Jacques Halbronn L’astrologie et son rapport à l’idée de conditionnement et de mémoire

Posté par nofim le 8 mai 2021

L’astrologie et son rapport à l’idée de conditionnement et de mémoire

par Jacques Halbronn

Les chercheurs en astrologie se sont demandé à quelle variable faire appel pour moduler le déterminisme astrologique. On connait l’astrologie dite conditionnaliste (et au départ appelée conditionnelle) fondée par Jean-Pierre Nicola, cf https://www.astroariana.com/Le-conditionnement-en-astrologie.html) qui, comme son nom l’indique met en avant le conditionnement. Pour notre part, nous proposons le processus de la mémoire, d’où la notion d’astrologie « mémorielle » qui nous semble plus opérationnelle. En tout état de cause, l’astrologie, pour nous, est un conditionnement en soi.

L’intérêt de l’approche mémorielle tient notamment au fait que l’on peut passer par des phases diversement marquées par le phénoméne mnémonique. On parle en psychanalyse de « retour du refoulé », ce qui implique en soi un mouvement d’aller-retour car il ne peut y avoir retour que s’il y a eu refoulement et inversement, le refoulement est la conséquence d’une certaine prégnance de la mémoire. Nous parlons d’amnésie et d’hypermnésie en alternance.

Mais l’intérêt de ce critère mémoriel tient au fait qu’il peut fonctionner à la fois à l’échelle individuelle et à l’échelle collective.On peut penser qu’il y a un processus mémoriel général qui ne variera pas du fait de quelque facteur astrologique propre à tel individu ou à tel groupe mais du fait d’un vécu qui n’a pas à être balisé astrologiquement par un thème natal ou astral (dans le cas du thème d’une fondation de république, par exemple) Pour prendre un exemple : à telle heure, les gens ont l’habitude de manger mais peu importe ce qu’ils mangent, même s’ils peuvent manger plus ou moins la même chose, à un moment donné. Si l’on peut prévoir que tel groupe va avoir les mêmes besoins au même moment de se souvenir ou au contraire d’oublier sans, pour autant, avoir à préciser exactement comment ces besoins seront satisfaits, on pourra dire que l’on aura réussi une prévision.

En comparaison, la notion de conditionnement culturel sans lien avec une quelconque forme de cyclicité nous semble assez insuffisante. Car si tout le monde est d’accord pour reconnaître que notre rapport à la mémoire n’est pas constant et donc se préte aisément à une forme de cyclicité - les psychanalystes parlent d’anamnèse quand les souvenirs refoulés remontent à la conscience- la notion de conditionnement semble somme toute assez peu propice à une telle mise en équation temporelle. Car l’intéret du mémoriel, c’est qu’il a un rapport évident avec la notion de temporalité. Bien plus, l’on sait que les sociétés à certains moments sont prêtes à dépasser certains clivages au sein de leur population alors qu’à d’autres moments, ces clivages reprennent le dessus, ce qui va compromettre le maintien des unions de toutes sortes qui auront bénéficié, pendant un temps, d’une certaine forme d’amnésie, comme dans le cas de la formation de l’Union Européenne, dans les années cinquante. Et inversement, les exemples ne manquent pas d’effondrements d’empires liés à un retour aux racines, aux origines.

Ce qui nous géne, en outre,dans ce critère « conditionnel » c’est qu’il joue essentiellement chez ses tenants sur le thème natal individuel dans toute sa complexité alors que pour notre part, nous travaillons sur un nombre très limité de facteurs au niveau cyclique, sans qu’il y ait quoi que ce soit qui soit constant si ce n’est en tant que cyclicité justement.

Pour nous, l’astrologie constitue un conditionnement majeur bien plus qu’elle n’est conditionnée et c’est ce conditionnement qui active le processus mémoriel lequel fera nécessairement appel à quelque forme de conditionnement lié à la mémoire du vécu.

Le travail de mémoire exige du temps comme on le sait pertinemment au niveau psychothérapeutique et en ce sens notre astrologie mémorielle dégage des plages de temps, identiques pour tous mais nourries diversement d’une personne à l’autre même si une partie de la mémoire est nécessairement partagée, à l’aune de toutes sortes d’événements comme ce qui eut lieu à New York en septembre 2001.

L’astrologie mémorielle entretient bien évidemment des liens avec la neurologie, la question des aires de la mémoire – à localiser dans le cerveau – notamment qui seraient alternativement activées et désactivées selon quelque stimulus pavlovien. Une recherche en commun entre spécialistes du cerveau et tenants de l’astrologie mémorielle pourrait fort bien se concevoir sur la base du passage de Saturne sur les axes équinoxiaux et solsticiaux, du fait de l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre, c’est-à-dire l’angle que cet axe fait avec la verticale au plan de l’orbite, générant le cycle des saisons.

Certes, il a pu sembler plus commode de parler de « conditionnement », pour rendre compte de la spécificité individuelle mais c’est selon nous une solution de facilité qui tend à noyer la démarche de l’astrologue. Le créneau mémoriel nous semble bien plus porteur, d’autant qu’il englobe le conditionnement dans une perspective à la fois cyclique et collective proprement astrologique alors que pour l’astrologie conditionnaliste, il s’agit de paramétres qui ne sont pas d’ordre astrologique.

 

JHB

08 05 21

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