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jacques Halbronn La révolution comme changement nécessaire de paradigme en milieu astrologique (XX-XXIe siècles)

Posté par nofim le 9 juillet 2021

 

Bulletin  de la BURA (Bibliothèque  Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

 

 

 

La révolution comme changement nécessaire de paradigme en milieu  astrologique.(XXe-XXIe siècles)

Par  Jacques  Halbronn

 

Par- delà le bien et le mal (Nietzsche), le changement de paradigme sera toujours préférable à l’enfermement  perpétuel d’une société au sein d’un seul  et même paradigme. Il ne s’agit pas d’arguer de la qualité intrinséque de tel ou tel paradigme déjà en place  de longue date mais bien de son ancienneté qui par elle-même ferait problème. Dire que l’ancien paradigme est « bon » et le nouveau « mauvais » ne fait que manifester une certaine résistance au changement, au progrès, au sens premier du terme, c’est-à-dire celui d’avancer, de bouger.

Au prisme de l’anthropocosmologie, tout paradigme est lié à la dialectique Jupiter-Saturne, depuis son émergence, sa mise en place jusqu’à son abandon, son rejet. Dans le cas de l’astrologie actuelle, nous dirons qu’André Barbault, en jupitérien qu’il est- selon nos catégories – depuis les années 50  aura su faire adopter un nouveau paradigme autour d’un « tout planétaire » et au refus de ce qui  accorder quelque place à ce qui ne l’était pas.  Mais il vient un temps où il faut que la communauté astrologique doit passer à un nouveau « jeu » avec de nouvelles « régles » et il est probable que si Barbault était né cinquante ans plus tard, il n’aurait évidemment pas voulu entériner un ancien paradigme, c’est-à-dire  celui des années 50 ! C’est d’ailleurs dans la logique même de la démarche astrologique.

En ce sens, l’astrologie, au risque de choquer d’aucuns, se doit de  refuser toute diabolisation de nouveaux paradigmes, par -delà tout procés d’intention. Mieux vaut un « mauvais » paradigme qui évite la sclèrose que le maintien d’un « bon » paradigme qui implique une stagnation car un tel maintien rend ipso facto « mauvais » le dit paradigme à l’instar d’un aliment pourri, aussi délicieux serait-il en soi.

Autrement dit, le rôle de l’historien est d’étudier la succession des paradigmes, ce qui correspond à autant de « révolutions », terme d’ailleurs d’origine astronomique. Il serait paradoxal qu’un domaine qui traite du changement résiste au changement, ce serait le signe d’une certaine sclérose.

On peut évidemment  parler d’un changement de paradigme quand ce n’est pas le cas, en insistant sur quelques variantes insignifiantes et superficielles, des ravalements de façade. D’ailleurs,  ce qui signale l’émergence d’un « vrai » nouveau paradigme, c’est le fait qu’il va trouver un nouveau public que l’ancien paradigme avait  découragé, du seul fait qu’il était ancien, qu’il avait perdu de sa fraicheur. La question de la qualité  du recrutement est un test. C’est ainsi que lorsque nous sommes « entrés » dans la communauté astrologique parisienne, à la fin des années soixante,  il y avait une certaine effervescence  que l’on aurait du mal à retrouver aujourd’hui, si l’on excepte évidemment nos propres travaux. Lorsque le saturnisme l’emporte, le groupe tend à se refermer sur lui-même , sur ses « acquis », ce qui n’est guère excitant pour de nouveaux venus qui veulent  faire leur chemin  dans l’émulation de nouveaux talents.  Précisons aussitôt que la question des nouveaux paradigmes peut se poser à différents niveaux et pas seulement au niveau « technique » mais aussi dans les modes de sociabilité, de communication. C’est ainsi que la « mode » des congrès aura bel et bien constitué un nouveau paradigme pendant une bonne trentaine d’années  entre le Congrès de 1974  et celui de 2004, dont nous avons été la cheville ouvrière dans les deux cas. Et d’ailleurs en 2004, nous avions célébré en grande pompe ce trentième anniversaire des congrès parisiens, englobant  une centaine de rencontres en divers lieux de France, de Suisse, de Belgique. Quelque part, à partir de 2007-2008 va émerger un nouveau paradigme, celui de la télévision astrologique –Téléprovidence –dont nous avons été le principal architecte, laquelle comportait son lot d’archives audio et vidéo, rassemblant les morts comme les vivants.

Mais, à présent, en cette nouvelle décennie des années 20 du XXIe siècle, un nouveau défi se présente, celui de l’anthropocosmologie visant à se substituer à l’ancien paradigme multiplanétaire en faveur d’un nouveau paradigme, axé sur deux cycles seulement, celui de Saturne et de Jupiter.

Parmi les paradigmes marquants du XXe siècle, on n’oubliera pas de mentionner l’alliance entre astrologie et statistique  ( de Choisnard à Michel Gauquelin) car quelque part tout nouveau paradigme passe par un changement d’alliance, et donc par une forme d’interdisciplinarité. Dans le cas de l’anthropocosmologie,  l’alliance avec la théologie, avec la Bible,  est au cœur d’un nouveau positionnement stratégique visant à désenclaver  une certaine image de l’astrologie, par la constitution  de nouvelles passerelles.

 

 

 

JHB

08 07 21

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