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jacques Halbron L’épanouissement du monde juif. Un parcours, un quéte

Posté par nofim le 23 juillet 2021

 

 

Jacques  Halbronn

L’épanouissement du monde  juif,  Un parcours,  une  quête,

Nous disinguerons trois temps, celui du MIPEPJ, celui du CERIJ  et celui d’Hebraiquetélé.

 

I Le temps du MIPEPJ

Avant la création  du Cercle d’Etudes  et de Recherche  sur l’Identité  juive (CERIJ (cf les Cahiers du CERIJ, en ligne sur la plateforme  https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn), en 1978,  il y avait eu la création 12 ans plus tôt du Mouvement International pour l’Epanouissement du Peuple  Juif

 

Document de base à approuver exposant les conceptions mipepjistes/

Nous soutenons trois thèses :

le génie et le non génie  constituent deux espèces différentes

Le peuple  juif  est un peuple de génies

Le  génie, le juif doivent refuser d’être exploités et s’unir

Ces thèses admises, l’épanouissement  du peuple  juif est possible

 

 

 

Israel n’est pas encore né. Israel vivra lorsque l’être juif apparaitra sans écran. Israel n’a été jusqu’alors qu’un embryon  traversant les stades inférieurs de l’évolution  juive. Je propose un combat à ceux qui se savent Juifs et pour qui Israel n’est pas autre qu’eux-mêmes, à ceux qui connaissent l’art de la guerre. Laissons nos frères sommeiller jusqu’après la bataille. Ne croyez pas, compagnons d’armes, ceux qui clament ; Israel est petit, les Juifs ne croient plus en eux-mêmes, Israel n’existe pas. Car si Israel est petit, le monde l’est encore plus car Israel encore naissant a construit l’homme et sa puissance. Car si les juifs ne croient plus en eux-même, c’est parce qu’ils se sont égarés, que le guide avait disparu. Mais irions-nous croire  ces Juifs qui n’ont pas de voix, qui anonnent ce qu’on leur a appris dans des écoles, dans des pays qui ne sont pas les écoles, les pays des Juifs ?

Car si Israel n’existe pas, si Israel n’est pas Peuple en face de toutes les peuplades interchangeables, qui nous dira pourquoi Israel ne s’est pas évanoui comme ceux qui lui contestent la vie- après avoir plongé dans le creuser où tout devient boue ?

 

Le peuple juif est un peuple de génies car les Juifs n’ont pu se stabiliser, s’assimiler dans la dispersion, ils sont restés dans une situation provisoire (…)La constitution d’un peuple de génies par le rassemblement  des génies dispersés dans le monde est impossible, utopique car seule l’histoire permet à des individus  de pouvoir  vivre paisiblement, constructivement, en communauté, pour  un but collectif.

(..) D’où est issue la  religion juivr, a-t-elle  été imposée à des individus  ne constituant rien auparavant qui fût cohérent ? On a coutume, parfois de voir dans l’acceptation de la religion  juive la naissance des juifs. Ce qui signifie qu’avant cette époque, celle de Moïse et des tables de la  Loi, les Juifs ne se distinguaient en rien des autres peuple.

La religion   n’a pas  fait le Juif, c’est le Juif qui a peu à peu forgé sa religion La religion n’a pas été conservée pour des raisons culturelles mais c’est parce qu’elle a  été conservée par nécessité intérieure du Juif que la culture juive s’est maintenue. (…)Si le peuple juif n’était qu’une création artificielle et éphémère, interchangeable et élastique, un siècle après la dispersion romaine, le peuple juif aurait rejoint les souvenirs des civilisations perdues

 

 

Le peuple de l’astrologie = peuple juif.

Démonstration non scientifique, non astrologique (l’astrologie est très limitée en Astrologie des peuples)

 

On s’efforcera d’abord de justifier le choix du peuple  jui f en tant que peuple qui mérite d’être mis à part et dont les membres possédent des facultés de création qui permettent à l’humanité de progresser/. Ensuite, l’on montrera que le peuple Juif  est en face, aujourd’hui, d’une reconsidération de ses traditions, qu’il doit prendre conscience de sa nature profonde.  Le Peuple juif est né non point de son histoire mais avant son Histoire.

 

La  situation  aujourd’hui

L’observateur qui revient d’un voyage en Israël se croit le droit d’utiliser l’expression  Juif  israélien. Cela est condamnable non en tant qu’objet d’étude  mais parce qu’il ne sait rien du Juif, de l’être juif  pas plus ,semble-t-il d’ailleurs  que de l’être non juif ou d’autres  séries d’êtres. Il y a simple manque de cohérence dans sa pensée.

Que voit l’observateur superficiel ? Des existants présentant des caractères originaux mais ni plus ni moins  originaux que les caractères nationaux de chaque Etat, des structures  agricoles,  industrielles, propres à la région. Bref cela semble comparable à celle de toute étude politico-sociale. Ainsi, l’observateur conclut que dans les cadres actuels, le Juif israélien est ceci ou cela. Aucun doute ne traverse son esprit ; il a décrit  ce qu’il a vu, ce qui était. Voilà l’existant  juif ou mieux un des existants  juifs Il ne saurait être contesté  coutumièrement  l’exactitude de la description même sous les angles les plus délicats. Toutefois, l’erreur est évidente dans le principe même du travail entrepris ; il est inadmissible de ne pas situer l’existant juif  1967 dans son évolution de même qu’il est inadmissible  de ne pas déterminer  -ou chercher à déterminer -et en cas d’échec le reconnaître – la source de cette « évolution » même. Sinon  à quoi rime  cet effort de définition que l’observateur considère comme bien innocent ?         (…) Ainsi, l’observateur  qui revient d’Israel revient avec une série d’énigmes, de questions à résoudre.(…) Ces questions sont : quel est l’être  juif, que peut-il devenir, quelle est la politique préférable pour accentuer  l’évolution de l’être puisque toute politique doit avoir cet objectif ? Le grand tort des dirigeants juifs et cela concerne donc l’ensemble de la population israélienne (..) c’est d’essayer de faire progresser des êtres qu’ils ne connaissent pas,

 

Une politique  juive

Le Peuple  juif est formé d’individus juifs alors que les autres  peuples forment  des individus par l’emprise  de leur cadre sans que ces individus  aient conservé une nature indépendante. Le Juif  conserve des capacités  créatrices disparues sous l’emprise  du Social. (…) Le Juif  est un génie en puissance . Il est doué de la faculté de dépassement (par opposition à celle d’assimilation passive) qui  évite la dégénérescence -(…) mais la question se pose de déterminer les capacités des individus non à l’ombre de critères dégénérés  et manquant l’essence de l’individu mais à l’aide de critères neufs et indépendants de la culture non juive. L’astrologie est ce moyen  parfaitement objectif. L’Astrologie plonge au fond de l’être  et en dégage sa vocation unique (..) L’Astrologie, loin de détruire la liberté et l’indépendance humaine les rend effectives alors qu’elles ne l’étaient pas en n’obligeant pas l’individu  à suivre une voie qui ne le  concerne pas en profondeur (..) Une  véritable   démocratie  est enfin possible où ceux  qui sont les plus  capables d’épanouir les autres  soient  connus et suivis en sachant  que le  cours de l’histoire est un perpétuel renouvellement (..) L’astrologie  si elle  est répandue et pratiquée par tous les  citoyens d’Israel mettra obligatoirement les  meilleurs à  sa tête (pour une période  donnée) et puisera  dans les ressources  juives enfin mises à  jour les moyens de remplir  son  destin  biblique »

 

 

 

II

Le  temps  du  CERIJ (Cercle d’Etude et de Recherche sur l’Identité  Juive)

En 1978,  nous fondions  le CERIJ avec Claude Raphael Samama (http://plus.wikimonde.com › wiki › Claude-Raphaël_Samama, voir  ses  Réflexions nouvelles sur des questions juives. (Maison-neuve et Larose, 2007,

 

La première période ne dura que 2 ans et nous relançames le CERIJ dix ans plus tard  lors de la  dynamique  propre  au  judaisme laic, représentée notamment par Albert Memmi.  Les Cahiers du CERIJ connurent également ces deux temps (.https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn)

Revenons sur les textes fondateurs du CERIJ, que l’on comparera avec ceux du MIPEPJ, 12 ans plus tôt, donc après la Guerre  du Kippour (1973) ainsi qu’une nouvelle expérience israélienne en 1976.

 

 

Genése  du CERIJ, par Jacques Halbronn

En Juin 78, le projet de constituer une association juive axée sur les problémes d’une diaspora moderne, avait été lancé. Un texte signalait qu’il fallait « trouver  un moyen terme entre le repli sur la famille des Juifs religieux et le nationalisme en un lieu  étroit, véritable lit de Procuste- qui fait passer l’essence juive par un moule singulièrement  apauvrissant »  (…) Lors d’un entretien avec Claude Samama, en novembre 78, l’idée de retenir le principe d’un refus de cette alternative comme point de départ  d’une association  était reprise et aboutissait à l’idée de « modéles dominants ». Le CERIJ s’est constitué autour de cette problématique.

Les premières réunions du CERIH firent bientôt apparaitre la nécessité d’un autre type de clivage, celle du vécu et celle des idéologies. L’une puiserait dans la mémoire et la sensibilité de chacun, l’autre cernerait  les grands mythes qui pésent sur le judaisme moderne. En d’autres termes, à la notion de « modèle dominant » comme axe dominant (..) allait se substituer , au cours des réunions,  un autre axe, celui d’un judaisme viscéral, naturel, vivant et celui d’une confrontation avec un certain terrorisme idéologique qui serait aussi bien celui du Sioniste que celui de l’Antisémite (au sens sartrien)

Comment le principe des « modéles dominants » se fond –il dans celui  que l’on a appelé des « orientations méthodologiques » ? En ce que la dialectique religieux/sioniste  se ventile précisément  entre le Vécu- le religieux- et l’idéologique –le Sionisme. On ajoutera que le religieux  est en dialectique, lui-même, avec l’assimilation tout comme le sionisme l’est avec l’antisémitisme.

Le Juif se trouve donc bien pris entre deux déterminismes : celui qui l’accroche à son passé et où il puise partie de son identité et celui qui lui propose des représentations du futur – l’aboutissement sioniste. On dira donc que leVécu est lié (..) à un héritage et l’idéologique à une interprétation  à usage collectif de l’Histoire du Peuple Juif,  à la fin du XIXe siècle.

Il va de soi que le sionisme – tout comme l’antisémitisme – se nourrissent du vécu juif pour le lire d’une certaine manière. On ne saurait nier, en particulier,  que les facteurs religieux inspirent certaines formulations sionistes (retour à Jérusalem) ou antisémites (peuple déicide) mais il n’y a pas, au sens strict, au XXe siècle, d’idéologie religieuse en tant que telle, à part entière, puisqu’il s’agit d’une donnée culturelle extrémement riche (…) Cela dit, il est certain que l’identité juive-sujet central de la réflexion du CERIJ- se forme à partir d’un certain nombre de représentations mais aussi – pourquoi pas – de qualités intrinséques qui n’ont que peu de rapport avec les modéles politiques du sionisme et de l’antisémitisme car on s’accordera pour reconnaitre que ni l’assimilation, ni la croyance religieuse ne donnent actuellement prise à un mouvement politique qui les incarnerait en tant que telles. Assimilation et pratique ou foi religieuse restent même pour les idéologies sioniste et antisémite des questions individuelles sur lesquelles on ne cherche pas à avoir vraiment prise »

 

Problématique : que signifie être juif en 1979 ?

La question nous viendrait déjà d’un héritage depuis toujours reprise : douter, réfléchir sur soi, entreprendre la quéte  de son identité., contester l’idéologie régnante et les définitions figées , se remettre en question sans cesse semble bien être une des constantes  d’une inquiétude  spirituelle  juive  qui traverse le temps.

La question n’est donc pas nouvelle. Elle se pose néanmoins aujourd’hui  avec une acuité nouvelle. Un nombre de plus en plus  grand de juifs  ne se satisfont plus  des réponses  apportées par les institutions officielles du judaisme et se reconnaissent moins  encore  dans ce qu’on pourrait appeler les « modéles dominants » , en tout cas dans les discours qui nous environnent. (…) Ce long passé religieux nous a pourtant transmis une tradition, une culture, une histoire qui nous marquent profondément et dont il ne s’agit pas de minimiser l’importance . La  question  est justement de savoir comment intégrer cet héritage dans une culture juive  actuelle et plus vivante. Le sionisme, l’autre pôle du discours moderne de l’identité juive peut-il jouer ce rôle ? Il ne constitue pas une idéologie monolithique et ses dimensions, les courants dont il est traversé, sont multiples. (..) Mais ce qui reste incontesté, ce qui fait l’unité des sionistes et qui constitue  le sionisme en modèle dominant dans lequel un certain nombre de juifs ne se reconnaissent pas, c’est qu’il pose l’Etat d’Israel comme le seul destin historique possible.

Les Juifs qui n’adhèrent pas à ce principe fondamental  de centralité et qui ne sont plus intégrés à la comunauté religieuse se trouvent ainsi , de fait, relégués à la périphèrie fautive et honteuse du judaisme. Si ces femmes et ces hommes juifs qui ne s’y retrouvent plus s’engagent alors sur la voie d’une assimilation plus ou moins radicale,forcée ou factice, c’est bien souvent au prix du refoulement de cette dimension constitutive de leur être, ce processus entrainant des conséquences néfastes pour leur personnalité et leur existence »

Le CERIJ  se propose justement –tel fut son premier texte- de « favoriser une réflexion de groupe sur les modéles historiques et psychosociologiques qui servent de référence à la conscience et à l’identité juive : promouvoir des recherches  concernant l’évolution des modéles . (…) Pour mener à bien ces travaux (…) il  a  été envisagé de constituer dans un avenir proche des groupes d’échange sur des thèmes liés à l’existence juive en tous ses aspects culturel,  éducatif, sociologique, psychanalytique.  Deux grandes méthodologies  y seront mises en œuvre : l’une ‘exitstentielle » permettant à chacun de faire le point avec lui-même ; de  mettre en jeu un discours qui n’est plus, le plus souvent,  conscient, de confronter son identité avec celle d’autres Juifs sans partir nécessairement  du principe que tous sont d’accord sur l’essentiel, bref de faire exprimer au réel  les  conditions cachées d’un certain imaginaire mais aussi de son univers symbolique où se jouent destin  et histoire collective. L’autre « épistémologique » en quête d’une  information aussi  lucide et complète  que possible sur les modéles  prédéterminés, préétablis, qui se sont accumulés et combinés sans fin. Par delà toute dérobade dans le dialogue indispensable avec le non Juif, sans refuser de préter l’oreille au discours  antisémite, quelles que soient les formes dans lesquelles il se love ou  peur de réveiller les problémes pour peu qu’on s’y arrête.

 

 

Le CERIJ  est né d’un constat et d’une volonté . Il se voudrait ce lieu où s’expriment les individus qui ont jusqu’ici leur judaisme dans le silence d’une solitude où ; non reconnus par les leurs, ils ne sont pas forcément acceptés  par les autres. »

Bibliographie :  site  Hommes et faits . J. Halbronn » Pour une approche ésotérique de la question juive » »

 

Lors de la deuxième période du CERIJ, à partir de 1989 et son ralliement à la mouvance judéo-laique,  le CERIJ se fit connaitre avant tout par l’organisation de Colloques –« journées d’études’ – dont nous avions l’expérience, dans le champ astrologique depuis 1974. Ces Colloques du CERIJ étaient des événements de la vie du judaisme laïc comme en témoignent les Cahiers du CERIJ qui s’articulaient dessus. Cet impact du CERIJ allait trouver son point culminant lorsque le président d’une autre association, Elie Garbarz, demanda à Jacques Halbronn de devenir Secrétaire général de Liberté du Judaisme et  dans la foulée, Halbronn fera appel à son ancien professeur à l’INALCO Doris Bensimon, une vingtaine d’années auparavant qui présidera longtemps l’association.

Quand on examine la série des Cahiers ( en ligne sur SCRIBD),  on s’arrête sur le numéro du premier semestre 1994 indiquant comme directeur de publication  Jacques Halbronn  et directeur  de la rédaction Claude Raphael Samama, la revue, produite par Antonia Leibovici (AdR) étant publiée par les Editions de la Grande Conjonction dirigées par Halbronn, le siège du CERIJ se situant dans les locaux des dites Editions.  Halbronn  publiera des textes dans les Cahiers sous des pseudonyme : Sophie Escher,  Emile Carcassonne.

Il nous faut donc sensiblement relativiser le role de Claude Samama dans la dynamique du CERIJ jusqu’ici d’autant que Luc Boudal un des collaborateurs techniques des Editions de la Grande Conjonction  sera en charge de la réalisation technique jusqu’en 2002  En 2000, un Colloque interdisciplinaire sur la Dualité sera organisé qui conclura la série des Colloques organisés par Halbronn. Parmi les colloques :

1992  Quelle Unité pour la Communauté Juive de France ? »

1994 La paix des Juifs

1995  Discours identitaire et antisémitisme

1996 La condition minoritaire des Juifs

2000 Penser la  ‘Dualité »

 

Revenons sur la « plateforme du CERIJ’  figurant dans chaque numéro des Cahiers où ressort l’idée d’un judaisme à la  française comme « solution » à la sortie des « modéles dominants » de la synagogue et du sionisme. On lira à ce propos, sous la plume de Claude Samama,  les » Réflexions nouvelles sur des questions juives/ Du singulier à l’universel » (ed Maisonneuve & Larose, 2007) qui débute par une « analyse spectrale de l’identité judéo-française contemporaine » suivie par « la production intellectuelle juive français » et « Pour une laicité juive à la française », avec de nombreux textes parus dans les Cahiers du CERIJ.

 

 

 

Commentaires  sur la série des Cahiers du CERIJ (Dépôt légal, BN 8° 02F 4353

1990-1991

Double question Un paradigme « cérijien ».

1       On notera que nous pensons devoir dialoguer avec les « antisémites »

2       Le sionisme fragilise- t-il la diaspora ?

Quéte individuelle ou collective ?

 

1992-1994

Le Colloque de 1992, premier rassemblement de représentants de diverses associations juives laiques avec une présence « non juive » Trouver une représentation  juive intégrant toutes les sensibilités juives, dépassant les clivages. Savoir qu’Un tel est Juif  sans déterminer ce que cela signifie. Parler de « culture » juive. La France lieu privilégié de la présence juive ?

Le Colloque « Discours identitaire et antisémitsme (13 juin 1993) note le refus de la fuite vers le ghetto ou vers Israel.

 

 

1996-2004

Le Colloque de Juin 1996 « La condition minoritaire des Juifs » était marqué par une synergie CERIJ-LDJ Il importe de repenser les bases des différentes formes de judéités  Le sionisme de Herzl  fut applaudi par les antisémites. Si le texte français du Judenstaat parut après le texte allemand, il n’en fut pas moins probablement premier tant Herzl entendait s’adresser aux Juifs de l’Ouest avant  les juifs de l’Est non pas pour qu’ils s’expatrient mais pour qu’ils aident les juifs qui en avaient le désir ou le besoin.  Penser, donner du sens à  la dialectique Juif-non Juif et accepter la spécificité  structurelle juive, pas une religion ni un Etat comme les autres..

 

Treiziéme et dernier numéro des Cahiers du CERIJ  2005-2006   Récapitulatif des 12 numéros parus (nouvelle formule) Le site  www.cerij.org  animé par Claude Raphael Samama  ne semble plus être actif

 

La plateforme  du CERIJ reste inchangée si ce n’est qu’elle   ne mentionne plus le nom de Jacques Halbronn et de Claude Samama.  Il y a rupture/ En fait, la rencontre entre Halbronn  et Samama était basée sur un malentendu. La notion de modéle dominant pour Samama  avait en réalité perçue comme obstacle à l’intégration des Juifs dans la société française, lui qui venait d’Afrique du Nord (Sfax, en Tunisie) et qui avait vécu 14 ans sous le protectorat français – ces modéles dominants, Israel et a synagogue risquaient de détoner, de mettre en péril une assimilation en métropole, avec une approche différente des communautés. Pour Halbronn, le probléme se situait à  un autre niveau, à savoir une fausse réponse à la conscience juive. et d’ailleurs, paradoxalement,  Halbronn, de famille de souche française (Alsace, Avignon,  Rhénanie,  Pyrénéees ), avait vécu dans sa vingtaine, une expérience israélienne et hébraisante forte. (1967-1969)/ La France restait pour Samama l’horizon identitaire non pas seulement en tant que Juif mais en tant qu’issue d’une expérience migratoire  familiale. Ambiguité que nous avions relevée: l’immigration des Juifs   récemment arrivés en France tant d’Afrique du Nord que d’Europe Centrale ou de l’empire ottoman,  se référait plus à une image de la France qu’à une volonté de s’inscrire dans une histoire de la présence  juive en France, dans la logique de l’Emancipation de la fin du XVIIIe siècle, une Emancipation qui au demeurant n’était pas une immigration culturelle ou géographique  pour des populations depuis longtemps insérées dans le tissu social  français et chrétien., ce qui notamment  conduisait à vivre l’antisémitisme autrement.

 

Troisiéme Temps  Hébraiquetélé

 

Nous  avons créé en 2014  une télévision du  CERIJ  sur Internet, HEBRAIQUETELE LA CHAINE DE L’IDENTITE JUIVE …

https://hebraiquetele.blogspot.com › 2015/12 Dans ce cadre, nous avons  interviewé, à l’occasion de salons du Livre Juif  un grand nombre de personnalités dont Benjamin Duvshani.

 

En 2013, nous avions commencé à fréquenter régulièrement les synagogues « libérales » et avons amorcé une « critique biblique ».(cf sur SCRIBD notre mémoire sur la notion d’Alliance qui nous aura conduit à une remise en cause de la pratique religieuse en vigueur.  En effet, l’on ne peut s’en prendre à un modèle sans l’avoir étudié en profondeur car sans cela, le dit modèle risque fort de se perpétuer indéfiniment. De même, avons-nous revisité les conditions d’émergence du christianisme, notamment  autour du clivage entre les deux royaumes qui se firent face à la mort de Salomon, la maison d’Israel  et celle de Juda, ce qui nous a conduit à nous interroger sur la pertinence du nom d’Israel pour nommer l’Etat « juif ».

En 1966, on l’a vu, nous avions rapproché le Juif de notre description du génie et certains traits nous étaient  apparus communs à ces deux phénoménes. De fait, il nous semble heureux, méthodologiquement, de procéder par rapprochement voire par analogie plutôt que de rester polarisé sur un seul et même domaine. Traiter du génie, quelque part, était plus facile à gérer que de traiter du Juif. De même nous avons récemment proposé de rapprocher le Juif du type « jupitérien », ce qui constitue une approche ternaire ayant valeur heuristique , selon une démarche inter/trans-disciplinaire. En montrant la conflictualité entre le monde jupitérien et le monde saturnien,  nous apportions un nouvel éclairage à la problématique de l’antisémitisme.  La fonction du Jupitérien – dont le personnage de Jésus nous semblait une illustration édifiante-  a vocation  à libérer une société des « modéles » dont elle est tributaire et bien entendu, cela ne va pas sans résistance de la part des membres du groupe concerné. Bien entendu, le Jupitérien –le génie-le Juif  ne peuvent être que minoritaires  et dispersés pour mener à bien leur mission « salvatrice ». S’ils ne disparaissent pas, c’est qu’il y a là un systéme qui maintient  et perpértue cette dialectique Jupiter-Saturne, et l’on pourrait dire qu’il s’agit là d’un plan « divin «  si l’on  entend par divin non pas la Nature (Deus sive Natura) mais une Création dans la Création, le Jupitérien  introduisant un troisiéme niveau de création. Or, c’est le deuxiéme niveau qui exige de repenser la théologie car le Dieu de la Bible n’est ni l’homme comme créateur ni le premier moteur mais un état intermédiaire. Il nous aura donc fallu –comme on peut le voir, plusieurs décennies pour trouver la bonne perspective. Déjà en 1966, l’astrologie était présente dans notre discours  et nous disposions peu ou prou de toutes les pièces du puzzle sans effectuer toutes les corrélations nécessaires, du fait que cette astrologie aura dû entre- temps se transformer profondément. L’interdisciplinarité exige en effet de faire avancer les différents domaines en présence et de n’en figer aucun.

On aura compris que le rapport Juifs non Juifs est dialectique et que la notion d’intégration des Juifs au sein de quelque communauté que ce soit implique la conscience d’une certaine dualité, point qui était déjà au cœur du Colloque « Discours identitaire et antisémitisme » en 1993 (cf supra)

Il nous apparait que l’on ne peut se contenter de prendre ses distances avec tel ou tel modèle dominant mais d’en faire la critique de fond notamment en ce qui concerne la pratique synagogale avec éventuellement son renouvellement.

 

 

JHB

29 07 21

 

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