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Jacques Halbronn Le retour du Tertius Interveniens. Enjeux linguistiques, théologiques, politiques

Posté par nofim le 2 juin 2021

 

Le retour du Tertius Interveniens Enjeux linguistiques, théologiques, politiques.

 

Par Jacques Halbronn

 

Nous observons que le binaire occulte souvent un troisième facteur  et Kepler a publié en 1610 il y a 400 ans un texte en défense de l’astrologie intitulé Tertius Interveniens – le troisième intervenant, littéralement – que nous avions eu le projet, dans les années 80 de traduire de l’allemand. (beaucoup d’ouvrages allemands utilisaient des intitulés latins) cf notre étude Les historiens des sciences face à l’activité astrologique de Kepler, Congrès des Sociétés Savantes, Bordeaux, 1979 ) Kepler entendait par cette formule expliquer qu’entre les astrologues et leurs adversaires, il y avait place pour les réformateurs.  (cf Nicolas Roudet «  Le Tertius interveniens (1610) ,réponse de l’astrologue Kepler au médecin Feselius/in memoriam Gérard Simon (1931-2009) https://www.academia.edu/22295199/Le_Tertius_interveniens_1610_réponse_de_l_astrologue_Kepler_au_médecin_Feselius

Nous illustrerons notre propos sur trois plans, celui de la linguistique, de la théologie et de la politique

 

I Critique de la dualité signifiant-signifié

Nous revenons sur des thèses déjà formulées ailleurs. On prendra l’exemple de l’élection. Il faut pour cela trois facteurs : l’éligibilité, l’électeur et l’élu. Or, il nous apparait que ce même schéma s’applique à la dualité saussurienne ; au sifgnifiant et au signifié, il conviendrait d’ajouter le signifiable. On notera que cette structure ternaire est déjà attestée au niveau morphologique des suffixes en « ble » à commencer par possible, probable et leurs formes négatives : impossible, improbable etc

Comment se fait-il que Saussure et ses disciples n’aient pas, du moins à notre connaissance, introduit le dit « signifiable », comme condition nécessaire sinon suffisante. ? Or, une telle lacune tend à brouiller les définitions relatives au signifiant et au signifié. Il nous faudra donc redistribuer les termes utilisés Logiquement, le signifié – c’est à dire le participe passé- correspondrait au troisième et ultime stade. On n’accède pas au signifié si l’on n.’est pas passé par le signifiable et le signfiant ou significateur sur le modèle exposé plus haut d’éligible, d’électeur et d’élu. Autrement dit le terme signifiant devrait être reservé au processus lui même, ce qui fait advenir le signifiable en signifié. Le terme « signifiant » nous semble donc impropre à désigner le « mot » qui est le résultat final, le stade 3 et non le stade 2. Quant au signifié, il est utilisé, d’après ce que nous avons pu comprendre, pour indiquer le signifiable, ce qui est susceptible d’être signifié par le moyen du signifiant, c’est à dire du participe présent. (cf notre exposé « La dialectique de l’oral et de l’écrit, sur la plateforme SCRIBD) Il est étonnant que des linguistes aient pu ainsi recourir à des expressions grammaticales aussi impropres. Le signifiable reléve de ce qui est en puissance, potentiel et on retrouve la dialectique classique du passage de la puissance à l’acte et la question des conditions d’un tel processus.

 

 

 

 

II Critique de la dualité Nature-culture

 

Venons-en à notre deuxième point, également des plus « classiques », à savoir que ce qui ne serait pas du domaine de la Nature serait ipso facto de celui de la Culture, ce qui opposerait transcendance et immanence, en gros la Culture étant le fait des humains et la Nature de ce qu’ils ne controlent point.Or, selon nous, il existe un espace entre ces deux plans qui est celui de la Technique. Par exemple, quelqu’un qui ignore tout de la mécanique se trouvera incapable de réparer une machine et pourtant cette machine ne reléve pas pour autant de la Nature. Il y a là une question de degré de la compétence technologique. Celui qui est supérieur en ce sens, n’est-il pas une sorte de dieu pour celui qui n’atteint pas le même niveau?

Si l’on prend notre système solaire, comment savoir si son agencement est de l’ordre de la « Nature » ou de la « Culture »?Certes, au regard de notre avancement technologique actuel, en ce début du XXIe siècle, on peut dire que l’on n’en est pas encore au stade où nous pourrions réorganiser un ensemble de corps célestes mais ce que nous sommes capables de réaliser aujourd’hui aurait certainement paru « miraculeux », il y a encore un siècle, à savoir mettre des satellites, des « stations » en orbite autour de notre Terre. Il importe donc d’être prudent et de considérer le champ de la technique comme intermédiaire en n’excluant pas l’intervention d’une technologie « supérieure » dans la genése de notre environnement spatial proche. Ce qui a des implications au niveau technologique, de l’idée de Création (cf le chapitre Ier du Livre de la Genése)

 

 

 

 

 

 

 

III Critique de la dualité Individu-Etat

Dans un précédent texte, nous avons traité de l’Entre Soi. Or, il s’agit là d’une notion intermédiaire qui n’est réductible ni à l’individu ni à l’Etat et l’on sait l’attitude sous la Révolution Française à l’encontre des corporations et des « nations », au sens de communautés.

De fait, l’individu est toujours lié à un « Entre soi » sans que le dit Entre Soi puisse se présenter comme ayant un caractère universel.Un Etat est de fait composé de toute une série d’entre sois ayant des relations plus ou moins plaisantes entre eux. On dit

que la liberté est liée aux relations interindividuelles alors que l’on réalise de plus en plus cela vaut avant tout pour les relations intercommunautaires au sein d’un même Etat ou interétatique au sein d’une même Union ou Fédération. Il y a deux types de leaders, ceux qui représentent un certain Entre Soi et ceux qui supervisent, fédérent un ensemble plus ou moins vaste d’Entre sois. Il ne faudrait pas confondre ces deux catégories tout comme on ne doit pas confondre la notion de Dieu comme premier moteur de toute chose et celle de « demi-dieu » produisant une création au sein même de la Création. Toute la question étant de déterminer si le Dieu de la Genése appartient à l’une ou à l’autre de ces catégories.

 

 

 

 

 

 

JHB

02 06 21

 

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