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jacques Halbronn La dimension anthropocosmologique de l’Astrologie Mondiale des Grandes Conjonctions

Posté par nofim le 26 juin 2021

La dimension anthropocosmologique  de l’Astrologie Mondiale des Grandes Conjonctions

Par  Jacques  Halbronn

 

Dans notre thèse de 3e cycle en Etudes Orientales (1979 Paris III EPHE Ve section, parue en 1985 sous le titre « Le Monde Juif et l’Astrologie » (Ed Arché, Milan), nous avons consacré un de nos trois volets, à Abraham Bar Hiyya et à Abraham Ibn Ezra et si le second est bien connu, il semble que le premier ait été négligé par certains historiens de l’astrologie des Conjonctions Jupiter Saturne . On pense notamment à Denis Labouré dans son récent ouvrage « Astrologie et Religion au Moyen Age ». qui ne mentionne d’ailleurs pas notre thèse dont le titre initial était La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du Moyen Age espagnol  (cf Le Monde Juif, pp. 139 et seq). En fait, Labouré semble vouloir ignorer la contribution juive à l’Histoire de l’Astrologie Mondiale en se focalisant sur l’apport des astrologues musulmans, suivant en cela Richard Lemay (Abu Mashar,  Beyrouth, 1962)

On retiendra qu’un certain consensus existait pour fixer une échéance importante  pour la fin du XVe siècle (LE RECOURS AU LANGAGE ASTROLOGIQUE DANS. LA FORMULATION DE LA PENSEE JUIVE AU MOYEN AGE. par JACQUES HALBRONN Commmunication congrès SIEPM ; Bonn,  1980), et force est de constater que des changements majeurs eurent lieu à cette époque (Réforme,  Grandes Découvertes, intégration des Juifs dans la culture occidentale etc)

 

Nous pensons utile de mettre en perspective cette théorie des Grandes Conjonctions par rapport à l’Histoire de l’Astrologie Mondiale au XXe siècle. D’aucuns nous reprocheront de nous intéresser à la modernité de l’astrologie  mais celle-ci éclaire rétrospectivement  les siècles antérieurs.

C’est ainsi que l’on ne met pas suffisamment l’accent sur l’importance accordée par la dite théorie au zodiaque en se focalisant sur les planètes. Il est vrai qu’au prisme de l’astronomie, les configurations astrales offrent une réalité  « scientifique » plus évidente que le cycle des saisons et notamment les équinoxes et les solstices dont on serait tenté de penser que cette référence reléve du métalangage astronomique. Albumasar, en tout cas, n’aurait pas songé à déconnecter  les dites conjonctions des signes qui les accueillaient ou  en tout cas des Eléments auxquels les dits signes appartenaient : Feu, Terre, Air, Eau – ce qu’on nomme Triplicités puisque chaque Elément regroupe 3 signes formant un triangle.  On peut certes avoir des doutes sur la pertinence d’un tel classement  et d’une telle  répartition mais ce que nous retiendrons, c’est la dialectique structurelle  entre cycle planétaire et cycle saisonnier (tropique). C’est cette dialectique qu’André Barbault  dans ses travaux en astrologie « mondiale ». Il n’aura retenu que l’idée de conjonction entre deux planétes en évacuant le référentiel saisonnier, à savoir à quel endroit de l’écliptique la rencontre avait lieu, ce qui lui permettait d’espèrer d’être mieux vu par les astronomes, comme on l’a expliqué  plus haut.

C’est bien là une question majeure pour la pensée  astrologique que d’intégrer ou non une telle dialectique que nous qualifierons d’anthropo-cosmologique, c’est-à-dire connectant phénoménes terrestres et célestes, ce qui nous renvoie évidemment à une forme de géocentrisme, d’anthropocentrisme.

Pour notre part – car notre démarche d’historien n’exclue pas, en ce qui nous concerne,  notre propre recherche dans le domaine en question- nous pensons que la recherche doit commencer par noter si certains événements  ou séries d’événements n’ont pas lieu dans les mêmes régions de l’écliptique (cf notre Astrologie selon Saturne, ed La grande conjonction, 1994) et ce n’est que dans un deuxiéme temps qu’il conviendrait de déterminer quels sont les facteurs qui ont pu impacter les zones en question, ce qui est d’ailleurs assez secondaire, à un premier niveau. Que nous importe, en effet, si telle ou telle configuration astrale avait lieu dans les- dites zones, ce qui compte n’’est-il pas que ces zones soient bel et bien circonscrites. On pourrait certes  qualifier d’empirique une telle méthodologie mais cela évite d’inverser la démarche en partant du cosmos pour aller vers l’anthropos au lieu du contraire. En effet, le cosmos englobe toutes sortes de facteurs et de combinatoires, d’aspects entre  planétes sans oublier  les étoiles fixes, les constellations  -  alors que l’anthropos se contente de noter que certaines zones de l’écliptique sont particulièrement sensibles.  Avec Barbault, on est en présence d’une astrologie « hors sol » qu’il s’agisse de la conjonction Saturne-Neptune ou de l’indice cyclique (cf Le Pronostic Expérimental en astrologie, Paris, Payot, 1973).

Rappelons que chez Albumasar, tout son systéme repose sur le passage périodique d’une triplicité élémentaire à une autre. Pour notre part, nous observons plutôt le passage sur les axes équinoxiaux  et solsticiaux, ce qui reléve des quadruplicités – les signes dits cardinaux- et non des triplicités. Notons que les triplicités s’articulent sur les trigones et les quadruplicités sur les carrés et les opositions.

Cela dit, nous comprenons qu’une astrologie liée au cycle des saisons puissent faire probléme car les dits axes ne sont pas matérialisés par astres repérables.  Que peut signifier en effet le passage d’une planéte sur l’ axe équinoxial ? On peut à la rigueur préférer une configuration entre une planéte et une étoile fixe. Or,qu’est ce qui a permis de découvrir la précession des équinoxes, n’est ce pas le fait de noter l’étoile fixe correspondant aux dites équinoxes et notamment à celui de printemps dans l’hémisphère nord ? Cela prouve bien que la pratique de connecter les équinoxes avec des étoiles fixes a été établie de longue date. (cf les textes de l’astrologue britannique William J. Tucker). On voit qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre zodiaque saisonnier et étoiles fixes, contrairement à ce que pensent les astrologues dits « sidéralistes ».

En refusant d’ancrer l’astrologie planétaire sur le cycle saisonnier – sous une forme ou sous une autre- André Barbault- et ceux qu’il entraina derrière lui  allait se priver  ipso facto  d’une méthodologie valable comme celle décrite plus haut, commençant par relever les zones de l’écliptique impactées  par telle série d’événements du même ordre, au regard de l’anthropologie.

Si l’on prend le cas des Deux Guerres Mondiales, note Barbault (cf Les astres et l’Histoire, Paris, Pauvert, 1967), on remarque des « amas » planétaires (planetarium), du fait d’une  non « répartition » (cf Dictionnaire de Gouchon) égale des planétes, lors de ces moments historiques. Mais Barbault tombe alors dans l’excés inverse, à savoir que cette notion de « concentration » planétaire (de Jupiter jusqu’à Pluton en un seul et  même graphique ) ne comporte aucune cyclicité régulière, ce qui est le propre de l’analyse astronomique du systéme solaire  et par ailleurs, les régions zodiacales impactées dans les deux cas ne relévent  pas davantage d’une quelconque cyclicité saisonnière.

 

JHB

26. 06 21

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