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SCRIPTOLOGIE Le français, langue « impériale », jupitérienne

Posté par nofim le 1 juin 2021

SCRIPTOLOGIE

Le français, langue « impériale »; jupitérienne.

Par Jacques Halbronn

 

Il ne faut certainement pas mettre toutes les langues sur le même pied car elles ne sont pas promises au même destin.

Le français est une langue « impériale » qui exerce son influence, rayonne sur un certain nombre d’autres langues, ce qui lui confère une fonction unificatrice. En ce sens, la langue française ne saurait être jugée de la même façon que les langues « ordinaires ».

Une langue impériale exerce son « empire » selon un processus souvent assez mal décrit.

En effet, l’on peut choisir de mesurer l’impact du français au pro- rata du nombre de locuteurs, du nombre des étudiants de cette langue. L’on peut aussi mettre l’accent -c’est le cas de le dire- sur le critère phonique en montrant que le français n’est pas parlé partout de la même façon, qu’il cohabite souvent avec d’autres langues chez un même locuteu ou encore que le français lui-même a beaucoup emprunt , de son côté. L’on peut également rappeler que le régne universel du français appartient à un passé révolu. Autant de procédés qui relévent de la « guerre des langues ». Il en est de même dans bien d’autres domaines où l’on va taxer d’opinion, de « point de vue » parmi tant d’autres, une approche qui se veut scientifique, objective. Dans le champ de l’anthropocosmologie, on parle de la dialectique Jupiter-Saturne, de l’opposition entre l’empire et l’entre soi, entre le général et le particulier., le paradoxe étant que le général peut apparaître comme particulier à un certain stade d’émergence, à sa naissance..

Nous avons introduit la notion de « francographie » de façon à neutraliser un certain type d’argumentation. En mettant l’accent sur l’écrit, l’imprimé, nous marginalisons l’obstacle de l’oralité et donc de l’intercompréhension. Le cas le plus flagrant est évidemment celui de la langue anglaise laquelle comporte une proportion considérable de mots français conservés peu ou prou dans leur « orthographe «  d’origine. On peut évidemment tenter d’enclaver les langues, de les séparer les unes des autres en mettant en avant tel ou tel argument plus ou moins fallacieux, à usage interne.

L’exemple du français nous permet de comprendre le concept d’impérialité. Le français est le « frère » dont les autres sont jaloux comme dans le cas de Joseph dans la Bible (cf notre récente étude à ce sujet sur NOFIM.unblog.fr). On notera que français et frère commencent par les deux mêmes premières lettres. C’est le primus inter pares, comme l’on désignait le Président du Conseil sous la Ive République. Comme tout phénoméne, au départ, il ne s’agit que d’un petit groupe, d’une « secte » qui aura connu une fortune certaine avec le temps, se sera imposée en provoquant notamment du mimétisme.

Un empire est un ensemble en mouvement qui englobe diverses entités en leur conférant des traits communs tout en préservant peu ou prou leurs spécificités respectives. A l’opposé de l’état d’esprit impérial, il y a l’en soi de chaque entité restant limitée par ses particularités et donc en principe peu préparée à assumer un statut impérial. Certains empires qui s’effondrent libèrent ainsi un certain nombre d’entités mais parfois restent prisonnières de leur passé impérial, notamment du fait de la présence de ressortissants des entités autrefois englobées ou du fait de leur immigration vers la « métropole »., ce qui est justement le cas pour la France. On se trouve alors dans une situation hybride, à la fois marquée par une ancienne impérialité et à la fois repliée sur sa souveraineté propre en tant que « nation ». On pense à la Vienne d’après la Première Guerre Mondiale, capitale d’un empire disparu, en quête d’un nouveau destin comme la France post coloniale qui va -s’embarquer –notamment à la suite de l’affaire de Suez en 1956 – dans ce qui deviendra l’Union Européenne.

Cela dit, ce qui vaut sur le plan juridique en termes de frontières, n’est guère transposable sur le plan linguistique. On ne met pas si aisément fin à une emprise d’une langue sur une autre. Même les Nazis ne seront pas parvenus à éradiquer les formes françaises de leur langue.

La notion de francographie permet de ne pas s’obnubiler sur la question de la prononciation de l’écrit et d’ailleurs, comme nous l’avons montré, même chez les locuteurs francophones, stricto sensu, apparaissent des différences dans le traitement oral de l’écrit, non seulement du fait de la variété des « accents » mais aussi sur la connaissance très inégale des codes de prononciation singulièrement sophistiqués en français. En cela, nous prenons le contrepied de la phonologie qui ne jure que par l’oralité et d’une certaine manière, l’on serait en droit de se demander si l’accent mis sur l’oral ne visait pas à masquer le poids de l’impérialité du français. Il suffit, en effet, pour brouiller les pistes, d’exagérer l’importance de la grammaire, de certains facteurs d’encadrement comme les pronoms : en effet, ces facteurs sont fortement récurrents tout comme ils sont bien peu nombreux. Comme en cuisine, il suffit de changer quelques ingrédients pour changer la tonalité d’une langue. Mais l’approche francographique évite de tomber dans ce piége.Face à la phonologie, l’on parlera d’une « scriptologie et l’approche scriptologique modifie considérablement l’éclairage.

L’anglais, au sein du champ francographique, occupe une place particulière en ce que cette langue englobe une certaine proportion de mots étrangers au français mais ce qui nous intéresse ici est l’accès des anglophones/anglographes au dit champ francographique. Il est évident qu’il sera demandé aux anglophones de puiser dans leur bagage francographique et l’accés, par ailleurs, à un autre corpus ne saurait constituer un handicap majeur. Il ne s’agit pas tant ici de se faire comprendre que de comprendre, ce qui importe notamment dans l’accès à la production écrite en français, sans avoir à passer par le probléme en soi de la prononciation.

Autrement dit, le français est voué à servir de langue universelle, si l’on admet que l’anglais fait partie de facto de sa zone d’influence. Celui qui a appris l’anglais accédera sans grande difficulté à la francographie. Cela dit, on ne saurait exclure, dans le vaste espace francographique, de passer par une préparation ciblée pour gérer notamment le passage de l’anglais écrit vers le français écrit, ce qui diffère sensiblement de l’apprentissage d’une « langue étrangère » Il semble également recommandé de familiariser les locuteurs avec la technique étymologique, ce qui facilite l’intercompréhension. Par exemple, le mot « mort » n’existe pas tel quel en anglais mais le mot « mortal » (et immortal) existe bel et bien. Il est évident que c’est à l’écrit « mort » sera identifié et non à l’oral où l’on n’entend pas le « t » final et donc on n’est pas amené à faire le rapprochement, en s’aidant du contexte, avec mortal. De même le mot « fin » n’existe pas en anglais mais le verbe « finish » est familier tout comme « final », «definition » et ainsi de suite. Il importe d’appréhender toute la chaîne des dérivés à partir d’un même radical non emprunté. Dans le cas du mot ‘forest » l’anglophone ne trouve en français que « forêt », qui correspond à une évolution de ce mot, et forestier. Il est évident qu’il y a là une carence manifeste et délibérée dans l’enseignement de l’anglais de façon à cacher l’évidence d’une dépendance majeure.

Il est clair, par ailleurs, que les locuteurs de langues latines (espagnol, catalan, portugais, italien, roumain ) ne rencontreront pas de grandes difficultés à décrypter le français écrit. Cela dit, il y a très peu de mots issus de ces langues latines qui sont passés en anglais.

En conclusion, nous dirons que l’apprentissage des langues doit faire appel à la logique bien plus qu’à la mémoire et par ailleurs, l’approche critique des textes exige un certain exercice de l’intelligence .

L’exemple que nous avons donné est transposable dans d’autres domaines ; ce sont les jupitériens qui désenclavent et rapprochent et ce sont les saturniens qui isolent les groupes les uns des autres, tout en renforçant leur connivence interne.

 

Bibliographie : ouvrages accessibles sur la plateforme SCRIBD

 

Claude Jonquière « L’orthographe d’usage rendue facile » 1957

 

Jacques Halbronn

Linguistique de l’erreur et épistomologie populaire » 1987

Essai de description du système du français à la lumière des relations interlinguistiques. 1989

Dialectique de l’oral et de l’écrit en français. 2021

 

 

 

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