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jacques Halbronn La question de la répartition des planétes et la genése de l’Indice Cyclique d’André Barbault

Posté par nofim le 7 juin 2021

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La question de la répartition des planétes  et la genése de l’Indice Cyclique d’André Barbault.

(Supplément à La Vie Astrologique ; années trente cinquante, 1992) de Maurice Privat à Dom Néroman)

Par Jacques Halbronn

 

On sait l’importance qu’André Barbault accordera dans les Astres et l’Histoire (Paris, Pauvert, 1967) à ce critère, à la base de son indice cyclique.  Barbault s’y  référe à  Henri Gouchon et mentionne des publications introuvables parues  une vingtaine d’années auparavant  «  exposé dans le cadre d’études ronéotypées consacrées à des prévisions pour les années 1946 à 1949 » (et donc sans dépôt légal à la BNF)

Mais pourquoi Barbault ne mentionne-t-il un ouvrage de Gouchon  paru dès 1933, intitulé Les Secrets du Zodiaque (Cours d’astrologie scientifique), édité par le dit Gouchon,  écrit en collaboration avec Robert Dax, avec une préface de Paul Clément Jagot, deux ans avant la parution du Dictionnaire Astrologique de Gouchon qui n’est en fait qu’une reprise (mais cette fois sans mention de Dax) de ce qui était en œuvre dans les Secrets à savoir une présentation alphabétique de toute une série de notionset  qui comporte une entrée (p 91) intitulée « Répartition des planètes » (n°42).  Mais on trouve dans le Dictionnaire également une entrée « Répartition des planétes ». (p. 363, Ed 1948) donc à la même date où Gouchon produisit son « Indice de Concentration Planétaire » à la base du dit Indice Cyclique)  Il est i intéressant de comparer les deux textes vu qu’il ne nous est pas matériellement possible de déterminer lequel des deux co-auteurs a  rédigé l’entrée de 1933.

Mais commençons  par analyser le texte  de 1933, donc durant l’Entre Deux Guerres. D’entrée de jeu, le nom de Caslant apparait dès la première ligne : « Les travaux du colonel Caslant ont fait ressortir l’importance primordiale de la répartition des planètes sur le Cercle  Nous ne sommes pas qualifiés pour traiter à fond cette question, nous allons seulement donner quelques directives susceptibles de rendre service. Si les planètes se répartissent, se déploient à peu près régulièrement sur l’ensemble du  Cercle, il y a tendance  à l’équilibre mais sans caractéristique de grande envergure. Si les planètes forment des amas , il y a  en quelque sorte un déséquilibre du côté de cet amas «  Mais ce texte vise l’étude du  thème individuel et non l’astrologie mondiale. En 1935, Caslant avait publié, aux Ed. Véga de A. Rouhier, un « traité élémentaire de géomancie » (qui sera réédité) dans lequel il déclare (pp. 141 et seq) ; « L’interprétation de la figure de géomancie présente de grandes analogies avec celle d’un thème astrologique »

Passons à l’article du Dictionnaire : Gouchon renvoie à la loi de création de Wronski dont  traite Caslant. 1

« Cette  répartition serait plus importante que tous les aspects habituellement utilisés par les astrologues. Un soin particulier doit être   accordé à l’examen  des planètes massives(voir cet article qui enumère   Soleil, Jupiter, Saturne, Uranus  et Neptune (Pluton était juste découvert depuis 1930  et le Soleil n’est pas une planète « lente ») On renvoie aussi à l’article « Pentagone » :  « D’après  E. Caslant, les cinq planétes lentes disposées  en pentagone  (à environ 72° l’une de l’autre) constituent la  disposition  la plus heureuse que l’on puisse souhaiter » L’on en reste à une étude du thème natal et toujours pas d’application à la Mondiale. « Pour  résumer  sommairement  cette théorie, nous dirons  qu’une  répartition  à peu près homogéne revéle  en général   un thème moyen, sans points particulièrement saillants ni dans la psychologie, ni   dans la destinée alors que  les  amas  indiqueraient les faits saillants, les destins sortant de l’ordinaire, soit en bien, soit en mal »

Or, l’article de Gouchon figure dans une réédition de 1948 de son Dictionnaire –(cf BNF 4+ R 6184), donc postérieure à la Second e Guerre Mondiale. On s’étonnera  de  ne trouver ici aucune référence concernant l’astrologie mondiale et la succession des deux grands conflits alors même que selon Barbault Gouchon aurait au même moment publié une brochure relative à ce événements.

En 1949  parait  de l’éléve de Caslant, Marie Louis Herboulet, La loi de Wronski adaptée à l’astrologie. Théorie, technique, interprétation. . Editions du Nouvel Humanisme, Garches. L’ouvrage est largement consacré à l’étude de thèmes de psychanalystes et l’on sait que Barbault se consacra à ce domaine (ce qui débouchera sur De la psychanalyse à l’Astrologie, Ed du Seuil, 1961) dès cette même époque.

Une réedition  est réalisée  en  1993  sous le titre Les lois de la création de Wronski appliquées à l’astrologie. théorie,  Editions du Rocher (cf   Francis Warrain, L’œuvre philosophique de Hoené Wronski   Textes, commentaires et critique. (Trois tomes parus sur six prévus), Paris, Éditions Véga, 1933, 1936, 1938.) On note que le texte de Warrain  parait dans les années Trente qui  correspondent  à l’émergence de cette idée de « répartition des planétes » chez Dax et Gouchon. Dax est le pseudonyme de Marx Enkin,  israélite comme Henri  Selva  (cf ) : Psychologie zodiacale, définition et classification des douze types fondamentaux de tempéraments et des cent quarante quatre types de caractères généraux : Vichy,, 1950. In-8°  (réédition 1983)  avec lequel nous avons été en contact et qui demeurait dans la région lyonnaise, à Bron. Cet ouvrage se proposait notamment de bien distinguer les ascendants successifs entre eux,

Quant à Gouchon, nous l’avons cotoyé, des années durant (1967-1976),notamment dans le cadre du Centre International d’Astrologie dont il fut un temps Président. . Son Dictionnaire a été réédité chez Dervy en 1975. Il serait intéressant d’étudier les changements d’une édition à l’autre  sur une quarantaine d’années..

En tout état de cause, il semble bien que l’on ait songé à appliquer  une telle approche au thème « mondial » mais André Barbault, à notre connaissance, ne se sera pas référé à Eugéne Caslant, un des « grands «  astrologue de l’Entre Deux Guerres ni à la Loi de Wronski, préférant s’en tenir à  un document au demeurant assez confidentiel Pourtant, notre premier réflexe aura été d’examiner ce qui dans le Dictionnaire Astrologique de Gouchon pouvait annoncer, d’une façon ou d’une autre, la mise en œuvre de son Indice de Concentration planétaire, ce qui nous aura permis de remonter à 1933 et aux Secrets du Zodiaque, qui sont la première mouture du dit Dictionnaire.

.  En tout cas  Barbault (cf l’article dans Wikipedia)utilise  bel  et bien  la formule «  répartition des planètes »  dont on  a observé  l’usage dès 1933  (Barbault avait 13 ans): « Je tiens personnellement cet indice pour la clé de l’astrologie mondiale; il représente le coefficient de répartition des planètes autour du Soleil »

Il est remarquable que jusqu’à ce jour, l’on n’ait pas jugé bon d’aborder  un d’ équilibre  et  de déséquilibre e telle filiation sémantique d’autant que Barbault recourt littéralement mêmes expressions d’équilibre  et de déséquilibre. Tout se passe comme si Barbault n’avait pas souhaité faire apparaitre le nom du Colonel Eugéne  Caslant,(1865-194)  dont on connait pat ailleurs  les  Bases élémentaires de l’Astrologie (Ed  Traditionnelles 1976).  Tout au plus  aurait- on pu lui attribuer l’application de cette « loi » à la Mondiale mais comme il le reconnait lui-même cela aurait déjà été envisagé par Gouchon. Il reste qu’il y a bien un télescopage lorsque l’on  attribue à Barbault le mérite de cette notion de répartition des planètes sans signaler que cette notion était en vogue  dans l’Entre Deux Guerres  lorsqu’il  s’initia à l’astrologie (2 Au  regard de l’Histoire de l’Astrologie, il importait de remettre les choses à leur juste place. (cf notre ouvrage La vie Astrologique, Années trente-cinquante, Ed Trédaniel- La Grande Conjonction, 1995 )

Ci –dessous le texte de l’ouvrage de  Barbault ( sur la plateforme NUMILOG)  relatif  à Gouchon :

« , Essai exposé dans le cadre d’études ronéotypées consacrées à des prévisions pour les années 1946 à 1949. Selon le texte des Prévisions pour l’année astrologique 1946, l’auteur, déçu de n’avoir pu prévoir avec clarté la crise de 1939-1945 selon les méthodes astrologiques existantes, se mit à chercher des voies nouvelles lorsqu’il « lui vint l’idée de relever certaines distances angulaires pour le début de chaque année astrologique (21 mars) et, avec les chiffres ainsi obtenus, de dresser un graphique pour la période 1880-1950. Comme il s’agit d’une donnée purement astronomique — la mesure d’une distance, — aucun facteur d’interprétation ne peut agir sur ce graphique ». Or les résultats lui semblèrent curieux, et même frappante l’allure générale du graphique, notamment avec une baisse caractéristique du diagramme entre 1914 et 1918, et une autre encore plus accentuée de 1941 à 1945, soit deux énormes chutes de la courbe. Ce qui l’amena sur-le-champ à formuler de judicieux pronostics sur la guerre et la paix (pas de danger de guerre avant 1950-1951). Le président du C.I.A., en homme très prudent, avait déjà travaillé sur un tel graphique en 1940, mais s’était refusé à en tirer des conclusions logiques, à savoir « que la guerre puisse se continuer encore pendant quatre ans… », car il avait craint « une de ces coïncidences qui sont si fréquentes dans les recherches astrologiques ». Dans ses Prévisions mondiales pour l’année 1947, il se risque toutefois à avancer : « Certes, il serait téméraire de vouloir expliquer toutes choses d’après ce graphique, mais c’est cependant le meilleur facteur astral que nous ayons trouvé pour rendre compte des grandes maladies du monde, et, malgré les quelques exceptions qu’on peut constater, il semble utile d’introduire cette donnée parmi les éléments de l’astrologie mondiale. » Puis il revient à la charge dans ses Prévisions mondiales pour 1948, où, devant la gravité de la situation internationale et le pessimisme généralisé des informateurs politiques, il tente de montrer que son pronostic d’improbabilité de guerre pour 1948 repose sur un facteur « où toute interprétation personnelle est exclue » : « On pourra voir ainsi qu’il ne s’agit pas d’une simple intuition, d’un simple jeu de pile ou face, de guerre ou de paix, mais d’une déduction ayant réellement une base astrologique tout à fait vraisemblable. » Et c’est ainsi qu’il en vient à exposer sa découverte : : « On doit se demander si ce que nous pouvons baptiser indice de concentration des planètes lentes ne serait pas un nouveau facteur à prendre en considération en astrologie mondiale, à côté des grandes conjonctions, des éclipses, des lunaisons et surtout des taches solaires, dont le rôle est admis par la science officielle. A moins d’un concours extraordinaire de circonstances, on dirait bien qu’il existe, en effet, une relation entre ce graphique et les périodes de bouleversements mondiaux, surtout économiques, comme on peut le voir en 1914-1918 et 1938-1945. Chaque dépression ne correspond pas à une guerre, mais elle cadre toujours avec quelque anomalie d’ordre économique. On peut donc dire qu’il semble y avoir une relation entre les mauvaises périodes que traverse le monde et la répartition des planètes lentes sur le zodiaque, et la concentration semble plus importante que les aspects traditionnels. Ce graphique est établi en mesurant, au début de chaque année astrologique, l’arc de cercle qui englobe toutes les planètes lentes de Jupiter à Neptune. Tout se passe comme si l’accumulation de ces quatre corps célestes d’un même côté du zodiaque produisait une sorte de déséquilibre ayant ses répercussions sur notre monde sublunaire. Tandis qu’une répartition plus homogène favoriserait l’équilibre et la prospérité. Nous avons également l’impression que ce graphique donnerait encore de meilleurs résultats si on pouvait l’utiliser en corrélation avec les taches solaires. Seulement, l’amplitude de ces dernières est impossible à prévoir tandis que le graphique pourrait être établi cinquante ans d’avance… »

 

On retiendra surtout  le passage suivant  au regard de l’histoire des textes (cf Les Astres et l’Histoire p. 33) en notant qu’Yves Lenoble pas plus que Barbault – et ce en dépit de sa référence à Gouchon et à ses seules publications annuelles « ronéotypées » d’après guerre,lui même, n’auront réussi à retracer de façon satisfaisante la genése de ces « indices » lesquels se situent dans la continuité de l’interprétation des « amas planétaires » dans le thème natal avec notamment cette idée de déséquilibre. C’est d’autant plus étonnant que Barbault devait faire paraître, au cours des années soixante des textes d’une part en rapport avec la psychanalyse (1961) et d’autre part en rapport avec l’Histoire (1967)

Quant à Yves Lenoble (,La Découverte de l’Astrologie Mondiale par les cycles Correspondances des cycles avec les grandes étapes historiques mondial3e) il se permet d’écrire  bien imprudemment et non sans un ton par trop affirmatif et déplacé de panégyrique qu’André Barbault est « le premier astrologue à vraiment prendre en compte les planètes récemment découvertes Uranus, Neptune et Pluton. Au lieu de les considérer comme des octaves de Mercure, de Vénus et de Mars, ils les traitent à part entière, aussi bien d’ailleurs en astrologie mondiale qu’en astrologie individuelle, comme en témoigne son ouvrage écrit en 1950 avec Jean Carteret Analogies de la dialectique Uranus-Neptune » Or, l’usage du quatuor Jupiter-Saturne-Uranus- Neptune est attesté comme on l’a vu dès les années trente-quarante, notamment en astrologie individuelle sans parler de l’ouvrage de Marie- Louise Herboulet de 1949  truffé de thèmes se servant des dites planétes.

Gouchon résume ainsi son approche dans son Dictionnaire mais à usage purement psychologique :

«  Tout se passe comme si l’accumulation de ces quatre corps célestes d’un même côté du zodiaque produisait une sorte de déséquilibre ayant ses répercussions sur notre monde sublunaire. Tandis qu’une répartition plus homogène favoriserait l’équilibre et la prospérité. » ce qui  fait manifestement écho  aux deux  articles abordés plus haut. On note l’abandon du Soleil et pas encore le recours à Pluton, d’où  la mention de « quatre corps célestes  (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune) On observe la transposition des  termes  de  l’analyse   du thème natal  vers le thème  « mondial » comme si l’astrologie mondiale n’était pas encore parvenue à se dégager du cadre d’une  astrologie généthliaque. On sait que pour notre part,  il importait –cf l’Astrologie selon Saturne 1994 1995- que la Mondiale s’émancipât   par rapport à un tel modèle en renonçant à combiner les planètes entre elles.

.

 

 

JHB

07 06 21

 

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