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jacques Halbronn La folle aventure astrologique du référentiel saisonnier et le rejet des étoiles fixes

Posté par nofim le 28 février 2021

 

La  folle aventure astrologique du référentiel saisonnier et le rejet des étoiles fixes

 

par Jacques Halbronn

 

L’historien des textes que nous sommes  sait faire la part des emprunts et des sources en évitant de tirer des conclusions excessives, ce qui engagerait sur de  fausses pistes, égarerait. La question du Zodiaque fait assurément partie d’une telle problématique liée notamment au métalangage. Il ne fait certes pas de doute que la symbolique zodiacale  emprunte à l’iconographie des mois de l’année, bien que peu d’astrologues se réfèrent aux Très Riches Heures du Duc de Berry ou à d’autres « livres d’heures » représentant les travaux et les jours  au fil des saisons. En fait, comme nous l’avons montré dans notre article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis,  les corrélations entre signes zodiacaux, Eléments, planétes et calendriers/almanachs  sont assez confuses surtout si l’on ajoute la question du tétramorphe – taureau-lion- aigle- homme qui renvoie au Sphinx et  aux visions du prophète Ezéchiel sans parler des Quatre Evangélistes. Que nous révelé un tel désordre, une telle incurie? D’abord, il faudrait commencer par se demander si le Zodiaque est le fait des astronomes ou des astrologues.Que répondent les astrologues? Ils nous diront probablement que l’on ne distinguait autrefois pas les uns des autres, ce qui permettait de ne pas répondre. Or; même un Ptolémée, au début de sa Tétrabible distinguait les deux activités même quand elles étaient pratiquées par les mêmes personnes.

Selon nous,  il est fort probable que nous avons affaire à une question  d’agencement astronomique, tout comme d’ailleurs pour ce qui est du nom attribué aux planètes: pourquoi tel dieu et pas tel autre si l’on se réfère à toute l’Olympe?Ne soyons pas anachroniques: l’on avait pas  avant la fin du xVIIIe siècle commencé à utiliser d’autres dieux, comme Cérés, Pallas, Junon, Vesta, Neptune etc.Et là nous savons que ce ne sont pas les astrologues qui ont baptisé ces « nouvelles » planètes, invisibles à l’oeil nu et donc restées inconnues durant des millénaires.. Même les aspects semblent bien avoir servi aux besoins de désignation et de localisation des planètes. Or, cela vaut pour les étoiles fixes -dont traite la Tétrabible de Ptolémée- qui sont le point aveugle des astrologues de puis des décénnies, qui ne veulent entendre parler que de notre système solaire mais dans sa totalité.

La thèse que nous présentons ici est la suivante: le Zodiaque aura surtout servi à situer les étoiles fixes de façon à déterminer leurs relations avec les planètes puisque pour nous l’astrologie est fondée sur les aspects entre planètes et étoiles. Comme les étoiles sont censées être fixes et bien plus nombreuses que les planètes, elles pouvaient heureusement servir à établir une bonne signalisation et un suivie de la course des quelques planètes identifiées. Pour ce faire, il fallut bien  fixer quelque code auquel on se tiendrait,  aussi arbitraire et aléatoire soit-il.  En combine de part découper le  gateau de l’écliptique sur lequel circulaient les dites planètes? Certains préfèrérent le découper en 12 parts, d’autres en 28  et  il y eut certainement d’autre formules comme la répartition en huit secteurs. Pour l’astronome,  il ne tirait aucune information du passage de telle planète dans l’un de ces secteurs si ce n’est qu’elle se rapprocherait ou s’éloignerait de telle ou telle étoile. Nous ne pensons pas en effet qu’il s’agissait de relier une planète avec une autre planète mais bien qu’un cycle se constituait sur le rapport planète/étoile, l’étoile ne bougeant pas alors que dans le cas de deux planètes,  le positionnement changerait d’une fois sur l’autre, ce qui n’aurait vraiment pas été très pratique! Or, le rapport planète étoile ne dépendait pas de la précession des équinoxes.

C’est là que le débat risque de déraper. On va nous expliquer que si les noms des 12 constellations- mais l’argument ne vaut guère pour la division en 28 susnommée- emprunte à l’iconographie mensuelle des saisons, ce ne saurait être sans « raison »! Ce sont d’ailleurs les adversaires de l’astrologie – notamment à la fin du XVIIe siècle- qui brandiront cet argument à la face des astrologues de l’époque. Si les constellations ne correspondent plus au système dérivé du point vernal, c’est toute l’interprétation astrologique du ciel qui s’en trouvera affectée! Car , en effet, à la différence des astronomes, les astrologues avaient pris l’habitude de tirer quelque enseignement de la présence de telle planète dans telle constellation. C’est alors que les astrologues répondent qu’ils n’ont que faire des constellations et ce qui compte pour eux, ce sont les saisons, le cycle des 12 « mois » alors que pour les astronomes, cet emprunt à une telle symbolique- plutôt qu’à une autre-  n’avait aucune teneur en soi, ce qui les rendait indifférents à la question de la précession. On comprend que la question préalable à savoir si le Zodiaque est l’oeuvre des astronomes ou des astrologues prend tout son sens .  Or, il est à craindre que ce fut une affaire d’astronomes et que les astrologues furent les dindons de la farce en se servant imprudemment d’une signalisation qui aurait du rester ce qu’elle était, ni plus ni moins, tout comme on donne un nom à une rue ou un prénom à un nouveau né. Problème ancien du « nominalisme »,  de la portée des mots, de l’arbitraire du signe. Or, pour le profane, il faut faire fléche de tout bois et il n’entend pas se laisser confisquer un tel savoir. Il n’y a pas de fumée sans feu. Ce qui vint  aggraver les choses, c’est quand les astrologues se désintéressèrent des étoiles fixes, puisque les astronomes- y compris ceux qui étaient astrologues comme Kepler au début du XVIIe siècle – leur enseignaient qu’elles n’avaient plus droit au chapitre, du fait notamment de la révolution copernicienne.

En effet, si les étoiles fixes ne comptaient plus,  quid des constellations, ensembles d’étoiles comme leurs noms l’indique? Eh bien, si le contenu  devenait sans portée, le contenant, lui, subsistait.  On oubliait que ce contenant ne faisait sens que par rapport à son contenu imparti, à savoir la localisation des étoiles et l’on en arriverait à l’idée que le contenant pouvait servir quand même, de signifiant, il devenait ipso facto signifié! Mais certains astrologues, tel un Jean-Pierre Nicola- entendirent ne pas tomber dans le piège des noms de signes (cf La condition solaire 1964) et proposèrent de fonder le découpage en 12 selon d’autres critères (zodiaque photopériodique) oubliant, toute fois, que ce découpage en lui-même  faisait problème. Pourquoi donc diviser l’écliptique en 12,  à partir qui plus est du point vernal, équinoxial (0° bélier)? Pour ce courant,  le cycle saisonnier devenait la  référence par excellence! C’est dire que l’on prenait ce qui n’était qu’un emprunt  commode au pied de la lettre, en une sorte de fuite en avant sans penser que d’autres découpages comme en 28 astérismes étaient pratiqués par l’astrologie indienne et cette fois sans le moindre rapport avec le cycle saisonnier, ou bien simplement en prenant l’équinoxe de printemps comme point de départ. Le bannissement des étoiles fixes continuait à faire des dégats dès lors que les dites étoiles n’étaient pas considérées comme signifiantes. Il fallait bien se servir du processus saisonnier à la place! Certes, André Barbault  avait trouvé la parade en combinant les planètes entre elles -cf les Astres et l’Histoire, 1967. en ne tenant même pas compte du passage d’une planète d’un signe à l’autre et donc échappant au découpage en 12, mettant l’accent sur les aspects à commencer par les conjonctions. Cela déboucha dans les années 80 sur un fiasco prévisionnel avec une  troisième guerre mondiale qui n’arriva point. Cela fait penser à une prison où en l’absence de femmes, les hommes s’arrangent entre eux! Il s’agissait toujours de remplacer l’absent pour faire couple.On allait vers une astrologie planète-planète et avec l »astrologie mondiale seulement à partir de Jupiter jusqu’à Pluton, soit les planètes dites « lentes » dont les Anciens ne connaissaient que Jupiter et Saturne. Si Barbault évitait même de tenir compte du nom des planètes, la plupart des astrologues tiraient une précieuse information de leur appellation et là encore, l’on pouvait se demander s’ils n’extrapolaient pas à partir des termes qu’il avait bien fallu que les astronomes confèrâssent aux dites planètes en puisant cette fois non dans l’iconographie des mois de l’année mais dans celle de la mythologie, comme d’ailleurs c’était aussi le cas pour les noms des constellations. Un courant  voulait d’ailleurs que face aux 12 signes du zodiaque il y ait 12 planètes (luminaires compris), c’est à dire que le cycle des 12 mois serait la matrice même du système solaire (cf Patrice Guinard, ajoutant  Chiron et Cérés pour faire 12! dans ses textes sur les maitrises planétaires, site CURA)

En conclusion, nous ferons remarquer que le cycle planète-étoile permettait de construire une astrologie tout à fait viable, sur la base des aspects dont l’interprétation  était la base même de l’interprétation  astrologique, comme l’avait bien compris Kepler. Le mieux est l’ennemi du bien. Les aspects planète planète conduisaient à des cycles fictifs ne correspondant pas aux révolutions des planètes concernées alors que les aspects planète-étoile  respectaient celle-ci sur la base de la Loi de Bode.  Par exemple,  le cycle Jupiter Saturne était de 20 ans alors que Jupiter avait un cycle de 12 ans et Saturne de 29 ans! Chaque planète pouvant se combiner avec les autres planètes se trouvait ainsi dotée de toute une série de cycles de durées différentes!  No comment! Certes, d’un point de vue astronomique, la combinaison planète étoile ne tient pas astronomiquement mais au regard d’une structuration du tempes, cela  fait sens, si l’on s’en tient au seul critère de visibilité. Les étoiles fixes étaient connues depuis toujours alors que les nouvelles planètes ne sont visibles qu’au moyen d’une technologie récente et donc seront restées inconnues jusqu’à l’époque moderne . Tel est le dilemme!.

JHH

01. 03 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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