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jacques Halbronn De quelques déficiences de la langue française (et de l’hébreu » concernant les marqueurs de genre

Posté par nofim le 8 mars 2021

De quelques déficiences de la langue française (et de l’hébreu) concernant les marqueurs de genre

Par Jacques Halbronn

 

 

Nous avons déjà signalé une anomalie de l’hébreu tel qu’il nus est parvenu en ce qui concerne l’usage du possessif. Il n’est pas cohérent de se servir de la forme « ata » du pronom personnel quand on s’adresse à un homme ou à une entité masculine puisqu’en hébreu, la finale en « a » est censée être féminine comme on le voit pour le traitement de l’adjectif. Même au niveau du verbe au prétérit, l’on passe de katav, il écrivit à katva, elle écrivit.

Mais le français n’est pas à l’abri de certaines anomalies que nous allons derechef signaler en ce qui concerne l’usage de la voyelle ‘»a »., chère à l’italien, à l’espagnol, à l’arabe ou au russe sans oublier le latin pour indiquer le passage au féminin. En revanche, ce marqueur n’est usité en allemand que pour les prénoms féminins : Greta, Sophia, Margarita, Carlotta etc. Ce qui vaut aussi pour l’anglais.

D’entrée de jeu, l’on trouve en français l’article défini au féminin « la » : la mer. Mais aussi « je la vois ». Et puis, en ce qui concerne le possessif , le ‘ta » ; c’est ta voiture ; ta s’accordant non pas au sujet possesseur mais à l’objet possédé/ Cela vaut aussi pour ma voiture ou sa voiture. Donc le a n’est pas absent du nombre des marqueurs en français mais n’est il pas temps justement de remettre en question un tel statu quo bancal ? On est en plein syncrétisme dans la mesure où des règles différentes y cohabitent. En français ne dit on pas à propos d’une femme « je vais lui demander’ et ne s’adresse t-on pas à elle par un « je te le demande » ? Or, lui et le sont typiquement des facteurs masculins, n’est-il pas vrai ? Rappelons que l’anglais ne tombe pas dans ce type de problème en ne marquant pas le genre  comme avec le « the », ce qui vaut aussi, de surcroît, pour le pluriel !

 

 

Revenons sur le cas du possessif où l’on trouve, pour la deuxième personne du singulier « ton » et « ta », respectivement pour le masculin et le féminin alors que l’on a en français le duo bon et bonne. On voit mal comment on peut passer de ton à ta, cela sonne étrangement. Cela vaut aussi pour mon et ma, son et sa. La règle générale, en effet, voudrait qu’en français, pour passer ergonomiquement d’un genre à l’autre, il suffit d’ajouter ou de supprimer un « e », ce qui est attesté en allemand : klein/ kleine.. Donc, le « ton » devrait donner au féminin « tone » tout comme dein donne deine, sein, seine. D’ailleurs on notera que si l’on dit ‘ma femme », on dit « mon épouse », mon histoire, mon épée etc ce qui montre bien que le ‘on’ n’est pas du tout incompatible pour le traitement du féminin. Exit donc le « sa »,le « ta », le « sa » qui sont autant de barbarismes venus d’ailleurs et qu’on peut laisser à d’autres!

Arrivons-en à l’article défini au féminin « la » que l’on retrouve tant au nominatif qu’à l’accusatif. « La maison, je la vois’ à coté de « le lion, je le tue ». Rappelons le cas du pronom personnel français au singulier : il et elle, ce qui est bien plus correct sans aucun besoin du « a » ! Pourquoi a -t-on en français « elle » et « la ».au féminin face à « il » et « le » au masculin ? On notera que l’on dit aussi « je ne vois qu’elle », « je ne vois que lui ». Elle et lui peuvent tout à fait servir alternativement de nominatif et d’accusatif  et de datif: « Lui, il sait ce qu’il faut faire , il lui parle, à elle». Mais dans cette dernière formule, »je lui ai dit » cela vaut aussi bien pour un homme que pour une femme .Lui peut ainsi désigner une femme. On voit donc que le distinguo masculin féminin est ici superflu et que sans grand effort, on pourrait tout à fait s’en passer !

Récapitulons : pour l’article défini, on proposera : le et elle mais on remarquera qu’en italien et en espagnol, cela commence par une voyelle : el, il et que si au féminin on a « elle » en français, cela signifie qu’on a du avoir « el » ou « il » au masculin, le féminin prolongeant le masculin par un « « e » Il est possible que la forme « le » soit liée à l’expression orale pour rendre « el », car l’on sait que l’écrit se calque parfois sur l’oral comme dans le participe passé français qui aboutit à rendre la finale « ed » par un ‘é ». Notons que l’anglais a gardé la forme écrite « ed » dans son emprunt au français. Le problème, c’est qu’en supprimant non seulement à l’écrit mais à l’oral le d final, on n’est plus en mesure de former le féminin du participe, ce quo pose un problème avec la mode de l’inclusivité : faut-il dire une députée- en insistant lourdement sur le « e » final ou une députéde  tout comme on dit écrit et écrite. ?

Terminons notre audit avec la question du sujet masculin ou féminin car le français tient compte du genre de l’objet et non de celui du sujet : on dira d’une femmes qu’elle promène son chien et d’un homme qu’il conduit sa voiture. L’anglais précise avec « his » et « her » ce qu’il en est tout comme l’allemand avec « sein » et « ihr ». En français, la seule solution serait de rajouter « à elle » ou  »à lui », ce qui est d’ailleurs le cas de l’hébreu : » shéla et shélo littéralement qui est à elle, qui est à lui. (shé étant l’abrégé du relatif asher, le verbe être étant sous entendu au présent). Pour en revenir à l’hébreu, il serait grand temps que l’hébreu permute la deuxième personne du singulier et dise « at » à un homme (et accessoirement à Yahwé) et « ata » à une femme car en hébreu, l’usage du « a » comme marqueur du féminin semble incontournable. En français, on n’a pas ce problème et l’on n’use pas du « a » pour le masculin mais il ne faudrait même plus s’en servir pour le féminin ! Croit-on que perpétuer de telles incohérences soit sain pour les locuteurs, à commencer pour les plus jeunes. ? Certes, l’anglais et l’allemand échappent-ils à l’emprise du « a » mais ils ne gèrent pas pour autant correctement la dialectique du masculin et du féminin, l’anglais parce qu’il prononce tous les mots sur le mode féminin ,: intelligent devient en anglais à l’oral « intelligente » sauf pour les cas cités plus haut his/her- et l’allemand parce qu’il n’a pas compris que le masculin ne devait pas prononcer la consonne finale, réservé au féminin puisqu’il s’échine à prononcer le « n » final des adjectifs au masculin comme dans « klein », ce qui montre qu’il a perdu le mode d’emploi qu’a su perpétuer et préserver le français quand il distingue grand et grande, fort et forte à l’oral, non pas en insistant sur le « e » final mais en occultant la consonne finale.

 

JHB

08. 03 21

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