Jacques Halbronn Etoiles fixes et planètes en Astrologie. Le féminin et le masculin en linguistique

Posté par nofim le 25 avril 2021

Etoiles fixes et planètes en Astrologie. Le féminin et le masculin en linguistique

par Jacques Halbronn

 

Nous entendons ici relier, associer nos recherches astrologiques et nos recherches linguistiques lesquelles s’articulent sur le rapport masculin-féminin notamment en français.

L’idée est la suivante : en français, la forme féminine nous apparaît comme plus statique que la forme masculine, tout comme les étoiles dites fixes le sont par rapport aux planètes.

En effet, le français est une langue qui a su préserver la mémoire de structures très anciennes ayant disparu peu ou prou dans d’autres langues, ce qui pose notamment la question de la dialectique entre l’oral et l’écrit. Ces deux plans, en français, y sont tout à fait distincts et se pose la question de la distinction entre consonnes et voyelles ainsi que le constat d’un statut intermédiaire, correspondant au « e muet », agent du processus de liaison, de connexion..

On en donnera ici quelques exemples .

Je le veux et je la veux. Dans un cas, on dira « Jelveux » ou « Jleveux » et dans l’autre on n’aura pas d’autre choix que de dire « je la veux ». La voyelle « a » est plus « lourde » que le « e » qui en fait ne sert qu’ à connecter des consonnes entre elles. La langue française n’aime pas les syllabes

qui hachent le flux de parole et elle ne sépare pas nettement les mots entre eux

comme le font la plupart des langues.  Cette fluidité  convient mal aux femmes qui

ne sont pas à l’aise dans le mouvement.

.

Or, la planéte, de par son mouvement, a une fonction de mise en contact, de jonction. Elle permet la fluidité, la circulation, la cyclicité/

Nous remarquons que l ’astrologie contemporaine a perdu le mode d’emploi des étoiles fixes alors même qu’elle se sert du référentiel zodiacal lequel reste une abstraction quand il n’est pas sous-tendu par les dites étoiles qui balisent le parcours des planètes, les planètes passant constamment d’une étoile à l’autre. Et ce sont d’ailleurs les étoiles qui permettent de déterminer la durée de révolution « sidérale » d’une planète, lorsque celle-ci revient, retourne sur la même étoile. On parle d’ailleurs d’une astrologie sidéraliste mais nous préférons le terme de « stellaire ».

Autrement dit, le cycle ne se constitue pas dans un rapport planète-planéte comme l’enseigna André Barbault- mais dans un rapport planète-étoile, soit un rapport entre le mutable (planéte en grec) et le fixe/

Vu que notre approche est « monoplanétaire »,(cf L’astrologie selon Saturne, 1994) il n’est de toute façon pas question d’une quelconque combinatoire entre deux planères « dans le ciel »  et nous avons montré que dans le cas de Saturne, le passage de la planète sur les axes équinoxiaux et solsticiaux impliquait d ’associer ces axes à des étoiles fixe, d’où la notion de précession des équinoxes qui a été mise en évidence par le fait même que l’on connectait étoile et équinoxe et que l’étoile équinoxiale n’était plus la même au bout d’un certain temps, ce qui a donné par ailleurs la théorie des ères précessionnelles (Ere du Verseau etc)

Le probléme avec la combinatoire de deux planètes tient au fait que la planète n’a plus de cycle fixe puisque celui-ci dépendra de l’autre planète. Ainsi, Saturne aura un cycle de 36 ans avec Neptune et de 20 ans avec Jupiter alors que son cycle naturel est de 29 ans !

Avec le cas Barbault, on a pu observer qu’il mettait toutes les conjonctions Saturne-Neptune sur le même plan alors que cela dépendait du signe où se trouvait Saturne, selon qu’il était équinoxial (bélier-balance) ou solsticial (cancer- capricorne). On aura compris que nous concilions la question des étoiles fixes avec celles des équinoxes et des solstices puisque les étoiles servent à marquer les équinoxes et les solstices.

Mais venons en au masculin et au féminin. On attend souvent que l’homme fasse le premier pas, preuve de prévenance, propose. Or, il importe que ces questions soient bien structurées et les fonctions bien définies. L’homme serait plus lié au temps et la femme à l’espace. Nous avons introduit la problématique de la mémoire pour appréhender la cyclicité en deux temps, ce qui recoupe l’équinoxialité et la solsticialité. Quand Saturne s’éloigne de son étoile, il se déleste de sa mémoire vers un futur mais à un certain stade, il est rattrapé par la mémoire, par le passé.Or, la prévision astrologique, selon nous, consiste à connaître ces deux temps sinon il n’y a pas de cyclicité.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

24. 04. 21

Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, FEMMES | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Le premier Nostradamus et le Nostradamus bis

Posté par nofim le 24 avril 2021

 

 

Le premier Nostradamus et le Nostradamus bis

par Jacques Halbronn

Quand Daniel Ruzo dans l’édition française de son Testament de Nostradamus (Rocher, 1982 exemplaire dédicacé par l’auteur) reproduit en hors textes des reproductions, des Présages

merveilleux de Nostradamus pour 1557 »Dédiés au Roy Ttres Chtestien Henri deuxiéme de ce nom » (Paris, Jacques Kerver 1557) et met en vis à vis la première pages de l’épitre au Roi dans les deux versions, celles de 1556 et celle de 1558, il nous mettait sur une piste que n’auront pas voulu suivre les nostradamologues depuis. On avait là ce que l’on pourrait un Nostradamus premier et un Nostradamus bis.Or, l’épitre de 1558 ne mentionne par celle de 1556 (cf reproduit dans nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002)

De même, la connaissance des quatrains des almanachs de Nostradamus – qui d’ailleurs figurent sous le nom de « présages » dans certaines éditions sans parler de l’édition du Recueil des Présages Prosaîques par Bernard Chevignard (Présages de Nostradamus, Paris, Seuil, 1999) aurait du faire considérer que les quatrains des Centuries pouvaient bien être, après tout, des imitations de cette première série de quatrains et que sans ces premiers quatrains, on n’aurait point songer à en produire de nouveaux.

Mais arrivons-en au troisième cas sur lequel nous mêmes avons pu trébucher, celui de la Préface à César. Apparemment, cette fois, nous n’avons pas sous la main deux versions de ce texte daté de 1555. Mais dans ce cas, pourquoi avoir choisi de produire une Préface à César dans des éditions datées de 1588 surtout si, comme nous le pensons, il n’y avait pas eu d’éditions des Centuries jusque là ? Certes, mais il existe les « Prophéties du Seigneur Du Pavillon les Lorris» d’Antoine Couillard de 1556 ( Paris, Jean Dallier) qui reproduisent que les bibliographes ont identifié comme étant des passages calqués sur une Préface à César . Il faudrait dans ce cas montrer que ces passages ne sont pas exactement identiques à ceux leur correspondant dans la dite Préface figurant en tête de toutes les éditions centuriques. Avouons que nous-même, nous avions jusque là opté pour une contrefaçon des années 1580-90 visant à étayer l’authenticité d’une édition 1555. Mais avec le recul, la thèse d’une précédente préface ayant servi pour un autre ouvrage que les Centuries a fait sont chemin, d’autant que c’est ce qui s’est passé -sans le moidre doute cette fois pour l’Epitre à Henri II. Avant d’aller plus loin, reconnaissons que Ruzo avait montré le chemin et que son avertissement aura été tout simplement occulté et ignoré. Benazea, en 1990, commente ainsi de façon assez obscure (‘pp.21-22): »Il existe un autre almanach (sic) ne contenant point de vers prophétiques et dont la dédicace, comme la précédente datée également du 13 janvier 1556 est aussi adressée à Henri II » Dans les notes de Benazra sur les éditions de 1568, les premières, officiellement, à comporter une Epitre au Roi, nous n’avons pas trouvé de renvoi la mouture d 1556 ? Benazra doute que l’on ait pu publier une Epitre au Roi après sa mort en 1559 (RCN p .36. Il fallait donc qu’elle datât au plus tard de 1558. Inversement, notons que l’édition de 1568 qui comporte cette Epitre au Roy ne la mentionne pas en son titre, à la différences des Présages Merveilleux 1557. Mais il semble avoir fait peu de cas de la première version de l’Epitre au Roi, ce qui fait que le lecteur du RCN n’aura pas été suffisamment sensibilié au problème lié à un tel doublon.

Mais venons en à la Préface à César et à ce qu’il en reste dans les Prophéties de Du Pavillon dont Benazra indique (RCN, p. 18) qu’il s’agit d’une « parodie des Centuries » alors même qu’on n’y trouve aucun quatrain. A contrario, on est en droit de s’interroger sur ce qui figure dans les Prophéties de 1556 et qui ne figure pas dans l’édition Macé Bonhomme de 1555.

Couillard fait référence (fol 27 v) dans ses Prophéties à un délai de « deux cens trente cinq ans », ce qui ajouté à 1554, donne 1789, année avancée par Pierre d’Ailly en 1414. Or, l’édition lyonnaise des Centuries est de 1555 et non de 1554. Autrement dit, l’ouvrage dont il s’agit serait de 1554. Bien des éléments semblent d’ailleurs, correspondre à un almanach plutôt qu’à des éditions centuriques, deux genres bien différents, on en conviendra. Et c’est bien là que le bât blesse : « Et si ce n’est en Borgongne, Flandres ou Picardie ce sera en Piedmont, Italie, Naples ou autres regions contentieuses »Or, on ne trouve rien de tel dans les Centuries alors que c’est chose courante dans les almanachs et autres pronostications. Quant à la mention de l’an 3797 que l’on trouve dans les deux documents, elle reléve du genre des Prophéties Perpetuelles et non de celui des Centuries. On ne s’est pas assez soucié du décalage existant entre la Préface à César et les quatrains centuriques ! Le Recueil de Présages prosaiques fourni par Chevignard nous donne amplement témoignage de la localisation géographique : »

Présages de l’an 1555  (Chevignard p. 223, n° 182),on retrouve « le pais de Bourgongne » figurant dans les Prophéties de Du Pavillon. Notons que les présages pour l’an 1555 ont fort bien pu être introduits par une « préface » datée de 1554. Mais les Présages pour 1554 comportent le mot « Picardie » que l’on trouve aussi dans les dites Prophéties (Chevignard, p. 197, n° 403)

Il semble que le dit Recueil de Présages ne comporte pas les Epitres introductives qui devaient relever d’un autre type de travail. D’ailleurs, à partir des Présages pour 1556, le style des Présages annuels n’est plus le même et Nostradamus n’a plus la même préoccupation géographique dans ses textes comme le montre nettement la suite du Recueil de Présages Prosaiques. En quelque sorte, le dit Recueil, édité par Chavigny en 1589, nous aura aisé à mettre en évidence la supercherie. Nous pouvons donc, avec suffisamment de probabilité, conclure que le texte dont Couillard fait le pastiche est bien de Nostradamus mais qu’il ne s’agissait pas – et pour cause- des Centuries mais du genre « annuel » marqué par une certaine précision géographique régionale faisant pendant à la précision uranographique et qu’il s’agit très probablement d’une publication pour l’an 1554.

Rappelons que le poéme de Ronsard mentionnant Nostradamus, date des années

1562-1563 et qu’il concerne les prédictions annuelles:

« Comme un oracle antique il a dès mainte année

Predit la plus grand part de nostre destinée. »

Il est clair que la réputation de Nostradamus ne relevait pas alors des Centuries

mais bien de sa production année après année.

Le puzzle est complet : nous disposons là des « sources » du Nostradamus bis, celui du revival. On pense au Dariotus redivivus; or, A briefe introduction conducing to the judgement of the stars Imprint: London, A. Kemb, 1653, concernant l’édition d’un traité de 1558. (cf notre travail sur la fortune anglaise du traité de Dariot, Ed Pardés, 1990) Sources non pas externes mais internes, tout comme nous avons montré dans notre post doctorat (2007) que certains quatrains centuriques dérivaient de textes en prose du « premier Nostradamus ».

 

 

JHB

24 04 21

Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, NOSTRADAMUS | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Défense et illustration de la langue française comme langue connective

Posté par nofim le 23 avril 2021

 

Défense et illustration de langue française, comme langue connective.

 

Il n’est pas facile de communiquer oralement en français quand on n’a pas été formé. Une chose est de parler cette langue, une autre de la comprendre lors d’un échange verbal.Cela tient au caractère consonantique de cette langue qui notamment n’abuse pas du « o » et du « a » comme marqueur de genre, à la différence de tant de langues comme l’italien, (bello/bella) l’espagnol, le russe ou l’arabe et l’hébreu. En ce sens, le français se rapprocherait plutôt de l’allemand.(klein/kleine)

Une tradition orale – car rien n’est explicité expressément – veut que l’on pratique systématiquement les liaisons entre les mots mais aussi à l’intérieur des mots. (inter et intravocalique)

Cette façon de procéder donne une extréme fluidité au français qui peut évidemment déconcerter l’auditeur non préparé, non « dressé » et malheureusement, l’enseignement du français langue étrangère est fort défectueux à ce suje et ne prépare pas l’étranger ou le novice à se plonger dans le « grand bain » de la conversation à la française.

Ajourons que le français, par voie de conséquence, ne se préte pas à la poésie classique avec sa métrique, ses pieds..La syllabe, voilà l’ennemi, cela crée une langue hâchée. Or, le maître mot pour maitiser le français, c’est la liaison et en ce sens nous dirons que le français est une langue connective.

Parmi, les locuteurs du français il y a ceux qui savent connecter et ceux qui en sont plus ou moins incapables, à la fois quand il s’agit de la parler mais pis encore quand il s’agit de la comprendre, de la décrypter chez autrui. Cela pourrait expliquer le succés de l’anglais qui distingue bien les mots et les syllabes, ce qui donne du confort. Echanger en français serait sortir de sa zone de confort, si l’on n’est pas un athléte confirmé de cette langue. En ce sens, le français parlé, celui des salons, serait par excellence la langue de l’élite. Mais que l’on ne s’attende pas à ce que les francophones aient pleine conscience, se rendent compte d’un tel phénoméne  d’autant que l’école leur tient un autre discours, notamment quand il s’agit de faire des dictées ou de la récitation. D’ailleurs nous avons pu faire remarquer que celui qui lit un texte en français ne parle pas la même langue, en quelque sorte, que celui qui la parle spontanément, instinctivement.

L’hébreu semble avoir été une langue consonantique, la preuve étant que l’on n’écrit pas les voyelles sauf quand on a affaire à des profanes qui liront sans la comprendre, comme c’est le cas, le plus souvent, à la synagogue, sauf en Israël où l’hébreu est une langue vivante. Cela dit, à la différence du français l’hébreu parlé ne pratique par la liaison entre les mots et à l’intérieur des mots, ce qui exige de recourir à aussi peu de voyelles que possible, Or, force est de constater que si certaines conjugaisons des verbes se terminent par des consonnes, d’autres se terminent par des voyelles Ani omer, je dis, Ani rotsé : je veux. Passage d’une racine trilitère à une racine bilitère. Or, seule la forme trilitère permet à la consonantisation de se déployer et générer de la connexion, de la liaison.

L’anglais aura parfois imité le français quand il place des apostrophes pou r remplacer le « not » : isn’it ? I don’t..De même, quand son article indéfini se rend par « a » ou par « an » selon qu’il précède ou non une consonne. A man, An accident. Mais le pronom personnal de la première personne « I » se prononce ‘Aye » au lieu du français « j » soit une consonne. J’veux, ce qui introduit le son « a » que l’on évite en français. D’ailleurs à propos de l’article indéfini en anglais, « a » se prononce «  e », ce qui est nettement plus discret, plus léger, on l’avouera..

Autrement dit, le français écrit serait sensiblement plus accessible que le français oral. On comprend qu’en France, les étrangers préféreront échanger dans une autre langue que le français ou parler le français entre eux, à un rythme moins astreignant et plus proche de celui de leur langue d’origine. Tout comme en Israel, les nouveaux arrivants rechigneront à lire des publications imprimées en caractères hébraïques. Mais somme toute le français aura su maintenir sa spécificité à l’oral mieux que l’hébreu, ce qui n’est pas étonnant au regard de l’Histoire. Déjà du temps de Jésus, l’hébreu était, semble-t-il, tombé en désuétude et nous avons déjà signalé de graves incohérences comme dans le cas de la conjugaison du prétérit de la deuxiéme et troisième personne du singulier avec un « a » inadéquat comme marqueur du masculin  que l’on trouve déjà avec le « Ata » des prières adressées à Dieu. Baroukh Ata au lieu de At.. Rappelons que la voyelle géne la connexion entre les consonnes, et que le « sheva » est comme un «  e muet » qui favorise singulièrement la dite connexion..Rappelons que le tétragramme qui serait le nom de Dieu ne doit pas être prononcé. Mais surtout il ne tolère pas les voyelles, à commencer par le « o » et le « a » d’un Jéhovah. Il semble que l’arabe ait mieux su préserver sa fluidité consonantique en recourant fréquemment au « e » , qui ne serait un son d’un troisième type -interconsonantique- assimilable ni à une voyelle, ni à une consonne mais produisant un son ténu entre consonnes qui ne vient en aucune façon casser le rythme, rompre, perturber la fluidité.

Dans la Bible, il est question d’un récit, lié à la prononciation de

Schibboleth (Art ; Wikipedia)

 

Livre des Juges 12:4-6.

« Dans cet épisode, les Guiléadites utilisent ce terme pour distinguer leurs ennemis éphraïmites parmi les fuyards. Les Éphraïmites se trompant sur la façon de prononcer la lettre shin, ils écorchaient là le dernier mot de leur vie . Lorsque Jephté, chef des hommes de Galaad, eut défait les Éphraïmites et pris les gués du Jourdain, de nombreux fugitifs voulurent traverser le fleuve. « Quand un fuyard d’Éphraïm disait : « Laissez-moi passer », les gens de Galaad demandaient : « Es-tu éphraïmite ? » S’il répondait « Non », alors ils lui disaient : « Eh bien, dis « schibboleth » ! » Il disait « sibboleth », car il n’arrivait pas à prononcer ainsi. Alors on le saisissait et on l’égorgeait près des gués du Jourdain. » C ‘esr dire que la façon de parler le français peut signaler si l’on a affaire ou non à un étranger car la faculté de connexion, de liaison ne s’acquiert pas aisément. L’article précise  que Shibboleth , en hébreu désigne «  une phrase ou un mot qui ne peut être utilisé – ou prononcé – correctement que par les membres d’un groupe. Il révèle l’appartenance d’une personne à un groupe national, social, professionnel ou autre. Autrement dit, un schibboleth représente un signe de reconnaissance verbal » C’est dire que la connaissance d’une langue ne se limite pas à l ’acquisition d’un lexique, d’une grammaire mais passe aussi par une dimension phonologique.

Un autre aspect connectif de la langue française tient au fait que le français comporte des chaînes de mots plutôt que des mots isolés – on a soin et soigner, jouer et enjeu etc -et qu’il est bon d’en maîtriser les étymologies alors que dans d’autres langues, du fait des emprunts, bien des mots -comme en anglais, sont isolés, ce qui produit de la synonymie.(cf Claude Jonquière « L’orthographe d’usage rendue facile » 1957, sur SCRIBD

 

 

 

 

 

23. 04 21

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans LINGUISTIQUE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Introduction bibliographique à l’étude de l’Astrologie Française de la fin du XVe siècle à la fin du Xxe siècle

Posté par nofim le 22 avril 2021

Nous présentons ici  le prologue  à un mémoire inédit  préparé sous la direction

de Jean Céard, également membre du jury pour la thèse de  H. Drévillon,

mais qui a circulé, comme en témoigne sa mention par Hervé Drévillon dans la bibliographie de sa thèse soutenue à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Socyale (1993-1994), à la page 486.

« Lire et écrire l’avenir. Astrologie, prophéties et prédictions dans la France du XVIIe siècle

(1610-1715). La thèse  de H Drévillon parut en 1996 chez Champvallon.

 

Introduction bibliographique à l’étude de l’Astrologie Française de la fin du XVe siècle à la fin du Xxe siècle

Mémoire inédit. Université Paris XII 1987

par Jacques Halbronn

Annonce du plan. Pour ce faire, nous avons constitué trois corpus. Première Partie Les textes recensés Nous distinguerons un corpus « externe » constitué de titres de livres, de chapitres et un corpus ‘interne », constitué d’extraits qui nous ont semble significatifs d’un certain état d’esprit à l’égard de l’astrologie Ce premier corpus est, évidemment, extrait de la masse de la production écrite qu’il convenait de parcourir pour cerner dans quelle mesure elle traitait, peu ou prou, la question astrologique. Il n’était en effet pas question de se contenter de compulser catalogues et bibliographies ; il convenait de prendre connaissance de la plupart des textes de façon à saisir certaines similitudes, certaines influences que des intitulés différents pouvaient ne pas laisser supposer .Ce travail n’avait pas été accompli ni pour l’astrologie française ni pour une autre astrologie. Ce premier corpus posait un certain nombre de problémes de datation et d’attribution(paternité non identifiée ou influence non reconnue) Nous avons voulu déterminer les facteurs externes, c’est à dire ne dépendant pas directement d’un processus interne à l’astrologie, agissant sur le développement de l’astrologie au cours des cinq derniers siècles en faisant apparaître un certain nombre de problématiques permanentes. I Les échanges avec d’autres cultures dont bénéficie l’astrologie II Les lieux et les agents de production III Les stimuli astronomiques IV Les stimuli politiques.

 

Deuxième Partie L’astrologie au combat A partir d’un choix de passages significatifs , nous avons voulu montrer comment l’astrologie se nourrissait de son passé, jamais vraiment considéré comme obsoléte, comment elle s’en servait,comment elle savait récupérer et vivre avec les objections qui lui étaient apportées. De fait , l’astrologie apparaît le plus souvent sur la défensive, est vécue comme un savoir contesté tout au long des cinq siècles , cherchant à se justifier

Troisième Partie Anthologie Notre troisième corpus comprendra un ensemble de textes dont nous fournirons des extraits assez substantiels. Il importe, en effet, que notre recherche puisse être appréhendée directement. Nous renverrons à l’édition de 1866 qui comporte les trois textes de notre corpus à laquelle nous adjoindrons un certain nombre d’autres textes, notamment des extraits des Prophéties de Du Pavillon, des Prophéties de Joseph le Juste, du Mirabilis Liber Quatrième Partie Conclusion : l’approche décennique On s’est demandé si notre corpus faisait ou non apparaître dans sa globalité un certain nombre de phases. C’est ainsi que nous avons cru pouvoir dégager un certain nombre de décennies clef, ce qui permettait d’embrasser l’ensemble de nos analyses précédentes. Il importe que chaque texte relatif à l’astrologie soit resitué dans une dynamique historique. Car la recherche en astrologie doit s’appuyer sur une description des contextes successifs et non sur des études anecdotiques et ponctuelles.

NB Nous avons mis en ligne  la troisième  partie anthologique  sur SCRIBD  sous le

titre « Anthologie des textes astrologiques de langue française. »

Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Patrice Guinard et Jacques Halbronn: présentation du CATAF

Posté par nofim le 22 avril 2021

Note éditoriale (Patrice Guinard)

 

Jacques Halbronn représente à lui seul depuis 25 ans l’essentiel de la recherche française en histoire de l’astrologie.

Un certain nombre d’auteurs, universitaires pour la plupart, ont publié quelques études éparses, sans que celles-ci ne s’inscrivent dans une recherche continue. Leurs auteurs (notamment Elisabeth Labrousse (1974), Luigi Aurigemma (1976), Gérard Simon (1979), Henri Stierlin (1986), Sylviane Bokdam (1990), Germaine Aujac (1993), Jean-Patrice Boudet (1994), Hervé Drévillon (1996), et René-Guy Guérin) ont vite fait de s’intéresser à d’autres sujets – l’histoire de l’astrologie restant en France le tabou que l’on sait. Se consacrer exclusivement à la recherche historique, et a fortiori philosophique, en astrologie, relève toujours, compte tenu des préjugés et des pressions académiques, d’une sorte d’idéalisme inconscient, et ce malgré le travail colossal accompli par l’américain Lynn Thorndike jusqu’en 1965.

 

Je connais Halbronn depuis 1983, et il y a près d’une dizaine d’années que je l’encourage à publier son CATAF. Je me réjouis d’avoir le privilège d’éditer cette bibliographie de l’astrologie française moderne, la plus importante jamais publiée sur le sujet, outil de travail indispensable et sans équivalent pour tout chercheur en histoire de l’astrologie.

 

L’auteur a suivi à la trace l’histoire des différentes éditions d’un même texte, et il est effectivement probable que cette méthode contribue à résoudre certaines questions d’emprunts. Plus généralement, les conditions de production et de transmission d’un texte ne sont pas sans rapport avec son contenu et font partie intégrante de son exégèse. Cette approche est complémentaire de celle du philosophe qui a tendance à ne considérer que le produit fini, et pour qui la réflexion sur le contenu prime sur l’appareillage critique.

 

Le CATAF est livré « tel quel », avec ses innombrables coquilles et avec ses notes de recherche, parfois juste ébauchées, parfois même personnelles. Cette forme me plaît, car on peut y suivre et comprendre les méthodes de travail d’un chercheur. Je signale cependant que la présentation et la mise en page m’ont pris un temps considérable, plus que pour tout autre texte publié par le CURA. Les lecteurs qui voudraient corriger les erreurs, vérifier les références dans les catalogues, et me présenter en fin de compte une version améliorée sont priés de me contacter . Ceux qui voudraient réagir à ce texte afin de signaler des omissions ou d’ajouter des commentaires peuvent aussi joindre Jacques Halbronn à l’adresse mouvementastro@yahoo.fr .

 

P.G. (Paris, le 11 février 2001)

 

 

Présentation du CATAF (Jacques Halbronn)

 

Le développement des catalogues informatisés, dans les différentes bibliothèques n’est que d’une aide relative pour le chercheur, notamment pour les ouvrages anonymes. Le besoin est grand de catalogues thématiques et interbibliothèques comme se veut l’être le CATAF. En effet, il convient de ne pas surestimer la compétence de ceux qui sont en charge de la mise en place de catalogues de bibliothèques: ignorance des éditions disponibles ailleurs, incapacité à vérifier les dates de publication et de signaler les faux. D’ailleurs, ceux qui en ont la charge se contentent souvent de puiser dans les travaux de certains chercheurs indépendants. Les catalogues ‘Matières’ des bibliothèques sont généralement très incomplets et l’essor de l’informatique tend à se satisfaire de mots clefs dans le titre des ouvrages. Or, dans le domaine qui nous intéresse, dans bien des cas, le texte astrologique retenu figure dans un ouvrage qui ne fait pas explicitement référence à l’astrologie. Un cas remarquable est celui d’Eustache Lenoble dont le traité astrologique figure au sein d’un ensemble plus large.

 

Nous avons mis une douzaine d’années à réaliser le CATAF, en gros de 1980 à 1992. On n’y trouvera que partiellement nos recherches bibliographiques ultérieures consacrées au prophétisme et au corpus nostradamique. Nous renvoyons pour cela à notre thèse d’Etat, Le texte prophétique en France (Paris X, 1999). Pour ce qui est de Nostradamus, nous renvoyons au Répertoire Chronologique Nostradamique (RCN) de Robert Benazra, que nous avons édité, en 1990, aux Ed. de la Grande Conjonction. Le CATAF constitue ainsi un diptyque avec le RCN. Notre travail s’est effectué dans un grand nombre de bibliothèques tant en France qu’à l’étranger. Citons notamment la bibliothèque du Warburg Institute, à Londres, et la Bibliothèque Wolfenbüttel. Il ne prétend pas être exhaustif mais il est susceptible de se faire une idée assez précise de la production astrologique française, au delà des limites des collections de telle ou telle bibliothèque aussi prestigieuse que l’est notamment la Bibliothèque Nationale de France (BNF).

 

Notre inventaire aura été assez extensif et en fait concerne autant l’astronomie que l’astrologie pour la période concernée. Le CATAF ne se limite pas à la littérature astrologique parue en français. Nous avons également inclus les textes latins parus sur le sol français, notamment à Lyon, ainsi que les textes allemands parus en Alsace. En outre, nous avons pris en compte les éditions étrangères d’auteurs français, notamment les traductions, ainsi que les traductions d’auteurs étrangers en France. Notre recension ne concerne que des ouvrages dont la première édition est antérieure à 1800, mais nous avons suivi la carrière des ouvrages concernés jusqu’à nos jours. Étant donné que nous recensons les ouvrages tant astrologiques qu’astronomiques, nous avons pensé qu’au delà de 1800, la divergence entre astrologie et astronomie était trop affirmée. Le Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français n’est donc pas constitué sur une base purement linguistique mais il obéit aussi à des critères géographiques et historiques.

 

Le CATAF est essentiellement un travail personnel mais je dois remercier certaines personnes qui m’ont secondé depuis 1980, Catherine Lavigne, Catherine Pilliot, et particulièrement Antonia Leibovici, responsable du catalogue de la Bibliotheca Astrologica de 1988 à 1993, qui en a fait la mise en page et qui s’était chargée en 1989 de la préparation technique du Répertoire Chronologique Nostradamique.

 

Disons quelques mots de la façon dont ce catalogue a été réalisé: on notera le nombre considérable d’auteurs sélectionnés. Notre travail n’a donc pas grand chose à voir avec l’étude de la production liée à un seul auteur, comme c’est le cas du RCN. On ne peut écrire aux bibliothèques et leur demander ce qu’elles ont de tel ou tel auteur. Pour augmenter le nombre de nos auteurs, il convenait de consulter des classements par matière, comme c’est généralement le cas dans les anciens catalogues imprimés des bibliothèques municipales françaises ou les classements par fiches dans de nombreuses bibliothèques, comme la Mazarine, l’Arsenal ou Sainte-Geneviève à Paris. Curieusement, la BN ne comporte pas un tel classement, même à la Réserve, et souvent c’est après avoir trouvé la trace d’un ouvrage dans le catalogue matières d’une autre bibliothèque que nous avons pu ensuite le localiser à la BN! Une autre façon de trouver de nouveaux documents est d’examiner les textes déjà accessibles et de vérifier si d’autres oeuvres du même auteur ou d’un autre auteur n’y sont pas mentionnés. On peut aussi dépouiller des périodiques comme le Journal des Savants ou les Mémoires de Trévoux qui comportent des compte rendus d’ouvrages.

 

Le CATAF, émanation de la Bibliotheca Astrologica, a débouché, au fil des années, sur un certain nombre de publications; citons notamment les Remarques Astrologiques de Jean-Baptiste Morin ( Ed. Retz, 1976), l’Introduction au Jugement des Astres de Claude Dariot ( Ed. Pardès, 1990) ou encore le Commentaire du Centiloque de Nicolas Bourdin ou enfin l’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla (tous deux aux Ed. Guy Trédaniel, 1993).

 

Paradoxalement, les fichiers de textes anonymes ont longtemps constitué une piste intéressante avant l’avénement des catalogues numérisés. En effet, étant donné qu’ils sont classés d’après les premiers mots du texte, on peut trouver des séries d’ouvrages marqués par un terme à consonance astrologique et dont l’auteur n’est pas connu de la bibliothèque. En revanche, quand un ouvrage est attribué à un auteur, il devient plus difficile à localiser dès lors qu’on ignore l’existence de cet auteur ou le fait qu’il ait écrit sur l’astrologie. On peut bien entendu sur les catalogues informatisés travailler par mots clefs. On peut aussi, sachant que tel libraire/éditeur a publié des ouvrages que nous avons recensés, s’intéresser à la production de ce libraire pour voir s’il n’aurait pas publié d’autres textes du même genre. Enfin, il va de soi que l’on peut recourir à des sources secondaires, à des thèses, à des articles, à des communications dans les colloques, à des travaux historiques, souvent riches en références bibliographiques, ainsi qu’à des catalogues de libraires, des catalogues de ventes, des bibliographies spécialisées en astronomie ou en astrologie, comme Houzeau & Lancaster ou encore dans les almanachs comme celle de Grand Carteret.

 

C’est donc en combinant ces divers modes d’investigation que le CATAF a pris forme au cours des années. Il ne semble pas qu’un tel travail concernant la production astrologique ait été conduit pour les domaines des autres grandes langues européennes, notamment en anglais, allemand, italien et espagnol. Souhaitons que notre exemple soit suivi.

 

La constitution du CATAF fut par ailleurs l’occasion de rassembler une importante iconographie, essentiellement constituée de pages de titres. C’est ce que nous avons appelé la D.A.P. (Documentation Astrologique et Prophétique) que nous sommes en train de numériser et qui sera prochainement accessible sur le web.

 

Le fait de placer le CATAF sur un site Internet devrait permettre de l’enrichir grâce aux corrections et compléments des lecteurs. L’édition numérisée du CATAF rend les index inutiles car chacun peut y circuler comme il l’entend et conduire des recherches selon les critères qu’il peut concevoir. Souhaitons que la mise à la disposition du public de ce catalogue suscite de nombreuses études en Histoire de l’Astrologie.

 

J. H. (Paris, le 15 novembre 1999)

Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Le mimétisme au prisme des langues: l’empreinte du français sur l’anglais

Posté par nofim le 22 avril 2021

Le mimétisme au prisme des langues : l’empreinte du français

sur l’anglais

 

L’influence d’une langue sur une autre ne se limite pas à considérations d’ordre lexical, à savoir le nombre de mots qui passent d’une langue dans une autre ; ce qui est le sommet de l’iceberg.De même la sphère d’influence d’une langue ne saurait se limiter au nombre de locuteurs qui pratiquent la dite langue prise comme un tout. En outre, l’influence qu’une langue exerce autour d’elle ne saurait s’expliquer nécessairement du fait d’un phénoméne de conquête, d’occupation.

Le mimétisme fournit une clef indispensable en mettant l’accent sur le rôle du récepteur plus que sur celui de l’émetteur.Le mimétisme reléve d’une certaine forme de pillage voire d’espionnage industriel.

Un cas intéressant est celui de la traduction (cf notre DEA en Etudes Anglophones

, 1981, La  traduction anglaise des jugements astronomiques sir les nativitez.) et du calque en ce qu’ils ne sont pas aisément détectables, ce qui occasionne moult plagiats et emprunts  qui ne s’avouent point. C’est ainsi que l’influence du français déborde largement sur le seul comptage de mots se retrouvant, à un certain stade, dans une autre langue

D’ailleurs, dans certains cas, l’emprunt permet de reconstituer un état antérieur de la langue « préteuse », laquelle aura évolué entre temps.On pense au suffixe «  ed » en anglais qui sert à marquer le participe passé et le prétérit. Cette forme est bel et bien d’origine française, du fait du remplacement à l’oral ou à l’écrit par un « e » accentué de toutes sortes de mots se terminant en « ed », en « er » en « ez », en « et », en « ef » etc. du fait de la non prononciation de la consonne finale, ce qui est source de bien des fautes d’orthographe. Ainsi, les mots en « ed » se seront changés en « é » en français dès lors que le « d » final ne s’entendait pas. L’écrit se sera aligné sur l’oral, ce qui permet certes d’avoir le témoignage de la forme orale mais conduit à une déstructuration quand on voudra passer au féminin (notamment avec la mode inclusive actuelle). On se contentera alors d’ajouter « e » qui ne s’entendra pas et ne pourra donc marquer le genre, à l’oral.

En réalité, la régle qui veut que l’on ne prononce pas la consonne terminale mérite d’être reformulée  puisque dès qu’il y a une « liaison » elle ne s’applique plus, ce qui somme toute, s’avère être le cas le plus fréquent. Rappelons que pour qu’il n’y ait pas liaison, il faut que le mot concerné ne se termine pas par une voyelle, ce qui vaut aussi pou le e muet et qu’en outre le mot suivant ne commence pas par une voyelle non plus. Autrement dit, il semble bien que cette prétendue régle souffre beaucoup d’exceptions.C’est ainsi que le masculin « grand » verra le ‘d » se prononcer pas plus que pour « petit » dès lors que cet adjectif précédera une voyelle, le h ne jouant pas le rôle de consonne. Un grand homme, mon petit-ami. Mais « mon petit père », ne permettra pas, en revanche , au t de se faire entendre.

La liaison n’est d’alleurs pas toujours respectée : par exemple pour Paris qui n’est pas voué à une liaison même devant un mot débutant par une voyelle alors que « je suis » fera l’objet d’une liaison si suivi d’un mot commençant par une voyelles. « Je suis affamé » mais « Paris est grand » à l’écrit ne donnera pas à l’oral « Paris z est grand ! » Cela dit, l’anglais prononce la consonne finale même quand le mot suivant ne commence pas par une voyelle  et ne respecte pas généralement la liaison quand le mot suivant commence par une voyelle. !En fait, l’anglais n’a pas du tout assimilé le principe français de la liaison.

Certains se demanderont comment l’on peut savoir qui a emprunté à qui. Normalement, le mot dans la langue d’origine a des acceptions plus complexes, plus ramifiées que dans la langue emprunteuse car il est bien rare qu’un emprunt linguistique – mais cela vaut dans d’autres cas de mimétisme- prenne toute la mesure des configurations dans lesquelles le mot approprié est impliqué. Cela donne des synonymies, c’est à dire un même sens pour des mots de racine, d’origine différente comme « end » et « finish ». on dira que si le français est une langue complexe, l’anglais est une langue compliquée.

Comme nous le laissions entendre, la langue française aura beaucoup essaimé ses mots au sein de diverses langues et cela doit être pris absolument en ligne de compte si l’on a l’intention de dresser un bilan équitable de son influence, ce qui signifie que dans bien des cas il devient hasardeux d’opposer le français à telle ou telle langue sans considérer la pénétration du français au sein de la dite langue. C’est bien évidemment flagrant pour le rapport du français à l’anglais, l’anglais pouvant quelque part être considéré comme une forme abâtardie, appauvrie du français .

En tout cas, les régles de prononciation du français sont souvent mal comprises et donc mal enseignées  et en ce sens, il est périlleux d’emprunter « mal » au français.Il est vrai que parler « bien » le français – à l’oral- exige une gymnastique particulière notamment du fait des liaisons, tant pour s’exprimer que pour comprendre. Le « cauchemar » des liaisons à la française sera ainsi épargné au novice avec l’anglais tout en bénéficiant d’un large lot lexical issu du français, d’autant le probkème se pose à l’oral et non à l’écrit..

D’aucuns croiront devoir faire remarquer que le français, de son côté, aurait largement emprunté à l’anglais. Mais la symétrie n’est nullement recevable et sans commune mesure, même si bien des francophones sont persuadés que le français est envahi par l’anglais (cf Etiemble, « Parlez vous franglais ? ») Cette impression est d’ailleurs surtout répandue chez des personnes n’ayant qu’une médiocre connaissance de l’anglais et donc incapables de prendre la vraie mesure de la situation. On entendtra dire que les mots français en anglais ne sont pas ceux de tous les jours mais là encore, c’est inexact, que l’on pense à l’usage anglais de « just », « honest », « simple », « rich », etc.Si l’on prend un hebdomadaire français, on ne trouvera qu’une douzaine de mots anglais et encore seront-ils le plus souvent écrits en italique alors que dans un hebdomadaire de langue anglaise, c’est par centaines et quasiment à chaque ligne que figurera un mot français !

 

 

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn La question des étoiles fixes royales en astrologie. Précession des équinoxes et ères précessionnelles

Posté par nofim le 22 avril 2021

 

 

La question des étoiles fixes « royales » en astrologie. Précession

des équinoxes et ères précessionnelles.*

par Jacques Halbronn

 

L’astrologie stellaire telle que nous la concevons implique que les étoiles servent à situer notamment les axes équinoxiaux et solsticiaux et ce serait d’ailleurs ainsi que l’on aurait pu mettre en évidence le phénoméne de la précession des équinoxes.

Les quatre étoiles fixes royales auraient pu servir à une certaine époque à marquer ces axes équinoxiaux et solsticiaux. Le calcul de l’Ayanamsa généralement admis, à savoir le décalage précessionnel, comme étant de l’ordre de 24°, ce qui correspond à la moyenne de l’écart séparant ces 4 étoiles des positions axiales définies plus haut. Si l’on prend le cas de l’axe Aldébaran-Antarés, placé à 8° Gémeaux-8° Sagittaire, actuellement, cela donne 22° environ par rapport à 0° Cancer-0° Capricore  soit l’axe solsticial

et en ce qui concerne l’autre axe Régulus-Fomalhaut, situé à 0° vierge et 0° poissons, un écart de 30° par rapport à l’axe équinoxial à 0° balance-0° Bélier .

La question qui se pose est la suivante est-ce que du fait de la précession, il n’aurait pas fallu choisir de nouvelles étoiles fixes pour correspondre aux axes en question ? Ou bien, est ce que les sociétés traditionnelles ne se seraient pas accoutumées à considérer ces étoiles fixes royales, de sorte que le décalage précessionnel n’aurait pas eu d’impact  sur la suite des événements ?

Mais dans ce cas, convient-il d’étudier Saturne en son passage sur les dits axes équinoxiaux et solsticiaux ou bien plutôt en son passage successivement sur les 4 étoiles fixes royales susnommées? Est-ce que les travaux en astrologie mondiale

concernant le cycle de Saturne peuvent nous aider à trancher

une telle question ?

Pour trancher sur ce sujet, encore faudrait-il bien définir le dit cycle de Saturne quant à sa durée d’action ? En1994, nous avons publié L’Astrologie selon Saturne (en ligne sur SCRIBD) en précisant les zones impliquées à savoir une fourchette allant de 342° à 353° soit 12° -23° du signe des poissons. Si l’on prend 342°, on est à 18° du 0° bélier.Or, Saturne reste 7 ans dans chacune des phases délimitées par les dits axes. Il reste que le fait d’avoir observé un décalage de 18° entre le début de la fourchette évenementielle et le 0° bélier, comme point de départ de la phase est assez significatif. C’est pourquoi, nous avions opté par la suite pour la prise en compte des étoiles fixes royales (cf le MUC (modèle unicyclique) exposé dans notre Livre Blanc de l’astologie, en ligne sur SCRIBD)

On peut conclure qu’il est conseillé de situer le changement de phase de Saturne avant son passage sur les axes équinoxiaux et solsticiaux à environ une vingtaine de degrés en amont, ce qui décale tout le dispositif d’autant.

Rappelons que la théorie des ères précessionnelles (cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1979, accessible sur SCRIBD) s’articule -d’où son nom – sur la ditre précession des équinoxes, du fait que l’étoile correspondant au point vernal (0° bélier) n’est plus la même qu’autrefois. Cette théorie va à l’encontre de la thèse de la pérennité de la référence stellaire ancienne axée sur les étoiles fixes royales et d’ailleurs dans Aquarius, il semble qu’aucun des co-auteurs ne se soit référe aux dites étoiles fixes royales, si ce n’est que nous avions choisi comme vignette de l’ouvrage un Sphinx (notre introduction avait pour titre « le sphinx des astrologues »). Or, le sphinx est lié aux 4 signes fixes, lesquels sont liés aux 4 étoiles royales, liées aux

constellations en rapport avec les dits signes fixes.(taureau, lion,

scorpion, verseau). Iconographiquement, on parle du tétramorphe, être à 4 formes que l’on retrouve dans le Livre d’Ezékiel (sous le nom de Hayoth, êtres vivants) et associé aux 4 Evangélistes, entre autres (cf aussi l’arcane Le Monde du Tarot)

Autrement dit, si l’on accorde de l’importance aux étoiles fixes royales qui furent, à un certain moment, les marqueurs des axes équinoxiaus et solsticiaux, l’on ne peut accepter la théorie des ères précessionnelles mais est-ce que cette théorie est si déterminante que cela ? Il y a un certain flou quant au passage d’une ère à une autre et notamment la référence aux constellations nous semble bien moins claire que celle aux étoiles royales, vu que le contour des constellations semble fort artificiel. Dans ce cas, l’attente d’une ère du Verseau ne pourrait être retenue dans la mesure où les étoiles fixes royales auraient laissé une trace indélébile dans l’Inconscient Collectif de l’Humanité.

Rappelons que les critiques de l’astrologie auront agité l’argument selon lequel du fait de la précession des équinoxes, les anciens

repéres stellaires ou plutôt constellationnels seraient caducs. Il est

assez étrange que ces critiques jouent aux astrologues et fassent les questions et les réponses car il ne faudrait pas négliger la question de l’instrumentalisation du ciel par les sociétés humaines

(cf notre manifeste « La pensée astrologique » in L’étrange Histoire de l’astrologie avec Serge Hutin, Paris, Artefact, 1986) il resterait donc à prouver que les étoiles dotées d’une certaine portée stratégique, n’ont pas gravé leur présence de façon indélébile dans le dit Inconscient.

 

 

 

 

 

 

 

 

21. 04 21

 

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn L’apport capital de l’Ecole Française d’Astrologie (1950-2020)

Posté par nofim le 21 avril 2021

 

 

 

L’apport capital de l’Ecole Française d’Astrologie (1950-2020)

par Jacques Halbronn

L’Homo Astrologicus (cf notre article de 1969 « Portrait de l’homo astrologicus ») ne se détermine pas de façon conjoncturelle mais de façon structurelle, non pas selon les circonstances du moment mais selon une programmation établie de longue date, depuis le momenr de la naissance pour les jupitériens. C’est d’ailleurs ce qui se produit avec les élections lesquelles

ont lieu à des dates prédéterminées et réputées immuables(sauf dans le cas d’une démission ou d’une dissolution, on se souvient de celle de 1997 en France, sous Chirac ou, près de 30 ans plus tôt, celle de 1968 sous De Gaulle)

En bref, contrairement à ce que beaucoup s’imaginent, nos décisions, tant individuelles que collectives ne dépendent pas des circonstances, de quelque contexte que ce soit mais bien d’une « voix intérieure », d’une horloge interne. Autrement dit, c’est assez vainement que l’on s’enquerrait de tel facteur qui aurait déclenché tel comportement de notre part. Mais evidemment on se débrouillera avec les moyens du port, c’est mieux que rien !

Nous proposons ici une synthèse de nos recherches et de celles d’André Barbault autour de Jupiter et de Saturne. Nous avons d’une part Saturne qui est la planète du peuple et de l’autre Jupiter celle du chef. On associera analogiquement Saturne à la Lune, du fait de la simitude numérique de leurs cycles : 28 et 7 années/jours et Jupiter au Soleil, autour du 12 : 12 ans de révolution, et 12 retours de la Lune en une année solaire/terrestre.

Saturne donne le « la » des mentalités sociales, collectives alors que Jupiter est le baromètre des leaders, à un niveau individuel, personnel (cf notre Astrologie Relativiste), sur la base des aspects de Jupiter au Soleil natal du chef lequel est en contrepoint du cycle collectif et seul en mesure de l’accompagner, de le contrebalancer. En effet les cycles des planète les plus lointaines, parmi celles que l’on peut suivre à l’oeil nu, parlent la même langue, celui de l’amnésie et de l’hypermnésie, alternativement.(cf le débat entre Bergson et Ribot à la fin du XIXe siècle sur la Mémoire). La phase d’amnésie (passage de Saturne sur les équinoxes, passage de Jupiter en transit, au carré du soleil natal) permet d’unifier puisqu’elle déleste du passé alors que la phase d’hypermnésie (passage de Saturne sur les solstices, passage de Jupiter en transit à la conjonction ou à l’opposition au soleil natal) renforce les clivages, restaure les différences. C’est ainsi qu’en 1989-91, Saturne était passé dans une phase solsticiale qui aura été fatale pour l’empire soviétique. Pour limiter les dégats, il aurait fallu un leader en phase d’amnésie, en mesure de relativiser les mémoires historiques. D’où l’importance extrème du choix du chef à la tête d’une société donnée en connaissance de cause.

Comme nous le disions, d’entrée de jeu, nous sommes en présence d’une humanité éminemment prévisible et fonctionnant comme une horloge, une humanité qui obéit à sa programmation intérieure et non à la conjoncture, comme le croient les analystes politiques. Meme le leader n’est pas maitre du temps mais l’on peut le placer au bon moment, au bon endroit (right man, right place, right time)

Nous avons affaire à un véritable système imposé depuis des millénaires à notre Humanité et dont nous connaissons désormais le mode d’emploi de façon explicite. A nous d’agir en conséquence, pour le mieux.

Il existe un troisième niveau que l’on pourra qualifier de « martien » – puisque les trois planètes de l’astrologie sont, à des titres divers, Mars, Jupiter et Saturne, les 3 planètes que Michel Gauquelin avait mis en évidence dans son premier ouvrage L’influence des astres (Ed du Dauphin, 1955), correspondant à une structure en triade des sociétés humaines (cf les travaux de Georges Dumézil sur les castes), à savoir trois modes d’activité socio-professionnelle. Cette astrologie martienne ne comporte pas de cyclicité (Mars a un cycle trop court) et vaut au regard de l’espace social. D’ailleurs, on note que Mars est exclu de l’indice cyclique de Gouchon-Barbault. Il y a là une certaine cohérence en ce que cette constante spatiale fait pendant à la cyclicité jupitéro-saturnienne. Il n’empeche que le Saturnien est plus sur le long terme de par sa plus lente révolution. On retrouve ici les travaux de Jean-Pierre Nicola avec son système RET, Représentation, Existence Transcendance  alors que le Martien fonctionne sur un rythme bien plus vif et entre les deux, le jupitérien. Mais ne nous y trompons pas, les planètes de Gauquelin déterminent une typologie psycho-sociologique d’un tout autre ordre que les planètes de l’astrologie mondiale telles que Barbault et nous mêmes les avons définies. D’ailleurs, l’astrologie décryptée par Gauquelin reléve du mouvement diurne, – elle est « rotationnelle »- alors que l’astrologie prévisionnelle s’articule sur le cycle des révolutions planétaires. L’astrologie selon Gauquelin se joue à quelques heures près alors que l’autre forme d’astrologie dispose d’une toute autre forme de temporalité, sur des périodes sensiblement plus amples, ce qui rejoint la cyclicité des constitutions élaborées depuis la fin du XVIIIe siècle.

A ce propos, on notera que le cycle Saturne-Neptune de Barbault se réduit au final à un cycle saturnien passant alternativement de l’axe équinoxial à l’axe solsticial.(cf aussi notre Astrologie selon Saturne, Paris, 1994 où nous avions pu annoncer le mouvement social de 1995, de type équinoxial, c’est à dire refusant les différences) Notons aussi qu’en 1953, le passage de Saturne en phase équinoxial, a eu surtout des effets sur la construction européennes (CECA, Traité de Rome) et non sur le destin de la Russie et que les phases de Saturne ne se limitent pas à une année donnée mais à une phase de 7ans.

Il reste que sans les travaux de chercheurs français entre les années cinquante et les première décennies du XXIe siècle, un tel tableau de synthèse n’aurait pu être dressé.

 

 

 

 

 

 

21. 05.21

Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Analyse critique comparée de l’hébreu et du français

Posté par nofim le 21 avril 2021

Analyse critique comparée de l’hébreu et du français.

par Jacques Halbronn

 

En 1989, nous avions terminé un mémoire sous la direction de Louis Jean Calvet, consacré aux rapports entre le français et l’anglais(Essai de description du système du français à la lumière des relations interlinguistiques. en ligne sur SCRIBD) trente ans plus tard, nous proposons un autre exercice relatif aux rapports entre le français et l’hébreu, du fait de notre formation linguistique

à l’INALCO,(Langues ‘O) dans les années soixante -dix. La thèse que nous soutenons vise à montrer les similitudes entre les deux langues non point certes du point de vue lexical mais sur le plan »morpho-phonologique ».

Nous commencerons par traiter du « sheva » en hébreu lequel correspond peu ou prou au « e muet » du français.

Article Wikipedia :

« soit une voyelle très brève [ə], analogue à un e « muet » en français (« maintenant »). Dans ce cas, il est appelé shewa mobile. soit l’absence totale de voyelle. Dans ce cas, il est appelé shewa quiescent. »

L’exemple fourni « maintenant » nous indique qu’en fait l’on prononce « maint’nant » et que la lettre « e » est ici « muette », ce qui indique une dialectique entre l’écrit et l’oral, sachant que l’hébreu n’indique pas les voyelles à ‘l’

écrit, ce qui est la pratique de l’hébreu moderne.

Mais là où les deux langues diffèrent tient au fait que le e du français détermine la prononciation de la consonne qui le précéde. Ainsi dans « grande », la consonne « d » s’entend parce que suivie d’un « e » alors que dans « grand », la consonne « d » ne se prononce pas. On voit déjà que le français a un usage plus sophistiqué, plus élaboré, du « sheva » que l’hébreu tel qu’il se pratique.

Toutefois, il ne faudrait pas négliger des formes qui se substituent en hébreu à une consonne, mais il s’agit alors du marqueur de pluriel en « im » comme dans « Elohéi Avraham « (Exode III) qui remplace Elohim ou encore Sifréi Torah au lieu de Sefarim. Cette pratique n’est pas sans évoquer la façon dont le français remplace la lettre « l » par la lettre « u » : cheval/chevaux, « de le »par du etc En hébreu, la forme possessive conduit à suivre le même processus de réduction : Elohim Shélanou devient Elohéinou avec encore une fois l’occultation du « im ». On parle alors d’un « état construit » (Semikhouth)

Un autre cas remarquable est celui des consonnes « doubles », c’est à dire comportant une double prononciation, selon qu’on leur adjoint ou non un point, appelé daguesh. Traditionnellement, il y a six lettres dans ce cas, le beith, le guimel, le daleth (que l’on retrouve en grec, beitha, gamma, delta) plus le kaph, le péh et le Thav. En

hébreu moderne, plusieurs de ces lettres ont perdu ce caractère double : le ghimel, le daleth et récemment le Thav que l’on retrouve dans « Shabbes » pour Shabbat, en yiddish. On retrouve une telle dualité en français avec la lettre « p » qui se prononce « f » quand suivi d’un « h » qui joue le rôle du daguesh.Or, la lettre hébraique offre exactement la même dualité phonique. L’anglais a conservé cette dualité avec le « t » et le « th ». La forme « ch » va dans le même sens : le chat et le camp. Cette dualité

joue un rôle au niveau grammatical : ani kotev  et  infinitif  Likhtov.

Il convient de signaler certaines anomalies de l’hébreu que l’on ne trouve pas en français, ce qui nous améne à penser que le français, par certains côté a su conserver un métalangage en meilleur état que l’hébreu.

Que penser ainsi de la forme « At oméret » ou « Ata omer » où le masculin du pronom personnel est plus long qu’au féminin mais où le verbe au féminin est plus long qu’au masculin ? On est très vraisemblablement en présence d’une corruption, y compris dans les prières avec la forme » Baroukh ata » s’adressant à Dieu. Le français respecte le principe d’une forme féminine plus longue que ne l’est la forme masculine. Mais l’hébreu présente ici une exception qui rejaillit sur le marqueur du possessif : shelakh, à toi au féminin et shelkha, à toi au masculin alors que cela devrait être logiquement le contraire. Mais cela vaut aussi pour le prétérit : à la deuxième personne du singulier, katavt tu as écrit (pour une femme ) et katavta, tu as écrit pour un homme  puisque le prétérit hébreu utilise ici les pronoms personnels..En revanche, on a,  à la troisième personne du singulier katav, il a écrit, et katva, elle a écrit

Tishma : e muet permet de combiner des consonnes entre elles. Comme en français. Mais en français, l’usage est bien plus étendu qu’en hébreu.

En fait, certaines langues ont vocation à être avant tout

consonantiques et à se passer des voyelles. Le rôle du « e » serait ainsi de favoriser le « mariage » des consonnes et la langue française semble être la mieux équipée dans ce sens. Mais paradoxalement, comme on l’ a montré plus haut, elle tend aussi à occulter les consonnes finales, ce qui conduit dans bien des cas les mots français à se terminer par un son vocaliques.

En vérité, ne conviendrait-il pas de se méfier de telles contradictions? Nous serions tentés de penser que les cartes ont été brouillées, mêlées. Le masculin serait consonantique et le féminin vocalique. Par voie de conséquence, grande serait la prononciation masculine, et grand la prononciation féminine ! L’anglais qui refuse la solution « féminine » au sens vocalique du terme, serait plus proche de l’esprit du français que ne le serait le français actuel ! Il aurait conservé ce « bon » état du français lequel se serait perdu en France. Intelligent prononcé à l’anglaise serait la forme masculine tandis que prononcé à la française, ce serait la forme féminine ! On comprend dès lors la résistance que l’on observe quand les locuteurs rechignent à ne pas prononcer les consonnes finales dans un nombre assez significatif de cas. L’infinitif en « er »-prononcé « é »

serait typiquement féminin et d’ailleurs comment ne pas constater la confusion des esprits face à des formes prononcées à l’identique écrites en er, ez, es , ef ,ed ?

L utilisation de l’accent sur le e en é,dans le participe passé de la première conjugaison du français entérine cette suppression consonantique. Or, les anglais ont conservé la forme en « ed » remplacée par le e accentué. Rappelons que le e peut se prononcer « é » même non accentué comme dans « dessert », l’accent ayant toujours pour misssion, comme l’apostrophe, d’indiquer une occultation mais l’accent indique l’occultation d’une consonne alors que l’apostrophe indique l’occultation d’une voyelle mais surtout du e  « muet » pour permettre une combinatoire de consonnes.

Malheureusement, l’apprentissage du français à l’école ne transmet pas correctement la tradition orale de cette langue, ce qui crée un clivage durable entre les locuteurs qui ont appris la langue au berceau et ceux qui l’ont apprise scolairement encore que- comme on vient de le faire remarquer- la tradition orale en française ne soit plus tout à fait fiable.

Pour en revenir à l’hébreu, on rappellera que le tétragramme ne doit pas se prononcer, ce qui correspond à un rejet des voyelles perçues comme féminines. La forme « trilitère » du verbe en hébreu, se prête d’ailleurs idéalement à une combinatoire des consonnes, ce qui vaut pour une autre langue sémitique, l’arabe qui semble avoir été moins envahie par les voyelles avec une prédilection pour le son « e » : kteb : écris , akel, mange là où l’hébreu met le son « é ».;kotèv, okhél. Le cas du Shabbat est emblématique car en yiddish, on prononce «a gut shabbes », sans le son « a » typiquement féminin « shabbat shalom »!

 

21. 04. 21

Publié dans judaîsme, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

Jacque Halbronn Quelle est la ‘maison d’Israel »?

Posté par nofim le 20 avril 2021

Quelle est la « maison d’Israël » (Beyt Israel) et quelle est la « Nouvelle Alliance » (Brith Hadasha) dans la Bible. ? Par Jacques Halbronn

Ce serait un grave contre-sens de comprendre le texte de Matthieu 10:6 « mais allez plutot vers les brebis perdues de la maison d’Israel. » -( King James Bible «  But go rather to the lost sheep of the house of Israel » ; en grec avec le mot « Oikon  Israil», maison (qui a donné économie écologie) dans la version grecque du dit Evangile :.

πορεύεσθε δὲ μᾶλλον πρὸς τὰ πρόβατα τὰ ἀπολωλότα οἴκου Ἰσραήλ.

mais allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël

comme désignant le « peuple juif » dans son ensemble.

La forme « maison d’Israel » a généralement été mal comprise, délibérément ou non. En fait, cette expression doit être rapportée aux Livres des Prophétes et notamment à celui de Jérémie (XXXI, 30-32) : l’on y oppose les deux « maisons » au verset 30, si ce n’est qu’au verset 32, seule figure, est mentionnée la «  maison d’Israel ». Rappelons

que l’Ancien Testament tel que nous le connaissons aura été, selon nos travaux, considérablement le fait de la dite maison d’Israel et c’est d’ailleurs probablement pour cette raison qu’il aura été adjoint au Nouveau pour le désigner globalement sous le nom de ‘Bible » (terme qui en grec signifie simplement livre). Selon nous, Jésus s’était mis en tête de réunir les deux « maisons » (cf notre étude Le « Juste » et le « Témoin » dans la Bible. Genése XVIII)

Jérémie : XXXI

ל הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה; וְכָרַתִּי, אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת-בֵּית יְהוּדָה–בְּרִית חֲדָשָׁה.

30 Voici, des jours vont venir, dit Yahwé où je conclurai avec la maison d’Israël (Beyt Israel) et la maison de Juda (Beyt Yehouda) une alliance nouvelle, (Brith Hadasha)

לא לֹא כַבְּרִית, אֲשֶׁר כָּרַתִּי אֶת-אֲבוֹתָם, בְּיוֹם הֶחֱזִיקִי בְיָדָם, לְהוֹצִיאָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם:  אֲשֶׁר-הֵמָּה הֵפֵרוּ אֶת-בְּרִיתִי, וְאָנֹכִי בָּעַלְתִּי בָם–נְאֻם-יְהוָה.

31 qui ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit Yahwé.

לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם.

32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, (Bayt Israel) au terme de cette époque, dit Yahwé: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai.

 

En ce qui concerne la formule «  Nouvelle Alliance » qui ne figure d’ailleurs que dans le Livre de Jérémie, pour ce qui est de l’Ancien

Testament. Cette alliance n’est nullement déclarée rompue mais va partir sur de nouvelles base lesquelles ne laisseront plus au Juifs la même latitude que par le passé. Cela sera désormais comme une science infuse, « gravée » au sens de « programmée «  au moyen de quelque logiciel voire comme une sorte de « puce » comme on dirait de nos jours. Mais comme nous le faisions remarquer dans Jérémie XXXI, 32, ce traitement serait réservé à la seule «  Maison d’Israel » pour qu’elle ne risque plus de fauter, de pécher,

comme par le passé. D’où le fait que cette formule du « gravage » est reprise, du moins dans les traductions car dans le texte hébraique, il est simplement écrit que Yahwé les »ordonne (Metsavékha -(Bar (Mitzwa) dans ton coeur », dans le « Shema Israël » récité aux Offices synagogaux.

Tu aimeras l’Éternel ton Dieu, de tout ton cœur,

de toute ton âme

et de tous tes moyens

Veahavta ett Ado-naï Elo-hekha, bekhol levavekha,

ouvkhol nafchekha,

ouvkhol meodekha

וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ

וּבְכָל-נַפְשְׁךָ,

וּבְכָל-מְאֹדֶךָ.ּ

Que les commandements que je te prescris aujourd’hui

soient gravés dans ton cœur

Vehayou hadevarim ha’èlè

acher Anokhi metsavekha hayom al levavekha

וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה,

אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם–עַל-לְבָבֶ

La traduction Segond est plus littérale : « Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. 6 Les commandements que je te donne aujourd’hui seront dans ton coeur » alors que les traductions judaiques de ce verset donnent « gravé », ce qui est la formule de Jérémie : le passage en question du Deutéronome est reprise de Jérémie mais le verbe pour écrire a disparu et a été remplacé par la notion de Mitzwa ( commandement) qui est une version édulcorée. On note que dans Deutéronome VI, au verset 3, qui précéde le Shema Israel du verset 4, c’est le nom d’Israel qui est mis en

avant mais ce verset 3 ne figure pas dans le texte du Shema qui commence au verset 4. Grammaticalement, d’ailleurs, les deux versets différent : au verset 3, note l’usage du Vav conversif « VeShamata Israel » alors qu’au verset 4, l’usage n’est pas maintenu, d’où la forme »Shema Israel » D’un verset à l’autre, dans le Deutéronome, on n’a pas le même type d’hébreu, ce qui trahit des interpolations, la forme la plus archaique étant la plus authentique.

Deutéronome VI

ג וְשָׁמַעְתָּ יִשְׂרָאֵל, וְשָׁמַרְתָּ לַעֲשׂוֹת, אֲשֶׁר יִיטַב לְךָ, וַאֲשֶׁר תִּרְבּוּן מְאֹד:  כַּאֲשֶׁר דִּבֶּר יְהוָה אֱלֹהֵי אֲבֹתֶיךָ, לָךְ–אֶרֶץ זָבַת חָלָב, וּדְבָשׁ.  {פ}

3 Tu écouteras (VeShamata)

donc, Israël, et tu observeras avec soin, afin de prospérer et de multiplier sans mesure, ainsi que l’Éternel, Dieu de tes pères, te l’a promis, dans ce pays ruisselant de lait et de miel.

ד שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל:  יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד.

4 Ecoute (Shema), Israël: l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est un!

ה וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ וּבְכָל-נַפְשְׁךָ, וּבְכָל-מְאֹדֶךָ.

5 Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir.

ו וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה, אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם–עַל-לְבָבֶךָ.

6 Ces devoirs que je t’impose aujourd’hui seront gravés dans ton cœur.

Jérémie XXXI

לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם.

32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.

לג וְלֹא יְלַמְּדוּ עוֹד, אִישׁ אֶת-רֵעֵהוּ וְאִישׁ אֶת-אָחִיו לֵאמֹר, דְּעוּ, אֶת-יְהוָה:  כִּי-כוּלָּם יֵדְעוּ אוֹתִי לְמִקְּטַנָּם וְעַד-גְּדוֹלָם, נְאֻם-יְהוָה–כִּי אֶסְלַח לַעֲוֺנָם, וּלְחַטָּאתָם לֹא אֶזְכָּר-עוֹד.  {ס}

33 Et ils n’auront plus besoin ni les uns ni les autres de s’instruire mutuellement en disant: « Reconnaissez l’Eternel! » Car tous, ils me connaîtront, du plus petit au plus grand, dit l’Eternel, quand j’aurai pardonné leurs fautes et effacé jusqu’au souvenir de leurs péchés.

où l’on trouve le verbe signifiant « écrire », donc graver (racine kotev que l’on retrouve dans le Mektoub musulmna) Le Deutéronome VI 4-9) se serait donc calqué sur Jérémie XXXI qui serait la véritable source du « Shema Israel », ce qui n’aurait rien d’étonnant vu que cette interpellation se retrouve à plusieurs reprises dans les Livres des Prophétes non pas s’en prenant aux Judéens mais aux Israélites. En fait, le Deutéronome brouille les pistes. Or, il semble qu’il y ait eu une tradition orale qui serait restée fidéle au texte de Jérémie alors que la tradition écrite correspondrait au texte du Deutéronome.

Or, on retrouve le même mélange de mode de conjugaison, dans Deutéronome VI et dans Genése I Le premier verset ne pratique pas le Vav conversif alors que le troisième verset s’y conforme :

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.

1 Au commencement, Dieu créa (bara)le ciel et la terre.

ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.

2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.

ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.

3 Dieu dit: (Vayomer)

« Que la lumière soit! » Et la lumière fut.

Pour en revenir à la « nouvelle alliance » telle qu’exposée dans le Livre de Jérémie, l’interprétation de cette formule pour indiquer un changement de partenaire vaudrait pour la maison d’Israel mais non pour des populations étrangères, paiennes, ce que n’est pas la maison d’Israel même si son culte difffère quelque peu de celui pratiqué par la maison de Juda. La formule dans Mathieu indiquant que Jésus est venu pour la maison d’Israel et ses « brebis perdues » est généralement entendue pour « sauver » les Juifs. Or, ce sont les ressortissants de la maison d’Israel qui doivent être sauvés et pardonnés, comme nous le confirme constamment la lecture des Livres des Prophétes !

Il est au demeurant remarquable que cette expression « maison d’Israel » ait été utilisée dans Mathieu car cela nous met sur la piste de la source prophétique. Malheureusement, pour une certaine exégèse, c’est bel et bien le mot maison d’Israel qui figure dans Mathieu (oikon dans la version grecque) et pour un habitué de la lecture des Prophétes, cette formule fait pendant à la « maison de Juda » et ne saurait donc, en aucune façon, l’englober !

 

20 04 21

Publié dans judaîsme, Juifs, RELIGION, théologie | Pas de Commentaire »

123456
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs