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André Barbault et son Axe stellaire de Quadrature (ASQ), transité par Jupiter 1966-1972

Posté par nofim le 3 mars 2021

André Barbault et  son  Axe stellaire de quadrature (ASQ)  transité par  Jupiter   1966-72

par  Jacques  Halbronn

 

 

 

L’astrologie doit se désenclaver. André Barbault  (décédé en 2019) avait pensé, il y a 50 ans, y parvenir en se référant à la Psychanalyse (De la psychanalyse  à l’astrologie, Seuil, 1961) et à l’Histoire (Les astres et l’Histoire, Pauvert 1967) mais, avec le recul,  l’alliage ne semble pas avoir vraiment pris. Pour notre part, nous préférons nous tourner vers la Théologie et le Politique qui nous paraissent comme des alliances plus heureuses, plus prometteuses. Barbault avait compris que l’astrologie ne pouvait faire cavalier seul mais finalement, il aura jugé bon d’apporter des « preuves » de la validité de l’astrologie en  prenant des rendez vous avec l’avenir, c’est à dire en misant, en pariant  plus sur le temps que sur l’espace. Entendons par là qu’il ne sera pas parvenu à intégrer l’astrologie  au sein d’autres espaces  intellectuels et sera resté captif du « ghetto »  astrologique en s’en voulant le roi. Mais l’on connait la formule: au Royaume des aveugles, les borgnes sont les rois.

Or, selon nous, mieux vaut s’intégrer ou intégrer que d’assumer la charge de la preuve car celui qui est perçu comme étranger  se verra toujours demander plus de preuves de son appartenance au monde dont il prétend être membre à part entière. Barbault a-t-il vraiment cru qu’il allait retourner la situation en réussissant quelque prévision?Est ce que son « succès » de 1989 – on ne reviendra pas sur les circonstances de ce pronostic – aura réussi,trente ans après, à changer l’image de l’astrologie  auprès des élites? Etait-ce la bonne façon de s’y prendre?

Pourtant, l’on ne saurait reprocher à Barbault de ne pas avoir essayé de changer le visage de l’astrologie, notamment, dans son traitement des planètes, des signes en Mondiale? En ce sens, il aura été disciple de Kepler qui ne croyait, il y a 400 ans, qu’aux aspects. Son indice cyclique (poursuivant l’entreprise de Gouchon), en effet, ne tient pas compte du nom des planètes qu’il prend en vrac de Jupiter à Pluton  sans se soucier de leur positionnement dans tel ou tel signe du Zodiaque. On ne pouvait guère aller beaucoup plus loin dans un tel effort de décantation, qui a pu troubler la confrèrie attachée à ses traditions. On allait voir ce qu’on allait voir. On l’attendait au tournant. Il n’avait pas intérêt à se planter quand il avait fixé l’échéance, le quitte ou double,  pour l’astrologie comme pour lui aux années 1982-83.. En revenant récemment sur l’écho du Congrès de Paris de 1974,tenu à l Hotel Méridien, Porte Maillot  et dont nous fumes partie prenante avec nos Journées Internationales Astrologiques de Paris, nous avons pu remarqué que la presse avait retenu de ces rencontres cette attente dramatique pour le début de la décennie suivante. Tout était bien balisé : le pronostic semblait mathématiquement, astronomiquement imparable. Ce fut un fiasco mais peut-on vraiment se relever d’un tel non événement comme cette Troisième Guerre Mondiale -jamais deux sans trois – qui aurait du être tout à fait comparable – graphique à l’appui- aux deux premières entre lesquelles Barbault était né en 1921 ? La montagne accouchait d’une souris ! Il revenait à l’astrologie post 1982 de prouver que cet échec ne prouvait « rien ». C’était il y aura sous peu 40 ans. Ainsi, l’astrologie avait eu beau se dépouiller de ses plus beaux atours, oublier le nom des planètes et des signes et ne les considérer finalement que comme des dénominations d’usage, comme le voulaient les astronomes, tout ça pour ça. Le paradoxe, c’est que ceux qui de nos jours se réfèrent à Barbault pratiquent une astrologie aux antipodes de celle qu’il avait préconisée lors de sa révolution copernicienne ou plutôt képlérienne de 1967 ! C’est dire que l’alliance entre Astrologie et Histoire faisait long feu ! Ajoutons que Barbault avait fait un autre pari trois ans plus tôt, en 1964, celui de la victoire du communisme, dans l’enthousiasme de l’avance soviétique en matière de conquéte de l’espace (spoutnik , Youri Gagarine) qui fut d’ailleurs à l’arrière plan de la crise de Cuba de 1962..En 1964, il publiait chez Albin Michel « La crise mondiale » sur la base notamment de l’opposition Saturne-Neptune, à mi-parcours (18 ans) de deux conjonctions de ces deux planètes, entre 1953 et 1989.. Echéance début des années Soixante Dix. Lors du Congrès de Paris de 1974, l’échec de cette prévision était déjà accompli et il fallait fixer un nouveau cap, pour 1982 mais sur des bases complétement différentes à partir du bouquet des cinq planètes « lentes »(cf supra). Mais pourquoi dès 1967, Barbault avait-il changé son fusil d’épaule  en publiant Les astres et l’Histoire ? Tout se passe comme si Barbault ne croyait plus à ce que pourrait apporter l’opposition Saturne-Neptune de 1971, ce en quoi il avait raison d’ailleurs. Il s’en expliquera d’ailleurs en 1973 dans le Pronostic Expérimental en Astrologie (Ed. Payot), à la veille du congrès de Paris, donnant rendez vous pour la conjonction Saturne-Neptune de 1989 mais cette fois sans promettre monts et merveilles pour l’URSS, jouant plutôt la carte du désenchantement, sentant le vent tourner. Bref, en septembre 74, Barbault joue son va-tout- oublie l’URSS- et annonce un événement autrement important ; une troisième guerre mondiale.(voir notre étude sur les congrès astrologiques de 1950 à 1985) si ce n’est qu’avec les évenements de 1989, il reviendra vers le dossier Saturne-Neptune  qui lui permettra de sauver in extremis la face. Barbault est un joueur et il en présente tous les symptomes d’excitation et d’inhibition.

.Or, si nous appliquons notre méthode ASQ sur Barbault (Axe Stellaire des Quadratures),nous observons que son ASQ se situe à 8° Cancer-8° Capricorne, au carré de son soleil à 8° Balance. Or, en juin 1966, Jupiter passe à 8° Cancer. Selon notre astrologie, la quadrature est un facteur majeur de renouvellement et ouvre une période de six années. On peut donc penser qu’une force intérieure aura poussé Barbault à prendre de la distance par rapport au schéma utilisé jusque là car selon nous, la cyclicité ne dépend pas de facteurs externes mais internes. En effet, ce couple Saturne- Neptune, Barbault le portait depuis fort longtemps et déjà il était question avec son frère Armand Barbault alias Rumélius des couples planétaires. Autrement dit, ce revirement de Barbault s’inscrirait dans le processus de l’ASQ. Une période allant de 1966 à 1972 se trouve ainsi circonscrite avec à la fin de l’hémicycle la parution de son Pronostic Expérimental  en Astrologie (Payot) qui se veut une synthèse de tout son travail prévisionnel et l’on sait que pour nous une fin de phase de 6 ans est hypermnésique.  Barbault revient alors sur le cycle Saturne- Neptune qu’il avait mis de coté en début de cycle.. Mais cette période voit aussi  une autre rupture:  Barbault en 68  quitte le poste de vice-président du Centre International  d’astrologie qu’il occupait depuis plus de quinze ans et dans la foulée prend le contrôle de la revue L’Astrologue,  qui fut d’abord l’organe du dit CIA, sans oublier l’affaire Astroflash qui avait précisément enclenché une telle rupture en raison des résistances à cette astrologie informatisée  et automatisée. En début d’un nouvel  hémicycle de six ans, Barbault présidera au changement  inopiné de nom du Centre International d’astrologie, imposant à cette association une nouvelle appelation (UFA, SAF puis SFA), ce besoin de renouvellement étant en fait dû au passage de Jupiter sur le dit ASQ  du dit Barbault!.

 

 

 

Qui sont les vrais héritiers de Barbault, ses continuateurs ? Sont-ce ceux qui s’en tiendront – acharnement thérapeutique – à son indice cyclique ou à sa théorie des cycles planétaires à deux planètes ? Si l’on s’en tient à l’inspiration képlerienne, dans l’esprit d’une astrologie minimaliste, les regards se tournent vers Jacques Halbronn, né en décembre 1947. On a annoncé au titre le trio Astrologie, théologie, politologie. Mais, pour Halbronn, il s’agit de faire fusionner, en quelque sorte, ces trois domaines en crise en un ensemble puissant. Autrement dit, Halbronn entend réformer de concert ces trois domaines et non de rapprocher l’astrologie de ces domaines en l’état. Il veut montrer que tant la théologie que la politologies ont besoin d’une astrologie revue et corrigée, ce qui implique qu’il les déstabilise. Le tort de Barbault, c’est de ne pas avoir fait ce travail de refonte de l’Histoire et de l’avoir appréhendé telle qu’il l’avait perçue dans sa jeunesse. Or, l’on ne peur relier des domaines entre eux qu’en les repensant et les restructurant dans leur globalité, notamment autour de la question des leaders. Or, Barbault avait pris le partie d’oublier le thème natal des acteurs de l’Histoire, probablement influencé par l’epistémologie de la longue durée de la Nouvelle Histoire d’un Marc Bloch et d’un Fernand Braudel.(Ecole des Annales) alors que précisément, l’astrologie avait vocation à mettre les chefs au cœur même du processus historique..

 

 

JHB

 

02. 02 21

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