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Jacques Halbronn, L’année 1972 et le lancement de deux jeunes leaders du milieu astrologiuqe

Posté par nofim le 7 avril 2021

L’année 1972 et le lancement de deux jeunes leaders, du milieu astrologique.

 

par Jacques Halbronn

 

Deux jeunes hommes prennent leur envol dans le milieu astrologique francophone : Patrice Louaisel (né en 1949) et Jaques Halbronn (né à la fin de 1947)), tous deux passés par l’Université. Il débarquent dans une association, le Centre International d’Astrologie, fondé en 1946, alors qu’ils n’étaient pas encore nés. En 1968, André Barbault (né en 1920) a quitté sa vice présidence. Il avait été chargé de s’occuper de la revue du CIA, qui prit le nom de l’Astrologue mais cette revue va échapper assez vite au CIA tout comme d’ailleurs le Laboratoire de Louaisel et la Bibliothèque de Halbronn.

Nous allons justement nous intéresser à la revue Trigone placée sous la direction de

Jacques Berthon (né en 1926)que le CIA va lancer en 1971 pour remplacer la revue L’Astrologue qu’il ne contrôle plus et qu’André Barbault va continuer à diriger, des décennies durant. D’ailleurs, à partir de 1973, Barbault prépare son retour au sein de l’équipe dirigeante, grâce notamment au président en exercice Paul Colombet,(né  en 1910) ce qui sera acté en 1974, au lendemain du Congrès de Paris.Il y a d’ailleurs là une certaine ironie : Barbault préconise que le CIA ne se dise plus « international » au moment même où il est impliqué dans une structure international, d’où son nom ISAR, International Society for Astrological Research du fait du dit Congrès.Il est vrai que Barbault qui ne parle aucune langue étrangère  à la différence notamment d’Halbronn qui a montré lors du dit Congrès ce qu’il savait faire.

Notons que l ‘école du CIA, le CEFA (Centre d’Etude et de Formation en Astrologie) également né au sein du CIA , lui aussi s’émancipera sous la direction de Jean-Pierre Nicola (né à la fin des années 1920) et créera la revue CARRE, sorte de pied de nez

Mais reprenons le cours des choses pendant les années 1971-74 à la lumière notamment de la revue Trigone.

Nous extraierons de la revue des éléments concernant le Laboratoire et la Bibliothèque dont la création est quasiment simultanée.

On peut dire que Louaisel est patronné par Henri Gouchon (né en 1898)

et Halbronn par André Boudineau (né en 1891) qui est mentionné comme président d’honneur de la Bibliothèque.

Que propose Louaisel  en novembre 1972 ( qui avait déjà développé dans le numéro 1 de Trigone son projet) ? Le mot recherche lié à l’idée de laboratoire, figurera dans l’association qui sera le vecteur du Laboratoire, le Groupe d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique (GERAS) . Louaisel présente un sondage sur la question des nœuds lunaires en astrologie en fournissant les points de vue de plusieurs astrologues de renom. Il a fait appel à l’ordinateur d’Astroflash pour traiter certaines données réunies par Michel Gauquelin -(p. 59)

Que déclare Halbronn , « Directeur-fondateur » en 1972?

Trigone n°2 : Il est mentionné la date du 11 octobre 1972

« Il aura suffi à un seul astrologue , possédant une bibliothèque bien garnie mette son logement à la disposition du public pour que, sur le champ, ce qui demandait une recherche coûteuse d’un local et la lente et aléatoire collection d’ouvrages, ne soit plus une « légende » (..) La Bibliothèque organisera des cours permettant un usage rationnel et intense des ouvrages disponibles » (p. 83)

Il emploie le mot « universitaire » qu’il utilisera pour nommer son association, le Mouvement Astrologique Universitaire, le MAU. Les deux termes Recherche et Universitaire seront repris en 1999 par Patrice Guinard pour son CURA, le Centre Universitaire de Recherche en Astrologie. Guinard est également passé par l’Université : il obtient une maitrise puis un doctorat (1993), non sans avoir d’ailleurs largement profité des collections de la Bibliothèque d’Halbronn.

En juin 73, Halbronn entre au Conseil d’administration du CIA et à la surprise de Barbault, il est immédiatement élu Vice-Président et succède à Jacques Berthonn, démissionnaire qui crée l’ESAP, l’Ecole Supérieur d’Astrologie de Paris, à la direction de Trigone..Désormais, Halbronn en est le rédacteur en chef et il va susciter la tenue du Congrès ISAR de septembre 74. Il est vrai qu’il se rend régulièrement dans les congrès Outre Manche de l’Astrological Association où il se lie notamment avec Alexander Ruperti, proche de Julienne Sturm, la Présidente de l’ISAR qu’Halbronn avait rencontrée en 1971 à Aalen lors d’un précédent congrès europeen de l’ISAR dont l’implantation est américaine.A ce Congrès, Barbault va obtenir un certain écho dans la presse pour ses prévisions quant à une prochaine « guerre mondiale » pour lles années 1982-83, en raison de la succession de conjonctions entre planères lentes. En 1967 (dans les Astres et l’Histoire, Pauvert), il avait repris l’indice de concentration planétaire d’Henri Gouchon qui conduisait à cette conclusion. Le dit Congrès avait mis aussi en avant une alliance entre Nicola, Louaisel et Halbronn dont ce dernier avait été l’instigateur. Comme le note Patrice Louaisel dans sa revue Astrolabe (jeu de mots sur le laboratoire) n°5 , Halbronn est (dès avant le Congrès) devenu Secrétaire Général de l’ISAR. Mais en juin 74, il n’a pas été réélu Vice Président du CIA, tout en restant responsable de la Bibliothèque et de la revue Trigone -titre complet Les Cahiers d’Astrologie de la revue Trigone, clin d’oeil aux Cahiers Astrologiques de Volguine), changements qu’attestent les numéros successifs de Trigone :5, 6, 7 et 8.

Trigone n°5 Premier trimestre 1974 Jacques Halbronn Vice président du CIA. Louaisel, devenu Secrétaire général du CIA à titre interimaire, y a une rubrique pour son GERAS (devenu Groupe Européen (sic) de Recherche en Astrologie Scientifique)

Trigone n° 6 Deuxiéme trimestre 1974. On y annonce la projet d’actes du Congrès qui vient mais cela ne se fera pas Notons encore une fois l’ambiance « internationale » qui régne alors !.

Pas de parution au troisième trimestre 74 qui est celui du Congrès.

(Trigone n°7 Editorial Jacques Halbronn mais il n’est plus V. P. (4e Trimestre 1974) Il traite de la situation de la Bibliothèque et remercie André Barbault pour les périodiques qu’il lui a transmis.

Trigone n°8 Editorial Jacques Halbronn (janvier-avril 1975)

On est à la veille de la création du MAU en juin 75. Et Halbronn ne figurera plus dans les numéros suivants de Trigone. Il créera en 1976 la revue Grande Conjonction, dont le nom  reste dans la tonalité « aspecta le» de Trigone.

Dans le numéro 6, qui fait suite au renouvellement du Bureau avec Colombet comme président et Le Corre comme secrétaire général, Halbronn-n’étant plus au Bureau- avait mis en garde , en juin 74 : »Ou bien le CIA se métamorphosera en une fédération qui réunir un maximum d’astrologues de renom dans des structures suffisamment souples ou bien la disparition du sigle CIA donnera naissance à une prolifèration de groupuscules qui ne seront plus écrasés par les 28 années d’existence du CIA. Alors, il serait à craindre que la vie astrologique française ne se disloquât complétement et que l’instabilité d’hier ne soit rien comparée à celle de demain (…) J’espère en tout cas que Trigone, quant à lui, constituera un pôle de rassemblement envers et contre tout »A noter que contrairement à ce qu’on a pu lire, le CIA ne donne pas naissance à une nouvelle association mais change de nom, ce qui est assez banal.Dans le n°8, on annonce que le nouveau nom sera UFA, Union Française d’Astrologie mais l’on optera finalement pour SAF, Société Astrologique de France, nom d’une association existante et dont André Boudineau avait été un des responsables aux côtés du Colonel Maillaud.

L’histoire des hommes est pleine d’imprévus et ne tient souvent qu’à un fil, ce qui rend souvent assez vaines les Prévisions. Qui aurait pu prévoir le processus qui allait se déclencher à partir du mois de juin 1975 et la création du MAU  qui prolongeait celle de la Bibliothèque, fondée trois ans plus tôt en 1972 ? Apparemment pas les astrologues ! Les savetiers sont, dit on, les plus mal chaussés.

C’est au niveau des Colloques que les choses vont se jouer. Halbronn va prendre tout le monde de vitesse en organisant un nouveau congrès international à Paris pour la fin de 1975 et poursuivra tout au long des années suivantes, avec plusieurs congrès par an. (cf le Guide de la Vie Astrologiques, Paris, Trédaniel, 1984) Le paradoxe, une fois de plus, c’est que cela aura été la carte « international » qui aura constitué l’atout maitre alors même que le CIA perdait au même moment son I d’international ! Le CIA n’aura pas non plus opté pour Union Française d’Astrologie comme l’annonçait encore Colombet dans le numéro 8 de Trigone, ce qui eut- avec le mot « Union » – souligné une ambition fédérale qu’avait appelé de ses souhaits Halbronn. En même temps, dans la foulée, Halbronn lançait la Faculté Libre d’Astrologie de Paris en recrutant d’ailleurs dans le groupe parisien du GERAS lequel allait surtout oeuvrer en province comme le montrent leurs premiers colloques En janvier 77 à Saint Genis Pouilly dans le département de l’Ain – car Louaisel est installé à Oyonnax (noter une erreur de mise en page du Guide de la Vie astrologique p. 91 où l’on attribue au GERAS un Congrès de MAU ) et à Crolles, près de Grenoble, l’année suivante. Aucune commune mesure avec les Congrès du MAU. Le GERAS est surclassé. Il semble d’ailleurs qu’il se veuille plutôt voué à animer des réunions d’astrophiles, avec la présence de quelques animateurs, une formule que reprendra Yves Lenoble à partir de 1990.. Toutefois, dès février 78, le CIA, sous son nouveau nom fixé une fois pour toutes de Société Française d’Astrologie tentera aussi de faire acte de présence mais à une échelle parisienne et annuelle somme toute assez modeste. La revue Trigone, quant à elle, poursuivra sa carrière, comme organe de la SFA pour de nombreuses années. En 1976,, Jacques Halbronn publiera dans la préstigieuse collection « Clefs pour «  le volume sur l’Astrologie chez Seghers alors que Louaisel n’aura pas d’ouvrage à son actif même à titre artisanal. En 1979, Halbronn obtiendra le titre de docteur de 3e cycle sur un sujet d’Histoire de l’Astrologie.

Mais pour terminer lisons le numéro 5 (Hiver 1974) d’Astrolabe (dont le nom changera plus tard en Astralis)

 

Le GERAS est officiellement déclaré au JO le15 août 74, donc peu de temps avant le Congrès de septembre et près d’un an avant le MAU. A la page 16, Louaisel rappelle qu’il est diplomé de Sciences Economiques et de Psychologie. Voilà ce qu’il écrit sur le CIA (p. 14) dans le cadre de son étude sur « les principales associations en Europe » dont nous avions rédigé la première partie (dans le numéro 4) « Il semble que cette association ait souffert des départs successifs de ceux qui la faisaient progresser, de l’âge relativement élevé de ses membres et des multiples occupations de ses dirigeants qui n’ont pu, faute de temps, s’y consacrer pleinemenr (..) Constatant sa mauvaise réputation, elle vient d’éprouver le besoin de faire « peau neuve » en changeant de nom et en s’appelant désormais «  Union Française d’Astrologie ». On sait que le mot « Union » sera abandonné et sera repris par le MAU dont le U, au départ pour « universitaire » vaudra par la suite pour « Unifié ». Il reste qu’Astrolabe aura ainsi initié le style des Guides astrologiques qu’Halbronn développera à partir de 1981 avec un « Bottin Astrologique ». En ce qui concerne l’activité en province, Halbronn reprendra le projet de réseau en organisant un grand nombre de rencontres comme l’atteste la carte parue dans le GVA (p 88) Le GERAS aura surtout dynamisé la région Rhône Alpes mais la Suisse, à proximité sera gagnée à partir de septembre 1979 par le MAU avec la création du Mouvement Astrologique de Suisse Romande (MASR) de Charles Aubert.

 

 

JHB 07 04 21

 

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