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jacques Halbronn Histoire de la structuration astrologique du système solaire

Posté par nofim le 12 février 2021

 

 

Histoire de  la structuration astrologique du système solaire

 

Par Jacques Halbronn

 

On nous parle en astrologie mondiale de « planètes lentes » mais où passe réellement la frontière avec celles qui seraient donc « rapides » ? Ce clivage ne recoupe même pas la notion de planète « transsaturnienne » puisque sous une telle appellation, à la base de l’indice cyclique (indice de concentration planétaire de Gouchon) l’on englobe Jupiter et Saturne au sein d’un groupe comportant Uranus, Neptune et Pluton. Cote mal taillée. Faudrait-il alors parler de planète transmartiennes au lieu de transsturniennes  puisque l’indice cyclique va de Jupiter jusqu’à Pluton?Selon nous comme on va le montrer, la meilleure formulation devrait en fait être celle de planètes transjupitériennes. Aux dernières nouvelles, du côté des astronomes du système solaire, il existerait un clivage entre Jupiter et Saturne.

Or, dans un article datant de 1980, nous notions -et c’était donc avant le fiasco prévisionnel qui allait suivre- que la quantité de conjonctions marquant le début des Années 80 faisait la part belle à Jupiter. (in revue Nouvelle Acropole n° 58) alors que Jupiter serait absent à la fin des dites années. C’est dire que nous esquissions déjà, par avance, ce qui aurait pu conduire à une réforme de l’indice cyclique de Gouchon-Barbault si d’aucuns avaient pu imaginer de le repenser en amont (cf sur la liste de ceux qui exploitèrent ce sujet, in revue L’Astrologue 1978, n°42) On aura compris que notre critique aura précédé et non suivie le fiasco prévisionnel, ce qui est toujours préférable car une approche théorique bien conduite évite les aléas de la pratique en aveugle, c’est à dire du fait d’une préparation conceptuelle menée insuffisamment loin. Autrement dit, dès1980, nous avions tiré la sonnette d’alarme dans une revue dont le numéro était en grande partie consacré à l’astrologie mondiale et aux dites années 80. La lecture de notre mise en garde eut été la bienvenue. On aurait pu éviter de s’exciter sur les conjonctions jupitériennes et se focaliser sur les trois conjonctions des vraies planètes « lentes », transjupitériennes de la fin de la décennie, lesquelles furent effectivement marquantes, dont celle de Saturne avec Neptune. Un beau gachis !

Examinons btièvement les tentatives de structuration astrologique du système solaire. On pense évidemment au « RET’ de Jean Pierre Nicola qui regroupe les planètes de la sorte :

Soleil-Mercure- Vénus

Mars Jupiter Saturne

Uranus Neptune Pluton.

On note que Nicola s’en tient à la frontière transsaturnienne en incluant Saturne du côté de Jupiter et non du coté d’Uranus, ce qui est bien dommage. Il est vrai que l’histoire de l’astronomie nous enseigne que des milliers d’années séparent la connaissance de Saturne de celle d’Uranus. Mais cet argument d’ordre historique est-il recevable ? Le « septénaire » est -il une donnée sacro-sainte ?

Pour notre part, il fut un temps où nous avions placé la frontière au delà d’Uranus (cf Clefs pour l’Astrologie, Paris Seghers 1976 et ‘Astrologie Sensorielle », in magazine Cosmopolitan, décembre 1976) En effet, nous avions appris qu’Uranus était visible à l’oeil nu à la différence de Neptune qui exige une lunette. Notre idée à l’époque était de rechercher des « quatuors », des nombres pairs, et ainsi Uranus venait compléter le groupe incluant Mars, Jupiter et Saturne. Nous pensions notamment aux quatre tempéraments d’Hippocrate. En ce sens, il nous semblait devoir limiter le rapport astrologie-astronomie à 4 astres. Signalons aussi, toujours sur une base 4 la thèse de doctorat de Patrice Guinard « L »astrologie, fondements, logique et perspectives »  dont il donne le résumé suivant « Le système solaire, champ d’interactions magnétiques et gravitationnelles entre planètes, impressionne le système nerveux et le façonne selon une matrice, forme quadruple des structures astrales (planétaires, sectorielles, cycliques et zodiacales), et paradigme combinatoire de l’incidence astrale que la psyché différencie selon quatre registres ou décompose selon quatre milieux conditionnels (Énergie, Espace, Temps, Structure). Ces fondements structuraux (Planétaire, Dominion, Cyclade, Zodiaque) s’harmonisent au sein d’un nouveau modèle ayant valeur de compréhension pour l’individuel (éthique) comme pour le collectif (niveau anthropologique) ». Mais cela n’aura pas conduit Guinard à isoler 4 planètes mais à valider  son syncrétisme -entre astronomie rotationnelle et astronomie zodiacale

 

Par la suite, nous nous étions polarisés sur le monoplanétarisme et c’est probablement ainsi que nous avions suivi Jupiter dans sa course, en rapport avec les « planètes lentes » comme ce fut le cas en 1980 au point de parler d’une astrologie « jupitérienne ». D’ailleurs Barbault, dès 1946 dans les Cahiers Astrologiques « »n°4) avait parlé des « interférences » entre Jupiter et Saturne d’une part et Uranus et Neptune de l’autre, distinguant ainsi un groupe rapide et un groupe lent. Mais la lecture de l’indice de concentration planétaire de Gouchon l’aura conduit à adopter en bloc les cinq planètes sans opérer dès lors de distinction entre elles, selon une approche purement quantitative où Jupiter pesait d’un même poids dans la balance conjonctionnelle que Pluton.

On notera également que sur la base des travaux statistiques de Gauquelin, la dernière planère la plus lente donnant des résultats positifs est Saturne (L’influence des astres, 1955)

Dans notre étude critique de la Tétrabible de Ptolémée, nous avons montré qu’à l’origine le dispositif des maitrises planétaires ne comprenait pas Saturne et qu’il fallait parler de deux séries de six astres, l’un articulé sur les équinoxes, l’autre sur les solstices. Le sénaire avait précédé le septénaire avant que l’on ne s’ingénie, fort maladroitement à faire une place pour Saturne, quitte à évacuer les positions équinoxiales des luminaires. Si ce coup de force ne s’était pas produit l’on aurait respecté la frontière au delà de Jupiter et évité les dérives qui suivirent jusqu’à l’indice cyclique à 5 planères au lieu de 4. Chaque sénaire se divise en deux groupes de trois astres. D’une part deux fois  Lune-Soleil Mercure, de l’autre deux fois  Vénus Mars Jupiter.

En fait nous aurions trois astrologies en présence :

-une astrologie rotationnelle incluant ce qu’on appelle l’escorte solaire, avec Mercure et Vénus, limitées par leur élongation maximale, respectivement de 28° et 48°..

  • une astrologie jupitérienne qui s’inscrit dans le parcours zodiacal et non plus dans le mouvement diurne. Selon l’astronomie actuelle, Jupiter serait le gardien du seuil du système solaire
  • une astrologie Saturnienne qui ouvre vers les faubourgs, la banlieue du système solaire. Selon l’astronomie actuelle, Saturne s’ouvrirait vers l’extérieur. On nous objectera que ces données n’étaient pas à la portée de la science des Anciens. Or nous pensons que certaines connaissances étaient accessibles, mais c’est là un autre débat.
  • Autrement dit, à une astrologie jupitérienne à échelle humaine avec son cycle de 12 ans, s’oppose une astrologie surdimensionnée qui agirait à notre insu, du fait de l’invisibilité des trois quarts du troisième groupe, ce qui ne permet évidemment pas d’un déterminer les phases à partir de la seule planète connue des Anciens, pour le dit groupe, à savoir Saturne. Jupiter et une astrologie du visible, de la conscience face à Saturne et une astrologie secrète, inaccessible. L’indice cyclique ne fait sens que dans le cadre de cette troisième astrologie et faute de quoi, c’est l’échec. La mythologie ne nous dit pas autre chose, Saturne Kronos est banni de l’Olympe par Jupiter Zeus Inversement, l’astrologie jupitérienne ne saurait se charger de prendre en compte l’astrologie saturnienne en les incluant dans le thème natal.. D’ailleurs, Barbault en traitant du cycle Saturne Neptune en rapport avec 1989 respecte cette séparation, ce qui n’est pas le cas lorsqu’il mobilise Jupiter, bien à tort, dans son indice cyclique, ce qui lui aura fait prendre des vessies pour des lanternes. II est vrai que Barbault avait récupéré le « business model «  de Gouchon. S’il en avait été l’auteur, il aurait eu conscience du caractère arbitraire et discutable de cette division au delà de Mars et non au delà de Jupier. C’est tout le problème des emprunts dont on ne maitrise pas les tenants et les aboutissants de façon à déterminer les options. S’il ne l’a pas fait avant le fiasco, il aurait pu au moins s’en charger mais non : tel un joueur, il aura parié qu’il ferait mieux la prochaine fois mais même un coup heureux par la suite pouvait il faire oublier les déboires connus ? Dans le domaine scientifique, les échecs doivent être réparés, expliqués, et non oubliés ou compensés !
  • Par ailleurs, nous avons montré que le traitement que Gouchon et Barbault font de l’aspect d’opposition n’est guère pertinent car la conjonction et l’opposition sont d’un côté et les quadratures de l’autre, le premier groupe étant solsticial et le second équinoxial . C’est le groupe solsticial qui génére les situations les plus extrémes (en analogie avec nouvelle lune et pleine lune) L’indice cyclique devrait par conséquent associer les conjonctions et les oppositions dans la courbe, ce qui n’est nullement le cas. Là encore, c’est une objection préalable à toute expérimentation qui aurait pu et dû être présentée. Pour nous, l équinoxialité comme la soslticialité assimilent la conjonction et l’opposition se produisant dans des signes de même profil, étant entendu que ces deux axes sont en carré. Autrement dit, le carré associe deux signes de genre différent, ce qui est en analogie avec l’équinoxe alors que l’opposition associe deux signes de même genre, ce qui est en analogie avec le solstice. Le modèle de Barbault aurait été plus lisible s’il avait associé la remontée de la courbe à l’équinoxialité, à un commencement et sa descente à la solsticialité, c’est à dire à un aboutissement, Mais Barbault avait adopté l’idée selon laquelle la conjonction correspondait à un début de processus alors qu’elle n’est qu’un temps intermédiaire, de basculement entre deux quadratures. En tout état de cause, une configuration s’étend sur une certaine période et s’achève à l’approche de la phase suivante, contrairement à ceux qui croient qu’elle correspond au seul temps de sa formation.

 

 

 

 

 

JHB 12 02 21

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