jacques Halbronn Les leaders et leurs rendez vous jupitériens, tous les 12 ans

Posté par nofim le 10 avril 2021

 

Les leaders et leurs rendez -vous jupitériens tous les 12 ans: 24, 36, 48; 60; 72

Par Jacques Halbronn

 

L’astrologie relativiste s’intéresse en premier lieu aux personnages charismatiques capables d’entrainer du monde autour de telle ou telle façon de faire les choses.

On reconnaît ces personnages en ce qu’ils sont marqués par un cycle de 12 ans dont les six temps forts sont 12, 24, 36, 48, 60, 72 ans. En astrologie, on parlera d’un retour de la planète Jupiter sur sa position à la naissance. En ce qui concerne l’âge de 12 ans, il annonce une certaine forme d’affirmation de soi au niveau social.. Mais c’est à 24 ans que quelque chose de remarquable va se passer dans la vie d’un « vrai » leader, quant à son impact sur les gens.Tout le reste en découlera et c’est un moment qui doit fonder et révéler la confiance en soi du leader dans les domaines les plus variés. Or, on notera que

l’astrologie chinoise  obéit  à une cycle de 12 ans, puisque l’on ne retrouve le même

signes que tous les 12 ans.C’est donc une astrologie à base jupitérienne.

Ce qui est magique avec cette chaîne des âges qui accompagnera le leader tout au long de sa vie, c’est que chaque fois, il aura confirmation d’une certaine grâce, d’une chance qui lui est renouvelée sans quoi il risquerait bien de glisser peu à peu vers une forme de mélancolie, d’épuisement des énergies. .

Bien entendu, de nos jours, cette règle des 12 ans n’est pas connue et le leader vivra ces rendez-vous jupitériens, à chaque fois, comme une heureuse surprise. Mais bientôt, une telle connaissance ne manquera pas de se répandre et cela deviendra une donnée qui sera pris en compte lors des élections à des postes de direction. Entendons par là que le groupe qui accueillera le leader lors de l’un de ces rendez vous pourra profiter de sa dynamique et l’on aura noté que cela se poursuivra jusqu’à l’âge de 72 ans, ce qui repousse d’autant, pour les leaders en tout cas, l’âge de la retraite car si le dernier rendez vous est à 72 ans, cela signifie une mission qui couvrira plusieurs années au delà.

Nous avons déjà donné des exemples du seuil de 24 ans chez un Bonaparte comme chez un Einstein et l’on pourrait certainement concevoir des biographies articulées sur de telles bases. Effectuons un rapide sondage. On a la consécration du jeune Napoléon Bonaparte (1794)  et  plus tard, c’est le couronnement impérial (1804) et du jeune Einstein (1905) pour le premier des trois âges. Mais avant on pense à Louis XIV qui prend le pouvoir en refusant à la mort de Mazarin de le partager avec un ministre principal, à cet âge, en 1661, lui qui naquit en 1638. Quant à 48 ans, cela correspond à la carrière de De Gaulle, né en 1890, ce qui lui donne une échéance en 1938, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale.. Pou la troisième échéance, à 72 ans, on a encore le cas de De Gaulle en 1962, année des Accords d’Evian et de la réforme de la Constitution établissant l’élection du président au suffrage universel. On a le cas de Georges Clémenceau, né en 1841 pendant la Première Guerre Mondiale et de Churchill pendant les Seconde.. Les septuagénaires ne manquent pas parmi les président des USA : on pense à Ronald Reagan ou à Jo Biden. Sans oublier Donald Trump.

Que l’on nous comprenne bien, un tel dispositif ne vaut que pour une minorité et le rôle de l’astrologue, du moins pour l’astrologie relativiste, est de certifier le caractère jupitérien d’une personne, ce qui signifie sa prévisibilité. On sait comment il va fonctionner et l’on peut compter sur les rendez vous en question, tous les 12 ans, pour relancer son charisme.

 

 

 

 

JHB

10 04 21

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Jacques Halbronn Les trois stades de l’astrologie et l’évolution de l’Humanité

Posté par nofim le 9 avril 2021

 

Les trois stades de l’Astrologie  et l’évolution de l’Humanité

par Jacques Halbronn

 

Nous proposons ci-après un nouveau paradigme pour appréhender l’Histoire de l’Astrologie. Au lieu de situer trois courants dans une même temporalité , nous préférons les inscrire dans une diachronie c’est à dire les considérer comme des moments successifs correspondant à une certaine évolution de notre Humanité, ce qui n’est pas sans poser certaines questions d’ordre théologique si l’on admet que le champ astrologique reléve d’une problématique de création du monde. Pour simplifier nous mentionnerons trois chercheurs en astrologie, Michel Gauquelin, André Barbault et l’auteur de ces lignes, que nous associerons chacun à l’un des trois stades annoncés. Sur les différentes formes d’astrologies qui se

se suivent ou cohabitent syncrétiquement, on lira avec intérêt l’article » Histoire de

l’Astrologie » de l’Encyclopaedia Universales, -Volume 2, pp 668  et seq) rédigé en 1958  par René  Alleau (avant que le notre ne vienne le remplacer en 1993)

 

 

I L’astrologie du mouvement diurne

celle que Gauquelin a  décrite en 1955 et qui reléve de l’astronomie rotationnelle, C’est une astrologie non prévisionnelle et typologique. Elle ignore les cycles planétaires et se contente de situer les planètes au cours de la journée. On peut penser qu’il était possible de choisir la planète sous laquelle on souhaitait voire naitre l’enfant puisqu’il ne s’agissait que d’une différence de quelques heures pour passer de telle planète à telle autre. On se servait de Mars, de Jupiter et de Saturne, une triade que l’on retrouve dans le système des castes (cf Georges Dumézil) Comme nous l’avons proposé en 1986 (La pensée astrologique in L’Etrange Histoire de l’astrologie de Serge Hutin, Réédition Artefact), il s’agit d’une instrumentalisation du ciel pour les besoins d’organisation sociale.Par la suite, Gauquelin ajoutera la Lune et Vénus mais nous pensons que c’est ce trio des planètes situées au delà de l’orbite terrestre qui fait sens.(cf nos études accompagnant Les personnalités planétaires de Michel Gauquelin, Paris, Trédaniel. Réédition de la Cosmopsychologie dans une version adaptée pour le public anglophone, 1992)

 

II L’astrologie saturnienne

 

Le deuxième stade correspond à une connaissance des cycles planétaires avec un focus sur la planère Saturne dont le cycle est de 28 ans, que l’on peut diviser en périodes de 7 ans. Cela fait pendant numériquement à la Lune, satellite de notre Terre, sur la base d’un jour pour un an.. On retrouve le 7 avec la semaine, le Songe de Pharaon et la succcession des 7 années fertiles et des 7 années stériles.. Nous avons mis en avant le rôle de Saturne en 1993 et 1994 respectivement dans la réédition de Clefs pour l’Astrologie (ed Seghers) et dans une brochure intitulée L’Astrologie selon Saturne. A cette occasion nous avions pu annoncer (page 8) un important mouvement social qui sera comparé par son ampleur à Mai 68, associé à une configuration comparable, notre étude couvrant la période 1789-1995 sur la base d’une conjonction de Saturne avec le point vernal (0° Bélier) ayant lieu tous les 28.29 ans environ

Mais André Barbault avait également -sans vraiment le savoir- dans ce sens en s’intéressant lui aussi à Saturne mais en liaison avec Neptune, soir ce que l’on peut appeler un cycle bi-planétaire que nous rejetions. Sur la base de ce cycle, il avait formlé dans les années Cinquante du siècle dernier une prévision relative à l’année 1989, celle d’une nouvelle conjonction de ces deux astres, 36 ans après celle qu’il avait étudiée en 1953, à la suite de la mort de Staline en cette même année. Nous avons montré qu’il s’agissait simplement dan les deux cas de l’effet du passage de Saturne sur l’axe solsticial Cancer-Capricorne.

Cette astrologie saturnienne correspond à notre deuxième stade, celui d’une astrologie « mondiale » qui ne se relie aucunement aux données de naissance de tel ou tel acteur et qui notamment ne se sert pas de la technique des transits. C’est donc une astrologie dans laquelle l’homme n’intervient pas, ne décide pas de son sort, n’a pa de marge de manœuvre, à la différence du premier stade et du troisième que nous allons aborder

 

 

III L’astrologie jupitérienne

Le passage au troisième stade implique le rôle des leaders, des chefs, des princes qui feront l’interface ente les astres et les hommes. Selon le leader choisi, la configuration change de portée. Nous avons appelé cette astrologie « relativiste » à la différence du deuxième stade où l’Humanité n’avait pas voix au chapitre. On pourrait parler d’une astrologie « humaniste ». C’est alors seulement que l’on étudie

les positions des planètes  dans le zodiaque, à la naissance des princes de façon

à pouvoir faire des prévisions à leur sujet/

Cette fois, la planète centrale n’est plus Saturne mais Jupiter, dualité que l’on retrouve dans la mythologie grecque, où le fils Zeus échappe à Kronos pour finalement l’exiler. Cette astrologie jupitérienne exclue d’ailleurs la planète Saturne de ses représentations. Ce n’est plus le nombre 7 qui est à l’honneur mais le 12 ou le 6 (cf le système sexagésimal, le découpage en 24 heures, l’heure étant divisée en 60 minutes et ainsi de suite. On retrouve la Lune qui fait 12 fois sa révolution au cours d’une année terrestre. On pense aussi aux 12 fils de Jacob et aux 12 tribus dans la Bible, aux 12 disciples de Jésus.

Cette astrologie pratique le transit de Jupiter sur certaines données natales fixées une fois pour toutes comme le Soleil et on la retrouve d’ailleurs depuis les années trente dans les horoscopes de presse.

Conclusion

Ces trois « régimes » d’astrologie cohabitent, ils ont chacun leurs fondements et leurs spécificités. On note en vérité un certain syncrétisme combinant les trois « stades » Il suffit d’étudier les traités d’astrologie pour s’en convaincre. Or, il semble que la cause astrologique serait mieux défendue en distinguant chacun de ces stades correspondant à des états successifs de la connaissance de l’astronomie ainsi qu’à une évolution des mentalités. Le stade 3 aura mis en place une structure hiérarchique qui n’existait pas lors des précédents stades.

Pour notre part, alors que le premier stade n’exigeait peut être pas une « intervention » des « dieux », des « Elohim », en revanche, les stades suivants témoignent d’un processus de « Création » qui implique la participation de ces « dieux », avec le stade 2 qui traite l’humanité sans lui accorder de rôle responsable alors que le stade 3 génére une humanité supérieure, ce dont témoigne, par certains côtés, le personnage de Jésus, à la fois dieu et homme , ce qui pose aussi la question du « peuple élu ».

En ce qui concerne le Pentateuque, l’on assiste à une réaction des tenants de

l’astrologie saturnienne du Sept à l’encontre de l’astrologie jupitérienne du 6,

C’est ainsi que le récit des Six Jours de la Création du premier chapitre du Livre

de la Genése qui ouvre le Pentateuque se voit prolongé, au chapitre II, par l’annonce

d’un septième jour ce qui constitue selon nous une interpolation.  En quelque

sorte, le schisme qui suit la mort de Salomon au Xe siècle avant notre ère serait

lié à la différence entre deux religions astrologiques, l’une axée sur Saturne

et l’autre sur Jupiter..

 

JHB

09 04 21

 

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Jacques Halbronn Saturne Neptune 1989, le chant du cygne de la cyclologie biplanétaire

Posté par nofim le 9 avril 2021

Saturne- Neptune 1989, le chant du cygne de la cyclologie biplanétaire (édition

augmentée)

par Jacques Halbronn

Il faut se méfier des coincidences en astronomie. Quand un événement se produit, plusieurs facteurs célestes sont en présence, ou en aspect. C’est la mésaventure qu’aura connue André Barbault en 1953 et en 1989 en croyant que la cause en était la conjonction de Saturne avec la transsaturnienne Neptune, invisible à l’oeil nu et inconnue de l’Antquité au point que le dieu Poséidon– Neptune fut avalé par son père Kronos-Saturne et ne fut réintégré dans le clavier astronomico-astrologique qu’à partir de 1846. C’est ainsi que Barbault aura manqué Mai 68 (avec Saturne à proximité du point vernal, en bélier) qui pourtant correspondait à la même configuration que celle de 1953, à savoir Saturne sur l’axe équinoxial (bélier-balance), à 14-15 ans d’intervalle, demi-cycle de Saturne. En revanche, Barbault pariera sur l’opposition de Saturne à Neptune quand Saturne sera ….en Gémeaux, signe mutable. Or, il apparaît que Saturne est valorisé en signe cardinal ! Ce qui sera le cas en 1989 avec Saturne en capricorne et en 1995, Saturne à l’approche du bélier. Il se trouve que les conjonctions de Saturne et de Neptune se produisent actuellement en signe cardinal, ce qui fait que Neptune profite indument d’une situation tout à fait aléatoire.A d’autres époques, les conjonctions Saturne Neptune n’eurent pas lieu et n’auront mathématiquement pas toujours lieu, en signe cardinal. De même d’ailleurs, en ce qui concerne l’indice cyclique, la concentration planétaire ne coincide pas automatiquement avec une guerre mondiale. L’extrapolation à partir de deux cas n’est pas viable.

Dès 1976, nous avions présenté des courbes associant les planétes avec les axes

équnoxiaux et solsticiaux (pp. 143 et seq). En 1993, nous écrivions dans la

nouvelle édition de nos Clefs,cette fois centrée sur la seule planète Saturne(p; 134)

« Deux cas de figure: la phase  équinoxiale qui était déclenchée par le passage de

Saturne sur l’un des deux points  équinoxiaux(0° bélier, 0°balance) faisait

diminuer le nombre d’entités indépendantes tandis que la phase solsticiale

(déclenchée par le passage de Saturne sur l’un  des points solsticiaux (0° cancer,

0° capricorne) provoquait leur  augmentation. Chaque phase correspondait à

7 années » suit une étude couvrant tout le XXe siècle. Contrairement à Barbault

qui se gardait bien de préciser dans les années 1953-1963 – qui furent celles qui le

focaliseront sur le cycle Saturne-Neptune- sur lequel il ne reviendra qu’après la

chute du Mur de Berlin  quinze ans plus tard- nous avions pris la peine de préciser

de quoi il retournerait : éclatement des ensembles aux solstices et consolidation aux équinoxes.

quel genre d’événement surviendrait en 1989. Or, en 1989, où se trouvait Saturne?

Réponse  en Capricorne, signe solsticial, guère favorable au renforcement d’un

empire.

Pour notre part, à partir de 1993 et 1994 nous avions opté pour le cycle unique de Saturne (cf Clefs pour l’Astrologie, Seconde édition, p. 135 et L’astrologie selon Saturne où nous annoncions des mouvements sociaux comparables à Mai 68 pour 1995. On notera que Barbault n’aura pas salué notre performance alors qu’étrangement, elle venait compléter son travail sur Saturne de 1989, Saturne étant en carré avec la position qu’il occupait en 1989.

Autrement dit, la fausse piste Saturne Neptune n’aura pas permis à Barbault de baliser correctement le Xxe siècle et sa suite, sauf dans le cas des conjonctions. L’opposition Saturne Neptune pour 1971 (cf La crise mondiale de 1965, Paris, Albin Michel, 1964) sera vécue par Barbault comme un grave échec prévisionnel (comme il le reconnaît dans le Pronostic Expérimental en Astrologie, Paris, Payot 1973) ce qui le conduira à abandonner- car il voyait déjà que cela ne « marcherait » pas, dès 1967 (Les Astres et l’Histoire Pauvert)-du moins jusqu’au lendemain de la chute du mur de Berlin- le cycle Saturne Neptune en lui substituant l’indice cyclique avec 5 planètes lentes avec un nouvel échec pour les années 1982-83 en termes pour ce qui est d’une troisième guerre mondiale.

Mais le véritable enjeu de cette affaire est bien plus grave que cela puisque cela remet carrément en question la théorie des frères Barbault sur la définition du cycle en astrologie. Pour eux, dès les années 40, un cycle s’articule autour de deux planètes, sans prise en compte des positions dans le Zodiaque. Ce qui explique qu’André Barbault n’ait pas attaché d’importance au signe où la conjonction Saturne Neptune avait lieu. Même après notre réussite prévisionnelle pour 1995, où Saturne était au centre mais en rapport avec une zone du zodiaque proche du 0° bélier, il ne se sera pas ressaisi. Il est vrai que la réussite de sa prévision pour 1989 ne l’invitait pas à le faire, les apparences étant sauves pour le cycle Saturne- Neptune.Dans un milieu vraiment scientifique, pourtant, l’on se serait interroge et on aurait rectifié le tir parce que l’on ne se risque pas à ignorer ce que font les « collègues » et de toute façon Barbault et ses disciples n’avaient pas entériné la prévision »saturnienne » de 1995, laquelle ne respectait le cycle biplanétaire mais allait dans le sens du cycle planète-Zodiaque voire planète-étoile, facteur mobile combiné avec facteur fixe. Rappelons que dans la théorie de la précession des équinoxes, on associe le point vernal avec le plan stellaire des constellations (cf notre ouvrage collectif Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros, 1979), actes d’un Colloque que Barbault dans sa revue L’Astrologue saluera avec mépris. L’affaire Saturne-Neptune serait donc, pour l’historien de l’astrologie française du Xxe siècle, malgré le « succés » de 1989 (cf les textes de Barbault Histoire d’une prévision, et La Mascarade astrologique, dans l’Astrologue), le chant du cygne de la théorie du cycle biplanétaire.

En refusant toute prise en compte de la position zodiacale de  Saturne, Barbault

de par son rapport à Neptune, est tombé de Charybde en Scylla. Mais rappelons

que durant toute l’année 1989, il n’y a pas eu un mot  sur  sa prévision pour 1989!!!!!

Résumons- nous: ce qui importe c’est le passage de Saturne  à 0° capricorne, sur

l’axe solsticial  alors qu’en 1953 Saturne passait  avait déjà sensiblement

progressé  en balance  sur l’axe  équinoxial . On ne peut donc considérer que ces

deux dates s’équivalent au regard du cycle saturnien même si pour Barbault

elles se valent puisque dans les deux cas il y a conjonction Saturne-Neptune.La

position de Saturne au solstice menaçait d’un démantellement, pas celle du début

des années cinquante et d’ailleurs la mort de Staline n’eut pas d’effet déterminant

sur le maintien de l’URSS ni  quant à son contrôle sur ses « satellites » du Pacte de

Varsovie.  En revanche, quand on étudie nos graphiques tels qu’on peut les

trouver dans Clefs pour l’Astrologie de 1976, que trouve-t-on (pp. 147 et seq)

pour la « grande courbe « de Saturne – donc bien avant 1989- .la date de 1988 car

Saturne  était passé à 0° Capricorne  dans les derniers jours du mois de  novembre

de cette année là avec une série de dates: 1914, 1929, 1944,1959, 1973, à 14/145

ans d’intervalle, soit un demi cycle de Saturne. La lecture de notre courbe est nette:

on ne met pas sur le même plan les passages équinoxiaux  et solsticiaux de

Saturne. Dans l’édition de 1993 de nos Clefs, (p. 135)on  a la même série mais cette fois, nous nous étions centrés sur la seule courbe de Saturne.

Mais en 1976, Barbault n’était plus du tout  intéressé par le cycle Saturne Neptune et il

attendait  sa troisième guerre mondiale pour les années 1982-83 sur la base de

son « supercycle » , comme il le confirmait en 1973 dans le Pronostic Expérimental

en Astrologie (courbe  p. 129). Ce n’est que lors de la chute du Mur de Berlin

qu’il se décida à remettre sur le tapis ce cycle Saturne Neptune qui cette fois passait

par un temps solsticial et non plus un temps équinoxial

 

JHB

12  04 21

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jacques Halbronn Genése de l’Astrologie Relativiste. Comment l’auteur en est arrivé là

Posté par nofim le 8 avril 2021

Généalogie de l’Astrologie Relativiste. Comment l’auteur en est arrivé là .

Par Jacques Halbronn

 

D’aucuns préfèrent croire que le dispositif qu’on leur propose a toujours été sous la forme qu’on lui connait alors qu’en réalité, sa mise au point, si tant est qu’elle soit enfin définitive- sera passée par un certain nombre de stades. Il serait bon, en ce sens, d’enquêter à ce sujet auprès de plusieurs « maitres à pense r ».

Nous allons, pour notre part, nous préter spontanément à un tel exercice même si cela doit nourrit chez certains lecteurs quelque forme de malaise car dès lors qu’il y a eu changement, une fois, il pourrait s’en produire d’autres, à plus ou moins brève échéance, dans leur esprit, faut de bien comprendre les raisons de tel ou tel revirement, tant ils se sentent incapables de juger de quelque progrès. D’ailleurs, quand on lit un ouvrage, on se garde bien de nous faire part des hésitations, des revirements qui ont pu se produire au cours de sa rédaction. C’est même la règle non écrite du genre..Il faudra aussi se méfier du narratif d’une recherche qui peut fort bien ne pas correspondre exactement à ce qui s’est réellement passé. En ce sens, on prendra connaissance de toutes les publications qui ont pu se succéder, des correspondances échangées, de textes placés sur tel ou tel site ou blog.

En ce qui nous concerne, l’enquéte doit se déployer de nos jours sur un bon demi-siècle. Ne faudrait-il pas mieux remonter le temps plutôt que le descendre , de partir du présent en direction du passé? C’est d’ailleurs ainsi que nous nous proposons de procéder en déterminant un certain nombre de « noeuds » L’enjeu est double;la bonne combinaison astronomique- suffisamment explicite quant à ses composantes et la bonne formule sémantique ni trop précise, ,ni trop vague

2020

Le retour de Jupiter sur le radix et les étoiles fixes comme relayant les positions planétaires natales. La boucle est bouclée. Retour à la situation de départ de notre thème natal avec le trio Soleil Jupiter Antarés. Récemment, nous avons introduit une subdivision supplémentaire avec le semi-carré (45°) et le sesqui carré (135°)

qui marquent un milieu de phase, c’est à dire sa concrétisation.

Alternance de phases d’amnésie (Axe stellaire de quadrature ASQ) et d’hypermnésie (conjonction opposition). Abandon de l’Ascendant au profit du Soleil. Abandon de Saturne au profit de Jupiter. Le 6 et le 12 l’emportent sur le 7.

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2019 Nous réintégrions le transit que nous avions abandonné en 1976 dans Clefs pour l’Astrologie en focalisant sur les aspects de Saturne à l’Ascendant..

Par la suite, nous accorderions de l’importance aux 4 étoiles fixes royales en lien avec Saturne et pas seulement à Aldébaran, l’une d’entre elles..Puis nous abandonnions les étoiles fixes royales et accordions de l’importance à toute étoile fixe associée au Soleil et à Jupiter.

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En 2006 Abandon des axes équinoxiaux-solsticiaux et usage de l’étoile fixe Aldébaran (8° gémeaux) faisant couple avec Saturne in Livre Blanc de l’Astrologie. Exposé du MUC, Moteur UniCyclique.

« Présentation du MUC de type E & P (Etoile et planète) (..) Lors de la conjonction, du carré et de l’opposition, concernant le cycle Saturne -Aldébaran nous sommes dans une phase dite anarchique (équinoxiale) / Et 45° plus tard, nous passons dans une phase dite hiérarchique.(solsticiale) » Quand un événément ne peut s’expliquer avec l’aide de certaines données, on doit supposer que d’autres données ont pu être négligées.L’avantage de Saturne par rapport à la Lune, c’est que l’on n’a pas à supposer une analogie un jour égale un an, comme le fait Rudhyar (directions secondaires)

En 1994, nous avions dans l’Astrologie selon Saturne, procédé empiriquement en désignant une certaine zone de la fin du signe des poissons sans avoir à rechercher un facteur céleste, ce qui ne nous avait pas empéché de taper dans le mille pour la confrontation sociale de fin 1995 qui sera comparée à Mai 68 par les historiens. En 2006, la nécessité d’un aspect planète/étoile fixe s’impose à nous d’autant que le zodiaque est truffé d’étoiles fixes..Mais en 2006, nous avions opté pour les étoiles fixes royales en remplacement des axes équinoxiaux et solsticiaux

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En 1994, nous plubliâmes L’Astrologie selon Saturne avec le passage de la planète sur une zone située fin Poissons (342°-353°), donc à proximité du 0° Bélier. Evénements de la fin 1995 prévus par ce dispositif. Nous disposions de « sept fourchettes de 1789 à 1995′ (p.5) avec chaque fois le passage de Saturne dans la dite zone de 12 degrés et nous terminions notre panorama avec 1995, année suivant notre publication : « Une échéance à venir et à deviner, le dernier rendez vous important avant l’An 2000. » Bien évidemment l’événement à venir doit être du même ordre que ceux de la série. Nous pointions le passage de Saturne en Bélier, sur l’axe équinoxial et notions que 1995 était une année d’élection présidentielle comme 1848 qui faisait partie de notre série. Nous n’oublions d’ailleurs pas le passage de Saturne sur l’axe solsticial. Le passage sur l’équinoxe correspond à des conflits internes alors que le passage de Saturne sur le solstice correspond à des chocs entre nations (p. 8). Notre prévision était donc assez bien circonscrite à un conflit interne, ce qui était plus précis que la prévision de Barbault avec son cycle planète planère sans rapport avec une notion non planétare comme l’axe équinoxial, comme nous l’exposions déjà en 1976 dans Clefs pour l’Astrologie.(pp. 143 et seq). Il apparaît que Barbault n’aura pas jugé bon de saluer notre performance lors des événements de la fin 1995, dans sa revue L’Astrologue car cela aurait fait de l’ombre à sa prévision pour 1989. On pourrait même songer à une sorte d’ ayanamsa puisque notre zone est décalée par rapport au 0° bélier tropical , Saturne, en novembre 95 étant à 18° Poissons. Prévision d’autant plus remarquable que les événements ne suivent l’élection présidentielle que de quelques mois, soit encore dans une période d’état de grâce. En fait, dès 1993, dans Clefs pour l’Astrologie, édition revue et corrigée (17 ans après la première édition), nous avions désigné cette période ( Description du paradigme universel : p. 135) ; Equin. 1996 Saturne à 0° Bélier. Mais à l’époque, notre interprétation n’était pas celle que nous donnerons en 1994, l’année suivante et notre prévision était plus pointue puisqu’elle visait 1995 et non 1996, ayant renoncé au critère équinoxial en faveur d’une approche plus empirique mais qui se révélérait plus précise. Bien plus en 1993, nous donnions une autre interprétation .Les deux points équinoxiaux ; diminution des entités indépendantes et inversement pour Saturne sur les points solsticiaux. Avec le recul cette période 1993-1994 aura été assez remarquable au prisme de la recherche. Petite observation : étant né en décembre 1947, on notera que pour notre 48°anniversaire en décembre 1995, c’était un assez beau cadeau ! Or, nous accordons une certaine importance aux âges jupitériens multiples de 12, à commencer par 24 ans (ce qui correspond à une période clef à partir de la fin de 1971). C’est également dans cette réédition que nous options pour une astrologie à une seule planète, abandonnant notre système à 4 planètes. D’ailleurs, le congrès de décembre 1995 que nous avons organisé fut carrément traversé par la situation sociale annoncée!Il faudrait donc parler d’un succès prévisionnel « oublié » par le milieu astrologique !

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Le carré de planètes ; de Mars à Uranus

Fin 1976, au retour d’un assez long séjour à Jérusalem, où nous avions développé des tests sensoriels, nous produisions l’Astrologie Sensorielle, (Ed Cosmopolitan) autour de 4 planétes, en rapport avec les 4 sens faciaux (ouie, vue, odorat, gout) sans recours au thème natal avec deux courbes par planéte  à partir d’une batterie de questions.

Dans Clefs pour l’Astrologie (Seghers 1976) nous annoncions le rejet du thème natal et donc l’absence de référence aux données individuelles par transit. Position que nous maintiendrons jusqu’en 2019, ce qui correspond à notre anniversaire pour 72 ans.(6×12)

page 146 : La grande courbe (planéte aspectant les équinoxes/solstices) et la petite courbe annuelle (planète aspectant le Soleil) On introduit ici la dialectique M/U (Multplicité/Unicité) soit une alternance de période de regroupement (U) des entités politiques et de diversité (M)

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1967 Débuts en Astrologie : pratique durant l’Eté en Galilée.:

Découverte de notre triple conjonction Soleil Jupiter Antarés en Sagittaire.

 

Perspectives

Il nous apparait que plusieurs formes d’astrologie coexistent : celle que Gauquelin

a  décrite en 1955 et qui reléve de l’astronomie rotationnelle, celle que nous avons

nous mêmes mis en évidence, quarante ans plus tard, en 1995 avec le passage de Saturne-

sur le point vernal, avec une certaine orbe, avant et après la configuration, ce qui

aura correspondu au mouvement social à venir alors. Cette astrologie équinoxiae

là recoupe celle du cycle Saturne-Neptune d’André Barbault qui est en fait une astrologie

proprement saturnienne liée aux passages de Saturne sur le solstice d’Hiver: En

effet, quand on examine  le Ciel de 1989, que voit-on? Ce que Barbault n’a pas voulu

voir, obnubilé par la dite conjonction de deux planètes, héritée de son frère dont il

voulut faire la  défibition même du « cycle planétaire »  à savoir que  Saturne passe sur le 0°

capricorne lorsqu’il se conjoint à Neptune, soit au carré de Saturne en Bélier

1989:  Saturne en capricorne

1995: Saturne en bélier

soit deux temps d’un même cycle saturnien, où Neptnne ne joue aucun rôle!

Et qui de la prochaine « conjonction » Saturne Neptune, qui intéresse tant Yves

Lenoble? Elle  aura lieu à la  fin du signe des Poissons  en 2025, soit 30 ans après

1995. et donc Neptune fait de la figuration. C’est Saturne qui seul compte il sera

donc vain de vouloir y voir une confirmation du cycle Saturne-Neptune! Il s’agit

bien d’une configuratio  uniplanétaire et non bi-planétaire.  L’on peut d’ailleurs

y voir une conjonction planère-étoile, le point vernal -et les aspect en carré et en

opposition qui l’impactent au niveau solsticial pouvant tout à fait être  connecté avec une étoile fixe, ce qui

est la base  de la théorie  des ères précessionnelles. En 1953, Saturne passait en

balance, donc sur l’axe équinoxial, ce qui a le même effet que le passage sur le

point vernal. Entre 1953  et 1989, Saturne est passé  de la Balance au Capricorne

mais entre temps, il y aura eu 1995 avec Saturne en rapport avec le point vernal. Il

y a donc un lien plus évident entre 1953 et 1995  soit 42 ans, ou encore un cycle et

demi de Saturne ( 28 + 14) qu’entre 1953 et 1989!

En ce qui concerne l’astrologie relativiste, nous avons affaire encore à une autre

astrologie, jupitérienne cette fois, et fonctionnant par le biais des transits sur les

astralités (Soleil et  Jupiter  de naissance) des leaders, soit une astrologie plus

humaniste puisque laissant à l’Humanité une part de libre arbitre que ne

permettait point l’astrologie saturnienne. On peut parler d’un nouveau

« régime » planétaire.  Ces trois  astrologies, selon nous, correspondent à des

stades successifs de l’Humanité et elles ont chacune leur ancrage dans la

réalité..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Compléments  bibliographiques

jacques  Halbronn Le Ciel instrumentalisé  www.hommes-et-faits.com

/Telecharge/Jh_Socio_Cycle.pdf

jacques Halbronn:  2003: Manifeste :
L’astrologie de demain.  Perspectives épistémologiques et phénoménologiques.  site ramkat.free.fr

 sem-linkMichelle Zancarini-Fournel 1968, 1995, jeu d’échelles inversées. Espace Temps Année 1997 64-65 pp. 42-53 Fait partie d’un numéro thématique : Construire un événement. Mouvement social, sciences sociales

JHB 08 04 21

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Jacques Halbronn Réflexions sur « Nostradamus ou le savoir transmis » 1997

Posté par nofim le 8 avril 2021

 

Jacques Halbronn

Réflexions sur « Nostradamus ou le savoir transmis » Ed. Michel Chomarat, 1997

 

 

Relisons cet ensemble de trois études paru, à Lyon, réunissant trois chercheurs, Michel Chomarat, Jean Dupébe et Gilles Polizzi Il s’agit des Actes d’un Colloque qui s’est tenu en 1994 – il y a donc plus d’un quart de siècle, à Salon de Provence : La transmission du savoir au XVIe siècle, organisé par le Musée Nostradamus (dir.. Jacqueline Allemand)

Dès la quatrième de couverture, nous rencontrons une difficulté puisqu’il y est fait référence aux « lectures et influences qui

décidèrent (sic) Nostradamus à publier en 1555 à Lyon la première édition de ses (sic) «Prophéties »

Le recueil s’ouvre en une page de garde sur deux vignettes :

l ’une est ainsi présentée ; « Nostradamus dans son cabinet de

travail à Salon de Provence : bois gravé utilisé sue la page de titre de ses ouvrages imprimés à Lyon en 1555 (« Les Prophéties », en 1557 et 1558 (« La Paraphrase de Galien sur l’exortation de Ménodote » et l’autre «  Nostradamus dans son cabinet de travail à Salon de Provence , entouré du zodiaque : bois gravé utilisé sur la page de titre de ses ouvrages imprimés à Lyon en 1554 (« Pronostication pour 1555 » et à Paris en1559 (« Les Significations de l’Eclipse ».

La première étude, due à Chomarat, concerne la bibliothèque de Michel de Nostredame. Il eut été intéressant de déterminer si les ouvrages mentionnés auraient pu servir à la composition de certains quatrains centuriques puisque certaines éditions se référent à une bibliothèque.(cf Recherches sur Nostradamus le Jeune, n°101, sur site propheties.it). On reléve notamment en 1571 «  Présages pour treize ans (…) recueillies de divers auteurs & trouvée en la bibliothèque de défunct maistre Michel de Nostredame », Paris, Nicolas du Mont (cf RCN p. 98)

La deuxième étude, due à Jean Dupébe, mentionne (p. 39) « l’ épitre dédicatoire à Henri II de ses Prophéties de 1558 » Rappelons que l’on connait une première épitres au Roi, datée de 1556 (cf nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002)en tête des Présages Merveilleux pour 1557, qui jette un doute sur l’authenticité de celle de 1558  d’autant que celle de 1558, par inadvertance ou par ignorance

de la part des faussaires, ne mentionne point la première.

Il nous faut réagir à la présentation des deux vignettes qui ouvrent en quelque sorte le volume. Il est clair, pour nous, que la première vignette est reprise des almanachs contrefaits paraissant sous le nom de Nostradamus dans les années soixante, comme le signalent les bibliographies de Chomarat (1989) et de Benazra (Répertoire Chronologique nostradamique, Ed Trédaniel, 1990,pp 58-59) citées par Dupèbe (.p. 41) C’est la seconde vignette au zodiaque qui signe les textes authentiques qui paraissent alors. Notons que la vignette qui orne l’ édition du RCN correspond à la première vignette. En tant qu’éditeur nous avions insisté sur l’épithète  de « nostradamique » qui couvre un champ plus large que « Bibliothèque Nostradamus ». (sur ces questions iconographiques , cf notre post doctorat Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, EPHE Ve section) On notera que la « bonne » vignette porte le nom M de Nostredame, pas l’autre et c’est cette vignette qui d’ailleurs orne la page de titre des dits Actes.

Passons à la troisième étude « Lac Trsmenien portera témoignage » ou de l »usage de l »Histoire Romaine dans les Centuries » par Gilles Polizzi.

L’auteur annonce : »Dans un texte qui se donne pour « prophétique », la présence d’emprunts aux sources latines est tout à l a fois paradoxale et naturelle » (p  47) Ce Collloque de 1994 consacré aux influences ne pouvai ignorer les recherches de Chantal Liaroutzos (1987) ou de Pierre Brind’amour (1993-1996)

A propos du premier texte mettant en évidence les emprunts à la Guide des Chemins de France de Charles Estienne, Polizzi écrit « Elle a montré de manière convaincante que l’auteur des Centuries avait emprunté ses toponymes en piochant dans les itinéraires » fournis par la « Guide » Polizzi , d’ailleurs, avait

 

employé la formule « l’auteur des Centuries » (p. 70) mais apparemment il ne s’est pas tenu à une telle prudence de formulation et laisse bien entendre au final que le dit « auteur des Centuries » serait bien Michel de Nostredame.

En vérité, comme il eut été plus simple d’admettre que précisément, il ne s’agit pas de Michel de Nostredame mais des faussaires (pour la bonne cause???),peut être de l’entourage de celui-ci d’ailleurs- car ceux-ci, surtout quand ces contrefaçons sont postétieures d’une vingtaine d’années à la mort du dit sieur de Nostredame-n’ont pas évidemment pas les mêmes motivations pour « remplir » ces Centuries. Signalons le cas des Protocoles des Sages de Sion, utilisant les Dialogues de Maurice Joly (cf notre ouvrage Prophética Judaica Beith. Le sionisme et ses avatars au tournant du Xxe siècle, Ed Ramkat 2002) Et que dire des emprunts à des imitateurs de Nostradamus comme Antoine Cespin dont on reprend les propos hostiles aux Juifs à propos de leur statut à Avignon (cf notre communication au Congrès Mondial des Etudes Juives, Jérusalem, 2005, cf notre thèse d’Etat Le texte prophétique en France, 1999, Presses Universitaires du Septentrion)

Il y a là comme un point aveugle dans ce Colloque de 1994 : à cette date, on n’arrive pas à penser que les Centuries puissent être d’un autre auteur et d’une autre époque. Or, traiter des influences que les Centuries ont eu à subir  impliquait aussi une influence non pas du passé mais du futur du fait des éditions antidatées. Rappelons que ces Centuries ont des quatrains par imitation de ceux des Almanachs de Nostradamus, lesquels quatrains étaient composés – pas forcément d’ailleurs par l’auteur- à partir de ses prédictions en prose. Comme on l’a signalé, autour d’un Mi de Nostradamus le Jeune, il est question d’éléments trouvés dans la bibliothèque du « défunt » A ce propos, on sera surprise de noter que la prétendue édition de 1568, Lyon, Benoist Rigaud, ne prend la peine de signaler en son titre la mort du dit Nostradamus survenue en 1566 alors qu’en 1571, cela sera signalé !. Visiblement, lors de la fabrication de ce faux tardif puisqu’englobant les dix centuries, au plus tôt peu de temps avant la parution du Janus Gallicus de 1594 (cf RCN pp. 130 et seq) qui en commente des versets, toutes centuries confondues,, on ne savait plus très bien quand était décédé Michel de Nostredame.Il ne faudrait pas surestimer l’habileté des faussaires dans le choix des vignettes ni dans celui des emprunts assez grossiers,à des sources connues et guère compatibles avec le principe de Prophéties, quoi qu’en dise Polizzi…

 

JHB

08 04 21

 

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jacques Halbronn Le syncrétisme dans la littérature astrologique, biblique, centurique, anglaise

Posté par nofim le 8 avril 2021

 

Le syncrétisme dans la littérature astrologique, biblique, centurique,  anglaise

par Jacques Halbronn

 

Si le syncrétisme en politique peut faire sens – on pense à l’édit de Nantes (1598), on pense à la diversité au sein des empires, des fédérations – d’où l’adage diviser pour régner- qu’en est-il quand il s’agit de savoirs, de doctrines, de textes, de langues etc ? Le syncrétisme est-il une synthèse, un aboutissement, une tentative de concordance , de tout englober? Il est marqué par l’emprunt et le mimétisme.

Selon nous, le rôle de l’historien vise notamment à faire apparaître un processus syncrétique au sein de toutes sortes de corpus dont nous passerons ici certains en revue en vue de faire un état des lieux au regard du syncrétisme.

A L’astrologie malade du syncrétisme ?

Que dire par exemple de la combinaison bien connue du signe et de l’ascendant :( soleil en ) Lion Ascendant Scorpion et ainsi de suite.?Il faut savoir que l’ascendant reléve du mouvement diurne et d’une approche « rotationnelle » alors que le « mouvement » du Soleil est en quelque sorte annuel  et concerne le passage du Soleil à travers les 12 signes du Zodiaque. La temporalité est complétement différente et si la connaissance du lieu et de l’heure de naissance est capitale pour la détermination de l’Ascendant, en revanche, la détermination de la position du soleil n’exige pas une telle précision.

 

B La Bible

Nous dirons que le Pentateuque, lu semaine après semaine dans les lieux de culte juifs est déjà en soi tout à fait syncrétique en ce qu’il combine ce qui reléve du Royaume du Nord, Israel et ce qui tient au Royaume du Sud, soit la Judée et Jérusalem. C’est ainsi que le récit de la Sortie d’Egypte est complétement axé sur les « enfants d’Israël », les « Beney Israel » sans parler de la profession de foi « juive » du Ecoute Israel (Shéma). De même, nous dirons que le vendredi soir est lié aux Juifs et le samedi matin aux Israélites. On notera à ce propos que Juif et Israélite sont perçus comme des synonymes sans parler du nom de l’Etat d’Israel ! Dans le Talmud (de Babylone), au traité Shabbat, on trouve le « Ein Mazal leIsrael »- Israel n’a pas de « mazal »- à propos du rapport à l’astrologie

 

C Les Centuries

 

Nous nous sommes beaucoup intéressés aux contrefaçons des éditions des Centuries « nostradamiques »  , les faussaires ayant mélangé allégrement le faux et l’authentique. Les Centuries sont divisées en deux volets, le premier à 7 centuries précédé d’une Préface à César et le second à 3 centuries, précédé d’une Epitre à Henri II.. Le premier volet paraît sous la Ligue quelque temps avant le second. Mais on admet généralement qu’il aurait existé dès 1568 une édition « complète » à 10 centuries, le premier volet ayant connu une carrière à part sous la Ligue. Selon nous , le projet centurique daterait des années 1580 et aurait été une imitation des almanachs de Nostradamus, lesquels comportaient des quatrains dont le style et les vignettes auraient été imités dans les Centuries

 

D Le couple franco-anglais.

 

Terminons avec la question de la francophonie . Quand une langue comme l’anglais a pu être marquée aussi fortement par une autre langue appartenant qui plus est à une autre famille de langues, comme c’est le cas du français, sa pratique devient assez compliquée pour ses locuteurs, constamment, de façon récurrente, confrontés à des questions de synonymie au sein d’une même chaine sémantique. Par exemple pour Life (vital, survive) ou pour End. (final, finish).

Le syncrétisme brouille les pistes, les filiations, les généalogies et génére un phénoméne de bâtardise.

En fait , le syncrétisme est axé sur le futur et rend bien difficile le retour vers les origines., il correspond à un discours de « gauche ».

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JHB

08 04 21

 

 

 

 

 

JHB

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Jacques Halbronn, L’année 1972 et le lancement de deux jeunes leaders du milieu astrologiuqe

Posté par nofim le 7 avril 2021

L’année 1972 et le lancement de deux jeunes leaders, du milieu astrologique.

 

par Jacques Halbronn

 

Deux jeunes hommes prennent leur envol dans le milieu astrologique francophone : Patrice Louaisel (né en 1949) et Jaques Halbronn (né à la fin de 1947)), tous deux passés par l’Université. Il débarquent dans une association, le Centre International d’Astrologie, fondé en 1946, alors qu’ils n’étaient pas encore nés. En 1968, André Barbault (né en 1920) a quitté sa vice présidence. Il avait été chargé de s’occuper de la revue du CIA, qui prit le nom de l’Astrologue mais cette revue va échapper assez vite au CIA tout comme d’ailleurs le Laboratoire de Louaisel et la Bibliothèque de Halbronn.

Nous allons justement nous intéresser à la revue Trigone placée sous la direction de

Jacques Berthon (né en 1926)que le CIA va lancer en 1971 pour remplacer la revue L’Astrologue qu’il ne contrôle plus et qu’André Barbault va continuer à diriger, des décennies durant. D’ailleurs, à partir de 1973, Barbault prépare son retour au sein de l’équipe dirigeante, grâce notamment au président en exercice Paul Colombet,(né  en 1910) ce qui sera acté en 1974, au lendemain du Congrès de Paris.Il y a d’ailleurs là une certaine ironie : Barbault préconise que le CIA ne se dise plus « international » au moment même où il est impliqué dans une structure international, d’où son nom ISAR, International Society for Astrological Research du fait du dit Congrès.Il est vrai que Barbault qui ne parle aucune langue étrangère  à la différence notamment d’Halbronn qui a montré lors du dit Congrès ce qu’il savait faire.

Notons que l ‘école du CIA, le CEFA (Centre d’Etude et de Formation en Astrologie) également né au sein du CIA , lui aussi s’émancipera sous la direction de Jean-Pierre Nicola (né à la fin des années 1920) et créera la revue CARRE, sorte de pied de nez

Mais reprenons le cours des choses pendant les années 1971-74 à la lumière notamment de la revue Trigone.

Nous extraierons de la revue des éléments concernant le Laboratoire et la Bibliothèque dont la création est quasiment simultanée.

On peut dire que Louaisel est patronné par Henri Gouchon (né en 1898)

et Halbronn par André Boudineau (né en 1891) qui est mentionné comme président d’honneur de la Bibliothèque.

Que propose Louaisel  en novembre 1972 ( qui avait déjà développé dans le numéro 1 de Trigone son projet) ? Le mot recherche lié à l’idée de laboratoire, figurera dans l’association qui sera le vecteur du Laboratoire, le Groupe d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique (GERAS) . Louaisel présente un sondage sur la question des nœuds lunaires en astrologie en fournissant les points de vue de plusieurs astrologues de renom. Il a fait appel à l’ordinateur d’Astroflash pour traiter certaines données réunies par Michel Gauquelin -(p. 59)

Que déclare Halbronn , « Directeur-fondateur » en 1972?

Trigone n°2 : Il est mentionné la date du 11 octobre 1972

« Il aura suffi à un seul astrologue , possédant une bibliothèque bien garnie mette son logement à la disposition du public pour que, sur le champ, ce qui demandait une recherche coûteuse d’un local et la lente et aléatoire collection d’ouvrages, ne soit plus une « légende » (..) La Bibliothèque organisera des cours permettant un usage rationnel et intense des ouvrages disponibles » (p. 83)

Il emploie le mot « universitaire » qu’il utilisera pour nommer son association, le Mouvement Astrologique Universitaire, le MAU. Les deux termes Recherche et Universitaire seront repris en 1999 par Patrice Guinard pour son CURA, le Centre Universitaire de Recherche en Astrologie. Guinard est également passé par l’Université : il obtient une maitrise puis un doctorat (1993), non sans avoir d’ailleurs largement profité des collections de la Bibliothèque d’Halbronn.

En juin 73, Halbronn entre au Conseil d’administration du CIA et à la surprise de Barbault, il est immédiatement élu Vice-Président et succède à Jacques Berthonn, démissionnaire qui crée l’ESAP, l’Ecole Supérieur d’Astrologie de Paris, à la direction de Trigone..Désormais, Halbronn en est le rédacteur en chef et il va susciter la tenue du Congrès ISAR de septembre 74. Il est vrai qu’il se rend régulièrement dans les congrès Outre Manche de l’Astrological Association où il se lie notamment avec Alexander Ruperti, proche de Julienne Sturm, la Présidente de l’ISAR qu’Halbronn avait rencontrée en 1971 à Aalen lors d’un précédent congrès europeen de l’ISAR dont l’implantation est américaine.A ce Congrès, Barbault va obtenir un certain écho dans la presse pour ses prévisions quant à une prochaine « guerre mondiale » pour lles années 1982-83, en raison de la succession de conjonctions entre planères lentes. En 1967 (dans les Astres et l’Histoire, Pauvert), il avait repris l’indice de concentration planétaire d’Henri Gouchon qui conduisait à cette conclusion. Le dit Congrès avait mis aussi en avant une alliance entre Nicola, Louaisel et Halbronn dont ce dernier avait été l’instigateur. Comme le note Patrice Louaisel dans sa revue Astrolabe (jeu de mots sur le laboratoire) n°5 , Halbronn est (dès avant le Congrès) devenu Secrétaire Général de l’ISAR. Mais en juin 74, il n’a pas été réélu Vice Président du CIA, tout en restant responsable de la Bibliothèque et de la revue Trigone -titre complet Les Cahiers d’Astrologie de la revue Trigone, clin d’oeil aux Cahiers Astrologiques de Volguine), changements qu’attestent les numéros successifs de Trigone :5, 6, 7 et 8.

Trigone n°5 Premier trimestre 1974 Jacques Halbronn Vice président du CIA. Louaisel, devenu Secrétaire général du CIA à titre interimaire, y a une rubrique pour son GERAS (devenu Groupe Européen (sic) de Recherche en Astrologie Scientifique)

Trigone n° 6 Deuxiéme trimestre 1974. On y annonce la projet d’actes du Congrès qui vient mais cela ne se fera pas Notons encore une fois l’ambiance « internationale » qui régne alors !.

Pas de parution au troisième trimestre 74 qui est celui du Congrès.

(Trigone n°7 Editorial Jacques Halbronn mais il n’est plus V. P. (4e Trimestre 1974) Il traite de la situation de la Bibliothèque et remercie André Barbault pour les périodiques qu’il lui a transmis.

Trigone n°8 Editorial Jacques Halbronn (janvier-avril 1975)

On est à la veille de la création du MAU en juin 75. Et Halbronn ne figurera plus dans les numéros suivants de Trigone. Il créera en 1976 la revue Grande Conjonction, dont le nom  reste dans la tonalité « aspecta le» de Trigone.

Dans le numéro 6, qui fait suite au renouvellement du Bureau avec Colombet comme président et Le Corre comme secrétaire général, Halbronn-n’étant plus au Bureau- avait mis en garde , en juin 74 : »Ou bien le CIA se métamorphosera en une fédération qui réunir un maximum d’astrologues de renom dans des structures suffisamment souples ou bien la disparition du sigle CIA donnera naissance à une prolifèration de groupuscules qui ne seront plus écrasés par les 28 années d’existence du CIA. Alors, il serait à craindre que la vie astrologique française ne se disloquât complétement et que l’instabilité d’hier ne soit rien comparée à celle de demain (…) J’espère en tout cas que Trigone, quant à lui, constituera un pôle de rassemblement envers et contre tout »A noter que contrairement à ce qu’on a pu lire, le CIA ne donne pas naissance à une nouvelle association mais change de nom, ce qui est assez banal.Dans le n°8, on annonce que le nouveau nom sera UFA, Union Française d’Astrologie mais l’on optera finalement pour SAF, Société Astrologique de France, nom d’une association existante et dont André Boudineau avait été un des responsables aux côtés du Colonel Maillaud.

L’histoire des hommes est pleine d’imprévus et ne tient souvent qu’à un fil, ce qui rend souvent assez vaines les Prévisions. Qui aurait pu prévoir le processus qui allait se déclencher à partir du mois de juin 1975 et la création du MAU  qui prolongeait celle de la Bibliothèque, fondée trois ans plus tôt en 1972 ? Apparemment pas les astrologues ! Les savetiers sont, dit on, les plus mal chaussés.

C’est au niveau des Colloques que les choses vont se jouer. Halbronn va prendre tout le monde de vitesse en organisant un nouveau congrès international à Paris pour la fin de 1975 et poursuivra tout au long des années suivantes, avec plusieurs congrès par an. (cf le Guide de la Vie Astrologiques, Paris, Trédaniel, 1984) Le paradoxe, une fois de plus, c’est que cela aura été la carte « international » qui aura constitué l’atout maitre alors même que le CIA perdait au même moment son I d’international ! Le CIA n’aura pas non plus opté pour Union Française d’Astrologie comme l’annonçait encore Colombet dans le numéro 8 de Trigone, ce qui eut- avec le mot « Union » – souligné une ambition fédérale qu’avait appelé de ses souhaits Halbronn. En même temps, dans la foulée, Halbronn lançait la Faculté Libre d’Astrologie de Paris en recrutant d’ailleurs dans le groupe parisien du GERAS lequel allait surtout oeuvrer en province comme le montrent leurs premiers colloques En janvier 77 à Saint Genis Pouilly dans le département de l’Ain – car Louaisel est installé à Oyonnax (noter une erreur de mise en page du Guide de la Vie astrologique p. 91 où l’on attribue au GERAS un Congrès de MAU ) et à Crolles, près de Grenoble, l’année suivante. Aucune commune mesure avec les Congrès du MAU. Le GERAS est surclassé. Il semble d’ailleurs qu’il se veuille plutôt voué à animer des réunions d’astrophiles, avec la présence de quelques animateurs, une formule que reprendra Yves Lenoble à partir de 1990.. Toutefois, dès février 78, le CIA, sous son nouveau nom fixé une fois pour toutes de Société Française d’Astrologie tentera aussi de faire acte de présence mais à une échelle parisienne et annuelle somme toute assez modeste. La revue Trigone, quant à elle, poursuivra sa carrière, comme organe de la SFA pour de nombreuses années. En 1976,, Jacques Halbronn publiera dans la préstigieuse collection « Clefs pour «  le volume sur l’Astrologie chez Seghers alors que Louaisel n’aura pas d’ouvrage à son actif même à titre artisanal. En 1979, Halbronn obtiendra le titre de docteur de 3e cycle sur un sujet d’Histoire de l’Astrologie.

Mais pour terminer lisons le numéro 5 (Hiver 1974) d’Astrolabe (dont le nom changera plus tard en Astralis)

 

Le GERAS est officiellement déclaré au JO le15 août 74, donc peu de temps avant le Congrès de septembre et près d’un an avant le MAU. A la page 16, Louaisel rappelle qu’il est diplomé de Sciences Economiques et de Psychologie. Voilà ce qu’il écrit sur le CIA (p. 14) dans le cadre de son étude sur « les principales associations en Europe » dont nous avions rédigé la première partie (dans le numéro 4) « Il semble que cette association ait souffert des départs successifs de ceux qui la faisaient progresser, de l’âge relativement élevé de ses membres et des multiples occupations de ses dirigeants qui n’ont pu, faute de temps, s’y consacrer pleinemenr (..) Constatant sa mauvaise réputation, elle vient d’éprouver le besoin de faire « peau neuve » en changeant de nom et en s’appelant désormais «  Union Française d’Astrologie ». On sait que le mot « Union » sera abandonné et sera repris par le MAU dont le U, au départ pour « universitaire » vaudra par la suite pour « Unifié ». Il reste qu’Astrolabe aura ainsi initié le style des Guides astrologiques qu’Halbronn développera à partir de 1981 avec un « Bottin Astrologique ». En ce qui concerne l’activité en province, Halbronn reprendra le projet de réseau en organisant un grand nombre de rencontres comme l’atteste la carte parue dans le GVA (p 88) Le GERAS aura surtout dynamisé la région Rhône Alpes mais la Suisse, à proximité sera gagnée à partir de septembre 1979 par le MAU avec la création du Mouvement Astrologique de Suisse Romande (MASR) de Charles Aubert.

 

 

JHB 07 04 21

 

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jacques Halbronn La problématique géocentrisme /héliocentrisme en astrologie

Posté par nofim le 6 avril 2021

 

La problématique géocentrisme/héliocentrisme en Astrologie

Par Jacques Halbronn

 

 

Cohabitent en astrologie au moins trois conceptions du cosmos, vu de la Terre : le rotationnel, le géocentrique et l’héliocentrique, ce qui rend assez invraisemblable et irrecevable toute tentative de ne voir qu’une Astrologie une et indivisible comme un certain structuralisme voudrait le faire accroire.

Avec la révolution copernicienne, l’on sera passé du géocentrisme à l’héliocentrisme mais l’astrologie en a t-elle tenu vraiment compte  quand elle a voulu se moderniser à l’instar d’un Jean-Pierre Nicola auteur d’un manifeste » Pour une astrologie moderne » (Ed Seuil 1977) et qui n’en classe pas moins le soleil parmi les « planètes » au même titre que la Lune, Vénus ou Saturne ? Or, dans le système RET (Représentation, Existence, Transcendance), le groupe R comporte bel et bien Soleil, Mercure et Vénus ! Certes, Nicola et le COMAC (Astrologie Conditionaliste) ne reprennent-ils pas les « maitrises planétaires », à l’exception d’un dissident comme Patrice Guinard- qui affectent au soleil un signe ou deux (Lion en domicile, Bélier en exaltation) comme pour les « planètes » stricto sensu, mais ce courant reste n’en reste pas moins marqué par une représentation géocentrique du « système solaire » dont le nom même suppose une telle centralité du soleil. Est-ce que ses tenants en sont vraiment conscients ? Nicola aurait bien mieux fait de placer dans le groupe R la Lune avec Mercure et Vénus, mettant le Soleil à part comme il le fit pour la Lune.

Dans la représentation héliocentrique, la Terre n’est plus au centre mais devient une planète comme les autres, et c’est le Soleil qui prend en quelque sorte sa place. D’ailleurs, l’importance accordée au signe « solaire » ne date pas d’hier et en tout état de cause correspond à la pratique des horoscopes de presse comme aux livres consacrés à un signe donné. Même pour Nicola, qui se dit Taureau parce qu’ayant le soleil dans ce signe (cf son ouvrage dans la Collection des Grands Livres du Zodiaque, Ed Tchou, début des années 80.) On voit à quel point ces différentes astrologies sont imbriquées  sans parler de l’importance accordée aux maisons (cf le SORI chez les conditionalistes), liées, quant à elle, au mouvement diurne, à la rotation de la Terre sur elle même,ce qui sous tend les travaux statistiques de Michel Gauquelin.

Il y a une sorte de « guéguerre » d’ailleurs entre les astrologuee héliocentrés des horoscopes de presse et les astrologues géocentrés du thème natal où le soleil n’est qu’un facteur parmi tant d’autres.

Mais réduire le débat à une simple question d’ordre astronomique ne saurait suffire puisque l’on imagine que le statut du Soleil est celui du Roi (Louis XIV, le ‘Roi Soleil ») alors que les planétes seraient les pions (comme au jeu d’échecs)Faire rentrer le prince dans le rang peut être jubilatoire pour la « plèbe ». C’est pourquoi nous pensons que le géocentrisme aura de longue date combattu l’héliocentrisme et le christianisme a pu être sous tendu par le géocentrisme.. Avec Copernic, l’héliocentrisme aura pris sa revanche et l’on peut donc parler d’une révolution à plusieurs niveaux : l’on pense à la monarchie « absolue ».Concluons ; le problème n’est pas tant qu’il existe plusieurs approches mais qu’on les mélange allégrement. On mange à tous les râteliers.

Une telle confusion s’observe par ailleurs chez André Barbault dans son traitement des cycles planétaires, comme il les appelle. Au début de l’année 1954 (cf la revue Destins), Barbault écrit que si l’année 1953 aura été « marquée » par le cycle Saturne Neptune, l’année 1954 devrait l’être par le cycle Jupiter-Uranus. Ce faisant, Barbault inscrit ces cycles dans le cadre de notre année civile dont on connait le caractère arbitraire quant à son commencement au mois de janvier. Mais bien pis, Barbault semble souscrire à l’idée que le cycle n’agirait que lors de la conjonction. Entre deux conjonctions, eh bien, il y a d’autres cycles qui interviennent, par une sorte de roulement. Certes, Barbault a t-il porté son intérêt pour l’opposition de Saturne à Neptune (cf La crise mondiale 1965, Albin Michel 1964), certes, il aura déterminé les phases successives au sein d’un cycle, sur la base des aspects se formant entre les deux planètes concernés – mais, au bout du compte- de façon empirique- l’approche actuellement admise semble devoir pencher vers la seule conjonction, ce qui a le mérite de repousser les échéances qui sont autant d’épreuve de vérité pour les astrologues de cette mouvance comme Yves Lenoble, préférant nous donner rendez vous à l’année de la prochaine conjonction Saturne- Neptune, laquelle est désormais pour bientôt ! On notera aussi que l’idée d’un cycle connectant deux planètes entre elles n’est pas si évidente que cela : là encore, les fronts sont renversés car le géocentrisme reconnaissait le rôle des étoiles fixes à la différence de l’héliocentrisme. Du fait de l’héliocentrisme, l’on aura généralement préféré le référentiel saisonnier de par son lien au soleil au référentiel stellaire. Mais ce faisant, la combinatoire de deux planètes se sera imposée, pour remplacer celle entre planète et étoile !.Ce qui fait que la planète n’a plus de cycle qui lui soit propre – comme le voudrait Nicola ( voir son ouvrage « Nombres et formes du cosmos », axés sur la Loi de Bode) , ce qui avait déjà été engagé par Albumasar proposant un cycle de 20 ans pour la conjonction Jupiter Saturne, soit une durée qui n’est ni celle de Jupiter, ni celle de Saturne Idem pour le cycle de 36 ans de Saturne (28 ans) et Neptune (165 ans). On voit ainsi émerger encore une nouvelle forme d’astrologie ! Il est vrai que déjà le calendrier dit lunaire s’était construit sur deux astres supposés mobiles, le Soleil et la Lune avec une durée du mois qui ne correspondait ni à la course du soleil ni à celle de la Lune mais à une sorte de moyenne..Quant au découpage proposé par le calendrier solaire en pratique en Occident, il est construit sur la base des axes équinoxiaux et solsticiaux avec une division en 12 calquée sur le calendrier lunaire.

Pour notre part, nous accordons en astrologie relativiste, la plus grande importance au degré du soleil natal et au degré du Jupiter natal, en se référant aux étoiles fixes correspondant à ces deux astres. En ce sens, nous préconisons une astrologie jupitéro-centrée, à savoir que nous privilégions les aspects de Jupiter au soleil natal et au Jupiter natal, tous deux associés à des étoiles fixes se présentant simultanément, grosso modo, à ces deux positions.(cf les naskshatras de l’astrologie indienne). Le degré de précision en astrologie cyclique peut être approximatif à la différence de l’astrologie rotationnelle, où le moindre décalage a des implications. Là encore, ce qui compte pour telle astrologie est marginal pour telle autres et vice versa..

 

 

 

JHB

06 04 21

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Jacques Halbronn Le Colloque en Histoire de l’astrologie. Paris, Crypte de l’Eglise Sainte Anne de la Butte aux Cailles Paris, 1991

Posté par nofim le 6 avril 2021

 

 

LE COLLOQUE EN HISTOIRE DE L’ASTROLOGIE PARIS  Crypte de l’Eglise

Sainte Anne  de la Butte aux Cailles 1991

 

par Jacques Halbronn

 

Ce Colloque aura été le pendant de celui que nous avions susciité à Londres, sept ans plus tôt, en 1984, au Warburg Institute et dont les actes parurent, en anglais en 1987 sous la direction de Patrick Curry, : Astrology Science and Society.

Le Colloque de 1991 fit l’objet d’Actes sous le titre « L’Astrologie en terre française (1539-1730) », 1993, accessible sur la plateforme SCRIBD) avec des contributions de Cécile Dumont-Fillon, Sylviane Bokdam, Pierre Brind’amour, Yali Haran, Patrice Guinard et nous mêmes. Mais il y eut d’autres interventions commme celles de René Alleau, d’Amanda Phillimore, d’Yves Marquer, de Jean Deweer, de Jean Patrice Boudet et de Marie Delclos. En fait comme pour les Actes du Colloque Ere du Verseau (cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros, 1979), qui se tint au Foyer d’Accueil de Paris en 1977, cela ne refléte pas exactement les intervenants présents : certains intervenants n’ayant pas donné leur contribution et certaines contributions s’étant ajoutées par la suite au stade des Actes.

Nous passerons en revue les communications du Colloque de 1991, qui se tint il y a maintenant 30 ans. Cela consistera le plus souvent en des observations à caractère bibliiographique, venant compléter la teneur des contributions.

 

Cécile Dumont-Fillon

Rayonnement de l’Astrologie du Moyen Age à la Renaissance au travers des tapisseries (pp. 7 -56)

Observations Nous accordons la plus grande importance aux données iconographiques. On peut regretter que l’auteur n’ait pas abordé, semble-t-il, la question des rapports complexes entre le cycle saisonnier et la symbolique zodiacale, notamment, ce qui aurait posé un certain nombre de questions sur les sources de la dite symbolique (cf nos Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot, avec Etteilla L’astrologie du Livre de Toth (1788). Collection

Bibliotheca Astrologica. Ed Trédaniel, 1993)

 

Michel Vital Le Bossé

Rabelais et l’Astrologie (pp. 57-83)

Observations. Il semble que l’auteur confonde les Centuries de Nostradamus avec sa production annuelle laquelle est bien plus proche des satirres que Rabelais fait du genre, d’autant que les dites Centuries n’apparaissent en réaité qu’à la fin des années 1580. (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Feyzin, Ed Ramkat 2002) On relévera un passage qui nous interpelle chez Rabelais : » La plus grande folie du monde est penser qu’il y ait des astres pour les Roys, Papes et gros seigneurs, plustost que pour les pauvres et souffreteux comme si de nouvelles estoiles avaient esté créés depuis le temps du Déluge (…) mais toute ceste erreur ne procède que par défault de vraie foi catholique. Tenant doncques pour certain que les astres se soucient aussi peu des Roys comme des gueux et des riches comme des marauds je laisserai à aultres folz prognostiqueurs à parler des Roys et riches et parlerai des gens de bas estat » (cf Pronostication ch. VI), En vérité, il s’agit bien là d’un débat fondamental pour l’Histoire de la Pensée Astrologique.

 

Pierre Brind’amour

L’Astrologie chez Nostradamus (pp. 85 -96)

Observations : on peut regretter que Brind’amour n’ait pas signalé que les quatrains des almanachs consistaient en des versifications de ses prédictions en prose, ce que nous mettrons en évidence en 2007 dans notre post-doctorat (EPHE Ve Section)

Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle. (accessible sur propheties.it et sur SCRIBD. Ce sont les quatrains des almanachs qui auront inspiré la composition de Centuries, lesquelles ne reposent quasiment jamais sur des données astronomiques et qui ne sont aucunement l’oeuvre de Michel de Nostredame..

 

Sylviane Bokdam

Pontus de Tyard et l’Astrologie (pp ; 95-113)

Observations : On regrettera que Sylviane Bokdam ne se soit pas davantage intéressée au personnage de l’astrologue Auger Ferrier et à sa polémique avec le juriste Jean Bodin avec lequel il échangera des arguments dans les années 1580 -cf notre étude La fortune d’un manuel d’astrologie » -CURA.free.fr , NOFIM.unblog.fr, voir aussi notre mémoire de DEA de 1981, Université Lille III (accessible sur SCRIBD) sur la traduction anglaise des Jugements Astronomiqueq sue les nativitez de son traité paru en 1550 et plusieurs fois réédité. Cela anticipe sur le débat au XVIIe siècle entre Morin de Villefranche et Pierre Gassendi. Cf aussi notre étude dans ces Actes.(c f aussi Actes du Colloque de Londres « History and Astrology. Clio and Urania confer » Dir. Annabella Kitson , 1989. communicatin de Nicholas Campion. Astrological Historiography in the Renaissance, cf Halbtonn, Collioque de Londes 1984. Astrology, Science and Society, 1987 dir P. Curry,) «  The revealing process of translation and Criticism in the History of Astrology »

 

Yali Haran

Astrologie et prophétie politique en France au XVIIe siècle (pp. 115-131)

Observations Il semble que Yali Haran ait négligé le corpus associé à Johannes Lichtenberger du fait de a fortune française du recueil prophétique du Mirabilis Liber –cf notre étude dans la Revue Française d’Histoire du Livre. 2013, Nº. 134 -*De l’agencement des recueuils prophétiques. De la Pronosticatio de Lichtenberger au Mirabilis Liber parisien , pp. 7-34. et notre Thèse d’Etat Le texte prophétique en France.Formation et fortune. Paris X, 1999 paru aux Presses Universitaires du Septentrion ct aussi notre Catalogue d’exposition Astrologie et prophéties. Merveiles sans images. Ed de la Bibliothèque Nationale, 1994)

 

Patrice Guinard

L’astrologie et le débat scientifique en France à la fin du XVIIe siècle (pp 133-145)

Observations : On note l’indigence des références bibliographiques dans cette étude ainsi que l’absence de mention de notre Bibliothèque Astrologique grâce à laquelle Guinard aura puisé l’essentiel de sa documentation. Il est clair notamment que sans nous Guinard n’aurait pu aborder l’oeuvre d’Eustache Lenoble. Attitude d’autant plus surprenante qu’elle concerne un texte s’inscrivant dans les Actes d’un Colloque dont nous avons été l’instigateur. Il est vrai que nous n’avons publié nos travaux sur Lenoble qu’en 1993.( cf Etudes autour des éditions ptolémaiques de Nicolas de Bourdin (1640-1651). Collection Bibliotheca Astrologica, Ed Trédaniel avec le reprint du Centilogue de Bourdin. Cf aussi notre éditions des Remarques Astrologiques de Morin sur le commentaire du Centilogue. Paris, Retz, 1975) « t Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot, Collection Bibliotheca Astrologica. Avec le reprint de Etteilla L’astrologie du Livre de Toth, comportant une étude sur une réédition méconnue de l’Uranie de Lenoble) cf notre Catalogue Alphabétique des textes astroques français, site CURA. Free.fr et le Catalogue des photocopies de la Bibliotheca Astrologica, sur SCRIBD) et notre Introduction bibliographique à l’étude de l’Astrologie Française de la fin du XVIe siècle à la fin du Xxe siècle, 1987. D’ailleurs dès 1987 Guinard avait publié sur cet auteur dans la revue Astralis.

 

Jacques Halbronn Bibliographie de la littérature anti-astrologique française, d’Oresme à Voltaire. (pp. 147 -184)

Ci- dessous l’introduction à cette étude.

«  Ce travail complète celui que nous avions effectué lors d’un colloque intitulé « La comète de Halley et l’influence sociale et politique des astres: actes du colloque tenu à Bayeux, au Centre Guillaume le Conquérant » en octobre 1986 ; plateforme books google.fr)

et qui s’intitulait  « les variations d’impact des comètes en France. Etude bibliographique (fin Xve-fin XVIIIe siècles) » Autrement dit, il s’agit d’une bibliographie introduite par un découpage des périodes et une recherche des causes de l’accroissement ou de la diminution de la production.

Il s’agit ici de rassembler un maximum de références à des textes ayant un contenu anti-astrologique, c’est à dire regrettant son empire et souhaitant en diminuer ou en limiter le rayonnement.Ls textes que nous avons choisis pour notre corpus ne sont pas nécessairement parus sous un titre se référant à l’astrologie , il peut s’agir de chapitres au sein d’ouvrages traitant d’autres sujets  (cf. J..Halbronn. Catalogue alphabétique des Textes astrologiques Français), site du CURA et Anthologie des textes astrologiques de langue française (complément du CATAF),plateforme SCRIBD)

On ne saurait exagérer l’importance de l’étude approfondie de la littérature anti-astrologique pour l »Histoire de l’astrologie. De même qu’on ne contestera point la nécessité de prendre en ligne de compte les productions divinatoires plus ou moins abâtardies pour cerner l’évolution du statut de l’astrologie , de même les textes anti-astrologiques constituent un contre point éminemment précieux pour éclaire les positions de l’Astrologie à travers les siècles.Au demeurant, les études modernes consacrées aux anti-astrologues sont plus abondantes que celles consacrées aux traités proprement dits ; Tout comme pour notre travail sur les cométes, nous accorderons de l’importance aux réactions provoquées par ces publications. Notamment provoquées par les astrologues. Pour les comètes, la démarche était dans l’ensemble inverse puisque la croyance en la comète était la donnée première et que les critiques et les attaques étaient en réaction., à Jean François.

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jacques Halbronn L’astrologie face à la dialectique des fins et des moyens.

Posté par nofim le 5 avril 2021

 

L’astrologie face à la dialectique des fins et des moyens.

 

Par Jacques Halbronn

 

Il est plus facile d’appréhender les moyens que les fins car on connait nos moyens, moins nos fins. Nos moyens nous renseignent ils sur nos fins ou bien nos fins déterminent-elles nos moyens. ? Voyons ce qu’il en est pour l’Astrologie !

André Barbault dans de la Psychanalyse à l’Astrologie (Seuil, 1961) semble y dire que l’observation de la carte du ciel dont dispose l’astrologue indique l’usage que l’on peut en attendre, donc sa finalité, sa fonction. Il se pourrait bien qu’il ait eu tendance à raisonner pareillement pour ce qui est du but de l’astrologie mondiale, au vu des planètes dont dispose l’astrologue. Ce qui lui évitait de penser la fin de l’astrologie. Autrement dit, les outils dont je dispose m’indiqueraient à quoi je dois m’attacher en tant qu’astrologue mais cela vaudrait évidemment dans bien d’autres cas.

Pour notre part, nous soutenons qu’il convient de suivre le raisonnement inverse à savoir fixer les fins puis songer aux moyens nécessaires pour les atteindre. Faute de quoi, notre environnement va nous imposer nos fins. On connait d’ailleurs l’adage : la fin justifie les moyens. Il nous semble que l’astrologie souffre d’avoir posé la problématique à l’envers. Demandons aux astrologues ce qu’ils en pensent. On risque fort d’entendre des réponses du type : l’astrologie a vocation à donner du « sens » à notre systéme solaire et du « sens » à la vie des gens. Mais le sens c’est aussi la direction, donc l’objectif, la fin.

Abordons la question d’un point de vue théologique ou du point de vue de l’organisation sociale, comme dans le cas de la rédaction d’une constitution comme celle de la Ve République. Quel est le but poursuivi ? Apporter un certain ordre (le mot cosmos en grec signifie ordre). On élit quelqu’un pour une certaine durée de mandat. Faut il se demander de quels moyens l’on dispose ou plutôt de quels moyens a-t-on besoin, ce qui n’est pas tout à fait la même chose ? Les moyens dont dispose sont illimités : tout ce qui existe peut virtuellement servir.On voit bien que ce n’est pas comme cela que l’on devra procéder.Il faudra bien faire des choix en fonction justement du but à atteindre ! Mais si l’on ne sait pas ce qu’on veut….De la même façon, face à un objet, comment savoir à quoi il est censé servir ? Faut-il se fier à l’usage qui en est fait habituellement ? En bonne logique, on va élire un nombre limité de personnes pour le Parlement parmi ceux qui se présentent sans parler des électeurs eux-mêmes qui ne prétendent pas se faire élire. Certains se disent qu’en fait tout le monde devrait avoir le droit à la parole. Pourqoi pas ? C’est ne pas savoir faire la différence entre le virtuel et le réel. On est alors en pleine démagogie !

Pour en revenir à l’astrologie, est-ce que parce qu’il y a tant de planétes dans notre système solaire, cela implique qu’il faille toutes les utiliser astrologiquement ? Or, c’est un postulat qui semble largement admis de nos jours comme une sorte d’évidence. Encore une fois, l’on risque fort de confondre les fins et les moyens et d’avoir les yeux plus gros que le ventre. Dans la vie quotidienne, nous savons pourtant que tout n’est pas bon à prendre, qu’il faut en prendre et en laisser. Mais dès qu’il s’agit d’astrologie, le bon sens ne semble plus pouvoir jouer son rôle. Plus on est de fous, plus on rit. Abondance de biens ne nuit pas.

On aura compris qu’il est urgent de se demander comment se servir de l’astronomie pour réaliser les fins de l’astrologie et tout ce qui est astronomique n’est point or pour l’astrologie ! Il ne faut prendre que ce dont on a besoin. Mais le probléme, c’est que certains se sont ingéniés à accroitre abusivement les besoins de l’astrologie, à surenchérir, glissant ainsi en pleine inflation. L’astronomie, c’est la planche à billets de l’astrologie !

Il est peut être temps que l’astrologie change son « business model ». et montre qu’elle les pieds sur terre , si l’on peut dire. Un adage anglais nous dit : « deux c’est de la compagnie, trois c’est la foule ». Barbault avait raison de s’en tenir à combiner deux facteurs pour ses cycles. Mais, avec le thème natal, on dépasse largement la mesure et le rôle des aspects dans le cycle n’est pas le même que dans le thème. Nous avons toujours dit que le thème était une sorte de tonneau des Danaides. Le cycle est une façon heureuse de se servir de l’astronomie, pas la « carte du ciel ». Les statistiques de Gauquelin nous parlent d’une planéte par profession pas de 36 !

Allons plus loin, si les astres agissent sur notre Humanité, n’est il pas raisonnable de penser qu’ils doivent agir avant tout sur les chefs, les cadres et pas sur l’homme ordinaire ? Là encore, on frise la démesure  quand on affirme que chacun a droit à son thème ! C’est le désordre assuré, la cacophonie. Une armée où il n’y aurait que des officiers !Que d’excès !

Et puis, pendant qu’on y est : est-il raisonnable de penser que l’astrologie doit intervenir dans notre vie, à tout instant ? C’est ignorer le processus des phases. Il faut laisser du temps au temps ! Évitons l’emphase !

On aura compris que l’on a le choix entre une astrologie maximaliste qui s’enivre à la vue de toutes ces planètes et une astrologie plus responsable qui pratique une économie de moyens et poursuit des fins en intervenant sur des points stratégiques peu nombreux. Il est temps que l’astrologie fasse alliance avec une certaine oligarchie plutôt qu’elle ne fasse le jeu de l’anarchie, avec l’aide d’une astronomie pléthorique. Comme on sait, trop de cycles tue le cycle, trop d’astronomie tue l’astrologie..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 05 04 21

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