jacques Halbronn L’astrologue comme modéle de société

Posté par nofim le 4 avril 2021

 

L’astrologie comme modèle de société

 

par Jacques Halbronn

 

 

 

Qu’est ce qui motive une personne à s’intéresser à l’astrologie voire à lui accorder quelque crédit? Serait-ce la pratique ou au contraire la théorie ? That is the question ! Il faut se méfier de ceux qui déclarent que c’est la pratique car dan ce cas, on se demandera ce qui les aura poussé jusqu’à cette « pratique ». La pratique, c’est un peu comme la musique, cela prend du temps alors que la théorie nous est accessible quasi immédiatement. L’une reste assez opaque et l’autre nous semble plus transparente. Comme disait Napoléon Ier : « un bon croquis vaut mieux qu’un long discours ».Autrement dit, c’est une certaine image de l’astrologie qui va nous séduire, la présentation de ses dispositifs, de ses catégories qui sont susceptibles de nous impressionner. Et dans ce cas, l’on n’est pas parti pour mettre l’astrologie à l’épreuve mais pour savoir ce qu’elle aura à nous dire. C’est ainsi que les gens qui savent sous quel signe ils sont nés ne s’empresseront pas de déclarer que cela ne leur correspond « pas du tout » ce qui en est dit et bien entendu, cela ne les gêne pas spécialement qu’ils ne soient pas les seuls à être né « sous » le dit signe car ils ne sont pas assez imbus de leur petite personne pour penser être un cas unique. Bien au contraire, ce sera l’occasion de comparer autour de soi les différents types zodiacaux. On est certes là en face d’un modèle, d’un régime d’organisation sociale à base d’astrologie  et son lien avec l’astronomie n’est pas pour rien dans sa fortune. Quelque part, c’est la perspective d’une relation, d’un pont entre sciences physiques et sciences humaines par le biais de l’astrologie qui risque de devenir un ressort pour l’étude de l’astrologie.

Posons nous une autre question : qu’est ce qui fait que l’on devient « socialiste » ? Où est le déclic ? Est-il d’ordre intellectuel ou pratique ? Est ce que les cas soumis, fournis en faveur de l’astrologie, en exemple, sont si déterminants  que cela?

Nous ne le pensons pas. Les exemples donnent un avant goût de l’effet astrologique par delà leur véracité. Une carte du ciel représentant la situation des planètes à instant T., quelle belle perspective .

Où voulons-nous en venir ? .Voilà déjà longtemps (cf seconde édition de Clefs pour l’Astrologie, Seghers 1993) que nous proposons d’inverser le rapport de force et la charge de la preuve.Ce sont les gens qui sont demandeurs, qui veulent être validés par l’astrologie et non l’astrologie qui devrait l’être par les gens. Il ne faudrait pas que le complexe d’infériorité sociale ressenti par certaines personnes de basse extraction rejaillisse sur leur rapport à l’astrologie, par projection, au point de lui demander de rendre des comptes, de donner des gages, de faire ses preuves.

(cf notre brochure L’astrologue face à son client. Les ficelles du métier, 1994)

Résumons-nous : il faut évidemment soigner la présentation de l’astrologie, qu’elle n’ait pas trop l’air étrange et étrangère dans son allure. Le calcul effectué par certains astrologues qui croient que même si le public n’y comprend rien, il sera quand même bien forcé de constater les « résultats » s’avère être un leurre car ces résultats ne suffiront jamais à effacer le malaise ressenti face à un « mauvais genre ». On ne prête qu’aux riches.

En fait, nous proposons une nouvelle stratégie de communication, sur le modèle des grandes idéologies et religions et des grands modelés et paradigmes de notre temps. Il n’y a pas que les particuliers qui cherchent du sens à leur existence mais aussi les sociétés. Ce qui compte, c’est l’aura du projet de société.. Il faut que les gens y croient parce que cela les rassemble et ce qui est vital pour une société n’est ce pas un sentiment de communion ?

Le grand défaut de ceux qui ont cherché à « prouver » l’astrologie par son aptitude à prévoir, c’est qu’ils l’ont compliquée, tordue à l’extrême de façon à ce qu’elle « colle » avec les événements et ce faisant ils l’ont défigurée à force de la maquiller outrageusement.

En fait, l’astrologie est d’abord un modèle de société comme ont pu l’être en leur temps le socialisme, le fascisme, le sionisme ou l’européisme. Elle a pour elle son ancienneté, son universalité indéniables qui la placent au même rang que les grandes religions. Elle n’a rien à envier au système démocratique avec ses élections dont tout le monde comprend le principe sinon apprécie l’efficacité,- on a dit que c’était « le moins pire des régimes »- c’est tout dire – pourvu qu’elle soit en mesure de proposer un modèle cohérent, accessible visuellement et intellectuellement pour tous, avec une méthode d’organisation sociale et politique bien structuré..Ce qui est le cas de notre Astrologie Relativiste. Mais le problème de nos jours, c’est que les astrologues savent pratiquer leur discipline mais ne savent pas en parler, ni l’expliquer en pensant que les « résultats » parlent d’eux mêmes et qu’ils sont quitte ce faisant. Évidemment, chacun veut voir midi à sa porte et défend sa boutique..Et il est vrai que cette astrologie ressourcée est forcément en phase avec les élites puisque pour elle ce sont les élites qui sont son domaine en tant qu’interface entre ce qui est en haut et ce qui est en bas. Cette astrologie n’est pas faite pour le vulgum pecus , ce n’est pas une astrologie pour tout le monde. !A l’instar des constitutions qui organisent la vie des États, l’Astrologie Relativiste est maîtresse des horloges.Autrement dit, il reviendra aux astrologues de déterminer quels sont les personnages auxquels l’on pourra confier des responsabilités et toute personne ambitieuse souhaitera être recrutée et ce sera à elle de prouver qu’elle fait l’affaire, qu’elle est fiable, prévisible astrologiquement… Force d’ailleurs est de constater que les astrologues ne sont pas ou plus à l’aise avec leur astrologie et qu’ils n’en font que dans le secret de leurs cabinets. Cette astrologie privée doit laisser la place à une astrologie publique. Mais cela n’a rien à voir avec l’astrologie dire mondiale censée annoncer des événements d’ampleur « historique ».Il s’agit pour l’astrologie de s’assurer que les bonnes personnes sont à la bonne place, au bon moment. Une astrologie pour la conduite de la Cité.

 

 

 

 

 

 

JHB

04 04 21

 

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Jacques Halbronn Judaisme: Culte du vendredi soir versus culte du samedi matin

Posté par nofim le 4 avril 2021

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jacques Halbronn L’astrologie hypothéquée par les défaillances préalables

Posté par nofim le 3 avril 2021

 

 

 

 

L’astrologie hypothéquée, minée par la défaillance des précautions préalables

 

par Jacques Halbronn

 

Les Grecs avaient compris que le monde était géométrique et qu’il ne pouvait être adéquatement appréhendée qu’en utilisant les mathématiques et en recourant à la Logique.. Faute de quoi, l’on se condamnait à l’empirisme des ignorants incapables de savoir à l’avance ce qui était viable et ce qui ne l’était pas. En fait, la Science serait encore la meilleure manière de prévoir, de prédire.Et d’ailleurs, ceux qui s’accrochent à l’astrologie ne sont-ils pas ceux et celles qui ne parviennent jamais à prévoir les conséquences de leurs actes (ou de leur absence d’actes) et/ou de leurs paroles. ?

Dès que nous avons commencé à nous intéresser à l’astrologie, il y a maintenant plus d’un demi siècle, nous avions pensé qu’il fallait commencer par s’assurer sa « cohérence » interne (ce fut le thème de notre colloque d’Amiens en 1986), à commencer par la question des maitrises planétaires. Or, nous avons du constater que la plupart des astrologues étaient indifférents à ce type de recherche  et ils auront continué comme si de rien n’était, de décennies durant, à utiliser les même dispositifs servant notamment à relier les maisons du mouvement diurne entre elles, sans oser en changer un iota ! Du moment que « ça marchait ». Credo quia absurdum.

Dans le domaine médical, le milieu des médecins aura fini par comprendre l’intérêt qu’il y avait à se laver soigneusement les mains, question d’hygiène qui ne les avait pas interpellé auparavant ! Ce qu’on appelle l’approche antiséptique.

On aura compris que la prévention est une priorité, -tout autant que la prévenance (cf nos textes sur ce thème)- quand on travaille dans le domaine de l’humain lequel offre une grande complexité. Autrement dit, plus le terrain est marqué par divers facteurs, plus il faut prendre de précautions avant de se lancer dans le feu de l’action..

Paradoxalement, les astrologues ne semblent guère prévoyants, ne prenant pas toutes les mesures nécessaires en amont, n’effectuant pas tous les contrôles structurels qui s’imposeraient..

Le travail du « théoricien » est celui de l’ingénieur capable de percevoir un défaut de conception, de construction et d’y remédier car on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain, ni un appareil parce qu’il ne marche plus ou qu’on en a perdu le mode d’emploi !

Quel niveau d’exigence demander ? Il nous semble aller de soi de respecter le principe du rasoir d’Occam qui vise à rechercher des formulations aussi simples et économiques que possible. On se méfiera de tout ce qui est alambiqué, type usine à gaz ; En fait,il nous apparaît que le travail de l’astrologue doit être compris de tous ceux auxquels il entend s’appliquer et non des seuls adeptes de la technique mise en œuvre ; C’est là un bon garde-fou..On se méfiera donc des solutions informatiques qui permettent de dissimuler, de masquer la complexité et les méandres du dispositif utilisé  en arguant de la « rapidité », toute relative, des calculs. Bien plus, nous pensons que l’astrologue doit faire référence à des facteurs célestes visibles collectivement à l’oeil nu par tout un groupe sans avoir à passer par un télescope.

Il faudra aussi éviter les redondances, les doubles emplois qui permettent de dire les mêmes choses par divers moyens, ce qui est , évidemment, bien commode  car on peut ainsi retomber sur ses pattes, d’une façon ou d’une autre. Or, l’astrologie, de par son syncrétisme, a réuni sous son label diverses techniques qui visent peu ou prou le même objectif et les astrologues n’ont aucun scrupule à les utiliser de concert, comme autant d’alternatives au cas où telle formule ne « marcherait » pas. On ne va quand même pas travailler sans filet.

En bref, il faudrait qu’une instance professionnelle accordât une sorte de certificat à chaque méthode mise sur le marché – comme on le fait actuellement pour les vaccins COVID 19-répondant à une série de critères requis. Avec une certaine dose de cynisme, nombre d’astrologues sont d’ailleurs persuadés que leurs clients ne sont pas à même de juger de leurs performances. Et c’est précisémént pour cette raison que nous voulons que la validation ne dépende pas du client livré à lui même mais de la dite instance. Le temps est révolu où l’astrologue pouvait se contenter de dire  à son client : »vous jugerez par vous-même » comme si le client était en mesure de le faire.Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. Il importe que préalablement, un contrôle, une vérification du bien fondé de la méthode suivie aient été effectués et cela en amont et non en aval. En ce nouveau siècle, on n’en est plus à « vérifier » une tradition qui ne tient pas debout structurellement en l’appliquant telle quelle mais bien de s’assurer de sa viabilité d’un point de vue logique, géométrique, formel.Ce n’est peut être pas une condition suffisante mais elle est certainement nécessaire..

Selon nous, on demande des « preuves » quand quelque chose ou quelqu’un est suspect et dans ce cas il n’y en aura jamais assez. En revanche, si l’on fait preuve d’une certaine transparence, si l’on ne donne pas l’impression que l’on est en face d’un prestidigitateur qui trouvera toujours le moyen de s’en sortir, une relation de confiance s’établira entre le milieu astrologique et la Société . En fait, c’est à l’astrologie ainsi sécurisée qu’il faut se fier et non au sentiment du client venu justement consulter parce qu’il est perdu. Est ce que les gens vont vérifier s’ils sont bien de tel ou tel signe ? Non, ils se disent que s’ils sont de tel signe, il faut qu’ils apprennent à se connaître. Cela tient au fait que le dispositif qui distribue les signes selon la date de naissance est facile à comprendre et que le texte est écrit et connu à l’avance, dans les média, et non après coup. La solution est probablement à trouver dans un juste milieu entre le thème natal combinant un nombre considérable de notions (aspects, signes, maisons, planètes) qui s’entrecroisent et l’horoscope de presse. Cela dit, les reproches du genre : l’horoscope de presse suppose un même « destin » pour tous les natifs de tel signe sont mal venus. Le public est assez intelligent pour comprendre que l’on n’est pas unique en son genre:si quelqu’un apprend qu’il est de tel signe, il est parfaitement conscient de ne pas être le seul dans ce cas et en plus il pourra se comparer avec d’autres personnes du même signe ; En revanche, le thème natal enferme le sujet dans sa prétendue spécificité unique, ce qui prive le client, ipso facto , de moyens de contrôle en aval en procédant à quelque forme de statistique…ESt ce qu’une femme qui va voir un gynécologue imagine qu’elle est unique en son genre?Au contraire, elle est rassurée d’avoir affaire à quelqu’un qui connaît parfaitement l’anatomie des femmes en général – ce qui est validé par un diplôme – avant d’observer son cas personnel (cf à ce sujet notre brochure L’astrologue face à son client. Les ficelles du métier »-il en existe une traduction anglaise par Geoffrey Dean.) C’est ce que nous appelons commencer par ce qui est en amont avant de passer à ce qui se situe en aval. Ne mettons pas la charrue devant les bœufs.

Sachons que nous ne défendons pas pour autant l’astrologie actuellement pratiquée dans la presse mais elle n’en reste pas moins par certains côtés la plus saine. Selon l’Astrologie Relativiste que nous avons récemment élaborée la position du soleil natal est une donnée centrale qui ne saurait être placée au même niveau que les positions des autres planètes et en cela nous confirmons une pratique des aspects des planètes « dans le ciel » avec le degré du soleil natal (ou plus largement du décan où il se trouve) mais nous ne pensons pas que toutes les planètes sont à considérer en transit par rapport au dit soleil comme cela se pratique dans les horoscopes de presse du moins quand ils sont conçus selon les règles au sens de Marie-Louise Sondaz qui a mis en place un tel modèle (cf la vidéo de Serge Bret Morel sur les horoscopes de presse) et enfin nous ne pensons pas que l’on puisse astrologiquement prévoir l’avenir du premier venu car nous considérons que cette « prévisibilité » est réservée à la caste des leaders et c’est bien là un point à envisager : est ce qu’il est logique que tout le monde soit mu par les astres, est-ce que cela ne serait pas cause d’une terrible cacophonie. La personne « prévisible » est celle qui sera chargée d’exercer un certain pouvoir mais cette prévisibilité par là même en limitera l’exercice dans le temps, en instaurant les durées des phases, des périodes.

 

 

JHB 03 04 21

 

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Jacques Halbronn L’astrologie envahie par une mystique des temps nouveaux

Posté par nofim le 3 avril 2021

L’astrologie, envahie par une mystique des temps nouveaux

par Jacques Halbronn

 

L’astrologie contemporaine n’est pas une renaissance de l’astrologie mais sa transfiguration sur un fonds d’événements tant astronomiques que politiques d’un nouveau genre. Cette évolution aura selon nous complétement dévoyé l’astrologie du Xxe siècle.

 

I Les évenéments astronomiques

Comme nous l’avons mont é dans un précédent texte relatif aux années 1930-1940, autour de Dom Néroman, Surany et Brunhuner, les découvertes successives d’Uranus, Neptune et Pluton auront radicalement transformé les fondations du discours astrologiques et auront rejoint une astrologie marginale qui était celle qui s’était construite autour du phénoméne des comètes.(cf notre dossier Les variations d’impact des ‘comètes » en France. Etude bibliographique (fin Xve -fin XVIIIe), in Actes du Colloque de 1986, La comète de Halley et l’influence sociale et politique des astres, , Bayeux 1991 pp. 53 et seq) On pourrait y ajouter certains textes sur telle « Stella Nova » de Kepler. Tout se passe ici comme si l’astrologue était amené à déchiffrer, à interpréter les signes célestes de son temps. Pierre Bayle, dans ses Pensées sur la Comète (de 1680) témoignera de cette tendance. Paradoxalement, d’ailleurs, l’astrologie des comètes sera mieux reçue par les milieux religieux que l’astrologie cyclique traditionnelle en ce qu’elle supposait voire impliquait l’existence d’une Providence en train de se manifester.

Or, l’intérêt suscité, depuis la fin du XVIIIe siècle pour les nouveaux objets planétaires du systéme solaire, révélés par des astronomes n’hésitant pas à recourir à la mythologie pour baptiser leurs découvertes, allait plonger toute l’astrologie dans ce type de lecture prophétique., au nom d’ailleurs d’une certaine idée de la modernité.Au fond, ces nouvelles planètes ne démontraient-elles point que l’astrologie n’avait jusque là pas disposé de toutes les notes de son clavier ?D’ailleurs, les anti-astrologues n’hésitaient pas à souligner les lacunes du savoir astronomique des astrologues. .

Nous montrions dans l’étude parue sur Nofim.unblog.fr que les événements politiques des années Trente semblaient bel et bien valider la portée de ces nouvelles planète avec Pluton pour couronner le tout, repérée en 1930.

 

II Les événements politiques

Avec la Seconde Guerre Mondiale, une nouvelle typologie historique s’imposait, celle de guerres « planétaires » dans tous les sens du terme. Dès la fin des années 40, l’astrologue Henri Gouchon établira un graphique expliquant que les deux conflits obéissaient à un même processus cosmique. Il construit un indice de concentration planétaire, comprenant Uranus, Neptune et Pluton venant s’ajouter à Jupiter et à Saturne qui « expliquait » et extrapolait par rapport à ces deux conflagrations. André Batbault reprit vingt ans plus tard le graphe ainsi constitué par les conjonctions des « planètes lentes » en pariant sur un ‘jamais deux sans trois » pour le début des années 80 tout comme il avait parié sur le succès du communisme soviétique. A ce propos, la fin des années 80 et le début des années 90 consacrèrent plutôt la tendance inverse avec l’effondrement de l’Europe de l’Est sous emprise russe puis la dislocation de l’URSS elle-même., mettant fin à son statut de « super-puissance ».

 

Conclusion : l’astrologie avait été ainsi envahie par l’émergence de nouvelles planètes et par celle de nouveaux phénoménes historiques sans parler des idéologies communistes et fasciste qui venaient en quelque sorte confirmer l’importance du nouvel apport astronomique. Avec le recul, l’idée de guerre mondial semble bien avoir fait long feu et donc condamnait les spéculations de Barbault sur un mauvais cheval tout comme l’était aussi le communisme. Pas de chance ! D’ailleurs, la problématique des nouvelles planètes semble également ne déboucher sur rien, notamment avec la disqualification de Pluton par la communauté astronomique en 2006.

Il est temps selon nous de revenir à une astrologie prenant de la distance tant par rapport aux nouvelles planètes que par rapport à toute forme de nouveaux phénoménes politiques pour l’inscrire dans une approche plus sociologique de compréhension des mécanismes sociaux récurrents à travers les âges. En tout état de cause, il nous a toujours paru malsain de laisser entendre que l’astrologie aura traversé des siècles dans l’ignorance de facteurs astronomiques essentiels et de toute façon pour s’inscrire dans le champ de la Cité, il fallait que les astres dont se servaient les astrologues fûssent visibles à l’oeil nu, au vu de tous et non par le truchement de ces machines que sont les lunettes et les télescopes !,

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Jacques Halbronn La lutte entre le six et le sept au niveau astrologique et théologique

Posté par nofim le 2 avril 2021

La lutte entre le six et le sept au niveau astrologique et  théologique

Par Jacques Halbronn

 

Il faut se méfier des nombres impairs.On dit d’ailleurs « faire un impair » pour parler d’une faute. C’est le cas du « treize à table ». Cela devrait donc nous interroger notamment à propos du Sept alors même qu’on le retrouve à plusieurs reprises tant dans la Bible, dans la Kabbale qu’en astrologie ou en hémérologie. Les sept jours de la semaine, les sept vaches maigres dévorant les sept vaches grasses (songe de Pharaon) ou Blanche Neige et les sept nains, les 7 merveilles du monde, les 7 péchés capitaux etc. Les astrologues parlent du « septénaire » englobant les luminaires et les planètes jusqu’à Saturne, et puis il y a le jour du Sabbat (Shabbat) qui ferait écho au septième jour de la « Création ».

A propos du Livre de la Genèse, on notera tout de même  que le récit du VIIe jour n’apparaît qu’au début du chapitre II comme s’il avait été rajouté.

« C’est ainsi que furent terminés le ciel et la terre et toute leur armée. Le septième jour, Dieu mit un terme à son travail de création  Il se reposa de toute son activité le septième jour ».

A propos de création, il existe dans la littérature kabbalistique un Sefer Yetsira, Livre de la Création ou de la Formation qui traite des planètes, des signes du zodiaque et des Quatre Éléments en rapport avec l’alphabet hébraïque. Les lettres du dit alphabet sont classées en trois groupes : 12 lettres pour le zodiaque, 7 pour les planètes et….trois pour les Éléments et pourquoi pas quatre ? L’explication tient à l’insertion de Saturne au sein d’un dispositif déjà constitué. En fait, le groupe des lettres doubles est celui de consonnes ayant une double prononciation. Or on y a jouté la lettre ‘resh » qui ne correspond pas à ce cas de figure, afin d’arriver à 7. On sera donc passé de 4-6-12 à 3-7-12, avec deux nombres impairs.

Traitons d’ un autre exemple, pris dans la littérature astrologique avec la Tétrabible de Ptolémée avec le dispositif des maîtrises planétaires.(IIe siècle) On y répartit les «7 » planètes entre les 12 signes , ce qui constitue une sorte de casse-tête, de quadrature du cercle. On a du mal à comprendre les raisons de l’agencement. Ptolémée explique qu’en dehors des luminaire, les 5 planètes auront chacun droit à 2 signes, afin que chacun des 12 signes dispose de deux régents. Mais, ce faisant, la réalité astronomique n’est pas respectée car ni Mercure ni Vénus ne sauraient s’éloigner respectivement de plus d’un signe ou de plus d’un signe. Comment expliquer que l’on en soit arrivé là ? Selon nous, cela tient à un désir d’intégrer Saturne. Mais comme le nombre de place est compté , cela devra susciter un réaménagement progressif de tout le dispositif et générer une forme de déséquilibre du fait du passage du 6 au 7.L’astrologie va devoir pendant des siècles voire des millénaires vivre avec le septième facteur qu’est Saturne et dont la mythologie nous rappelle qu’il fut banni de l’Olympe, ce qui ramenait à un nombre pair de divinités. Quelque part, ce dieu Saturne, représenté avec des béquilles, dans l’iconographie astrologie-prophétique est celui qui génère de la dissonance. Dans les rapports tendus entre astronomie et astrologie, on peut penser que la question de la présence ou de l’absence de la planète Saturne -quel que soit le nom qu’on ait pu lui donner à travers les âges- a du peser si ce n’est que l’astrologie aura fini par se saturnisme tout comme le judaïsme se sabbatiser et par la suite d’autres dérives auront suivi . Saturne était une sorte de Cheval de Troie, la porte était ouverte à l’accueil de planètes dites trans-

saturniennes « : un trio qui jouera un rôle majeur dans l’imaginaire des astrologues des années 30-50 et au-

delà (voir notre récente étude à ce sujet) et du côté du Shabbat (le nom de Saturne en hébreu est Shabtaï, et le samedi est en anglais Saturday sans parler de Shabatai Zevi, le prophéte messianique du XVIIe siècle). L’astrologie considérerait désormais et jusqu’à ce jour les astronomes du système solaire comme des agents de la Providence, voués à révéler les connaissances ultimes qui avaient jusque là manqué aux astrologues.

Or, le six aura laissé des traces profondes dans notre calcul du temps : une journée de 24 heures, une

heure de 60 minutes, une minute de 60 secondes sans parler des 360 -6×60- degrés du cercle, que l’on retrouve approximativement dans les 360 jours de l’année terrestre. On est dans le sexagésimal.Cette planète Jupiter avec ses 12 ans de révolution fait pendant à la Lune qui rencontre 12 fois le Soleil en une année terrestre, ce qui donnera les 12 mois de l’année. Jupiter est la sixième planète. : Soleil -Lune-Mercure- Vénus Mars- Jupiter  -si on met la Terre au centre. On notera que la grammaire met en exergue le 6 avec les première, deuxième et troisième personne du singulier et du pluriel.

On retrouve en Chine, un cycle de 12 ans pour les 12 types zodiacaux qui diffèrent de ceux que l’on pratique en « Occident » mais aussi les hexagrammes du I Ching- Hexa signifie six en grec-que l’on retrouve dans hexagone pour surnommer la France métropolitaine avec ses six facettes.En 1955, les travaux statistiques de Gauquelin montraient cependant (L’influence des astres) qu’il fallait compter sur Saturne. Mais nous avons montré qu’il s’agissait d’une autre forme d’astrologie, liée à la rotation de la Terre, au mouvement diurne, toutes les planètes défilant en une journée. Il s’agirait, selon nous, d’une astrologie primitive bien différente de celle qui suit la course des planètes à travers les étoiles fixes, sur des années voire des siècles et plus. Et cette autre astrologie création des « dieux » pour reprendre la terminologie biblique n’avait pas usage de Saturne pour réaliser ses objectifs car il n’y avait aucune raison qu’elle s’encombrât de plus de facteurs qu’elle n’en avait besoin.On nous objectera que la Bible fait une large part au 7. On pense au songe de Pharaon avec les 7 vaches maigres qui finissent par dévorer les 7 vaches maigres. On pense au commandement du respect du Shabbat parmi les Dix Paroles. Mais on remarque aussi que Jacob a 12 fils et qu’il y aura 12 tribus en Terre Promise. Jésus aura 12 disciples. Quant à l’étoile de David, figurant sur le drapeau israélien, n’est-elle pas à six branches ?

Ces deux voies correspondent au Grand schisme qui affecta  le monde hébraïque au lendemain de la mort du roi Salomon, au Xe siècle avant l’ère vulgaire. Le Pentateuque aura été largement remanié par les gens du Royaume sécessionniste du Nord, qui prendra le nom de Jacob-Israël mais qui disparaîtra au VIIIe siècle, ce qui conduira beaucoup de ses ressortissants à venir s’établir au Sud, en Judée, avec pour capitale Jérusalem. Ce sont ces « Israélites » qui imposeront en fait le Shabbat mais il s’instaurera un compromis puisque cela commencera bien le sixième jour (le yom shishi) à la tombée du jour, le samedi venant ainsi s’ajouter de façon plutôt redondante. La prière du Shabbat commencera d’ailleurs par un « Écoute Israël » (le « Shéma ») prônant d’ailleurs l’unité et la réunification.

Il convient à présent de préciser quel est le plan des dieux pour organiser le temps de la Cité idéale sur la base de cycles de six ans, déterminés par la planète Jupiter, dite Tsedeq en hébreu -que l’on peut traduire par Justice-selon le Sefer Yetsira. Les jupitériens, les Tsadiqim, ont pour mission et fonction de conduire le peuple mais ils ne peuvent rester en charge que pendant six ans, telle est leur programmation. Rappelons le dialogue de Yahwé dans le Livre de la Genése avec Abraham sur le sort à réserver à Sodome.Pour que Sodome soit sauvée, il faut que l’on puisse y compter un minimum de Justes, de Tsadiqim. Il y a une juste proportion à maintenir pour qu’une société soit viable tout comme dans le corps humain, une certaine proportion de globules, faute de quoi il y a péril.

D’où notre idée de la Trinité : I Le dieu des origines de toute Nature, Elohim, II le dieu qui aménage notre monde,(Intelligent design) Yahwé et l’astre qui garantit le bon ordre des choses, III Tsedeq avec ses serviteurs humains les Tsadiqim. Il faut prendre le mot Ciel dans toutes ses acceptions car le salut vient d’en haut et de loin et le mot Ciel (Shamayim) recouvre ces différents niveaux.

 

Le clivage existe entre ceux qui adorent le premier personnage de la Trinité, qui entendent se plier à ce qui leur est donné à observer du monde et ceux qui adorent le deuxième personnage qui a généré une création dans la création, au second degré, c’est à dire a reformaté notre humanité en la réglant sur un certain ordre céleste qui n’est nullement assimilable à ce qui s’observe phénoménologiquement et enfin, ceux qui obéissent directement au cycle jupitérien et à ce titre sont chargés de structurer l’espace social s’organisant autour de chacun d’entre eux, sur la base de six années. Ce n’est pas le lieu ici de préciser ce mode de fonctionnement propre à l’Astrologie Relativiste

Disons seulement que tout fonctionne comme un mécanisme d’horloge avec la petite et la grande aiguille. On retrouve de nos jours au sein même de ceux qui se disent astrologues le même clivage entre ceux qui entendent tenir compte de tout ce qui a été observé par l’astronomie et ceux qui, dans une démarche plus théologique, considèrent que notre ciel doit s’en tenir au Six tout comme le sculpteur ne se sert pas de tout ce qui existe mais en extraie la substantifique moelle.

 

 

 

JHB 02 04 21

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jacques Halbronn Nouvelles recherches en iconographie divinatoire

Posté par nofim le 2 avril 2021

Nouvelles recherches en iconographie divinatoire

Par Jacques Halbronn

L’iconographie nous apparaît depuis longtemps comme un outil fort précieux pour l’historien des textes car nombreux sont les textes, les ouvrages comportant des éléments sous forme d’images. Rappelons notre exposition à la Bibliothèque Nationale Astrologie et Prophétie. Merveilles sans images. L’appareil iconographique dans la littérature divinatoire française au xVIe siècle «  Ed Bibliothèque Nationale, 1994. Nous avons consacré des Recherches sur l’Histoire du Tarot (Trédaniel 1993) en postface de notre réédition de l’Astrologie du Livre de Toth. Voir également nos études entrre 2011 et 2015 dans la Revue Française d’Histoire du Livre) Voire aussi nos Mathématiques Divinatoires, Trédaniel 1983) et notre « tarot sephirotique » (Revue L’Autre Monde, 1977)

Nous débuterons notre exposé par la critique nostradamique que nous avons engagée en ce qui concerne les éditions antidatées et abusivement attribuées à Nostradamus en montrant que les vignettes utilisées pour les prétendues rééditions des Centuries dans les année 1588-90 émanaient de fausses éditions des almanachs réalisées de son vivant alors que ses almanachs n’en comportaient pas, à la différence de ses Pronostications. Erreur fatale des faussaires tombés victimes sur une génération antérieure de faussaires. Par ailleurs, l’on sait que plusieurs quatrains ont été composés à partir de textes en prose traitant, par exemple, de guides de voyages, recopiés texto pour arriver, en principe, au nombre de quatrains souhaité, à savoir cent par centurie, comme leur nom l’indique.

On notera par ailleurs la carence en culture iconographique chez la plupart des praticiens dans le champ zodiacal, tarologique, notamment. Ainsi, lesr références aux Livres d’Heures et plus spécialement aux Très Riches Heures du Duc de Berry sont très rares dans les ouvrages consacrés aux signes du zodiaque.Zoé Fachan traite de cette source dans l’Homme Zodiaque L’astrologie témoin des noces de l’homme et de l’univers, Marseille, AGEP, 1991) sans que cela la conduise à une approche critique deu corpus zodiacal. Dans la série des petits livres du Zodiaque parus aux Ed. Du Seuil en 1957, l’iconographie des mois de l’année ne figure pas ! Dans notre article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis, 1994, nous montrons que le signe des Gémeaux était à l’origine issu d’images de couples hommes/femmes, en rapport avec le mois de Mai qui était celui des fiançailles, donc plus vénusien que mercurien, contrairement au dispositif des domiciles du septénaire planétaire. On retrouve dans la frise zodiacale des Pronostications de Nostradamus, dans les années 1550-1560 une iconographie de couple.

La découverte de sources est toujours excitante mais cela ne doit pas nous induire en erreur car celles- ci peuvent être instrumentalisées dans un sens qui ne leur correspond pas, ce qui ne signifie aucunement que la source doit avoir le dernier mot!C’est ainsi que lorsque nous signalons (dans la RFHL) que dans le Kalendrier et compost des Bergers, l’on aurait la source de l’Arcane de la Roue de Fortune avec la Roue des Damnés, il est clair que cela n’implique pas d’en revenir à cet état premier de la figure. Dans le cas du Tarot, il est clair que le Bateleur dérive du banquet correspondant aux mois d’hiver, où les gens se réunissent à l’intérieur et non à l’extérieur, ce qui correspond au signe du verseau (verse-eau à partir d’un récipient), avec Ganyméde l’échanson des dieux, selon la formule de Paul Le Cour dans son ouvrage sur l’Ere du Verseau.

Quid des maisons astrologiques, ont-elles une iconographie qui leur soit propre. ? Généralement, les astrologues déclarent que cela n’existe pas à la différence des signes du Zodiaque. Or, si l’on considére certaines « roues » juxtaposant différentes séries : signes zodiacaux, planètes (cf l e Nativität Kalender, de Leonhard Reymann ; Nuremberg,1515) l’on observe qu’une série recoupe la signification des maisons VI, VII et VIII., avec successivement une personne alitée, un mariage et la mort d’autant que ces images sont dument numérotées  (cf nos Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du tarot, op ; cit. pp. 48-49). Autrement dit, depuis des siècles l’iconographie des maisons astrologiques aura disparu de la production dans ce domaine, réduite au seul énoncé d’un numéro d’ordre, généralement rendu en chiffres romains !

Or, on retrouve certaines des images des maisons

astrologiques dans les arcanes majeurs du Tarot. On pense à l’arcane de la Mort (XIII) ou à celle de la Roue de Fortune, correspondant à la maison XI dans le document de 1515 sus nommé. Quant à l’arcaneVI, l’Amoureux, elle ressemble terriblement à l’image de la maison VII du mariage.

Comment expliquer cette circulation des images  et dans quel sens cela a-t-il eu lieu, qui a influencé qui ? En effet, le travail iconographique n’exclue nullement le recours à l’emprunt. Prenons le cas du travail d’élaboration des images des maisons, il aura bien fallu puiser quelque part pour l’accomplir et tout l’intérêt de l’approche iconographique, c’est qu’elle permet des rapprochements frappants plus encore que dans le cas de texte, comme on l’a vu pour les sources des vignettes des éditions centuriques. C’est ainsi que le Kalendrier des Bergers peut fort bien avoir été utilisé pour constituer certaines séries iconographiques, quand il traite de l’Enfer avec le Diable, la Roue des Damnés. Cf notre étude sur les Livres d’Heures, dans la RFHL) ; La maison V offre une représentation qui n’est pas sans évoquer le mois de mai des amourettes et des compter fleurette et la maison II-toujours dans le document de 1515- est à rapprocher de l’arcane du bateleur ou la maison III de celle de l’Hermite du Tarot. Mais même l’iconographie des maisons varie du fait de la multiplicité des significations propres à chaque maison ;

dans le thema genethliacum de Conrad Heingarten

(cf notre catalogue pp 10-11), la maison IX, des voyages au loin, est illustrée par un homme à cheval mais chez Reymann, on pense plutôt au Pape du Tarot, la IX ayant aussi une connotation religieuse. La maison XII chez Heingarten pourrait avoir inspiré l’arcane Le Mat, si l’on remplace le chien sur les trousses de l’homme par un assassin

Si l’on en revient aux sources de la symbolique zodiacale, la comparaison entre son état actuel et sa source dans les Livres d’Heures est assez troublante et les astrologues qui nous parlent des liens du symbolisme zodiacal avec le cycle saisonnier se contentent de quelques idées générales alors que cette iconographie zodiacale s’enracine dans la vie quotidienne des gens, au fil des saisons et non dans la dimension purement « photopériodique » selon la formule de Jean-Pierre Nicola. Or, à partir des mois d’automne, cela ne va plus très bien et le décalage se creuse entre les deux séries, celle du Zodiaque et celle des livres d’Heures. On ne trouve pas le cochon dans le Zodiaque alors qu’il marque deux mois dans lesTrès Riches Heures. A la place, on a le Sagittaire, c’est à dire l’Archer (combiné au Centaure). Comment expliquer une telle substitution ? Qu’est ce qui aurait motivé l’exclusion du porc ? A noter que le porc fait partie de ce qu’on appelle le Zodiaque chinois, basé sur un cycle de 12 ans qui est celui de Jupiter. L’ archer pourrait être Hercule avec ses 12 travaux qui font écho aux 12 signes. On a le Sanglier d’Erymanthe (cf Clefs pour l’Astrologie, Seghers, 1976), les Oiseaux du Lac de Stymphale qui correspondrait à l’Aigle du tétramorphe que l’on trouve dans le Livre d’Ezékiel, Ancien Testament), animal qui a lui aussi disparu du Zodiaque, remplacé par le Scorpion qui, selon Volguine, renverrait à l’archer, dont les fléches seraient des dards, parfois appelé « homme scorpion ».(Le symbolisme de l’aigle) En revanche, le signe du Lion n’ a rien à voir avec les livres d’Heures et correspondrait à une autre composante du tétramorphe avec le taureau et l’Homme.(assimilé au Verseau). Autant de signes « fixes ». On serait là en présence d’une division en 4 qui aurait été complétée par la suite par l’apport de huit autres figures pour baliser l’écliptique. Il serait bon, en tout cas, de restituer un Zodiaque mieux ancré dans le vécu saisonnier que celui qui nous est parvenu et qui est visiblement altéré, corrompu

Tout cela n’aurait d’ailleurs pas grande importance si les astrologues n’y attachaient quelque valeur en matière d’interprétation typologique, psychologique alors qu’ils disposent par ailleurs des triplicités, quadruplicités et autres maitrises planétaires. A propos de l’iconographie des planétes qui figure dans les documents signalés, force est de constater qu’elle puise mais n’épuise pas les sources mythologiques. Pourquoi telle divinité serait associée à telle planète et pas telle autre ? Il est vrai que si l’on ne dispose que de sept astres, le choix s’impose et à mesure que l’on découvrait de nouvelles planètes, c’est l’ensemble de l’Olympe qui allait se retrouver mobilisé.

Dans nos « Mathématiques Divinatoires » (préface Jean Charles Pichon, pp.47 et seq) nous avions tenté de rapprocher dix arcanes majeurs (en raport avec les 10 sefiroth) en associant des arcanes totalisant deux par deux, chaque fois, le nombre 22 (nombre de lettres de l’alphabet hébraique)

En ce qui concerne la signification des maisons astrologiques, leur rapprochement avec les signes du Zodiaque nous semble très discutable. En fait, ces deux séries relévent de deux astrologies différentes, l’une rotationnelle, au niveau du mouvement diurne et l’autre cyclique, en lien avec les vitesses de révolution respectives, d’apparition plus tardive. La répartition des significations nous semble aléatoire. D’ailleurs,dans la Tétrabible, on retrouve cette « check list » des sujets à traiter mais sans reférence aux maisons. Ce serait dans un deuxième temps que l’on aurait opéré une telle distribution. Le probléme, c’est qu’avec le temps, l’on aura fini par intégrer dans la définition des signes les « correspondances » numériques avec les maisons  dans le genre Sagittaire maison IX et tutti quanti, ce qui aura contribué à brouiller les descriptions zodiacales, si ce n’est que la confusion va également concerner les Quatre Eléments qui ne respectent guère la symbolique zodiacale : pourquoi le verseau est il un signe d’air et non un signe d’eau comme le voudrait son nom ? Pourquoi les Gémeaux sont ils régis par Mercure alors que leur symbolique de base est vénusienne. En fait, il semble que ces différents classements n’aient tenu aucun compte de la symbolique zodiacale et se soient plaqués dessus selon des critères géométriques. Quant au référentiel astronomique, il n’est guère respecté par la Tétrabible de Ptolémée, puisque on y attribue à Mercure deux signes dont l’un ne correspond pas à la réalité de l’élongation maximale de la planète par rapport au Soleil, soit 28° ! Idem dans le cas de la planéte Vénus ne pouvant s’éloigner du soleil de plus de 48°.

On aura compris à quel point il serait vain de chercher à justifier et à corréler ces diverses attributions au nom d’un structuralisme naif cherchant à tout harmoniser.

 

 

 

 

 

 

JHB

02 04 21

 

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Jacques Halbronn La question de la Trinité au prisme de l’astrologie

Posté par nofim le 2 avril 2021

 

La question de la Trinité  au prisme de l’Astrologie

 

Par Jacques Halbronn

 

En 1943, sous ce qu’on appelle l’Occupation, paraissait à Paris avec une préface de René Trintzius, chez l’éditeur Jean Renard, un ouvrage intitulé La Tradition secrète, dans une collection intitulée « Les Connaissances supranormales » dirigée par Marcel Berger.. On trouve dans cette collection u texte astrologique de Dom Néroman intitulé « Verlaine aux mains des dieux » Cet livre aborde librement toute une série de sujets que l’on pourrait penser, pour l’époque, susceptibles de censure, puisqu’il touche à la franc maçonnerie comme à la théologie hébraïque. On en trouve même un compte rendu dans la presse (22.12. 43). « Au seuil de l’inconnu . La tradition secrète » par son préfacier.

Nous adhérons volontiers à l’idée selon laquelle il faudrait retrouver une « tradition secrète » qui aurait été frelatée, altérée et qu’il conviendrait de rétablir et de restaurer. Au niveau de la transmission des langues, il est clair que les documents qui nous sont parvenus exigent quelque forme d’initiation, faute de quoi ils risquent de perdre beaucoup de leur intelligibilité. Dans son article Trintzius note : » Depuis longtemps les occultistes avaient remarqué que les squelettes consonantiques des mots avaient du permettre des vocalisations restées secrètes permettant de dissimuler à la foule le sens ésotérique des textes sacrés » Trintzius aborde ensuite le thème de la Trinité : « Il ne s’agit pas d’un trio de divinités diverses mais d’un Dieu en trois personnes » Et l’on retrouve une telle triade, nous dit-on, tant en Égypte qu’à Sumer puis jusqu’en Inde. « La Grèce n’a-t-elle pas connu, demande Trintzius, sa trinité orphique Zeus, Déméter, Dionysos ? » René Bertrand (on pense à Dumézil) la décadence viendrait du passage du trois au deux, Dieu /Matière « Qui demande Trintzius » comme Pythagore le fit jadis pour sa cité idéale rétablira le ternaire dans le ciel des hommes ? » stigmatisant au passage « le panthéisme philosophique des loges (maçonniques) » et « le hideux matérialisme qui nous plonge présentement dans le chaos et dans la nuit »Trintzius, dans sa préface intègre l’hébreu au sein d’un ensemble (p 9 ). « René Bertrand a retrouvé du sanskrit à l’égyptien, de l’hébreu au chinois, les linéaments d’une doctrine ésotérique et mystique d’une incontestable unité inscrite dans les racines mères du langage et les plus vieux symboles »

Il est à présent temps pour nous de présenter le fruit de nos propres recherches étalées sur un bon demi-siècle. On regrettera que les deux auteurs ne traitent pas de l’astrologie laquelle nous semble bien un facteur absolument central pour appréhender la Trinité. On doit se situer ici dans une démarche proprement théologique. Nous pensons à une hiérarchie des dieux, ce qui est tout à fait compatible avec l’image du père et du fils dans le christianisme. Nous résumerons notre Trinité au moyen de trois termes hébraïques : Elohim, Yahvé et Tsedeq. Elohim désignerait le premier moteur d’où émanerait Yahvé créateur de notre monde terrestre avec son Humanité et son Ciel. Quid de Tsedeq qui désigne dans le Sefer Yetsira (Livre de la Formation) la planète appelée Jupiter ?. Cette planète est la gardienne perpétuelle de notre monde, elle en détermine le rythme de vie. Elle est l’interface entre Adam – qui correspond à une humanité supérieure – et Yahvé. Autrement dit, sans recours à l’astrologie comme mode de gouvernance de Yahvé, il y a un chaînon manquant. Accepter Tendeuse, c’est décharger Yahvé d’avoir à être omniprésent. Tsedeq est l’instrument de pouvoir de Yahvé du fait même qu’il a une dimension mécanique, celle d’un astre obéissant à une cyclicité immuable..

Ce qui nous montre que la planète Jupiter a reçu pour mission/fonction de s’occuper de l’ordre des choses terrestres tient à un parallèle numérique Jupiter met 12 années terrestres pour sa révolution et la Lune, notre satellite, tourne 12 fois autour de la Terre en une année terrestre. Selon nous, notre humanité est le résultat d’une création, pas celle des Elohim mais celle de Yahweh, les Elohim correspondant la Nature alors que Yahvé est marqué par un dessein intelligent (intelligent design), une création dans la création, l »homme lui-même ayant son propre niveau de création , qualifié d’anthropocène

 

JHB

02 04 21

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Jacques Halbronn La mystique des trois nouvelles planètes dans la vie astrologique des années 1930-1940.

Posté par nofim le 1 avril 2021

La  mystique des trois nouvelles planètes dans la vie astrologique des années

1930-1940.

par Jacques Halbronn

 

Nous avons consacré en 1995 un ouvrage à la période des Années trente cinquante (Ed Trédaniel) de Néroman à Maurice Privar. Nous entendons compléter ce travail à propos de quatre ouvrages conservés à la Bibliotheca Astrologica, à savoir le Manuel d’Astrologie Médicla de G . B. de Surany parue aux Éditions des Cahiers Astrologiques, à Nice, Verlaine et les astres de Dom Néroman –(mars 1944 donc avec la présence allemande).avec une préface de François Porche dans la collection « Les connaissances supranormales ».Un autre livre de Dom Néroman a depuis longtemps retenu ,notre attention , Grandeur et Pitié de l’Astrologie, Ed. Fernand Sorlot avec une préface de J. H. Rosny Ainé.(1940) Enfin, nous traiterons d’une traduction de l’allemand « La nouvelle planète Pluton » -1937.

 

On commencera avec le Manuel de Geza de Surany -qui épousera la future Marguerite de Surany., sœur de Mme de Longchamp (cf les Ed. Sorlot)

Avant même d’étudier cet ouvrage observons les annonces de l’éditeur, Alexandre Volguine, le fondateur des Cahiers Astrologiques. On y propose la « collection complète des quinze premiers numéros parus (1938- 1940). La parution s’en était interrompue du fait de la guerre. Dans le catalogue sont proposés des textes de Jean Hiéroz sur Manilius, de A/ Massot (Le Zodiaque et les maisons), d’André Costeséque sur les transits, d ‘André Tanner (Le Sepher de Moise et la typocosmie) et quelques ouvrages de Volguine lui même (Astrologie Lunaire, Le symbolisme de la vie de Moïse plus une série d’ Éphémérides Astronomiques quotidiennes pour 1941, 1942, 1943

Plutôt qu’à l’astrologie médicale, intéressons-nous d’abord à ce que Sunrany dit des « nouvelles » planètes , ce qui était particulièrement le cas pour Pluton ; découvert récemment en 1930 :

 

« Uranus : La tradition ne nous fournir pas de renseignements sur l’action de cette planète découverte à une date relativement récente. Il est fort probable qu’Uranus fut connu des Anciens : mon très estimé confrère KRAFFT a contribué à l’établissement de cette hypothèse vraisemblable dans un article publié dans les Cahiers Astrologiques mais rien n’est resté mais rien n’est resté eu égard de ses effets. ¨Pourtant, l’expérience, la logique et ce qu’on appelle à tort l’intuition permettent les observations suivantes (p. 63) Passons à Neptune «  comme Uranus, est de découverte récente : la Tradition est muette à cet égard. Mais en près de 100 ans on a quand même eu le temps de l’étudier et de constater ses effets (…)Il est exalté dans le Lion » (Uranus était indiqué exalté en Scorpion) et enfin Pluton : «  Pluton n’est connu que depuis 1930.En douze ans,(on est donc en 1942) il n’a évidemment pas été possible e » juger de son action et de son influence plus que superficiellement. En ce laps de temps, on a pu toutefois constater qu’il n’est pas maléfique. Les données suivante sont les fruits d’observations de plusieurs astrologues bien connus. Pluton gouverne le Sagittaire (sic) (..) son lieu d’exaltation semble bien se placer dans le Lion » Surany place donc l’exaltation de Pluton dans le même signe que pour Neptune  et ne propose pas le signe du scorpion pour son domicile, comme cela est entendu depuis plusieurs décennies.

Nous retiendrons la façon dont Surany traite de l’astrologie dans son « Avant Propos » : »Au moment où n’ait l’individu, la position qu’occupent les planètes dans l’écliptique se trouve gravée sur l’impérissable Akasha. : l’horoscope n’est autre que l’inscription dans les cieux en hiéroglyphes que seul un Astrologue peut déchiffrer (…)Dire que les astres inclinent et n’obligent pas quand la Science Astrologique nous donne quotidiennement des preuves nouvelles du bien-fondé de ses enseignements est aussi justifié que de prétendre échapper à la conséquence de nos actions, à la loi de la causalité » Signalons des références au Congrès international astrologique de 1937.

Comparons ce texte avec ce qui figure dans le Verlaine aux mains des dieux. Commençons avec la Préface de François Porché qui n’est pas astrologue, mais auteur d’un ouvrage sur Verlaine, ce qui fait justement l’intérêt de son témoignage : on y apprend qu’était paru juste avant le Traité d’astrologie rationnelle de Dom Néroman. On ne pense pas que le dit Néroman a pu souscrire à certains propos de son préfacier tels que celui-ci : »Comme il y a beaucoup de mauvais astrologues, peut être sied il de remarquer que les erreurs qu’ils commettent ne sont pas imputables à la science dont ils se réclament faussement pas plus que les diagnostics erronés des mauvais médecins ne portent condamnation contre la médecin. L’astrologue peut se tromper. L’astrologie ne se trompe jamais » Or, Dom Néroman pensait au contraire qu’il fallait réformer, refonder l’astrologie. Cette façon de parler de l’astrologie comme d’un savoir « accompli » n’est vraiment pas à notre goût. Pas plus d’ailleurs que lorsque Porché insiste sur la nécessité de la précision des données de naissance (pp. 4-5) : »Une erreur de quelques minutes suffisant parfois à fausser tout le problème ». On appréciera davantage la formule suivante : « La masse des ignorants se divise en deux classes : les crédules et les négateurs. Les premiers sont peut être les plus nombreux mais je n’en suis pas sûr. »Quant aux « négateurs » «  ils refusent sans examen toute adhésion à l’astrologie scientifique »..

Jetons à présent un coup d’œil sur le copieux « lexique » (pp. 242-255) qui accompagne ce texte extrait du Traité Rationnel: On note que Néroman définit l’aspect comme un multiple de 30°

On note que le mot « étoile » ne figure pas comme entrée dans le dit lexique, ce qui fait que Néroman n’intègre pas cette donnée dans son astrologie. On ne s’arrêtera qu’à l’entrée « Axe Lunaire’ qui est un apport de Dom Néroman en ce qu’il met l’accent sur les nœuds lunaires, importants pour ce qui s’appellera l’Astrologie Karmique. -(p ; 243) : « En symbolisme, le premier (axe) s’appelle le Dragon et le second Lilith »Sut Lilith, on lit « Lilith est le foyer vide de l’orbite lunaire : on l’appelle aussi la lune Noire (..)¨Par extension, on appelle Lilith l’axe lunaire tout entier mais, correctement, Lilith est le côté de l’apogée de cet axe ; celui de la périgée est Priape ,élément mâle du couple « . A l’entrée « nœud lunaire, » on lit : » La ligne des nœuds s’appelle le Dragon, » Jean Carteret sera certainement marqué par l’œuvre de Dom Néroman et il en témoignera des années durant notamment lors des réunions du Centre International d’Astrologie  puis dans nos Colloques.

Passons à Grandeur et Pitié de l’Astrologie, paru dès 1940. On s’en tiendra ci au premier chapitre intitulé « La poussée du ciel » qui commence ainsi « Nous vivons l’aurore d’une humanité nouvelle  (…) l’ère des Poissons, née avec le Christ, est au bord de sa tombe et c’est parce que l’ère du Verseau est proche que l’humanité se dégage -douloureusement toujours- de ses tendances actuelles et tourne un visage d’espoir vers d’autres idéaux(..) Cet irrésistible courant vers la Science du Ciel s’accompagne de tous les remous imaginables ; c’est un torrent tumultueux de purs élans, de forfanteries, de naïvetés (..) qui font à la foi la grandeur et la misère de l’astrologie renaissante . C’est ce torrent que je voudrais décrire tant que son flot désordonné roule par la ville avant de faire place au fleuve puissant au fleuve puissant ; calme, majestueux auquel s’abreuvera bientôt une humanité rajeunie d’avoir reclassé ses notions » On pense à Paul Le Cour dans sa réédition de son ouvrage sur Ganymède (cf notre « vie astrologique, années trente cinquante ») Tout cela nous semble bel et bien marqué par ce qui se passe en Allemagne à l’époque.

Cela nous conduit à évoquer un autre ouvrage de nos collections : La nouvelle planète Pluton de F.

Brunhubner (ed A. Kotulla, 1937), traduit de l’allemand (qui sera réédité dans les années Cinquante Que nous dit le « message de Pluton » pp136 et seq) qui nous présente le trio des nouvelles planètes ? » :’On peut nommer Uranus et Neptune les précurseurs de Pluton. Uranus, la première des nouvelles planètes apporte évolution et révolution ( ;;)L’effet d’Uranus n’est pas encore purement spirituel mais plutôt matériel -spirituel/ En continuation de l’action d’Uranus – ce premier réveil d’une nouvelle époque-Neptune causa d’abord -puisque incomprise- des troubles et le chaos dans la vie humaine Plus tard, lorsque l’homme s’efforça de comprendre les variations subtiles et fines de Neptune, cette planète l’amena à la méditation et l’approfondissement des probléme spirituels : la mystique. Maintenant, sous les rayons de Pluton dont l’intensité augmente de plus en plus ; ce ne sont plus les isolés qui les sentent mais nous tous Quelque chose de nouveau et d’inconnu arrivera (..) quelque chose de très redouté des uns mais attendu avec un désir ardent par les autres : l’ère nouvelle ! (…)Pluton est le phytopte et le messager d’un temps nouveau (..)La révolution allemande de 1933 représente un des centres des événements révolutionnaires du monde et je crois devoir dire que l’on peut regarder Pluton comme l’aspect cosmique du troisième empire (Reich) (..)Que l’Allemagne actuelle soit influencée par Pluton est incontestable. On put facilement le prouver par les différents horoscopes de ses chefs et les événements principaux des dernières années. » A propos de l’entrée de Pluton en Lion on trouve exposée l’idée du chef:(p.67) « Dans les années 1937 à 1957 le principe du chef (..) arrivera à sa plus forte expression Des États formés de partis deviendront -semblables à Allemagne et à l’Italie – des États conduits par un seul maître car partout dans le monde entier, on appelle un chef »

Que penser de ce corpus de 4 ouvrages relatifs à l’astrologie parus durant l’avènement et la domination des nazis ? On y trouve une convergence entre l’affaire des trois trans saturniennes qui fait penser aux cavaliers de l’Apocalypse et celle de l’Erre du Verseau (signe qui se verra associé à Uranus) Sur le moment, il est clair que le milieu astrologique put quelque peu s’exalter. Certains parièrent pour le fascisme, d’autres, comme Barbault, pour le communisme (avec le cycle Saturne-Neptuue) Les congrès astrologiques furent une caisse de résonance , comme celui de 1933, que signale Brindhübner p 9) au lendemain de la découverte de Pluton,n précédant ceux de Bruxelles -1935) et Paris (1937, cette série de congrès « internationaux » étant gouvernée depuis Dusseldorf par Hubert Korsch. En 1974, le congrès de Paris permit à l’indice cyclque de Barbault d’alerter la presse au sujet des échéances des années 1982-83 Or cet indice cyclique était surtout marqué par les trois planètes Uranus, Neptune et Pluton, lequel indice avait été élaboré par Henri Gouchon à la fin des années 1940.(cf Les astres et l’Histoire, Pauvert, 1967) sous le nom d’indice de concentration planétaire.

L’astrologie du Xxe siècle se montrait ainsi marquée par des paramètres inconnus de la tradition astrologique antique, que ce soit pour la théorie des ères précessionnelles ou pour les planètes au delà de Saturne. Les astronomes devenaient par leurs découvertes successives -une par siècle -les prophétes de temps nouveaux. Bien plus, le politique s’alliait à l’astrologique, de façon spectaculaire avec l’avénement du Troisième Reich ce qui n’était en revanche pas nouveau au prix d’une instrumentalisation mutuelle. C’est toute une génération d’astrologues qui se trouvera impactée comme ce fut le cas au lendemain de la Chute du Mur de Berlin, en 1989 au tour d’une prévision datant des années Cinquante (conjonction Saturne-Neptune) avec à nouveau un focus sur l’Allemagne vouée à se réunifier. Nous mêmes en 1979, nous avons publié « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau », Actes d’un Colloque tenu deux ans plus tôt à Paris. Et puis n’oublions pas le changement de millénaire autour de l’An 2000 ! Pour notre part, nous optons pour une « astrologia perennis « , une astrologie éternelle, non sujette aux découvertes astronomiques ni aux mystiques politiques de gauche comme de droite. L’idée même de l’apparition de nouvelles planaires renvoie à la croyance aux comètes. Quant à Uranus, l’astrologie n’en a nul besoin pour annoncer un changement et déjà au Xe siècle Albumasar y parvenait fort bien avec les conjonctions de Jupiter et de Saturne. Il est vrai que les Évangiles nous parlent de l’étoile des Mages, sur Bethléem.

 

JHB

01 04 21

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Jacques Halbronn A propos de l’article Astrologie de l’Encyclopédie de la Divination

Posté par nofim le 1 avril 2021

 

A propos de l’article Astrologie  de   l’Encyclopédie de la Divination, -Ed Tchou 1965

 

 

Par Jacques Halbronn

 

En 1965 paraissait ce ouvrage assez monumental traitant notamment de l’Astrologie et du Tarot mais pas seulement. C’était près de 30 ans avant notre article Astrologie dans l’Encyclopaedia Universalis, remplaçant celui de René Alleau, et plus d’un demi siècle avant les temps présents. A l’époque, en 1965, nous étions à la veille de notre initiation à l’astrologie. Dix ans plus tard, nous collaborions dans la collection Bibliotheca Hermetica, dirigée Scouzezc et René Alleau lui même. par René Alleau qui était responsable de la Collection Réalités de l’Imaginaire, au sein de laquelle s’inscrivait cette Encyclopédie réalisée par Hubert Larcher, Gwen Le Scouezec et Alleau lui-même.

On débutera par des extraits de l’introduction au dossier Astrologie de cette Encyclopédie de la Divination et d’ores et déjà on peut penser que d’aucuns n’apprécieront que moyennement, de nos jours, que l’astrologie figure sous pareille dénomination/, à savoir la Divination.

On y trouve une défense et illustration du multiplanétarisme astrologique « Aucun astrologue digne de ce nom ne soutiendrait que la seule position d ‘une planéte puisse permettre de prédire l’avenir d’un individu même sur un point déterminé . La régle d’or de cette tradition mantique (sic) veut que tout jugement résulte d’un faisceau de données parmi lesquelles figurent au moins le signe, la maison, les aspects  ( …) Cette méthode de vérification (sic) constitue donc ‘(…) une erreur fondamentale » L’auteur s’en prend aux travaux statistiques de Michel Gauquelin parus à partir de 1965 et loue la recherche menée par André Barbault, lequel commençait à peine à faire paraitre ses ouvrages en astrologie mondiale et notamment en 1964 La crise mondiale et en 1967 les Astres et l’HIstoire.

Ce débat autour du vecteur unique ou de la pluralité des facteurs reste toujours d’actualité. Dans notre Livre Blanc de l’Astrolohie (2006, accessible sur SCRIBD), on trouve une présentation du MUC, c’est à dire du Modéle UniCyclique axé sur l’étoile fixe Aldébaran. Mais Barbault, lui même, va se mettre en quête d’un « Modéle Universel », ce qui le conduisit à produire un graphique, appelé Indice Cyclique, combinant les aspects des cinq planétes les plus lentes.. C’est peut être là que se manifeste le clivage entre Astrologie et Divination, l’astrologie s’intéressant aux causes et la divination aux effets, dont l’astrologie ne serait qu’une cause parmi d’autres.

Ce qui frappe dans la présentation du dossier « Astrologie »,, c’est d’une part que l’astrologie semble être un savoir figé et de l’autre que le dit savoir comporterait nécessairement toute une panoplie planéte-signes- maisons-aspects. A l’astrologue, apparait-il ici, la charge de donner du sens à toute cette panoplie tout comme à tout le systéme solaire. Une feuille de route toute tracée avec ses régles du jeu à apprendre et à pratiquer au mieux. Le cadre d’application, selon l’auteur, est le thème natal et les aspects, par exemple, déterminent les rapports plus ou moins harmonieux entre les planètes à la naissance. Or pour nous, l’aspect est censé connecter entre eux des plans différents, ce qui donne le « transit », le lien entre un ciel donné en mouvement et un thème donné fixe. Quant aux signes, pour nous, ils relèvent du métalangage des astronomes et ne signifient rien par eux mêmes, servant à suivre la progression d’une planéte dans le ciel, en rapport direct avec la technique des aspects. Or, il est clair que cette progression est ponctuée par les étoiles fixes classées en constellations zodiacales si l’on s’en tient à un critère visuel pour nous déterminant, les dites étoiles pouvant être aspectées par une planète en mouvement. Le référentiel des saisons n’est pas visuel pas plus d’ailleurs que le thème natal, en dehors du moment de naissance. Or, si prévision il y a en astrologie c’est en fonction du temps mis par une plané pour atteindre tel point fixe du ciel. Par ailleurs, l’auteur, face aux alors récentes statistiques Gauquelin n’aura pas eu le réflexe de les situer dans le cadre de la seule astrologie « rotationnelle » axée sur le mouvement diurne en la distinguant nettement de l’astrologie cyclique axée sur les différentes révolutions planétaires ., ces deux formes d’astrologies obéissant à des processus totalement différents et qu’il est vain de chercher à considérer syncrétiquement au sein d’un seul et même ensemble. Le passage d’une planéte d’une maison à une autre dépend de quelques heures alors que le passage d’une planète d’un signe à un autre peut prendre des années !

Ce que la plupart des observateurs n’a pas compris, c’est que la typologie

zodiacale ne fait pas sens et que la typologie planétaire à la Gauquelin est la

référence. Il importe aujourd’hui de déterminer les maux, le « cancer »  dont souffre

l’astrologie et de procéder chirurgicalement en supprimant les hypostases.

Mais revenons au procès qu’intente l’auteur à une astrologie « monocyclique ».L’astrologie est-elle obligée de prévoir des accidents, est-ce là son rôle ? L’auteur semble partisan d’une astrologie totale recourant à une astronomie totale et donc il lui est insupportable d’entendre que l’astrologie pourrait ne pas faire appel à l’ensemble du corpus astronomique..Or, historiquement, l’astrologie traitait du destin des rois et non du vulgum pecus. Selon nous, le champ privilégié de l’astrologie est la question du pouvoir, de l’autorité, donc de la politique de la Cité. Elle est un outil de gouvernement, de gouvernance. La vie politique devrait s’articuler sur ce que nous appelons une Astrologie Relativiste, qui dépend du choix des leaders car selon le leader les configurations astrales varient, ce que n’a pas voulu entendre Barbault avec ses prévisions à long terme..L’astrologie doit être pleinement intégrée dans la Science Politique. On est plus près ici de l’astrologie d’élection qui avait pour tâche de fixer un certain calendrier. Selon nous, la notion d’État doit évoluer vers la gestion de la diversité des communautés de tous ordres et non dans le déni des différences. L’État doit tout superviser et harmoniser les clivages en s’assurant que chaque communauté fonctionne sainement, mais certainement pas chercher à imposer un modèle unique. On aura compris que l’astrologie doit se constituer une culture de pouvoir, d’initiative et non une culture de constat après coup.

 

 

JHB

31 03 21

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