvelle lune se produit par la rencontre de la Lune qu rejoint mensuellement le soleil..Cette nouvelle Lune est marquée par la sortie de la nuit complète, avec le premier croissant. Et au bout d’une semaine environ, on en  arrive au premier quartier (demi-lune) et cette demi-lune nous fait penser à l’équinoxe par son « clair obscur ».

On comprend, en ce sens, que nombre d’astrologues voient dans la conjonction de deux astres le début de toute cyclicité (cf André Barbault et son commentaire des effets de la conjonction Saturne- Neptune  de 1952-53, dans les Cahiers Astrologiques. Numéros spéciaux sur l’Astrologie Mondiale) Pourtant, si l’on examine l’aspect de quadrature en astrologie, l’on note qu’il relie en principe deux signes de genre différent, l’un masculin, impair, l’autre féminin, pair, ce qui confère au dit aspect une certaine forme d’ambivalence équinoxiale  taureau-lion, cancer- balance etc A contrario  le trigone et l’opposition associent en principe deux signes de même genre:  gémeaux-balance,   vierge- poissons etcIl nous semble que le solstice correspond davantage à  un rapport  au sein d’un même genre et l’équinoxe à un rapport entre deux  genres différents, ce qui renvoie à la dialectique diurne-nocturne. (cf JP Nicola   sur le zodiaque photo-périodique) Que dire de tous ceux qui présentent le solstice d’hiver comme un commencement sous prétexte que la nuit ne continue pas- certes- à progresser par rapport au  jour, si ce n’est que la nuit va encore longtemps rester prédominante? Un tel argument nous semble tiré par les cheveux! Rappelons aussi qu’en France, l’année commençait à Pâques jusqu’à la réforme de 1564 qui la fit commencer en janvier. Le nom de ce mois est lié au dieu Janus, ce qui renvoie à la notion de « gond » De fait, le mois de janvier correspond à la fin du cycle de 12 mois et au début d’un nouveau cycle,   ce qui n empeche pas que le nom de nos mois  ne se comprend que si l’on commence l »année à Paques : le mois de septembre est le septième mois, comme son nom l’indique, mars étant ici le premier mois. Et d’ailleurs, en année bissextile, nous ajoutons un jour au mois de février, en tant que dernier mois de l’année.  Autrement dit, Janvier ne s’appellerait ainsi que du fait d’une réforme du calendrier mais c’est le mois de Mars qui devrait porter ce nom lié à Janus, la Porte.

Or, selon nous, le solstice d’hiver n’est  jamais que l’aboutissement d’un processus engagé à l’équinoxe d’automne, dans l’hémisphère , nord., trois mois plutôt mais  cette domination du nocturne sur le diurne durera jusqu’à l’équinoxe de printemps. Il semble donc que la nouvelle lune ne saurait servir de base pour la cyclologie astrologique car elle correspond à un second temps et non à un premier temps et d’ailleurs l’étymologie du mot printemps  -et la lettre P- est liée aux primeurs, au primitif, aux prémisses, au prince, au principe./ Un tel débat, au demeurant, est crucial au regard de l’interprétation cyclique et s’il y avait  existé une pratique astrologique viable,  une statistique prévisionnelle  digne de ce nom on aurait découvert depuis longtemps, qu’il y avait  erreur en la matière, en décidant que la conjonction marquait un commencement. Cela reviendrait à déclarer que l’accouchement devrait avoir lieu au 4e ou au 5e mois, ce qui serait « prématuré »!Les planètes d’un carré sont totalement incompatibles, ce qui peut être la source de tensions importantes et d’agressivité dans la vie d’une personne. Le trigone est quant à lui positif et harmonieux. Il sépare deux planètes de 120 degrés. Enfin, le sextile est également un aspect astrologique positif qui se forme lorsque deux planètes se retrouvent à 60 degrés l’une de l’autre. Ces combos assurent en général une vie sereine à la personne concernée. On trouve sur le site CELES la présentation suivante:

« La conjonction illustre en astrologie l’aspect majeur d’un thème. Cette dernière est à la fois synonyme de la fin d’un cycle, mais aussi du début d’un autre » Nous nous portons en faux contre une telle définition qui conduit d’ailleurs, par ricochetn à dévaloriser le « carré ». sous prétexte que le carré relie des signes « incompatibles »! Mais cette dualité du carré n’est elle pas ce qui caractérise tout commencement : l’aube comme le printemps et le signe du bélier n’est-il pas considéré comme le premier du Zodiaque? Au commencement, les choses ne sont pas claires et elles ne le deviennent qu’au bout d’un certain temps! Question de bon sens!On comprend qu’André Barbault ait voulu voir dans la conjonction Saturne Neptune la perspective d’une nouvelle ère mais il ne le fait que du fait d’une telle corrélation qu’il entendait établir aux dépends mêmes de la cohérence de la pensée astrologique tant au niveau mondial qu’individuel!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

21. 02 21

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jacques Halbronn L’image des astrologues au prisme de la presse francophone

Posté par nofim le 14 février 2021

 

 

 

 

 

L’image des astrologues dans la presse francophone (1950 -1985)

par Jacques Halbronn

 

Nous avons constitué, au fil des années, un corpus d’articles, de coupures de presse sur plusieurs décennies, notamment à l’occasion de congrès et autres rencontres astrologiques dont une grande partie eut d’ailleurs lieu à notre initiative. Il apparaît que ce type d’événement est l’occasion providentielle pour les journalistes de s’interroger et d’interroger autour de cette discipline assez particulière et intrigante. Un filon que nous n’avions pas su jusqu’à présent exploiter. Bien évidemment, nous ne donnerons que des extraits de ce type de matériau, nous réservant ultérieurement la possibilité de le numériser dans son ensemble.

Nous fournissons ci dessous un premier balisage que nous étofferons par la suite. Mais ce qui nous frappe singulièrement, c’est quand même l’écho de la prévision des astrologues pour le début des années 80, telle qu’elle apparaît lors des colloques de septembre 1974 et février 78 et dont on sait qu’elle sera démentie. Le Congrès de septembre 1974 aura été fortement marqué par une telle perspective. On notera l’absence de congrès français entre 1953-54 et 1974.

 

Lille 23-24 Avril 1950 Journées Internationales d’Astrologie de l’Académie Nationale Française d’Astrologie, Président J. Dupas

Nord Matin

Photo de groupe . On reconnaît Ruperti, Présence de Horicks et Michaux, Hirsig, Duvivier,

«  Dans son discours (..) M. Dupas analysa la crise qu’a subie et que subit encore l’astrologie. Il conclut en demandant, au nom de l’Académie, la reconnaissance officielle de l’astrologie ‘

 

VIIe Congrès International d’Astrologie Paris, La Mutualité

31 12 53 Combat « Les étant en guerre, nous ne saurons que l’an prochain de quoi sera fait 1954 Article de Marcel Bondy

 

31 12 53 Samedi Soir 70 hommes se penchent sur l’astrologie

Photos en médaillon du Colonel Maillaud, président de la Société Astrologique de France etc Photo du bureau du Congrès . Avec Zoé Wassilko Serecki, Arnould de Grémilly etc Georges Moinard La Villedieu à la tribune. Dessin humoristique sur le Sagittaire

03 01 54 Gilet Rouge, Soleil blanc et lune noire au Congrès International des astrologues

Caricatures d’Arnould de Gremilly et de la Comtesse Zoé Wassilko, Colonel Maillaud article signé Cara.

08 01 54 La Dépeche du Midi

«  Au lendemain du VIIe congrès International de l’Astronomie (sic) ‘L’astronomie (sic), science royale »

Ici Paris 17 01 54 Pour 300 astrologues réunis à Paris,  l’an 2000 marquera le triomphe de leur savoir déjà favorablement influencé par le Verseau

Congrès de l’ISAR (International Society for Astrological Research) avec le concours du Centre International d’Astrologie et des JIAPS (Journées Internationales Astrologiques de Paris incluant le CEFA et le GERAS)

29 septembre 1974 Le Journal du dimanche

Alerte dans le ciel pour 1990. Les plus grands astrologues réunis à Paris sont tous d’accord. Ils s’attendent à une catastrophe. Ça commencera à être très critiques à partir de 1983

En espagnol Lo advierten los futurologos en el Congreso de Paris

Mardi 2 octobre 1974 Le Canard Enchainé

Quand le Président se tait les astrologues se taisent

 

9- 11 décembre 1975 Au Congrès d’astrologie d’Automne Organisé par le Mouvement Astrologique Universitaire sous la présidence de Jacques Halbronn , au FIAP

Photo Jacques Halbronn,

En espagnol , article de Adolfo Lopez 28 12 75 Solidaridad Nacional

Respuesta el Manifesto de los 186

traduction espagnole du texte adopté à Paris

 

septembre 1977

L’Autre Monde « L’autre monde et le MAU vous offrent les clés de ‘Ere du Verseau  Un Congrès d’astrologie pas comme les autres ».

 

Congrès MAU « La grande conjonction ‘ FIAP, février 1978   « 21 de junio de 1982. La gran catastrofe / Ese dia ocho planetas se encontraran en perfecta alineacion con respecto a la Tierra Article de Rafael Lafuente ‘ Colombet como Barbault, como todos los astrologos serios esta preocupado por las configuraciones planetarias de los anos 1981-82

Paul Colombet : «  Barbault y yo creemos que una guerra mundial sera dificilmente evitable. « 

Photos Jacques Halbronn, R. Lafuente

 

19 juin 1978 Nice Matin

article de Vincent Tivoli

Sous la photo avec Danielle Fournier (RMC)  le mage de Bargemon, Guy Jourdan, Jacques Halbronn, Alexandre Ruperti face au public Autre photo avec l’Allemand Christian Meier Parm

« Elisabeth Teissier au colloque de Saint-Maximin « Il vaut mieux une mauvaise astrologie que rien du tout »

Nord Matin 9  12 78

Le temps d’un congrès, les astres se donnent rendez vous à la halle au sucre. En astrologie comme ailleurs, l’ordinateur est roi.

Photo : on reconnaît Denis Labouré, Jacques Halbronn, Blanca Hernandez Lupion Pierre Heckel

 

01 09 79 La Suisse

Premier congrès en Suisse Romande L’astrologie ; et si c’était sérieux. Photo : Jacques Halbronn « chercheur du CNRS »

9-15 juin 1980 Au Centre universitaire protestant. Séminaire international d’astrologie Il est organisé par le Groupement astrologique de Suisse Romande et des Provinces françaises limitrophes sous le patronage du Mouvement Astrologique Unifié de Paris

Orne Metz 7 novembre 1982

Congrès International de Metz. La « science des astres » sur les bancs de l’Université.

Photo « une nombreuse assistance à l’amphithéatre n°2

Photo ; Les trois premiers conférenciers Au centre M . Heckel, président fondateur du collége astrologique de Metz, M  Jacques Halbronn, Président du mouvement astrologique Unifié, , M. Alain Vassy, ancien secrétaire général de la Chambre de Commerce et d’industrie de Saint Dié et actuellement directeur général adjoint de la société informatique « Alsy »

La dépeche du Midi Toulouse Actualité. 13.12 82

Dépasser les querelles des chapelles

Etre astrologue chez Descartes. L’astrologie est une science, pas une magie/Dur à faire accepter au pays du rationalisme

Astrologie mode d’emploi. Les enfants de Nostradamus sont en congrès jusqu’à dimanche. Au « Pharaon » bien entendu.

Photo ; les deux organisateurs du congrès des astrologues ; M.. Alain Kieser M. Jacques Halbronn

31 juillet 1983 Congrès international d’astrologie à la Coupiane ( La Valette, près de Toulon)

Deux photos Jacques Halbronn, Guy Jourdan, Daniel Renard etc

Presses Océan 01 08 83 L’astrologie à Nantes. Un congrès en septembre. Sur l’initiative d’une association parisienne, le MAU et en collaboration avec une association nantaise l’ADREA

Le Parisien 25 octobre 1983

Le cours des astres. La faculté d’astrologie de Paris

Article de Marie-Aline Janneau

Votre Avenir Mars 1984 Congrès de Lucerne. L’astrologie se montre en Suisse

Photos médaillons Liz Green, Alexandre Ruperti, Claude Weiss co organisateur du Congrès L’astrologie au Xxe siècle

Photo de groupe; R. Idemon C  Weiss, Bruno Huber, Jacques Berthon ; A Ruperti, Michel Gauquelin, Danièle Rousseau, Joelle de Gravelaine, P. Niehenke etc

Midi Libre 26 09 84

Rendez vous de l’étrange au Cap d’Agde qui devient capitale des sciences occultes

Le Parisien 02. 01 85 Article de Yolain de la Bine.

Elle a aujourd’hui sa fédération. L’astrologie croit en son étoile. Photo de Jean Pierre Nicola

Avril 1985 Science et Astrologie au Palais des Congrès

Photo Danièle Rousseau, J. de Gravelaine, Fernand Schwartz, A Ruperti, Y. Lenoble etc

 

13 juin 1985 La République du Centre

 

Astres à vendre. Dans le cosmos des sciences occultes, l’astrologie se porte comme un charme. Etes vous branché sur le langage et les rythmes planétaires ? Orléans sous les signes du Zodiaque Un attrait pour l’irrationnel.

11-15 Décembre 1985 L’Expansion* » Symbolium » , c’est le nom du premier forum de symbolisme et d’astrologie qui vient de se tenir à Cannes. Photo de Daniele Rousseau

Sources. Forum Astrologie et symbolisme. L’astrologie s’est voulue Star article d’Alain Chevillat

Photos ; Joelle de Gravelaine, Daniéle Rousseau, André Barbault, Alexandre Ruperti

Vous et votre avenir L’autre « festival de Cannes »

« Une photo de famille aux marches du Palais » On reconnaît Marielle Garrel, Jacques Halbronn, Gérard Sabian Jeanne Elazard ; André Bourquerod,

En médaillon : Joelle de Gravelaine et Alexandre Ruperti

 

 

JHB

14. 02 21

 

 

 

 

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