Jacques Halbronn Les pièges du structuralisme lors de l’approche de l’Astrologie

Posté par nofim le 6 mars 2021

Les  piéges du  structuralisme lors de l’approche de l’astrologie

par  Jacques  Halbronn

 

 

 

Rares sont ceux parmi ceux qui se lancent dans une description de l’ »astrologie qui ne tombent pas dans le panneau du structuralisme,  et Dane Rudhyar n’échappe pas à la régle.  Certes,  l’on va  assaisonner l’astrologie d’une façon ou d’une autre mais le produit de base reste fondamentalement le même  ce qui vient sensiblement relativiser les différences entre les écoles si bien que l’on ne peut guère reprocher aux astrosceptiques de parler de l’Astrologie avec un grand A majuscule et au singulier.Disons que le discours astrologique, pour peu que l’on  fasse abstraction de certaines variantes s’articule, tourne, en gros, autour des mêmes techniques, sans en omettre la moindre, en une sorte de  vertige  d’exhaustivité qui  atteint d’ailleurs aussi bien la tradition astrologique que le système solaire dont il serait criminel et en tout cas bien mal vu/venu  de soustraire quoi que ce soit. C’est  le syndrome du puzzle dont les dernières pièces seraient encore à venir chez ceux qui jouent encore au jeu des 12 planètes  correspondant aux 12 signes. De nos jours, le grand astrologues est celui qui est capable de donner du sens à tout ce qui fait partie de l’attirail astrologique comme, en consultation, à tout ce qui arrive au client. Tout est bon dans le cochon. Rien à jeter.

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 02 21

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Manifeste pour une praxis de l’écriture

Posté par nofim le 5 mars 2021

 

 

Manifeste pour une praxis de l’écriture

par  Jacques  Halbronn

En hommage à  Ernest  Florian Parmentier (1879-1951), auteur du Manifeste de l’Impulsionnisme (1904)

 

Nous pronons  l’utilisation d’archives  plutôt que de souvenirs. Entendons par archives  des lettres, des journaux  écrits sur le vif, dans l’impulsion et la volonté d’interpeller  l’autre ou soi-même  et non réchauffés par la mémoire.

Il y a, selon nous, quelque différence entre adresser une lettre et de nos jours un courriel, un SMS et  raconter  le passé au prisme du présent et alors que les enjeux ont disparu ou sont devenus d’un autre ordre

Une chose, en effet, d’adresser une missive à une femme, par exemple, pour la fréquenter, pour la revoir, pour une raison ou pour une autre, avec en vue un objectif à court terme, une autre de se rappeler quelque moment d’un passé révolu. Nous ne pensons pas que l’écriture soit, dans les deux cas, tout à fait la même, ait la même densité,la même intensité. Et pour le journal, l’analyse sera du même ordre. Quand on écrit  à soi même, pour soi même, c’est quelque part dans un certain état d’urgence, ne serait-ce que pour faire le point, dialoguer avec soi-même. C’est ainsi que nous venons de terminer un recueil de lettres et de journaux s’étalant sur une bonne  cinquantaine d’années et cela n’aurait évidemment pas la même teneur si nous avions évoqué ce demi-siècle au prisme de notre mémoire actuelle!.

Voilà pourquoi nous parlerons d’une « praxis » de l’écriture et d’un Manifeste dans ce sens. En relisant ces quelques 500 pages, nous avons la certitude que nous n’aurions, d’aucune manière, été en mesure de les recréer  avec le recul, ce qui ne signifie pas que l’entreprise n’eut représenté aucun intérêt littéraire et même il n’est pas impossible que le recueil que nous présentons ne dispose pas de certaines qualités propres au genre du roman, avec ce que cela implique de décantation. Mais n’est il pas temps de repenser certaines formes d’expression prenant le contre pied de ce « nouveau roman » que nous avons fréquenté dans les années 60 et auquel nous avions consacré un mémoire, à l’Université Hébraique de Jérusalem en 68-69  dans la classe de littérature  française  de Jean Poliatschek, aux antipodes  de l’esprit du présent Manifeste. Dans notre entourage, on nous avait découragé alors  de reproduire sous forme théatrale,  des scènes  auxquelles nous avions assisté . Finalement, nous  avions renoncé à opter pour une carrière littéraire ne trouvant pas la bonne approche. Mais nous allions faire de la littérature sans le savoir, sans le vouloir en rédigeant des lettres, en écrivant dans notre journal « intime » ou du moins est-ce ce que nous prétendons  avoir accompli. D’où ce Manifeste qui vient justifier et valider la publication (prévue) d’ un tel volume avec un recul qui n’est pas celui de la mémoire mais au contraire de l’oubli.

En parlant de Manifeste, nous ne pensons pas à celui du Surréalisme mais à celui produit par le second mari de notre grand mère, qui prit le nom de plume de Claude Jonquière (du nom de la rue du même nom dans le XVIIe arrondissement de Paris, où se trouve une piscine). L’auteur Ernest Florian Parmentier, né à Valenciennes, d’un Manifeste de l’Impulsionisme le fit connaitre en 1904 à l’âge de 25 ans.  Decaudin écrit à ce sujet  » Son Manifeste de 1904 aspirait à donner à la pensée sa forme la plus élevée lorsque l’intuition de l’essence infinie, « saisie par la conscience devient mouvement, créateur, impulsion »,  Il devint éditeur et notamment celui de notre grand mère, avec les Editions du Fauconnier qui succédèrent, nous semble-t-il, aux Editions de l’Impulsionnisme. Par une étrange coincidence,  ces Editions étaient établies au 71, rue Vasco de Gama, dans le XVe arrondissement de Paris. Or, cette rue nous état devenue familière dès les années 90 du fait d’un de nos amis,  touché d’ailleurs par l’écriture autobiographique mais plutôt sur le mode du souvenir – né le même jour de la même année que nous – qui habitait et habite toujours,  au numéro  65!

Au fond, il s’agirait de créer une collection d’ouvrages  suivant le même principe que  pour le notre, à savoir ayant recueilli  et conservé une somme de documents échelonnés sur des décennies. Manifeste  pour une « praxis », comme nous nous en sommes déjà peu ou prou expliqués, dans le sens d’une volonté d’agir, d’obtenir un effet sur autrui ou/et sur soi même, ce qui pouvait comporter également des textes reçus de la part  des correspondants. On connait l’histoire de ce genre littéraire des « Lettres » mais il s’agit généralement, d’une fiction alors qu’ici nous sommes confrontés en temps réel à des situations en train ou sur le point d’être vécues ou dans la perspective de l’être. Ici, tout est vrai, a vraiment été écrit et adressé à la date indiquée. Nous préconisons toutefois de changer les prénoms des intéressé(e)s. Signalons  notre activité par ailleurs dans le champ de l’improvisation musicale,ce qui fait pendant, nous semble-t-il , avec cette « praxis » littéraire dans la mesure où nous accordons la plus grande place à la spontanéité  et là encore l’on pourra nous objecter que cela pourrait nuire à la qualité artistique et en quelque sorte artisanale de l’oeuvre. Il est possible,il est vrai, que le côté « brut », « amateur » de ce type de « travail » puisse heurter ceux qui aiment retravailler leur production Mais  il se trouve que nous nous méfions, du moins dans le domaine artistique et littéraire, de tout ce qui aura été trop préparé, arrangé, ce qui  pourrait bien être le signe d’une volonté de masquer une certaine insuffisance comme lorsque l’on ajoute quelque ingrédient à un produit insipide ou gâté.
Il est vrai qu’en tant qu’historien,  le goût de l’exploitation et l’exploration des documents est comme une seconde nature. Le fait de fournir au lecteur un ensemble de  pièces datées « pour de vrai » convient à notre méthode de travail. Enfin, nous dirons que la vie est un roman et qu’il y a des façons romanesques de vivre sa vie sans qu’il soit besoin d’en rajouter.  On notera l’opposition entre le souvenir qui relève de la subjectivité  et les souvenirs qui sont des objets et on aura compris que nous sommes en faveur d’une littérature des souvenirs et non du souvenir.

En ce qui concerne notre propre ouvrage, il s’apparente  quelque part, dans sa thématique,   à  l’Histoire de Jacques Casanova de Seingalt vénitien, écrite par lui-même à Dux, en Bohême,  écrit  en  français à partir de  1789 et poursuivi juqu’à  sa mort survenue en 1798 et il est possible  que ce soit dans le domaine des relations amoureuses qu’un tel Manifeste fasse le plus sens.

 

JHB

05. 03 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques Halbronn La (non) prononciation de la consonne finale en français.

Posté par nofim le 5 mars 2021

La  (non) prononciation de la consonne finale en  français

par  Jacques  Halbronn

Depuis quelque temps, au  nom  d’une démarche « inclusive » sévit sur France Culture, entre autres, la formule  » Bonjour  à toutes!  et  à tous  » avec un « tous » qui fait « tousser » et s’entend « tousse » alors même que le « s » de « toutes n’est pas prononcé! En quel honneur, de quel droit, une telle pratique serait -elle acceptable? Qu »est ce qui est enseigné à l’école ou à la Fac? Faut-il se contenter de parler « comme tout le monde » comme un mouton de Panurge? Pourquoi dit-on « tous » en faisant claquer la consonne finale  et pas « desssous » de la même façon? Quid de tous ces marqueurs de pluriel  en « s ». Devra-t-on bientôt dire  « des allumettes » en prononçant le « s » de « des »  et de ‘allumettes »?  Pensons à la chanson de Fronçoise Hardy  « Tous les garçons et les filles de mon âge » où aucun »s » final n’a l lieu de se prononcer! Il est donc bien fâcheux que France Culture donne le mauvais exemple plusieurs fois par jour. Il est vrai que le sort phonique du « r » n’est pas non plus très évident comme dans « jour » justement ou dans « pour ». Certes, dans « pour une fois », la voyelle qui suit pour justifie que l’on prononce le « r » mais pas dans « pour moi »: Est ce que l’on prononce le r des infinitifs  en « er » s’il  n’est pas suivi d’un mot débutant par une voyelle?  » Tu vas manger une pomme » ne s’entend pas comme  « Tu vas manger ta pomme ». C’est tout le charme, le génie du français qui exige une certaine attention qui n’est pas requise dans d’autres langues! Va-t-on se mettre à prononcer le « s » de la deuxième personne du singulier dans « tu manges ce fruit »? Il  y a en effet deux poids deux mesures. On est en pleine dualité tout comme dans le cas des marqueurs de genre pour les adjectifs. Notons qu’en hébreu, l’on ne conjugue pas la deuxième personne du singulier de la même façon selon que l’on s’adresse à un homme et à une femme!  A la différence de l’hébreu, le français ne marque pas oralement le pluriel des adjectifs  puisqu’il ne fait pas entendre le s final sauf exception. En français, la séparation entre l’oral et l’écrit est assez remarquable et il  importe de ne pas confondre ces deux registres dans l’enseignement du français  langue  étrangère (FLE) On ne prononce pas « comme ça s’écrit ». L’italien  aura aligné l’écrit sur l’oral en supprimant justement le « s » final que l’on retrouve tant en latin qu’en espagnol (castillan). Sous l’influence du modéle français, l’anglais marque le pluriel par un « s » à la différence de l’allemand.

  Va-t-on aligner en français l’oral sur l’écrit? Dans un cas comme dans l’autre, doit on en rester au statu quo, au milieu du gué? Paradoxalement, en français, on insiste sur la différence de prononciation inclusive pour le genre : écrivain/écrivaine pour ne pas donner, nous dit-on, l’impression que certaines activités seraient réservées aux hommes. Va-t-on vers peintre et peintresse sur le modéle prince/princesse? Prenons justement le cas écrivain/écrivaine, l’on note que dans écrivaine on n’entend pas le « ain » d’écrivain pas plus que l’on ne prononce le « n »  final alors que pour grand et grande, l’on prononce le « an » de grand  quand on dit « grande », ce qui est une erreur, il faudrait dire « gran(e)de » puisque le « d »est suivi d’un « e ». En effet, le masculin  non seulement ne rend pas le « d » dans  grand mais en plus il ne rend pas non plus le « n »‘ le remplaçant par une diphtongue « an ». Il en est de même pour écrivain avec le son « ain » qui n’est pas un « n ». Comme écrivait notre grand mère maternelle, sous le pseudonyme de Clause Jonquière, dans son livre non publié ‘L’orthographe d’usage rendue facile »(1956),  en français un mot fait partie d’une série de mots et ne doit pas être isolé. Par exemple: forêt, forêts,  forestier et toutes les conjugaisons qui introduisent des variations. Je sais, je savais, nous saurons  etc. L’anglais, tout au long du dernier millénaire, a beaucoup emprunté au  français  et en perpétue des formes « archaiques » comme le « ed » à la finale des participes, ce qu’en français l’on aura fini par remplacé par un « é », soit la victoire de l’oral sur l’écrit. Malheureusement, ce faisant, on ne sait plus marquer le féminin du participe sinon en ajoutant un e au é au lieu de placer un e à la suite du « d »! Député/ députéde  (sic)si l’on veut être inclusif plutôt que « députée » ce qui  oblige à épeler : » mon amie -ie ».
On   conclura qu’il faut apprendre à lire le français, un art qui s’est perdu notamment à  cause des dictées où pour aider les élèves, l’enseignant triche avec la prononciation. Et comme on a dit, il importe de controler tout particulièrement le LEF  car l’étranger apprenant le français ne comprendra pas le français oral lequel est resté, grâce au ciel, le gardien des bons codes, en dépit de quelques dérapages qui ne font pas encore tâche d’huile. La grande question qui se pose est bel et bien la suivante, quelle est la bonne version du français, celle de l’école ou celle de la rue? Paradoxalement,  c’est le français de la rue qui a raison quand il « mange » les « e », quand il relie les consonnes entre elles  et  le français est une des rares langues que nous connaissions qui sera parvenue à préserver une telle tradition orale laquelle ne s’apprend que dans le français langue maternelle…Les langues  reflétent un ordre social très ancien  que l’on ne saurait oublier et qui persiste notamment en français d’où l’importance qu’il y a à veiller sur l’intégrité de cette langue, tout particulièrement et c’est d’ailleurs cette qualité qui depuis longtemps a sous tendu sa primauté par rapport aux autres langues qui lui ont si largement emprunté..

 

 

JHB

5.03 21

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Jacques Halbronn Phénoménologie d’un outil astrologique , l’ASQ (Axe stellaire de quadrature)

Posté par nofim le 4 mars 2021

Jacques Halbronn  Phénoménologie d’un outil  astrologique, l’ASQ (Axe Stellaire de quadrature)

Celui qui élabore un nouvel outil astrologique n’est pas celui qui doit s’en servir. Il doit le proposer à des personnes qui appliqueront l’outil en question dans leur domaine d’expertise. Rien n’est plus ridicule que de voir un astrologue   vouloir appliquer lui même tel ou tel outil astrologique sur des terrains qu’il ne connait que médiocrement et qu’il proposerait à un public également peu expert dans le dit domaine d’application! Et d’ailleurs, l’outil doit être accessible aisément  tout en exigeant une vraie compétence non pas tant de l’outil que du terrain auquel on entend l’appliquer. Dialectique entre la facilité d’usage de l’outil et la complexité du terrain sur lequel il sera expérimenté. Paradoxalement, dans les écoles d’astrologie, on tend à inverser la problématique avec un outil qui demandera beaucoup de temps pour être maitrisé mais que l’on pourra appliquer aisément aux domaines les plus variés! Pour illustrer notre propos nous fournirons les données en ASQ de quatre leaders politiques mais nous laisserons aux spécialistes le soin de s’en servir.

JHB 04 03 21

 

ANNEXE

 

Le nouveau président des USA a été élu en novembre 2020.  Au regard d’Astrology VIP, son ASQ  se situe  à 28° verseau-28° lion. puisque son soleil est à 23°  Gémeaux. Ce serait d’ailleurs le même ASQ si  son soleil avait été à 23° Sagittaire. Or, quelle était la position de Jupiter -la planète qui impacte l’ASQ des leaders – en novembre dernier? Réponse : à 23° capricorne  En septembre 2021  Jupiter va passer  à nouveau sur son ASQ, ce qui laisse présager un revirement significatif à ce moment là. Biden se trouve donc dans une période « équinoxiale » assez imprévisible  quant à ses effets.

Qu’en est-il d’un Donald Trump et de son ASQ? Son ASQ se situe sur la ligne 23° vierge-23° poissons puisqu’il a son soleil natal à 23° Gémeaux.. Trump se situe donc en fin d’hémicycle de 6 ans et son ASQ sera atteint quand Jupiter passera sur le 23° poissons en avril 2022, soit un peu plus tard que Bide.  L’on dira que Trump  a dû être frustré de devoir s’arrêter un peu trop tôt et cela explique probablement certaines de ses déclarations.. L’idéal aurait probablement été d’élire un candidat à mi parcours de son hémicycle de 6 ans, c’est à dire autour de l’axe conjonction/opposition, ce qui aurait signifié une personne née avec un soleil  soit à 23° verseau soit à 23° lion, ce qui aurait placé Jupiter en conjonction avec son degré solaire.

Abordons, dans la foulée, le cas d’un Boris Johnson,le premier ministre britannique: où est-il de son cycle de 6 ans? Son soleil à 28° gémeaux donc très proche de celui de Trump, ce qui lui confère un ASQ   28° vierge- 28°poissons.  Comme Trump, il a acquis une expérience politique importante puisqu’il est  à la fin d’un hémicycle de 6 ans pour  avril 2022. A cette date, donc dans un an environ, il se produira certainement un changement de cap de sa part qui ne sera pas dû à des circonstances extérieures mais à un déterminisme intérieur, selon notre Astrologie.

Quant à Wladimir Putin, son soleil étant  à 13° Balance, l’ASQ  est placé sur la ligne 13° cancer-13° capricorne, c’est à dire qu’il se trouve  engagé dans un nouveau cycle depuis janvier 2020. L’impression générale est celle d’une certaine immaturité cyclique chez ces différents leaders, parvenus en fin de parcours et amorçant une nouvelle dynamique  vaguement ébauchée, en recherche qui ne devrait parvenir à une formulation bien maitrisée que dans quelques années. Précisons, à toutes fins utiles, que tous les responsables en place ne cadrent pas forcément avec notre modèle réservé aux « vrais » leaders, ce qui n’est  nécessairement le cas de ceux qui ont été  fabriqués  par la machine électorale.

 

 

 

 

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Jacques Halbronn : Michel Gauquelin en question, De la cosmopsychologie (1974) aux Personnalités planétaires (1992)

Posté par nofim le 4 mars 2021

Jacques  Halbronn:      Michel Gauquelin en question,  De la cosmopsychologie (1974) aux Personnalités planétaires  (1992)

 

En 1992, nous avons publié  un ouvrage de Michel Gauquelin qui s’intitulera  Les personnalités planétaires ( La Grande Conjonction Trédaniel,). Or, il apparait que cet ouvrage reprend   textuellement de nombreux passages d’un ouvrage du même auteur intitulé   La Cosmopsychologie. Les astres et les teméraments. dont nous avons un exemplaire  offert pa Françoise Svhneider Gauquelin  avec la mention manuscrite, en 1993  « pour la bibliothèque du MAU  en souvenir de Michel Gauquelin », Paris, CEPL paru en 1974, donc 18 ans plus tôt.   Lorsque nous avions  signé, eu avant son suicide (1991),  le contrat avec Gauquelin, il s’agissait de  publier l’original français de  la traduction anglaise. parue sous le titre   de  Spheres of Destiny: Your Personality and the Planets by Michel Gauquelin (1980). Ce que Gauquelin ne nous avaits pas précisé c’est que cet original français était déjà paru en français sous le titre  de La Cosmopsychologie! Voici donc un auteur qui réussit en 20 ans environ  à publier deux fois le même ouvrage sous des titres différents voire sous trois titres en incluant la traduction anglaise de 1980 . Nous avions déjà  envisagé un tel état de choses  mais n’avions pas creusé alors suffisamment la question. C’est désormais chose faite, près de 30 ans plus tard. Un tel constat est d’autant plus vexant pour nous que nous avions eu à plus d’une reprise signaler de tels emprunts, dans le cours de nos travaux en histoire du prophétisme.

La démonstration était pourtant facile à réaliser, vu que l’ouvrage comporte un grand nombre de notices biographiques lesquelles sont reproduites à l’identique dans les Personnalités Planétaires. On peut regretter que  Michel Gauquelin ne nous l’ait pas signalé en temps utile ou qu’il n’ait pas transformé davantage le texte en question à l’occasion de la « réédition »  de 1992. Le fait est que l’ouvrage paraitra en 1992 sans signaler l’édition de 1974

Prenons le développement   consacré au « tempérament  Jupiter-Mars » (pp.  192 et seq  des Personnalités Planétaires) au chapitre « les tempéraments complexes » de la Cosmopsychologie (pp, 178  et seq)  intitulé  dans les Personnalités planétaires  « Les tempéraments planétaires complexes » Dans la Cosmopsychologie,  on avait « Les tempérament Mars-Jupiter). En fait, ce que Gauquelin nous avait transmis c’était le mansusrit   revu et corrigé  en vue  de la traduction anglaise  et c’est cette version corrigée qui paraitre à  Paris en 1992 avec effectivement une addition sur le ministre Disraleli et une suppression pour Georgius, les autres notices étant restées telles quelles. Nous n’avions donc pas été avertis que le manuscrit que nous livrait Gauquelin était la version « améliorée » de La Cosmopsychologie, ce qui constitue un préjudice commercial évident.  Dans notre Bibliographie des ouvtages de Michel Gauquelin (pp. 301  et seq) nous notions pour 1974 La cosùobiologie, pour 1981  The spheres of destiny. Your personality and the planets, Gorgy et pour 1992   » Les personnalités planétaires ( original de l’ouvrage paru en anglais sous le titre « Your personality and the planets » 1980;Paris La Grande Conjonction -Trédaniel ».  Mais en étudiant de plus près la dite bibliographie, le diagnostic se complexifie car à la page  306, nous lisons coup sur coup :

-1980  Your personality and  the planets  (mise à jour de la Cosmopsychologie et qui paraitra en français  sous le titre « Les personnalités planétaires » New York Stein & Day.

1980  The spheres of destiny. Your personality and  the planets  (traduction anglaise  d’un manuscrit  qui paraitra en 1992 sous le titre Les Personnalités planétaires) Londres, Dent.

Que faut il comprendre? D’un côté, on nous parle pour la même année  1980 d’un manuscrit traduit en anglais et de l’autre de la traduction anglaise d’un ouvrage imprimé « mis à jour  » avec dans les deux cas  notre édition des Personnalités Planétaires de 1992! Qui plus est, d’un côté on a une édition de New York et dans l’autre une édition de Londres sous deux titres en partie différents, l’un « Your personality and the planets » et l’autre « The spheres of destiny. Your personality and the planets. »

A trente ans de distance, il nous est quelque peu difficile de débrouiller cette affaire mais si nous n’y étions pas directement impliqués, que dirions-nous au vu de ces données?  En effet,  le texte anglais  est réalisé à partir d’un manuscrit qui est une « mise à jour » de La Cosmopsychologie, la dite mise à jour ayant  été elle-même publiée en 1992. Où est donc le problème? C’est que cette « mise à jour » réalisée pour l’édition anglaise  aurait-elle du servir  en 1992 pour une édition française d’autant que le choix de exemples proposés pour  l’édition anglaise  avait été adapté à cette entreprise? N’aurait il donc pas mieux  valu d’en revenir carrément au texte de la Cosmopsychologie de 1974 ou bien, éventuellement, de procéder à une refonte d’un texte déjà ancien (1974) en vue d’une édition de 1992 qui aurait pu, à son tour, mériter quelque « mise à jour »? C’est bien là que le bât blesse! Car le texte publié en 1992 conçu en vue du public anglophone dont les exemples  biographiques proposés ne sont pas nécessairement les mêmes -pour des raisons culturelles et historiques – pouvait il raisonnablement servir tel quel pour une nouvelle édition française, 12 ans plus tard qui plus est? C’est d’ailleurs, comme on l’a noté, pour cette raison que certains noms furent ajoutés et d’autres enlevés. d’une édition à l’autre. Or, il reste que le texte de 1992  est celui conçu et adapté pour  un public anglais ou anglophone alors qu’il s’adresse à un lectorat français, francophone! N’y avait-il pas un devoir moral pour Michel Gauquelin à nous livrer un texte « mis à jour », tant par rapport à l’édition française  de 1974  datant de près de 20 ans-si l’on tient compte de la période de rédaction que par rapport à l’édition anglaise, dont on a signalé le décalage à craindre des références, trop françaises ou trop anglaises?. Double problématique du temps et de l’espace! On est contraint de conclure à quelque forme d’indélicatesse ou en tout cas de désinvolture de la part de l’auteur qui n’est pas de très bon aloi car cela pourrait mettre en doute, chez des esprits sceptiques,  certains aspects des travaux de recherche du dit auteur.

JHB

04. 03 21

 

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Astrologie et pouvoir : la place cruciale du chef

Posté par nofim le 4 mars 2021

Astrologie et pouvoir : la place cruciale du chef

 

par  Jacques  Halbronn

Quand André  Barbault traite en 1953  de la mort de Staline, dans son bulletin d’avril d’Astrologie Moderne, il ne se référe curieusement pas à sa date de naissance, d’ailleurs assez discutée, se contentant de rappeler son rôle de chef du communisme soviétique, lequel se défiinrait par la conjonction Saturne-Neptune. Or, c’est sous cette conjonction que Staline meurt.

Que dire d’une telle façon de présenter les choses? On sait par ailleurs que Barbault ne recourait guère aux transits pour ses prévisions mondiales. Une telle méthodologie nous semble relever d’une vision très collectiviste voire communiste de la Société qui ferait du chef une émanation de la dynamique du peuple. (cf Christophe  Guilluy     Le temps des gens ordinaires) *

Or, nous pensons d’un point de vue théologique que d’un point de vue systémique que cette position n’est pas tenable  et cela vaut aussi pour l’approche  astrologique. On conviendra qu’il est plus facile de programmer un facteur que tout un ensemble de facteurs et qu’ensuite le dit facteur  rayonne sur tout une population, de  proche en proche. Autrement dit,  il importe de disposer et de contrôler un  homme  et ainsi par voie de conséquence tous ceux qu’il lui arrivera d’impacter en temps et en heure. Cela se répercutera. Or, la position stratégique de l’astrologie  tient à ce qu’elle actionne des VIP, d’où notre label Astrology VIP. Revenons sur la psychologie du chef, sous l’angle de notre astrologie. Sans le chef, les astres sont muets et sans les astres, le chef est impuissant et imprévisible/. On a  affaire à une structure à double entrée, impliquant une certaine solidarité entre  les hommes et les astres, une interdépendance entre la Terre et le Ciel. Barbault aura donc fait l’impasse sur le rôle du chef, devenu un épiphènoméne, fidèle en cela à ses penchants pour le communisme; 

Pour  comprendre le personnage du chef, il convient d’insister sur sa dimension cyclique et donc prévisible dans son processus périodique, à savoir le passage tous les six ans de la planète Jupiter sur son axe stellaire de quadrature (ASQ). Le chef est en effet programmé pour liquider ses affaires au bout de ce laps de temps et ce, quelle que puisse être la conjoncture en cours, autrement dit, sans tenir compte de ce qui se passe par ailleurs. et en ce sens, il agit comme mû par quelque mécanique indifférente à  l’état  de  son environnement humain du moment. Ce qui correspond à la nature de son autonomie structurelle.Il fonctionne comme une sorte de minuterie, un compte à rebours que rien ni personne ne saurait arrêter, venir perturber. Or, un tel revirement cyclique  aura, en revanche, des effets sur autrui, sur ceux dont il avait auparavant la charge. Le chef devient la conjoncture des autres. Quel meilleur moyen de montrer son pouvoir que de persuader autrui de la nécessité des changements que l’on ressent le besoin d’opérer? Car, a contrario, sans changement, il n’y a aucun mérite à être suivi puisqu’il n’y  a pas  mouvement. Le changement permet d’éviter la stagnation, la sclèrose et c’est ce que nous garantit le Droit constitutionnel qui programme de longue  date le rythme des changements selon un calendrier rigoureux. Le hic, c’est que le Droit Constitutionnel ne s’articule pas sur l’astrologie mais sur un cycle ne correspondant à aucune temporalité véritable. qui n’est ni conjoncturelle ni structurelle: c’est une temporalité de papier qui n’est sous tendue ni par la prise en compte du cours des choses, ni par la dynamique interne des chefs. Le départ d’un président dans ces conditions ,du seul fait de la fin de son mandat est surréaliste. A quoi cela rime-t-il? Un tel système est semblable à ce  roi nu dont parle un conte d’Andersen. On ne sera pas surpris de voir ce mécanisme rejeté ou instrumentalisé parce qu’il sonne faux. A l’astrologie de redonner du sens au renouvellement des hommes et des mandats; Mais l’astrologie actuellement en vigueur  ou celle que laisse derrière lui Barbault en héritage, en testament, ne fait pas le poids. C’est bien là le drame, l’astrologie en question n’est pas à la hauteur de la tâche qui lui incombe à savoir de sous tendre le gouvernement de la Cité. Et l’on aura compris que nous ne saurions laisser Christophe Guilluy nous annoncer qu’est advenu « le temps des gens ordinaires »!

 

 

 

 

  

 

 

 

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André Barbault et son Axe stellaire de Quadrature (ASQ), transité par Jupiter 1966-1972

Posté par nofim le 3 mars 2021

André Barbault et  son  Axe stellaire de quadrature (ASQ)  transité par  Jupiter   1966-72

par  Jacques  Halbronn

 

 

 

L’astrologie doit se désenclaver. André Barbault  (décédé en 2019) avait pensé, il y a 50 ans, y parvenir en se référant à la Psychanalyse (De la psychanalyse  à l’astrologie, Seuil, 1961) et à l’Histoire (Les astres et l’Histoire, Pauvert 1967) mais, avec le recul,  l’alliage ne semble pas avoir vraiment pris. Pour notre part, nous préférons nous tourner vers la Théologie et le Politique qui nous paraissent comme des alliances plus heureuses, plus prometteuses. Barbault avait compris que l’astrologie ne pouvait faire cavalier seul mais finalement, il aura jugé bon d’apporter des « preuves » de la validité de l’astrologie en  prenant des rendez vous avec l’avenir, c’est à dire en misant, en pariant  plus sur le temps que sur l’espace. Entendons par là qu’il ne sera pas parvenu à intégrer l’astrologie  au sein d’autres espaces  intellectuels et sera resté captif du « ghetto »  astrologique en s’en voulant le roi. Mais l’on connait la formule: au Royaume des aveugles, les borgnes sont les rois.

Or, selon nous, mieux vaut s’intégrer ou intégrer que d’assumer la charge de la preuve car celui qui est perçu comme étranger  se verra toujours demander plus de preuves de son appartenance au monde dont il prétend être membre à part entière. Barbault a-t-il vraiment cru qu’il allait retourner la situation en réussissant quelque prévision?Est ce que son « succès » de 1989 – on ne reviendra pas sur les circonstances de ce pronostic – aura réussi,trente ans après, à changer l’image de l’astrologie  auprès des élites? Etait-ce la bonne façon de s’y prendre?

Pourtant, l’on ne saurait reprocher à Barbault de ne pas avoir essayé de changer le visage de l’astrologie, notamment, dans son traitement des planètes, des signes en Mondiale? En ce sens, il aura été disciple de Kepler qui ne croyait, il y a 400 ans, qu’aux aspects. Son indice cyclique (poursuivant l’entreprise de Gouchon), en effet, ne tient pas compte du nom des planètes qu’il prend en vrac de Jupiter à Pluton  sans se soucier de leur positionnement dans tel ou tel signe du Zodiaque. On ne pouvait guère aller beaucoup plus loin dans un tel effort de décantation, qui a pu troubler la confrèrie attachée à ses traditions. On allait voir ce qu’on allait voir. On l’attendait au tournant. Il n’avait pas intérêt à se planter quand il avait fixé l’échéance, le quitte ou double,  pour l’astrologie comme pour lui aux années 1982-83.. En revenant récemment sur l’écho du Congrès de Paris de 1974,tenu à l Hotel Méridien, Porte Maillot  et dont nous fumes partie prenante avec nos Journées Internationales Astrologiques de Paris, nous avons pu remarqué que la presse avait retenu de ces rencontres cette attente dramatique pour le début de la décennie suivante. Tout était bien balisé : le pronostic semblait mathématiquement, astronomiquement imparable. Ce fut un fiasco mais peut-on vraiment se relever d’un tel non événement comme cette Troisième Guerre Mondiale -jamais deux sans trois – qui aurait du être tout à fait comparable – graphique à l’appui- aux deux premières entre lesquelles Barbault était né en 1921 ? La montagne accouchait d’une souris ! Il revenait à l’astrologie post 1982 de prouver que cet échec ne prouvait « rien ». C’était il y aura sous peu 40 ans. Ainsi, l’astrologie avait eu beau se dépouiller de ses plus beaux atours, oublier le nom des planètes et des signes et ne les considérer finalement que comme des dénominations d’usage, comme le voulaient les astronomes, tout ça pour ça. Le paradoxe, c’est que ceux qui de nos jours se réfèrent à Barbault pratiquent une astrologie aux antipodes de celle qu’il avait préconisée lors de sa révolution copernicienne ou plutôt képlérienne de 1967 ! C’est dire que l’alliance entre Astrologie et Histoire faisait long feu ! Ajoutons que Barbault avait fait un autre pari trois ans plus tôt, en 1964, celui de la victoire du communisme, dans l’enthousiasme de l’avance soviétique en matière de conquéte de l’espace (spoutnik , Youri Gagarine) qui fut d’ailleurs à l’arrière plan de la crise de Cuba de 1962..En 1964, il publiait chez Albin Michel « La crise mondiale » sur la base notamment de l’opposition Saturne-Neptune, à mi-parcours (18 ans) de deux conjonctions de ces deux planètes, entre 1953 et 1989.. Echéance début des années Soixante Dix. Lors du Congrès de Paris de 1974, l’échec de cette prévision était déjà accompli et il fallait fixer un nouveau cap, pour 1982 mais sur des bases complétement différentes à partir du bouquet des cinq planètes « lentes »(cf supra). Mais pourquoi dès 1967, Barbault avait-il changé son fusil d’épaule  en publiant Les astres et l’Histoire ? Tout se passe comme si Barbault ne croyait plus à ce que pourrait apporter l’opposition Saturne-Neptune de 1971, ce en quoi il avait raison d’ailleurs. Il s’en expliquera d’ailleurs en 1973 dans le Pronostic Expérimental en Astrologie (Ed. Payot), à la veille du congrès de Paris, donnant rendez vous pour la conjonction Saturne-Neptune de 1989 mais cette fois sans promettre monts et merveilles pour l’URSS, jouant plutôt la carte du désenchantement, sentant le vent tourner. Bref, en septembre 74, Barbault joue son va-tout- oublie l’URSS- et annonce un événement autrement important ; une troisième guerre mondiale.(voir notre étude sur les congrès astrologiques de 1950 à 1985) si ce n’est qu’avec les évenements de 1989, il reviendra vers le dossier Saturne-Neptune  qui lui permettra de sauver in extremis la face. Barbault est un joueur et il en présente tous les symptomes d’excitation et d’inhibition.

.Or, si nous appliquons notre méthode ASQ sur Barbault (Axe Stellaire des Quadratures),nous observons que son ASQ se situe à 8° Cancer-8° Capricorne, au carré de son soleil à 8° Balance. Or, en juin 1966, Jupiter passe à 8° Cancer. Selon notre astrologie, la quadrature est un facteur majeur de renouvellement et ouvre une période de six années. On peut donc penser qu’une force intérieure aura poussé Barbault à prendre de la distance par rapport au schéma utilisé jusque là car selon nous, la cyclicité ne dépend pas de facteurs externes mais internes. En effet, ce couple Saturne- Neptune, Barbault le portait depuis fort longtemps et déjà il était question avec son frère Armand Barbault alias Rumélius des couples planétaires. Autrement dit, ce revirement de Barbault s’inscrirait dans le processus de l’ASQ. Une période allant de 1966 à 1972 se trouve ainsi circonscrite avec à la fin de l’hémicycle la parution de son Pronostic Expérimental  en Astrologie (Payot) qui se veut une synthèse de tout son travail prévisionnel et l’on sait que pour nous une fin de phase de 6 ans est hypermnésique.  Barbault revient alors sur le cycle Saturne- Neptune qu’il avait mis de coté en début de cycle.. Mais cette période voit aussi  une autre rupture:  Barbault en 68  quitte le poste de vice-président du Centre International  d’astrologie qu’il occupait depuis plus de quinze ans et dans la foulée prend le contrôle de la revue L’Astrologue,  qui fut d’abord l’organe du dit CIA, sans oublier l’affaire Astroflash qui avait précisément enclenché une telle rupture en raison des résistances à cette astrologie informatisée  et automatisée. En début d’un nouvel  hémicycle de six ans, Barbault présidera au changement  inopiné de nom du Centre International d’astrologie, imposant à cette association une nouvelle appelation (UFA, SAF puis SFA), ce besoin de renouvellement étant en fait dû au passage de Jupiter sur le dit ASQ  du dit Barbault!.

 

 

 

Qui sont les vrais héritiers de Barbault, ses continuateurs ? Sont-ce ceux qui s’en tiendront – acharnement thérapeutique – à son indice cyclique ou à sa théorie des cycles planétaires à deux planètes ? Si l’on s’en tient à l’inspiration képlerienne, dans l’esprit d’une astrologie minimaliste, les regards se tournent vers Jacques Halbronn, né en décembre 1947. On a annoncé au titre le trio Astrologie, théologie, politologie. Mais, pour Halbronn, il s’agit de faire fusionner, en quelque sorte, ces trois domaines en crise en un ensemble puissant. Autrement dit, Halbronn entend réformer de concert ces trois domaines et non de rapprocher l’astrologie de ces domaines en l’état. Il veut montrer que tant la théologie que la politologies ont besoin d’une astrologie revue et corrigée, ce qui implique qu’il les déstabilise. Le tort de Barbault, c’est de ne pas avoir fait ce travail de refonte de l’Histoire et de l’avoir appréhendé telle qu’il l’avait perçue dans sa jeunesse. Or, l’on ne peur relier des domaines entre eux qu’en les repensant et les restructurant dans leur globalité, notamment autour de la question des leaders. Or, Barbault avait pris le partie d’oublier le thème natal des acteurs de l’Histoire, probablement influencé par l’epistémologie de la longue durée de la Nouvelle Histoire d’un Marc Bloch et d’un Fernand Braudel.(Ecole des Annales) alors que précisément, l’astrologie avait vocation à mettre les chefs au cœur même du processus historique..

 

 

JHB

 

02. 02 21

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jacques Halbronn Le trio Astrologie- Théologie- Politologie et la question de l’interdisciplinarité., D’ Eustache Lenoble à Dane Rudhyar

Posté par nofim le 2 mars 2021

 

Le trio  Astrologie- Théologie- Politologie et la question de l’interdiscipliarité  d’Eustache   Lenoble à Dane Rudhyar

par  Jacques  Halbronn

En 2017,   la BNF  et Hachette ont réédité  la somme d’Eustache Lenoble « Uranie ou les Tableaux des philosophes » dont nous avions  fait la découverte en lisant Pierre Bayle. En 1993, nous publiames une étude à  son sujet  ( Etudes  sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot  à la suite du reprint de l’Astrologie du Livvre de Toth d’Etteilla (1785 (Trédaniel)qui l’avait utilisé. Patrice Guinard fit la promotion de notre découverte d’un ouvrage paru bien après 1666 (cf l’affaire Colbert). Il est vrai que l’ouvrage ne comporte pas le mot Astrologie en son titre, l’astrologie n’étant qu’une partie de celui-ci, ce qui nous relie au thème de l’interdisciplinarité et du désenclavement.

Le catalogue de la BNF nous apprend que Lenoble, baron  de Saint Georges (1643-1711) commença la publication en 1694, laquelle s’étala jusqu’en 1697, soit 30 ans après le prétendu bannissement de l’astrologie de France L’ouvrage reparut au sein des oeuvres complètes au siècle suivant en 1718 et 1726. On ne s’étonnera donc pas qu’en 1785 Etteilla ait jugé bon de le rééditer, ce point ayant été une fois plus de notre fait. Patrice  Guinard  a fourni une description de l’ensemble Eustache Lenoble (1643-1711): Un Bilan sur l’Astrologie à son déclin (Avec des extraits de son Uranie, ou les Tableaux des Philosophes) sur le site du CURA). On notera d’ailleurs que le Comte Henry de Boulainvillers qui ne publia point ses traités restés manuscrits (réédités  aux éditions du Nouvel Humanisme) ne connut pas semblable fortune, à la même époque.

Venons -en à la présentation que faite Lenoble de son Livre Cinquième (transcription de Véronique Lepage pour Patrice Guinard), présentation qui nous apparait largement comme un calque du Prologue de la Tétrabible de Ptolémée.

 

LIVRE CINQUIEME.

CHAPITRE PREMIER.

Projet du cinquième Livre.

  «   Dans les quatre premiers Livre que j’ai donnez au public sous le nom d’Uranie, j’ai suffisamment expliqué tous les sentimens des Philosophes tant anciens que modernes.
    L’on a pû voir dans le premier tout ce que les neuf sectes des Anciens avoient eu de commun ou de different sur les trois parties ausquelles ils avoient réduit la Philosophie, qui sont la Logique, la Morale, & la Physique, dont la derniere comprenoit aussi la Métaphysique ; & dans le second, j’y ai raporté fort exactement toute la substance abregée des deux Philosophies de Gassendi & de Descartes, qui sur les principes de quelques [p.126] anciens ont voulu établir de nouveaux Systême de cette science.
    Je ne l’ai point traitée à la maniere de l’Ecole, parce que je ne me suis point propose de décider sur leurs opinions ; mais mon unique but a été d’ajoûter à mon Ecole du monde cette instruction, pour donner à un honnête homme qui est dans le commerce des personnes d’esprit, une teinture assez forte de toutes ces differentes Philosophies pour en pouvoir discourir, & pour prendre parti s’il veut s’en instruire plus profondément.
    Il ne me reste plus donc pour acomplir cet ouvrage, que de donner mon Traité de la science Céleste, que j’avois promis non seulement dans la fin de mon quatrième Livre, mais dans cette curieuse Dissertation que j’ai faite touchant l’Année de la naissance de Jesus Christ ; & je m’aquite de cette promesse dont les persecutions injustes que j’ai souffertes par l’iniquité des hommes, & par le crédit de mes ennemis, avoient suspendu l’execution. Ainsi je prétends dans ce cinq & sixième Livre renfermer tout ce qui peut concerner le Ciel, soit pour la science solide & indubitable de l’Astronomie fondée sur des principes certains, soit pour l’Art fautif & conjectural de l’Astrologie judiciaire fondée sur des convenances tirées de quelques experiences.
    C’est ce que je vais traiter dans les deux parties de ce Volume, dans la premiere desquelles j’établirai les principes de la science certaine de l’Astronomie sur lesquels on a bâti l’Art fautif & conjectural de l’Astrologie judiciaire ; & dans la seconde, j’établirai [p.127] les justes bornes qu’on doit prescrire à cet Art, qui ne peut jamais rien produire d’absolument certain, & qui par le mépris des ignorans qui en parlent & le blâment sans le connoître, ou par la hardiesse témeraire des charlatans qui par interêt le poussent à l’excès & en abusent, est devenu l’oprobre pour ainsi dire des sciences, & de telle maniere que ceux qui semblent y vouloir donner quelque aplication, passent ou pour des esprits foibles, ou pour des ridicules.
    J’espere donc que lors qu’on aura lû ce dernier Livre, ou plûtôt cette partie que j’ai réservée pour la derniere de la Philosophie, on sera suffisamment instruit de la véneration qui est duë à la science sublime de l’Astronomie, dont je ne prétends établir que les principes pour mettre un homme dans la voie de s’en instruire plus profondément dans les Livres des grands Maîtres ; & qu’à l’égard de l’Art conjectural de l’Astrologie les prétendus esprits forts qui la blâment & la méprisent sans la connoître seront convaincus de leur erreur, & auront pour elle quelque indulgence ; & qu’enfin les ames foibles qui par une aveugle crédulité se rendent les dupes des charlatans qui outrent cette connoissance, & qui en passent les limites pour entreprendre des prédictions qui n’ont aucun fondement Physique, ne se laisseront plus si facilement abuser par les impostures présomptueuses des Astrologues, & ne leur demanderont que ce qu’ils peuvent leur donner suivant les bornes dans lesquelles je prétends que leur art doit être renfermé. [p.128]
    En un mot, ils verront que selon mon sentiment on doit également blâmer & ceux qui donnent trop dans l’Astrologie judiciaire en lui atribuant plus qu’elle ne peut, & ceux qui n’y donnent rien du tout. Que ceux qui lui attribuent au delà de ses bornes sortent des principes de la Physique, mais que ceux qui ne lui veulent rien donner n’entrent point dans ses principes, & qu’enfin les uns & les autres, ou par défaut, ou par excès, choquent la nature, & souvent la raison ; & entre ces deux extrémitez vicieuses, je tâcherai de montrer la route qu’on peut tenir pour ne tomber ni dans l’une ni dans l’autre. » Ainsi, à l’aube du XVIIIe siècle, certains prédisaient un certain renouveau de l’astrologie comme ce sera le cas au début du XXe siècle. Nous avons montré que Lenoble avait été récupéré par l’occultiste Etteilla, connu pour son tarot.

Depuis l’Uranie, il ne semble pas que l’on ait fait paraitre un tel ensemble   en français ni en une autre langue, incluant l’astrologie même sur un strapontin. Essayons ici d’analyser les raisons de cet échec d’intégration à trois siècles de distance et donc éventuellement d’aborder  les moyens d’y remédier. Notre diagnostic sera le suivant: on ne peut s’intégrer que si l’on fait évoluer les esprits et pas seulement en travaillant en interne, comme un Patrice Guinard, après d’autres, a cru devoir le  faire. (cf son Manifeste, 1999)

Autrement dit,l’interdisciplinarité ne saurait se réduire à s’aligner sur les savoirs en vigueur en  les prenant tels quels, comme a cru pouvoir le faire un André Barbault, dans les années soixante du siècle dernier avec de la Psychanalyse à l’astrologie et  Les astres et l’Histoire mais contribuer à les repenser de façon à faire apparaitre de nouvelles passerelles de façon à générer de la compatibilité. Il importe de mieux maitriser l’espace épistémologique  dans lequel l’on entend s’inscrire et en réussissant à lever un certain nombres d »obstacles, au sens de Bachelard. Un de ces obstacles est propre à l’astrologie contemporaine, autrement dit, l’astrologie aura été piégée par la modernité (cf Jean Pierre Nicola, Pour une astrologie moderne, Seuil,  1977) et notamment celle incarnée par l’astronomie du système solaire qui allait être bouleversée par la découverte, du fait du recours à des télescopes, de nouveaux astres en son sein (baptisés par les astronomes et non par les astrologues : Uranus, Cérés, Neptune, Pluton, Chiron etc) En effet, ce faisant l’astrologie se sabordait en laissant entendre que tout au long de son Histoire, elle n’avait véhiculé qu’un savoir incomplet et en quelque sorte  inutilisable par les sociétés réduites à ne considérer le ciel qu’à l’oeil nu. Une telle posture ferait problème à la fois au niveau de la philosophie politique et à celui de la pensée théologique. Pourquoi Dieu aurait il crée un système qui ne serait pas intelligible par l’homme? En quoi  un tel système techniquement resté si longtemps inaccessible confèrerait-il un rôle social à l’astrologie? En quoi ferait-il partie de l’Inconscient Collectif, ce qui passait par un stade de conscience? Mais, comme nous l’avons laissé entendre, il importait par ailleurs que les domaines que nous avons cités opèrent leur propre révolution copernicienne. Quelle théologie, quelle politologie? Autrement dit,  l’astrologie ne pourrait marquer des points qu’en débloquant un certain nombre de points de vue non pas tant sur elle-même que sur les domaines en question, de façon à parvenir à un ajustement.  On aura compris que l’intégration dont il s’agit  ne concerne point l’astronomie mais bien les sciences religieuses et sociales. Erreur stratégique, par conséquent que le dit alignement de l’astrologie contemporaine sur la nouvelle doxa astronomique!  D’où la nécessité  pour l’astrologue de se familiariser non point tant avec l’astronomie qu’avec le théologique et le politique! Ce qui ne saurait se limiter à acquèrir une certaine culture en ces domaines mais à contribuer à leur avancée. Car, en vérité, ces domaines  peuvent profiter d’une certaine synergie sur la base d’un tel triptyque, vu que l’on  ne saurait dire que  théologie et  politologie ne traversent point  quelque forme de crise  que l’on pourrait résumer comme étant celle de l’idée de pouvoir. Le point faible du Droit Constitutionnel tient  au caractère arbitraire  de la durée des mandats et à l’empirisme du choix des candidats. L’astrologie fournir un cadre bien plus fiable  en mettant en avant son aptitude à prévoir  les cycles des principaux leaders.  Quant à la théologie,   elle a besoin de s’articuler sur une discipline comme l’astrologie dont le fonctionnement ne peut s’expliquer par le seul fait de la Nature, ce qui exige d’admettre un « Créateur » qui se sera occupé spécialement de notre Terre et du système solaire qui l’encadre. Mais tout cela exige de renoncer pour l’astrologie, comme signalé plus haut, à une astrologie branchée sur une astronomie de pointe comportant des astres invisibles à l’oeil nu.  Le Créateur ne saurait avoir équipé toute notre Terre et notre Humanité de facteurs hors de portée de l’équipement sensoriel des humains, en exigeant le recours à  l’usage de techniques d’observation  ne faisant aucun sens dans l’Antiquité. De même,  le bon gouvernement de la Cité  exige  qu’elle soit conduite par une élite dotée de pouvoirs particuliers liés aux cycles célestes dont l’astrologie a la clef. L »astrologie est un don des dieux et non de la Nature paienne.  En fait, l’astrologie doit mettre en avant un seul et unique vecteur et n’a donc besoin que d’une seule planète  circulant  sur un parterre d’étoiles. Là encore, l’astrologie moderne fait complétement fausse route en ne tenant pas compte de l’emploi des étoiles pour baliser  la course des planètes..Le véritable cycle astrologique à restituer est celui de la relation ternaire entre  la planète centrale,  les étoiles et les leaders programmés dès leur naissance à réagir à certaines configurations périodiques. Autrement dit, l’astrologie doit retrouver la cohèrence qu’elle a perdue afin de fonctionner efficacement, non pas en ajoutant de nouvelles planètes mais en se restructurant sur la base d’un ciel visible par tous. C’est alors qu’elle pourra faire équipe avec la théologie et la politologie lorsque celles-ci auront de leur côté réussi à se ressourcer. Il s’agit donc bien d’une entreprise exigeant une triple révolution et restauration pour parvenir à la formation d’une nouvelle ère  théologico-politique (selon la formule de Spinoza)

On notera que Dane Rudhyar  évita de n’écrire que sur l’astrologie. C’est ainsi que  peu avant sa mort  en 1985, dans le Rythme de la totalité (Rythm of Wholeness,Theosophical Publishing House, 1983,  trad; fr. Ed du Rocher, 1988), le mot Astrologie ne figure qu’une fois parmi d’autres approches (p.300): « Que la prédiction soit astrologique,  psychologique, médicale, politique ou astronomique, toutes les formes de connaissance anticipée ou d’attentes mentalement décrites doivent être évaluées sous ce jour. La valeur  de l’information transmise  dépend entièrement du cadre de référence dans lequel elle a sens et valeur et du  tempérament, du caractère  et de la qualité de volonté et de compréhension de la personne ou du groupe qui est confronté à la connaissance anticipée  et à des nouvelles perspectives »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

04 03 21

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Jacques Halbronn La technique de l’Ascendant implique une astrologie stellaire

Posté par nofim le 2 mars 2021

Méthodologie  en Histoire des textes . La technique de l’Ascendant implique une astrologie  stellaire

par  Jacques  Halbronn

 

Notre conception de l’Histoire de l’astrologie peut être qualifiée d’archéologique en ce qu’un document doit être scrutée en vue d’en dégager des couches, des strates successives comme on le ferait pour le site d’une ville. Nous avons déjà illustré récemment notre méthodologie à propos de la Tétrabible de Ptolémée en mettant en oeuvre une démarche systémique, c’est à dire en recherchant une cohérence initiale susceptible de s’être dégradée, altérée au fil des âges. Cette fois, nous revenons sur la technique de l’Ascendant que les astrologues actuels ne sont guère en mesure de justifier dès lors qu’ils ont renoncé, pour la plupart, au référentiel stellaire. Nous aborderons enfin le cas des résultats statistiques de Gauquelin concernant le « lever » des planètes.

La première chose à ne pas oublier, c’est que sur le trajet de l’écliptique, l’on trouve bien plus d’étoiles que de planètes, lesquelles sont l’exception. La preuve en est que l’on aura été en mesure de constituer des constellations tout au long de l’écliptique, ce qui ne pouvait avoir été envisagé que sur la base  d’un « matériau » stellaire abondant car il n’y a pas de fumée sans feu. Rien n’était plus facile que de repérer  quelle étoile était présente dans le ciel lors d’une naissance. On dit d’ailleurs « etre né sous une bonne étoile » A propos de constellation, il n’existe pas que la division en 12 mais aussi la division en 28.  Le problème de la division en 12 secteurs, c’est qu’elle aura fait croire que l’astrologie aurait un fondement « tropicaliste », tentation que l’on n’aura point avec la division en 28 secteurs (appelés nakshatras en astrologie/astronomie indienne. En effet, parler de division en 12 renvoie à la symbolique des 12 mois de l’année terrestre bien que cette division n’a rien à voir avec le cycle des saisons : on ne change pas de signe  à la nouvelle Lune! Il est vrai que la date de la Fête de Paques combine ces deux paramètres. « C’est le concile de Nicée, en 325, qui a souhaité faire coïncider la célébration de la résurrection du Christ avec le retour du printemps, le premier dimanche suivant la pleine lune après l’équinoxe de printemps ». En fait, quel que  fut le mode de découpage, à base 12  ou 28, l’étoile se levant serait la même. Certes, ce que l’on appelle Zodiaque renvoie peu ou prou à l’iconographie des 12 mois de l’année, chaque saison se voyant représentée par trois « signes ». On attribua ainsi à chaque groupe de trois signes des représentations propres  à la saison correspondante

Ce que beaucoup de chercheurs ne parviennent apparemment pas à comprendre, c’est que ces différents modes de découpage sont totalement arbitraires et interchangeables. Même le fait de débuter un cycle à l’équinoxe de printemps  n’est jamais qu’un critère commode, ni plus, ni moins, ce qui relativise d’autant l’importance à accorder en astrologie aux axes équinoxiaux et solsticiaux. Il est clair que le passage d’une planète d’une division (signe, constellation, nakshatra etc) à une autre ne saurait valoir en soi pour l’astrologie. C’est un épiphénomène. A contrario, les aspects apparaissent comme  un facteur  bien plus fiable pour l’astrologie, ne dépendant pas de la précession des équinoxes, comme l’avait compris Kepler (cf notre étude « Les historiens des sciences face à l’activité astrologique de Kepler », Congrès National des Sociétés Savantes, Bordeaux, 1979, Gérard Simon, Kepler, astrologue astronome, Gallimard 1977),

Ainsi, dans le cas de l’Ascendant, l’on repérait l’étoile fixe natale ascendante (birthstar comme dirait William J. Tucker). Or, qu’en est-il de nos jours? On nous annonce que telle personne est née avec, sous tel signe ascendant mais sans aucune référence stellaire, ce qui est totalement abstrait, qu’il  y ait ou non une planète à l’ascendant.  Sommes nous ici dans de  l’astrologie « rotationnelle » ou dans  de l’astrologie cyclique, liée aux révolutions des planètes? Il y a  là quelque ambiguité car les deux astrologies se servent du zodiaque mais pas de la même façon. L’astrologie rotationnelle  se contentera de noter que telle étoile se lève, est en ascension, à telle  heure, en tel lieu, à la naissance en la situant dans un système de coordonnées à base 12 ou à base 28. Quant à l’astrologie des divers cycles planétaires, le Zodiaque permet de situer telle planète à tel moment de son cycle. En définitive, force est de constater que l’astrologie des cycles n’a que faire de l’étoile ascendante à la naissance, laquelle reléve de la rotation terrestre. On est donc ici face à un phénomène de syncrétisme, c’est à dire de mélange de plusieurs  systèmes astrologiques censés, au départ, s’exclure mutuellement.  Bien plus, l’astrologie rotationnelle aura été bien antérieure dans son émergence à l’astrologie des cycles car pour situer une planète dans le ciel, en mouvement diurne, la durée de révolution ne joue pas et la Lune progresse aussi vite que toute autre « planète » et c’est d’ailleurs pour cela que cette astrologie  rotationnelle traite toutes les planètes  à la même enseigne, comme on le voit pour le dispositif  des maitrises planétaires, figurant dans la Tétrabible.  Cette astrologie rotationnelle ne disposait donc pas au départ d’une technique prévisionnelle  sinon à l’échelle d’une journée, d’où le recours à  une cyclicité fictive, fondement de la technique des « directions ».  Quant au thème astral, natal, il est utilisé par les deux formes d’astrologie, l’une apportant le découpage en maisons – et là encore peu importe en combien de sections, 12 ou 8 (selon Patrice Guinard) et encore autrement chez Gauquelin – et l’autre la technique des aspects, inhérente à l’astrologie cyclique.
Cela dit, cette astrologie rotationnelle était certainement à l’origine stellaire comme on s’en est expliqué plus haut, les étoiles défilant tour à tour et sans le stellaire, l’ascendant est une coquille vide. Quant à l’astrologie cyclique, il est tout aussi évident que les étoiles fixes permettaient de suivre la courses des planétes et même de déterminer leur temps de révolution, de retour « sidéral ». Le tort des sidéralistes (Dorsan etc) aura été de ne pas être stellariste, si ce n’est quant à la fixation du point de départ, relevant de l’Ayanamsa (décalé de plus de 20° par rapport à l’équinoxe de printemps (0° bélier tropique). Ils seront notamment passés à coté des Nakshatras et du découpage en  28 demeures, en dépit de leur intérêt pour l’astrologie indienne, ce qui leur aurait évité le piège saisonnier lié au 12.

Passons à présent aux travaux de Gauquelin qui ne sont pas sans poser quelque problème.(cf  notre ouvrage avec Serge Hutin,  L’étrange histoire de l’astrologie, 1986, notamment  la Préface à Marie Delclos (non nommée) Selon nous, le dispositif qu’aura mis en lumière Michel Gauquelin, malheureusement décédé en 1991, à la veille de la publication des Personnalités Planétaires, 1992), implique que l’enfant déclenche  sa sortie du ventre de sa mère, ce qui suppose qu’il attende que « sa » planète se profile à l’horizon pour que cela ait lieu et Gauquelin s’est plaint des accouchements médicalement provoqués, pour cette raison.  En revanche, dans le système décrit plus haut, l’enfant serait marqué par les étoiles sous lesquelles il est né,  ce qui peut se produire à tout moment puisque -avec les étoiles – l’on n’est pas limité par le petit nombre de planètes. On voit que là encore deux visions cohabitent voire trois: celle de la planète déclenchant l’accouchement selon l’astrologie rotationnelle, celle des étoiles marquant le né à  sa naissance selon la même astrologie rotationnelle – mais les deux approches s’excluent mutuellement -  et enfin celle, le plus souvent en vigueur de nos jours – d’une astrologie cyclique -à commencer par le soleil passant d’un signe à l’autre – et qui se réfère à l’ascendant comme  faisant sens en dépit, éventuellement, de la présence d’une planète dans ce secteur  ou d’une étoile, ce qui -on l’ a dit, est quand même le comble de l’abstraction voire d’une certaine forme de fiction! Mais toutes ces contradictions s’expliquent par le syncrétisme qui conduit à mélanger, à mixer  indistinctement tout ce qui ressemble à de l’astrologie. C’est dans ce piège que sont tombés Jean-Pierre Nicola et ses disciples, de Richard Pellard, Bernard Blanchet à Patrice Guinard, cherchant à tout prix  à préserver  de façon  factice, son « unité » ,  quitte à passer par de savantes reformulations voire à une nouvelle terminologie ( à l’instar d’un Dom Néroman, dans les années 30-40 avec son Fatum, ses plexus  et ses antennes)..en  conservant pêle-melle signes, maisons, aspects, planètes – mais surtout pas les étoiles fixes – se privant ainsi d’une pièce essentielle du puzzle.

En fait, selon nous, l’astrologie rotationnelle aura été paradoxalement à l’origine du dispositif des maitrises planétaires car on voit bien que le curseur, ici, est l’ascendant et que les étoiles qui lui correspondent successivement, selon un découpage zodiacal, sont associées à des planètes dont la présence est parfaitement fictive.  Ce n’est que par la suite que l’astrologie cyclique se servira d’un tel dispositif pour évaluer la force des planètes passant dans tel ou tel signe. On a déjà signalé le phénoméne pour le corpus Nostradamus, l’imitateur  se voyant  finalement récupéré par son modéle.

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Le mystère de la rupture chronologique des éditions centuriques entre 1568 et 1588

Posté par nofim le 1 mars 2021

Le mystère de la rupture chronologique des éditions centuriques entre 1568 et 1588 par

Jacques  Halbronn

 

Une question se pose  aux tenants d’éditions centuriques qui seraient antérieures à 1588  est celle du « trou « béant dans leur chronologie  pendant une vingtaine d’années! Aucune explication ne nous est parvenue à ce sujet. Comment s’est opérée la transition entre l’édition « complète » à dix centuries  qui se présente comme parue en1568, deux ans environ après la mort de Michel de Nostredame  et les premières éditions centuriques connues pour 1588. On peut toujours dire évidemment que des éditions auraient disparu mais le zéle des chercheurs et des collectionneurs, depuis ce temps, accorde peu de crédit à une telle supposition. Mais peut- on cependant  accorder un satisfecit aux bibliographies parues dans les années 1989-90 de Chomarat et de Benazra, cette dernière à notre initiative? Nous avons dans notre bibliothèque deux exemplaires dédicacés en date du 2 février  1984 de Chomarat  de sa Bibliographie Lyonnaise des Nostradamus et de son Supplément  (Centre Cultirel de Buenc 1973 et 1976 On notera le pluriel « des Nostradamus », ce qui englobe d’autres auteurs que le seul Michel de Nostredame  et notamment  Antoine Crespin et ses Prophéties  par l’astrologue du treschrestien Roy de France  (…)  dédiées   à la puissance divine  & à la nation française, Lyon 1572, auxquelles nous avons consacré un reprint en 2002. Chomarat cite également  pour 1574 , chez Benoist Rigaud, censé avoir publié les éditions de 1568,  des Prédictions  (…) mises en lumière  par .M. Michel  Nostradamus le Jeune. Etrangement,  Chomarat ne signalait à l’époque, aucune édition centurique parue avant 1594 chez le même Benoist Rigaud mais il est vrai que ses bibliographies s’en tenaient à la seule production lyonnaise. En 1984, nous avions invité Chomarat à intervenir dans le cadre d’un congrès astrologique que nous organisions sur Lyon. L’année suivante, nous le retrouverions à Salon de Provence, lors des premières journées Nostradamus, où nous  fimes un exposé sur les attaques contre Nostradamus  et rencontrames Robert Benazra dont nous publierons les travaux en 1990 chez Trédaniel. Nous lisions avec intérêt les Cahiers Michel  Nostradamus.  Signalons la brochure  de Robert Amadou au sujet de ces deux bibliographie sous le titre de ‘Nuées et intelligences » Pâques 1989 Amadou avait retrouvé à la Réserve de la Bibliothèque Sainte Geneviève à Paris un exemplaire de l’almanach de Nostradamus pour  l’an 1561. Rappelons que Paris, toutes bibliothèques réunies, est fort pauvre en éditions des almanachs et des pronostications de  Nostradamus  parus de son vivant. Nous mêmes avions publié dans Politica Hermetica un compte rendu des deux bibliographies sorties à peu de temps d’intervalle.

Revenons donc sur les lacunes de ces bibliogaphies. Il semble que leur principe aura été de ne retenir que les textes portant le nom de Nostradamus, puisque Crespin avait adopté ce pseudonyme et c’est en cette qualité qu »il avait été intégré dans ces volumes. On notera d’ailleirs que ni Chomarat ni Benazra n’avaient signalé la présence massive dans sa production de versets se trouvant dans les Centuries ce  qui n’échappera pas à Pierre Brind’amour dans son édition de 1996. alors qu’il ne l’avait pas signalé en 1993 dans son Nostradamus astrophile. Mais Brind’amour aura eu le mérite d’insister sur le rôle des imitateurs (pp. 54 et seq).  Cela dit, Brind’amour qui publié à la suite des dites bibliographies ne semble pas avoir été intrigué par ce « trou » de 20 ans dans la chronologie des éditions centuriques pas plus d’ailleurs que Daniel Ruzo (Le testament de Nostradamus,  Ed du Rocher, traduit de l’espagnol, 1982) Crespin  d’ailleurs mettra en exergue un quatrain que l’on retrouve dans les Centuries  (cf Benazra, Répertoire Chronologique Nostradamique, pp. 91 et seq). Il s’agit de l’Epitre  dédiée (…) à Charles IX (..) jusques en l’année 1584.  (Lyon, 1571) »Le neuf empire  en desolation Sera changé en pole aquilonaire etc », ce qui renvoie au quatrain VIII, 31. Benazra ne s’arrête pas sur ce point.(p. 100). Certes,  l’on note que le cours des éditions reprend à partir de 1588 mais cette fois en l’absence des centuries VIII -X. qui figuraient pourtant dans l’édition Benoist Rigaud de 1568, édition dont on dispose d’ailleurs de nombreux exemplaires dont Patrice Guinard listera plus tard les variantes.

Double phénoméne donc: reprise en 1588 après dix ans où n’apparaissent que des imitateurs qui entretiennent la mémoire de Nostradamus et absence cette fois des trois dernières Centuries et de l’Epitre à Henri II qui l’accompagne, ce second volet ne reparaissant qu’au début des années 1590,  le Janus Gallicus de 1594 les ayant intégré, pour une partie,  dans son commentaire. Etrangement, Chomarat se contentait en 1973 dans sa Bibliographie Lyonnaise de donner comme contenu à cet ouvrage: » ouvrage qui raconte la vie de Michel de Nostradamus »  alors que l’ouvrage  était  conservé à la bibliothèque Municipale de Lyon, laquelle bibliothèque comportait  toute une série de prédictions qui ne comportaient certes pas le nom de Nostradamus mais qui en étaient des imitations sur le plan iconographique comme dans le style. Cette série aura échappé à nos deux chercheurs Lyonnais, Chomarat et  Benazra en ce que le nom de Nostradamus en était absent! Mais pour nous qui travaillions sur un corpus plus large, le constat serait flagrant (cf notre post doctorat, EPHE 2007 sur Giffré de Réchac  et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle) A noter à ce sujet de la « critique nostradamique »  qu’était paru dans les Cahiers Nostradamus n° 1; 1083 un fac simile  une « Letttre critique sur la personne & sur les écrits de Michel Nostradamus, Mercure de France Aout 1724

La  question des imitateurs aura notamment été traitée par Patrice Guinard

CORPUS NOSTRADAMUS 92 – « Florent de Crox, le plus doué des imitateurs de Nostradamus ». On ne s’en tient plus désormais aux seules références explicites au nom de Nostradamus et la seule présence de vignettes dans le style Nostradamus suffit. Curieusement, ces imitateurs se feront plus rares la parution des éditions des Centuriques des années 80. Encore en 1582 signalons l’ Almanach et amples predictions pour l’an de Jesus Christ 1582, composé par maistre Marc Coloni, Paris, Claude Montroeil, 1582(cf   Catalogue par titres abrégés  du fonds Nostradamus de la Bibliotheca Astrologica).  Mais c’est justement dans ce jeu des  vignettes que les faussaires des éditions posthumes puis du vivant de Nostradamus se trahiront car certaines vignettes furent produites déjà dans les années 1560 dans des éditions pirates en se différenciant de celles relevant du vrai Nostradamus. Autrement dit, les faussaires furent victimes de la précédente génération de faussaires! Mais ce point semble avoir échappé à tous nos nostradamologues alors que la comparaison entre les deux séries de vignettes, celles des « vraies » pronostications et celle des  faux almanachs est flagrante. On notera d’ailleurs que les almanachs de Nostradamus ne comportaient pas de vignettes, réservées à ses pronostications alors que les faussaires pratiqueront le système des vignettes tant pour les almanachs que pour les pronostications. On notera d’ailleurs que la vignette qui orene la page de couverture du Répertoire Chronologique nostradamique de Benazra est le type même de la « fausse » vignette! Il suffit de la comparer avec celle des éditions 1555  et 1557!

Quant au « mystère » du « trou »,  c’est un faux mystère, si l’on admet qu’il n’a jamais existé d’éditions des Centuries avant 1588 et qu’à partir de cette date – on ne saurait exclure des éditions perdues pour les quelques années précédentes – on assiste à la formation progressive et collective du corpus centurique, avec des références factices à des éditions du vivant de Nostradamus ou parues juste après sa mort, comme cela fut selon nous la première option, d’où l’édition Benoist Rigaud de 1568 qui ne prend même pas la peine de mentionner en son titre l’Epitre à Henri II, père du souverain en place sur le modèle des Présages Merveilleux pour 1557( exemplaire que nous avait transmis Ruzo  « dédiés au Toy Tres Chrestien Henry deuxiesme de ce nom » comportant une épitre qui servira just  ement à la confection de celle figurant en têtre des centuries VIII-X. – (cf nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002) On se demande pourquoi les faussaires de l’édition 1568 n’ont pas repris la formule de 1556. Benazra ( RCN p. 21) signale ce texte qu’il n’a pas  alors en sa possession sans s’interroger sur l’existence de la dite épitre à Henri II bien antérieure à 1558, qui est la date de l’Epitre figurant dans le volume des Centuries.
Il convient évidemment de distinguer les nostradamalogues écrivant avant et après la parution de nos travaux (cf Les prophéties et la Ligue, in Prophétes et prophéties 1997). Les premiers ont des excuses, pas les seconds. On aura compris que ces imitateurs n’imitent pas le Nostradamus des Centuries mais celui des Almanachs et Pronostications. Rappelons que des quatrains figuraient déjà dans les Almanachs et que c’est eux qui seront imités!
Reste la question du mode de fabrication de ces quatrains pseudo-nostradamiques des années 1580. Un des procédés, parmi d’autres, consistera à récupérer  la production des imitateurs pour les intégrer au sein de l’oeuvre dont ils s’étaient inspirés.  Le cas de Crespin est particulièrement caractéristique (cf notre communication au Congrès des Etudes Juives, Jérusalem, 2005 où nous montrons que certains quatrains hostiles aux Juifs  figurant chez Crespin réapparurent dans les Centuries. comme  le quatrain  VIII 96  La Synagogue stérile sans nul fruit » Erreur des faussaires qui ne réalisèrent pas que Nostradamus, d’ascendance juive, n’aurait pu tenir de tels propos.Le cas de Crespin mérite toute notre attention étant donné que ses Prédictions  à la Puissance de Dieu (reprises dans nos Documents inexploités) datées de 1572  comportent comme on l’a déjà noté plus haut un grand nombre de versets centuriques, ce qui pourrait apparaitre comme une confirmation de l’existence des Centuries à cette date de 1572 validant ainsi  notamment l »édition de 1568. Ces imitateurs auront pu ainsi servir pour valider les Centuries qu’ils étaient censés avoir voulu imiter! Dans le cas de Crespin, nous pensons que des faussaires auront fabriqué un faux Crespin dans ce sens!.. C’est l’arroseur arrosé, le faussaire est récupéré par l’original, intégré dans sa sphère, dans son corpus. Nous décrirons ce processus comme dialectique: le modèle (thèse) se préte à des imitations (antithèse) pour ensuite les récupérer (synthèse)  même post mortem. On aura compris que la meilleure façon de détecter les contrefaçons consiste à détecter leurs erreurs car aucune tentative de ce type n’est « parfaite », à l’abri des anachronismes ou des anachorismes, c’est à dire ce qui n’est pas compatible avec le modèle choisi. Dans le cas de l’édition 1568, le seul fait de ne pas avoir signalé au titre que cela s’adressait au toi est un faux pas irrémédiable surtout si l’on sait que le texte dont on s’est servi le mentionnait. Mais le texte même de la fausse Epitre de 1558 ne mentionnait même pas l’Epitre précédente comme alors qu’il eut fallu se référer à une précedénte visite au Roi deux ans plus tôt, la « vraie ».(Présages Merveilleux). Mais le plus étonnant, au bout du compte, tient au fait que toutes ces erreurs  réunies, qui plus est dument signalées,  n’auront pas encore suffi, de nos jours, pour créer un consensus chez les spécialistes quant au caractère antidaté des éditions de 1555 et 1557, entre autres.  Il est possible de reconstituer les scénarios successifs des faussaires! Dans un premier temps, on avait pas encore osé parler d’éditions du vivant de Nostradamus car  il n’en avait pas parlé dans ses almanachs et ses pronostications. La solution consistait à parler de textes retrouvés à sa mort dans sa bibliothèque, celle  » de nostre  défunt  dernier décédé Maistre Michel de Nostredame »(Rouen,  Brenouzet, 1568, cf RCN p. 90). Et puis, l’on sera passé à une démarche plus hardie en imaginant un processus se déployant par degré avec une première mouture à seulement 4 centuries (datée de 1555 Macé Bonhomme) suivie d’une autre à 7 centuries -datée de  1557 Antoine du Rosne) Mais ce faisant, l’on allait commettre l’erreur d’utiliser des vignettes ayant le double inconvient de venir d’éditions pirates et de n’être apparues que dans les années 1560  (cf RCN pp.  58-59) Par ailleurs,  la succession  des éditions parisiennes des années 1588-1589  -on n’est plus ici dans un cadre lyonnais et déjà les fausses éditions des années 1560 étaient parisiennes- pouvait difficilement entériner l’idée d’une réédition. Si encore l’on avait eu seulement le premier volet dans son intégralité dès 1588 mais on assiste à des additions successives (cf notre étude Les Prophéties et la Ligue) tenant compte des évenements en cours  dans les années 1588-1594  et ajoutant des quatrains pour la circonstance. Espérons qu’une nouvelle génération de chercheurs saura  être à la hauteur de la tâche!

 

 

 

 

 

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