Jacques Halbronn L’antisémitisme sous couvert d’antisionisme et d’antiracisme.

Posté par nofim le 18 juin 2021

 

L’antisémitisme sous couvert   d’’antisionisme à d’antiracisme.

Par Jacques Halbronn

 

On  assimile souvent antisionisme et antisémitisme et il est vrai que l’intérêt porté à ce qui se passe en Israel semble souvent disproportionné en comparaison des commentaires  liés à d’autres régions du globe. Cela dit, l’on peut avoir un regard critique sur ce qui se passe et s’est passé en Israel.

Un aspect moins abordé concerne les liens entre antisémitisme et antiracisme même si le rapprochement entre sionisme et racisme n’est pas  chose rare. (Conférence mondiale de Durban contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance, qui s’est tenue du 2 au 9 septembre 2001 )

La thèse que nous soutiendrons ici tend à montrer que l’antiracisme est une arme forgée par les antisémites et plus largement par la judéophobie et l’antijudaisme. Quels sont les ressorts d’une telle approche « antiraciste » ? La notion de race implique un déterminisme objectif  qui  résiste à toute conception « existentielle ». Peut -on changer de « race »,  choisir sa race ? Le mot race doit être ici compris comme un enracinement dans une filiation, une généalogie sans que l’on puisse ou doive nécessairement  définir précisément comment un tel processus fonctionne ;

Les mobiles de l’antiracisme  s’éclairent au niveau religieux autour de la problématique du « peuple élu » et des tentatives pour contester ou remettre en question cette élection. Or, à partir du moment où il n’y aurait pas de « race » il n’y aurait plus de  transmission de génération en génération, ce qui conférerait du sens à la conversion.  Mais la notion  de race est-elle dissociable du plan « divin » de la Création au même titre que l’ordre cosmique  et de la centralité du Soleil ?

On connait l’histoire (dans le Livre de la Genése) de Joseph et de ses frères, fils  de Jacob (cf notre étude sur  la conflictualité au sein de la fratrie) après que Joseph ait raconté ses songes où ses frères s’inclinaient devant lui.

Nous pensons donc que l’antiracisme n’est nullement innocent. Il vise à saper les fondements mêmes du judaisme et paradoxalement, le nazisme avait dramatiquement pris la mesure et tiré les conséquences de cette irréductibilité. Est-ce que les Juifs ont intérêt à  adhérer à une idéologie antiraciste pour autant  dès lors qu’ils en saisissent les véritables motivations  sous -jacentes ?

On pourrait  également, dans la foulée, s’interroger sur le refus de tout  ‘essentialisme » au nom d’un existentialisme à la Simone de Beauvoir. C’est chaque fois le même enjeu, nier  à l’autre  un destin différent qui lui serait propre , au ,nom de « bons sentiments », éventuellement  dans son intérêt, sous prétexte de le protéger. Et de fait, bien des Juifs seraient tentés par une telle lecture censée désamorcer les attaques qu’ils auraient à subir. Mais à quel prix ?

Que d’ambiguités donc avec cette LICRA  ( La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme  qui  amalgame  racisme et antisémitisme  comme si  l’antiracisme, comme on l’a montré, n’ était pas de facto une forme d’antisémitisme et on a  vu à Durban en 2001 que l’on ne s’est pas privé de qualifier Israet d’ »Etat raciste ».. Or,  il est dans la logique des choses que l’on s’en prenne à l’Etat d’Israel pour stigmatiser  l’idée  d’un peuple  juif, fondé  sur une forme de racialité. Il y a bien là  un piége sémantique, produisant un amalgame avec  la question de l’esclavage et de la colonisation. On peut même se demander si les accusations de sexisme  ne feraient pas partie de ce courant existentialiste visant à délégitimer les Juifs  de leur prétention à l’élection, au lendemain d’une Shoah qui en aurait mis en évidence les périls ? C’est en 1946 que Sartre publie ses Réflexions sur la question  juive, ce qui met en évidence  les liens entre existentialisme et  cette « question »  à laquelle on est sommé de trouver une « solution » (sous- titre de l’Etat Juif de Herzl,  cf notre ouvrages  Le sionisme et ses avatars  au tournant du XXe siècle  Ed  Ramkat 2002)

 

 

JHB

18 06 21

 

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jacques Halbronn Nouvelles méthodologies pour la recherche en astrologie

Posté par nofim le 18 juin 2021

 

 

Nouvelles méthodologies pour  la recherche en astrologie par Jacques Halbronn

 

 

Selon nous, il faut partir de questions que se pose le public non pas par rapport à l’astrologie mais par rapport à une événementialité  dérangeante. Nous distinguerons deux cas : celui de changements au sein  l’opinion publique  d’une époque  à l’autre  et celui de la permanence, la récurrence  de certaines personnes sur une longue période.

I  Les revirement de l’opinion

 

Ce qui doit interpeller le public  tient à ce que des gens très différents  suivejacqunt peu ou prou les mêmes trajectoires. C’est cette convergence qui devrait conférer sa légitimité scientifique à la recherche en Astrologie. Autrement dit, l’astrologie n’aurait rien à gagner à se présenter comme l’étude des personnes, dans leur spécificité ! Nous préférons d’ailleurs parler d’anthropocosmologie  pour signaler la nécessité pour l’astrologie de  tenir compte de ce que l’on peut observer  sur terre et dans le ciel, en suivant une approche double. Il ne s’agit donc pas ici, on l’aura compris, d’étudier le thème natal de telle ou telle personne mais de montrer la dépendance de toute une population à un seul et même déterminisme  (cf L’astrologie selon Saturne, 1994-1995),avançant « comme un seul homme ». Or,  ce caractère collectif  sera mis en lumière en raison même d’une certaine cyclicité. Non seulement les gens suivent la même orientation mais en plus ils changent ensemble d’orientation. L’astrologie ne peut que fixer les dates de tels changements dans un sens ou dans un autre, à savoir sur la base de l’équinoxialité et de la solsticialité, de 7 ans en 7 ans, selon le cycle de Saturne. :passage sur l’axe  Bélier Balance ou sur l’axe Cancer-Capricorne.

Que l’on nous comprenne bien : il ne s’agit pas d’étudier des cas isolés mais des comportements collectifs, donc de regarder autour de soi. Ce n’est peut- être pas très flatteur de se percevoir au sein d’un collectif mais il n’y a de science que du  général, ce qui rejoint l’approche statistique et les sondages d’opinion. Le Saturnien n’existe, selon nous, et c’est ce qui fait sa force qu’au sein d’un mouvement social.

 

II La pérennité des leadeurs

 

Mais, il y a une approche inverse et complémentaire que nous qualifierons de jupitérienne et cette fois, il convient d’observer une personne donnée sur la longue durée parvenant toujours, d’une façon ou d’autre,  à garder la main et à poursuivre son entreprise de prise de pouvoir, par son charisme, par son aptitude à créer un certain déséquilibre au sein d’un groupe, ce qui est la condition propre à la marche.

Mais, selon l’anthropocosmologie,  il ne s’agit pas cette fois de fixer le ciel et la planéte Jupiter comme c’était le cas, plus tôt, pour la planéte Saturne. En effet, le processus jupitérien est « intégré » (chrono)biologiquement – comme dirait Roger Héquet (ACB)- sur la base d’une succession de cycles de 12 ans en 12 ans. .Autrement dit, tous les 12 ans, depuis la naissance, le jupitérien  reçoit une nouvelle impulsion qui lui confère un élan, qui le « recharge »,  jusqu’à l’impulsion suivante. Là encore, il ne s’agit pas de s’intéresser au thème de naissance et le rôle de l’astrologue sera d’identifier, de reconnaitre les Jupitériens au sein de la foule en vérifiant cette série de 12 ans en 12 ans, de 12 ans à 84 ans (ce qui recoupe le zodiaque chinois), ce qui permet un certain travail statistique.

Autrement dit,  l’astrologue du XXIE siècle aura à répondre à deux questions : le caractère collectif dans sa dimension spatiale, quantitative et le caractère individuel  des leadeurs dans sa dimension temporelle, qualitative.

Cela dit, l’on peut raisonnablement penser que le rôle des jupitériens consiste à « libérer » les saturniens de leurs chaînes, de leurs liens. Telle  pourrait  bien être leur mission et l’on peut dire que Jésus aura été l’exemple même du Jupitérien avec tous les risques que cela  représente quand on entend changer les attitudes et les habitudes.

 

 

 

 

JHB

18 06 21

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Jacques Halbronn Liste de ses communications et ses mémoires sur l’Astrologie au XVIIe siècle

Posté par nofim le 18 juin 2021

Outre ses éditions  consacrées à Jean Baptiste Morin (Ed Retz, 1975) et à Nicolas Bourdin (ed Trédaniel-La Grande Conjonction, 1993) et sa thèse de post doctorat  Le Dominicain Jean de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle (EPHE  Ve section, 2007), on signalera des études  de Jacques  Halbronn traitant de l’astrologie au XVIIe siècle,  parues au sein d’ouvrages collectifs  entre 1980 et 2015

Halbronn J.. … Recherches autour de l’édition française du Splendor Solis (1612) · in revue française d’Histoire du Livre, 2015

Halbronn (J.), ‘Pierre Gassendi et l’astrologie judiciaire: approche bibliographique’, Quadricentenaire de la Naissance de Pierre Gasendi, 1592-1655. Annales de Haute-Provence 113 (1993), pp. 255–270.

Jacques Halbronn, Questions autour du texte sur l’éclipse de 1654 attribué à Gassendi –in Gassendi et la modernité, dir Sylvie Taussig  2008

Halbronn (J.), ‘L’empire déchu ou l’astrologie au XVIIe siècle’, Politica Hermetica 11 (1997), pp. ?–?.

Halbronn (J.), ‘Les résurgences du savoir astrologique au sein des textes alchimiques dans la France du XVIIe siècle’, in Aspects de la tradition alchimique au XVIIe siècle. Actes du colloque international de l’Université de Reims-Champagne-Ardenne (Reims, 28 et 29 novembre 1996), ed. F. Greiner, Paris-Milano, 1998, pp. 193–205.

Halbronn (J.), ‘L’astrologie sous Cromwell et Mazarin’, Politica Hermetica 17 (2003), pp. 70–94.

Misères de l’Histoire de l’Astrologie   Gaston Bachelard et les Véritables Connoissances des Influences  Célestes et sublunaires de R. Decartes (sic)  (sur NOFIM,  d’abord paru sur le site du CURA.free.fr

Halbronn (J.), ‘The Importance of Comets for the Cause of Astrology: the Case of Pierre Bayle in the Years 1680-1705’, in Astrology and the Academy. Papers from the Inaugural Conference of the Sophia Centre, Bath Spa University College, 13-14 June 2003, eds N. Campion, P. Curry, M. York, Bristol, 2004, pp. 181–201.

Halbronn J.  Introduction bibliographique  à l’étude de l’astrologie française de la fin du XVe siècle à la fin du XXe siècle. 1989,   sur la plateforme SCRIBD

Halbronn  compte rendu du livre d’Elisabeth Labrousse. L’entrée de Saturne en lion, Nijhoff 1974  in Revue d’Histoire des Sciences ; 1980

Halbronn  Jacques H.,

Les  variations d’impact des comètes en France. Etude bibliographique(fin XV  e -fin XVIII  E siècles) , in La Comète de Halley et l’influence sociale et politiquedes astres , Actes du Colloque tenu à Bayeux au Centre Guillaume Le Conqué-rant en Octobre 1986, Bayeux, Ville de Bayeux, 1991, pp. 53-10

Halbronn,  J.  Article sur Jean-Baptiste Morin, Cahiers Astrologiques, Nice, 1976

Halbronn J.   The Astrologer Marquis,   Astrological Review , Hiver 1974 (sur Nicolas Bourdin)

 

Yves de Paris, un capucin astrologue ; site NOFIM 2014, paru d’abord sur le site du CURA.freee.fr

 

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Jacques !halbronn La double crise de la phase et de la typologie en astrologie

Posté par nofim le 17 juin 2021

 

La  double crise  de la phase et de la typologie  en Astrologie

par  Jacques  Halbronn

 

Nous diagnostiquons   un certain nombre de symptomes  liés au vertige de la multiplicité des facteurs, ce qui conduit à un double blocage, d’une part avec les « orbes », de l’autre avec les « signes ».

I Les orbes et la question des phases

On peut comprendre que lorsque l’on dispose d’un grand nombre de configurations, de facteurs –le gâteau du temps va devoir être partagé en portions réduites, ce que nous avait expliqué Roger Héquet, lors de nos entretiens vidé. L’avantage de cette pénurie, c’est la précision puisque les territoires se trouvent  par la force des choses sensiblement circonscrits car à une configuration fera suite, très vite, une autre.  D’où la condamnation des orbes qui accorderait trop de place à une configuration donnée aux dépens d’autres. Le nombre de facteurs met la pression sur l’interprète mais en compensation, il fera de nécessité vertu et  n’aura pas le choix de la période à couvrir puisque celle-ci se trouvera réduite ipso  facto à la portion congrue/

A  contrario,  moins on aura à gérer de facteurs et plus l’on pourra octroyer à chacun en plus grand espace de temps, ce qui rejoint l’idée de phase, inhérente à la notion de cycle. Est- ce qu’une saison se limite au moment équinoxial ou au moment solsticial stricto sensu ? Est-ce que le printemps ne dure que le temps du passage du soleil sur le 0° Bélier tropique ou bien plutôt se prolonge-t-il jusqu’à l’arrivée du soleil à 0° Cancer, ce qui lui donne trois mois pour se retourner ? Quelle est la pression que tel astrologue va mettre ? Par ailleurs,  une prévision  à un seul coup n’est guère convaincante car  ce qui caractérise justement le fait astrologique, c’est une succession inhabituelle d’événements du même type sur une période relativement brève. Une (seul) hirondelle  ne fait pas le printemps !

Cela dit,  l’on peut comprendre une telle façon de procéder  en raison d’une volonté de s’en tenir aux données purement astronomiques. Car astronomiquement,  on peut situer précisément une configuration alors que la notion de phase  ne correspond pas à une telle exigence d’orthodoxie  astronomique. Autrement dit,  la phase serait une notion problématique pour un astrologue qui ne jurerait que par les faits astronomiques brutes, à savoir l’instant où telle configuration se forme, pas avant et pas après ! Il y a là- comme nous l’indiquions dans notre précédent texte sur « la crise de rejet » en milieu astrologique-la marque d’un malaise par rapport à la tradition astrologique à laquelle on voudrait substituer des critères exclusivement d’ordre astronomique avec l’obligation de se servir de toutes les planètes du systéme solaire, ce qui serait la base d’une sorte de contrat tacite entre les astronomes et les astrologues, sommés d’appliquer l’astronomie aux événements sublunaires.

 

II Les signes et le thème astral

 

On sait que l’astrologie dite des Horoscopes est mal vue par les astrologues de cabinet recourant à un  support informatique sophistiqué. On n’a pas de mots trop durs pour fustiger la typologie, qu’elle soit zodiacale ou planétaire car cela serait beaucoup trop, nous dit-on, réducteur, simplificateur et ne permettrait pas d’utiliser pleinement le « clavier » astronomico-astrologique.

Comprenons que la « carte du ciel » a l’avantage de représenter, comme son nom l’indique, un cliché du ciel à un moment donné, ce qui produit le « thème », natal, horaire ou autre alors que le type planétaire ou zodiacal  n’est qu’un fragment d’un ensemble, sachant que le découpage en 12 de l’écliptique – base de la typologie zodiacale est apparemment arbitraire et aléatoire, au prisme, en tout cas, de l’astronomie. En outre,  on aurait là une vision très panoramique de notre Humanité, ce qui ne permettrait pas d’accéder à une véritable dimension individuelle, personnelle. Là encore, il faut de la précision, nous rappelle-t-on comme dans le cas des phases. Mais là encore, on se prive de toute approche statistique en coupant les cheveux en quatre. Ce qui a l’avantage, certes, d’éviter les comparaisons et les recoupements. Or, le public, depuis des décennies,  semble assez bien  apprécier l’idée d’appartenir à tel groupe, à tel signe  et non pas d’être tout seul en face de son thème !

 

Conclusion

On connait les arguments anti-phase et anti-signe . Il suffit de noter que tous les gens d’un même signe ne se ressemblent pas en tous points ou qu’au cours d’une même phase, il n’y a pas que des événements du même ordre. Mais les gens de tel signe savent pertinemment qu’ils ne sont pas semblables en tous points. Il serait caricatural d’en douter (cf les attaques de Serge Bret Morel sur les horoscopes de presse).

On trouve toujours des exceptions mais elles confirment la régle.

Pour notre part, il importe de déterminer des phases d’une certaine ampleur : on n’élit pas un président pour un mandat de quelques jours ! Ce  serait  plutôt entre 4 et 7 ans !  Il faut laisser du temps au temps et les clients , au fond, ne sont pas mécontents qu’on leur donne une certaine fourchette  englobant une seule et même tendance, pendant un certain temps plutôt qu’on leur fixe des échéances à très court terme.

Evidemment, la phase et le type ne risquent-ils pas de mettre les astrologues au chomage puisque pour un temps relativement long,  le client sera en roue libre tout comme il  ne se perdra pas dans le labyrinthe de son thème. Nous dirons donc (cf notre texte sur la toxicité des rapports entre astrologie et astronomie) qu’il convient  de concevoir une astrologie  qui corresponde à une certaine réalité anthropologique et qui ne plaque pas des modéles  dictés par une astronomie hors sol.

JHB

17 06 21

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jacques halbronn Le milieu astrologique et ses crises de rejet, de Patrice Guinard à André Barbault

Posté par nofim le 17 juin 2021

 

 

Bulletin  de la BURA (Bibliothèque  Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

Le milieu astrologique et ses crises de rejet  de  patrice Guinard à André Barbault

 

 

 

 

Par  Jacques  Halbronn

 

 

En notre qualité d’observateur du milieu astrologique depuis un demi-siècle, nous y avons noté des symptômes, des  comportements de rejet de l’Astrologie, de saturation. Nous aborderons successivement  la tentation  poétique et la tentation astronomique.

 

I La tentation de la poésie

Nous-mêmes, nous avons consacré beaucoup de temps à des domaines qui tendent à s’éloigner sinon à se démarquer de l’astrologie, d’où nos thèses de doctorat de 1999 et de 2007 qui se situent à la marge du champ proprement astrologique. Cela se comprend en raison d’une certaine aridité de la littérature astrologique.

Un cas particulièrement caractéristique est celui de Patrice Guinard qui fond à la fin des années 90 le CURA, le Centre Universitaire de Recherche Astrologique, après avoir soutenu une thèse, en 1993, sur les fondements de l’astrologie. Or, dans le cours de la première décennie du XXIe siècle, le gros des parutions sur son site, en tout cas celles qui sont de cru, vont toucher au « Corpus Nostradamus » et notamment à un Nostradamus prophéte et poéte, auteur supposé de centaines, d’une « milliade » de quatrains au point de s’en prendre vivement  à ceux qui,  comme nous, entendent dégager le « vrai » Nostradamus de telles dérives prophétiques.

Selon nous, un tel glissement est le signe d’un malaise ou d’un mal être par rapport à l’astrologie que l’on retrouve d’ailleurs chez Serge Bret Morel, passé par la Fédération des Astrologues Francophones avant de s’illustrer, avec d’ailleurs un certain succès, dans le camp des astrosceptiques.

Pour Guinard,  il est scandaleux de vouloir contester le volet poético-prophétique de l’œuvre de Michel de Nostredame, le réduisant ainsi à un faiseur d’almanachs annuels besogneux. Ce serait trahir la mémoire de Nostradamus que de contester que celui-ci pourrait ne pas être le génial prophéte dont il ne s’agit plus de chercher à comprendre comment il a été inspiré, puisque le lien entre la plupart des quatrains, y compris ceux des almanachs, n’ont pas de substrat  astrologico-astronomique identifiable.  (cf Pierre Brind’amour  , Nostradamus astrophile, Ottawa 1993) En revanche, sa correspondance  manuscrite  (étudiée par Jean Dupébe) et ses  études annuelles regroupées sou le titre de Recueil des présages prosaïques (étudiés par Bernard Chevignard, Seuil, 1999)  sont truffées de données Astronomico-astrologiques. Selon nous , même les quatrains des almanachs de Nostradamus ne seraient pas de sa plume mais reléveraient du zéle de quelque versificateur de ses prédictions annuelles en prose. Autrement dit,  Guinard, par ses positions, effectue un virage, une déviation grâce à l’œuvre ambivalente d’un Nostradamus revue et corrigé  vingt ans après sa mort survenue en 1566.

Il convient d’ailleurs de resituer la production centurique du dernier quart du XVIe siècle au prisme d’un certain déclin de l’astrologie, étant entendu qu’un nouvel élan astrologique se manifestera dans les années 1640-1650 autour de Nicolas  Bourdin  et de Jean-Baptiste Morin (dit de Villefranche) si bien que la fin du XVIIe siècle sera nettement plus féconde pour la production astrologique que la fin du XVIe siècle, contrairement aux représentations courantes. Trente ans après sa première parution, le manuel de Ferrier sera réédité, à Rouen, en 1583 et ce jusqu’au début du siècle suivante, ce qui dénote une forme de déclin.(cf  notre DEA  sur Auger Ferrier, Lille III,  1981, sur SCRIBD) Du temps de Nostradamus, l’astrologie française était florissante (cf le traité  de Claude Dariot, 1558, réédité chez Pardés en 1990) mais dans les années 1580, la roue a tourné.  Ce glissement de l’astrologie vers le prophétisme est périodique, c’est le cas de la Pronosticatio de Lichtenberger qui se retrouvera dans le Mirabilis Liber, recueil de prophéties (cf notre étude dans la Revue Française d’Histoire du Livre, 2015 et notre catalogue d’exposition à la BNF, en 1994, Astrologie et prophétie. Merveilles sans images)

 

 

 

 

II la tentation de l’astronomie

Abordons à présent le cas d’André Barbault lequel aura, selon nous, traversé une crise par rapport à la doxa astrologique, à la fin des années Soixante,  qui se manifestera  avec son « Indice Cyclique ». Nous avons montré par ailleurs que celui-ci prolonge  une approche déjà marquante dans les années trente, celle de la « répartition des planètes », pour reprendre une entrée du Dictionnaire Astrologique d’Henri Gouchon, réédité  régulièrement jusqu’à nos jours. Le nom de Caslant est mis en avant dans cet  article et le dit Gouchon appliquera, à la fin des années 40, à l’astrologie mondiale ce qui avait été avancé initialement pour l’interprétation du thème natal. Barbault  reprendra en 1967  cette méthode  dans les Astres et l’Histoire (Pauvert) sans faire référence à l’article de Gouchon dans son célébre Dictionnaire  mais en signalant une brochure introuvable du dit Gouchon/

Or, que nous raconte ce glissement survenu entre la crise mondiale parue, quelques années plus tôt dans cette même décennie, chez Albin Michel ? Que Barbault ne veut plus entendre parler de la tradition astrologique et préfére tout reconstruire à partir de données astronomiques  pures et dures. Qu’on en juge : plus question de distinguer les planétes entre elles par leur nom, plus question de noter dans quel signe les rencontres planétaires ont lieu-Albumasar quant à lui, quand même, notait dans lequel des Quatre Eléments, les conjonctions Jupiter Saturne se tenaient/ Seule va importer désormais la ‘répartition » des planétes « lentes, de Jupiter à Pluton, sur l’écliptique. Non pas que cela fasse sens pour les astronomes en termes d’équilibre et de déséquilibre, mais au moins ce sont là, n’est ce pas, des données objectives  qui ne doivent rien à la question du cycle des saisons, notamment. Autrement dit, une approche  qui refuse de s’appuyer sur une quelconque tradition astrologique ou même sur quelque forme de météorologie. On fait table rase et l’on attend que la concentration de planétes se resserra pour annoncer une  grave tension au niveau mondiale  comme dans le cas des deux guerres mondiales, dans l’attente d’une troisième échéance, pour le début des années 80.  N’est ce point -là un symptome de rejet, de crise de confiance vis-à-vis d’un savoir proprement  astrologique souvent d’ailleurs calqué sur le métalangage astronomique, à commencer par le nom des nouvelles planétes ? A ce stade, les significations accordées par les astrologues à telle ou telle planéte n’ont plus cours, Uranus et Neptune sont mis dans le même sac ! Plus la peine de chercher à les différencier !

Voilà donc quelques cas d’astrologues  qui ont pris leurs distances, du moins à un certain moment de leur carrière avec ce qu’on avait pu leur transmettre en astrologie. Et force est de constater que ces glissements se produisent  à des points de contact :la prose de Nostradamus rendue en vers,  les bases astronomiques de l’astrologie  prenant le dessus.

 

 

 

 

 

 

JHB

17. 06 21

 

 

 

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Jacques Halbronn Sur les rapports toxiques de l’astrologie avec l’astronomie

Posté par nofim le 16 juin 2021

 

Bulletin  de la BURA (Bibliothèque  Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

 

Sur les rapports toxiques de l’astrologie avec l’astronomie/

par  Jacques  Halbronn

 

On connait de Gastin un Plaidoyer pour l’astrologie scientifique en réponse à une interview de .M  Ernest Esclangon, astronome, directeur de l’Observatoire de Paris. (Ed de s Ephémérides  Gastin. Nice, 1936) fascicule d’une quinzaine de pages. (Cote BNF  8°R 20656 pièce)

 

Gastin proteste quant à la compétence d’Esclangon de traiter de l’astrologie,  ce qui met le doigt sur un probléme récurrent à savoir le nombre de fois où des astronomes ont pu être invités à traiter de l’Astrologie. Couderc sera chargée du volume Astrologie  dans la collection Que Sais je et Zarka est actuellement l’auteur du Que Sais  Je sur ce même sujet chez le méme éditeur. Entre 1936 et 2005, date de cette nouvelle mouture, 70 ans se seront écoulés.

Louis Gastin, nous l’apprenons par ailleurs,  a enseigné dans le cadre d’une  Société Astrologique de France,  fondée en 1926-27,  dont il fut un des vice présidents, dans les années 1940, avec Marc Breton, le président étant le lieutenant colonel Firmin Maillaud (cf son Almanach astrologique et de la vie mystérieuse pour 1948, Les éditeurs réunis, comportant une préface du dit Maillaud  intitulée la Renaissance de l’astrologie, laissant entendre que la mission des associations astrologiques est bien de réhabiliter ce domaine. C’est d’ailleurs l’occasion de préciser que dans les années 40, trois associations  jouaient un certain rôle, dont deux déjà avant la guerre, la dite SAF  et le CAF (Collége Astrologique de France (sa revue Sous le Ciel paraitra jusqu’en 1962, selon le dépôt légal de la BNF) et un nouveau venu, fondé en 1946 par Edouard Symours, le CIA ‘Centre International d’Astrologie lequel d’ailleurs en 1975 avait voulu reprendre le nom de la SAF pour finalement adopter celui  de SFA (Société Française d’Astrologie) sous la présidence de Paul Colombet.

Gastin  terminait  son Plaidoyer de la sorte : « N »est-il pas admirable que malgré les condamnations officielles,malgré son absorption consécutive par le charlatanisme, pendant plus de trois cents ans,  réputé sa seule représentation, l’astrologie ait pu sortir de sa gangue dans les temps  modernes, attirer de nouveau l’attention, l’interet et la protection  d’esprits  scientifiques, indépendants, de chercheurs instruits  et investigateurs et qu’elle se trouve aujourd’hui   en mesure de s’affirmer comme une science  auprès de savants  négateurs par la voie de leurs propres méthodes et au nom  de leurs propres concepts ? » Gastin n’oublie pas dans son plaidoyer d’incriminer Colbert ; « la proscrivant de l ’Académie des Sciences » et par là de la conscience  scientifique  officielle en voie d’évolution. Si lors des expériences de Volta et de Franklin une pareille proscription avait pu être infligée à l’étude de l’électricité que connaitrions nous aujourd’hui de ses merveilles ? » Vingt ans avant la Défense et Illustration de l’Astrologie (Grasset, 1955) d’André Barbault.

La  question que nous poserons est la suivante : l’astrologie  a-t-elle montré ce qu’elle pourrait apporter  à la Société ? Il semble bien que la plupart des gens-encore de nos  jours, pensent que l’on peut fort bien s’en passer. Nous pensons qu’elle ne trouvera sa place qu’en mettant en évidence les failles des dispositifs qui ne tiennent pas compte d’elle. On pense notamment, à quelques jours des élections régionales, aux fondements du systéme électoral, selon quels critères fixe-t-on les périodicités, les durées des mandats ? 4 ans, 5 ans, 7 ans et tutti quanti. Tout cela, en effet, n’est pas très « scientifique ». Comment se fait-il que les « réussites » prévisionnelles  revendiqués par un  Gastin ou un Barbault

ne soient point parvenues à changer la situation ?  D’autres ont pensé procéder autrement comme un Jean Pierre Nicola en reformulant les notions utilisées (Pour une Astrologie moderne, Ed Seuil, 1977) tout en les conservant dans leur ensemble en l’état. Mais force est de constater que c’est bien le rapport de l’astrologie à l’astronomie qui fait probléme. Les astrologues du Xxe siècle restent pour la plupart pérsuadés de devoir s’aligner sur le systéme solaire tel que décrit et baptisé par les astronomes. Dès lors, pourquoi, comment  s’étonner que les dits astronomes croient avoir leur mot à dire  à la façon d’Esclangon ?  Pour notre part, nous sommes d’avis que l’astrologie est saturée par un rapport toxique avec l’astronomie.  Autrement dit, l’astrologie n’a pas besoin de toute la panoplie du systéme solaire, ce que n’a pas compris Nicola (Nombres et formes du cosmos). On n’a pas coupé le cordon ombilical. Récemment, dans un précédent texte, il apparaissait que certains astrologues, il y a un siècle, exprimaient des doutes quant à l’intérêt d’intégrer les « nouvelles » planètes dans le dispositif  astrologique.  Pour nous, l’astrologie devrait se rapprocher de la théologie plutot que de l’astronomie et se demander quel rôle les astres étaient censés jouer dans le plan divin, dans la « Création ». Il importe aussi que l’astrologie se rapproche de la philosophie et notamment de la dialectique.  D’aucuns croient que l’astrologie doit prouver qu’elle « marche » mais ne comprend on pas que l’on ne demande des preuves que lorsque l’on a des doutes. C’est l’étrangeté de l’astrologie qui conduit à la rejeter. Pour nous, l’avenir de l’astrologie passe par la dualité aussi bien dans le temps que dans l’espace social. A l’image du systéme électoral, notre civilisation s’imagine qu’elle peut structurer la Société à sa guise en niant une quelconque structure binaire. Or, avec la profusion des facteurs astronomiques qu’elle se charge de gérer, l’astrologie se met dans l’incapacité de traiter de cette dualité essentielle et structurelle .  Les cadeaux que lui offre l’astronomie sont empoisonnés.

 

 

JHB 16 06 21

 

 

 

 

 

 

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jacques Halbronn Les deux premiers chapitres du Livre de la Genése au prisme de la dialectique Jupiter Saturne

Posté par nofim le 16 juin 2021

 

Les deux premiers chapitres du Livre de la Genése au prisme de la dialectique Jupiter-Saturne

par Jacques Halbronn

 

 

On commencera par une observation linguistique : la langue française – ou en tout cas celle qui est pratiquée en France- mais non en Belgique et ailleurs -n’aime pas les chiffres au delà du Six et refuse de parler de septante, octante ou nonante pour leur substituer d’étranges formules ; soixante dix, quatre vingt et quatre vingt dix.

Ce qui nous renvoie précisément à l’articulation entre le premier et le deuxième chapitre du Livre de la Genése qui ouvre l’Ancien Testament ou plutôt le « Premier Testament », la première Alliance que nous qualifierons de Jupitérienne,au nom de l’astre du sixiéme jour par opposition à celui du septième, à savoir Saturne.

Le deuxiéme chapitre de la Genése tranche de façon marquante par rapport au premier au point que l’on peut tour à fait y voir quelque forme d’ajout, d’addition, dans un deuxiéme temps. Cette addition est aussi celle de la Femme, « créée » dans la foulée et que certains veulent voir apparaître dès le premier jour. Selon nous, le chapitre premier aura été modifié dans ce sens au point de rendre certains passages assez incohérents.

La formule biblique même du « Croissez et multipliez’

montre bien qu’il faut un point de départ pour opérer une multiplication, passante du singulier au pluriel, du premier au second, de l’ancien au nouveau. Jupiter représente cet état premier, primordial alors que Saturne en serait le prolongement, l’accomplissement, tout comme la femme par rapport à l’homme.Passage du temps à l’espace, du qualitatif au quantitatif.

Cela dit, on est dans la cyclicité , on passe de Jupiter à Saturne puis de Saturne à Jupiter et ainsi de suite car Saturne ne saurait avoir le dernier mot, pas plus que l’Hiver qui doit laisser la place à un retour du printemps.

En tout état de cause, nous sommes en présence de deux séries de trois facteurs : d’une part Soleil-Jupiter-Uranus et de l’autre Lune-Saturne-Neptune, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il faille prendre autant de planètes en considération au niveau cyclique. Pour nous, les seuls astres opérationnels sont Jupiter et Saturne, les autres ayant une fonction symbolique et projective ; Ce que les astrologues disent sur les autres astres ne fait que broder autour de l’axe Jupiter-Saturne, ne sont que le reflet par rapport au dit axe.

Saturne part de quelque part et Jupiter raméne aux fondamentaux, aux principes. On retrouve cette dialectique au niveau préfixal ; le de et le re. Jupiter est en phase avec le commencement des choses, avec le concept et la conception tandis que Saturne .est à relier à la naissance qui n’est jamais qu’un second temps,celui de l’accomplissement, comme il est dit dans les Evangiles mais cet accomplissement implique le respect du plan initial, voué à la corruption.

Dans le débat autour de la représentation on perçoit un rapport de force entre saturniens et jupitériens, les Saturniens affirmant que l’élite jupitérienne ne fait que les représenter comme si le second temps devait précéder le premier. Confusion des genres et des temps. En réalité, le jupitérien reformule, restructure, réaménage, reconfigure, réagence ce qui autrement serait condamné à s’altérer, à se corrompre, à se scléroser. En réalité, c’est Saturne qui représente, qui incarne Jupiter, qui le prolonge. Il ne faudrait pas inverser les rôles. Cela dit, Jupiter va travailler , oeuvrer – comme il est dit au début du premier chapitre de la Genése- dans un rapport dialectique avec le chaos, ce qui a perdu sa forme première laquelle est à restituer, à régénérer. A la première alliance succéde la nouvelle alliance mais cette nouvelle alliance devra elle même être à nouveau remise en question du fait de l’usure tant et si bien que tout créateur se doit de remettre sur le tapis la création antérieure. Il reste que si l’on en revient au Livre de Jérémie, au centre de l’Ancien Testament, en son deuxiéme volet, il existe constamment un tel besoin de renouvellement car tout renouvellement est voué à terme au dépérissement, à la dégradation, à la perte de sens et de conscience.L’astrologue ne devrait pas se laisser influencer par quelque idéologie communiste ou féministe – ce qui est bien tentant- dans sa formulation de la problématique des planètes en cherchant à inverser la chronologie des énergies. .(cf sur Lune Soleil, notre ouvrage en ligne sur la plateforme d’Eric Le Nouvel)

Ajoutons  que dans la théorie des Grande Conjonctions d’Albumasar le Zodiaque au niveau symbolique est réduit à 4 facteurs, les Quatre Eléments (triplicité : feu, terre, air, eau), soit au prix d’une simplification du nombre de cas.

 

JHB

16 06 21

 

 

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L’Astrologie et Freud. Eros Saturne et Thanatos Jupiter

Posté par nofim le 15 juin 2021

 

L’Astrologie  et  Freud. EROS  Saturne  ET THANATOS Jupiter

Par  Jacques  Halbronn

 

Comment définir la dialectique Jupiter Saturne en évitant un certain nombre de  piéges idéologiques ? C’est ainsi que spontanément, bien des  astrologues auraient pu être tentés « spontanément » d’associer Eros à Jupiter et donc Thanatos à Saturne, pour employer une dialectique popularisée par Freud, dans les années trente, celle de l’Amour et de la Mort (cf  Malaise dans la  civilisation).

Pour notre part,  nous prendrons le contre-pied d’une telle proposition qui semble ignorer la nature du rapport entre le chef et le peuple et il est regrettable que les astrologues, qui sont censés voir les choses d’en haut, avec philosophie, épousent certains lieux communs.

Pourtant, nombreux ont été les auteurs qui ont mis en garde contre un certain mirage du bonheur. On pense à Aldous  Huxley et son « Meilleur des Mondes » (Brave new World), on pense au communisme  dont André Barbault, né en 1920, avait adopté après la guerre, les représentations,  produisant un article pour le Premier janvier 1953 dans un quotidien –l’Yonne Républicaine- appartenant ostensiblement à cette mouvance.

Or, si l’on ne comprend pas que les peuples sont prisonniers

de toutes sortes de liens, de coutumes s’imposant strictement et également à tous, alors on ne sera pas en mesure de capter le rôle du Chef censé le libérer de ses chaînes mentales et morales. En ce sens, Jésus  incarne bien cette stature du chef  jupitérien venu émanciper  une population de préceptes rigides, ce qui n’a d’ailleurs rien à voir avec l’idée de Nouvelle Alliance (cf le Livre de Jérémie, Chapitre XXXI) laquelle annonce pour plus tard un monde dystopique lobotomisé, où la faute ne sera plus possible, tant les gens seront programmés à subir les mêmes pratiques – circoncision pour les garçons et excision pour les filles – par exemple.  Selon nous,  un tel « bonheur » est la marque d’une société totalitaire.  Dès lors,  Jupiter, s’il n’est pas du côté d’Eros le  sera de Thanatos ?

On sait qu’en astrologie, le signe du Scorpion est associé à  la maison VIII dite de la Mort,  dont l’iconographie est passée dans l’arcane XIII  du Tarot.  On pense au chirurgien qui sait crever l’abcès, opérer un membre gangrené. Le Sagittaire, signe –faisant suite au scorpion, placé en rapport avec Jupiter est un archer (d’où son nom)  .D’ailleurs, l’archer est présenté comme un « homme scorpion » (cf Volguine Le symbolisme de l’aigle).

En d’autres terme,   Jupiter  ne peut se révéler efficace que s’il sait déconstruire, dénouer les liens mortifères  saturniens.

Nous avons montré, dans de précédents textes et vidéos, que Saturne était une pièce rapportée du système solaire – ce qui correspond au septième jour, au Shabbat (Saturne en hébreu se dit Shabtaï) / Saturne  met en œuvre la « Nouvelle Alliance » celle qui ne permettra plus la faute parce que les hommes seront automatisés. Et d’ailleurs, en ce sens, l’astrologie saturnienne serait celle de la Nouvelle

Alliance et l’astrologie jupitérienne celle de l’Ancienne Alliance et l’on voit bien de nos jours, quels sont les pays

Jupitériens assumant  la place de la liberté  et les pays saturniens égalitaires.

Nous avons insisté sur la nécessité pour  le chef de faire preuve d’esprit critique, faute de quoi il ne saura ouvrir les portes de la cage saturnienne. On aura compris que ceux qui prônent  la « paix »  offrent un fruit empoisonné, toxique relevant de Thanatos, la mort en grec (d’où le mot euthanasie, la « bonne mort »)

D’ailleurs, ce sont les Saturniens qui  lynchentt, qui  mettent à mort les héros jupitériens  qui entendent guider les peuples vers de nouveaux horizons. On pense à la crucifixion de Jésus.

 

Le Jupitérien  a un rapport d’extériorité, de distanciation avec le groupe qu’il fréquente, condition nécessaire pour lui ouvrir de nouvelles perspectives . A contrario, le saturnien est marqué par ses origines ce qui l’empêche de s’intégrer  pleinement dans un autre groupe.  C’est dire que la notion d’étranger n’a pas le même sens pour Jupiter et pour Saturne. Pour l’un, c’est une condition pour  faire avancer, pour l’autre, c’est une punition, un exil subi.

On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : le libérateur ne peut être trop fortement marqué par le groupe qu’il a pour mission d’émanciper. Dans le chapitre III de l’Exode,  Dieu dit à Moise : va parler à ce  peuple et non à ton peuple car le jupitérien  est libre de ses attaches et il  ne trouve sa véritable dimension qu’en prenant de la hauteur.

 

 

 

 

 

 

JHB

15 06 21

 

 

 

 

D’ailleurs, ce sont les Saturniens qui  lynchentt, qui  mettent à mort les héros jupitériens  qui entendent guider les peuples vers de nouveaux horizons. On pense à la crucifixion de Jésus.

 

JHB

15 06 21

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jacques Halbronn Astrologie. La phase et la date. Une hirondelle ne fait pas le printemps

Posté par nofim le 15 juin 2021

 

Astrologie. La phase  et la date. Une hirondelle ne fait pas le printemps

Par  Jacques  Halbronn

 

Certains semblent préférer se servir de l’astrologie pour fixer une date « précise », en tout cas une certaine année. Cela tient notamment au fait du nombre de planétes et de configurations et plus il y a de facteurs, plus la part de temps dévolue à chacun d’entre eux diminuera. A contrario, moins on a d’astres à gérer plus le temps imparti pourra être ample mais dans ce cas, l’on bascule de la fixation d’une date à celle d’une fourchette.

Certains feront la fin bouche face à un découpage généreux du temps. Ils oublient que dès lors que l’on détermine une phase d’une certaine durée, cela signifie la répétition du même type de situation au cours de la dite phase, le renforcement de la tendance plus l’on avance dans le temps. Il ne s’agira donc plus de piocher un événément qui « colle’ avec la prévision mais bien de signaler toute une série de situations allant dans le même sens, ce que chacun d’ailleurs sera en mesure d’observer ; C’est la loi des séries. En revanche, un événement unique n’aura pas le même impact, même s’il est frappant.

Statistiquement,  il faut du nombre et pas une date tous les 36 ans, à la manière de Barbault et de son cycle Saturne-Neptune donc il ne retient in finé que la conjonction ! Par ailleurs, il est bon qu’il y ait alternance binaire de phases, ce qui exige une dualité conceptuelle et il est encore plus remarquable d’observer une succession et une alternance de séquences événementielles relativement longues.

L’intérêt de la phase, c’est qu’elle  est englobante, il n’y a pas d’angle mort  entre deux configurations, pas de solution de continuité. Une phase dure jusqu’à la phase suivante et le petit nombre de planétes  n’est pas un probléme puisque la phase occupe le terrain.  La phase  suppose évidemment des orbes importantes tout comme le printemps se déroule sur plusieurs mois et n’est pas à son maximum  à l’équinoxe. Il faut laisser du temps au temps.

On nous objectera que cela revient à pile  ou face dès lors qu’il n’y aurait que deux cas de figure possible : A  ou B. Mais si plusieurs tirages successifs  donnent le même résultat,  on n’est plus dans la  probabilité en question.

En conclusion,  l’astrologie pourrait très bien fonctionner avec une seule planéte passant par des phases contrastées  et bien caractérisées, marquées  chacune par des événements du même type. Certains objecteront que la feuille de route de l’astrologie, le « contrat » signé avec les astronomes implique  que tout ce qui est signalé par l’astronomie soit pris en compte par l’astrologie. Il est grandement temps de mettre fin à ce marché de dupes où l’astrologie n’ a rien à gagner. Est-ce que, en effet, elle est mieux respectée par l’astronomie quand elle s’échine à conférer des emplois à toutes les planétes du systéme solaire ;

 

 

 

15 05 21

 

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Jacques Halbronn Introduction bibliographique à l’étude de l’Astrologie Française de la fin du XVe siècle à la fin du Xxe siècle .

Posté par nofim le 15 juin 2021

Introduction bibliographique à l’étude de l’Astrologie Française de la fin du XVe siècle à la fin du Xxe siècle . Mémoire proposé en 1986  dans le cadre d’une thèse d’Etat, sous la direction de Jean Céard.

 

par Jacques Halbronn

 

 

Avant-propos

 

Au début de notre période l’imprimerie accueille l’Astrologie comme elle le fait pour tant d’autres sujets médiévaux.

L’Astrologie française, en tout état de cause,jouit en cette seconde partie du Xve siècle d’un statut qui date de plusieurs siècles : elle tient sa place au sein des disciplines enseignées à l’Université, dans le Quadrivium.

Elle est lourde de toute une scolastique mais elle est servie par une langue qu’Oresme a affinée. C’est à la mise en question puis à la perte de ce statut que l’on assistera. Mais comment cette astrologie de langue française se comportera -t-elle dans le concert européen, quelles influences s’exerceront sur elle et quelles astrologies lui seront redevables ? Combien de temps lui faudra-t-il pour s’émanciper du latin ?

Nous avons voulu d’abord- d’où le titre de ce mémoire-reconstituer le tissu astrologique français des 500 dernières années.

 

Annonce du plan.

Pour ce faire, nous avons constitué trois corpus.

 

 

 

Première Partie Les textes recensés

Nous distinguerons un corpus « externe » constitué de titres de livres, de chapitres et un corpus ‘interne », constitué d’extraits qui nous ont semble significatifs d’un certain état d’esprit à l’égard de l’astrologie

Ce premier corpus est, évidemment, extrait de la masse de la production écrite qu’il convenait de parcourir pour cerner dans quelle mesure elle traitait, peu ou prou, la question astrologique. Il n’était en effet pas question de se contenter de compulser catalogues et bibliographies ; il convenait de prendre connaissance de la plupart des textes de façon à saisir certaines similitudes, certaines influences que des intitulés différents pouvaient ne pas laisser supposer .Ce travail n’avait pas été accompli ni pour l’astrologie française ni pour une autre astrologie. Ce premier corpus posait un certain nombre de problémes de datation et d’attribution(paternité non identifiée ou influence non reconue)

Nous avons voulu déterminer les facteurs externes, c’est à dire ne dépendant pas directement d’un processus interne à l’astrologie, agissant sur le développement de l’astrologie au cours des cinq derniers siècles en faisant apparaître un certain nombre de problématiques permanentes.

I Les échanges avec d’autres cultures dont bénéficie l’astrologie

II Les lieux et les agents de production

III Les stimuli astronomiques

IV Les stimuli politiques.

 

Deuxième Partie L’astrologie au combat

A partir d’un choix de passages significatifs , nous avons voulu montrer comment l’astrologie se nourrissait de son passé, jamais vraiment considéré comme obsoléte, comment elle s’en servait,comment elle savait récupérer et vivre avec les objections qui lui étaient apportées.

De fait , l’astrologie apparaît le plus souvent sur la défensive, est vécue comme un savoir contesté tout au long des cinq siècles , cherchant à se justifier

 

 

 

 

Troisième Partie Anthologie

Notre troisième corpus comprendra un ensemble de textes dont nous fournirons des extraits assez substantiels. Il importe, en effet, que notre recherche puisse être appréhenée directement. Nous renverrons à l’édition de 1866 qui comporte les trois textes de notre corpus à laquelle nous adjoindrons un certain nombre d’autres textes, notamment des extraits des Prophéties de Du Pavillon, des Prophéties de Joseph le Juste, du Mirabilis Lib

 

 

Quatrième Partie Conclusion : l’approche décennique

On s’est demandé si notre corpus faisait ou non apparaître dans sa globalité un certain nombre de phases. C’est ainsi que nous avons cru pouvoir dégager un certain nombre de décennies clef, ce qui

permettait d’embrasser l’ensemble de nos analyses précédentes.

Il importe que chaque texte relatif à l’astrologie soit resitué dans une dynamique historique. Car la recherche en astrologie doit s’appuyer sur une description des contextes successifs et non sur des études anecdotiques et ponctuelles.

Suite  sur  SCRIBD:

https://fr.scribd.com/document/511352265/Jacques-HALBRONN-Introduction-Bibliographique-a-l-etude-de-l-Astrologie-Fr

 

 

 

 

 

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