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jacques Halbronn Pour une nouvelle lecture astrologique du système solaire des Anciens

Posté par nofim le 10 mars 2021

Pour une nouvelle lecture astrologique du système solaire des Anciens

par Jacques Halbronn

 

La plupart des discours astrologiques qui ont été formulés depuis un siècle et plus tendent à considérer le système solaire tel que décrit de nos jours par les astronomes, donc avec les planétes transsaturniennes et les planètes naines, autant de corps invisibles à l’oeil nu – comme une matrice s’imposant impérativement à la pensée astrologique, de Barbault à Nicola, de Rudhyar à Dom Néroman sans parler de leurs disciples..Rappelons que Pluton fut découvert en 1930 mais annoncé en tant que projet depuis la fin du XIXe siècle (cf nos deux volumes sur La Vie Astrologique, Ed  Trédaniel 1992-1995).

En fait, le probléme ne se limite pas à la question du septénaire, lequel aura marqué le nom des 7 jours de la semaine.(dimanche (jour du Seigneur) se disant en Angleterre comme en Allemagne, jour du soleil (Sunday, Sonntag). Nous avons montré dans notre commentaire de la Tétrabible de Ptolémée (Iie siècle de notre ère) que le dispositif des maitrises planétaires avait du au départ s’articuler non pas sur sept mais sur six astres, donc sur un sénaire, dès lors que l’on exclue Saturne.En effet, il est assez clair que les exaltations des luminaires en bélier et taureau, soit à partir de l’axe équinoxial, déterminent, par le jeu des élongations, les positions de Mercure en Gémeaux et de Vénus en Poissons tout comme celles de Mercure en Vierge et Vénus en Balance, si l’on admet toutefois la permutation des exaltations des luminaires, du fait de la précession des équinoxes,faisant passer le soleil de la constellation du taureau à celle du bélier. On notera que toutes les positions retenues ici – pour ces quatre astres – sont mentionnées soit dans le dispositif des domiciles, soit dans celui des exaltations. Il est évident que nous avons affaire à deux dispositifs  paralléles car on ne saurait admettre astronomiquement une opposition entre Mercure (Vierge) et Vénus (Poissons)

pas plus d’ailleurs qu’un trigone (120°) entre Mercure en Gémeaux et Vénus en balance, tout aussi inconcevable.

Les deux positions des deux luminaires ne sont séparées que par le signe des Gémeaux. Une sorte de syncrétisme, en somme.

 

On se trouve là en face d’un quatuor « luminaires plus Mercure et Vénus. » et en face, se présentent deux planétes extérieures à l’orbite de la Terre, Mars et Jupiter qui peuvent s’aspecter sans les contraintes de Mercure et de Vénus.

Le maitre de ce quatuor est évidemment le Soleil en ses deux positions de domicile et d’exaltation. On parle d’ailleurs d’escorte solaire pour désigner les planètes Mercure et Vénus.

En fait, le clivage s’opère ainsi ; Mercure-luminaires d’une part, Vénus Mars-Jupiter de l’autre. Les deux positions de Vénus constituent l’axe en balance et poissons avec une élongation d’un signe et demi (48°) par rapport au Soleil. Le Soleil est le pole d’un groupe et Jupiter celui de l’autre avec ses deux positions qui se jouxtent en sagittaire et capricorne, ce qui donne un carré avec Vénus en Poissons et en Balance.. Jupiter en capricorne est au trigone du soleil en taureau et Jupiter en Sagittaire au trigone du soleil en lion.

A partir de là, il ressort que les relations déterminantes se noueront entre le Soleil et Jupiter, représentant respectivement le monde terrestre et le monde céleste. Nouvelle lecture de la Table d’Emeraude : le soleil en bas, représentant la fixité – c’est une étoile – Jupiter en haut, représentant la mobilité, condition nécessaire à toute cyclicité, la combinatoire de deux facteurs du même ordre étant une aberration. On voit à quel point Albumasar a erré -il y a plus de 1000 ans- avec ses « grandes » conjonctions Jupiter-Saturne, qui ne respectaient aucune dualité structurelle ; la planéte d’en bas n’ayant besoin d’aucune cyclicité propre en tant que récepteur, l’idée de deux cycles se combinant ne fait pas sens.

L’on peut ainsi conclure que le dispositif des maitrises planétaires contenait la clef de la vraie cyclicité astrologiques, Jupiter se trouvant en connexion avec le soleil natal considéré tous les 4 ans voire tous les 6 ans selon la technique ASQ, de l’axe stellaire de quadrature, le nombre 6 se retrouvant dans le nombre de facteurs constituant le présent dispositif..

Il est clair que Saturne ne saurait s’insérer dans un tel ensemble sans le perturber, ce qui se produisit quand Ptolémée chercha à le placer quitte à évacuer les luminaires de l’axe équinoxial ne laissant plus que ceux de l’axe solsticial, ce qui allait déséquilibrer complètement le dit dispositif  sans que les commentaires successifs jusqu’à nos jours compris ne le signalent. (cf la dernière édition par Pascal Charvet, avec Robert Nadal et Jean-Marie Kowalski, Le Tétrabible de Ptolémée : science et mythologie dans l’Antiquité, NiL Éditions, 2000, encore connu sous le titre étrange de Livre Unique de l’astrologie, collaboration d’Yves Lenoble) Or, à partir du XIX e siècle, certains astrologues n’hésiteront d’ailleurs pas à rajouter les planètes nouvellement découvertes dans le dispositif en question, dans l’idée notamment que , comme dans le tableau de Mendeleev, on finirait bien par trouver une planète pour chaque signe(cf notre étude « .L’évolution de la pensée astrologique face aux découvertes des nouvelles planètes du système solaire (1781-1930)”, Actes du 103e congrès national des sociétés savantes, Nancy 1978, Sciences, fasc. V,, cf Clefs pour l’astrologie, Paris, Seghers 1976, Mathématiques Divinatoires, Paris, Trédaniel 1983 Préface de Jean Charles Pichon)

La question de Saturne est évidemment cause de débat puisqu’il s’agit d’une planète visible à l’oeil nu et connue de toute antiquité. Mais le nom que cet astre reçoit est révélateur puisque c’est celui d’un dieu banni de l’Olympe. Sur Wikipedia, à l’article Cronos, on peut lire : «  Alors Cronos recracha ses enfants. En tout état de cause, il finit jeté dans le Tartare, où les cent bras des Hécatonchires le retiennent à jamais tandis que Zeus, Déméter, Hestia, Héra, Poséidon et Hadès gagnent les cimes du mont Olympe. Dans une autre version du mythe, Cronos fut exilé avec ses fidèles Titans dans l’île des Bienheureux, vers l’Occident. » On note d’ailleurs que les enfants ainsi recrachés servirent aux astronomes à baptiser les astres nouvellement découverts sous leurs noms latins : Cérès, Vesta, Junon, Neptune et Pluton comme si la mythologie avait suivi la pratique du métalangage astronomique en faisant avaler les divinités ne s’étant pas vu – du moins dans un premier temps- attribuer une des six planètes composant le dispositif initial On note que dans la Tétrabible, la raison astronomique aura conduit à introduire Saturne, sans respect pour la tradition mythologique et les astrologues auront emboité le pas, se privant ainsi d’une clef essentielle au mode d’emploi astrologique du systéme solaire et l’on observe avec amusement les ingénieuses mais anachroniques tentatives d’aménagement d’un Jean-Pierre Nicola, auteur de Pour une astrologie moderne (Ed Seuil,1977, -La condition solaire, Paris, 1964) avec son RET (représentation, Existence, Transcendance) refusant d’ailleurs les maitrises planétaires mais classant les planètes en trois groupes : Soleil-Mercure- Vénus puis Mars Jupiter Saturne, puis, cerise sur le gâteau Uranus Neptune et Pluton.

 

 

JHB

10.03 21

 

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