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jacques Halbronn L’obstacle épistémologique du métalangage en linguistique et en astrologie

Posté par nofim le 29 mars 2021

 

L’obstacle épistémologique du métalangage en linguistique et en astrologie

par Jacques Halbronn

 

 

Séparer le bon grain de l’ivraie. On peut transposer à propos du traitement du métalangage lequel constitue un obstacle fatal à la compréhension, à l’intelligence du mode d’emploi des textes et des langues..

Paradoxalement, c’est dans le domaine de la langue que le métalangage serait le plus source d’erreur. En règle générale, l’on aurait tendance à croire que toutes les lettres d’un mot doivent se prononcer. D’où la formule courante « cela s’écrit comme cela se prononce » et en même temps, dans l’apprentissage de la langue française, ne nous dit-on pas que certaines lettres, sous certaines conditions, ne sauraient se faire entendre, comme dans le cas des consonnes en fin de mot ?. C’est ainsi que « mot » comporte en français un « t » final lequel est voué à une présence muette, en quelque sorte ! On y reviendra.

Dans le cas de l’astrologie,se pose la question de ce qu’on appelle « symbolisme », c’est à dire de données supposées faire sens, dé livrer quelque message, receler de l’information.. C’est le cas du pittoresque des noms de signes du bélier à la vierge et de planètes de Mercure à Pluton, qui nous parlent alors que d’autres termes ne nous disent pas grand chose comme dans le cas des aspects qui se contentent de références géométriques. Carré, trigone (entendez triangle), sextil (entendez hexagone et même Conjonction ou Opposition. Comme l’astrologie serait un savoir triste sans le Zodiaque ! On connait l’adage : tout est bon dans le cochon. Rien à jeter !

Qu’est ce qui sert simplement d’ornement, d’emballage?Comment donc parvenir à faire le distingo ?

Le débat n’est pas simple car parfois l’on garde ce qu’on devrait jeter et l’on jette ce que l’on devrait garder ! C’est le cas des étoiles fixes que l’on tend de nos jours à consiférer comme extéreieures à l’astrologie alors que les planètes nouvellement découvertes donc inconnues des Anciens occupent le haut du pavé !

La question se pose de savoir si cette symbolique zodiacoo-mythologique est le fait des astronomes ou des astrologues. Si elle est le fait des astronomes, l’on comprend que cette symbolique reléve en effet d’un méta-langage qui n’a évidemment pas la même valeur ou rigueur scientifique que la réalité planétaire ou stellaire. En revanche, si c’est le fait des astrologues, comme nombreux semblent vouloir le croire, l’on sera enclin à leur accorder une grande importance pour la pratique de l’astrologie, d’où le débat sur la précession des équinoxes en ce que ce glissement anéantirait le travail de balisage du ciel effectué par les astrologues. Selon nous, il s’agit bel et bien d’un emprunt du métalangage des astronomes par les astrologues. Quant au choix des dieux attribués aux planètes, force est de constater que de nombreuses divinités ne trouvèrent pas de place dans le « septénaire », celles-ci durent attendre, en quelque sorte, la fin du XVIIIe siècle pour accéder progressivement au statut planétaire, à commencer par Uranus.(planéte découverte par télescope en 1781 depuis la ville de Bath, en Angleterre).

Selon nous, ce qui caractérise le métalangage, c’est qu’il n’est pas conservé avec soin puisque l’on n’en fait qu’un usage en quelque sorte fictif. Il ne faut donc pas s’étonner de la corruption (cf notre article dans l’Encyclopaedia Universalis) dans lequel cette série nous est parvenue, quand on la compare à ses sources, à savoir l’iconographie des mois de l’année telle que conservée dans les Livres d’Heures (cf les Très Riches Heures du Duc de Berry)

On peut aussi parler de métalangage à propos des Centuries de Nostradamus, nombre de quatrains ayant été repris de la prose de guides de voyages et de pélerinages – ceux notamment de Charles Estienne, comme l’a montré Chantal Liaroutzos (Revue Réforme Humanisme Renaissance, 1986). On aura eu affaire, semble -t-il à un travail de remplissage effectué un peu n’importe comment pour faire le compte de quatrains prévus.-chaque centurie devant en principe en comporter, comme l’indique le mot centurie- une centaine. Or, là encore, le débat existe : faut il prendre au sérieux ces quatrains ou bien les considérer comme une piétre imitation de l’oeuvre authentique de Michel de Nostre Dame (cf notre post doctorat Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, EPHE 2007) ?

 

Mais revenons au volet linguistique de la présente étude , les deux volets étant voués à s’éclairer mutuellement sur la question du métalangage, c’est à dire d’un langage ne faisant pas pleinement fonction de langage, d’un langage instrumentalisé..Là encore, il y a débat au regard de la description et donc de l’enseignement du français et notamment du français langue étrangère (FLE).

Nous nous concentrerons ici sur la fonction métalinguistique en français de la lettre « e ». Souvent l’on se moque des locuteurs qui ne parvienent pas à prononcer le son généralement atttribué au « e » à la française. Rappelons que si nous partageons le même alphabet avec de nombreuses langues, nous ne récitons pas le dit alphabet « latin » de la même façon. C’est ainsi que les autres langues rendent la lettre « e » dans leurs alphabets respectifs à leur façon, ce qui correspond en général au son qui en français est traduit par un accent sur la lettre « e ». Mais avons-nous raison de tenir et de nous en tenir à un tel usage ?

La thèse que nous soutenons ici est que la letttre « e » en français reléve du métalangage et qu’elle n’a pas à avoir de son propre.Nois nous appuierons sur la langue orale telle qu’elle est transmise comme le sont les langues « maternelles » sans passer par l’école. En effet, à l’école, on va rencontrer une autre façon de parler le français qui ne respecte le caractère de métalangage de la lettre « e », ce qui fait que bien des étrangers ayant appris notre langue ne la reconnaissent pas aisément quand il sont confrontés à des locuteurs francophones « naturels ». Pour l’élève français, se développe une sorte de schizophrénie : il « parle » une langue et quand il la lit à voix haute, cela devient autre chose ! D’aucuns iront jusqu’à dire que c’est la langue « scolaire » qui fait autorité. Ce qui n’est absolument pas notre avis. D’ailleurs, il suffit de considérer la fonction des apostrophes qui indique bien que dans nombre de cas, on ne prononce par la lettre « e » comme dans : « je l’aime » à la place de je le aime. Idem je te aime est devenu je t’aime.Quel enseignement en tirer ? Que l’écrit s’est aligné sur l’oral. Le e du français joue en fait un double rôle : tantôt il ne se prononce pas et tantôt il devient un « é ».par un phénoméne de contraction. C’est le cas de tous les participes se terminant en « é » et qui initialement se terminaient par la lettre « d », ce qui est resté dans les emprunts de l’anglais au français, le participe se présentant avec une finale en « ed ». Il en est ainsi pour les infinitifs où la forme « er » se rend par le son « é » mais cette fois, la consonne n’a pas disparu.

Autrement dit, on ne devrait jamais trouver le son « e » en « bon » français. Il y a là erreur dans la transmission des codes de lecture. On l’observe dans les chansons : au clair de la lune où l’on insiste sur le son « «e » alors que la prononciation correcte devrait être « au claird’lalune » comme on dit « la voiture d’la voisine ». A contrario on trouve des chansons qui respectent ce principe du « saut’ du « e » comme celle de Raymond Queneau, chantée pat Juliette Gréco : voilà du « vrai » français !

 

Si tu t’imagines, si tu t’imagines

Fillette, fillette, si tu t’imagines

Qu’ça va, qu’ça va, qu’ça va durer toujours

 

On connait le cas de l’adjectif petit, que l’on rend volontiers avec une apostrophe : mon p’tit gars. Un étranger ne se risquera pas à parler ainsi, tant on lui aura appris à « tout » prononcer.

En fait, quelle est donc la fonction métalinguistique de la lettre « e » en français ? C’est souvent au féminin que le « e » jouera ce rôle. Prenons le couple grand et grande. Est ce que dans ‘grande » on entend le « e » ? Non, le e indique qu’il faut prononcer le « d » et sans le « e », on ne le prononcera point comme dans ‘grand ». Idem pour petite et petit. Guy Béart trahit le français quand il chante « ma petite est comme l’eau » en marquant dans un même vers trois fois le « e » bien à tort ! On devrait dire « Ma

p’tit’ est comm’l'eau ». On notera qu’il est obligé de respectera l’apostrophe, autrement il faudrait dire ‘la eau ».

En fait, le e permet de relier les consonnes entre elles, ce qui exige une certaine gymnastique : « ifaut qu’j't’dise ». Ici le son « e » se réduit à un lien aussi tenu que possible entre consonnes  et cela ne s’enseigne pas à l’école. Cela produit une musique très particulière du français. On notera aussi, par exemple, que l’on ne dit pas « de le » mais « du », pas « à le » mais « au ».etc,

Nous avons là un bon exemple d’une lettre ayant une fonction spécifique par rapport à d’autres consonne, puisqu’elle indique par sa présence et son absence si telle consonne qui la précède doit ou non se prononcer. En ne respectant pas cette régle, on dénature la langue française tout comme on dénature l’astrologie en y introduisant des éléments devant servir uniquement de facteurs de localisation, de dénomination. La mauvaise monnaie chasse la bonne : l’aspect en astrologie devient ainsi secondaire par rapport au poids de la symbolique zodiacale, ce qui tend à fausser tout le processus d’interprétation des données cosmiques..

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JHB

28 03 21

 

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