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Jacques Halbronn Sur la Tétrabible et son commentaire sur les fondements des Dignités

Posté par nofim le 22 février 2021

La relation structurelle aspects-signes selon la Tétrabible et  sin commentaire sur les fondements des Dignités

par Jacques Halbronn

 

 

 

On n’insiste pas assez sur le lien existant entre signes et planètes et Kepler ne semble pas l’avoir compris en proposant un aspect que quintile sous prétextre que cela s’obtient en divisant 360 par 5, ce qui donne 72. En effet, les seuls aspects conceables en astrologie doivent être des multiples de 30, soir le demi-sextile, le sextile, le carré, le trigone et l’opposition (que l’on appelait au XVIIe siècle « diamètre « ). Ptolémée, on le notera semble signaler une tradition qu’il se contenta, à la limite de citer d’où la forme « Ils ont attribué etc » quand il traite des signes masculins et féminins ou bien quand il écrit « j’ai jugé inutile de rapporter » ou « Mais quelques-uns commencent à compter etc »

 

13 — Des signes masculins et féminins

 

Ils ont attribué de plus six signes à la nature mas-culine et diurne, et autant à la nature féminine et nocturne. Un ordre alternant leur était assigné parce que le jour est toujours joint à la nuit et que l’union du mâle et de la femelle est nécessaire.Si donc le commencement se prend du Bélier pour les raisons alléguées plus haut et comme le mâle est le maître et le premier, puisque l’actif précède toujours le passif, le Bélier et la Balance seront et masculins et diurnes. Il s’ajoute à ceci que le cercle équinoxial, qui passe par ces signes, cause le premier et plus puissant remuement de toutes choses. De là vient que par un ordre continu les signes féminins sont soumis aux masculins.es signes masculins par celui qui tient la pointe orien-tale, qu’on nomme ordinairement « Horoscope etc »

 

Selon nous une telle division permet de distinguer les aspects entre eux, à savoit ceux qui relient des signes de même genre et ceux qui relient des signes de genre différent. Or, dans la structure générale des domiciles, l’on notera que les signes dominés par une même planète sont de genre différent, sauf dans le cas des luminaires lesquels ne régissent chacun qu’un seul signe à moins de n’en faire qu’un seul et unique facteur :

Soleil-Lune Lion-Cancer (semi-sextile)

Mercure : Gémeaux vierge (carré)

Vénus : taureau-balance(quinconce)

Mars ; bélier scorpion (quinconce)

Jupiter poissons- sagittaire (carré)

Saturne Verseau capricorne(semi-sextile)

 

(cf Clefs pour l’Astrologie, 1976 et Mathématiques Divinatoires, 1983)

 

La thèse principale que nous défendons ici est la suivante : le découpage en 12 signes permet de déterminer de quel aspect il s’agit  comme le montre le texte de la Tétrabible ci-dessous (traduction Nicolas Bourdin 1640, réed numérisée L’Arbre d’Or)

 

14 — Des aspects des signes

 

Entre les parties du Zodiaque, celles qui ont d’abord entre elles quelque familiarité sont celles qui sont en aspect. Ce sont premièrement celles qui sont en aspect diamétral44, contenant deux angles droits, six signes, et 180 degrés. Deuxièmement celles qui sont en aspect trigone45, contenant un angle droit et un tiers, quatre signes, et 12 degrés. Troisiémement, celles qui sont en aspect quadrat, contenant un angle droit, trois signes et 90 degrés. Enfin celles qui constituent un sextile47 contenant deux tiers d’un angle droit, deux signes, et 60 degrés. . Parmi ces aspects, les trines et sextiles sont appelés harmonieux parce qu’ils sont composés de signes de même nature, soit entièrement féminins, soit entièrement masculins ; au contraire, les quartiles (quadratures, carrés) et oppositions ne conviennent pas ensemble parce qu’ils sont constitués de signes opposés »

C’est pourquoi nous pensons, pour notre part, que le carré est un état premier du fait de son imperfection alors que la conjonction annonce un accomplissement. Toutefois, pour nous la conjonction et l’opposition sont de même nature, reliant deux signes de meme genre.

Un peu plus loin, dans le même chapitre, la Tétrabible recourt aux aspects pour rendre compte des attributions des domiciles, que le traducteur du XVIIe siècle appelle « maisons ». Ptolémée explique  que Jupiter a ses domiciles, sagittaire et poissons en trigone avec le lion et le cancer et que Mars a ses domiciles en scorpion et en bélier au carré des luminaires  et ainsi de suite, le type d’aspect étant en rapport avec la nature de la planète :

 

« À Jupiter qui est de nature tempérée, et soumis à la sphère de Saturne, ont été donnés les signes proches de ceux-là, venteux et féconds, qui sont le Sagittaire et les Poissons, lesquels d’un trine aspect qui convient à la bienfaisance, regardent les signes des luminaires.Ensuite à Mars desséchant et placé sous l’orbe de Jupiter, ont été donnés les signes voisins des maisons de Jupiter, à savoir le Scorpion et le Bélier, lesquels à cause du regard qu’ils ont de carré avec les domiciles des luminaires, conviennent à une nature nuisible et qui engendre la corruption.Mais à Vénus, dont la nature est tempérée et qui est placée sous l’orbe de Mars, ont été attribués les signes proches de ceux-là et très féconds, la Balance

et le Taureau, qui à cause du sextile53 sont plus doux, et parce qu’aussi cette planète ne précède ou ne suit le Soleil de plus loin que de deux signes.À Mercure, qui est le dernier et qui n’est jamais plus éloigné du Soleil que d’un signe, et qui est placé sous les orbes des autres planètes, comme étant aussi le plus proche des luminaires, ont été attribués les signes plus proches de ces mêmes luminaires, à savoir les Gémeaux et la Vierge «

 

Nous ne pensons pas que Ptolémée ait bien compris le dispositif qu’il nous transmet, il tente laborieusement d’en fournir les « fondements » comme le fera un Abraham Ibn Ezra, au XIIe siècle (cf notre édition du Livre des Fondements, Retz 1977, numérisée sur l’Arbre d’Or) mais il est intéressant de tenter de définir le caractère d’ une planète par l’aspect qu’elle entretient avec un facteur donné. Ptolémée essaie de valider un système à 7 « planètes » alors qu’au départ, le système n’était prévu que pour 6 planètes, Saturne étant exclus, le chiffre 7, impair ; n’étant d’ailleurs guère compatible au maintien d’un quelconque équilibre. Par ailleurs, ce qui importe ce sont les aspects entre les signes attribués à une même planète (cf supra), qui sont tous selon nous des signes de genre différent : aspects de semi-sextile, carré, quinconce. Autrement dit, la Tétrabible expose un système déjà altéré et dont les clefs sont perdues par ceux qui le transmette et ne saurait donc servir de point de départ . En réalité, ce qu’on appelle les doubles domiciles sont en fait la juxtaposition de deux dispositifs, l’un déterminé à partir de l’axe solsticial (cancer lion) et l’autre à partir de l’axe équinoxial. (bélier-taureau) et doivent respecter l’élongation de Mercure et de Vénus, pour correspondre à la réalité astronomique du « thema mundi ». D’ailleurs que dit Ptolémée de Mercure :

«  À Mercure, qui est le dernier et qui n’est jamais plus éloigné du Soleil que d’un signe, et qui est placé sous les orbes des autres planètes, comme étant aussi le plus proche des luminaires, ont été attribués les signes plus proches de ces mêmes luminaires, à savoir les Gémeaux et la Vierge ». Gémeaux parce que jouxtant le cancer et vierge parce que jouxtant le Lion. Mais l’élongation de Mercure d’un signe (28° précisément) ne concerne aucunement la Lune ! Il y a donc là un subterfuge. En réalité, Mercure est à sa place en vierge, non loin du Soleil en lion alors qu’il ne l’est pas en gémeaux, sauf à se servir de l’exaltation du Soleil en taureau, si l’on admet la permutation avec le Bélier (cf Clefs pour l’astrologie et notre article Astrologie in Encyclopaedia Universalis) en réintégrant les positions équinoxiales dans le dit dispositif. C’est alors que le soleil a un carré entre taureau et lion tout comme la Lune entre bélier et cancer, ce qui lui donne des aspects identiques à la situation qui est celle de Mercure en gémeaux et en vierge comme à celle de Jupiter entre sagittaire et poissons.

Pour en revenir à la question des rapports entre aspects et signes, nous dirons que les aspects devaient être calculés en comptant le nombre de signes séparant deux astres, ce qui exigeait un découpage des signes de 30° en 30° guère compatible avec des constellations d’inégale étendue, Cela suppose donc un référentiel équinoxial et il est donc d’autant plus étonnant que l’on ne place pas le soleil au printemps (soit les positions d’exaltation) dans le dispositif commenté par Ptolémée. Mais voyons ce qu’il dit des exaltations dont il tente déséspérément de fournir les fondements  : Ptolémée ne se rend pas compte que les exaltations sont déjà partie intégrante du dispositif des domiciles, dès lors qu’il y réintègre les positions des luminaires en bélier.taureau, la permutation s’expliquant selon nous du fait de la précession des équinoxes. On voit qu’il accorde, au contraire, une place de choix à Saturne, lequel ferait pendant au soleil en bélier comme il le fait en domicile en capricorne-verseau face au soleil en cancer -lion.

 

« La théorie des exaltations des planètes est la suivante :Vu que le Soleil en entrant au Bélier opère sa transition vers le medi-cercle le plus haut et septentrio-nal, et que dans la Balance il passe dans le plus bas et austral, on lui a fort à propos attribué son exaltation au Bélier puisque, quand il passe, les jours croissent et qu’il commence à échauffer davantage les corps. Au contraire, la dépression du Soleil a lieu dans la Balance pour les raisons opposées.Quant à Saturne, afin qu’il ait une position opposée au Soleil, comme aussi à cause de ses maisons, il prend à l’inverse la Balance pour exaltation et le Bélier pour dépression. En effet, là où la chaleur augmente, il est nécessaire que le froid diminue et au contraire où la chaleur diminue, que le froid augmente. Mais comme la Lune après sa conjonction avec le Soleil en son exaltation (c’est-à-dire au Bélier), montre sa première phase et commence d’accroître sa lumière et, pour ainsi dire, sa hauteur, dans le premier signe de son trigone, soit le Taureau, celui-ci est tenu pour son exaltation, et le signe qui lui est opposé, à savoir le Scorpion, pour sa dépression »

 

Arrêtons nous sur le traitement proposé pour les exaltations de Mercure et de Vénus :

« Mais Vénus, par nature humide, et qui l’est davantage aux Poissons, où s’augmente l’humidité du printemps et où elle exerce le plus sa puissance, a son exaltation aux Poissons, et sa dépression dans la Vierge.Quant à Mercure plus sec, à cause de sa nature contraire à celle de Vénus, il prend son exaltation au signe opposé qui est la Vierge, en laquelle se remarque la sécheresse de l’automne, et trouve sa dépression dans le signe des Poissons. «

Ici, Ptolémée ne se soucie plus de la moindre vraisemblance astronomique pour Mercure en respectant les élongations maximales de ces deux planètes, constituant l’ »escorte solaire » alors que Vénus en Poissons est compatible avec la position du soleil en bélier-taureau. En validant l’exaltation de Mercure en vierge, Ptolémée n’hésite pas à envisager une opposition astronomiquement inconcevable entre ces deux planètes et une élongation impossible de Mercure en Vierge par rapport à des luminaires situés en bélier-taureau en exaltation. On est là dans le n’importe quoi surtout de la part d’un astronome comme l’auteur de l’Almageste si tant est qu’il puisse être celui de la Tétrabible ! Au vrai, cette étrange opposition Mercure – V2nus, nous semble démontrer que nous sommes en présence de deux dispositifs, l’un articulé sur le couple cancer-Lion pour Mercure en Vierge et l’autre sur le couple bélier-taureau  pour Vénus en Poissons. C’est dire que le commentaire de la Tétrabible   tient à l’évidence à une incapacité à tirer les justes conclusions!

 

 

 

 

 

 

 

JHB

22. 02 21

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